OEMédCompositionPrincipe actif: Adrenalinum ut Adrenalini hydrochloridum.
Excipients: Natrii chloridum, Antiox.: Natrii metabisulfis (E223), Aqua ad iniectabilia q.s. ad solutionem.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéSolution inj Adrenalin 1 mg/ml, amp à 1 ml, 10 ml.
Solution inj Adrenalin 0,1 mg/ml, amp à 1 ml.
Indications/Possibilités d’emploiChoc anaphylactique; crise d’asthme; réanimation cardiopulmonaire (en cas d’arrêt cardiaque).
L’adrénaline peut également être utilisée pour transformer une fibrillation ventriculaire de petite amplitude en fibrillation plus lente, pour améliorer les chances de succès d’une défibrillation par cardioversion.
L’adrénaline est également utilisée en complément des anesthésiques locaux; la résorption de l’anesthésique local est alors ralentie sous l’effet de la vasoconstriction, ce qui prolonge son effet.
Posologie/Mode d’emploiSauf avis contraire, la dose est de 0,3–0,5 mg (0,3–0,5 ml) dans la crise d’asthme.
Au besoin, répéter la dose toutes les 10 à 15 minutes, selon l’effet et l’état du patient.
La durée d’administration de l’adrénaline respectivement la répétition de l’injection doit se faire selon besoin.
Posologie chez l’enfant
La dose pour enfants est de 0,01 mg/kg de masse corporelle s.c.
La dose simple pour enfants ne doit pas dépasser 0,5 mg.
L’injection peut être répétée après 20 minutes et ensuite toutes les 4 heures selon la réaction du patient ou la gravité des symptômes.
En injection intraveineuse
Attention: Adrenalin Sintetica 1 mg/ml doit toujours être injecté lentement après dilution 1:10 avec NaCl 0,9%.
Réanimation cardio-pulmonaire (en cas d’arrêt cardiaque)
Sauf avis contraire, la dose est de 0,5–1 mg d’adrénaline (5–10 ml d’une solution diluée 1:10) i.v., par voie endotrachéale ou intracardiaque. Le cas échéant, répéter cette dose toutes les 3 à 5 minutes selon la durée de la réanimation.
En cas d’arrêt de la circulation, après l’injection initiale, la répartition régulière dans la circulation doit être assurée par l’instauration d’une perfusion i.v. (1–4 µg d’adrénaline/min).
La durée d’administration du traitement et la répétition de l’injection éventuelle doivent être adaptées selon besoin.
Posologie chez l’enfant
La dose initiale pour enfants est de 0,01 mg d’adrénaline/kg de masse corporelle (corresp. à 0,1 ml d’une solution diluée 1:10/kg de masse corporelle).
Choc anaphylactique
Sauf avis contraire, la dose est de 0,05–0,2 mg d’adrénaline i.v. (corresp. à 0,5–2 ml d’une solution diluée 1:10).
Le cas échéant, répéter cette dose toutes les 3 à 5 minutes selon l’effet et l’état du patient.
Posologie chez l’enfant
La dose initiale chez l’enfant est de 0,01 mg/10 kg de masse corporelle (corresp. à 0,1 ml d’une solution diluée 1:10/10 kg de masse corporelle).
En complément vasoconstricteur aux anesthésiques locaux, on utilise l’adrénaline à une concentration de 1:200’000 (0,1 ml d’adrénaline 1 mg/ml ou 1 ml d’adrénaline 0,1 mg/ml dans 20 ml d’une solution d’anesthésique).
Pour éviter des effets cardiovasculaires, on ne doit pas dépasser une dose totale d’adrénaline de 0,25 mg (0,25 ml).
Contre-indicationsHypertension grave, hyperthyroïdie, glaucome à angle fermé; cardiomyopathies coronariennes, hypersensibilité à l’adrénaline ou à un excipient, phéochromocytome, adénome de la prostate avec formation d’urine résiduelle, tachycardie paroxystique, arythmie absolue à fréquence très élevée; troubles graves de la fonction rénale, artériosclérose grave, coeur pulmonaire, narcose à l’aide d’hydrocarbures halogénés ou de cyclopropane.
Mises en garde et précautionsL’adrénaline doit être utilisée avec prudence chez les patients avec des arythmies cardiaques fortes, les diabétiques, les patients dans des situations psychonévrotiques et en cas de hypercalcémie et hypokaliémie. La plus grande prudence est de rigueur en gériatrie, vu la grande sensibilité des personnes âgées envers le spectre d’action de cette substance.
Ne pas utiliser l’adrénaline comme complément vasoconstricteur aux anesthésiques locaux au niveau des doigts, des orteils, du nez et des oreilles. Adrenalin Sintetica contient du disulfite de sodium et ne doit pas être administré à des patients souffrant d’asthme bronchique et présentant une hypersensibilité aux sulfites.
Les effets indésirables peuvent être antagonisés par un blocage α-adrénergique (augmentation de la pression sanguine), par de la nitroglycérine (anxiété) ou bien par un blocage β-adrénergique (tachycardie, extrasystolie).
InteractionsDifférents médicaments potentialisent l’effet des catécholamines:
guanéthidine: son administration au long cours entraîne une hypersensibilisation des cellules effectrices, avec accentuation de l’effet des catécholamines;
inhibiteurs de la MAO: ils provoquent une accumulation de catécholamines par inhibition de l’enzyme MAO mitochondriale. L’activité normale de l’enzyme est restaurée après 10–15 jours;
antidépresseurs tricycliques: ils diminuent l’inactivation des catécholamines par inhibition de sa ré-entrée dans les dépôts pré-synaptiques. L’effet de l’adrénaline s’en trouve donc potentialisé;
sels de lithium: ils font diminuer le potentiel de repos en intervenant sur le système conducteur. Avec l’adrénaline, ils peuvent déclencher des arythmies;
hormones thyroïdiennes;
certains antihistaminiques (diphénhydramine, dexchlorphénivamine).
L’adrénaline diminuit l’effet des antidiabétiques sur la baisse du taux du sucre. L’administration concomitante d’adrénaline et d’α-bloquants produit une inversion de l’effet (baisse de tension).
Les phénothiazines inhibent l’effet de l’adrénaline. Les alcaloïdes de l’ergot de seigle peuvent également inhiber l’effet de l’adrénaline sur la tension, vu leur propriété de bloquer l’effet adrénergique. L’administration concomitante d’anesthésiques locaux peut provoquer une potentialisation réciproque.
L’administration simultanée d’adrénaline et de propanolol et d’autres bêta-bloquants peut provoquer une bradycardie et une hypertension grave.
Le danger d’apparition de troubles du rythme cardiaque et d’oedème pulmonaire causés par l’adrénaline est potentialisé par une narcose simultanée à l’halothane, particulièrement lors d’hypoxie.
Grossesse/AllaitementDes études chez l’animal ont montré des effets tératogènes. Des études contrôlées chez l’humain pendant la grossesse n’existent pas, toutefois l’adrénaline traverse la barrière placentaire et peut provoquer chez le foetus tachycardie, extrasystoles, des bruits cardiaques plus durs ainsi qu’une anoxie foetale. De ce fait l’adrénaline ne devrait être administrée pendant la grossesse que si c’est clairement indispensable.
L’adrénaline passe dans le lait maternel. Même en considérant que le médicament par voie orale est immédiatement métabolisé et que des concentrations plasmatiques pharmacologiquement actives ne peuvent pas être atteintes, il vaudrait mieux interrompre l’allaitement en cas d’utilisation d’adrénaline.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesLes conducteurs de machines devraient tenir compte du fait que le médicament peut provoquer de troubles de la concentration et restreindre les capacités de locomotion.
Effets indésirablesDans des cas très rares (<1/10’000) et particulièrement chez les sujets bronchoasthmatiques, il peut se produire une réaction d’hypersensibilité médicamenteuse aux sulfites se manifestant sous forme de vomissements, diarrhées, détresse respiratoire, asthme aiguë, diminution du niveau de conscience ou choc.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents (>1/100, <1/10): hyperglycémie.
En cas d’administration prolongée et/ou de fortes doses, une acidose métabolique grave pourrait se manifester.
Troubles psychiatriques
Fréquents (>1/100, <1/10): agitation, anxiété.
Troubles du système nerveux
Fréquents (>1/100, <1/10): tremblement, céphalée, vertige.
Troubles du système cardiovasculaire
Fréquents (>1/100, <1/10): tachycardie, troubles du rythme cardiaque, extrasystolie pouvant évoluer en fibrillation ventriculaire, hypertension, palpitations, angine de poitrine.
Rares (>1/10’000, <1/1’000): l’adrénaline peut être à l’origine d’une fibrillation ventriculaire.
En cas d’administration prolongée et/ou de fortes doses, des nécroses du myocarde («infarctus du myocarde») pourraient se manifester.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents (>1/100, <1/10): nausée, vomissement, aptyalisme.
En cas d’administration prolongée et/ou de fortes doses, des nécroses gastro-intestinales pourraient se manifester.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Fréquents (>1/100, <1/10): sueur.
Troubles rénaux et urinaires
En cas d’administration prolongée et/ou de fortes doses, des nécroses rénales pourraient se manifester.
SurdosageLe surdosage peut amener des arythmies cardiaques, des hémorragies cérébrales et des oedèmes pulmonaires. On peut le combattre par blocage α et β-adrénergique combiné, par exemple avec du Labetalol. L’emploi de vasodilatateurs rapides, p.ex. de nitroprussiate peut être recommandé, si l’on ne dispose d’aucun antagoniste spécifique.
Propriétés/EffetsCode ATC: C01CA24
L’adrénaline, une amine sympathomimétique, agit au niveau des récepteurs adrénergiques alpha et bêta. La substance agit essentiellement sur le système cardiocirculatoire, le système respiratoire (les bronches) et sur le métabolisme.
A faibles doses, l’adrénaline fait augmenter la contractilité du myocarde, l’excitabilité du système conducteur (stimulation bêta) et le retour veineux (vasoconstriction), et elle abaisse la résistance périphérique (effet bêta 2). L’excitation des bêta-récepteurs bronchiques entraîne une bronchodilatation. A des doses plus élevées (plus de 5 µg/min), on assiste à un effet de stimulation progressive des alpha-récepteurs, avec augmentation de la résistance vasculaire systémique. La réponse des artères coronaires dépend de la dose administrée: une dose faible entraîne une dilatation coronaire; une dose élevée entraîne une vasoconstriction coronaire. L’administration d’adrénaline entraîne des modifications métaboliques importantes: augmentation du métabolisme basal, de la glycémie, activation de la glycogénolyse, inhibition de la néoglucogenèse et activation de la lipolyse.
PharmacocinétiqueLe taux sanguin efficace d’adrénaline est assuré par une injection sous-cutanée ou intramusculaire. La réponse produite par voie parentérale est rapide, la durée d’action brève.
Distribution
Après administration par voie intraveineuse, l’adrénaline est distribuée rapidement dans le coeur, la rate, les tissus glandulaires et les nerfs adrénergiques. La liaison aux protéines plasmatiques est environ 50%. La concentration de l’adrénaline dans le plasma diminuit de façon bi-exponentielle avec un taux de clearance moyen de 9,4 l/m (4,9 l/minute – 14,6 l/minute). La demi-vie de la phase bi-exponentielle rapide et celle de la phase lente se situent autour de 3 minutes respectivement 10 minutes. L’adrénaline ne traverse pas la barrière hématoencéphalique, par contre elle traverse la barrière placentaire et apparaît dans le lait maternel.
Métabolisme
L’adrénaline est rapidement dégradée après sa résorption ou son injection i.v. Sa durée d’action est de 90–120 sec. L’adrénaline est métabolisée en premier lieu au niveau du foie, mais en partie également au niveau des cellules nerveuses et d’autres tissus. Principalement dans le foie, l’adrénaline (env. 70%) est inactivée par méthylation sous l’effet de l’enzyme cathécol-o-méthyltransférase (COMT) et ainsi transformée en métanéphrine. Le 25% environ de l’adrénaline et de la métanéphrine sont oxydés et desaminés par l’enzyme monoamine-oxydase (MAO). Les métabolites principaux sont la métanéphrine, l’acide 4-hydroxy-3-méthoxymandélique (VMA) et l’acide 3,4-dihydroxy-mandélique.
Elimination
Les métabolites et la substance mère non métabolisée (env. 5%) sont éliminés par voie rénale principalement sous forme de leurs glucuronides ou autres conjugués.
Cinétique des groupes de patients particuliers
Le métabolisme de l’adrénaline peut être entravé dans le cas d’affections hépatiques, en particulier de celles inhibant les activités enzymatiques de la catécholamine-O-transférase et la monoamine-oxydase.
Données précliniquesIl n’existe pas de données précliniques relevantes pour l’application du médicament.
Remarques particulièresL’adrénaline est incompatible avec des solutions alcalines (précipitation), cuivre, fer, argent, zinc et autres métaux, gommes, agents oxydants et tanins.
Conservation
Conserver à température ambiante (15–25 °C), à l’abri de la lumière et dans l’emballage original; n’ouvrir qu’immédiatement avant l’emploi.
En cas d’administration comme infusion pour un temps prolongé (p.ex. perfusion) l’application doit s’effectuer à l’abri de la lumière. Pour raisons microbiologiques la solution pour infusion doit être utilisée dans les 24 heures.
Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur l’emballage avec la mention «Exp».
Numéro d’autorisation13691 (Swissmedic).
Titulaire de l’autorisationSintetica SA, Mendrisio.
Mise à jour de l’informationOctobre 2009.
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