InteractionsUn grand nombre d'interactions entre les glucocorticoïdes et d'autres médicaments sont connues et doivent également être prises en compte pour le déflazacort. Les interactions décrites ci-après ainsi que celles citées sous «Mises en garde et précautions» peuvent nécessiter une adaptation de la dose de Calcort et/ou de l'autre/des autres médicament(s) administré(s) en même temps.
Interactions pharmacocinétiques
Influence d'autres médicaments sur la pharmacocinétique du déflazacort
Le principal métabolite circulant et pharmacologiquement actif du déflazacort, le 21-hydroxydéflazacort (D-21-OH), est métabolisé par l'intermédiaire de l'enzyme CYP3A4 (voir «Pharmacocinétique»).
Inducteurs enzymatiques:
Les substances inductrices des enzymes hépatiques microsomiales peuvent accélérer le métabolisme des glucocorticoïdes, ce qui peut diminuer leur l'efficacité. Les principes actifs suivants sont par exemple concernés: barbituriques, bosentan, carbamazépine, éfavirenz, modafinil, névirapine, phénitoïne, primidone, rifampicine, topiramate et millepertuis. Il faut donc ajuster la posologie des glucocorticoïdes chez les patients qui reçoivent un traitement d'entretien aux glucocorticoïdes lorsque de tels médicaments sont administrés simultanément ou au contraire supprimés.
Inhibiteurs enzymatiques:
En cas d'administration concomitante d'inhibiteurs modérés à puissants du CYP3A la métabolisation du déflazacort et de ses métabolites est diminuée, ce qui augmente le risque d'effets secondaires systémiques des corticostéroïdes. Des cas de syndrome de Cushing et de suppression surrénalienne ont été signalés (voir «Mises en garde et précautions»). Cela concerne par exemple le cobicistat (voir «Mises en garde et précautions»), les inhibiteurs de la protéase (par ex. ritonavir), les azolés antifongiques (itraconazole, voriconazole, posaconazole, fluconazole), les macrolides (clarithromycine, erythromycine), le diltiazem, l'isoniazide et le vérapamil.
Les estrogènes peuvent également provoquer un renforcement de l'effet des corticoïdes en diminuant la clairance de ces derniers.
La ciclosporine diminue la clairance des corticostéroïdes, probablement par l'intermédiaire d'une inhibition compétitive des enzymes microsomiales hépatiques.
Influence du déflazacort sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
Les glucocorticoïdes peuvent à fortes doses augmenter les concentrations plasmatiques de ciclosporine.
Des doses élevées de glucocorticoïdes administrées sur le long terme peuvent accélérer l'élimination des salicylates et donc réduire leur efficacité. A l'inverse, la réduction de la dose de corticostéroïdes peut accentuer la toxicité des salicylates (voir section «Mises en garde et précautions»).
Interactions pharmacodynamiques
AINS: en cas d'administration concomitante de corticostéroïdes et d'AINS l'incidence des hémorragies et des ulcérations gastro-intestinales peut être augmentée (voir «Mises en garde et précautions»).
Antidiabétiques: les corticostéroïdes sont susceptibles de réduire l'effet hypoglycémiant (voir «Mises en garde et précautions»).
Diurétiques et médicaments influençant l'équilibre potassique: le traitement simultané avec des médicaments qui augmentent l'élimination du potassium (par ex. furosémide, hydrochlorothiazide, amphotéricine B, bêta-sympathomimétiques, dérivés de la xanthine), peut mener à un risque accru d'hypokaliémie (voir section «Mises en garde et précautions»).
Glucosides digitaliques: la co-administration avec des glucosides digitaliques peut renforcer leurs effets indésirables.
Immunosuppresseurs: en cas d'administration simultanée de méthotrexate, une dose plus faible du corticostéroïde peut être suffisante en raison d'un effet synergique.
Anticoagulants: l'efficacité des anticoagulants coumariniques peut être accrue par une corticothérapie concomitante. Une surveillance étroite de l'INR ou du temps de prothrombine est donc nécessaire pour éviter des saignements spontanés.
Sympathomimétiques: les corticostéroïdes peuvent renforcer l'effet souhaité ou entraîner une amplification des effets indésirables de certains sympathomimétiques (p.ex. le salbutamol); l'éphédrine peut provoquer une augmentation de la clairance plasmatique des glucocorticoïdes et l'élimination par voie rénale de ses métabolites.
Bloquants neuromusculaires: chez les patients traités aux corticostéroïdes systémiques, l'utilisation de myorelaxants non dépolarisants peut induire une relaxation prolongée ainsi qu'une myopathie aiguë. Les facteurs de risque favorisant cette interaction sont: une utilisation prolongée à hautes doses de corticostéroïdes et une paralysie musculaire prolongée. Cette interaction est davantage susceptible de survenir après une ventilation artificielle prolongée (par ex. en unité des soins intensifs).
Psychothérapeutiques: l'effet des anxiolytiques et des antipsychotiques peut être diminué.
Anticholinergiques: l'atropine et d'autres anticholinergiques peuvent provoquer une augmentation supplémentaire de l'hypertension intra-oculaire.
Le traitement simultané avec des anticholinergiques peut mener à un risque accru d'une crise myasthénique (voir «Mises en garde et précautions»).
Hormone thyroïdienne: la thyroxine sérique (T4) et la captation de l'I131 peuvent être diminuées.
Vaccins vivants atténués: le risque d'effets indésirables des vaccins vivants (par ex. poliomyélite, oreillons, rougeole, rubéole et variole) peut augmenter (maladie vaccinale généralisée) en raison de l'action immunosuppressive des corticostéroïdes. Des infections virales disséminées peuvent survenir. La réponse vaccinale peut être réduite (voir «Contre-Indications» et «Mises en garde et précautions»).
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