CompositionRedimune 6 g contient 6,1 g de protéine plasmatique humaine par flacon pour perfusion, dont au moins 96% consistent en IgG et qui se trouvent à raison d'au moins 90% sous forme monomère et dimère. La protéine restante consiste en des fragments d'IgG, en albumine, en de petites quantités d'IgG polymère et des traces d'IgA (max. 40 mg par g de protéine) et d'IgM. Le titre d'isoagglutinine pour les anticorps anti-A se situe à 1:8 et pour les anticorps anti-B à 1:4 (médiane mesurée à l'aide du test d'agglutination directe selon la pharmacopée européenne (Ph. Eur.)).
La répartition des sous-classes d'IgG correspond approximativement à celle présente dans le plasma humain normal.
Principe actif
Immunoglobuline humaine normale pour administration intraveineuse (IgIV).
Excipients
La préparation contient par g de protéine 1,67 g de saccharose en tant que stabilisant et moins de 0,02 g de chlorure de sodium.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéLyophilisat pour la préparation d'une solution pour perfusion destinée à l'administration par voie intraveineuse.
Redimune contient des immunoglobulines G (IgG) humaines non modifiées, lyophilisées, et est disponible à 6 g dans un flacon pour perfusion. La solution pour perfusion de Redimune peut être préparée à l'aide de divers solvants (NaCl à 0,9%, eau pour injection, glucose à 5%) et à diverses concentrations (entre 3% et 12% d'IgG).
Indications/Possibilités d’emploiThérapie substitutive en cas de:
·Maladies d'immunodéficience primaire, telles que:
·agammaglobulinémie et hypogammaglobulinémie congénitales
·maladies d'immunodéficience variable générales
·maladies d'immunodéficience combinées sévères
·syndrome de Wiskott-Aldrich
·Myélome ou leucémie lymphatique chronique avec sévère hypogammaglobulinémie secondaire et infections récidivantes
·Infection à VIH congénitale et infections récidivantes chez l'enfant
Immunomodulation
·Immunothrombocytopénie primaire (ITP) chez l'enfant ou l'adulte ayant un haut risque d'hémorragies ou avant des interventions chirurgicales, pour la correction du nombre de thrombocytes
·Syndrome de Guillain-Barré
·Syndrome de Kawasaki
Greffe allogénique de moelle osseuse
Posologie/Mode d’emploiPosologie
La posologie et les intervalles des perfusions dépendent de l'indication. Dans la thérapie substitutive, la posologie devrait être adaptée pour chaque cas individuel en fonction des paramètres pharmacocinétiques existants et de la réaction clinique. Les posologies suivantes sont recommandées:
Thérapie substitutive en cas de syndromes d'immunodéficience primaire
À l'aide du schéma posologique, un taux d'IgG plasmatique d'au moins 5–6 g/l devrait être atteint (détermination d'IgG avant la perfusion suivante). Après le début du traitement il faut 3 à 6 mois pour atteindre une concentration d'équilibre. La dose initiale recommandée est de 0,4–0,8 g/kg de poids corporel (PC), suivie d'au moins 0,2 g/kg PC toutes les 3 à 4 semaines.
La dose requise pour le maintien d'un taux plasmatique d'IgG de 5-6 g/l est de 0,2–0,8 g/kg PC par mois. Une fois atteinte la concentration d'équilibre, l'intervalle des doses varie de 3 à 4 semaines. Pour la détermination de la dose requise ainsi que de l'intervalle des doses, il faut contrôler le taux d'IgG plasmatique.
Thérapie substitutive en cas de myélome ou de leucémie lymphatique chronique avec sévère hypogammaglobulinémie secondaire et infections récidivantes; thérapie substitutive chez l'enfant souffrant d'infection à VIH congénitale et d'infections récidivantes.
La dose recommandée est de 0,2–0,4 g/kg PC toutes les 3 à 4 semaines.
Immunothrombocytopénie primaire
Dans le traitement d'un épisode aigu, on peut au début administrer comme dose journalière 0,8–1 g/kg PC et, si nécessaire, la répéter une fois en l'espace de 3 jours, ou bien on administre 0,4 g/kg PC par jour en 2–5 jours consécutifs. Si cela est cliniquement indiqué, le traitement peut être répété (voir également la rubrique «Propriétés/Effets»).
Syndrome de Guillain-Barré
0,4 g/kg PC/jour pendant 5 jours. L'expérience chez l'enfant est limitée.
Syndrome de Kawasaki
1,6–2 g/kg PC répartis en plusieurs doses sur 2–5 jours ou 2 g/kg PC en une dose. Dans les deux cas, le dosage vient s'ajouter au traitement par l'acide acétylsalicylique.
Greffe allogénique de moelle osseuse
Le traitement par de l'immunoglobuline humaine normale peut être employé comme partie du schéma de conditionnement et après la transplantation.
Dans le traitement d'infections et dans la prophylaxie de la «maladie du greffon contre l'hôte» (rejet de greffe) il convient d'adapter individuellement la posologie. La dose initiale est de 0,5 g/kg PC/semaine sept jours avant la transplantation. L'administration est continuée pendant jusqu'à 3 mois après la transplantation.
En cas de persistance du déficit en anticorps, une dose de 0,5 g/kg PC/mois est recommandée jusqu'à la régularisation du taux d'anticorps.
Les recommandations de posologie sont récapitulées dans le tableau suivant:
Tableau 1:
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Domaine d’application
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Dose
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Intervalles d’injection
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Thérapie substitutive pour
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Syndrome d’immunodéficience primaire
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Dose initiale: 0.4-0.8 g/kg PC ensuite: 0.2-0.8 g/kg PC
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toutes les 3-4 semaines jusqu’à ce que le taux plasmatique d’IgG d’au moins 5-6 g/l soit atteint.
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Syndrome d’immunodéficience secondaire
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0.2-0.4 g/kg PC
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toutes les 3-4 semaines jusqu’à ce que le taux plasmatique d’IgG d’au moins 5-6 g/l soit atteint.
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Enfants souffrant d’infection à VIH congénitale et d’infections récidivantes
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0.2-0.4 g/kg PC
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toutes les 3-4 semaines.
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Immunomodulation
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Immunothrombocytopénie primaire
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0.8-1 g/kg PC
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le premier jour; si nécessaire, administration répétée une fois en l’espace de 3 jours.
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ou 0.4 g/kg PC/jour
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pendant 2-5 jours.
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Syndrome de Guillain-Barré
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0.4 g/kg PC/jour
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pendant 5 jours.
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Syndrome de Kawasaki
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1.6-2 g/kg PC
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en doses fractionnées pendant 2-5 jours en plus du traitement par l’acide acétylsalicylique.
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ou 2 g/kg PC
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en une seule dose en plus du traitement par l’acide acétylsalicylique.
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Greffe allogénique de moelle osseuse
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·Traitement de l’infection et prophylaxie de la «maladie du greffon contre l’hôte»
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0.5 g/kg PC
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une fois par semaine, du 7e jour avant à 3 mois après la transplantation.
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·Syndrome de déficience persistante en anticorps
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0.5 g/kg PC
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une fois par mois jusqu’à la régularisation du taux d’anticorps.
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PC = poids corporel
Posologie chez l'enfant
Les études chez l'enfant sont limitées. Comme pour l'adulte, Redimune doit être administré en fonction de l'évolution clinique de la maladie et avec détermination des valeurs sériques d'Ig.
Mode d'emploi
Redimune est destiné à être administré par voie intraveineuse.
Redimune est conservé sous forme lyophilisée et dissous avant l'emploi. Il convient d'adapter la concentration et donc le volume de la solution de Redimune à administrer et la nature du solvant, en tenant compte des besoins en liquide, en électrolytes et en calories de la situation individuelle du patient. Les patients qui reçoivent Redimune devraient présenter un état d'hydratation normal. Comme solvant on peut utiliser une solution de NaCl à 0,9% (incluse), de l'eau pour injection ou une solution de glucose à 5%. La plage de concentration de la solution prête à l'emploi est comprise entre 3% et 12%. On tient compte du fait qu'une solution à 3% dans l'eau est hypotonique (192 mOsmoles/kg).
Tableau 2: Osmolalités [mOsmoles/kg] en fonction du solvant et de la concentration:
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Solvant
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Concentration
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3%
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6%
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9%
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12%
| |
NaCl à 0,9%
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498
|
690
|
882
|
1 074
| |
Glucose à 5%
|
444
|
636
|
828
|
1 020
| |
Eau pour injection
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192
|
384
|
576
|
768
|
Après dissolution du lyophilisat dans la totalité du solvant inclus (NaCl à 0,9%) Redimune 6 g donne une solution à 3%. Pour l'obtention de plus fortes concentrations, on réduit le volume du solvant en fonction de la concentration désirée, selon le tableau suivant.
Tableau 3: Volumes de solvant requis:
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Concentration
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Dosage de 6 g dans les volumes de solvant [ml]
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3%
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200
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6%
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100
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9%
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66
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12%
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50
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Pour la dissolution et l'administration, il convient d'utiliser les accessoires présents dans l'emballage d'origine, qui sont destinés à l'usage unique. Si le solvant requis n'est pas inclus en la quantité désirée, il faut mesurer à l'aide d'une seringue (non incluse) le volume désiré de solvant et l'injecter, sans formation de mousse, dans le flacon de lyophilisat. La solution prête à l'emploi ne doit pas être congelée et décongelée de nouveau, mais être administrée sans délai après la reconstitution. On prendra soin de s'assurer que le nécessaire de perfusion contient un filtre intégré. Les flacons de produit entamés ne doivent pas être réutilisés.
Pour les patients qui sont traités pour la première fois par Redimune, un débit de perfusion de 30 mg/kg PC pendant les 30 premières minutes est recommandé. Dans le cas d'une bonne tolérance (voir «Mises en garde et précautions») le débit de perfusion peut être augmenté graduellement jusqu'à un maximum de 180 mg/kg PC/heure.
Tableau 4: Débit de perfusion en fonction de la concentration de la solution de Redimune
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Concentration
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Débit initial de perfusion: 30 mg/kg/heure
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60 mg/kg/heure
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120 mg/kg/heure
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Débit maximum de perfusion: 180 mg/kg/heure
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(%)
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(mg/ml)
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1%
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10 mg/ml
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3 ml/kg/heure
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6 ml/kg/heure
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12 ml/kg/heure
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18 ml/kg/heure
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3%
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30 mg/ml
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1 ml/kg/heure
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2 ml/kg/heure
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4 ml/kg/heure
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6 ml/kg/heure
| |
6%
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60 mg/ml
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0,5 ml/kg/heure
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1 ml/kg/heure
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2 ml/kg/heure
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3 ml/kg/heure
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12%
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120 mg/ml
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0,25 ml/kg/heure
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0,5 ml/kg/heure
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1 ml/kg/heure
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1,5 ml/kg/heure
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Chez tous les patients qui reçoivent régulièrement Redimune et le tolèrent bien, la perfusion peut être commencée à 30 mg/kg/heure. S'il est nécessaire d'administrer plus d'un flacon dans la même journée, le deuxième flacon et tous les flacons ultérieurs peuvent être perfusés à une plus forte concentration (jusqu'à 12%) ou plus rapidement (augmenter lentement le débit, surveiller les patients).
Préparation de la solution de perfusion (voir figures 1–4)
Si le solvant est inclus en la quantité requise dans l'emballage, on peut suivre les instructions suivantes:
1. Enlever le capuchon de protection en matière plastique du flacon de lyophilisat («LYO») et du flacon de solvant et désinfecter à l'alcool les deux bouchons en caoutchouc. Retirer une gaine protectrice du système de transfert et percer avec la pointe libérée le flacon de solvant.
2a et b. Retirer la deuxième gaine protectrice du système de transfert. Saisir les deux flacons comme représenté sur la figure 2a, fixer rapidement le flacon de solvant sur le flacon de lyophilisat et mettre le tout en position verticale (figure 2b). Ce n'est qu'en fixant rapidement et en mettant immédiatement en position verticale les flacons que le vide dans le flacon de lyophilisat, qui accélère le transfert, peut être maintenu et mis à profit pour le transfert. Laisser le solvant s'écouler dans le flacon de lyophilisat.
3. On retire le flacon de solvant vide, et le vide est ainsi rompu. De cette façon on réduit une éventuelle formation de mousse et le processus de dissolution est accéléré. Éliminer le système de transfert.
4. Retourner énergiquement le flacon de lyophilisat, mais ne pas secouer, sinon il se formerait une mousse, très lente à disparaître. Le lyophilisat se dissout en quelques minutes.
Si l'on désire ne transférer qu'une partie du solvant inclus dans l'emballage du produit, il convient d'abord d'extraire à l'aide d'une seringue et d'une aiguille stériles le solvant en excès du flacon de solvant. Le reste du solvant peut ensuite être transféré dans le flacon de produit comme décrit ci-dessus, avec mise à profit du vide.
Si l'on désire utiliser d'autres solvants ou de plus fortes concentrations d'IgG, le volume requis de solvant stérile est indiqué dans le tableau 3. On prélève la quantité requise de solvant dans une seringue stérile, en veillant à respecter les prescriptions de manipulation aseptique. On injecte ensuite le solvant dans le flacon de lyophilisat.

Contre-indicationsHypersensibilité au principe actif ou à l'un des autres composants de la préparation (voir rubrique «Composition»).
Hypersensibilité aux immunoglobulines homologues, en particulier dans de très rares cas de déficit en IgA, lorsque le patient présente des anticorps anti-IgA.
Mises en garde et précautionsCertains graves effets secondaires indésirables peuvent être en relation avec le débit de la perfusion. Le débit de perfusion recommandé sous «Mode d'emploi» doit être scrupuleusement respecté. Pendant et après la perfusion, les patients doivent être sous surveillance et observés avec soin quant à l'apparition de symptômes.
Certaines réactions indésirables peuvent apparaître plus fréquemment dans les cas:
·d'un haut débit de perfusion,
·de patients à hypo- ou agammaglobulinémie avec ou sans déficit en IgA,
·de patients qui reçoivent pour la première fois de l'immunoglobuline G humaine normale, ou, dans de rares cas, lors d'un changement de la préparation d'immunoglobuline, ou bien après une interruption prolongée du traitement.
D'éventuelles complications peuvent souvent être évitées en s'assurant que
·les patients ne présentent pas d'hypersensibilité à l'immunoglobuline humaine normale, en leur perfusant lentement (0,5–1 ml/min (environ 10–20 gouttes/min) la préparation d'une solution d'IgG à 3%);
·les patients sont gardés sous étroite surveillance de symptômes pendant toute la durée de la perfusion. En particulier les patients qui reçoivent pour la première fois de l'immunoglobuline humaine normale, ceux ayant été traités antérieurement par un autre produit IgIV, ou ceux après une interruption prolongée de traitement, doivent être surveillés pendant la première perfusion et une heure après, afin de déceler d'éventuels effets secondaires. Tous les autres patients doivent être sous observation pendant au moins 20 minutes après l'administration;
·dans le cas d'un diabète sucré latent (où une glycosurie temporaire peut apparaître), d'un diabète sucré manifeste ou chez les patients sous régime hypoglucidique, il convient de tenir compte de la teneur en glucose (ne s'applique que si la solution de glucose à 5% est utilisée comme solvant).
En cas d'apparition d'un effet secondaire, il faut soit réduire le débit de perfusion, soit arrêter la perfusion. Le traitement requis dépend de la nature et de la gravité de l'effet secondaire.
Hypersensibilité
Les vraies réactions d'hypersensibilité sont rares. Elles peuvent se produire dans les très rares cas d'un déficit en IgA avec présence d'anticorps anti-IgA.
L'IgIV n'est pas indiquée pour des patients à déficit sélectif en IgA, lorsque ce dernier est la seule anomalie à prendre en compte.
Dans de rares cas l'immunoglobuline humaine peut provoquer une baisse de la pression artérielle accompagnée d'une réaction anaphylactique, même chez des patients ayant toléré précédemment un traitement. Dans le cas d'un choc, les mesures médicales standard actuelles pour un traitement du choc sont à appliquer.
Maladie thromboembolique
Il existe des indications cliniques de la présence d'un lien entre l'administration d'IgIV et des évènements thromboemboliques tels que l'infarctus du myocarde, l'accident vasculaire cérébral, l'embolie pulmonaire et la thrombose des veines profondes. Ceux-ci sont probablement dus à une relative augmentation de la viscosité du sang dans le cas d'apport d'immunoglobulines à des patients à risque. Une prudence particulière s'impose par conséquent dans la prescription et la perfusion d'immunoglobuline intraveineuse chez des patients en surpoids et des patients présentant des facteurs préexistants de risque d'évènements thromboemboliques (tels qu'âge avancé, hypertension, diabète sucré, antécédents de maladies vasculaires ou d'épisodes thrombotiques, disposition héréditaire ou congénitale aux thromboses, immobilité de relativement longue durée, hypovolémie sérieuse et maladies qui entraînent une augmentation de la viscosité du sang.
Chez les patients à haut risque d'effets secondaires thromboemboliques les préparations d'IgIV doivent être administrées le plus lentement possible et à la dose la plus faible possible.
Insuffisance rénale aiguë
Des cas d'insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients ayant reçu un traitement par immunoglobuline intraveineuse. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, par exemple, insuffisance rénale préexistante, diabète sucré, hypovolémie, surpoids, prise concomitante de médicaments néphrotoxiques ou âge supérieur à 65 ans.
Dans le cas d'une atteinte de la fonction rénale, un arrêt de l'administration de préparations d'IgIV devrait être envisagé.
Bien que les cas de troubles de la fonction rénale et d'insuffisance rénale aiguë aient été mis en relation avec l'emploi de nombreuses préparations d'IgIV autorisées, la quantité des préparations qui contenaient du saccharose comme stabilisant était disproportionnellement élevée. Chez des patients à risque, l'emploi de préparations d'IgIV ne contenant pas de saccharose devrait par conséquent être envisagé.
Pour tous les patients, l'administration d'IgIV impose:
·une hydratation adéquate avant le début de la perfusion d'IgIV,
·une surveillance de la diurèse,
·un contrôle du taux de créatinine sérique,
·d'éviter l'administration de diurétiques de l'anse.
Chez des patients à haut risque d'insuffisance rénale aiguë, il faut administrer des préparations d'IgIV le plus lentement possible et à la dose la plus faible possible.
Syndrome de la méningite aseptique (SMA)
Dans le traitement par immunoglobuline intraveineuse, des cas de SMA se sont manifestés.
L'arrêt du traitement a conduit en l'espace de quelques jours à une rémission du SMA sans séquelles. Le syndrome apparaît en règle générale en quelques heures à 2 jours après le début du traitement par IgIV. Les examens du liquide céphalorachidien sont fréquemment positifs avec une pléocytose allant jusqu'à plusieurs milliers de cellules par mm³ (majoritairement des granulocytes) et avec un taux accru de protéines allant jusqu'à plusieurs centaines de mg/dl. Le SMA peut survenir plus fréquemment en cas d'un traitement à forte dose par des immunoglobulines intraveineuses (2 g/kg).
Anémie hémolytique
Les produits à base d'IgIV peuvent contenir des anticorps contre des antigènes de groupes sanguins. De tels anticorps peuvent agir comme des hémolysines qui induisent la fixation in vivo d'immunoglobulines aux érythrocytes. Cela peut conduire à une réaction directe positive à l'antiglobuline (test de Coombs) et rarement à une hémolyse. Après un traitement par IgIV, une anémie hémolytique peut survenir en raison de la séquestration accrue d'érythrocytes.
Les facteurs de risque suivants sont en relation avec l'apparition d'une hémolyse: fortes doses, injectées sous forme d'administration unique ou en doses partielles réparties sur plusieurs jours (la fragmentation de l'administration d'IgIV en plusieurs doses individuelles ne convient pas pour empêcher une éventuelle hémolyse, car la demi-vie des immunoglobulines est de l'ordre de 3-4 semaines); groupe sanguin A, B, AB ou maladie inflammatoire sous-jacente simultanément présente. Comme l'hémolyse s'est souvent déclarée chez des patients du groupe sanguin A, B ou AB, ayant en même temps reçu de fortes doses d'IgIV pour des indications non-MIP, une attention accrue est recommandée dans ces cas. Une hémolyse n'a été que rarement rapportée chez des patients souffrant de MIP, sous thérapie substitutive.
Un risque nettement accru d'une hémolyse cliniquement significative existe pour des patients du groupe sanguin A, B ou AB qui reçoivent ≥ (1-) 2 g/kg d'IgIV cumulés avec un titre élevé d'isoagglutinine. Dans le cas de l'utilisation de produits IgIV ayant un titre anti-A médian ≤1:16 (mesuré à l'aide du test d'agglutination directe selon la Ph. Eur.) seuls de rares cas d'hémolyse ont été rapportés. Redimune a un titre anti-A médian de 1:8 (voit rubrique «Mécanisme d'action/pharmacodynamique»).
Les receveurs d'IgIV doivent être surveillés quant à l'apparition de signes cliniques et de symptômes d'une hémolyse. Si des signes et/ou des symptômes d'une hémolyse apparaissent pendant ou après une perfusion d'IgIV, le médecin traitant devrait envisager une interruption du traitement par IgIV (voir également la rubrique «Effets indésirables»).
Interférences avec des tests sérologiques
Après l'injection d'immunoglobulines, l'augmentation transitoire des divers anticorps transférés passivement dans le sang du patient peut conduire à des résultats faussement positifs dans des tests sérologiques.
Le transfert passif d'anticorps contre des antigènes érythrocytaires, comme par exemple A, B, D, peut fausser certains tests sérologiques de recherche d'alloanticorps anti-érythrocytes, par exemple le test direct à l'antiglobuline (TDA, test de Coombs).
À propos de la sécurité vis-à-vis d'agents pathogènes transmissibles
Lorsque des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain sont administrés, des maladies infectieuses dues à la transmission d'agents pathogènes, de nature jusque-là inconnue, ne peuvent pas être totalement exclues. Afin de réduire le risque d'une transmission de matériel infectieux, les mesures suivantes sont cependant prises:
·la sélection des donneurs selon des critères stricts,
·le test des donneurs individuels à la recherche de l'antigène HBsAg et d'anticorps contre le VIH et le VHC,
·le test du pool de plasma à la recherche de matériel génomique de VHC, HBsAg et d'anticorps contre le VIH,
·les procédures d'inactivation/élimination qui ont été incluses dans le procédé de fabrication et ont été validées avec des virus modèles. Ces procédures sont considérées efficaces contre le VIH, le VHC, le VHA, le parvovirus B19 et le VHB (voir également «Propriétés/Effets»).
Aucun cas de transmission du virus de l'hépatite A ou du parvovirus B19 par des préparations d'immunoglobulines n'a été rapporté, et de surcroît on pense que la teneur en anticorps apporte une importante contribution à la sécurité virale.
Le nom de la préparation et le numéro du lot de la préparation doivent être enregistrés lors de chaque administration de Redimune.
InteractionsRedimune ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments. Il doit toujours être administré au moyen d'une tubulure de perfusion séparée, munie d'un filtre intégré.
Vaccins à base de virus vivants atténués
L'administration d'immunoglobuline est susceptible d'altérer, pendant une durée allant d'au moins 6 semaines à jusqu'à 3 mois, l'efficacité de vaccins à base de virus vivants affaiblis (atténués), tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Après l'administration de cette préparation, un temps d'attente de 3 mois est à respecter avant l'inoculation de vaccins à base de virus vivants atténués. Dans le cas de la rougeole, cette altération peut durer jusqu'à un an. Il faut par conséquent contrôles l'état d'anticorps chez les patients qui reçoivent le vaccin contre la rougeole.
Grossesse/AllaitementIl n'existe pas d'études cliniques contrôlées concernant l'emploi de Redimune pendant la grossesse. L'administration de Redimune à la femme enceinte ou à la mère allaitante devrait donc par conséquent être évaluée avec précaution. La longue expérience clinique avec des immunoglobulines suggère qu'aucun effet nocif ne soit à craindre sur le déroulement de la grossesse, le fœtus ou le nouveau-né.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesRien n'indique que les immunoglobulines nuisent à l'aptitude à la participation active à la circulation routière ou à l'utilisation de machines.
Effets indésirablesDans les classes de systèmes d’organes nommées, les effets indésirables sont indiqués comme suit selon la fréquence: très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100, <1/10), peu fréquent (≥1/1’000,<1/100), rare (≥1/10’000, <1/1’000); très rares (<1/10’000); fréquence indéterminée (fréquence non évaluable sur base des données disponibles).Les effets possibles des préparations d’IgIV selon les classes sont les suivants:
Infections et infestations
Des cas de méningite aseptique réversible ont été observés avec l’emploi d’immunoglobuline humaine.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Des réactions hémolytiques ont été observées chez des patients à groupes sanguins A, B et AB. Après un traitement par IgIV à forte dose une anémie hémolytique, nécessitant une transfusion, peut survenir dans de rares cas (voir également la rubrique «Mises en garde et précautions»).
Très rarement, des réactions thromboemboliques, telles qu’infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire, thrombose des veines profondes, ont été décrites.
Une prudence particulière est de mise chez les patients âgés, les patients présentant des signes d’ischémie cérébrale ou cardiaque et les patients en surpoids et présentant une sévère hypovolémie.
Affections du système immunitaire
Des réactions allergiques peuvent occasionnellement apparaître en relation avec l’administration intraveineuse d’immunoglobuline humaine.
Rarement, une immunoglobuline humaine peut causer des réactions d’hypersensibilité avec baisse soudaine de la pression artérielle et provoquer dans des cas isolés un choc anaphylactique, bien que le patient n’ait présenté aucune hypersensibilité lors d’administrations antérieures.
Affections du système nerveux
Occasionnellement, céphalées et somnolence peuvent apparaître en relation avec l’administration de préparations d’IgIV.
Affections vasculaires
Occasionnellement, une baisse de pression artérielle peut apparaître en relation avec l’administration de préparations d’IgIV.
Affections gastro-intestinales
Des vomissements et des nausées peuvent occasionnellement survenir en relation avec l’administration de préparations d’IgIV.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
De rares cas de réactions cutanées passagères ont été observés avec l’emploi d’immunoglobuline humaine.
Affections du rein et des voies urinaires
Une élévation du taux de créatinine sérique et/ou une insuffisance rénale ont été observées
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
En relation avec l’administration intraveineuse d’immunoglobuline humaine, peuvent occasionnellement survenir des frissons, de la fièvre, des douleurs articulaires et des maux de dos modérés.
Pour des informations sur la sécurité virale, voir «Mises en garde et précautions».
SurdosageUn surdosage peut conduire à une surcharge en liquide et une hyperviscosité, en particulier chez des patients à risque, y compris des patients âgés ou des patients à fonction rénale restreinte.
Propriétés/EffetsCode ATC: J06BA02
Groupe pharmacothérapeutique: sérums immunologiques et immunoglobulines: immunoglobulines, immunoglobuline humaine normale destinée à l'administration intravasculaire.
Mécanisme d'action/pharmacodynamique
Redimune est une immunoglobuline humaine polyvalente destinée à l'administration intraveineuse, comportant un large spectre constant d'anticorps opsonisants et neutralisants contre des bactéries, virus, toxines bactériennes et autres agents pathogènes.
L'immunoglobuline normale est préparée à partir de plasma d'au moins 1 000 donneurs; la répartition des sous-classes correspond pratiquement à celle du plasma humain. L'immunoglobuline contenue dans Redimune est obtenue par fractionnement à l'éthanol à basse température. Ce procédé réduit la teneur en isoagglutinines (anticorps anti-A et anti-B).
Selon la Ph. Eur., dans les préparations d'immunoglobulines intraveineuses, le titre d'isoagglutinines anti-A ne doit pas excéder 1:64. Les titres d'isoagglutinines de Redimune se situent à 1:8 pour anti-A et 1:4 pour anti-B (moyenne de 119 lots, mesurés à l'aide du test d'agglutination directe, conformément à la Ph. Eur.).
Chaque don de sang est testé quant à l'absence d'antigène de HB, d'anticorps contre VIH et VHC. Le procédé de fabrication comporte diverses étapes qui inactivent ou éliminent de façon fiable un large spectre de virus. Plus précisément, ces étapes comprennent une étape de nanofiltration ainsi que le traitement à pH 4 en présence de petites quantités de pepsine. Le traitement par la pepsine/à pH 4 en outre fragmente les agrégats potentiellement susceptibles d'activer le complément; la préparation convient par conséquent à l'administration par voie intraveineuse.
Dans chaque lot, les concentrations d'anticorps dirigés contre plusieurs agents pathogènes répandus sont contrôlées.
En cas de faibles taux d'immunoglobuline G, des doses suffisantes de Redimune peuvent rétablir les valeurs normales. Le mécanisme d'action dans d'autres domaines d'utilisation que la thérapie substitutive n'est pas encore entièrement élucidé, mais inclut des effets immunomodulateurs.
Après administration intraveineuse, le saccharose ajouté à Redimune est éliminé par l'urine; aucune adaptation des doses d'insuline ou des prescriptions diététiques n'est donc nécessaire chez les patients diabétiques.
PharmacocinétiqueAprès administration intraveineuse, l'immunoglobuline humaine normale est immédiatement et totalement biodisponible dans la circulation sanguine du receveur. Elle est relativement rapidement répartie entre le plasma et le liquide extravasculaire. L'équilibre entre le compartiment intravasculaire et le compartiment extravasculaire est atteint après environ 3–5 jours. Les anticorps présents dans Redimune possèdent les mêmes propriétés pharmacocinétiques que l'IgG endogène. La demi-vie biologique de l'immunoglobuline destinée à l'administration intraveineuse est de 30 ± 13 jours chez les personnes à taux normaux d'IgG sériques, tandis que chez des patients à hypogammaglobulinémie primaire ou agammaglobulinémie, traités par Redimune, on a constaté une demi-vie de 33 ± 17 jours. La demi-vie de Redimune peut être moins longue chez des patients souffrant d'infections, de paraprotéinémie et d'hypoprotéinémie hypercatabolique. Il existe cependant de fortes variations individuelles d'un patient à l'autre, notamment en cas de syndromes d'immunodéficience primaire, qui peuvent rendre nécessaire une révision de la posologie individuelle.
Les IgG et complexes d'IgG sont dégradés dans les cellules du système réticuloendothélial.
Données précliniquesOn a administré par voie intrapéritonéale à des animaux de laboratoire (cobayes et souris) des immunoglobulines identiques au Redimune. La dose excédait de plusieurs fois la dose thérapeutique pour des sujets humains. Aucun effet toxique n'a pu être observé.
La préparation s'avère non toxique dans le test de toxicité sur le cobaye et la souris, prescrit par l'USP.
Les études toxicologiques effectuées sur des animaux n'ont donné que peu d'informations sur l'emploi chez l'être humain, pour les raisons suivantes:
·le volume de liquide qui est administré dans le cas d'une forte dose unitaire provoque une surcharge du système circulatoire de l'animal et
·une administration répétée n'est pas réalisable, car l'animal produit des anticorps contre la protéine humaine.
Les anticorps contenus dans Redimune correspondent à l'IgG endogène, sont donc des composants naturels du corps humain et peuvent être considérés comme non toxiques pour l'être humain. L'utilisation dans le monde entier de Redimune et d'autres préparations d'immunoglobulines en grandes quantités et sur une longue période (>20 ans) n'a jamais présenté un effet toxique, mutagène ou cancérigène.
Remarques particulièresInfluence sur les méthodes de diagnostic
Après perfusion d'immunoglobulines, l'augmentation transitoire des taux de divers anticorps transférés passivement dans le sang de patients peut conduire à des résultats faussement positifs de tests sérologiques.
Le transfert passif d'anticorps contre des antigènes érythrocytaires, par exemple A, B et D, peut fausser certains tests sérologiques sur des alloanticorps anti-érythrocytes (par exemple le test de Coombs), la numération des réticulocytes et le test de l'haptoglobine.
Pour les interactions avec des vaccins à base de virus vivants atténués, voir la rubrique «Interactions».
Stabilité et remarques concernant le stockage
Redimune peut être utilisé jusqu'à la date d'expiration indiquée sous la mention «EXP» sur l'étiquette et l'emballage. Passée la date d'expiration (EXP) imprimée, la préparation ne doit plus être utilisée.
Ne pas conserver à plus de 25 °C. Ne pas congeler.
Tenir hors de la portée des enfants.
Conserver le flacon dans l'emballage d'origine, afin de protéger de la lumière le contenu.
Seule une solution limpide, sans précipité, doit être perfusée au moyen d'un nécessaire de perfusion muni d'un filtre intégré.
Durée de conservation après ouverture de l'emballage:
Un flacon entamé ne doit pas être réutilisé.
Numéro d’autorisation00500 (Swissmedic).
PrésentationRedimune 6 g avec 200 ml de NaCl à 0,9% en tant que solvant (B)
L'emballage contient chaque fois un flacon sous vide contenant la préparation lyophilisée, une bande de suspension intégrée et des bandes détachables portant le numéro de lot de produit imprimé, un flacon contenant le solvant (NaCl à 0,9%), une notice et un système de transfert.
Titulaire de l’autorisationCSL Behring AG, Berne.
Mise à jour de l’informationAvril 2016.
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