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Information professionnelle sur Pregnyl®:MSD Merck Sharp & Dohme AG
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif:
Gonadotrophine chorionique, hCG extraite d'urine humaine; pays d'origine: Brésil.
Excipients:
Mannitol, carboxyméthylcellulose sodique, phosphate de sodium, par flacon.
Solvant: Solution de chlorure de sodium 9 g/l, 1 ml.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Poudre lyophilisée (corresp. à 1500 U.I./5000 U.I.) et solvant pour la préparation d'une solution injectable. Après dissolution, 1 ml contient 1500 U.I./ 5000 U.I. hCG.

Indications/Possibilités d’emploi

Chez la femme
·Induction de l'ovulation après un traitement par la hMG ou la FSH, dans le cadre d'un protocole d'ovulation en cas de stérilité anovulatoire ou d'insuffisance de maturation folliculaire. Chez les patientes qui présentent une aménorrhée secondaire persistante ou une anovulation chronique, un traitement par la hMG (FSH)/hCG n'est indiqué que si un test à la progestérone donne un résultat négatif ou si des traitements répétés par des inducteurs de l'ovulation synthétiques de maniement plus simple (par exemple clomifène) n'entraînent pas d'ovulation.
·Préparation du follicule en vue d'une ponction, dans les protocoles d'hyperstimulation ovarienne contrôlée provoquée par la hMG ou la FSH, dans le cadre des techniques de procréation médicalement assistée (FIV, GIFT, ICSI).
Chez l'homme
·Hypogonadisme hypogonadotrophiqueSi la stérilité (insuffisance de la spermatogenèse) constitue le problème principal, on associe Pregnyl à une préparation de gonadotrophine. Certains cas de trouble de la spermatogenèse hypogonadotrophique idiopathique peuvent également répondre au traitement par les gonadotrophines.
·Retard pubertaire lié à une fonction gonadotrope hypophysaire insuffisante.

Posologie/Mode d’emploi

Chez la femme
·Induction de l'ovulation après un traitement par la hMG ou la FSH, dans le cadre d'un protocole d'ovulation en cas de stérilité anovulatoire ou d'insuffisance de maturation folliculaire:Une fois que des concentrations plasmatiques pré-ovulatoires d'estradiol (1,0 à 3,0 pmol/ml = 300-900 pg/ml) sont atteintes pendant la première phase de traitement par la hMG ou la FSH (à une posologie adaptée à la réaction ovarienne individuelle) et que l'échographie a mis en évidence un follicule dominant d'un diamètre minimal de 18 mm, on arrête l'administration de hMG ou de FSH. Pour déclencher l'ovulation, on administre, 24 à 48 heures plus tard, une dose unique de 5'000 à 10'000 U.I. de Pregnyl. L'ovulation survient généralement 32 à 48 heures plus tard.S'il y a plus de deux follicules d'une taille >15 mm, il ne faut pas administrer de hCG en raison du risque accru de grossesses multiples.On recommande à la patiente d'avoir des rapports sexuels quotidiens à partir du jour précédant l'administration de Pregnyl et jusqu'à la mise en évidence de l'ovulation. En l'absence de grossesse malgré une ovulation, on peut procéder à un nouveau cycle de traitement.Pour de plus amples détails, se référer à l'information destinée au corps médical, relative aux préparations de hMG ou de FSH.
·En cas d'insuffisance lutéale, on peut administrer jusqu'à 3 injections de Pregnyl, de 5'000 U.I. chacune, en l'espace de 9 jours après l'ovulation, afin de prolonger la phase lutéale et de stabiliser le corps jaune.Chez les femmes présentant des ovaires polykystiques, on peut faciliter la survenue d'une grossesse en administrant un agoniste de la LH-RH avant le traitement par la hMG, de façon à obtenir un effet hypogonadotrophique.
·Préparation du follicule en vue d'une ponction, après stimulation par la hMG ou la FSH, dans le cadre de programmes d'hyperstimulation ovarienne contrôlée:Une fois que des concentrations plasmatiques pré-ovulatoires élevées d'estradiol (1,0 à 1,3 pmol/ml = 300-400 pg/ml) sont atteintes pendant la première phase de traitement par la hMG ou la FSH et que l'échographie a mis en évidence au moins 3 follicules d'un diamètre de 16-20 mm, on arrête l'administration de hMG ou de FSH. Vingt-quatre à quarante-huit heures après la dernière injection de FSH, on prépare les follicules à la ponction en administrant une dose de 5000 à 10000 U. I. de Pregnyl. Pour de plus amples détails, se référer aux informations destinées au corps médical, relatives aux préparations de hMG ou de FSH.Il ne faut administrer Pregnyl que si les conditions susmentionnées sont réunies. L'aspiration des ovocytes est effectuée 32 à 36 heures après l'injection de Pregnyl.
Chez l'homme
·Hypogonadisme hypogonadotrophique: 1'000 à 2'000 U.I. 2 à 3 fois par semaine. En cas de stérilité (insuffisance de la spermatogenèse), on associe la dose de hCG à 75 U.I. d'une gonadotrophine (1 unité internationale correspond ici à l'activité de 1 U.I. de hFSH et de 1 U.I. de hLH) tous les jours ou 2-3 fois par semaine pendant au moins 3 mois. Pour plus de détails sur la posologie de hMG, se référer à l'information destinée au corps médical, relative aux préparations en question. Dès que la spermatogenèse s'est améliorée, la poursuite du traitement par la seule hCG peut parfois être suffisante.Pour contrôler l'effet du traitement, il faut effectuer un spermogramme au moins une fois par mois.
·Retard pubertaire: 1500 U.I. 2 à 3 fois par semaine pendant 3 à 6 mois.
Mode d'emploi
Dissoudre le produit lyophilisé dans le solvant et injecter lentement par voie intramusculaire ou sous-cutanée. Etant donné que la solution reconstituée n'a qu'une stabilité limitée et que la stérilité de l'ampoule, une fois entamée, n'est plus garantie, il faut préparer la solution injectable immédiatement avant l'emploi. Il faut jeter les restes de solution qui ne sont pas immédiatement utilisés.
Recommandations spéciales pour la posologique
Enfants et adolescents: dans cette classe d'âge, Pregnyl est exclusivement indiqué chez les garçons présentant un retard pubertaire. Voir ci-dessus les recommandations posologiques correspondantes.
Patients âgés: on ne dispose pas de données spécifiques sur le traitement de l'hypogonadisme masculin chez des patients âgés de >65 ans.
Insuffisance hépatique et rénale: Pregnyl n'a pas été étudié spécifiquement chez des patients dont la fonction hépatique ou rénale est restreinte. Il n'est donc pas possible de faire des recommandations posologiques.

Contre-indications

Chez la femme
·Infertilité sans altération de la maturation folliculaire
·Stimulation ovarienne excessive après traitement par hMG ou FSH
·Kystes ovariens non liés à un syndrome des ovaires polykystiques
·Saignements vaginaux (non menstruels) anormaux de cause inconnue
·Tumeurs dépendantes d'hormones sexuelles, comme le cancer de l'ovaire, de l'endomètre ou du sein
·Malformations des organes de reproduction qui rendent une grossesse impossible
·Utérus myomateux qui rend une grossesse impossible
·Allaitement
Chez l'homme
·Infertilité non provoquée par un hypogonadisme hypogonadotrophique
·Tumeurs dépendantes d'hormones sexuelles, comme le cancer de la prostate ou de la glande mammaire ou suspicion d'une telle tumeur.
Chez les deux sexes
·Hyperprolactinémie
·Tumeurs hypophysaires ou hypothalamiques
·Affections thyroïdiennes ou surrénaliennes non traitées
·Hypersensibilité démontrée à la hCG, à d'autres gonadotrophines (hMG, FSH) ou à l'un des autres composants (voir sous «Mises en garde et précautions»).
Il n'existe aucune justification médicale à l'utilisation de Pregnyl pour le traitement de l'excès de poids.

Mises en garde et précautions

Chez la femme et chez l'homme
Un traitement par des hormones gonadotropes ne doit être instauré que par un médecin spécialiste, connaissant bien le diagnostic et le traitement des troubles de la fertilité, et seulement après exclusion de toutes les autres causes possibles de stérilité (causes mécaniques, immunologiques, andrologiques).
La condition du succès du traitement par Pregnyl réside dans le bon fonctionnement des ovaires, resp. des testicules. Pregnyl n'est pas efficace en cas d'insuffisance primaire des gonades (hypogonadisme hypergonadotrophique) ainsi que dans le cas d'anomalies anatomiques incompatibles avec la fertilité.
Réactions d'hypersensibilité
Des réactions locales et systémiques d'hypersensibilité, y compris une anaphylaxie et un angio-œdème, ont été rapportées. Si une réaction d'hypersensibilité est suspectée, le traitement par Pregnyl doit être arrêté.
On recherchera chez les patients des maladies endocriniennes non gonadiques incontrôlées (par ex. thyroïdiennes, surrénaliennes ou hypophysaires) et, le cas échéant, on instaurera un traitement approprié.
Pregnyl ne doit pas être utilisé pour une réduction pondérale. La hCG n'a pas d'effet sur le métabolisme lipidique, la distribution des graisses ou l'appétit.
Chez la femme
Le traitement exige fondamentalement la disponibilité d'un équipement clinique adéquat.
Avant le début du traitement, il faut pratiquer un examen clinique et endocrinien soigneux de la patiente et vérifier la fertilité de son partenaire. Il faut en outre informer la patiente et son partenaire du fait qu'un traitement des troubles de la fertilité par des gonadotrophines expose aux risques décrits ci-après.
Syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHSO)
Le SHSO est un événement médical qui se distingue d'une augmentation sans complications du volume des ovaires. Il est observé chez 5 à 6% des patientes placées sous hyperstimulation ovarienne contrôlée. Lors d'un SHSO, les concentrations élevées de stéroïdes sexuels provoquent une augmentation de la perméabilité vasculaire, ce qui peut entraîner un déplacement de liquide dans l'espace péritonéal et pleural, rarement aussi dans l'espace péricardique.
Dans tout établissement qui pratique des traitements de stimulation ovarienne, une gestion standardisée du SHSO doit donc être mise sur pied et appliquée le cas échéant.
On distingue trois degrés de sévérité du SHSO:
Les signes cliniques d'un SHSO léger et modéré sont des douleurs abdominales, des nausées, une diarrhée, une augmentation légère à modérée du volume des ovaires et des kystes ovariens.
Les signes cliniques d'un SHSO sévère sont des kystes ovariens volumineux, des douleurs abdominales aiguës, une distension abdominale, une ascite, un épanchement pleural, un hydrothorax, une dyspnée, une rétention sodée, une oligurie, une hémoconcentration, des anomalies hématologiques et une prise pondérale. Dans de rares cas, des thromboembolies veineuses ou artérielles peuvent survenir en lien avec un SHSO. Des modifications transitoires des valeurs de la fonction hépatique évoquant un dysfonctionnement du foie avec ou sans altérations morphologiques à la biopsie ont également été rapportées en lien avec un SHSO. Une torsion ovarienne ou un hémopéritoine sont d'autres complications très rares d'un SHSO.
Un SHSO sévère peut engager le pronostic vital.
Un SHSO peut être provoqué par l'administration de choriogonadotrophine humaine (hCG) et par une grossesse (hCG endogène). Un SHSO précoce survient généralement dans les 10 jours qui suivent l'administration de hCG et il peut être en rapport avec une réponse excessive des ovaires à la stimulation gonadotrophique. Un SHSO tardif apparaît plus de 10 jours après l'administration de hCG, suite au changement hormonal survenant pendant la grossesse. En raison du risque de développement d'un SHSO, la patiente doit être surveillée pendant au moins 2 semaines après l'application de hCG.
Les femmes qui présentent des facteurs de risque connus de forte réaction ovarienne peuvent être particulièrement enclines à développer un SHSO pendant ou après le traitement avec Pregnyl. Chez les femmes qui sont au premier cycle d'une stimulation ovarienne et dont les facteurs de risque ne sont que partiellement connus, une surveillance étroite d'éventuels symptômes précoces d'un SHSO est recommandée.
Pour réduire le risque d'un SHSO, on s'en tiendra à la posologie recommandée. Pour toutes les patientes, une surveillance rigoureuse du taux d'estradiol ainsi que de la réaction ovarienne et du développement folliculaire par échographie est recommandée avant et pendant le traitement de stimulation. Lors d'une technologie de reproduction assistée (TRA), il existe un risque accru de SHSO à partir de 18 follicules ou plus d'un diamètre de ≥11 mm. S'il y a au total 30 follicules ou plus, il est recommandé de ne pas administrer de hCG.
En fonction de la réponse des ovaires, les mesures suivantes peuvent contribuer à réduire le risque d'un SHSO:
·Interruption de la stimulation avec une gonadotrophine pour 3 jours au maximum (coasting);
·Administration de moins de 10'000 U.I. de gonadotrophine urinaire pour le déclenchement de la maturation ovarienne finale, par ex. 5000 U.I. de hCG urinaire;
·Abandon complet de l'administration de hCG et arrêt du cycle de traitement;
·Abandon du transfert d'embryon et cryoconservation des oocytes ou des embryons;
·Abandon de l'administration de hCG pour soutenir la phase lutéale.
Le respect de la dose recommandée de Pregnyl et du schéma thérapeutique recommandé, ainsi qu'une surveillance étroite de la réponse des ovaires sont importants pour réduire le risque de SHSO.
Torsion ovarienne
·Des torsions ovariennes ont été observées sous traitement par des gonadotrophines, y compris Pregnyl. Facteurs de risques possibles d'une torsion ovarienne: SHSO, grossesse, antécédents d'interventions abdominales, présence ou antécédents de kystes ovariens et anamnèse de torsion ovarienne. Le risque d'atteinte des ovaires due à une réduction de l'apport sanguin peut être réduit par un diagnostic précoce et une détorsion immédiate.
Grossesses multiples
Après une induction de l'ovulation avec des hormones gonadotrophes, la probabilité d'une grossesse multiple est augmentée par rapport à une conception spontanée. Dans la majorité des grossesses multiples, il s'agit de grossesses gémellaires.
Chez les femmes qui se soumettent à une TRA, le risque de grossesse multiple dépend notamment du nombre d'embryons transférés. Dans de tels programmes, l'incidence de grossesses multiples se situe aux environs de 20%.
Le risque de grossesse multiple peut être réduit si l'on s'en tient à la posologie recommandée.
Grossesse ectopique
Chez les femmes infertiles qui se soumettent à une TRA, l'incidence des grossesses ectopiques est augmentée. Il est donc important de confirmer tôt à l'échographie la présence d'une grossesse intra-utérine.
Avortements
Le taux d'avortements est plus élevé chez les femmes qui se soumettent à une TRA que dans la population générale.
Événements thromboemboliques
Le risque de thromboembolie artérielle et/ou veineuse est augmenté pendant et après un traitement avec des gonadotrophines (y compris Pregnyl). De tels événements ont été rapportés aussi bien en lien avec un SHSO qu'indépendamment d'une telle pathologie. Le risque est notamment accru en présence d'autres facteurs de risque tels que thrombophilie, obésité (IMC >30 kg/m2) ou anamnèse personnelle ou familiale positive (c.-à-d. événements thromboemboliques pendant la jeunesse dans la fratrie ou chez un parent). Dans de tels cas, on évaluera soigneusement le bénéfice d'une TRA par rapport aux risques mentionnés. Il faut noter toutefois que le risque de TEV est également accru pendant une grossesse.
Anomalies congénitales
La fréquence des malformations congénitales secondaires à une TRA peut être un peu plus élevée que lors de la conception naturelle. Cette incidence légèrement augmentée peut être liée à des facteurs de risque que présentent les parents (p.ex. âge de la mère, qualité des spermatozoïdes) et à l'augmentation de l'incidence des grossesses multiples après une TRA. Il n'existe aucun indice suggérant que l'utilisation de gonadotrophines durant une TRA soit associée à un risque accru d'anomalies congénitales.
Chez l'homme
Formation d'anticorps
Dans le cadre de l'utilisation de hCG, des anticorps dirigés contre l'hCG peuvent se former, en particulier lors d'une administration prolongée. Dans de rares cas, ces anticorps peuvent empêcher le succès thérapeutique.
Le traitement par la hCG entraîne une augmentation de la production d'androgènes. Il faut donc tenir compte des remarques suivantes:
·Quand on traite des adolescents prépubertaires par Pregnyl, il faut être prudent afin d'éviter une soudure prématurée des cartilages de conjugaison et un développement sexuel précoce. Au besoin, il faut réduire la dose de Pregnyl ou arrêter le traitement.
·Chez les patients de sexe masculin présentant des affections susceptibles de s'aggraver sous l'effet d'une rétention liquidienne, par exemple insuffisance cardiaque latente ou patente, insuffisance rénale, hypertension artérielle, épilepsie, migraine (y compris sous forme latente ou dans l'anamnèse) ou asthme, il ne faut administrer Pregnyl que sous surveillance médicale stricte et à posologie réduite, étant donné que l'augmentation de la production d'androgènes peut parfois provoquer une aggravation ou une récidive de ces affections.
·Pour éviter une éventuelle désensibilisation des cellules de Leydig, il faut contrôler les taux plasmatiques de testostérone pendant toute la durée du traitement et éventuellement ajuster la posologie de Pregnyl.

Interactions

Aucune étude d'interactions entre Pregnyl et d'autres médicaments n'a été effectuée. Par conséquent, des interactions avec d'autres médicaments ne peuvent pas être exclues.
Pregnyl peut interférer avec la détermination immunologique de la hCG dans le sérum ou l'urine jusqu'à dix jours après l'administration, ce qui peut entraîner un test de grossesse faussement positif.

Grossesse/Allaitement

Il n'existe pas d'études contrôlées menées chez des animaux et chez des femmes enceintes. L'administration de hCG en début de grossesse après ponction folliculaire et transfert d'embryon ou en cas d'insuffisance lutéale a pour but, grâce à une stimulation de la production de progestérone, d'améliorer l'endomètre et d'optimiser la zone de nidation au cours de la phase péri-implantatoire. Par ailleurs, il n'y a pas d'indication à l'utilisation de la hCG pendant une grossesse normale.
On ignore si la hCG passe dans le lait maternel et quels effets elle pourrait exercer sur le nourrisson allaité. La hCG est contre-indiquée pendant l'allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

En l'état actuel des connaissances, ce médicament n'a pas d'influence sur l'attention et la capacité de concentration.

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus graves observés dans le cadre d'un traitement par des gonadotrophines sont aussi décrits sous la rubrique «Mises en garde et précautions» (voir cette rubrique).
Sont indiqués ci-après, par systèmes d'organes (MedDRA) et par fréquence, les effets indésirables qui ont été observés dans des études cliniques et/ou après l'autorisation de mise sur le marché de la hCG. En raison du type de données, il n'est pas possible dans tous les cas de les assigner à une catégorie de fréquence.
Les fréquences des effets indésirables sont définies comme suit: occasionnels (≥1/1000, <1/100), rares (≥1/10'000, <1/1000), fréquence inconnue (la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles)
Affections du système immunitaire
Rares: réactions d'hypersensibilité généralisées (p.ex. exanthème généralisé, fièvre, angio-œdème, œdème facial).
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquence inconnue: réactions locales au site d'injection (telles qu'érythème, éruption cutanée, prurit, tuméfaction, hématomes et douleurs).
Chez la femme
Affections fonctionnelles vasculaires
Rares: thromboembolies (normalement liées à un SHSO sévère).
Affections gastro-intestinales
Fréquence inconnue: douleurs abdominales, nausées, diarrhée, ascite (comme complication d'un SHSO sévère).
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquence inconnue: augmentation légère à modérée du volume des ovaires, douleurs dans les seins, SHSO léger ou sévère, kystes ovariens (en lien avec un SHSO; pouvant aller jusqu'à la rupture dans des cas graves).
Chez l'homme
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnels: rétention hydrique et sodique (après administration de doses élevées).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: acné vulgaire (après administration de doses élevées).
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnels: altérations proliférantes de la prostate (après administration de doses élevées).
Rares: gynécomastie.
Chez le garçon prépubertaire
Fréquence inconnue: augmentation de volume du pénis avec tendance aux érections, discrètes modifications psychiques comme on en observe dans la première phase de la puberté.
Le principe actif de ce produit est extrait d'urine humaine. C'est pourquoi le risque de transmission d'agents pathogènes connus ou inconnus ne peut être totalement exclu.

Surdosage

La toxicité aiguë des gonadotrophines urinaires est très faible. Il est cependant possible qu'un surdosage de hCG puisse déclencher un syndrome d'hyperstimulation ovarienne chez la femme (voir «Mises en garde et précautions»).
Chez l'homme, il peut se développer une gynécomastie, persistant parfois pendant longtemps.

Propriétés/Effets

Code ATC: G03GA01
Mécanisme d'action
La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) stimule la fonction gonadique. Pendant la maturation folliculaire, la LH (et la hCG) agissent sur les cellules thécales, ce qui provoque une augmentation de la synthèse des androgènes. Les androgènes sont ensuite transformés en estradiol par les cellules de la granulosa, stimulées par la FSH. Durant la phase finale de la maturation folliculaire, la hCG facilite l'ovulation; après l'ovulation, elle maintient la fonction du corps jaune et prolonge la phase sécrétoire de l'endomètre.
Chez l'homme, la hCG stimule les cellules de Leydig, d'où une stimulation de la production de testostérone.
Pharmacodynamie
Pregnyl contient de la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) sécrétée par le placenta et extraite de l'urine de femmes enceintes. Sur le plan qualitatif, ses effets physiologiques sont pratiquement identiques à ceux de la gonadotrophine hypophysaire LH (hormone lutéinisante; ICSH «Interstitial Cell Stimulating Hormone»), mais son activité est plus forte, du fait de sa demi-vie nettement plus longue.
Efficacité clinique
Pregnyl est administré dans des indications précises avec de la hMG (gonadotrophine ménopausique humaine, ménotrophine) ou de la FSH (hormone folliculostimulante), ce traitement étant administré soit de façon séquentielle (après administration de hMG ou de FSH) dans les troubles de la fertilité chez la femme, soit simultanément (avec de la hMG) dans les troubles de la fertilité chez l'homme.
Aucun indice ne suggère un rapport entre le taux plasmatique de hCG et ses effets cliniques.
Rien n'indique que la hCG agisse sur le métabolisme des graisses, sur la répartition du tissu adipeux ou sur l'appétit. Pregnyl n'est donc pas indiqué pour le contrôle du poids corporel.

Pharmacocinétique

Absorption
La pharmacocinétique de la hCG manifeste une variabilité inter-individuelle élevée. Chez l'homme, les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en fonction de la dose environ 16 heures après une injection sous-cutanée unique de hCG et au bout d'environ 6 heures après une injection intramusculaire. Chez la femme, la concentration plasmatique maximale est atteinte environ 20 heures après l'administration, indépendamment du type d'injection. La différence entre les deux sexes, sur le plan du délai d'obtention des concentrations maximales après injection IM, peut être imputée au fait que la couche adipeuse fessière est plus épaisse chez la femme.
L'injection intramusculaire de hCG est bioéquivalente à l'injection sous-cutanée en termes d'ampleur de l'absorption.
Distribution
La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) est distribuée essentiellement dans les ovaires/les testicules.
Métabolisme
La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) est éliminée essentiellement par voie rénale à 80-90%.
Élimination
L'élimination de la hCG est bi-exponentielle, avec une demi-vie d'élimination d'environ 33 heures.
Comme l'élimination est lente, une accumulation est possible si des injections intramusculaires ou sous-cutanées sont répétées à des intervalles trop courts (par exemple tous les jours).

Données précliniques

Il n'existe pas de données précliniques pertinentes sur la hCG.

Remarques particulières

Incompatibilités
Comme il n'existe pas d'études concernant les incompatibilités, il ne faut pas mélanger ce médicament à d'autres médicaments.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage
Remarques concernant le stockage
Conserver à une température comprise entre 2 et 8 °C et à l'abri de la lumière.
Remarques concernant la manipulation
Dissoudre le produit lyophilisé dans le solvant. Étant donné que la solution reconstituée n'a qu'une stabilité limitée et que la stérilité de l'ampoule, une fois entamée, n'est plus garantie, il faut préparer la solution injectable immédiatement avant l'emploi. Il faut jeter les restes de solution qui ne sont pas immédiatement utilisés.

Numéro d’autorisation

19826 (Swissmedic).

Présentation

Ampoules à 1500 U.I.: 3 [B]
Ampoules à 5000 U.I.: 1 [B]

Titulaire de l’autorisation

MSD Merck Sharp & Dohme SA, Lucerne.

Mise à jour de l’information

Décembre 2017.
S-CCDS-MK8829-SOi-012017/MK8829-CHE-2017-016756

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