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Information professionnelle sur Ditropan®:Sanofi-Aventis (Suisse) SA
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: oxybutynini hydrochloridum.
Excipients: Lactosum anhydricum, Cellulosum microcristallinum, Calcii stearas, Color. Indigocarminum (E132)14% sur laque d'aluminium.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 comprimé sécable contient: 5 mg de chlorhydrate d'oxybutynine.

Indications/Possibilités d’emploi

Impériosité urinaire fréquente diurne ou nocturne et incontinence, ces deux symptômes étant liés à:
·une vessie instable chez la femme;
·une énurésie chez l'enfant de plus de 5 ans en raison d'une immaturité vésicale (présence de troubles urinaires diurnes);
·une vessie neurogène spastique.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes: 1 comprimé de 5 mg 3 fois par jour. Si l'effet souhaité n'est pas obtenu, la dose journalière peut être augmentée jusqu'à 20 mg.
Enfants de plus de 5 ans: ½ comprimé de 5 mg par jour pendant 2 ou 3 jours puis augmenter progressivement la dose jusqu'à l'obtention de la dose efficace (dose maximale: 15 mg/jour).
Enfants de moins de 5 ans: voir «Contre-indications».
Recommandations posologiques particulières
Patients âgés: la sécurité et l'efficacité de Ditropan n'ont pas été spécifiquement étudiées chez les patients âgés. Aucune recommandation posologique ne peut donc être fournie.
Insuffisance rénale: Ditropan n'a pas été étudié chez les patients souffrant de troubles de la fonction rénale. Aucune recommandation posologique ne peut donc être fournie. Ditropan est contre-indiqué chez les patients dont la pollakiurie ou la nycturie sont la conséquence d'une insuffisance rénale.
Insuffisance hépatique: Ditropan n'a pas été étudié chez les patients souffrant de troubles de la fonction hépatique. Aucune recommandation posologique ne peut donc être fournie.

Contre-indications

·Troubles de la miction d'origine organique, par ex: hyperplasie de la prostate, sténose urétrale.
·Sténoses des voies urinaires hautes.
·Pollakiurie ou nycturie à la suite d'une insuffisance cardiaque ou rénale (dans ce cas, la maladie sous-jacente doit être traitée).
·Glaucome à angle fermé ou chambre antérieure étroite.
·Sténose gastro-intestinale.
·Colite ulcéreuse.
·Mégacôlon toxique.
·Occlusion intestinale.
·Hernie hiatale avec œsophagite de reflux.
·Tachyarythmie.
·Myasthénie grave.
·Sclérose cérébrale.
·Bronchite chronique.
·Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients entrant dans sa composition.
La plupart des contre-indications sont dues à l'action anticholinergique de l'oxybutynine.
L'oxybutynine ne doit pas être administrée aux enfants de moins de 5 ans.

Mises en garde et précautions

Ditropan doit être administré avec prudence aux sujets âgés et aux enfants qui ont un grand risque de manifester des effets indésirables liés au produit, aux patients avec neuropathie autonome, aux patients atteints de la maladie de Parkinson, en cas d'insuffisance hépatique ou rénaleou des troubles sévères de la motilité gastro-intestinale.
L'administration de Ditropan aux doses élevées peut diminuer la motilité intestinale chez les patients présentant une rectocolite hémorragique au point de causer un iléus paralytique.
Ditropan peut majorer les désordres cognitifs, les symptômes de l'hyperthyroïdie, d'une maladie cardiaque, d'une hypertension ainsi que d'une hyperplasie de la prostate.
Si l'oxybutynine est utilisé dans un environnement où la température est élevée, il peut provoquer un coup de chaleur dû à la diminution de la transpiration.
Les symptômes d'une dépendance à l'oxybutynine ont été rapportés, surtout chez des patients présentant des antécédents de dépendance ou de surdosages intentionnels. En outre, les cas rapportés font état de l'apparition de symptômes de sevrage (p.ex. nervosité, anxiété, transpiration accrue, flush) lors de l'arrêt de l'oxybutynine après plusieurs années de traitement.
Les comprimés de Ditropan contiennent du lactose. Les patients atteints de troubles héréditaires rares d'intolérance au galactose, d'un déficit en lactose ou d'une malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre Ditropan.

Interactions

Interactions pharmacodynamiques
Augmentation des effets anti-cholinergiques
Comme pour les autres anticholinergiques, il faut également tenir compte lors d'un traitement par l'oxybutynine d'une majoration des effets indésirables parasympatholytiques de:
atropine et autres anticholinergiques;
antihistaminiques;
neuroleptiques et antidépresseurs tricycliques;
antiparkinsoniens;
amantadine;
digitaliques;
quinidine.
L'administration concomitante de Ditropan avec un autre médicament ayant des propriétés anticholinergiques doit donc être évitée.
Diminution des effets cholinergiques attendus
L'oybutynine, en tant qu'agent anticholinergique, peut antagoniser l'effet des prokinétiques.
Interactions pharmacocinétiques
L'effet d'un ralentissement du transit intestinal provoqué par l'effet anticholinergique de l'oxybutynine peut influencer l'absorption d'autres médicaments. Les effets de l'atropine sur la biodisponibilité de la nitrofurantoïne (augmentée), respectivement du lévodopa et de la phénothiazine (diminuée) ont été décrits sans que toutefois l'importance clinique de ces effets ait été déterminée.
Des interactions médicamenteuses avec le phénobarbital, la phénythoïne, la warfarine, la phénylbutazone et le tolbutamide ont par contre pu être exclues.

Grossesse/Allaitement

Il n'y a pas de données concernant l'utilisation sure d'oxybutynine pendant la grossesse. Les études sur l'animal concernant les effets sur la grossesse, le développement embryonnaire et fœtal, l'accouchement ou le développement post-natal sont insuffisantes.
L'utilisation de l'oxybutynine ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Une petite quantité de l'oxybutynine est excrétée dans le lait maternel. Ditropan ne doit pas être administré pendant l'allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Ditropan peut affecter la performance et la vigilance, il peut provoquer de la somnolence ou une vision floue. Il convient donc d'attirer l'attention des patients traités sur ce risque, en particulier les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines. Ils doivent également être prévenus que l'absorption concomitante d'alcool peut majorer les effets indésirables.

Effets indésirables

Dans les études cliniques incluant plus de 3000 patients exposés au chlorhydrate d'oxybutynine, les effets indésirables ont été principalement causés par l'action anticholinergique de ce produit. La sècheresse buccale étant l'effet le plus fréquent.
Ces effets indésirables n'entraînent pas nécessairement l'arrêt du traitement. Ils peuvent céder à une adaptation de la posologie et disparaissent d'habitude après l'arrêt du traitement.
Les fréquences des effets indésirables ont été estimées sur la base des études cliniques et l'expérience post-marketing.
Les fréquences sont définies comme suit: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rare (≥1/10'000 à <1/1000), très rare (<1/10'000), inconnu les données se basent sur des annonces spontanées faites au cours de la surveillance post-commercialisation, l'incidence exacte ne peut pas être indiquée.
Affections du système immunitaire
Rares: réactions allergiques (telles qu'éruptions cutanées ou urticaire).
Inconnu: œdème de Quincke.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnels: anorexie.
Affections psychiatriques
Occasionnels: nervosité.
Rares: confusion, hallucinations.
Inconnu: anxiété, agitation, cauchemars, symptômes de la dépression, désordres cognitifs surtout chez les patients âgés, paranoïa, dépendance à l'oxybutinine (chez des patients ayant des antécédents d'abus de médicaments ou de substances).
Affections du système nerveux
Occasionnels: céphalées, vertiges, somnolence/fatigue.
Rares: insomnie, dysgeusie.
Inconnu: convulsions.
Affections oculaires
Fréquents: troubles oculaires (tels que vision floue, diplopie, troubles de l'accommodation).
Occasionnels: mydriase.
Rares: yeux secs, hausse de la pression intraoculaire.
Inconnu: survenue d'un glaucome (glaucome à fermeture d'angle).
Affections cardiaques
Fréquents: flush.
Occasionnels: tachycardie, arythmies cardiaques.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: épistaxis.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: sécheresse de la muqueuse buccale (22%).
Fréquents: nausées, gêne abdominale, constipation.
Occasionnels: flatulence, diarrhée, vomissements.
Rares: dysphagie, reflux gastro-oesophagien, pseudo-obstruction intestinale chez les patients à risque (patients âgés ou patients atteints de constipation et traités avec d'autres médicaments qui diminuent la mobilité intestinale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: peau sèche, prurit.
Rares: érythème.
Inconnu: photosensibilité.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquent: troubles de la miction (tels que dysurie, difficultés à la miction).
Occasionnels: rétention urinaire.
Troubles généraux
Occasionnel: œdèmes périphériques.
Inconnu: coup de chaleur.
Patients pédiatriques:
Le profil de sécurité de l'oxybutynine chez les enfants (à partir de 5 ans) et les adolescents correspond globalement à celui des adultes. Chez les enfants, le flush a toutefois été plus fréquent et la sécheresse buccale plus rare que chez les patients adultes. Les rapports sur l'épistaxis concernaient exclusivement des patients pédiatriques.
Par ailleurs, les effets indésirables suivants ont également été rapportés concernant d'autres préparations contenant de l'oxybutynine: infections urinaires, augmentation de l'appétit, paresthésies, tremblement, états confusionnels, photophobie, palpitations, congestion nasale, hypohidrose, dorso-lombalgies, besoin impérieux d'uriner, impossibilité de vider complètement la vessie.

Surdosage

En cas de surdosage peut apparaître une majoration des effets indésirables: des signes d'intoxication atropinique (mydriase, forte diminution des sécrétions, paralysie des muscles lisses).
Un effet euphorisant a également été rapporté en cas de surdosage intentionnel.
En cas de surdosage, prendre les mesures suivantes:
1.lavage d'estomac immédiat
2.injection IV lente de physostigmine
Adultes: 0,5 à 2 mg IV lente, renouvelée si besoin, jusqu'à une quantité totale de 5 mg.
Enfants: 30 µg IV lente, renouvelée si besoin, jusqu'à une quantité totale de 2 mg.
Traiter la fièvre.
En cas d'agitation importante ou d'excitation, injecter 10 mg de diazépam par voie intraveineuse.
En cas de tachycardie, injecter du propranolol par voie intraveineuse.
La rétention urinaire sera traitée par cathétérisme.
En cas de paralysie des muscles respiratoires, une ventilation artificielle est requise.
Si le patient est sévèrement affecté par une mydriase, le placer dans une pièce sombre; administrer éventuellement de la pilocarpine en collyre.

Propriétés/Effets

Code ATC: G04BD04
Mécanisme d'action
De par sa structure, l'oxybutynine appartient à la famille des spasmolytiques neuromusculotropes. Les spasmolytiques neurotropes (parasympatholytiques, inhibiteurs des récepteurs m-cholinergiques) déplacent de manière compétitive l'acétylcholine des récepteurs de la muscarine au niveau des récepteurs post-ganglionnaires parasympathiques
L'oxybutinine a un effet antispasmolytique direct et inhibe l'effet muscarinique de l'acétylcholine sur les muscles lisses.
Les effets musculotropes de l'oxybutynine comme ceux de la papavérine sont dus à une modification de la concentration intracellulaire des ions calcium. La perte de tonus qui en résulte affecte tous les muscles lisses, y compris les muscles vasculaires, bronchiques, du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et des voies urinaires excrétrices. L'action des spasmolytiques musculotropes est particulièrement marquée en présence d'une augmentation préalable du tonus (spasme) des muscles lisses, comme c'est le cas de l'hyperactivité vésicale.
Il y a en outre diminution de la sécrétion des glandes salivaires, bronchiques, gastriques et pancréatiques. A dosage élevé, la fréquence cardiaque est accélérée. Au niveau de l'œil, la paralysie du sphincter irien provoque une dilatation des pupilles et celle du muscle ciliaire des troubles de la vision.
Efficacité clinique
Ditropan atténue les troubles mictionnels liés à une hypercontractilité du muscle vésical.
Si l'effet anticholinergique de l'oxybutynine sur le détrusor est dix à vingt fois moins élevé que celui de l'atropine, l'effet spasmolytique est quatre à dix fois plus puissant.

Pharmacocinétique

Absorption
Biodisponibilité: 6%.
L'oxybutynine est rapidement et totalement absorbée au niveau du tube digestif. Toutefois elle subit un métabolisme de premier passage important.
Après administration de 5 mg d'oxybutynine, la concentration sérique maximale de l'oxybutynine inchangée (6-8 µg/l) est atteinte en l'espace d'une heure.
Distribution
L'oxybutynine est liée à 83-85% à l'albumine plasmatique.
Métabolisme
L'oxybutynine est métabolisée en déséthyloxybutynine et par hydrolyse en acide 2,3-cyclohexylphénylglycol ou en acide 4-hydroxy-cyclohexylphénylglycol. Parmi ces métabolites, la déséthyloxybutynine possède encore une action pharmacologique. Toutefois, jusqu'à présent il n'existe pas de données quantitatives à ce sujet.
Elimination
La demi-vie plasmatique de l'oxybutynine est inférieure à 2 heures, la totalité du produit étant éliminée en moins de huit heures. L'oxybutynine est éliminée principalement par les reins. En cas d'administrations orales répétées, ces paramètres ne sont pas modifiés, témoignant d'une absence d'accumulation du produit.

Données précliniques

Les données précliniques, basées sur des études conventionnelles de toxicité générale, de génotoxicité et de cancérogénicité, n'ont indiqué aucun risque spécial pour l'homme, au-delà de l'information incluse dans d'autres sections.
Les études embryofoetales chez les rates portantes ont montré des malformations du coeur. Des dosages plus élevés en plus ont été associés à des côtes thoraco-lombaires supplémentaires et ont augmenté la toxicité néonatale. En l'absence de données d'exposition, la pertinence de ces observations ne peut pas être évaluée.
Chez l'animal, l'effet analgésique après injection sous-cutanée en fonction du poids est plus fort que celui de l'acide acétylsalicylique. Son action sédative correspond à celle de la lidocaïne.

Remarques particulières

Stabilité
Ne pas utiliser au-delà de la date indiquée sur l'emballage avec la mention «Exp».
Remarques concernant le stockage
Conserver dans l'emballage d'origine à température ambiante (15-25 °C) et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

46680 (Swissmedic).

Présentation

Comprimés sécables de 5 mg: 60. B

Titulaire de l’autorisation

sanofi-aventis (suisse) sa, 1214 Vernier/GE.

Mise à jour de l’information

Août 2016.

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