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Information professionnelle sur Hexabrix® 320:Guerbet AG
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsimprimé 
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: acide ioxaglique, sel de sodium et de méglumine
Excipients: calcium édétate de sodium, eau pour préparations injectables.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable par voie intra-vasculaire et intra-articulaire, pouvant également être administrée par voie intra-utérine ou orale/rectale. Solution limpide aqueuse à jaune pâle.
1 ml de produit de contraste radiologique Hexabrix 320 contient 196,5 mg d'ioxaglate de sodium et 393 mg d'ioxaglate de méglumine en solution aqueuse.
Teneur en iode: 320 mg/ml.

Indications / Possibilités d’emploi

Produit de contraste à usage chez l’enfant et l’adulte.
Destiné à être utilisé pour l’angiographie de tous les territoires y compris cérébrale et coronaire, angiographie numérisée par soustraction digitale, phlébographie, urographie, arthrographie, examen de l'appareil digestif, hystérosalpingographie.

Posologie / Mode d’emploi

La posologie à utiliser dans les différentes indications est fixée en fonction de l'état du patient, des données cliniques et de la technique d'examen. Le produit de contraste peut être administré par voie intraveineuse, intra-artérielle, intra-articulaire, intra-utérine, orale ou rectale. La quantité de produit de contraste appliqué doit être la plus petite possible. Les doses recommandées suivantes se basent sur l'expérience clinique.
Artériographie abdominale et angiocardiographie
Adultes:
1 ml/kg de poids corporel
-Ventriculographie avec 30 à 50 ml
-Coronarographie avec 2 à 10 ml
-Injections répétées jusqu’à env. 150 ml
Enfants:
1 ml/kg de poids corporel à adapter en fonction du poids, de l’âge, de la cardiopathie
Artériographie cérébrale
A. carotis, A. vertebralis ave 10 à 20 ml
Crosse aortique avec 1 ml/kg de poids corporel
Injections répétées jusqu’à env. 200 ml
Angiographie pulmonaire
1 ml/kg de poids corporel
Artériographie des extrémités
Par extrémité 20 à 60 ml
Phlébographie
50 à 100 ml par membre
Angiographie numérisée par soustraction digitale
Par voie intra-artérielle en dilution 1:1 (Aqua dest ster ou NaCl 0.9%) avec 10 à 50 ml par image – peut être répétée.
Par voie intraveineuse avec des doses de 150 à 200 ml.
Arthrographie: par voie intra-articulaire
En fonction du volume de l’articulation concernée:
Genou avec 10 – 20 ml, hanche avec 5 – 15 ml, épaule avec 5 – 15 ml.
Hystérosalpingographie sélective intra-utérine
En fonction du volume de l’utérus jusqu’à 20 ml
Urographie i.v. (adultes)
50 à 100 ml
Examen de l’appareil digestif
Adultes
Voie orale: 100 – 200 ml d‘Hexabrix, pur ou dilution 1:1 avec de l‘eau
Voie rectale: 100 – 400 ml d‘Hexabrix, dilution 1:3 ou 1:4 avec de l‘eau
Enfants en dessous de 10 ans
Voie orale: 10 – 40 ml d‘Hexabrix additionné de 10 – 40 ml d‘eau
Voie rectale: 30 à 150 ml Hexabrix, pur ou dilution 1:4 ou 1:5 avec de l’eau
Voir „Mises en garde et précautions
Remarque importante: Hexabrix ne doit pas être appliqué par voie intrathécale/sous-arachnoïdienne, voir «Contre-indications».
Selon l’expérience acquise, des états d'excitation, d'angoisse et des douleurs peuvent être à l'origine d'effets indésirables ou de réactions induites par le produit de contraste. Un environnement rassurant pour le patient ainsi que des médicaments appropriés peuvent éviter ces manifestations.
Si possible, l'administration intravasculaire du produit de contraste doit être effectuée en position couchée et le patient doit être surveillé pendant les 30 à 60 minutes suivantes, car l’expérience a montré que la plupart des réactions graves surviennent pendant ce délai. Toutefois, des réactions tardives (après quelques heures voire quelques jours) sont possibles.
Les produits de contraste ioniques tels que Hexabrix exercent un effet anticoagulant plus prononcé que les produits de contraste non ioniques. Toutefois, veillez à utiliser une technique angiographique extrêmement soignée, évitez la stagnation des volumes en contact avec du sang, rincez souvent les cathéters et les accès aux vaisseaux avec une solution saline physiologique (à l'héparine), limitez la durée de l'examen, utilisez des seringues en matière plastique à la place de seringues en verre et administrez des anticoagulants supplémentaires (par ex. héparine) afin de limiter au mieux le risque de thromboembolie.
En principe, les directives générales d'hygiène s'appliquant aux solutions stériles doivent être respectées lors de l'administration de produits de contraste. Etant donné que les solutions ne sont pas conservées, les quantités restantes non utilisées lors de l'examen doivent être jetées.
La dose maximale autorisée dépend aussi bien du patient que de la période pendant laquelle la dose totale est administrée. Les enfants en bas âge, les patients avec une réserve cardiaque diminuée, un volume de distribution réduit et une altération de la fonction rénale présentent un risque relatif plus élevé de surdosage par le produit de contraste. En cas d'urgence, une répétition ou la poursuite de l'examen diagnostique avec des doses plus élevées de produit de contraste peuvent être envisagées au plus tôt après 10 heures et en respectant toutes les mesures de sécurité. Une surveillance particulièrement rigoureuse de la fonction rénale est recommandée dans de tels cas. Afin d’éviter une extravasation il faut contrôler la position intravasculaire du système d’injection avant et pendant l’administration et ceci tout spécialement auprès des nouveau-nés, des enfants en bas âge ou des personnes ayant un accès vasculaire difficile.

Contre-indications

Myélographie: l’administration par voie intrathécale ou sous-arachnoïdienne (ou épidurale) d’Hexabrix pour une myélographie, l’imagerie des ventricules cérébraux ou cisternographie est absolument contre-indiquée, car des réactions neurotoxiques graves potentiellement létales comme myoclonies ou status epilepticus sont prévisibles.
Antécédents de réactions à un produit de contraste, mastocytose, phéchromocytome, emphysème pulmonaire, hyperthyroïdie latente ou manifeste, diabète sucré avec microangiopathie prononcée ou myélome.
Une hystérosalpingographie est absolument contre-indiquée lors d’une grossesse ou en présence d’un processus inflammatoire aigu dans la région pelvienne
Arthrographie: en cas d’articulation cliniquement enflammée, d’infection ou d’anticoagulation (risque d’hémorragie ou d’hématome).

Mises en garde et précautions

Remarque importante: Hexabrix ne doit pas être appliqué par voie intrathécale/sous-arachnoïdienne, voir «Contre-indications».
Tenir spécialement compte de la comédication. En particulier lors de:
médicaments problématiques lors de réactions anaphylactoïdes/anaphylactiques: interleukine/interféron, antagonistes des récepteurs bêta-adrénergiques (voir «Interactions»)
médicaments abaissant le seuil convulsif, diurétiques, médicaments potentiellement néphrotoxiques ou surchargeant le cœur, inhibiteurs de l’ECA
Une évaluation individuelle spéciale du rapport bénéfice/risque et une prudence particulière sont recommandées dans les situations suivantes: lésions cérébrovasculaires, spécialement avec risque d’hémorragie, tumeur cérébrale, épilepsie ainsi que chez le nouveau-né (voir «Effets indésirables»)
En règle générale, lors de l’utilisation de produits de contraste, veiller à utiliser une quantité de produit de contraste la plus petite possible.
Risque d’hypersensibilité
Chez les patients présentant un risque élevé d’hypersensibilité, l’administration d’un produit de contraste iodé se fera uniquement après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque ainsi qu’après administration éventuelle d’une prémédication antiallergique. De plus, dans le cas d’une réaction anaphylactique/anaphylactoïde, les possibilités de réanimation et principalement d’administration parentérale d’adrénaline doivent être à disposition (voir plus bas). Pour les patients sous bêta-bloquants, voir sous “Interactions“.
Une prudence particulière est recommandée lors d’intolérance connue aux inhibiteurs des prostaglandines, d’atopie/asthme (risque accru d’une réaction d’hypersensibilité ou de bronchospasme), d’insuffisances hépatique, rénale, cardiovasculaire ou respiratoire.
Réactions d’hypersensibilité
Comme avec tout produit de contraste iodé, des réactions anaphylactoïdes peuvent se manifester avec des complications cardiovasculaires (choc) ou respiratoires (œdème du larynx, bronchospasme) ainsi que des symptômes abdominaux, urticaire, angiœdème ou complications neurologiques pouvant menacer dans certaines circonstances le pronostic vital. Elles peuvent être immédiates (moins de 60 minutes), ou retardées (jusqu’à 7 jours après administration). Elles sont souvent imprévisibles.
Les conditions pour une thérapie d’urgence doivent être remplies avant chaque examen et le matériel nécessaire doit être prêt à l’emploi (entre autres, oxygène, adrénaline ou autres médicaments en fonction de la comédication, matériel de perfusion, possibilités d'intubation et de respiration artificielle).
Il est absolument impératif d’être familier avec les mesures nécessaires à prendre en cas d’urgence.
L’administration d’Hexabrix ne doit avoir lieu que lorsqu’une voie d’accès intraveineuse est présente avant, pendant et après l’examen.
Le patient devra être surveillé pendant au moins 30 à 60 minutes après l'administration du produit de contraste, car l’expérience a montré que la plupart des réactions graves surviennent pendant ce délai (voir «Effets indésirables»).
Facteur de risque de trouble de la fonction thyroïdienne
A cause de leur teneur en iodure libre, les produits de contraste iodés influencent la fonction thyroïdienne et peuvent provoquer une hyperthyroïdie chez les patients prédisposés. Pour éviter ce trouble du métabolisme, le recensement des facteurs de risque thyroïdiens est nécessaire. Les patients à risque sont ceux présentant une hyperthyroïdie latente ou une fonction thyroïdienne autonome. Il convient de s’assure avant l’administration de produits de contraste iodés que le patient ne va pas bénéficier d’une exploration scintigraphie de la thyroïde ou d’une administration d’iode radioactif à visée thérapeutique. Chez les patients potentiellement à risque, la fonction thyroïdienne sera vérifiée avant l'exploration et une hyperthyroïdie sera exclue. Un blocage médicamenteux de la thyroïde à vue préventive sera pris en considération.
En outre, l’administration de produits de contraste iodés peut déclencher une hypothyroïdie, principalement chez le nouveau-né et tout spécialement chez le prématuré. Pour cette raison, les valeurs TSH et T4 doivent être contrôlées sept à dix jours ainsi que un mois après l’administration du produit de contraste. Voir également sous „Interactions“, „Effets indésirables“ et „Remarques particulières“.
Facteur de risque de trouble de la fonction rénale
Dans de rares cas, une défaillance rénale aiguë peut survenir, principalement en cas d’altération préexistante de la fonction rénale, dont l’évolution est réversible dans la majorité des cas. Les facteurs prédisposants regroupent: insuffisance rénale préexistante, notamment une néphropathie diabétique, âge supérieur à 60 ans ou jusqu’à 1 an révolu, déshydratation, sclérose vasculaire avancée, plasmocytome, insuffisance cardiaque décompensée, gammapathie monoclonale (myélome multiple, maladie de Waldenström), dose élevée de produit de contraste et injections multiples, administration du produit de contraste directement dans l’artère rénale, exposition à d’autres substances néphrotoxiques aussi bien que les patients ayant des antécédents de néphropathie après administration de produits de contraste iodés. Le risque est incertain lors d’hypertension, d’hyperuricémie et de protéinurie. Les mesures préventives suivantes sont recommandées: assurer un apport liquidien suffisant avant et également après l’administration du produit de contraste, de préférence par la perfusion de solution saline, éviter toutes les substances néphrotoxiques supplémentaires, réduire la dose au strict minimum, respecter un intervalle de temps suffisamment long entre 2 administrations de produit de contraste (48 heures au moins) ainsi qu’un contrôle continu de la fonction rénale. L’administration d’un produit de contraste pour une exploration radiologique à un patient dialysé est possible, puisque les produits de contraste iodés sont dialysables.
Une attention particulière est nécessaire lorsqu’une insuffisance hépatique s’ajoute à une insuffisance rénale chez un patient, situation qui majore le risque de rétention du produit de contraste.
Facteur de risque d’affection cardio-vasculaire
Les patients atteints de maladies cardiovasculaires ont un risque accru de développer des modifications sévères de l’hémodynamie et de l’électrophysiologie cardiaques (formation et conduction de l’influx cardiaque). Ce risque est d’autant plus grand que l’application du produit de contraste a lieu dans les coronaires, le ventricule gauche, le ventricule droit ou à haute dose. Les patients particulièrement prédestinés à développer des réactions cardiaques sont ceux ayant une insuffisance cardiaque, une maladie coronarienne sévère, une angine de poitrine instable, une affection des valves cardiaques, un infarctus du myocarde récent, un pontage coronarien et une hypertension pulmonaire.
Après la commercialisation du produit, des cas de torsades de pointe ont été signalés, c’est pourquoi Hexabrix doit être administré avec prudence aux patients qui ont ou peuvent développer une prolongation de l’intervalle QTc, y compris les patients prennant d’autres médicaments qui induisent une prolongation de l’intervalle QTc.
Asthme
L’équilibration de l’asthme est recommandée avant injection d’un produit de contraste iodé. Une attention particulière est nécessaire en cas de crise d’asthme déclarée dans les 8 jours avant l’examen, en raison du risque accru de survenue d’un bronchospasme
Facteur de risque du système nerveux central
En raison du risque d’aggravation de la symptomatologie neurologique chez les patients présentant un accident ischémique transitoire, un infarctus cérébral aigu, une hémorragie intracrânienne récente, un œdème cérébral ou une épilepsie. En cas d’utilisation par voie intra-artérielle chez un éthylique et chez les toxicomanes à d’autres substances.
Facteur de risque de phéochromocytome
Chez les patients ayant un phéochromocytome, une prémédication à base d’alpha-bloquants est recommandée à cause du risque de crise hypertensive sévère.
Facteur de risque de myasthénie grave
L’administration de produits de contraste peut avoir un effet néfaste sur les symptômes d’une myasthénie grave.
En cas d’utilisation intra-utérine
Exclure avec certitude la présence d’une grossesse avant de réaliser une hystérosalpingographie (voir „Contre-indications“). Une hystérosalpingographie ne doit être effectuée qu’après une évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque en cas de processus aigus inflammatoires ou infectieux dans la cavité pelvienne. L’exposition des organes de reproduction féminins aux rayons X, que ce soit avec ou sans produit de contraste, doit toujours être soumise à une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice/risque.
Précautions d’emploi liées à l’administration per os ou par voie intra-rectale
L’apparition d’une diarrhée peut entraîner une déshydratation, notamment chez l’enfant et surtout chez le nourrisson. Il convient de veiller au rééquilibrage hydroélectrique chez le sujet déshydraté. L’administration per os ou par voie rectale entraîne normalement une diffusion systémique très limitée. On retrouve dans l’urine 1 à 2 % de la dose administrée, le reste étant éliminé par les fèces. Par contre en cas d’altération de la muqueuse, l’absorption est augmentée. Elle est totale en cas de perforation avec passage dans la cavité péritonéale et le produit de contraste est éliminé par voie urinaire. Voir «Pharmacocinétique»
Exacerbation d’effets indésirables
Les effets indésirables liés à l’administration d’un produit de contraste iodé peuvent être exacerbés chez les patients présentant une agitation, une anxiété et des douleurs. Une prise en charge appropriée peut être nécessaire, et peut même comporter une sédation.
Divers
Hexabrix 320 contient 352 mg de sodium par 100 ml.
Cette quantité doit être prise en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.

Interactions

Antidiabétiques appartenant au groupe des biguanides (metformine, buformine)
Le traitement par les biguanides sera interrompu en cas d’insuffisance rénale ou de maladies de reins, et repris au plus tôt deux jours après l'examen radiologique ou lorsque la fonction rénale se sera rétablie. Les biguanides sont contre-indiqués en cas d’insuffisance rénale préexistante. En cas d’exploration d’urgence sans contrôle de la fonction rénale, toutes les mesures doivent être respectées pour éviter une insuffisance rénale ou une acidose lactique. En complément d’information, voir „Mises en garde et précautions“.
Radiopharmaceutiques
Les produits de contraste iodés perturbent pendant plusieurs semaines la capture de l’iode radioactif par le tissu thyroïdien pouvant entraîner d’une part un défaut de fixation dans la scintigraphie thyroïdienne et d’autre part une baisse d’efficacité du traitement par l’iode 131. Lorsqu’une scintigraphie rénale par injection de radiopharmaceutiques secrétées par le tubule rénal est prévue, il est préférable de l’effectuer avant l’injection du produit de contraste.
Interleukine-2 (IL-2), Interféron
Une hypersensibilité accrue aux produits de contraste, respectivement une toxicité IL-2 plus forte associée à des symptômes comme par ex. rougeur cutanée, érythème, fièvre ou symptômes grippaux, ainsi que des réactions allergiques tardives peuvent se manifester lors de l'administration simultanée d'interleukine 2. Des réactions semblables ont été rapportées avec d'autres immunomodulateurs tels que l'interféron. Si possible, éviter un examen radiologique avec un produit de contraste chez les patients traités par IL-2 et le reporter à une date ultérieure, au moins deux semaines après la fin du traitement.
Bêta-bloquants
La réactivité idiosyncrasique des patients traités par des bêta-bloquants est augmentée en raison de la modulation de l'adénylate cyclase, qui élève la libération de médiateurs anaphylactoïdes. De plus, les bêta-bloquants réduisent les capacités compensatoires cardiaque et vasculaire. Il existe en outre un risque élevé de bronchospasme. La réactivité plus faible à l'adrénaline respectivement aux bêta-sympathomimétiques doit être prise en compte en cas de médication d’urgence. C’est pourquoi d’autres médicaments peuvent s’avérer nécessaires à la place de l’adrénaline.
Médicaments abaissant le seuil convulsif: Les médicaments qui abaissent le seuil convulsif, comme par ex. les phénothiazines, les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs MAO, les analeptiques, les neuroleptiques, les anesthésiques devraient, en particulier chez les épileptiques ou chez les patients souffrant de lésions cérébrales focales, être arrêtés 48 heures avant une artériographie cérébrale et jusqu'à 24 heures après, pour autant que cela soit médicalement possible.
Substance vasoactives, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, antagonistes des récepteurs de l‘angiotensine
Ces médicaments réduisent l’efficacité des mécanismes de compensation cardiovasculaire pour les troubles de la pression artérielle. Le médecin doit tenir compte de ce fait avant l’injection du produit de contraste iodé, et des moyens d’intervention d’urgence doivent être disponibles.
Médicaments abaissant le seuil convulsif
Les médicaments qui abaissent le seuil convulsif, comme par ex. les phénothiazines, les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs MAO, les analeptiques, les neuroleptiques, les anesthésiques devraient, en particulier chez les épileptiques ou chez les patients souffrant de lésions cérébrales focales, être arrêtés 48 heures avant une artériographie cérébrale et jusqu'à 24 heures après, pour autant que cela soit médicalement possible.
Diurétiques
En raison de ses propriétés hyperosmolaires, Hexabrix induit un effet diurétique additif. Une déshydratation, un risque élevé de néphropathie, un déséquilibre électrolytique ainsi que des troubles hypotenseurs suivis de manifestations cardiaques peuvent survenir. Une prudence particulière s'impose chez les diabétiques, les insuffisants rénaux, les patients âgés multimorbides, les patients sous traitement médicamenteux avec une étroite marge thérapeutique ainsi qu'en cas d'utilisation de fortes doses de produits de contraste. Les mesures de précaution comprennent une hydratation suffisante, l'arrêt éventuel de la comédication (pour autant qu’elle soit cliniquement possible) ainsi qu'une surveillance adéquate du patient.
Médicaments potentiellement néphrotoxiques
Les médicaments susceptibles d'exercer un effet néphrotoxique comme par ex. les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA), les aminosides, l'amphotéricine, les antirumathismaux non stéroïdiens, les diurétiques, les antiviraux, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine, le tacrolimus, l’ifosfamide et le méthotrexate ou les chimiothérapeutiques à base de platine risquent d'entraîner une altération plus importante de la fonction rénale et de provoquer des lésions irréversibles lorsqu'ils sont associés à des produits de contraste. C’est pourquoi, principalement chez les patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux), la clearance devra être surveillée dans des conditions de bonne hydratation jusqu'à 72 heures après l'administration du produit de contraste et, le cas échéant, une (hémo)dialyse sera instaurée.
Fibrinolytiques
Selon leur concentration, les produits de contraste compromettent in vitro l'effet des fibrinolytiques. En raison de cette inhibition enzymatique variable d'un fibrinolytique à l'autre, les produits de contraste radiologiques ne devraient pas être administrés simultanément.

Grossesse, allaitement

Il existe des indications précises indiquant un risque pour le fœtus humain suite à des examens radiologiques (rayons X). Des études animales n’ont mis en évidence aucun effet tératogène spécifique à la substance. Hexabrix ne doit pas être administré durant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Pendant la grossesse, l’utilisation intra-utérine pour une hystérosalpingographie est contre-indiquée.
En théorie, l’administration d’un produit de contraste 14 semaines après l’aménorrhée peut provoquer une dysfonction thyroïdienne chez le fœtus suite à une surcharge en iode.
Voir «Mises en garde et précautions» / «Troubles de la fonction thyroïdienne».
Allaitement
Aucune étude n'a été conduite à ce jour sur le passage de l'acide ioxaglique dans le lait maternel. C’est pourquoi Hexabrix ne doit pas être administré durant l’allaitement, à moins que cela soit absolument nécessaire.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude clinique à ce sujet n’a été menée. En raison des propriétés pharmacologiques de Hexabrix, aucune influence sur l’aptitude à la conduite ou à l'utilisation de machines n’est escomptée. Tenir compte de l’influence de la maladie fondamentale ainsi que celle de l’examen sur l’état de santé général du patient. (voir „Effets indésirables“).

Effets indésirables

Comme tous les produits de contraste iodés hydrosolubles, Hexabrix peut également déclencher des effets indésirables dont l’intensité est souvent faible à modérée, mais qui peuvent parfois aboutir à des réactions d’hypersensibilité sévères ou même létales.
Les patients qui ont mal toléré un produit de contraste iodé administré antérieurement ou qui présentent des antécédents d’allergie (asthme bronchique, eczéma, urticaire, rhume des foins, allergies médicamenteuses et alimentaires) sont plus sensibles aux produits de contraste. Même si ces groupes à risque sont identifiés, des réactions d'hypersensibilité totalement imprévisibles peuvent se manifester.
Les réactions d’intolérance dues aux produits de contraste peuvent également se manifester avec un retard allant de quelques heures à plusieurs jours. Dans des cas rares, ces effets secondaires, considérés comme bénins, sont les premiers signes d’une réaction sévère au produit de contraste. C’est pourquoi, une surveillance stricte du patient est impérative, et pouvoir prendre, le cas échéant, les mesures thérapeutiques nécessaires prescrites par le médecin. Voir «Mises en garde et précautions».
La fréquence des effets indésirables est indiquée comme suit: « très fréquents » (≥1/10), « fréquents » (<1/10, ≥1/100), « occasionnels » (<1/100, ≥1/1000), « rares » (<1/1000, ≥1/10000), « très rares » (<1/10000).
Affections du système immunitaire
Occasionnel : hypersensibilité
Très rare : réactions anaphylactiques/anaphylactoides, choc anaphylactique
Affections endocriniennes
Très rare : hyperthyroïdie, hypothyroïdie
Affections du système nerveux
Très rare : céphalée, vertige, syncope, présyncope, agitation, hallucination, amnésie, troubles de l’élocution, tremblements, paresthésies, parésies, convulsion, somnolence, coma, état confusionnel
Affections oculaires
Très rare : photophobie, cécité transitoire, altération visuelle
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Très rare : surdité
Affections cardiaques
Très rare : présyncope, arythmie, tachycardie, hypotonie, thrombophlébite, angine de poitrine, infarctus du myocarde (plus fréquents en cas d’injection intra-coronaire), collapsus cardiovasculaire
Cas isolés : fibrillation ventriculaire, torsades de pointe
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très rare : éternuement, toux, constriction pharyngée, dyspnée, bronchospasme, œdème laryngé, laryngospasme, œdème pulmonaire, insuffisance respiratoire
Affections gastro-intestinales
Fréquent : nausées, vomissements
Très rare : augmentation des parotides, hypersalivation, douleurs abdominales, diarrhée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Réactions immédiates :
Occasionnel : prurit, érythème, urticaire, œdème du visage, angiœdème (Quincke-œdème)
Réactions retardées :
Occasionnel : eczéma, éruption maculopapuleuse
Très rare : syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell)
Affections du rein et des voies urinaires
Très rare : augmentation de créatinine dans le sang, anurie, insuffisance rénale aiguë, défaillance de la fonction rénale
Troubles généraux
Très rare : fièvre, frisson, inconfort, sensation de chaleur, flush
Anomalies au site d’administration
Très rare : sensation de chaleur au site de l’injection, douleur au site de l’injection, extravasation au site de l’injection, brûlement, inflammation au site de l’injection, thrombose au site de l’injection, nécrose au site de l’injection
Arthrographie:
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Très rare : réaction au site de l’injection, arthralgie, arthrite aseptique, infection articulaire au site de l’injection, douleur articulaire au site de l’injection, gonflement articulaire au site de l’injection, épanchement articulaire
En cas de gonflement croissant et douleur après l’injection, il est recommandé de consulter un médecin.
Administration intra-utérine (hystérosalpingographie)
Troubles généraux
Très rare : trouble pelvienne

Surdosage

Les suites indésirables d'un surdosage peuvent être fatales. Elles concernent principalement la fonction respiratoire, le système cardiovasculaire et la fonction rénale. Le traitement doit viser à maintenir les fonctions vitales et à instaurer rapidement un traitement symptomatique. En cas de très forte dose, les pertes en eau et en électrolytes peuvent être compensées par une réhydratation adéquate. La fonction rénale doit être surveillée pendant au moins trois jours. Une hémdodialyse peut être effectuée si nécessaire.

Propriétés / Effets

Code ATC: V08AB03
Hexabrix est un produit de contraste radiologique hexa-iodé, dimère, hydrosoluble, ionique et de faible osmolalité.

Propriétés

HEXABRIX 320

Teneur en iode
(mg·l/ml)

320

Osmolalité
mOsm/kg H2O

600

Viscosité à
37 °C (mPa·s)
20 °C (mPa·s)

  7.5
15.7

Teneur en sodium
(meq/l)

153.0

Les produits de contraste ioniques ont des propriétés inhibitrices sur la coagulation et sur l’agrégation plaquettaire plus marquées que les produits de contraste non ioniques. Selon certaines études, l’utilisation de Hexabrix peut conduire à une augmentation du taux de perméabilité des artères coronariennes après une opération coronarienne (angioplastie, pose d’un stent) ainsi qu’à un pourcentage plus faible de complications thromboemboliques.

Pharmacocinétique

Distribution
Comme tous les produits de contraste urographiques et angiographiques hydrosolubles iodés, l’acide ioxaglique est distribué dans le compartiment intravasculaire et l'espace interstitiel auprès injection par voie vasculaire. Sa demie-vie plasmatique est indépendante de la dose et s’élève en moyenne à 92 minutes. L’acide ioxaglique ne franchit pas la barrière hémato-encéphalique intacte et ne se fixe que faiblement aux protéines sériques.
Elimination
L’acide ioxaglique est éliminé principalement par voie rénale, par filtration glomérulaire. Plus de 90% de la dose administrée sont retrouvés sous forme inchangée dans l’urine de 24 heures.
Cinétique pour certains groupes de patients
En présence d'une insuffisance rénale, une élimination principalement hétérotope a lieu par voie biliaire et, accessoirement, par les glandes salivaires, sudoripares et lacrymales.

Données précliniques

La toxicité aiguë (LD50) de Hexabrix 320 après injection intraveineuse s’élève chez la souris à 12,5 g d’iode/kg de poids corporel. La détermination de la toxicité chronique s’est faite par l’administration quotidienne de différents volumes du produit de contraste par voie intraveineuse au chien et au rat, pendant 28 jours. Aucun indice spécifique de toxicité n’a été mis en évidence. Aucune étude sur le potentiel cancérogène de Hexabrix n’est disponible. L’expérimentation animale menée chez le rat et le lapin n’a mis en évidence aucun signe d’effet tératogène de la substance. Deux études standard de mutagénèse n’ont pas indiqué d’effets clastogènes.

Remarques particulières

Incompatibilités
Afin d’éviter toute incompatibilité physico-chimique, aucun autre médicament ne doit être administré par la même seringue.
Influence sur les méthodes de diagnostic (voir également «Interactions»)
Exploration thyroïdienne
La capacité de fixation du tissu thyroïdien à l'égard des radio-isotopes destinés aux explorations thyroïdiennes est abaissée pour une période allant jusqu’à deux semaines et rarement plus longue par les opacifiants radiologiques iodés éliminés par voie rénale. Les explorations thyroïdiennes qui ne reposent pas sur l'absorption d'iode, par ex. les tests de T3-triiodthyronine et de thyroxine (T4 total), ne sont pas influencées.
Autres
Des concentrations élevées de produit de contraste iodé dans le plasma et l’urine peuvent interférer avec les dosages in vitro de la bilirubine, de protéines et de substances inorganiques (fer, cuivre, calcium et phosphate): il est recommandé de ne pas faire pratiquer ces dosages dans les 24 heures qui suivent l’examen.
Recommandations pour la conduite à tenir en cas d'incidents dus aux produits de contraste. Etant donné le caractère imprévisible des accidents avec les produits de contraste iodés, tous les moyens entrant en ligne de compte nécessaires à une réanimation d'urgence et au traitement d’urgence doivent être prêts (voir aussi «Mises en garde et précautions»). Pendant la durée de l'examen, l’état général du patient devra être surveillé régulièrement par un médecin (pouls, pression artérielle) et une voie d’accès intraveineuse sera maintenue pour traiter sans délai un éventuel accident (voir «Mises en garde et précautions»).
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l'emballage.
La solution injectable n’étant pas conservée, le produit de contraste doit être utilisé immédiatement après ouverture du flacon et les restes non utilisés doivent être jetés.
Remarques concernant le stockage
A conserver hors de portée des enfants.
A conserver à l'abri de la lumière, principalement des rayons X et à température ambiante entre 15 et 25 °C.

Numéro d’autorisation

42086 (Swissmedic)

Présentation

Hexabrix 320: (B)
Vials en verre de type II avec bouchon en élastomère (exempt de latex): 25x20 ml, 10x200 ml, 1x10 ml, 1x100 ml.

Titulaire de l’autorisation

Guerbet SA, Zürich

Mise à jour de l’information

Septembre 2017

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