CompositionPrincipe actif: Pindololum.
Excipients: Lactosum, Excip. pro compr.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéComprimés à 5 mg.
Indications/Possibilités d’emploiHypertension.
Prophylaxie des crises d’angine de poitrine dans la maladie coronarienne, tachycardies sinusales et auriculaires, tachycardies paroxystiques, tachycardies liées à une fibrillation ou un flutter auriculaire, extrasystoles supraventriculaires.
Syndrome cardiaque hypercinétique.
Posologie/Mode d’emploiPosologie usuelle
La posologie doit être adaptée aux besoins individuels du patient; la fenêtre posologique se situe entre 5–30 mg/jour.
Hypertension: des doses journalières de 5–15 mg peuvent être administrées en une seule fois le matin. Une dose journalière de 20 mg doit être fractionnée en 2 prises, soit 2 comprimés 2×/jour. Dans de nombreux cas, l’hypertension de gravité légère à moyenne peut être traitée par Viskène seul. Les formes graves ou réfractaires peuvent nécessiter l’adjonction d’un autre antihypertenseur.
Angine de poitrine et troubles du rythme cardiaque: en règle générale, la dose journalière de 10–30 mg est fractionnée en 1–3 prises de 2 comprimés/jour.
Syndrome cardiaque hypercinétique: 7,5–20 mg/jour.
Instructions spéciales pour la posologie
Patients souffrant d’insuffisance rénale ou hépatique
En règle générale, les patients souffrant d’une insuffisance rénale ou hépatique peuvent être traités par des doses normales. Dans les cas sévères, une diminution de la dose journalière peut être nécessaire (cf. «Pharmacocinétique»).
Enfants
L’efficacité et la sécurité d’emploi de Viskène chez l’enfant n’ayant pas été étudiées, le médicament n’est pas indiqué en pédiatrie.
Patients âgés
Il n’existe aucune donnée justifiant la nécessité d’une adaptation posologique chez les patients âgés. Toutefois et d’une manière générale, la prudence est recommandée lors du traitement de ces patients (cf. «Mises en garde et précautions» et «Pharmacocinétique»).
Contre-indicationsHypersensibilité connue au principe actif ou à l’un des excipients ou sensibilité croisée à d’autres bêta-bloquants.
Asthme bronchique, broncho-pneumopathie chronique obstructive, bronchospasme à l’anamnèse.
Insuffisance cardiaque décompensée.
Coeur pulmonaire, bradycardie prononcée (normalement <45–50 battements/min.).
Bloc AV du 2e ou 3e degré.
Angor de Prinzmetal (angine de poitrine vasospastique).
Choc cardiogène.
Maladie du sinus.
Troubles sévères de la circulation périphérique artérielle.
Phéochromocytome non traité.
Mises en garde et précautionsSystème cardiovasculaire
Viskène déprime moins le myocarde que les bêta-bloquants dépourvus d’activité sympathomimétique intrinsèque (ASI); il est néanmoins recommandé de bien compenser les patients atteints d’une insuffisance cardiaque latente ou manifeste avant de leur administrer Viskène. Lorsqu’on utilise Viskène lors d’un infarctus du myocarde en phase aiguë, une surveillance rigoureuse des paramètres cardio-vasculaires est indispensable.
Organes respiratoires
En raison de son activité sympathomimétique, Viskène n’influence généralement pas la fonction respiratoire de manière notable chez les patients sujets aux bronchospasmes provoqués par une pneumopathie obstructive chronique non liée à l’asthme. Toutefois, comme pour d’autres bêta-bloquants, un effet bronchoconstricteur ne peut jamais être entièrement exclus; c’est pourquoi les bêta-bloquants ne devraient jamais être prescrits à des patients ayant des antécédents d’asthme bronchique, de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou de bronchospasme (cf. «Contre-indications»). Si un bronchospasme se manifestait malgré tout, les mesures thérapeutiques appropriées doivent être mises en oeuvre.
Anesthésie
Lorsqu’une anesthésie générale est pratiquée chez un patient sous bêta-bloquant, la fonction cardio-vasculaire sera étroitement surveillée.
Réaction de rebond
En cas de brusque interruption d’un traitement par Viskène au long cours, la probabilité d’un rebond par hypersensibilité à la stimulation des récepteurs bêta-adrénergiques est plus faible qu’avec les bêta-bloquants dépourvus d’ASI. Toutefois, lorsque le traitement par Viskène doit être interrompu, une réduction progressive des doses par paliers est recommandée.
Réactions anaphylactiques
Il se peut que les réactions anaphylactiques déclenchées par d’autres substances évoluent de manière particulièrement sévère chez les patients sous bêta-bloquants, notamment sous bêta-bloquants non sélectifs, et qu’elles ne répondent pas aux doses usuelles d’adrénaline. Il faudrait si possible éviter les bêta-bloquants chez les patients présentant un risque accru d’anaphylaxie.
Phéochromocytome
Chez les patients qui souffrent d’une tumeur chromaffine, les bêta-bloquants doivent toujours être associés à un alpha-bloquant (cf. «Contre-indications»).
Affections vasculaires périphériques
En cas de troubles circulatoires périphériques préexistants, le traitement par bêta-bloquant entraîne souvent une aggravation des symptômes. Avec Viskène, grâce à son action sympathomimétique sur les récepteurs bêta2 vasculaires (vasodilatation), les effets secondaires vasculaires périphériques (tels qu’extrémités froides et paresthésies) sont rarement observés.
Fonction rénale
Viskène a rarement entraîné une aggravation de la fonction rénale chez les patients souffrant déjà d’une insuffisance rénale grave.
Chez les patients dialysés, le risque d’hyperkaliémies peut s’accroître lors de l’utilisation de bêta-bloquants.
Diabète
Il faut informer les diabétiques, en particulier les diabétiques insulino-dépendants, que les bêta-bloquants peuvent masquer certains signes et symptômes d’hypoglycémie (p.ex. palpitations, tachycardie et tremblements) mais que la transpiration n’est pas inhibée. L’utilisation concomitante de bêta-bloquants et d’antidiabétiques doit toujours être surveillée pour assurer le maintien d’un bon contrôle du diabète (cf. «Interactions»).
Administration simultanée avec les antidiabétiques, les anticalciques, la cimétidine, la clonidine, les inhibiteurs de la MAO, les AINS, les phénothiazines, la réserpine, les sympathomimétiques, l’alcool: cf. sous «Interactions».
Hyperthyroïdie
Les bêta-bloquants pouvant masquer les signes cliniques d’une hyperthyroïdie (p.ex. tachycardie), la fonction thyroïdienne de ces patients doit être surveillée avec soin.
Patients âgés
Le traitement des patients âgés requiert de la prudence. Une baisse excessive de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque peut réduire l’irrigation sanguine des organes vitaux jusqu’à un niveau insuffisant.
Administration concomitante d’anticalciques
Compte-tenu du risque d’arrêt cardiaque, un anticalcique de type vérapamil ne doit pas être administré par voie intraveineuse simultanément à un patient déjà traité par un bêta-bloquant.
Psoriasis
Les bêta-bloquants étant susceptibles d’aggraver un psoriasis, Viskène ne doit être prescrit aux patients présentant un psoriasis qu’après une évaluation soigneuse des bénéfices et des risques.
Syndrome oculo-muco-cutané
Le syndrome oculo-muco-cutané grave décrit sous traitement par le practolol n’a pas été décrit sous le pindolol. Toutefois, certains signes de ce syndrome comme la sécheresse oculaire et une éruption cutanée ont été observés. Dans la majorité des cas, ces symptômes ont disparu après l’arrêt du traitement. L’arrêt du traitement par le pindolol doit être envisagé, et le passage à un principe actif d’une autre classe thérapeutique peut être conseillé.
InteractionsInhibiteurs de la MAO
L’association des IMAO avec les bêta-bloquants est déconseillée. Théoriquement, une hypertension assez sévère peut encore se produire jusqu’à 14 jours après l’arrêt de l’IMAO.
Antidiabétiques
Les bêta-bloquants, notamment ceux non bêta1 sélectifs, peuvent retarder la normalisation de la glycémie après le traitement d’une hypoglycémie. Il convient d’éviter les bêta-bloquants chez les patients dont le diabète est insuffisamment contrôlé et qui présentent une tendance aux épisodes hypoglycémiques (cf. «Mises en garde et précautions»).
Les bêta-bloquants peuvent altérer la réaction hémodynamique normale à une hypoglycémie et provoquer une élévation de la tension artérielle allant de pair avec une bradycardie sévère (cf. «Mises en garde et précautions»).
Anticalciques
On sait par expérience que l’administration simultanée, par voie orale, d’un bêta-bloquant et d’un anticalcique du groupe des dihydropyridines donne de bons résultats dans l’hypertension et l’angine de poitrine. Cependant, l’anticalcique ne doit pas être administré par voie i.v. en raison de l’influence qu’il pourrait avoir sur la contractilité cardiaque et la conduction de l’excitation. Pour la même raison, l’administration simultanée par voie orale nécessite une surveillance attentive du patient. C’est pourquoi l’association d’un anticalcique de type vérapamil ou diltiazem à un bêta-bloquant doit être évitée.
Chez les patients atteints d’une insuffisance cardiaque latente, on ne peut exclure que l’utilisation concomitante de dérivés dihydropyridiniques comme la nifédipine et de pindolol ne provoque une forte baisse de la tension artérielle et une décompensation cardiaque aiguë.
Glucosides digitaliques
Les effets inhibiteurs des bêta-bloquants et des glucosides digitaliques peuvent se renforcer réciproquement au niveau de la conduction myocardique, particulièrement au niveau du noeud auriculoventriculaire. Une bradycardie ou une interruption partielle ou complète de la conduction cardiaque est possible.
Cimétidine
La cimétidine est un inhibiteur modéré de plusieurs enzymes du cytochrome tels que CYP2D6, CYP3A4, CYP2C19, CYP2E1, CYP2C9 et CYP1A2. L’utilisation concomitante de la cimétidine peut inhiber le métabolisme hépatique du pindolol et conduire à une augmentation de la concentration plasmatique de pindolol.
Les barbituriques peuvent conduire à une baisse de la concentration plasmatique de pindolol.
Médicaments antiadrénergiques
L’effet antihypertenseur des alpha-bloquants comme la doxazosine ou l’urapidil et des antisympathotoniques comme la guanéthidine, la réserpine, l’alpha-méthyldopa ou la clonidine peut être renforcé par les bêta-bloquants. Les bêta-bloquants sont susceptibles de renforcer la dysrégulation orthostatique qui peut survenir lors de la première dose d’alpha-bloquants.
Clonidine
Pour mettre fin à un traitement associant un bêta-bloquant et la clonidine, il faut d’abord diminuer progressivement la dose du bêta-bloquant pendant plusieurs jours avant d’arrêter la clonidine. Cela permet de réduire à un minimum le risque de crise hypertensive après l’arrêt de la clonidine.
AINS
L’administration concomitante d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, y compris les inhibiteurs de la COX-2, et d’un bêta-bloquant peut en atténuer l’effet antihypertenseur, probablement parce que ceux-ci inhibent la biosynthèse rénale des prostaglandines et entraînent une rétention hydrosodée.
Phénothiazines, antihypertenseurs, diurétiques et vasodilatateurs
Un renforcement de l’effet hypotenseur est possible lorsque ces produits sont administrés en même temps que des bêta-bloquants.
Médicaments sympathomimétiques
L’utilisation simultanée de bêta-bloquants non sélectifs et de médicaments sympathomimétiques tels qu’adrénaline, noradrénaline, isoprénaline ou éphédrine peut renforcer l’effet hypertenseur et conduire à une hypertension en raison de leurs effets antagonistes.
Anesthésiques locaux
Chez les patients sous pindolol, l’administration locale d’anesthésiques contenant des sympathomimétiques (p.ex. épinéphrine) peut conduire à des réactions cardio-circulatoires comme une hypertension ou une baisse du débit cardiaque.
Anesthésiques
Les effets cardiaques inhibiteurs des bêta-bloquants et de certains anesthésiques peuvent se renforcer réciproquement. Il faut si possible éviter les anesthésiques provoquant une dépression myocardique comme par exemple l’éther, le cyclopropane et le trichloréthylène.
Médicaments antiarythmiques
L’administration concomitante de bêta-bloquants et d’antiarythmiques de la classe I comme le disopyramide, le tocaïnide, le flécaïnide ou l’amiodarone peut en renforcer l’effet sur le temps de conduction auriculaire et induire un effet inotrope négatif. Même si cet effet n’est que peu prononcé lors du traitement par le pindolol, l’éventualité d’une interaction avec les antiarythmiques demeure.
Alcaloïdes de l’ergot de seigle
L’administration concomitante de bêta-bloquants peut renforcer l’effet vasoconstricteur des alcaloïdes de l’ergot de seigle et provoquer des ischémies périphériques.
Alcool
L’alcool peut renforcer l’effet sédatif des bêta-bloquants.
Grossesse/AllaitementLes études de reproduction n’ont pas indiqué d’effet tératogène de la substance (cf. «Données précliniques»). Chez la femme enceinte, on ne dispose d’aucune expérience concernant l’utilisation au premier trimestre de la grossesse, et d’une expérience insuffisante concernant l’utilisation de cette substance aux deuxième et troisième trimestres de la grossesse. C’est pourquoi la prudence est recommandée lors de l’utilisation de Viskène pendant la grossesse. Le pindolol franchit la barrière placentaire et la concentration atteinte dans le sang du cordon ombilical correspond à environ la moitié de la concentration sérique de la mère. Les études cliniques menées auprès d’hypertendues enceintes ont montré que la bradycardie ou l’hypoglycémie observée chez quelques nouveau-nés est probablement imputable au blocage bêta-adrénergique. Le traitement doit par conséquent être arrêté 24–72 h avant l’accouchement. Les nouveau-nés doivent faire l’objet d’une surveillance médicale attentive pendant 48–72 h encore après la délivrance.
Le pindolol passe dans le lait maternel et sa concentration y correspond au double ou au triple de la concentration sérique de la mère (cf. «Pharmacocinétique»). Bien que la quantité de principe actif absorbé ne présente vraisemblablement aucun danger pour l’enfant, le pindolol ne doit pas être administré en période d’allaitement en raison de possibles effets pharmacologiques chez le nouveau-né.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesEtant donné que les bêta-bloquants peuvent provoquer des vertiges et de la fatigue principalement en début de traitement, les patients devront évaluer leur réaction individuelle à Viskène et être prudents lors de la conduite d’un véhicule ou de l’utilisation de machines.
Effets indésirablesLes effets indésirables sous Viskène étaient bénins et passagers dans la majorité des cas.
L’interruption du traitement par Viskène n’est que rarement nécessaire (cf. «Mises en garde et précautions»).
Les effets indésirables ont été répertoriés dans le cadre de la surveillance post-marketing de Viskène. Comme ils ont été rapportés de manière volontaire par une population de taille inconnue, il est impossible d’estimer leur fréquence de manière fiable; leur fréquence est donc répertoriée comme inconnue. Dans chaque classe d’organes, les effets indésirables sont cités selon leur degré de gravité décroissant.
Troubles psychiatriques
Dépression, hallucinations.
Système nerveux
Tremblements, vertiges, céphalées, troubles du sommeil.
Troubles gastro-intestinaux
Troubles gastro-intestinaux (principalement nausées).
Troubles cardiaques
Bradycardie, troubles de la conduction cardiaque, défaillance cardiaque.
Troubles vasculaires
Hypotension, symptômes de troubles vasculaires périphériques (sensation de froid dans les extrémités), symptômes similaires à ceux du syndrome de Raynaud.
Organes respiratoires
Bronchospasme, dyspnée.
Troubles cutanés
Réactions cutanées de type allergique (érythème, prurit), hyperhidrose, péjoration du psoriasis.
Troubles musculosquelettiques
Crampes musculaires.
Organes de reproduction et des seins
Troubles de la puissance sexuelle.
Troubles généraux
Fatigue.
SurdosageDes cas de surdosage ont été rapportés. Un surdosage de bêta-bloquants peut provoquer une bradycardie prononcée, une hypotension, une insuffisance cardiaque, un choc cardiogène, des troubles de la conduction, un arrêt cardiaque, une dyspnée, des bronchospasmes, des vomissements, une hypoglycémie, un trouble de la conscience, des convulsions généralisées, un coma et le décès. Un surdosage de bêta-bloquants avec activité sympathomimétique instrinsèque (ASI) comme Viskène peut dans de rares cas provoquer une tachycardie et une hypertension. La prise simultanée d’alcool, d’antihypertenseurs, d’antidépresseurs ou d’antiarythmiques peut aggraver les signes et les symptômes d’un surdosage.
Traitement
En cas de surdosage, il convient de prendre les mesures thérapeutiques générales et particulières appropriées. La surveillance et la stabilisation médicamenteuse du système cardiovasculaire et d’autres paramètres vitaux peut s’avérer nécessaire.
Propriétés/EffetsCode ATC: C07AA03
Mécanisme d’action
Viskène est un antagoniste des récepteurs bêta-adrénergiques (bêta-bloquant). Son action sur les récepteurs bêta1 et bêta2-adrénergiques dure plus de 24 heures. L’effet stabilisateur de membrane est sans signification clinique. De par son activité sympathomimétique intrinsèque (ASI), Viskène maintient au niveau du coeur une stimulation basale proche de celle observée au repos en cas d’activité normale du sympathique. Le risque de bradycardie est donc faible et le débit cardiaque n’est pas réduit.
L’effet vasodilatateur a une importance clinique. Il résulte de l’agonisme partiel exercé sur les récepteurs bêta2-adrénergiques des vaisseaux sanguins. En cas d’hypertension préexistante, Viskène abaisse la résistance vasculaire accrue; la vascularisation des tissus et organes n’est pas altérée, dans certains cas, elle est même améliorée.
Dans des études de pharmacologie humaine, Viskène produit un effet bêta-bloquant cardiaque à des doses env. 20× plus faibles que nécessite le propranolol pour l’obtention du même effet.
L’effet prononcé de l’ASI sur la musculature lisse des bronches diminue le risque de bronchospasme en cas de pneumopathie obstructive non liée à l’asthme.
Le rapport entre les lipoprotéines de haute densité (HDL) et celles de faible densité (LDL) reste constant pendant les traitements au long cours par Viskène. Viskène n’a donc pas d’influence défavorable sur les lipoprotéines plasmatiques.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration orale, le pindolol est rapidement et presque complètement (≥95%) absorbé dans le tractus gastro-intestinal. La biodisponibilité absolue moyenne après administration orale est de 87 à 92% environ. Des taux plasmatiques situés entre 10 et 30 ng/ml déploient une efficacité thérapeutique. Après administration d’une dose unique de 5 mg de pindolol, la concentration plasmatique maximale (Cmax) de pindolol est de 33,1 ± 5,2 (ESM) ng/ml (ET: 18,16 ng/ml) (Tmax 1–2 h).
Distribution
Le pindolol est complètement et rapidement distribué dans le corps (volume de distribution moyen de 2–3 l/kg). 40% environ de la substance sont liés aux protéines plasmatiques. La cinétique d’élimination suit en général un modèle à un compartiment, décrite comme une fonction monoexponentielle décroissante.
Métabolisme
Le pindolol est hydroxylé à raison d’environ 60 à 70% dans le foie en formant des métabolites inactifs. Ces métabolites sont éliminés par les reins et le foie sous forme de glucuronides ou de sulfates d’éther.
Elimination
La demi-vie d’élimination de Viskène est de 3–4 heures et la clairance systémique se situe entre 400–500 ml/min. 30–40% du médicament sont éliminés dans l’urine sous forme inchangée. La demi-vie d’élimination des métabolites inactifs est de 8 h. La part excrétée par voie biliaire se monte à environ 6–8%.
Proportionnalité de la dose
Dans l’intervalle posologique situé entre 5 et 20 mg, une augmentation de l’exposition dose-dépendante a été observée.
Influence de la nourriture
La prise avec ou sans nourriture n’a pas conduit à des différences significatives dans l’absorption du pindolol. La nourriture semble accroître la vitesse d’absorption du pindolol et conduire à une concentration plasmatique maximale (Cmax) légèrement plus élevée et plus précoce (Tmax); cette observation ne semble toutefois pas être cliniquement pertinente.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
Chez les patients âgés, une augmentation des concentrations plasmatiques et un allongement de la demi-vie du pindolol peuvent être le résultat combiné d’une diminution du métabolisme liée à l’âge, d’une baisse de l’irrigation sanguine du foie et d’une baisse de l’élimination rénale.
Grossesse
Le pindolol passe la barrière placentaire et passe en quantités minimes dans le lait maternel (cf. «Grossesse/Allaitement»). La distribution transplacentaire du pindolol n’est pas stéréosélective. Une grossesse peut modifier les caractéristiques pharmacocinétiques du pindolol; ces modifications indiquent une augmentation du volume de distribution et de la clairance totale.
Il n’y a pas de différence significative entre la demi-vie d’élimination du pindolol chez la femme enceinte et chez la femme non enceinte.
Patients avec insuffisance hépatique ou rénale
Les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique peuvent en général être traités par des doses normales. Dans les cas sévères, une réduction de la dose journalière peut être nécessaire. La demi-vie plasmatique du pindolol peut augmenter jusqu’à 11,5 heures chez les insuffisants rénaux selon la sévérité de l’insuffisance rénale et jusqu’à 30 heures chez les cirrhotiques selon la sévérité de la cirrhose.
Données précliniquesToxicité chronique
Lors d’études de toxicité chronique par voie orale (pendant 1 à 2 ans) chez les souris, les rats et les chiens, Viskène n’a pas provoqué de toxicité significative.
Mutagénicité et carcinogénicité
Viskène (pindolol) ne présente aucun potentiel génotoxique in vitro (test de Ames) ni in vivo (test du micronoyau). Lors d’études de carcinogénicité par voie orale sur un à deux ans chez les rats et les souris avec des doses de 98 ou 124 mg/kg/jour, Viskène (pindolol) n’a pas provoqué de modifications pathologiques néoplasiques, prénéoplasiques ou non néoplasiques.
Toxicité de reproduction
Lors d’études par voie orale chez les souris, les rats et les lapins, les doses allant jusqu’à 75 mg/kg chez les souris, jusqu’à 100 mg/kg chez les rats et jusqu’à 80 mg/kg chez les lapins ne se sont pas révélées tératogènes. Lors d’études par voie orale portant sur la fertilité et sur la capacité reproductive en général, Viskène (pindolol) n’a pas provoqué d’effets indésirables à la dose de 10 mg/kg. Lors d’études portant sur la fertilité mâle et la toxicité reproductive en général chez les rats, une toxicité explicite, caractérisée par une mortalité et une prise de poids réduite, a été observée dans le groupe recevant 100 mg/kg/jour. Chez les animaux mâles ayant reçu 100 mg/kg, la mortalité prénatale paraissait accrue, mais le développement de la descendance n’était pas entravé. Chez les animaux femelles ayant reçu Viskène (pindolol) avant l’accouplement et jusqu’au jour 21 de la lactation, le comportement copulatoire était atténué aux doses de 100 et de 30 mg/kg. De plus, une mortalité accrue de la descendance a été observée à ces doses. La mortalité prénatale était accrue aux doses de 10 mg/kg, sans toutefois qu’une relation dose-effet claire soit observable. La survie prénatale était réduite aux doses de 100 mg/kg.
Remarques particulièresStabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C).
Conserver les médicaments hors de portées des enfants.
Numéro d’autorisation35364 (Swissmedic).
PrésentationComprimés à 5 mg (sécables): 30 et 100. [B]
Titulaire de l’autorisationNovartis Pharma Schweiz AG, Risch; Domicile: 6343 Rotkreuz
Mise à jour de l’informationOctobre 2011.
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