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Composition

Principes actifs
Dépémokimab (produit par génie génétique à l'aide de cellules ovariennes de hamster chinois [CHO, Chinese Hamster Ovary]).
Excipients
Histidine, chlorhydrate d'histidine monohydraté, tréhalose dihydraté, chlorhydrate d'arginine, édétate disodique, polysorbate 80 0,2 mg/mL, eau pour préparations injectables.
Teneur totale en sodium: 0,00235 mg/mL

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable en stylo prérempli/seringue préremplie pour administration SC: chaque stylo prérempli et chaque seringue préremplie contiennent 100 mg de dépémokimab dans 1 mL de solution stérile (100 mg/mL).

Indications/Possibilités d’emploi

Asthme
Exdensur est indiqué en traitement d'entretien d'appoint chez les adultes et les adolescents à partir de 12 ans atteints d'asthme sévère avec inflammation de type 2, caractérisé par les critères suivants:
-Au moins deux exacerbations au cours des 12 derniers mois malgré un traitement par des corticostéroïdes inhalés à dose moyenne à élevée, associé à un autre médicament de contrôle de l'asthme et/ou à la nécessité d'un traitement par corticostéroïdes systémiques.
-Taux sanguin d'éosinophiles ≥0,15 G/L (correspondant à ≥150 cellules/μL) à l'instauration du traitement ou ≥0,3 G/L (correspondant à ≥300 cellules/μL) au cours des 12 derniers mois.
Rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (RSCaPN)
Exdensur est indiqué en traitement d'appoint aux corticostéroïdes intranasaux chez les adultes atteints de rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (RSCaPN) sévère qui ne peut pas être suffisamment contrôlée par des corticostéroïdes systémiques et/ou une intervention chirurgicale.
Pour de plus amples informations sur les populations de patients, voir Propriétés/Effets, Efficacité clinique.

Posologie/Mode d’emploi

Exdensur doit être prescrit par des médecins expérimentés dans le diagnostic et la prise en charge des champs d'application susmentionnés (voir "Indications/Possibilités d'emploi" ).
Afin d'assurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.
Posologie usuelle
Asthme
Adultes et adolescents à partir de 12 ans
La dose recommandée est de 100 mg d'Exdensur, administrée par injection sous-cutanée (SC) une fois tous les 6 mois.
Enfants de moins de 12 ans
La sécurité et l'efficacité d'Exdensur chez les enfants de moins de 12 ans n'ont pas été évaluées dans des études contrôlées.
Durée du traitement:
Après au plus 2 administrations d'Exdensur, le succès thérapeutique doit être évalué et une décision concernant la poursuite du traitement doit être prise. Pour évaluer la réponse au traitement complémentaire, un relevé minutieux du contrôle de l'asthme, des besoins en corticostéroïdes systémiques et de la fréquence des exacerbations avant et pendant le traitement est nécessaire. En cas de réponse au traitement, Exdensur est prévu comme traitement au long cours. Le bénéfice et la nécessité de la poursuite du traitement doivent être réévalués au moins une fois par an sur la base de l'évaluation médicale de la sévérité de la maladie et du contrôle des exacerbations.
Rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (RSCaPN)
Adultes à partir de 18 ans
La dose recommandée est de 100 mg d'Exdensur, administrée par injection sous-cutanée (SC) une fois tous les 6 mois.
Enfants et adolescents de moins de 18 ans
La sécurité et l'efficacité d'Exdensur chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans atteints de RSCaPN n'ont pas été évaluées.
Durée du traitement:
L'expérience avec le dépémokimab chez les patients atteints de RSCaPN est limitée, car il n'existe pas d'expérience à long terme au-delà d'un an ou de deux doses.
Après au plus 2 administrations d'Exdensur, le succès thérapeutique doit être évalué et une décision concernant la poursuite du traitement doit être prise. En cas de réponse au traitement, Exdensur est prévu comme traitement au long cours. Le bénéfice et la nécessité de la poursuite du traitement doivent être réévalués au moins une fois par an, sur la base de l'évaluation médicale de la sévérité de la maladie.
Groupes de patients particuliers
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients de 65 ans et plus (voir "Pharmacocinétique – Cinétique pour certains groupes de patients" ).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale (voir "Pharmacocinétique – Cinétique pour certains groupes de patients" ).
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez les patients présentant des troubles de la fonction hépatique (voir "Pharmacocinétique – Cinétique pour certains groupes de patients" ).
Mode d'administration
Exdensur en stylo prérempli et en seringue préremplie ne doit être injecté que par voie sous-cutanée (SC) dans la partie supérieure du bras, dans la cuisse ou dans l'abdomen (voir "Remarques concernant la manipulation" ainsi que le mode d'emploi séparé joint à l'emballage).
Exdensur peut être administré par le patient lui-même dans la cuisse ou dans l'abdomen ou par un proche aidant dans la partie supérieure du bras, dans la cuisse ou dans l'abdomen si le médecin le juge approprié et si le patient ou le proche aidant a été formé à la technique d'injection correspondante.
Oubli d'une dose
En cas d'oubli d'une dose, celle-ci doit être rattrapée dès que possible. Si la dose oubliée est administrée 1 mois ou plus après la dose initialement prévue, le schéma d'injection de 6 mois (soit toutes les 26 semaines) doit être repris à compter de la date d'administration effective de la dose oubliée.

Contre-indications

Hypersensibilité au dépémokimab ou à l'un des excipients.
Le dépémokimab ne doit pas être utilisé pour le traitement des exacerbations ou symptômes aigus de l'asthme, voir aussi "Mises en garde et précautions" .

Mises en garde et précautions

Réactions d'hypersensibilité
Des réactions systémiques de type immédiat et retardé, y compris des réactions d'hypersensibilité (telles qu'anaphylaxie, angiœdème, urticaire et prurit), peuvent survenir après l'administration de dépémokimab (voir "Effets indésirables" ). Ces réactions surviennent généralement dans les heures suivant l'administration, mais parfois de manière retardée (c'est-à-dire après plusieurs jours). En cas de réaction d'hypersensibilité, un traitement approprié, adapté au contexte clinique, est recommandé. Si l'administration de dépémokimab est renouvelée, il est recommandé de surveiller l'apparition de signes de réactions d'hypersensibilité récurrentes. En cas de réaction d'hypersensibilité sévère ou récurrente, l'arrêt définitif du traitement par le dépémokimab doit être envisagé.
Effets indésirables ou exacerbations liés à l'asthme
Des effets indésirables ou des exacerbations liés à l'asthme peuvent survenir sous traitement par dépémokimab. Il est recommandé de demander aux patients de consulter un médecin si leur asthme n'est toujours pas contrôlé ou s'aggrave après l'instauration du traitement par dépémokimab (voir aussi "Contre-indications" ).
Réponse insuffisante au traitement
En cas de non-réponse au dépémokimab, la longue demi-vie du dépémokimab doit être prise en considération afin de déterminer le moment approprié pour l'instauration du traitement par un autre biomédicament (voir "Pharmacocinétique" ).
Réduction de la dose de corticostéroïdes
L'arrêt brutal du traitement médicamenteux préexistant (y compris des corticostéroïdes systémiques et inhalés) après le début du traitement par dépémokimab n'est pas recommandé. Le cas échéant, la réduction de la dose du médicament préexistant doit être progressive et réalisée sous surveillance médicale.
Infestations parasitaires (helminthes)
Les éosinophiles peuvent être impliqués dans la réponse immunitaire à une infestation par certains helminthes. Les patients déjà infectés par des helminthes ont été exclus du programme clinique. Les patients déjà infectés par des helminthes doivent être traités en conséquence avant l'administration du dépémokimab. Si des patients sont infectés pendant le traitement par le dépémokimab et ne répondent pas à un traitement antihelminthique, l'administration de la dose suivante de dépémokimab doit être reportée jusqu'à la disparition de l'infestation.
Sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par injection de 100 mg (=1 mL), c.-à-d. qu'il est essentiellement "sans sodium" .
Polysorbate
Ce médicament contient 0,2 mg de polysorbate 80 par injection de 100 mg (= 1 mL). Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques.

Interactions

En raison de son métabolisme et de son mécanisme d'action, le dépémokimab présente un faible potentiel d'interactions avec d'autres médicaments.

Grossesse, allaitement

Grossesse
Les effets du dépémokimab sur la grossesse humaine ne sont pas connus. On s'attend à ce que les anticorps monoclonaux tels que le dépémokimab soient transportés de façon linéaire à travers la barrière placentaire au cours de la grossesse. L'affinité accrue du dépémokimab pour le récepteur Fc néonatal pourrait augmenter le transfert transplacentaire par rapport aux anticorps monoclonaux non modifiés. Les effets cliniques possibles sont inconnus. Aucune étude de toxicité pour la reproduction n'a été réalisée avec le dépémokimab (voir "Données précliniques" ).
Le dépémokimab ne doit être utilisé pendant la grossesse que si un traitement est de toute évidence nécessaire.
Allaitement
Il n'existe pas de données sur l'excrétion du dépémokimab dans le lait maternel humain ou animal. Cependant, le dépémokimab est un anticorps monoclonal humanisé (immunoglobuline G1 [IgG1] kappa) et on sait que l'immunoglobuline G (IgG) est excrétée en faibles quantités dans le lait maternel.
Il faut donc, après avoir soupesé les avantages de l'allaitement pour l'enfant et le bénéfice du traitement pour la mère, choisir d'arrêter soit l'allaitement, soit le traitement par le dépémokimab.
Fertilité
Il n'existe pas de données concernant la fertilité chez l'être humain. Les expérimentations animales n'ont révélé aucun effet indésirable d'un traitement anti-IL-5 sur la fertilité (voir "Données précliniques" ).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude n'a été réalisée pour évaluer l'effet d'Exdensur sur l'aptitude à exercer des activités exigeant une capacité de jugement ou des facultés cognitives ou motrices. Compte tenu de la pharmacologie d'Exdensur, il ne devrait pas y avoir d'effet défavorable sur ce type d'activités. On tiendra compte de l'état clinique du patient et du profil d'effets indésirables d'Exdensur dans l'évaluation de l'aptitude du patient à effectuer des tâches exigeant une capacité de jugement et des facultés cognitives ou motrices.

Effets indésirables

Données des études cliniques
Le dépémokimab a été étudié dans le cadre d'un programme de développement clinique auquel ont participé des patients adolescents (à partir de 12 ans) et adultes atteints d'asthme (études SWIFT-1 et SWIFT-2) ainsi que des patients adultes atteints de RSCaPN (études ANCHOR-1 et ANCHOR-2). Dans ces quatre études multicentriques randomisées, contrôlées contre placebo, d'une durée de 52 semaines, les patients ont reçu soit le dépémokimab par voie sous-cutanée (SC) soit un placebo par voie sous-cutanée (SC), une fois tous les six mois. Au total, 773 patients ont été traités dans ces études par au moins une dose de 100 mg de dépémokimab.
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquents rapportés sous dépémokimab sont des réactions locales au site d'injection (2%).
Les effets indésirables sont présentés par classe de systèmes d'organes de la classification MedDRA et par fréquence (voir tableau 1).
Par convention, les fréquences des effets secondaires sont définies comme suit: très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100, < 1/10); occasionnel (≥1/1000, < 1/100); rare (≥1/10 000, < 1/1000); très rare (< 1/10 000) et fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Tableau 1. Effets indésirables

     Classe de systèmes d'organes            Effet indésirable                       Fréquence
Affections du système immunitaire       Réactions d'hypersensibilité            Occasionnel
                                        (allergie systémique)a, b               
Affections de la peau et du tissu       Prurit                                  Fréquent
sous-cutané                                                                     
Troubles généraux et anomalies au       Réactions systémiques liées à           Fréquent
site d'administration                   l'administration (non allergiques)b, c  
Réactions locales au site d'injectiond  Fréquent

a Événement observé dans une étude de phase I et une étude d'extension en ouvert.
b La majorité des événements (85%) ont disparu dans les ≤7 jours, la plupart des événements (65%) ayant disparu dans les ≤2 jours après leur survenue.
c Les symptômes comprennent céphalées, fatigue et éruption cutanée.
d Les symptômes comprennent douleurs, érythèmes, gonflements et démangeaisons. La plupart des événements étaient d'intensité légère et ont disparu dans 79% des cas dans les ≤7 jours, la plupart des événements (56%) ayant disparu dans les ≤2 jours après leur survenue.
Description d'effets indésirables spécifiques et informations complémentaires
Réactions systémiques (allergiques)
Des réactions d'hypersensibilité telles qu'anaphylaxie et angiœdème ont été rapportées avec d'autres anticorps monoclonaux ciblant l'IL-5 ou son récepteur. Ces réactions peuvent se produire d'après l'expérience acquise avec cette classe de principes actifs.
Réactions systémiques (non allergiques)
Dans le cadre de l'ensemble du programme de développement clinique, des réactions non allergiques liées à l'administration (p.ex. céphalées, fatigue, éruption cutanée) ont été rapportées chez 1% des patients traités par le dépémokimab. Dans les études contrôlées contre placebo de 52 semaines portant sur l'asthme et la RSCaPN, des réactions systémiques non allergiques ont été rapportées chez < 1% des patients ayant reçu du dépémokimab.
Les réactions systémiques (non allergiques) rapportées en lien avec le dépémokimab n'étaient pas graves et étaient d'intensité légère ou modérée. La majorité des événements étaient transitoires: 88% des événements ont disparu dans les ≤7 jours après leur apparition, tandis que 67% des événements ont disparu dans les ≤2 jours.
Immunogénicité
Chez les patients ayant reçu au moins une dose de 100 mg de dépémokimab administrée par voie SC tous les 6 mois, 9% (44/499) des patients asthmatiques (SWIFT-1 et SWIFT-2) et 8% (21/272) des patients atteints de RSCaPN (ANCHOR-1 et ANCHOR-2) étaient positifs pour les anticorps anti-dépémokimab (ADA) pendant les études de 52 semaines.
Le pourcentage de patients positifs pour les ADA était de 9% (55/622) dans une étude d'extension en ouvert de 52 semaines sur l'asthme (AGILE; n = 395 avec des données recueillies pendant 104 semaines) et de 4% (34/841) dans une étude de 52 semaines menée chez des patients asthmatiques précédemment traités soit par mépolizumab, soit par benralizumab (NIMBLE).
Au cours des études contrôlées contre placebo sur les indications de l'asthme et de la RSCaPN ainsi qu'au cours de l'étude d'extension en ouvert de 52 semaines sur l'asthme (AGILE), < 1% des patients (n = 7) présentaient des anticorps neutralisants.
La présence d'anticorps dirigés contre le dépémokimab n'a pas eu d'effet notable sur la pharmacocinétique de celui-ci et il n'a pas été mis en évidence de lien entre les titres d'anticorps et les variations du nombre d'éosinophiles. Les patients positifs pour les ADA présentaient généralement un profil d'effets indésirables similaire à celui des patients négatifs pour les ADA. Aucun effet des ADA sur la pharmacocinétique, la pharmacodynamique ou la sécurité du dépémokimab n'a été constaté, mais les données disponibles restent limitées.
Population pédiatrique
Quinze adolescents (âgés de 12 à 17 ans) ont reçu du dépémokimab dans le cadre de deux études sur l'asthme contrôlées contre placebo (SWIFT-1 et SWIFT-2) d'une durée de 52 semaines. Le profil de sécurité était généralement similaire à celui des adultes. Aucun autre effet indésirable n'a été constaté.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Il n'existe pas d'expérience clinique de surdosage avec le dépémokimab.
Aucun traitement spécifique n'est disponible en cas de surdosage de dépémokimab. Après un surdosage, le patient doit recevoir un traitement symptomatique approprié et faire l'objet d'une surveillance adéquate si nécessaire.
La suite de la procédure dépend des exigences cliniques et, le cas échéant, des recommandations du centre antipoison national.

Propriétés/Effets

Code ATC
R03DX12
Mécanisme d'action
Le dépémokimab cible l'IL-5 humaine avec une affinité de liaison (10,5 pM) et une spécificité élevées, bloquant ainsi la liaison au récepteur alpha de l'IL-5 exprimé à la surface des cellules avec une puissance picomolaire (IC50 4 pM) in vitro. Le dépémokimab contient une triple substitution d'acides aminés (YTE) dans la région du fragment cristallisable (Fc) qui augmente la liaison au récepteur Fc néonatal et prolonge ainsi la demi-vie d'élimination. Ces modifications permettent une administration à intervalles de 6 mois.
L'IL-5 est, avec l'IL-4 et l'IL-13, une cytokine majeure de l'inflammation de type 2. L'inflammation de type 2 médiée par l'IL-5 est une composante importante de la pathogenèse de l'asthme et de la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux. L'IL-5 est la cytokine la plus importante responsable de la croissance et de la différenciation des éosinophiles dans la moelle osseuse, ainsi que du recrutement, de l'activation et de la survie des éosinophiles dans les tissus. D'autres types de cellules exprimant l'IL-5R-alpha, notamment les mastocytes, les plasmocytes, les cellules épithéliales et les fibroblastes, sont également impliqués dans les inflammations.
Pharmacodynamique
Dans des études contrôlées contre placebo menées auprès de patients asthmatiques adultes et adolescents âgés de 12 ans et plus, une dose de 100 mg de dépémokimab administrée par voie sous-cutanée (SC) tous les 6 mois sur une période de 52 semaines a permis de réduire le taux d'éosinophiles sanguins à une moyenne géométrique ajustée de 56 cellules/μL à la semaine 52. Cela correspond à une réduction moyenne géométrique de 79% (IC à 95%: 75,8; 81,8) par rapport au placebo. Cette diminution du nombre d'éosinophiles sanguins a été observée dès les 2 premières semaines de traitement (lors de la première évaluation) et s'est maintenue pendant toute la durée du traitement.
Dans des études contrôlées contre placebo menées auprès de patients adultes atteints de RSCaPN, une dose de 100 mg de dépémokimab administrée par voie sous-cutanée (SC) tous les 6 mois sur une période de 52 semaines a permis de réduire le taux d'éosinophiles sanguins à une moyenne géométrique ajustée de 46 cellules/μL à la semaine 52. Cela correspond à une réduction moyenne géométrique de 85% (IC à 95%: 82,4; 86,7) par rapport au placebo. Cette diminution du nombre d'éosinophiles sanguins a été observée dès les 4 premières semaines de traitement (lors de la première évaluation) et s'est maintenue pendant toute la durée du traitement.
Dans une étude de pharmacologie clinique menée auprès de patients atteints d'asthme léger à modéré, une dose sous-cutanée unique de 100 mg de dépémokimab a entraîné une diminution rapide du nombre d'éosinophiles dans le sang. Le nombre d'éosinophiles sanguins a été réduit de 54% par rapport au placebo 24 heures après l'administration, correspondant à la première évaluation après administration de la dose.
Efficacité clinique
Asthme
L'efficacité du dépémokimab a été évaluée dans deux études cliniques de réplication, randomisées (selon un ratio dépémokimab/placebo de 2:1), en double aveugle, contrôlées contre placebo, en groupes parallèles et multicentriques sur une durée de traitement de 52 semaines (SWIFT-1 et SWIFT-2). Les deux études ont inclus des patients âgés de 12 ans et plus présentant un asthme avec inflammation de type 2 caractérisé par un phénotype éosinophilique. Dans ces études, 100 mg de dépémokimab ont été administrés par voie sous-cutanée une fois tous les 6 mois, soit un total de 2 doses en plus du traitement standard (SoC) (corticostéroïdes inhalés [CSI] à dose moyenne à élevée et au moins un médicament de contrôle de l'asthme supplémentaire). Au cours des 12 derniers mois, les patients devaient avoir présenté au moins deux exacerbations d'asthme nécessitant un traitement par corticostéroïdes systémiques (CSS) alors qu'ils recevaient un traitement standard (SoC) et/ou avaient besoin d'un traitement par corticostéroïdes systémiques. Les patients devaient également avoir un taux d'éosinophiles sanguins ≥150 cellules/μL au moment de la sélection ou un taux d'éosinophiles sanguins ≥300 cellules/μL documenté au cours de l'année précédant l'inclusion dans l'étude et une fonction pulmonaire réduite à l'inclusion (volume expiratoire maximal en une seconde [VEMS1] avant l'administration d'un bronchodilatateur < 80% de la valeur théorique chez les adultes et [VEMS1] < 90% ou rapport VEMS1-CVF [capacité vitale forcée] < 0,8 chez les adolescents). À l'inclusion, il n'était pas requis pour les patients qui ont été inclus de présenter un score minimum au questionnaire de contrôle de l'asthme-5 (ACQ-5). Le dépémokimab a été administré en traitement d'appoint au traitement de l'asthme existant qui a été poursuivi tout au long de la durée des études. La population FAS (Full Analysis Set) était composée de 762 patients qui ont été randomisés et ont reçu au moins une dose de dépémokimab ou de placebo dans les deux études (382 dans l'étude SWIFT-1 et 380 dans l'étude SWIFT-2).
Les données démographiques et les caractéristiques à l'inclusion des patients de ces deux études sont fournies dans le tableau 2.
Tableau 2. Données démographiques et caractéristiques à l'inclusion (population FAS)

                                                                          SWIFT-1 N = 382       SWIFT-2 N = 380
Âge (années) des patients, moyenne (ET)                   54 (14,2)             53 (16,2)
Femmes, n (%)                                             223 (58)              241 (63)
Origine européenne, n (%)                                 316 (83)              272 (72)
Durée de l'asthme, années, moyenne (ET)                   22 (16,2)             25 (18,5)
VEMS1 moyen exprimé en % de la valeur théorique avant     62 (15,2)             62 (15,9)
l'administration d'un bronchodilatateur (ET)                                    
Réversibilité moyenne en % (ET)                           17 (15,3)             18 (17,4)
Taux d'éosinophiles, cellules/μL, médiane (min, max)      310 (20; 2360)        340 (10; 4440)
Nombre moyen d'exacerbations au cours de l'année          2,2 (0,69)            2,7 (1,92)
précédente (ET)                                                                 
Utilisation de CSI à dose moyenne (%)a                    179 (47)              154 (41)
Utilisation de CSI à dose élevée (%)a                     203 (53)              226 (59)
Utilisation de CSI + LABA + LAMA (%)                      95 (25)               127 (33)
Score total moyen SGRQ (ET), allant de 0 à 100            44,3 (20,70)          44,5 (18,69)
Patients présentant un ACQ ≥1,5 à l'inclusion (%)         280 (75)              279 (75)
Utilisation de CSO (%)                                    21 (5)                19 (5)
IgE totales, U/μL, médiane (min, max)                     185 (1,9; 12 142)     180 (2,2; 16 198)

ACQ-5 = Asthma Control Questionnaire, questionnaire d'évaluation du contrôle de l'asthme; VEMS1 = volume expiratoire maximal en une seconde; IgE = immunoglobuline E; CSI = corticostéroïde inhalé; CSO = corticostéroïde oral; SGRQ = St. George's Respiratory Questionnaire.
a Dose moyenne de CSI = 440 μg de propionate de fluticasone par jour ou équivalent; dose élevée de CSI > 440 μg de propionate de fluticasone par jour ou équivalent.
Exacerbations
Le critère primaire d'efficacité de SWIFT-1 et SWIFT-2 était le taux annualisé d'exacerbations cliniquement significatives sur la période de traitement de 52 semaines. Une exacerbation cliniquement significative était définie comme une aggravation de l'asthme nécessitant l'utilisation de CSS (stéroïdes IV ou oraux pendant au moins 3 jours ou une dose unique de corticostéroïde intramusculaire) et/ou une hospitalisation et/ou une visite aux urgences. Pour les patients recevant un traitement d'entretien par CSS, il a été nécessaire de doubler la dose d'entretien existante pendant au moins 3 jours. Tous les patients ayant présenté une exacerbation ont été traités par CSS et la majorité d'entre eux sont restés dans l'étude.
Dans les études SWIFT-1 et SWIFT-2, le taux annualisé d'exacerbations d'asthme était significativement plus faible chez les patients recevant du dépémokimab par rapport au placebo (tableau 3). Pendant la période de traitement de 52 semaines, moins d'exacerbations sont survenues dans les groupes sous dépémokimab (32% et 32%) que dans les groupes sous placebo (46% et 50%) dans les études SWIFT-1 et SWIFT-2.
Tableau 3. Résultats du critère d'évaluation principal Exacerbation (population FAS)

                            SWIFT-1               SWIFT-2
                      Dépémokimab N = 250   Placebo N = 132       Dépémokimab N = 252   Placebo N = 128
Taux annualisé
d'exacerbations de
l'asthme
Taux d'exacerbations  0,46                  1,11                  0,56                  1,08
/an                                                                                     
Rapport des taux      0,42 (0,30; 0,59)     0,52 (0,36; 0,73)  
(IC à 95%) Pourcenta  58% (41%; 70%)        48% (27%; 64%)
ge de réduction (IC                         
à 95%)                                      
Valeur p              < 0,001               < 0,001

FAS = Full Analysis Set
Dans les études SWIFT-1 et SWIFT-2, le pourcentage de patients présentant des exacerbations ayant nécessité une hospitalisation et/ou une visite aux urgences était plus faible chez les patients traités par dépémokimab (1% et 4%) que chez les patients traités par placebo (8% et 10%). Dans une analyse groupée de SWIFT-1 et SWIFT-2, le pourcentage de patients présentant des exacerbations ayant nécessité une hospitalisation et/ou une visite aux urgences sur une période de 52 semaines était de 3% pour le dépémokimab contre 9% pour le placebo. Le dépémokimab a permis de réduire le taux d'exacerbations de 72% par rapport au placebo (rapport des taux [RR]: 0,28; IC à 95%: [0,13; 0,61]).
Étude d'extension en ouvert sur l'asthme (AGILE)
Les patients qui avaient terminé l'étude SWIFT-1 ou l'étude SWIFT-2 ont pu participer à une étude d'extension en ouvert (AGILE) au cours de laquelle ils ont tous reçu jusqu'à 2 doses de dépémokimab sur une période de 52 semaines supplémentaires. L'analyse d'AGILE (n = 629) a révélé un taux annualisé d'exacerbations de 0,56 (IC à 95%: 0,49; 0,65).
Rhinosinusite chronique avec polypes nasaux
L'efficacité du dépémokimab chez des patients adultes atteints de rhinosinusite chronique avec polypes nasaux (RSCaPN) a été évaluée dans deux études cliniques de réplication, multicentriques, randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo, en groupes parallèles, d'une durée de traitement de 52 semaines (ANCHOR-1 et ANCHOR-2). Ces études ont évalué l'efficacité de 100 mg de dépémokimab administrés une fois tous les 6 mois par voie sous-cutanée, pour un total de 2 doses en plus du traitement standard (SoC) (corticostéroïdes intranasaux, lavage nasal avec solution saline, traitements à court terme par des corticostéroïdes systémiques [hormis lors de la phase de run-in], corticostéroïdes inhalés avec expiration par le nez [CSI/ETN] et/ou antibiotiques). Tous les patients avaient été traités par des corticostéroïdes systémiques (CSS) au cours des 2 années précédentes et/ou avaient une contre-indication médicale/une intolérance aux CSS et/ou avaient des antécédents documentés de chirurgie antérieure des polypes nasaux (PN) avant la sélection. Les patients randomisés devaient avoir un score bilatéral endoscopique de PN d'au moins 5 points sur un score maximal de 8, avec un score minimum de 2 dans chaque fosse nasale et un score moyen d'obstruction nasale selon l'échelle d'évaluation verbale VRS (Verbal Response Scale) de 2 ou plus à l'inclusion. En dehors de l'obstruction nasale, il n'y avait pas d'autres critères d'inclusion concernant les symptômes ou la qualité de vie lors de la randomisation. Au total, 528 patients (271 dans ANCHOR-1 et 257 dans ANCHOR-2) ont été inclus dans la population FAS (Full Analysis Set).
Les données démographiques et les caractéristiques à l'inclusion des patients participant à ces deux études sont fournies dans le tableau 4 ci-dessous.
Tableau 4. Données démographiques et caractéristiques à l'inclusion (population FAS)

                                                                           ANCHOR-1 N = 271      ANCHOR-2 N = 257
Âge (années) des patients, moyenne (ET)                   54 (13,4)             50 (12,9)
Femmes, n (%)                                             83 (31)               80 (31)
Origine européenne, n (%)                                 185 (70)              197 (77)
Durée (années) de la RSCaPN, moyenne (ET)                 13 (11,2)             11 (8,7)
Patients ayant subi ≥1 chirurgie antérieure des PN, n     171 (63)              162 (63)
(%)                                                                             
Utilisation de CSS en raison de PN au cours des 12        190 (70)              172 (67)
derniers mois, n (%)                                                            
Asthme, n (%)                                             161 (59)              131 (51)
AREA, n (%)                                               43 (16)               42 (16)
Nombre d'éosinophiles sanguins, cellules/μL, médiane      360 (10; 10 550)      360 (30; 1670)
(min, max)                                                                      
Score endoscopique total des PNa b c, moyenne (ET),       6,0 (1,35)            5,9 (1,29)
score max = 8                                                                   
Score VRS moyen d'obstruction nasalea, d, moyenne (ET),   2,5 (0,48)            2,6 (0,42)
score max = 3                                                                   
Score VRS moyen de rhinorrhéea, d, moyenne (ET), score    2,2 (0,70)            2,3 (0,67)
max = 3                                                                         
Score VRS moyen de perte olfactivea, d, moyenne (ET),     2,7 (0,55)            2,8 (0,41)
score max = 3                                                                   
Score LMK CTa, b, moyenne (ET), score max = 24            18,7 (4,08)           18,9 (4,19)
Score SNOT-22 totala, e, moyenne (ET), score max = 110    57,4 (22,15)          60,1 (19,95)
Patients avec score SNOT-22 total ≥40, n (%)              204 (75)              207 (81)

AREA = affection respiratoire exacerbée par l'aspirine; RSCaPN = rhinosinusite chronique avec polypes nasaux, FAS = Full Analysis Set, LMK CT = tomodensitométrie de Lund MacKay, PN = polypes nasaux, CSS = corticostéroïde systémique, SNOT-22 = Sino-Nasal Outcome Test, VRS = échelle d'évaluation verbale (Verbal Response Scale).
a Des scores plus élevés indiquent un plus grand degré de sévérité de la maladie.
b Évalués par des experts indépendants en aveugle.
c Le score PN est la somme des scores des deux cavités nasales (sur une échelle de 0 à 8) pour lesquelles chaque cavité nasale a été évaluée (0 = pas de polypes; 1 = petits polypes dans le méat moyen qui ne dépassent pas la limite inférieure du cornet moyen; 2 = polypes qui dépassent la limite inférieure du cornet moyen; 3 = grands polypes qui atteignent la limite inférieure du cornet inférieur ou polypes situés au centre du cornet moyen; 4 = grands polypes qui provoquent une obstruction presque complète de la cavité nasale inférieure).
d Évalué quotidiennement par les patients sur une échelle de 0 à 3, avec 0 = aucun symptôme, 1 = symptômes légers, 2 = symptômes modérés, 3 = symptômes sévères.
e SNOT-22 est un test d'évaluation de la qualité de vie liée à la santé. Il comprend 22 points regroupés dans 6 domaines de symptômes et leurs effets associés à la RSCaPN (nasaux, non nasaux, auriculaires/faciaux, liés au sommeil, liés à la fatigue, conséquences émotionnelles). Des scores plus élevés indiquent une moins bonne qualité de vie liée à la santé.
Score endoscopique total des polypes nasaux et score d'obstruction nasale mesuré sur l'échelle VRS
Les co-critères principaux d'efficacité dans chaque étude étaient la variation du score endoscopique total des PN (échelle de 0 à 8) à la semaine 52 par rapport à l'inclusion, évaluée par un comité de revue centralisé en aveugle, et la variation du score moyen d'obstruction nasale sur l'échelle VRS (échelle de 0 à 3 [0 = aucun symptôme, 1 = symptômes légers, 2 = symptômes modérés, 3 = symptômes sévères]) aux semaines 49 à 52 par rapport à l'inclusion, comme rapporté par les patients eux-mêmes dans un cahier d'évaluation. Chez les patients qui avaient reçu le dépémokimab, une amélioration (réduction) statistiquement significative du score endoscopique total des PN à la semaine 52 et du score VRS d'obstruction nasale sur l'échelle VRS entre les semaines 49 et 52 a été observée par rapport au placebo, tant pour ANCHOR-1 que pour ANCHOR-2. Les résultats des co-critères d'évaluation principaux dans les différentes études ANCHOR et les résultats d'une analyse groupée d'ANCHOR-1 et d'ANCHOR-2 sont présentés dans le tableau 5.
Tableau 5. Résultats des co-critères d'évaluation principaux (population FAS)

                                    ANCHOR-1              ANCHOR-2              Données cumulées
                      Dépémokimab N = 143   Placebo N = 128       Dépémokimab N = 129   Placebo N = 128       Dépémokimab N = 272   Placebo N = 256
Score endoscopique
total des PN à la
semaine 52a, b
nc                    128                   120                   120                   115                   248                   235
Moyenne des MC (ET)   5,4 (0,14)            6,2 (0,15)            5,4 (0,14)            6,0 (0,15)            5,4 (0,10)            6,1 (0,10)
Variation de la       -0,6 (0,14)           0,2 (0,15)            -0,5 (0,14)           0,1 (0,15)            -0,5 (0,10)           0,1 (0,10)
moyenne des MC par                                                                                                                  
rapport à l'inclusio                                                                                                                
n (ET)                                                                                                                              
Différence ajustée    -0,7 (-1,1; -0,3)     -0,6 (-1,0; -0,2)     -0,7 (-0,9; -0,4)
entre les traitement                                              
sd (IC à 95%)                                                     
Valeur p              < 0,001               0,004                 -
Score moyen d'obstru
ction nasale sur
l'échelle VRS entre
les semaines 49 et
52a, b
nc                    125                   116                   119                   111                   244                   227
Moyenne des MC (ET)   1,77 (0,079)          2,00 (0,083)          1,83 (0,076)          2,07 (0,078)          1,80 (0,055)          2,04 (0,057)
Variation de la       -0,76 (0,079)         -0,53 (0,083)         -0,77 (0,076)         -0,53 (0,078)         -0,77 (0,055)         -0,53 (0,057)
moyenne des MC par                                                                                                                  
rapport à l'inclusio                                                                                                                
n (ET)                                                                                                                              
Différence ajustée    -0,23 (-0,46; 0,00e)  -0,25 (-0,46; -0,03)  -0,24 (-0,39; -0,08)
entre les traitement                                              
sd (IC à 95%)                                                     
Valeur p              0,047                 0,025                 -

FAS = Full Analysis Set; MC = moindres carrés; PN = polypes nasaux; VRS = échelle d'évaluation verbale (Verbal Response Scale).
a Les patients ayant subi une chirurgie nasale ou pris des médicaments modulateurs de la RSCaPN avant le point temporel considéré se sont vu attribuer la plus mauvaise valeur possible au score pertinent pour toutes les évaluations postérieures à la chirurgie ou à l'instauration d'un médicament modulateur.
b Sur la base d'analyses utilisant un modèle mixte à mesures répétées (MMRM) avec comme covariables: le traitement, le score à l'inclusion, le log(e) du taux d'éosinophiles sanguins à l'inclusion, la région, les antécédents de chirurgie des polypes nasaux, la visite et les termes d'interaction pour visite/inclusion et visite/traitement. Pour l'analyse groupée, l'étude a été incluse en tant que covariable supplémentaire.
c Nombre de patients disposant de données analysables au point temporel considéré.
d Différence ajustée entre les traitements (dépémokimab vs placebo).
e La limite supérieure de l'IC à 95% correspond à une valeur arrondie de -0,003.
Dans une analyse groupée d'ANCHOR-1 et d'ANCHOR-2, une différence entre les traitements en faveur du dépémokimab pour le score endoscopique total des PN a été observée dès la semaine 12 (première date étudiée) et dès les semaines 1–4 (première période évaluée) pour le score moyen d'obstruction nasale sur l'échelle VRS et s'est maintenue jusqu'à la semaine 52.
Dans une analyse groupée portant sur les sous-groupes des co-critères d'évaluation principaux, les patients avec/sans asthme comorbide ou avec un taux d'éosinophiles sanguins supérieur ou inférieur à 300 cellules/mL à l'inclusion ont présenté sous dépémokimab des améliorations par rapport au placebo, similaires à celles de la population totale.

Pharmacocinétique

Après administration sous-cutanée chez des patients asthmatiques, le dépémokimab a présenté une pharmacocinétique approximativement proportionnelle à la dose sur une plage de doses allant de 10 à 300 mg. La pharmacocinétique du dépémokimab était cohérente chez les patients atteints d'asthme et atteints de RSCaPN avec une concentration moyenne à l'état d'équilibre respectivement de 5,9 μg/mL ou de 5,2 μg/mL après administration sous-cutanée de 100 mg de dépémokimab tous les 6 mois.
Absorption
Après une administration sous-cutanée unique (doses de 2 à 300 mg), les concentrations plasmatiques maximales observées (Cmax) ont été atteintes après un délai médian de 8 à 14 jours. Après une administration sous-cutanée répétée une fois tous les 6 mois, il n'y a pas eu d'accumulation.
Distribution
Après une administration sous-cutanée unique de dépémokimab, le volume de distribution moyen est de 6 à 9 litres.
Métabolisme
Le dépémokimab est un anticorps monoclonal qui est catabolisé par des enzymes protéolytiques ubiquitaires qui ne se limitent pas au tissu hépatique.
Élimination
Après une administration sous-cutanée unique de dépémokimab, la moyenne géométrique de la demi-vie d'élimination terminale variait de 38 à 53 jours, les moyennes géométriques de la clairance apparente allant de 0,081 à 0,16 L/jour.
Cinétique pour certains groupes de patients
Les analyses pharmacocinétiques de population n'ont pas montré d'influence cliniquement significative de l'âge, de l'origine ethnique ou du sexe sur la pharmacocinétique du dépémokimab.
Enfants et adolescents
Les données pharmacocinétiques dans la population pédiatrique sont limitées. La pharmacocinétique du dépémokimab chez les adolescents asthmatiques âgés de 12 à 17 ans était comparable à celle des adultes.
La pharmacocinétique du dépémokimab n'a pas été étudiée chez les patients pédiatriques de moins de 12 ans.
Troubles de la fonction rénale
Aucune étude formelle n'a été réalisée sur l'influence d'une insuffisance rénale sur la pharmacocinétique du dépémokimab. Sur la base des analyses pharmacocinétiques de population, aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant un débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) < 60 mL/min/1,73 m2. Les données disponibles sur les patients présentant un DFGe <60 mL/min/1,73 m2 sont limitées.
On ne s'attend pas à ce qu'une insuffisance rénale ait une influence significative sur la clairance, étant donné que le dépémokimab n'est pas éliminé par voie rénale.
Troubles de la fonction hépatique
Aucune étude formelle n'a été réalisée sur l'influence d'une insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique du dépémokimab. Le dépémokimab étant dégradé par des enzymes protéolytiques réparties dans tout l'organisme et ne se limitant pas au tissu hépatique, il est peu probable que des modifications de la fonction hépatique aient un impact sur l'élimination du dépémokimab. Au vu de l'analyse pharmacocinétique de population, les biomarqueurs de la fonction hépatique (alanine aminotransférase [ALAT], aspartate aminotransférase [ASAT] et bilirubine) à l'inclusion n'avaient pas d'effet cliniquement significatif sur la clairance apparente du dépémokimab.

Données précliniques

Carcinogénicité, mutagénicité
Aucune étude de génotoxicité ou de carcinogénicité n'a été réalisée.
Toxicologie pour la reproduction
Chez des macaques crabiers qui avaient reçu du dépémokimab à une dose allant jusqu'à 100 mg/kg en SC pendant une période de 6 mois, aucune anomalie histopathologique affectant les organes reproducteurs n'a été constatée.
Aucune étude de toxicité pour la reproduction n'a été réalisée avec le dépémokimab. Dans les études expérimentales animales ciblant les voies de signalisation de l'IL-5, aucun effet sur le développement n'a été observé.

Remarques particulières

Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver au réfrigérateur (2°C à 8°C) et à l'abri de la lumière dans l'emballage d'origine jusqu'à l'utilisation. Ne pas congeler.
Conserver hors de la portée des enfants.
Si nécessaire, le stylo prérempli et la seringue préremplie peuvent être sortis du réfrigérateur et conservés jusqu'à 7 jours à température ambiante (jusqu'à 30°C), à l'abri de la lumière, dans l'emballage d'origine non ouvert. Le médicament doit être éliminé s'il a été conservé plus de 7 jours en dehors du réfrigérateur.
Après ouverture de l'emballage d'origine, le stylo prérempli ou la seringue préremplie doit être administré dans les 8 heures. Le médicament doit être éliminé s'il n'est pas administré dans les 8 heures.
Remarques concernant la manipulation
Des instructions détaillées sur l'utilisation du stylo prérempli ou de la seringue préremplie sont fournies dans le mode d'emploi présent dans l'emballage.
Le stylo prérempli et la seringue préremplie sont à usage unique.

Numéro d’autorisation

70280, 70512 (Swissmedic)

Présentation

Stylo prérempli:
Boîte de 1 stylo prérempli de 100 mg/mL (B)
Seringue préremplie:
Boîte de 1 seringue préremplie de 100 mg/mL (B)

Titulaire de l’autorisation

GlaxoSmithKline AG, 6340 Baar

Mise à jour de l’information

Juin 2026

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