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Information professionnelle sur Metformin-Teva®:Teva Pharma AG
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour

OEMéd

Composition

Principe actif: Metformini hydrochloridum.
Excipients: Excipiens pro compresso obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés dosés à 500 mg, 850 mg ou 1000 mg.
Les comprimés pelliculés 1000 mg sont sécables.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement du diabète de type 2, en particulier chez les patients présentant un excès de poids, quand le régime et l’activité physique ne suffisent pas pour contrôler l’hyperglycémie. Metformin-Teva peut être utilisé en monothérapie ou en association avec d’autres hypoglycémiants oraux ou de l’insuline.
En complément de l’insulinothérapie en cas de diabète de type 1, en particulier s’il existe une résistance secondaire à l’insuline, quand l’insulinothérapie ne permet pas d’obtenir un équilibre glycémique satisfaisant.

Posologie/Mode d’emploi

Instructions générales de dosage
Au début du traitement, il faut étroitement surveiller la glycémie. Le médecin ajuste la dose cas par cas, en fonction des paramètres métaboliques (glycémie, taux d’HbA 1c ). Il est recommandé de commencer par une dose faible et d’augmenter la dose par paliers, suivant la glycémie.
Pour éviter ou atténuer les troubles gastro-intestinaux, la dose journalière de metformine devrait être répartie sur 2–3 prises individuelles, administrées pendant ou après les repas. Une augmentation progressive de la dose en début de traitement peut améliorer la tolérance gastro-intestinale.
L’utilisation de ce médicament ne dispense ni du régime hypocalorique et hypoglucidique, ni de l’activité physique.
Il faut avaler les comprimés pelliculés avec un peu d’eau, sans les croquer. Les comprimés pelliculés de Metformin-Teva 1000 peuvent être divisés en deux, ce qui facilite le cas échéant leur prise par les patients.
Posologie usuelle
Diabète de type 2
En monothérapie
Il faut commencer le traitement par 500–1000 mg de metformine par jour. Suivant les valeurs de la glycémie, on peut augmenter la dose progressivement tous les 5–7 jours, par paliers de 500 mg, jusqu’à l’obtention de l’équilibre glycémique optimal (dose journalière maximale: 3 g). En moyenne, la dose d’entretien est de 1,5–2,0 g/jour, la dose journalière de 2 g étant considérée comme optimale. Avec les doses plus fortes, il est recommandé de répartir la dose journalière sur trois prises (matin, midi et soir).
Pendant l’ajustement initial de la dose, il faut évaluer la réponse en se fondant sur la glycémie à jeun. L’objectif thérapeutique est de réduire la glycémie à jeun et de normaliser le taux d’hémoglobine glycosylée (HbA 1c ). Ce dernier doit être contrôlé tous les trois mois.
Lors du remplacement d’un autre hypoglycémiant oral, il n’est généralement pas nécessaire de respecter une phase de transition. Dans le cas d’un traitement préalable par une sulfonylurée à longue demi-vie d’élimination, le patient doit être surveillé étroitement en raisons du risque d’hypoglycémie.
En association avec des sulfonylurées, des glinides et des glitazones
Comme en monothérapie, il faut ajuster la dose nécessaire de metformine cas par cas, suivant la glycémie ou le taux d’hémoglobine glycosylée (HbA 1c ), en tenant compte de la tolérance des médicaments. Au début d’un traitement par une association, il est recommandé de surveiller étroitement la glycémie.
En association avec l’insuline
Il est possible d’associer la metformine et l’insuline pour améliorer l’équilibre glycémique. Si l’équilibre glycémique n’est pas satisfaisant, on peut administrer une dose d’insuline le soir (par exemple une insuline intermédiaire), en plus de la metformine à dose inchangée.
Diabète de type 1
Au début du traitement en association, il faut étroitement surveiller la glycémie. Quand de la metformine est utilisée en plus de l’insuline en cas de diabète de type 1, la dose initiale usuelle est de 500–1000 mg si le besoin en insuline est inférieur à 40 unités. En même temps, on diminue la dose d’insuline de 2 à 4 unités tous les deux jours. Si le besoin en insuline dépasse 40 unités par jour, il est recommandé d’hospitaliser le patient pour l’instauration du traitement par l’association. Le premier jour, la dose d’insuline est réduite de 30–50%; la diminution progressive ultérieure de la dose d’insuline est effectuée selon les résultats des examens biologiques.
Posologies particulières
Perturbations de la fonction rénale
Metformin-Teva ne doit être utilisé que si la fonction rénale est normale (voir «Contre-indications»). En cas d’insuffisance rénale (clairance de la créatinine <60 ml/min), le risque d’acidose lactique est majoré.
Patients âgés
Etant donné que la fonction rénale peut être perturbée chez les patients âgés, il faut ajuster la dose de metformine prudemment, en tenant compte des paramètres de la fonction rénale. Une surveillance régulière de la fonction rénale est nécessaire (voir «Mises en garde et précautions»).
Pédiatrie
L’utilisation de la metformine a été étudiée chez des enfants à partir de l’âge de 10 ans. On n’a d’expérience que pour des doses allant jusqu’à 2 g par jour et une durée maximale de traitement de 4 mois. Il ne faut pas utiliser Metformin-Teva chez les enfants de moins de 10 ans. La dose initiale usuelle est de 500 ou 850 mg.

Contre-indications

Hypersensibilité à la metformine ou à l’un des excipients.
Acidocétose diabétique, coma et précoma diabétiques.
Perturbations de la fonction rénale ou insuffisance rénale (clairance de la créatinine <60 ml/min).
Anomalies aiguës susceptibles de perturber la fonction rénale, par exemple déshydratation (diarrhée, vomissements répétés), infection grave, par exemple infection des voies urinaires, fièvre élevée, états hypoxiques graves (choc, septicémie).
Examens comportant l’administration intravasculaire de produits de contraste iodés (urographie intraveineuse, angiographie, etc.); d’une manière générale, il faut éviter ces examens chez les diabétiques. Si un tel examen est néanmoins nécessaire, il faut suspendre le traitement par Metformin-Teva (voir «Mises en garde et précautions»). Une angiographie à la fluorescéine n’exige pas de suspension du traitement.
Affections aiguës ou chroniques susceptibles de provoquer une hypoxie tissulaire, par exemple insuffisance cardiaque ou respiratoire, infarctus du myocarde récent, choc.
Insuffisance hépatique.
Intoxication aiguë par l’alcool, alcoolisme.
Grossesse, allaitement.

Mises en garde et précautions

Acidose lactique
L’acidose lactique est une complication métabolique très rare (3 cas pour 100’000 années-patients) mais grave, dont le taux de mortalité est élevé en l’absence de traitement précoce. Elle peut survenir à la suite d’une accumulation de metformine. Une insuffisance rénale aiguë (organique ou fonctionnelle) peut être la cause d’une accumulation de la metformine.
Dans les cas d’acidose lactique sous metformine connus à ce jour, les patients concernés souffraient d’une grave insuffisance rénale. L’incidence de l’acidose lactique peut et doit être réduite par une surveillance régulière des facteurs de risque, même indépendants de la metformine, tels que diabète mal équilibré, acidocétose, jeûne prolongé, abus d’alcool, insuffisance hépatique et tout état hypoxique.
Les symptômes avant-coureurs ne sont pas spécifiques et peuvent consister en la survenue de crampes musculaires accompagnées de troubles gastro-intestinaux, de douleurs abdominales, d’une accélération de la fréquence respiratoire et d’une profonde asthénie. Ces symptômes doivent attirer l’attention du médecin traitant. En outre, le médecin doit informer le patient sur les signes possibles d’acidose lactique.
L’acidose lactique se caractérise par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales et une hypothermie, puis un coma. Le diagnostic repose sur les paramètres biologiques suivants: abaissement du pH sanguin, taux plasmatique d’acide lactique dépassant 5 mmol/l, augmentation du trou anionique et du rapport lactate/pyruvate.
En cas de suspicion d’acidose lactique, il faut arrêter le traitement par la metformine et immédiatement hospitaliser le patient. L’hémodialyse est la méthode la plus efficace pour éliminer aussi bien le lactate que la metformine (voir «Surdosage»).
Fonction rénale (cf. «Contre-indications»)
Etant donné que la metformine est excrétée par voie rénale, il convient de contrôler la clairance de la créatinine avant le début du traitement et ensuite régulièrement, selon les modalités suivantes:
une fois par an quand la fonction rénale est normale,
selon l’appréciation du médecin chez les patients dont la clairance de la créatinine se situe à la limite inférieure de la normale ou chez les patients âgés, car une réduction asymptomatique de la fonction rénale est particulièrement fréquente chez les patients âgés.
Il faut être particulièrement prudent dans les cas où la fonction rénale risquerait de se dégrader en raison de facteurs favorisants sous-jacents ou de traitements concomitants (par exemple au début d’un traitement par des diurétiques, des antihypertenseurs ou des anti-inflammatoires non-stéroïdiens).
Produits de contraste iodés
Etant donné que l’administration intravasculaire de produits de contraste iodés dans le cadre d’examens radiologiques (urographie intraveineuse, angiographie, etc.) peut provoquer une insuffisance rénale, il faut suspendre le traitement par la metformine avant ou au moment de l’examen et le reprendre au plus tôt 48 heures après l’examen effectué avec un produit de contraste et toujours après avoir vérifié que la fonction rénale est normale.
Interventions chirurgicales
Le traitement par la metformine doit être suspendu 48 heures avant une intervention chirurgicale prévue sous narcose, anesthésie spinale ou péridurale. Le traitement par metformine peut être réinstauré au plus tôt 48 heures après l’intervention et seulement après réinstauration de l’alimentation par voie orale et à condition que la fonction rénale soit normale.
Autres précautions
Tous les patients doivent poursuivre leur régime avec des prises régulières de glucides, réparties dans la journée. En cas d’excès de poids, les patients doivent suivre un régime hypocalorique et pauvre en graisses.
Il faut régulièrement pratiquer les examens biologiques usuels pour la surveillance du diabète et au besoin ajuster la dose en fonction de leurs résultats.
Sous traitement prolongé par la metformine, on a observé une diminution de la résorption de la vitamine B 12 , avec une diminution des taux sanguins de vitamine B 12 (voir «Effets indésirables»).
En cas d’intervention chirurgicale ou s’il existe d’autres causes de décompensation du diabète, il faut envisager l’administration d’insuline.
En monothérapie, la metformine ne provoque pas d’hypoglycémies. Il faut cependant être prudent quand elle est utilisée en association avec l’insuline, des sulfonylurées ou d’autres hypoglycémiants.

Interactions

Il faut étroitement contrôler la glycémie lors de l’administration simultanée des médicaments indiqués ci-dessous et de Metformin-Teva, de même que lors de l’arrêt de l’utilisation de ces médicaments chez des patients traités par Metformin-Teva. Il faut bien informer les patients. Au besoin, il faut ajuster la posologie du traitement antidiabétique pendant la durée du traitement concomitant.
Interactions affectant l’effet de la metformine
Réduction de l’effet hypoglycémiant
Les glucocorticoïdes (par voie générale et locale), les β 2 -sympathomimétiques, les diurétiques, les phénothiazines (par exemple chlorpromazine), les hormones thyroïdiennes, les estrogènes, les contraceptifs oraux, les préparations de substitution hormonale, la phénytoïne, l’acide nicotinique, les antagonistes du calcium, l’isoniazide et le tétracosactide peuvent provoquer une augmentation de la glycémie.
Renforcement de l’effet hypoglycémiant
Le furosémide provoque une augmentation de la concentration plasmatique de metformine (la C max augmente de 22%, l’AUC de 15%), sans modification significative de la clairance rénale.
La nifédipine augmente la concentration plasmatique de metformine (la C max augmente de 20%, l’AUC de 9–20%) en provoquant une augmentation de la résorption de la metformine.
La cimétidine provoque une augmentation de 60% de la C max de metformine et une augmentation de 40% de son AUC. La demi-vie d’élimination de la metformine n’est pas affectée. D’autres principes actifs (amiloride, digoxine, morphine, procaïnamide, quinidine, quinine, ranitidine, triamtérène, triméthoprime ou vancomycine), éliminés par sécrétion tubulaire rénale active, peuvent provoquer une interaction avec la metformine. Il faut donc étroitement surveiller les patients qui reçoivent en même temps de tels médicaments et de la metformine.
Les inhibiteurs de l’ECA peuvent abaisser la glycémie.
Les bêtabloquants peuvent également réduire la glycémie, ces interactions étant nettement moins marquées avec les bêta-bloquants cardiosélectifs (β 1 -sélectifs) qu’avec les bêta-bloquants non cardiosélectifs.
L’utilisation simultanée d’inhibiteurs de la MAO et d’hypoglycémiants oraux peut améliorer la tolérance au glucose et renforcer l’effet hypoglycémiant.
La consommation concomitante d’alcool peut renforcer l’effet hypoglycémiant de la metformine, au point d’induire un coma hypoglycémique.
Renforcement ou atténuation de l’effet hypoglycémiant de la metformine
Les antagonistes des récepteurs H 2 , la clonidine et la réserpine peuvent renforcer ou affaiblir l’effet de la metformine.
Des perturbations de l’équilibre glycémique (y compris hyperglycémie ou hypoglycémie) ont été observées lors de l’administration concomitante de quinolones et de metformine.
Interactions qui accentuent les effets indésirables de la metformine
Diurétiques: Une acidose lactique est possible par suite d’une insuffisance rénale provoquée par des diurétiques (en particulier des diurétiques de l’anse). En outre, les diurétiques ont un effet hyperglycémiant.
Produits de contraste iodés: A propos des interactions avec les produits de contraste iodés et du risque d’acidose lactique résultant de ces interactions, voir la rubrique «Mises en garde et précautions».
Alcool: En cas d’intoxication alcoolique aiguë, le risque d’acidose lactique est accru sous metformine, en particulier en cas de jeûne préalable, de dénutrition ou d’insuffisance hépatique.
Interactions affectant l’effet d’autres substances
La metformine diminue les concentrations plasmatiques de furosémide (la C max diminue de 33% et l’AUC de 12%) et réduit sa demi-vie terminale de 32%, sans modification de la clairance rénale du furosémide.
Comme la metformine accélère l’excrétion de la phenprocoumone, l’effet de celle-ci peut être atténué.
Les études concernant les interactions avec le glibenclamide, la nifédipine, l’ibuprofène ou le propranolol n’ont pas révélé d’effets cliniquement notables sur les paramètres pharmacocinétiques de ces substances.
Autres interactions
La perception des signes avant-coureurs d’hypoglycémie peut être atténuée sous l’influence de substances sympatholytiques (par exemple bêtabloquants, clonidine, guanéthidine, réserpine).

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Sur un nombre limité de cas, aucune malformation n’a été observée à ce jour chez l’être humain, mais il n’existe pas de données épidémiologiques. On ignore si la metformine franchit la barrière placentaire.
Les études sur l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet toxique de la metformine sur la grossesse, le développement embryonnaire ou foetal, la naissance ou le développement postnatal.
Chez les femmes qui projettent une grossesse, de même que chez les femmes enceintes, il ne faut pas traiter le diabète par la metformine mais utiliser l’insuline pour diminuer la glycémie et l’amener le plus près possible des valeurs physiologiques. La metformine est contre-indiquée pendant la grossesse.
Allaitement
On ignore si la metformine passe dans le lait maternel chez la femme. Chez la rate, la metformine passe en faible quantité dans le lait. L’usage du médicament est contre-indiqué pendant l’allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Utilisée en monothérapie, la metformine ne provoque pas d’hypoglycémie et n’affecte donc pas l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines. Quand la metformine est utilisée en association avec d’autres antidiabétiques, il faut expliquer aux patients les symptômes d’hypoglycémie et les conséquences de celle-ci sur la concentration.

Effets indésirables

Les effets indésirables possibles après la prise de metformine sont énumérés ci-dessous. Leur nature et leur degré de gravité sont les mêmes chez l’enfant (10 à 16 ans) que chez l’adulte. Les effets indésirables les plus fréquents sont d’ordre gastro-intestinal (voir ci-après).
Les fréquences sont définies de manière suivante: très fréquent: ≥10%; fréquent: ≥1%, <10%; occasionnel: ≥0,1%, <1%; rare: ≥0,01%, <0,1%; très rare/exceptionnel: <0,01%.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Cas isolés de leucopénie, thrombopénie et anémie hémolytique.
Très rare: Diminution des taux sanguins de vitamine B 12 .
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très rare: Acidose lactique (incidence 3 cas/100’000 années-patients, voir «Mises en garde et précautions»).
Affections du système nerveux
Fréquent: Sensation de goût métallique (3%).
Affections gastro-intestinales
Fréquents à très fréquent: Troubles gastro-intestinaux (5–15%), par exemple nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, perte d’appétit.
Ces symptômes surviennent généralement au début du traitement et disparaissent spontanément dans la plupart des cas.
Affections hépatobiliaires
Cas isolés: Valeurs anormales dans les examens de la fonction hépatique, p.ex. taux de transaminases accrus ou hépatite (réversibles après l’arrêt de l’administration de metformine).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très rare: Réactions cutanées telles qu’érythème, prurit, urticaire.

Surdosage

Même après la prise de doses considérables de metformine (jusqu’à 85 g), aucune hypoglycémie n’a été observée; en revanche, une acidose lactique a été constatée dans ces conditions. L’acidose lactique est une urgence médicale qui exige l’hospitalisation du patient (voir «Mises en garde et précautions»).
L’hémodialyse permet d’éliminer aussi bien le lactate que la metformine.

Propriétés/Effets

Code ATC: A10BA02
Mécanisme d’action/Pharmacodynamie
La metformine est un antidiabétique oral appartenant à la classe des biguanides.
Effet sur la glycémie
Son effet hypoglycémiant repose principalement sur son action contre l’insulinorésistance dans le foie et les muscles. En présence d’insuline, la metformine diminue la glycémie aussi bien basale que postprandiale. Elle ne stimule pas la sécrétion d’insuline et, utilisée en monothérapie, elle ne provoque pas d’hypoglycémie.
L’effet hypoglycémiant repose sur trois mécanismes:
Dans le foie
La production hépatique de glucose est la principale responsable de l’hyperglycémie à jeun. La metformine réduit la production hépatique de glucose, activée par la résistance à l’insuline, en inhibant la néoglucogenèse et la glycogénolyse, ce qui neutralise en même temps l’effet hyperglycémiant du glucagon. Par ce mécanisme, la metformine réduit l’hyperglycémie à jeun.
Dans les muscles
Les troubles de la captation périphérique du glucose et du stockage de ce dernier sont largement responsables de l’hyperglycémie postprandiale. La metformine augmente la sensibilité cellulaire à l’insuline en stimulant l’activité tyrosine-kinase du récepteur de l’insuline, favorisant ainsi la pénétration du glucose dans les cellules. La metformine augmente la capacité de transport de tous les mécanismes de transport du glucose de la membranaire cellulaire (GLUT). Cet effet de la metformine est particulièrement marqué en état hyperglycémique. La metformine augmente la synthèse intracellulaire de glycogène en stimulant l’enzyme clef, la glycogène-synthétase. Par ces mécanismes, la metformine réduit l’hyperglycémie postprandiale.
Dans l’intestin
La metformine ralentit l’absorption intestinale de glucose, ce qui réduit la charge glucosée postprandiale.
Effet sur le poids corporel
La prise de metformine lors d’essais cliniques a entraîné une stabilisation du poids corporel ou une perte modérée de poids.
Effets sur le métabolisme lipidique et sur la fibrinolyse
Chez l’être humain, la metformine exerce en outre un effet favorable sur le métabolisme lipidique, indépendamment de son action sur la glycémie. Des études cliniques contrôlées de durée moyenne et longue montrent que la metformine à posologie thérapeutique diminue les taux de cholestérol total, de LDL-cholestérol et de triglycérides. En outre, certaines études ont montré que la metformine pouvait augmenter le taux de HDL-cholestérol.
La metformine est également dotée de propriétés fibrinolytiques.
Efficacité clinique
Diabète de type 2
L’étude prospective randomisée dite «UKPDS» («United Kingdom Prospective Diabetes Study») a démontré le bienfait à long terme du contrôle intensif de la glycémie en cas de diabète de type 2. Chez les patients présentant une surcharge pondérale, le traitement par la metformine (après l’échec des mesures diététiques) a significativement réduit, de 32%, le risque relatif de complications liées au diabète. Il y a eu 29,8 événements/1000 années-patients sous traitement par la metformine, contre 43,3 événements/1000 années-patients sous traitement classique (principalement régime seul) (p= 0,002). Sous traitement par des sulfonylurées ou de l’insuline, le risque relatif était réduit de 7% par rapport au traitement classique (40,1 événements/1000 années-patients). La metformine a donc été plus efficace que les sulfonylurées ou l’insuline (p= 0,003). En outre, chez des patients présentant un excès de poids et un diabète de type 2 sans maladie cardiaque symptomatique au moment du diagnostic, le traitement par la metformine a réduit le risque relatif d’infarctus du myocarde (réduction de 39%), d’infarctus du myocarde mortel (réduction de 50%) et la mortalité globale (réduction de 36%).
En pédiatrie
La sécurité d’emploi et l’efficacité de la metformine ont été évaluées chez l’enfant et l’adolescent dans une étude randomisée, menée en double aveugle chez 82 enfants et adolescents âgés de 10 à 16 ans. La glycémie à jeun a diminué de –2,4 mmol/l (–42,9 mg/dl) sous metformine, alors qu’elle a augmenté de 1,2 mmol/l (21,4 mg/dl) sous placebo (p <0,001). Les valeurs moyennes du taux d’HbA 1c ont été significativement plus faibles sous metformine que sous placebo (7,5% contre 8,6%, p <0,001). La metformine n’a pas eu le moindre effet néfaste sur le poids corporel ou le profil lipidique. Les effets indésirables observés chez l’enfant et l’adolescent étaient identiques à ceux constatés chez les adultes traités par la metformine.
Diabète de type 1
Pour ce qui est du diabète de type 1, il existe des données concernant l’utilisation de la metformine en complément de l’insulinothérapie, mais il n’y a pas d’études cliniques bien contrôlées permettant d’évaluer le rapport bénéfice/risque.

Pharmacocinétique

Absorption
Après administration orale, T max est de 2,5 heures; la résorption est achevée au bout de 6 heures. On suppose que la résorption se fait principalement dans la partie haute de l’appareil gastro-intestinal. Chez les sujets sains, la biodisponibilité absolue d’une dose de 500 mg ou 850 mg est d’environ 50 à 60%.
Après la prise orale d’une dose unique de 500–2500 mg, la C max n’augmente pas proportionnellement à la dose administrée (l’augmentation est sous-proportionnelle), ce qui s’explique probablement par un mécanisme saturable. Aux posologies usuelles de metformine, les concentrations plasmatiques d’équilibre sont atteintes en l’espace de 24 à 48 heures. Ces concentrations sont généralement inférieures à 1 µg/ml. Les études cliniques contrôlées montrent que la C max ne dépasse pas 4 µg/ml, même aux doses maximales.
La prise concomitante d’aliments diminue et ralentit la résorption de la metformine. Après la prise d’une dose de 850 mg avec des aliments, on a constaté une diminution de la C max de 40%, une diminution de l’AUC de 25% et allongement de T max de 35 minutes. Pour l’instant, la signification clinique de ces modifications est inconnue.
Distribution
La liaison de la metformine aux protéines plasmatiques est négligeable. La metformine diffuse en partie dans les érythrocytes. Le pic sanguin est plus faible que le pic plasmatique, ces deux pics étant atteints à peu près au même moment. Les érythrocytes représentent probablement un compartiment secondaire de distribution.
En moyenne, le volume de distribution est de 63–276 litres.
On ignore si la metformine franchit la barrière placentaire et si elle passe dans le lait maternel. Chez la rate, de faibles quantités sont retrouvées dans le lait maternel.
Métabolisme
La metformine n’est pas métabolisée chez l’être humain.
Elimination
La metformine est excrétée sous forme inchangée dans les urines. La clairance rénale dépasse 400 ml/min et représente donc environ 3,5 fois la clairance de la créatinine. L’élimination se fait donc essentiellement par sécrétion tubulaire active. Après administration orale, la demi-vie d’élimination plasmatique est d’environ 6,5 heures. Dans le sang complet, la demi-vie atteint environ 17,6 heures.
Si la fonction rénale est normale, la metformine ne s’accumule pas dans l’organisme à la dose usuelle (1500–2000 mg).
Cinétique dans des situations cliniques particulières
Insuffisance rénale
En cas de perturbation de la fonction rénale, la clairance rénale est diminuée proportionnellement à la clairance de la créatinine et la demi-vie d’élimination est allongée, si bien qu’il y a un risque d’accumulation.
Pédiatrie
Il n’existe pas de données pharmacocinétiques recueillies chez l’enfant et l’adolescent.

Données précliniques

Les études précliniques portant sur l’innocuité pharmacologique, la toxicité après administration répétée, la génotoxicité, la cancérogénicité et la toxicité sur la reproduction n’ont montré aucun indice suggérant des risques particuliers pour l’utilisation chez l’être humain.
Toxicité sur la reproduction
La metformine n’a pas d’influence sur la fertilité, elle ne fait preuve d’aucun effet tératogène et elle n’affecte pas le développement du nouveau-né.
Mutagénicité
Tous les examens (test d’Ames, test de mutation génétique, recherche d’aberrations chromosomiques, test des micronoyaux) montrent que la metformine n’a pas d’effet mutagène ou clastogène.
Cancérogénicité
Chez les rongeurs, la metformine n’est pas cancérogène à des doses allant jusqu’à 900 mg/kg/jour (rat) ou 1500 mg/kg/jour (souris).

Remarques particulières

Durée de conservation
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant sur l’emballage après la mention «EXP».
Modalités particulières de conservation
Conserver les médicaments hors de la portée des enfants. Conserver ce médicament à température ambiante (15–25 °C).

Numéro d’autorisation

57950 (Swissmedic).

Présentations



Quantité

CHF

SM

Catégories de remb.


METFORMIN Teva cpr pell 500 mg (hc 10/12)

50 pce (hc 10/12)

8.35

B

LS G




500 pce (nc)


B


METFORMIN Teva cpr pell 850 mg (hc 10/12)

30 pce (hc 10/12)

7.65

B

LS G




100 pce (hc 10/12)

19.10

B

LS G

300 pce (nc)


B


METFORMIN Teva cpr pell 1000 mg (hc 10/12)

60 pce (hc 10/12)

16.30

B

LS G




120 pce (hc 10/12)

26.00

B

LS G

Titulaire de l’autorisation

Teva Pharma AG, 4052 Basel.

Mise à jour de l’information

Avril 2011.

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