CompositionPrincipes actifs: Atenololum, Nifedipinum.
Excipients: Excipiens pro capsula.
Forme galénique et quantité de principe actif par unité50 mg d'aténolol et 20 mg de nifédipine par capsule retard.
Indications/Possibilités d’emploiHypertension légère à modérée.
Angine de poitrine.
Posologie/Mode d’emploiHypertension
Pour les patients adultes ne réagissant pas à la monothérapie, la posologie est de 1 capsule de Nif-Ten par jour, à prendre soit le matin, soit le soir. Cette dose ne doit pas être augmentée avant trois semaines.
Angine de poitrine
La dose est de 1 capsule de Nif-Ten deux fois par jour, pour les adultes qui n'ont pas répondu à une monothérapie. Si l'on a besoin d'un effet supplémentaire, les nitrates à titre prophylactique ou la nifédipine peuvent être utiles.
Enfants et adolescents
On ne dispose d'aucune expérience chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans. C'est pourquoi l'usage de Nif-Ten ne peut pas être recommandé à cet âge.
Patients âgés
Commencer le traitement avec 1 capsule chez les patients âgés; la dose recommandée ne doit pas être dépassée.
Si l'on doit interrompre le traitement chez un patient présentant une cardiomyopathie ischémique, cela doit se faire progressivement, en l'espace de 1 à 2 semaines.
Insuffisance rénale
Nif-Ten ne doit pas être utilisé chez les patients qui présentent une insuffisance rénale prononcée (cf. «Contre-indications»).
Contre-indicationsNif-Ten est contre-indiqué en cas d'hypersensibilité connue à un des composants. Etant donné que Nif-Ten contient un bêtabloquant, il est contre-indiqué en cas de: bradycardie, choc cardiogène, hypotension, acidose métabolique, troubles circulatoires périphériques graves, bloc AV du 2e et du 3e degré, syndrome sinusal et phéochromocytome non traité.
Nif-Ten n'est pas indiqué en cas d'insuffisance rénale avec filtration glomérulaire inférieure à 15 ml/min/1,73 m², ou une créatinine sérique supérieure à 600 µmol/l.
Etant donné que Nif-Ten contient de la nifédipine, il ne faut pas non plus l'administrer chez les patients présentant une sténose aortique serrée.
Nif-Ten ne doit pas être pris en association à la rifampicine, faute de quoi les concentrations plasmatiques de nifédipine ne seraient pas suffisantes en raison de l'induction enzymatique.
Nif-Ten ne doit pas être utilisé chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans.
Mises en garde et précautionsPrudence chez un patient ne disposant que de très faibles réserves cardiaques. Cependant s'il est déjà sous bêtabloquant, ou que son insuffisance cardiaque est compensée sous digitalique, il est possible de lui administrer du Nif-Ten si cela est nécessaire, avec toute la prudence qui s'impose.
L'aténolol agit essentiellement sur les bêtarécepteurs cardiaques. Toutefois, en présence d'une affection obstructive des voies respiratoires, il peut provoquer une augmentation de la résistance bronchique. En revanche, contrairement aux bêtabloquants non sélectifs, l'efficacité des bronchodilatateurs tels que le salbutamol et l'isoprénaline est intégralement maintenue.
Prudence en cas d'hypotension marquée (pression systolique inférieure à 90 mm Hg).
L'aténolol peut renforcer les troubles circulatoires périphériques.
Chez les patients dont l'anamnèse comporte des incidents de réaction anaphylactique à divers allergènes, il se peut que les doses d'adrénaline habituellement utilisées ne suffisent pas pour le traitement des réactions allergiques.
Dans les cas d'angor de Prinzmetal, Nif-Ten peut augmenter le nombre et la durée des crises, étant donné que la vasoconstriction des artères coronaires résultant de l'intervention des récepteurs alpha n'est pas entravée. Bien que l'aténolol soit β1-sélectif, il faut utiliser Nif-Ten avec une extrême prudence.
En cas de bloc auriculo-ventriculaire du premier degré, Nif-Ten doit être utilisé avec prudence en raison de son effet dromotrope négatif. Nif-Ten peut affaiblir une tachycardie induite par une hypoglycémie et masquer les signes de thyréotoxicose.
Dans des études aiguës avec nifédipine, on a observé dans de très rares cas une élévation passagère du taux du glucose sérique (hyperglycémie), ce dont il faut particulièrement tenir compte chez les patients souffrant de diabète sucré. La nifédipine n'a pas d'effet diabétogène à long terme.
Dans de très rares cas, des problèmes cardiaques ischémiques peuvent apparaître au début du traitement.
Dans des cas isolés de fécondation in vitro, les antagonistes du calcium tels que la nifédipine ont été mis en relation avec des modifications biochimiques réversibles du segment céphalique des spermatozoïdes, pouvant éventuellement être à l'origine d'une insuffisance fonctionnelle de ces derniers. Chez les hommes chez lesquels des tentatives répétées de fécondation in vitro sont restées sans succès à plusieurs reprises, et sans qu'aucune autre explication ne puisse être trouvée, les antagonistes du calcium comme la nifédipine peuvent être considérés comme une cause possible.
InteractionsInteractions avec l'aténolol
Antagonistes calciques: L'administration simultanée de bêtabloquants et d'antagonistes calciques inotropes négatifs (vérapamil, diltiazem, p.ex.) peut renforcer cet effet et doit par conséquent être évitée, surtout en cas de perturbation de la fonction ventriculaire et/ou d'anomalie de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire. Une hypotension grave, une bradycardie et une insuffisance cardiaque peuvent survenir.
Dihydropyridines: Un traitement en association avec des dihydropyridines telles que la nifédipine peut augmenter le risque d'hypotension et une insuffisance cardiaque asymptomatique peut se manifester sous un traitement bêtabloquant.
Anti-arythmiques: Une administration simultanée de bêtabloquants et d'anti-arythmiques de la classe I (par ex. disopyramide) ou d'amiodarone est susceptible de potentialiser les effets sur le temps de conduction auriculaire et de conduire à un effet inotrope négatif.
Clonidine: Les bêtabloquants peuvent accentuer une hypertension rebond après l'arrêt de la clonidine. Si l'on utilise en même temps ce bêtabloquant et la clonidine, il faut arrêter le bêtabloquant plusieurs jours avant la clonidine. Quand on remplace la clonidine par de l'aténolol, il ne faut entreprendre le traitement bêtabloquant que plusieurs jours après l'arrêt de la clonidine.
Anesthésiques: Il faut être prudent lors de l'utilisation des anesthésiques. Avant une anesthésie générale, le médecin anesthésiste doit être informé du traitement par l'aténolol; il doit choisir un anesthésique qui ait le moins possible d'effet inotrope négatif. L'utilisation simultanée de bêtabloquants et d'anesthésiques peut atténuer une tachycardie réflexe et accentuer le risque d'hypotension. Il faut éviter d'utiliser des anesthésiques cardiodépresseurs.
Glucosides digitaliques: Un traitement associant glucoside digitalique et bêtabloquant peut ralentir la conduction auriculo-ventriculaire.
Sympathomimétiques: L'utilisation simultanée de sympathomimétiques tels que l'adrénaline peut neutraliser l'effet des bêtabloquants.
Inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines: Les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines tels que l'ibuprofène ou l'indométacine peuvent atténuer l'effet antihypertenseur de l'aténolol.
Interactions avec la nifédipine
La nifédipine est métabolisée par le système du cytochrome P450 3A4, localisé dans la muqueuse du grêle et le foie. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc (après administration orale) inhiber la résorption ou l'élimination de la nifédipine.
Antihypertenseurs: L'effet hypotenseur de la nifédipine peut être potentialisé par l'administration concomitante d'autres antihypertenseurs. Surveiller de près un patient traité par nifédipine et bêtabloquants, car il peut présenter une hypotension très marquée. Des cas isolés d'aggravation d'une insuffisance cardiaque ont été signalés.
Quinidine: Lors de l'association avec la quinidine, on a constaté un abaissement des taux plasmatiques de quinidine et une augmentation sensible de ces taux à l'arrêt de la nifédipine. S'il est question d'administrer de la nifédipine, ou d'interrompre un tel traitement, il est recommandé de contrôler la quinidinémie et d'adapter la dose de quinidine le cas échéant. Certains auteurs ont signalé une augmentation de la concentration de nifédipine lors de l'administration simultanée de ces deux médicaments. D'autres par contre n'ont constaté aucune variation de la pharmacocinétique de la nifédipine. Lors de l'adjonction de quinidine, contrôler de près la pression artérielle et diminuer la dose de nifédipine si nécessaire.
Cimétidine: La cimétidine inhibe le système du cytochrome P450 3A4. La prise simultanée de cimétidine peut donc faire augmenter la concentration de nifédipine et accentuer son effet hypotenseur.
Cisapride: L'administration concomitante de cisapride et de nifédipine peut faire augmenter la concentration plasmatique de nifédipine. Contrôler la pression artérielle lors d'un traitement concomitant par ces deux substances et réduire la dose de nifédipine si nécessaire. Il n'existe aucune donnée scientifique sur une éventuelle adaptation de la dose de cisapride lors de la prise simultanée de nifédipine.
Digoxine: L'administration simultanée de nifédipine et de digoxine peut entraîner une baisse de la clairance de la digoxine, et donc une ascension de la digoxinémie. Par mesure de précaution, le patient doit donc être suivi à la recherche de symptômes d'un surdosage en digoxine et, le cas échéant, il faut adapter la dose du glucoside à la digoxinémie.
Diltiazem: Le diltiazem abaisse la clairance de la nifédipine. L'association de ces deux substances doit donc être administrée prudemment et il peut s'avérer nécessaire de diminuer la dose de nifédipine.
Jus de pamplemousse: Le jus de pamplemousse inhibe le système du cytochrome P450 3A4. La prise de nifédipine avec du jus de pamplemousse fait augmenter les concentrations de nifédipine par augmentation de sa résorption, et peut donc accentuer son effet hypotenseur. Après la prise régulière de jus de pamplemousse, cet effet peut persister au moins jusqu'à trois jours après la dernière prise de jus de pamplemousse.
Phénytoïne: L'administration concomitante de phénytoïne et de nifédipine fait diminuer la biodisponibilité de la nifédipine et donc son efficacité. Au cas où ces deux médicaments sont utilisés conjointement, surveiller la réaction clinique à la nifédipine et en augmenter la dose le cas échéant. De même, il peut s'avérer nécessaire d'adapter la dose de nifédipine au terme d'un traitement par la phénytoïne.
Quinupristine/dalfopristine: La prise simultanée de quinupristine/dalfopristine et de nifédipine peut faire augmenter les concentrations plasmatiques de nifédipine. Surveiller la pression artérielle lors de l'administration de ces deux substances et diminuer la dose de nifédipine le cas échéant.
Rifampicine: La rifampicine a un puissant effet inducteur sur le système du cytochrome P450 3A4. Lors de la prise simultanée de rifampicine, la résorption de la nifédipine est fortement réduite et son effet atténué. L'administration de nifédipine en association à la rifampicine est donc contre-indiquée.
Acide vanilmandélique: La nifédipine peut donner des résultats faussement élevés pour l'acide vanilmandélique dans l'urine, dosé par spectrophotométrie. Mais le dosage par HPLC n'est pas influencé.
Interactions théoriquement possibles: on n'a pas mené d'études avec les principes actifs suivants, qui pourraient théoriquement provoquer des interactions avec la nifédipine: carbamazépine, ciclosporine, érythromycine, fluoxétine, amprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, kétoconazole, itraconazole, fluconazole, phénobarbital, tacrolimus et acide valproïque. En conséquence, il faut être prudent lors de l'administration concomitante de ces substances et de nifédipine. Eventuellement, il faut envisager un ajustement de la dose.
Grossesse/AllaitementIl n'existe pas de données suffisantes concernant l'emploi chez la femme enceinte. Les expérimentations animales ont révélé une toxicité sur la reproduction (effet tératogène, toxicité embryonnaire). Le risque potentiel pour l'être humain n'est pas connu.
Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Nifédipine: Tératogène/embryotoxique chez l'animal. Expérience extrêmement limitée aux 2e et 3e trimestres d'une grossesse en cas d'hypertension rebelle. On n'a observé aucun effet délétère sur l'enfant.
Aténolol: On a des expériences chez des femmes enceintes et hypertendues. Aucun indice d'une lésion fœtale n'a été signalé à ce jour.
Nif-Ten: L'association fixe de ces deux médicaments n'est que peu étudiée. Elle n'est pas recommandée pour le moment.
Allaitement: Utilisation non recommandée. Les concentrations atteintes par l'aténolol dans le lait maternel sont environ le triple des concentrations sanguines. La nifédipine elle aussi passe dans le lait maternel.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesLes réactions variant selon les individus, l'aptitude à la conduite d'un véhicule ou au maniement d'engins peut être altérée. Cela vaut surtout en début de traitement, lors d'un changement de médicament et lors de l'ingestion simultanée d'alcool.
Effets indésirablesSous traitement par Nif-Ten, on a décrit les effets indésirables suivants:
Les fréquences des effets indésirables sont définies de la manière suivante: «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (<1/10, ≥1/100), «occasionnels» (<1/100, ≥1/1000), «rares» (<1/1000, ≥1/10'000), «très rares» (<1/10'000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: purpura.
Affections du système nerveux
Fréquents: mal de tête, obnubilation.
Affections vasculaires
Fréquents: flush (rougeur de visage, sensation de chaleur), œdèmes.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: troubles gastro-intestinaux.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: asthénie (fatigue).
Nif-Ten est bien toléré. Les effets indésirables observés dans les études cliniques sont généralement imputables aux effets pharmacologiques des deux composantes du médicament.
Sous traitement par l'aténolol en monothérapie, on a observé les effets indésirables suivants:
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: purpura, thrombopénie.
Affections du système immunitaire
Très rares: augmentation du titre des anticorps antinucléaires (AAN); cependant, la signification clinique de cette observation n'est pas encore élucidée.
Affections du système nerveux
Fréquents: fatigue.
Occasionnels: troubles du sommeil.
Rares: confusion mentale, vertiges, céphalées, fluctuations de l'humeur, cauchemars, psychoses, hallucinations et paresthésies.
Affections oculaires
Rares: troubles visuels, sécheresse oculaire.
Affections cardiaques
Fréquents: bradycardie.
Rares: bloc auriculo-ventriculaire, aggravation d'une insuffisance cardiaque préexistante.
Affections vasculaires
Fréquents: froideur des extrémités.
Rares: aggravation d'une claudication intermittente préexistante, hypotension orthostatique pouvant s'accompagner de syncopes, syndrome de Raynaud.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Rares: bronchospasme chez les patients asthmatiques ou ayant des antécédents de symptômes asthmatiques.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: nausées, vomissements, diarrhée.
Rares: sécheresse de la bouche.
Affections hépatobiliaires
Occasionnels: augmentation du taux des transaminases.
Rares: réactions hépatotoxiques, y compris cholestase intra-hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rares: réactions cutanées psoriasiformes, exacerbation d'un psoriasis, affections cutanées, alopécie.
Affections des organes de reproduction et du sein
Rares: impuissance, maladie de la Peyronie.
Sous traitement par la nifédipine en monothérapie, on a observé les effets indésirables suivants:
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: purpura, agranulocytose.
Affections du système nerveux
Fréquents: céphalées, obnubilation.
Occasionnels: nervosité, paresthésie, tremblement, vertiges, insomnie, somnolence.
Rares: hypoesthésie.
Affections oculaires
Rares: altération passagère de la perception visuelle, amblyopie.
Affections cardiaques
Fréquents: palpitations.
Occasionnels: douleurs de type angineux, douleurs thoraciques, tachycardie, syncope.
Affections vasculaires
Fréquents: vasodilatation (rougeur de visage, sensation de chaleur), œdèmes.
Occasionnels: hypotension orthostatique.
Rares: hypotension.
Prudence chez les dialysés souffrant d'hypertension maligne, d'hyperglycémie et d'hypovolémie, car la vasodilatation peut provoquer une chute tensionnelle majeure.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: nausées.
Occasionnels: constipation, diarrhée, sécheresse de la bouche, dyspepsie, vomissements, douleur abdominale.
Rares: troubles gastro-intestinaux, flatulence, hyperplasie gingivale (disparaît totalement après l'arrêt).
Affections hépatobiliaires
Rares: troubles de la fonction hépatique (augmentation du taux de transaminases, cholestase intrahépatique).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: prurit, rougeur de la peau (exanthème, érythème), sudation.
Rares: urticaire, érythromélalgie, dermatite exfoliative, photodermatite.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels: myalgie, arthralgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnels: polyurie, nycturie.
Rares: augmentation de la diurèse diurne.
Affections des organes de reproduction et du sein
Rares: gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: asthénie (fatigue).
Occasionnels: malaise, douleurs.
Rares: gonflement abdominal, réactions allergiques.
SurdosageUn surdosage peut avoir pour conséquences une bradycardie, une hypotension, une insuffisance cardiaque aiguë et un bronchospasme.
Les mesures à prendre sont les suivantes: surveillance médicale stricte et lavage gastrique. Administrer du charbon activé et un laxatif pour éviter l'absorption du reste du principe actif; utiliser du plasma ou un succédané du plasma pour traiter les états d'hypotension et de choc. Envisager si nécessaire une hémodialyse ou une hémoperfusion.
Une bradycardie excessive peut en principe être corrigée par 1-2 mg d'atropine par voie intraveineuse et/ou par un stimulateur cardiaque. Si nécessaire, faire suivre par une injection d'un bolus de 10 mg de glucagon i.v. selon la réaction du patient et si cela s'avère nécessaire, on peut ensuite administrer une perfusion de glucagon à raison de 1-10 mg/h.
L'injection intraveineuse de gluconate de calcium et de métaraminol peut s'avérer utile en cas d'hypotension induite par la nifédipine. En l'absence d'amélioration ou si l'on n'a pas de glucagon à disposition, on peut ensuite administrer un bêta-stimulant tel que la dobutamine, en perfusion i.v. de 2,5-10 µg/kg/min. ou de l'isoprénaline, à raison de 10-25 µg, en perfusion d'une vitesse maximale de 5 µg/min.; des doses supérieures peuvent éventuellement s'avérer nécessaire.
Du fait de l'effet inotrope positif, on peut aussi utiliser de la dobutamine pour le traitement de l'hypotension et de l'insuffisance cardiaque aiguë. En cas de surdosage massif, les posologies mentionnées sont vraisemblablement insuffisantes pour neutraliser l'effet cardiaque du bêta-bloquant. C'est pourquoi, au besoin, il faut augmenter la dose de dobutamine pour être certain d'obtenir l'effet attendu compte tenu de l'état clinique du patient.
On respectera les précautions d'usage. S'il faut augmenter la dose du stimulant, il s'agit de veiller à ce que la pression ne chute pas excessivement. Dans les cas gravissimes, l'implantation d'un stimulateur cardiaque et d'autres mesures cardiorespiratoires peuvent s'avérer indispensables.
L'administration d'un bronchodilatateur permet généralement de supprimer un bronchospasme.
Propriétés/EffetsCode ATC: C07FB03
Nif-Ten est l'association de nifédipine, un antagoniste du calcium dépourvu d'effet inotrope négatif cliniquement notable et d'influence sur le système de conduction, et d'aténolol, un bêtabloquant cardiosélectif dépourvu d'effet stabilisateur de membrane et d'activité sympathomimétique intrinsèque (ASI). La sélectivité de l'aténolol diminue quand la posologie augmente. Ces deux médicaments ont chacun un mécanisme d'action différent, mais qui se complètent l'un l'autre.
L'aténolol abaisse la pression artérielle et diminue la fréquence cardiaque. Il prolonge le temps de conduction AV, la période réfractaire de l'oreillette et du nœud AV.
La nifédipine abaisse la pression artérielle en réduisant les résistances périphériques par le biais d'une dilatation artériolaire. Elle améliore l'apport d'oxygène au myocarde tout en réduisant la consommation d'oxygène.
L'aténolol, le bêtabloquant, compense les effets indésirables d'une vasodilatation périphérique et la nifédipine, l'antagoniste du calcium, ceux d'une vasoconstriction périphérique. L'efficacité du salbutamol et de l'isoprénaline sur les bronches n'est pas restreinte. Avec les précautions d'usage, Nif-Ten peut donc être utilisé chez des patients souffrant de syndromes obstructifs des voies respiratoires.
Etant donné leur effet inotrope négatif, les bêtabloquants ne doivent pas être utilisés en cas d'insuffisance cardiaque non compensée.
L'aténolol est efficace et bien toléré dans la plupart des groupes ethniques, bien qu'il soit possible que les patients de race noire répondent moins à l'aténolol. Il est peu vraisemblable que le S(-)-aténolol offre des propriétés autres que celles du racémate et exerce ainsi d'autres effets thérapeutiques.
PharmacocinétiqueLes propriétés pharmacocinétiques de l'aténolol et de la nifédipine ne sont pratiquement pas modifiées par l'association de ces deux médicaments.
Aténolol
Absorption et distribution: L'aténolol est hydrophile. Après administration orale, la résorption est reproductible mais incomplète (40-50%) et la concentration plasmatique maximale est atteinte au bout de 2-4 h. La liaison aux protéines plasmatiques est faible (environ 3%). A cause de sa faible lipophilie, l'aténolol pénètre mal dans le tissu, la concentration intracérébrale est minime. L'aténolol passe la barrière placentaire.
Métabolisme: L'aténolol n'est que faiblement métabolisé dans le foie, plus de 90% de la dose absorbée sont retrouvés sous forme inchangée dans le sang.
Élimination: L'aténolol est éliminé quasi exclusivement par les reins, fraction extra-rénale de la dose (Q0) 0,12. La demi-vie plasmatique moyenne est de 6 heures.
Nifédipine
Absorption et distribution: La résorption de la nifédipine est quasi complète (90%). Elle s'effectue dans presque tout le tractus gastro-intestinal. Avec le comprimé retard, les concentrations plasmatiques deviennent mesurables 30-60 min après l'administration. La concentration maximale est atteinte au bout 1-3 heures pour diminuer ensuite par paliers en conservant une valeur thérapeutique à la 12e heure. Absence d'accumulation de la substance active; taux de liaison aux protéines env. 95%.
Métabolisme: La métabolisation de la nifédipine est quasi totale.
Élimination: La demi-vie est de 5 heures dans son association fixe à l'aténolol; fraction extrarénale de la dose (Q0) 1,0. L'élimination des métabolites inactifs se fait à raison de 70-80% par voie rénale, le reste par les selles.
Le jus de pamplemousse accroît la biodisponibilité de la nifédipine en inhibant sa métabolisation par le cycle entéro-hépatique (voir «Interactions»).
Cinétique pour certains groupes de patients
En cas d'insuffisance rénale grave, la demi-vie moyenne de l'aténolol peut être augmentée.
La biodisponibilité des deux médicaments est augmentée chez le patient âgé. La demi-vie et l'AUC de l'aténolol peuvent être augmentées, alors que les tmax et cmax ne sont pas notablement modifiés. La demi-vie et le tmax de la nifédipine ne sont pas notablement modifiés, mais l'AUC et la cmax sont environ doublées.
Données précliniquesIl n'existe pas d'études précliniques de l'association fixe d'aténolol et de nifédipine.
Aténolol
Potentiel mutagène et oncogène
On n'a pas étudié le potentiel mutagène de l'aténolol selon des méthodes modernes. A ce jour, les tests effectués in vitro et in vivo ont donné des résultats formellement négatifs. Les études de longue durée menées chez le rat et la souris n'ont révélé aucun signe de potentiel oncogène de l'aténolol.
Toxicité sur la reproduction
Le potentiel embryotoxique de l'aténolol a été étudié dans deux espèces animales (rats et lapins). Chez le rat, on a constaté des résorptions embryonnaires à la dose de 200 mg/kg, dose qui se situait en deçà de la fourchette des doses toxiques pour la mère. Aucune malformation n'a été observée. Les études n'ont pas montré d'effet néfaste sur la fertilité.
Nifédipine
Potentiel mutagène et oncogène
Comme les études de mutagénicité menées in vivo et in vitro ont toutes été négatives, on peut exclure de façon satisfaisante un effet mutagène chez l'Homme. Une étude de longue durée (2 ans) menée chez le rat n'a montré aucun signe d'effet oncogène de la nifédipine.
Toxicité sur la reproduction
Les études expérimentales menées dans trois espèces animales ont montré, dans deux de ces espèces, des signes d'effets tératogènes (fentes palatines, anomalies cardio-vasculaires). On n'a pas l'expérience de l'utilisation dans l'espèce humaine. On a décrit quelques cas d'utilisation de la nifédipine pendant les trois derniers mois de la grossesse, sans conséquences néfastes. La nifédipine exerce un effet tocolytique.
La nifédipine passe dans le lait maternel. L'expérience concernant son utilisation pendant l'allaitement est insuffisante.
Remarques particulièresIncompatibilités
Sans objet.
Stabilité
Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur l'emballage avec la mention «EXP».
Remarques concernant la conservation
Conserver à une température ne dépassant pas 30 °C, à l'abri de l'humidité et de la lumière. Tenir hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation48627 (Swissmedic).
Présentation30 et 100 Capsules. [B]
Titulaire de l’autorisationAstraZeneca AG, 6340 Baar.
Mise à jour de l’informationJuin 2017.
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