| Fachinformation zu Ryaltris, spray nasal, suspension: | NOBEL Pharma Schweiz AG | | CompositionPrincipes actifs
Mometasoni-17 furoas ut Mometasoni-17 furoas monohydricus, Olopatadinum ut Olopatadini hydrochloridum.
Excipients
Cellulosum microcristallinum (E460), Dinatrii phosphas heptahydricus (E339), Carmellosum natricum (E466), Natrii chloridum, Benzalkonii chloridum (0.20 mg), Glycerolum (E422), Dinatrii edetas, Polysorbatum 80 (E433), Acidum hydrochloricum concentratum (E507), Natrii hydroxidum (E524), Aqua ad iniectabile ad suspensionem pro 1 g.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unitéSpray nasal, suspension.
Suspension blanche et homogène.
Une pulvérisation (= 100 mg de suspension aqueuse) contient du furoate de mométasone monohydraté équivalent à 25 microgrammes de furoate de mométasone et du chlorhydrate d’olopatadine équivalent à 600 microgrammes d’olopatadine.
1 g de suspension contient du furoate de mométasone monohydraté équivalent à 0.25 mg de furoate de mométasone et du chlorhydrate d’olopatadine équivalent à 6 mg d’olopatadine
Indications/Possibilités d’emploiRyaltris est indiqué chez les adultes et les adolescents à partir de 12 ans pour le traitement des symptômes nasaux modérés à sévères liés à la rhinite allergique.
Posologie/Mode d’emploiPosologie
Adultes et adolescents (12 ans et plus)
La dose habituelle recommandée est de deux pulvérisations dans chaque narine, deux fois par jour (matin et soir).
Enfants de moins de 12 ans
L’utilisation de Ryaltris n’est pas autorisé chez les enfants de moins de 12 ans, car la sécurité d’emploi et l’efficacité n’ont pas été établies dans cette tranche d’âge.
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez cette population.
Insuffisance rénale et hépatique
Bien qu’aucune donnée ne soit disponible chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou hépatique, aucun ajustement posologique ne devrait être nécessaire chez ces populations compte tenu de l’absorption, du métabolisme et de l’élimination des principes actif (voir "Pharmacocinétique" ).
Mode d’administration
Ryaltris doit uniquement être administré par voie nasale.
Avant d’administrer la première dose, bien agiter le flacon et réaliser 6 pressions de la pompe (jusqu’à l’obtention d’une pulvérisation uniforme). Si la pompe n’a pas été utilisée pendant 14 jours ou plus, elle doit être réamorcée par 2 pressions jusqu’à obtention d’une pulvérisation uniforme, avant toute nouvelle utilisation.
Agiter le flacon pendant au moins 10 secondes avant chaque utilisation. Après utilisation, essuyer soigneusement l’embout du pulvérisateur à l’aide d’un mouchoir propre en papier ou un papier essuie-tout et remettre le capuchon en place, de manière à éviter que l’embout ne se bouche. Le flacon doit être jeté quand le nombre de doses indiqué a été atteint, ou dans les 2 mois suivant la première utilisation.
Contre-indicationsHypersensibilité aux principes actifs ou à l’un des excipients.
Ryaltris ne doit pas être utilisé en présence d’une infection localisée non traitée au niveau de la muqueuse nasale, telle que l’herpès.
Du fait de l’effet inhibiteur des corticostéroïdes sur la cicatrisation des plaies, les patients ayant récemment subi une chirurgie nasale ou un traumatisme nasal doivent s’abstenir d’utiliser un corticostéroïde nasal jusqu’à la cicatrisation.
Mises en garde et précautionsEffets locaux au niveau des voies nasales
Des ulcérations nasales et des perforations de la cloison nasale ont été rapportés chez des patients après l’administration intranasale d’antihistaminiques.
Des perforations de la cloison nasale ont été rapportés après l’administration intranasale de corticostéroïdes.
Il est important d’examiner régulièrement les patients qui utilisent Ryaltris pendant plusieurs mois ou une période plus longue afin de détecter toute modification de la muqueuse nasale.
Ryaltris n’est pas recommandé en cas de perforation de la cloison nasale (voir "Effets indésirables" ).
Des cas d’épistaxis ont été rapportés après administration intranasale d’antihistaminiques et de corticostéroïdes (voir "Effets indésirables" ).
Lors des études cliniques portant sur l’administration intranasale du furoate de mométasone, des infections localisées du nez et du pharynx par Candida albicans sont survenues. Si une telle infection survient, elle peut exiger une prise en charge par un traitement local approprié ainsi que l’arrêt du traitement par Ryaltris. Il est indispensable d’examiner régulièrement les patients qui utilisent Ryaltris pendant plusieurs mois ou une période plus longue afin de détecter toute présence d’infection par Candida ou d’autres signes d’effets indésirables sur la muqueuse nasale.
Troubles visuels
Des troubles visuels sont susceptibles d’être signalés en cas d’utilisation de corticostéroïdes systémiques et topiques (y compris par voie intranasale). Si un patient présent des symptômes tels qu’une vision floue ou d’autres troubles visuels, il faudra envisager de l’orienter vers un ophtalmologue qui évaluera les causes potentielles des troubles visuels, par exemple, une cataracte, un glaucome ou des maladies rares telles que la choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC), qui ont été rapportés après l’utilisation de corticostéroïdes systémiques et topiques.
Réactions d’hypersensibilité
Des réactions d’hypersensibilité, dont des cas de respiration sifflante, peuvent survenir après l’administration intranasale de furoate de mométasone monohydraté et de chlorhydrate d’olopatadine. Interrompre l’administration de Ryaltris si de telles réactions surviennent (voir "Effets indésirables" ).
Immunosuppression
Les personnes qui utilisent des médicaments immunosuppresseurs, tels que les corticostéroïdes, sont plus sensibles aux infections que les personnes en bonne santé. La varicelle et la rougeole, par exemple, peuvent avoir une évolution plus grave, voire fatale, chez les enfants ou les adultes sensibles qui utilisent des corticostéroïdes. Une prudence particulière s’impose pour éviter toute exposition chez les enfants ou les adultes qui n’ont pas eu ces maladies ou qui n’ont pas été convenablement immunisés contre celles-ci. On ne sait pas dans quelle mesure la dose, la voie d’administration et la durée d’administration des corticostéroïdes influencent le risque d’apparition d’une infection généralisée.
Les corticostéroïdes doivent être utilisés avec prudence, voire évités complètement, chez les patients qui présentent des infections tuberculeuses actives ou asymptomatiques des voies respiratoires, des infections fongiques ou bactériennes localisées ou systémiques non traitées, des infections virales ou parasitaires systémiques, ou un herpès simplex oculaire en raison du risque d’aggravation de ces infections.
Effet systémique des corticostéroïdes
Les effets systémiques potentiels peuvent inclure le syndrome de Cushing, des caractéristiques cushingoïdes, une suppression surrénalienne, un retard de croissance chez les enfants et les adolescents, la cataracte, le glaucome et plus rarement, une série d’effets psychologiques ou comportementaux, notamment une hyperactivité psychomotrice, des troubles du sommeil, de l’anxiété, de la dépression ou de l’agressivité (en particulier chez les enfants).
Lorsque les corticostéroïdes à administration intranasale sont utilisés à des posologies plus élevées que les doses recommandées ou s’ils sont utilisés chez des personnes sensibles aux posologies recommandées, des effets corticostéroïdes systémiques tels que l’hypercorticisme et la suppression surrénalienne risquent d’apparaître. Si de tels changements apparaissent, la posologie de Ryaltris doit être interrompue lentement, conformément aux procédures acceptées pour l’arrêt de la corticothérapie par voie orale. L’utilisation concomitante de corticostéroïdes administrés par voie nasale et d’autres corticostéroïdes inhalés est susceptible d’augmenter le risque de signes ou de symptômes d’hypercorticisme et/ou de suppression de l’axe HPA.
S’il existe des preuves en faveur de l’utilisation de doses supérieures aux doses recommandées, il faudra envisager une couverture corticostéroïde systémique supplémentaire pendant les périodes de stress ou de chirurgie élective.
Le remplacement d’un corticostéroïde systémique par un corticostéroïde topique peut s’accompagner de signes d’insuffisance surrénalienne, et certains patients peuvent présenter des symptômes de sevrage (par ex. douleurs articulaires et/ou musculaires, lassitude et dépression). Les patients précédemment traités de façon prolongée par des corticostéroïdes systémiques et dont le traitement est remplacé par des corticostéroïdes topiques doivent faire l’objet d’une surveillance attentive visant à déceler une insuffisance surrénalienne aiguë en réponse au stress. Chez les patients qui souffrent d’asthme ou d’autres affections nécessitant un traitement systémique au long cours par des corticostéroïdes systémiques, une réduction trop rapide des corticostéroïdes systémiques risque d’entraîner une exacerbation grave de leurs symptômes.
Somnolence
Comme les autres antihistaminiques, l’olopatadine peut provoquer de la somnolence chez certains patients lorsqu’elle est absorbée par voie systémique.
Les patients doivent être incités à renoncer à la pratique d’activités dangereuses nécessitant une grande vigilance et coordination motrice, comme l’utilisation de machines ou la conduite d’un véhicule, après l’administration de Ryaltris. L’utilisation concomitante de Ryaltris avec de l’alcool ou d’autres dépresseurs du système nerveux central (SNC) doit être évitée en raison du risque de potentialisation de la diminution de la vigilance et de la réduction des performances du SNC.
Des cas de somnolence ont été rapportés suite à l’administration de Ryaltris lors des études cliniques (voir "Effets indésirables" ).
Effets antihistaminiques
L’utilisation concomitante d’olopatadine (par ex. des collyres) ou d’autres médicaments antihistaminiques administrés par voie nasale, oculaire ou orale peut augmenter le risque d’effets indésirables antihistaminiques.
Enfants et adolescents
Il est recommandé de mesurer régulièrement la taille des enfants qui reçoivent un traitement prolongé par des corticostéroïdes à administration intranasale. Si la croissance est ralentie, il est nécessaire de réévaluer le traitement dans le but de réduire si possible la dose de corticostéroïde à administration intranasale, jusqu’à la dose la plus faible à laquelle le contrôle efficace des symptômes est maintenu. En outre, il faudra envisager d’orienter le patient vers un pédiatre.
Excipients
Ryaltris contient 0.02 mg de chlorure de benzalkonium par pulvérisation. Le chlorure de benzalkonium peut provoquer des irritations ou un gonflement à l’intérieur du nez, surtout s’il est utilisé sur une longue période.
InteractionsAucune étude d’interaction n’a été réalisée avec Ryaltris.
Toutes les interactions médicamenteuses découlant de l’association d’olopatadine et de furoate de mométasone devraient refléter celles des composants individuels, car aucune interaction pharmacocinétique entre l’olopatadine et le furoate de mométasone n’a été constatée lorsque de l’administration concomitante.
Olopatadine:
Aucune interaction entre l’olopatadine et d’autres médicaments n’est attendue (voir "Pharmacocinétique" ).
Furoate de mométasone:
On s’attend à ce que le traitement concomitant par des inhibiteurs du CYP3A, dont des produits contenant du cobicistat, augmente le risque d’effets indésirables systémiques. Cette association doit être évitée sauf si le bénéfice l’emporte sur le risque accru d’effets indésirables corticostéroïdes systémiques, auquel cas les patients doivent faire l’objet d’une surveillance afin de déceler la présence d’effets indésirables corticostéroïdes systémiques.
Grossesse, AllaitementGrossesse
Furoate de mométasone:
Aucune ou très peu d’expérience n’est disponible à ce jour concernant l’utilisation de furoate de mométasone chez les femmes enceintes. Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir "Données précliniques" ).
Olopatadine:
Aucune ou très peu d’expérience n’est disponible à ce jour concernant l’utilisation intranasale de l’olopatadine chez les femmes enceintes.
Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction après une application systémique (voir "Données précliniques" ).
Ryaltris ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que le bénéfice potentiel pour la mère ne justifie le risque potentiel pour la mère, le fœtus ou le nouveau-né. Les nouveau-nés dont les mères ont reçu des corticostéroïdes pendant la grossesse doivent faire l’objet d’une surveillance attentive afin de déceler la survenue potentielle d’un hypoadrénalisme.
Allaitement
Furoate de mométasone:
On ne sait pas si le furoate de mométasone est excrété dans le lait maternel.
Olopatadine:
Les données disponibles chez l’animal montrent une excrétion d’olopatadine dans le lait suite à l’administration orale (pour plus d’informations, voir "Données précliniques" ). Un risque pour le nouveau-né/nourrisson ne peut pas être exclu.
Une décision doit être prise pour savoir s’il convient d’arrêter l’allaitement ou d’arrêter/de ne pas instaurer le traitement par Ryaltris en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et le bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Il n’existe que des données limitées en ce qui concerne la fertilité.
Il n’existe aucune donnée clinique concernant l’effet du furoate de mométasone sur la fertilité. Les études menées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction, mais aucun effet sur la fertilité.
Il n’existe aucune donnée clinique concernant l’effet de l’olopatadine sur la fertilité.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesDans des cas isolés, le traitement par Ryaltris peut occasionner des étourdissements, de la léthargie, de la fatigue et de la somnolence. Dans ces cas-là, l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être réduite. L’alcool est susceptible de potentialiser cet effet.
Effets indésirablesRésumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés pendant le traitement avec Ryaltris étaient la dysgueusie (un goût désagréable spécifique à la substance), l’épistaxis et une gêne nasale.
Liste des effets indésirables
Les effets indésirables suivants ont été rapportés lors des études cliniques et du suivi post-commercialisation.
Les effets indésirables sont mentionnés ci-après par classe de système d’organes et par fréquence MedDRA et selon la convention ci-dessous :
"très fréquents" (≥1/10)
"fréquents" (≥1/100, <1/10),
"occasionnels" (≥1/1’000, <1/100)
"rares" (≥1/10’000, <1/1’000)
"très rares" (<1/10’000)
"fréquence inconnue" (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Fréquence / Classe Fréquents Occasionnels Rares Fréquence inconnue
de système d’organes
Infections et Vaginose bactérienne Pharyngite* Infectio
infestations n des voies respirat
oires supérieures*
Affections du Réactions d’hypersen
système immunitaire sibilité, notamment
réactions anaphylact
iques, angioœdème,
bronchospasme et
dyspnée*
Affections psychiatr Anxiété Dépression
iques Insomnie
Affections du Dysgueusie (goût Étourdissements Léthargie Migraine
système nerveux désagréable) Céphalées Somnolence
Affections oculaires Vision floue Séchere Cataracte* Glaucome*
sse oculaire Gêne Hypertension
oculaire intraoculaire*
Affections de Otalgie
l’oreille et du
labyrinthe
Affections respirato Épistaxis Gêne Sécheresse de la Inflammation nasale Perforation de la
ires, thoraciques nasale muqueuse nasale Trouble de la cloison nasale*
et médiastinales muqueuse nasale
Douleur oropharyngée
Éternuements
Irritation de la
gorge
Affections gastro-in Sécheresse buccale Constipation Glossal
testinales Douleurs abdominales gie
Nausées
Troubles généraux Fatigue
et anomalies au
site d’administratio
n
Lésions, intoxicatio Lacération
ns et complications
liées aux procédures
* signalé avec l’utilisation des corticostéroïdes.
Des effets systémiques de certains corticostéroïdes à administration nasale peuvent se produire, en particulier lorsqu’ils sont administrés à doses élevées pendant des périodes prolongées (voir "Mises en garde et précautions" ).
Un retard de croissance a été rapporté chez des enfants qui recevaient des corticostéroïdes par voie nasale. Un retard de croissance peut être également possible chez les adolescents (voir "Mises en garde et précautions" ).
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageOn ne prévoit pas de réactions de surdosage avec la voie d’administration intranasale.
Aucune donnée n’est disponible chez l’homme en ce qui concerne le surdosage par ingestion accidentelle ou délibérée.
L’inhalation ou l’administration orale de doses excessives de corticostéroïdes peut donner lieu à la suppression de la fonction de l’axe HPA.
Il n’existe pas d’antidotes spécifiques connus aux principes actifs de Ryaltris.
En cas de surdosage, il faudra mettre en œuvre une surveillance et un traitement symptomatique appropriés du patient.
Propriétés/EffetsCode ATC
R01AD59
Mécanisme d’action
Ryaltris contient du chlorhydrate d’olopatadine et du furoate de mométasone, qui ont différents modes d’action et présentent des effets synergiques en termes de l’amélioration des symptômes de rhinite allergique.
L’olopatadine est un agent antiallergique / antihistaminique sélectif puissant qui exerce ses effets par le biais de plusieurs mécanismes d’action distincts. Il bloque l’action de l’histamine (le médiateur principal de la réponse allergique chez l’être humain).
Le furoate de mométasone est un glucocorticoïde topique qui possède des propriétés anti-inflammatoires locales.
Il est probable qu’une partie importante du mécanisme responsable des effets antiallergiques et anti-inflammatoires du furoate de mométasone réside dans sa capacité d’inhiber la libération des médiateurs des réactions allergiques. Le furoate de mométasone inhibe de façon significative la libération des leucotriènes par les leucocytes des patients allergiques. Dans des cultures cellulaires, le furoate de mométasone s’est révélé extrêmement puissant pour inhiber la synthèse et la libération de l’IL-1, l’IL-5, l’IL-6 et du TNFα; Le furoate de mométasone est également un inhibiteur puissant de la production des leucotriènes. En outre, le furoate de mométasone est un inhibiteur extrêmement puissant de la production des cytokines Th2, de l’IL-4 et de l’IL-5, par les lymphocytes T CD4+ humains.
Pharmacodynamique
Voir "Mécanisme d’action" .
Efficacité clinique
Lors de 2 études cliniques (GSP 301-301 et GSP 301-304) menées chez des adultes et des adolescents âgés de 12 ans ou plus souffrant de rhinite allergique, deux pulvérisations de Ryaltris dans chaque narine deux fois par jour ont amélioré les symptômes nasaux (à savoir, rhinorrhée, congestion nasale, éternuements et démangeaisons nasales) comparé au placebo, au chlorhydrate d’olopatadine seul et au furoate de mométasone seul. Les résultats de ces deux études cliniques sont récapitulés dans le Tableau 1 et le Tableau 2 ci-dessous.
Tableau 1: Variation moyenne par rapport aux valeurs initiales des scores totaux reflétant les symptômes nasaux sur 2 semaines* chez des adultes et des adolescents âgés d’au moins 12 ans souffrant de rhinite allergique saisonnière lors de l’étude GSP 301-301 (ensemble d’analyse intégral)
Valeurs initiales Variation par Différence liée à
rapport aux valeurs l’effet du traitemen
initiales t par Ryaltris
Traitement (2 N Moyenne Moyenne des MC Moyenne des MC IC à 95% Valeur p†
pulvérisations/narin
e deux fois par
jour)
Ryaltris 299 10,1 -3,48 -- -- --
Placebo 283 10,2 -2,50 -0,98 (-1,38; -0,57) <0,0001
Chlorhydrate d’olopa 294 10,3 -2,87 -0,61 (-1,01; -0,21) 0,0029
tadine
Furoate de mométason 294 10,2 -3,09 -0,39 (-0,79; 0,01) 0,0587
e
Tableau 2: Variation moyenne par rapport aux valeurs initiales des scores totaux reflétant les symptômes nasaux sur 2 semaines* chez des adultes et des adolescents âgés d’au moins 12 ans souffrant de rhinite allergique saisonnière lors de l’étude GSP 301-304 (ensemble d’analyse intégral)
Valeurs initiales Variation par Différence liée à
rapport aux valeurs l’effet du traitemen
initiales t par Ryaltris
Traitement(2 pulvéri N Moyenne Moyenne des MC Moyenne des MC IC à 95 % Valeur p†
sations/narine deux
fois par jour)
Ryaltris 291 10,09 -3,52 -- -- --
Placebo 290 10,32 -2,44 -1,09 (-1,49; -0,69) <0,001
Chlorhydrate d’olopa 290 10,16 -3,08 -0,44 (-0,84; -0,05) 0,028
tadine
Furoate de mométason 293 10,20 -3,05 -0,47 (-0,86; -0,08) 0,019
e
* Moyenne des rTNSS (matin et soir) pour chaque jour (score maximum = 12) sur la période de traitement de 2 semaines.
† Les valeurs p sont nominales
IC = Intervalle de confiance; MC = moindres carrés
PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration intranasale répétée de 2 pulvérisations par narine de Ryaltris (2400 microgrammes d’olopatadine et 100 microgrammes de furoate de mométasone) deux fois par jour à des patients souffrant de rhinite allergique saisonnière, la moyenne (± écart-type) de l’exposition plasmatique maximale (Cmax) était de 19,80 ± 7,01 ng/ml pour l’olopatadine et de 9,92 ± 3,74 pg/ml pour le furoate de mométasone, et l’exposition moyenne pour l’ensemble du schéma posologique (ASCtau) était de 88,77 ± 23,87 ng*h/ml pour l’olopatadine et de 58,40 ± 27,00 pg*h/ml pour le furoate de mométasone. Le délai médian d’apparition de l’exposition maximale après administration d’une dose unique était de 1 heure pour l’olopatadine et pour le furoate de mométasone.
Rien ne semblait indiquer l’existence d’interactions pharmacocinétiques entre le furoate de mométasone et le chlorhydrate d’olopatadine.
Distribution
La liaison de l’olopatadine aux protéines a été rapportée comme étant modérée, à environ 55 % dans le sérum humain, et n’était pas dépendante de la concentration du principe actif sur la plage de 0,1 à 1000 ng/ml. L’olopatadine se lie principalement à l’albumine sérique humaine.
In vitro, la liaison aux protéines pour le furoate de mométasone était de 98 % à 99 % dans la plage de concentrations de 5 à 500 ng/ml.
Métabolisme
La petite quantité de furoate de mométasone susceptible d’être ingérée et absorbée subit un important métabolisme hépatique de premier passage.
L’olopatadine n’est pas métabolisée de manière importante. Deux métabolites, les composés monodéméthyl et N-oxyde, ont été détectés à faibles concentrations dans les urines.
Les études in vitro ont montré que l’olopatadine n’inhibait pas les réactions métaboliques qui font intervenir les isoenzymes 1A2, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A4 du cytochrome P-450. Ces résultats indiquent qu’il est improbable que l’olopatadine soit à l’origine d’interactions avec d’autres substances actives administrées de façon concomitante.
Élimination
Le furoate de mométasone absorbé est métabolisé de façon importante, et les métabolites sont excrétés dans les urines et dans la bile. Après administration nasale à des volontaires en bonne santé, la demi-vie du furoate de mométasone dans le plasma était d’environ 18 à 20 heures.
Les études pharmacocinétiques indiquent qu’après administration orale, la demi-vie de l’olopatadine dans le plasma était d’environ 8 à 12 heures, et que l’élimination se faisait essentiellement par excrétion rénale. Environ 60 à 70 % de la dose étaient récupérés dans les urines sous forme de substance active.
Après administration nasale à des volontaires en bonne santé, la demi-vie de l’olopatadine dans le plasma était d’environ 6 à 7 heures.
Insuffisance hépatique
Olopatadine:
Aucun effet cliniquement pertinent de l'insuffisance hépatique n’est attendu sur la pharmacocinétique de l’olopatadine, car celle-ci est essentiellement excrétée sous forme inchangée dans les urines (voir "Posologie/Mode d’emploi" ).
Furoate de mométasone:
Une étude effectuée avec du furoate de mométasone inhalé chez des adultes présentant une insuffisance hépatique légère, modérée ou sévère, a montré que les concentrations plasmatiques maximales de furoate de mométasone semblent augmenter avec la sévérité de l’insuffisance hépatique. Toutefois, le nombre de niveaux détectables était faible (voir "Posologie/Mode d’emploi" ).
Insuffisance rénale
Olopatadine:
L’olopatadine étant excrétée dans les urines essentiellement sous forme de substance active inchangée, l’insuffisance rénale altère la pharmacocinétique de l’olopatadine pour produire une ASC0-∞ plasmatique 8 fois plus importante chez les patients qui présentent une insuffisance rénale sévère (clairance moyenne de la créatinine de 13,0 ml/min) comparé à des adultes en bonne santé. Après administration d’une dose orale de 10 mg à des patients sous hémodialyse (absence de débit urinaire), les concentrations plasmatiques d’olopatadine étaient sensiblement inférieures le jour de l’hémodialyse par rapport au jour sans hémodialyse, ce qui suggère que l’olopatadine peut être éliminée par l’hémodialyse.
Furoate de mométasone:
Compte tenu de la très faible contribution de la voie urinaire à l’élimination corporelle totale du furoate de mométasone, les effets de l’insuffisance rénale sur la pharmacocinétique du furoate de mométasone n’ont pas été étudiés, (voir "Posologie/Mode d’emploi" ).
Patients âgés
Des études comparant la pharmacocinétique de doses orales de 10 mg d’olopatadine chez des personnes jeunes (âge moyen 21 ans) et des personnes âgées (âge moyen 74 ans) n’a pas mis en évidence de différences notables au niveau des concentrations plasmatiques (ASC), de la liaison aux protéines ou de l’excrétion urinaire de la molécule mère inchangée et de ses métabolites.
Données précliniquesOlopatadine:
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration répétée, toxicité pour la reproduction, génotoxicité et de potentiel cancérogenèse n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.
Les études chez l'animal ont mis en évidence une réduction de la croissance des petits allaités de femelles recevant des doses systémiques d’olopatadine bien supérieures au niveau maximum recommandé pour l’utilisation intranasale chez l’homme. L’olopatadine a été détectée dans le lait de rates allaitantes après une administration orale.
Furoate de mométasone:
Aucun effet toxicologique propre à l’exposition au furoate de mométasone n’a été démontré. Tous les effets observés sont typiques de cette classe de composés et sont liés aux effets pharmacologiques exagérés des glucocorticoïdes.
Les études précliniques démontrent que le furoate de mométasone n’exerce pas d’activité androgénique, antiandrogénique, œstrogénique ou antiœstrogénique, mais qu’il présente, comme les autres glucocorticoïdes, une certaine activité antiutérotrophique et retarde l’ouverture vaginale dans des modèles animaux à des doses orales élevées de 56 mg/kg/jour et de 280 mg/kg/jour.
Comme les autres glucocorticoïdes, le furoate de mométasone a présenté un potentiel clastogène in vitro à concentrations élevées. Cependant, aucun effet mutagène ne peut être attendu aux doses thérapeutiques pertinentes.
Lors d’études sur la reproduction, l’administration sous-cutanée de furoate de mométasone à 15 microgrammes/kg a prolongé la gestation et une mise bas prolongée et difficile a eu lieu, accompagnée d’une réduction de la survie de la progéniture, ainsi qu’une réduction du poids corporel ou du gain de poids corporel des petits. Il n’y a eu aucun effet sur la fertilité.
Comme les autres glucocorticoïdes, le furoate de mométasone est un tératogène chez les rongeurs et le lapin. Les effets constatés étaient des hernies ombilicales chez le rat, des becs-de-lièvre chez la souris et des agénésies de la vésicule biliaire, des hernies ombilicales et des pattes avant fléchies chez le lapin. Ont également été notés des réductions de gain de poids corporel maternel, des effets sur la croissance fœtale (poids corporel fœtal réduit et/ou retard d’ossification) chez le rat, le lapin et la souris, ainsi qu’une réduction de la survie de la progéniture chez la souris.
Le potentiel cancérogène du furoate de mométasone inhalé (aérosol avec gaz propulseur composé de CFC et tensioactif) à des concentrations de 0,25 à 2,0 microgrammes/l a été étudié lors d’études de 24 mois chez la souris et le rat. Des effets typiques liés aux glucocorticoïdes, notamment plusieurs lésions non néoplasiques, ont été constatés. Aucune relation dose-réponse notable n’a été détectée pour aucun des types de tumeurs.
Ryaltris spray nasal
Une étude de toxicité en administration intranasale répétée de Ryaltris à des rats pendant une période maximale de 13 semaines n’a mis en évidence aucun nouvel effet indésirable par rapport aux composants individuels.
Remarques particulièresCe médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur le récipient.
Délai d’utilisation après ouverture
Ne pas utiliser pendant plus de 2 mois après la première utilisation.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 25 °C et ne pas congeler. Conserver dans l’emballage d’origine et hors de la portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Ce médicament est dangereux pour l’environnement, en particulier pour les eaux. Tout médicament non utilisé ou déchets dérivés de celui-ci doivent être éliminés conformément à la réglementation en vigueur.
Nature et composition du dispositif
Le dispositif du spray nasal est un flacon en polyéthylène haute densité (PEHD) blanc, avec dispositif d’actionnement manuel en polypropylène de la pompe doseuse du pulvérisateur. Le dispositif d’actionnement est muni d’un capuchon violet en PEHD.
Numéro d’autorisation69672 (Swissmedic)
PrésentationRyaltris, flacon de 56 pulvérisations [B]
Ryaltris, flacon de 120 pulvérisations [B]
Ryaltris, flacon de 240 pulvérisations [B]
Titulaire de l’autorisationNOBEL Pharma Schweiz AG, Risch
Distribution
A. Menarini GmbH, Zürich
Mise à jour de l’informationNovembre 2025
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