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Information professionnelle sur Beta-Adalat®:Bayer (Schweiz) AG
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs: 20 mg de nifédipine et 50 mg d'aténolol.
Excipients: lactose, gélatine, hydroxypropylméthylcellulose, Macrogol 4000, stéarate de magnésium, carbonate de magnésium, fécule de maïs, cellulose microcristalline, polysorbate 80, oxyde de fer rouge (E172), dodécylsulfate de sodium, dioxyde de titane (E171).

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Gélule à 20 mg de nifédipine et 50 mg d'aténolol par gélule retard.

Indications/Possibilités d’emploi

Hypertension artérielle modérée à moyenne. Angine de poitrine.

Posologie/Mode d’emploi

Les gélules doivent être prises le matin ou le soir avec un peu d’eau sans les mâcher. Elles peuvent aussi être prises au cours ou en dehors des repas.
Les gélules de Beta-Adalat ne doivent pas être prises avec du jus de pamplemousse (voir «Interactions»)
Hypertension
Chez des patients adultes ne répondant pas à une monothérapie, la dose journalière sera de 1 gélule de Beta-Adalat, à prendre le matin ou le soir. Cette dose ne doit pas être augmentée avant trois semaines.
Angine de poitrine
Chez des patients adultes ne répondant pas à une monothérapie, la dose sera de 1 gélule de Beta-Adalat, deux fois par jour.
Enfants et adolescents
Il n'y a pas d'expériences faites chez des enfants ou des adolescents de moins de 18 ans. C’est pourquoi l’usage de Beta-Adalat ne peut pas être recommandé chez l’enfant.
Patients âgés
Chez les patients âgés, la thérapie doit être commencée avec une gélule.
Le sevrage thérapeutique progressif de patients présentant une cardiomyopathie ischémique se fera par paliers en l'espace de 1 à 2 semaines.
Insuffisance rénale
Beta-Adalat ne doit pas être utilisé chez les patients que présentent une insuffisance rénale prononcée (de filtration glomérulaire inférieure à 15 ml/min/1,73 m² ou une créatinine sérique supérieure à 600 µmol/l) (voir «Contre-indications»).

Contre-indications

Beta-Adalat est contre-indiqué en cas d‘hypersensibilité connue à l’égard de l’un des composants.
Du fait du bêtabloquant qu’il contient, Beta-Adalat est contre-indiqué en cas de bradycardie, insuffisance cardiaque décompensée, choc cardiogène, hypotension grave (pression systolique inférieure à 90 mmHg), acidose métabolique, troubles circulatoires périphériques graves, blocs AV de 2e et 3e degré, syndrome de tachycardie-bradycardie (sick-sinus) et phéochromocytome non traité.
Beta-Adalat ne doit pas être pris en cas d’insuffisance rénale sévère avec un taux de filtration glomérulaire inférieur à 15 ml/min/1,73 m² ou une créatinine sérique supérieure à 600 µmol/l.
Du fait de la nifédipine qu’il contient, Beta-Adalat ne doit pas être administré aux patients présentant une sténose aortique serrée.
Beta-Adalat ne doit pas se prendre en association à la rifampicine, faute de quoi les concentrations plasmatiques de nifédipine ne seraient pas suffisantes en raison de l’induction enzymatique.
Il ne doit pas non plus être pris en association avec des inhibiteurs de la monoamine oxydase, car ceux-ci, utilisés en association avec un bêtabloquant, peuvent renforcer l’effet pharmacodynamique et entraîner une augmentation de la pression artérielle pouvant aller jusqu’à une crise hypertensive
Beta-Adalat est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement.
Beta-Adalat n'est pas prévu pour être administré à des enfants ou à des adolescents de moins de 18 ans.

Mises en garde et précautions

On recommande une certaine prudence chez des patients ayant une faible réserve fonctionnelle cardiaque. Mais s'ils sont déjà sous beta-bloquants ou si l'insuffisance cardiaque est compensée par la digitale, il est possible si c'est nécessaire de leur administrer le Beta-Adalat, avec les précautions d'usage.
L'aténolol agit essentiellement sur les bêta-récepteurs cardiaques. En cas de pathologie pulmonaire obstructive, il peut cependant entraîner une augmentation de la résistance bronchique. Au contraire des bêta-bloquants non cardiosélectifs, l'efficacité des bronchodilatateurs comme le salbutamol et l'isoprénaline est toutefois maintenue.
L’aténolol peut accentuer les troubles circulatoires périphériques. Chez les patients ayant une anamnèse de réaction anaphylactique à plusieurs allergènes, les doses d’adréaline standards dans le traitement des réactions allergiques peuvent éventuellement s’avérer insuffisantes.
Beta-Adalat peut faire augmenter le nombre et la durée des crises d’angine de Prinzmetal, du fait de la vasoconstriction non contrebalancée des artères coronaires sous l’effet des récepteurs alpha. Bien que l’aténolol soit ß1-sélectif, Beta-Adalat ne doit alors être utilisé qu’avec la plus grande prudence.
Beta-Adalat ne doit s’utiliser qu’avec prudence chez des patients présentant un blocs AV de 1er degré, du fait de son effet dromotrope négatif.
Beta-Adalat peut masquer la tachycardie lors d’une hypoglycémie de même que les symptômes d’une thyréotoxicose.
La néfazodone est connue pour inhiber le cytochrome P4503A4; en cas d’administration concomitante avec Beta-Adalat, une augmentation du taux plasmatique de nifédipine ne peut donc pas être exclue.
Dans des études aiguës, une ascension passagère de la glycémie (hyperglycémie) a été observée sous nifédipine dans des cas isolés. Il s’agit donc d’en tenir compte chez les diabétiques. Mais la nifédipine n’a aucun effet diabétogène à long terme.
Au début du traitement, certains patients peuvent présenter des symptômes ischémiques.
Dans des cas isolés de fertilisation in vitro, les antagonistes du calcium tels que la nifédipine ont été mis en relation avec des modifications biochimiques réversibles du segment céphalique des spermatozoïdes, pouvant éventuellement être à l'origine d'une insuffisance fonctionnelle de ces derniers. Chez les hommes dont la capacité de fécondation in vitro est restée sans succès à plusieurs reprises, et sans qu'aucune autre explication ne puisse être trouvée, les antagonistes du calcium comme la nifédipine peuvent être considérés comme une cause possible.
Les patients souffrant déjà ou ayant déjà souffert de psoriasis, ou dans la famille desquels de tels cas sont survenus, doivent éviter de prendre Beta-Adalat.
Beta-Adalat contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, une maladie héréditaire rare, un déficit en lactase de Lapp, ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre Beta-Adalat.

Interactions

Interactions avec l’aténolol
Antagonistes calciques: L'administration simultanée de bêtabloquants et d'antagonistes calciques inotropes négatifs (vérapamil, diltiazem, p.ex.) peut renforcer cet effet et doit par conséquent être évitée, surtout en cas de perturbation de la fonction ventriculaire et/ou d'anomalie de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire. Une hypotension grave, une bradycardie et une insuffisance cardiaque peuvent survenir.
Dihydropyridines: Un traitement en association avec des dihydropyridines telles que la nifédipine peut augmenter le risque d'hypotension et une insuffisance cardiaque asymptomatique peut se manifester sous un traitement bêtabloquant.
Anti-arythmiques: Prudence dans l'association de bêtabloquants et d'anti-arythmiques de la classe I, p.ex. le disopyramide. Ils peuvent allonger le temps de conduction et induire un effet inotrope négatif.
Clonidine: Les bêtabloquants peuvent accentuer une hypertension rebond après l'arrêt de la clonidine. Si l'on utilise en même temps ce bêtabloquant et la clonidine, il faut arrêter le bêtabloquant plusieurs jours avant la clonidine. Quand on remplace la clonidine par de l’aténolol, il ne faut entreprendre le traitement bêtabloquant que plusieurs jours après l'arrêt de la clonidine.
Anesthésiques: Il faut être prudent lors de l'utilisation des anesthésiques. Avant une anesthésie générale, le médecin anesthésiste doit être informé du traitement par l’aténolol; il doit choisir un anesthésique qui ait le moins possible d'effet inotrope négatif.
L'utilisation simultanée de bêtabloquants et d'anesthésiques peut atténuer une tachycardie réflexe et accentuer le risque d'hypotension. Il faut éviter d'utiliser des anesthésiques cardiodépresseurs.
Glucosides digitaliques: Un traitement associant glucoside digitalique et bêtabloquant peut ralentir la conduction auriculo-ventriculaire.
Sympathomimétiques: L'utilisation simultanée de sympathomimétiques tels que l'adrénaline peut neutraliser l'effet des bêtabloquants.
Inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines: Les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines tels que l'ibuprofène ou l'indométacine peuvent atténuer l'effet antihypertenseur de l’aténolol.
Interactions avec la nifédipine
La nifédipine est métabolisée par le système du cytochrome P450 3A4, localisé dans la muqueuse du grêle et le foie. Les médicaments connus pour inhiber ou induire ce système enzymatique peuvent donc (après administration orale) inhiber la résorption ou l'élimination de la nifédipine.
Antihypertenseurs: L'effet hypotenseur de la nifédipine peut être potentialisé par l'administration concomitante d'autres antihypertenseurs. Surveiller de près un patient traité par nifédipine et bêtabloquants, car il peut présenter une hypotension très marquée. Des cas isolés d'aggravation d'une insuffisance cardiaque ont été signalés.
Quinidine: Lors de l'association avec la quinidine, on a constaté un abaissement des taux plasmatiques de quinidine et une augmentation sensible de ces taux à l'arrêt de la nifédipine. S'il est question d'administrer de la nifédipine, ou d'interrompre un tel traitement, il est recommandé de contrôler la quinidinémie et d'adapter la dose de quinidine le cas échéant. Certains auteurs ont signalé une augmentation de la concentration de nifédipine lors de l'administration simultanée de ces deux médicaments. D'autres par contre n'ont constaté aucune variation de la pharmacocinétique de la nifédipine. Lors de l'adjonction de quinidine, contrôler de près la pression artérielle et diminuer la dose de nifédipine si nécessaire.
Cimétidine: La cimétidine inhibe le système du cytochrome P450 3A4. La prise simultanée de cimétidine peut donc faire augmenter la concentration de nifédipine et accentuer son effet hypotenseur.
Digoxine: L'administration simultanée de nifédipine et de digoxine peut entraîner une baisse de la clairance de la digoxine, et donc une ascension de la digoxinémie. Par mesure de précaution, le patient doit donc être suivi à la recherche de symptômes d'un surdosage en digoxine et, le cas échéant, il faut adapter la dose du glucoside à la digoxinémie.
Diltiazem: Le diltiazem abaisse la clairance de la nifédipine. L'association de ces deux substances doit donc être administrée prudemment et il peut s'avérer nécessaire de diminuer la dose de nifédipine.
Jus de pamplemousse: Le jus de pamplemousse inhibe le système du cytochrome P450 3A4. Lors de la prise simultanée de nifédipine et de jus de pamplemousse, les concentrations de nifédipine augmentent en raison d’un effet de premier passage réduit; son effet hypotenseur peut donc s’accentuer. Après la consommation régulière de jus de pamplemousse, cet effet peut persister au moins jusqu’à trois jours après la dernière prise de jus de pamplemousse.
Phénytoïne: L'administration concomitante de phénytoïne et de nifédipine fait diminuer la biodisponibilité de la nifédipine et donc son efficacité. Au cas où ces deux médicaments sont utilisés conjointement, surveiller la réaction clinique à la nifédipine et en augmenter la dose le cas échéant. De même, il peut s'avérer nécessaire d'adapter la dose de nifédipine au terme d'un traitement par la phénytoïne.
Quinupristine/dalfopristine: La prise simultanée de quinupristine/dalfopristine et de nifédipine peut faire augmenter les concentrations plasmatiques de nifédipine. Surveiller la pression artérielle lors de l'administration de ces deux substances et diminuer la dose de nifédipine le cas échéant.
Rifampicine: La rifampicine a un puissant effet inducteur sur le système du cytochrome P450 3A4. Lors de la prise simultanée de rifampicine, la résorption de la nifédipine est fortement réduite et son effet atténué. L'administration de nifédipine en association à la rifampicine est donc contre-indiquée.
Tubocurarine: on sait qu’une inhibition des récepteurs β peut renforcer (ou potentialiser) un blocage neuromusculaire provoqué par la tubocurarine.
Baclofène: l’utilisation concomitante de baclofène et de Beta-Adalat peut renforcer l’effet hypotenseur de celui-ci.
Acide vanilmandélique: La nifédipine peut donner des résultats faussement élevés pour l’acide vanilmandélique dans l’urine, dosé par spectrophotométrie. Mais le dosage par HPLC n’est pas influencé.
Interactions théoriquement possibles: On n’a pas mené d’études avec les principes actifs suivants, qui pourraient théoriquement provoquer des interactions avec la nifédipine: carbamazépine, ciclosporine, érythromycine, fluoxétine, amprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, kétoconazole, itraconazole, fluconazole, phénobarbital, tacrolimus et acide valproïque. En conséquence, il faut être prudent lors de l’administration concomitante de ces substances et de nifédipine. Eventuellement, il faut envisager un ajustement de la dose.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Il n’existe pas de données suffisantes concernant l’emploi chez la femme enceinte. Les expérimentations animales ont révélé une toxicité de reproduction (effet tératogène, toxicité embryonnaire). Le risque potentiel pour l’être humain n’est pas connu.
Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse (voir «Contre-indications»).
Nifédipine
Tératogène et embryotoxique chez l'animal. Expériences très limitées d'administration au 2ème et 3ème trimestre de la grossesse chez la femme, en cas d'hypertension réfractaire au traitement. Aucun effet délétère observé sur l'enfant.
Aténolol
Expériences disponibles pour la femme enceinte hypertendue. Aucune évidence de lésions foetales à ce jour.
Beta-Adalat
L’association fixe des deux médicaments n’est que peu étudiée. C'est pourquoi l’utilisation de Beta-Adalat est contre-indiquée pendant la grossesse.
Allaitement
L’utilisation de Beta-Adalat est contre-indiquée pendant l’allaitement.
Les concentrations d’aténolol dans le lait maternel sont environ trois fois plus élevées que dans le sang. La nifédipine diffuse elle aussi dans le lait maternel.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Les réactions varient selon les individus, l'aptitude à la conduite d'un véhicule ou au maniement d'engins peut être altérée. Cela vaut surtout en début de traitement, lors d'un changement de médicament et lors de l'ingestion simultanée d'alcool.

Effets indésirables

Fréquence: très fréquents (>1/10), fréquents (>1/100, <1/10), occasionnels (>1/1000, <1/100), rares (>1/10'000, <1/1000), très rares (<1/10'000).
Les effets indésirables suivants ont été décrits sous traitement de Beta-Adalat:
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
Rarement: purpura.
Troubles du système nerveux
Fréquents: mal de tête, obnubilation.
Troubles cardiaques et vasculaires
Fréquents: flush (rougeur de visage, sensation de chaleur), œdèmes.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: troubles gastro-intestinaux.
Troubles généraux
Fréquents: asthénie (fatigue).
Beta-Adalat est bien toléré. Les effets indésirables observés dans les études cliniques sont généralement imputables aux effets pharmacologiques des deux composantes du médicament.
Sous traitement par l’aténolol en monothérapie, on a observé les effets indésirables suivants:
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
Rares: purpura, thrombopénie.
Troubles du système immunitaire
Très rares: augmentation du titre des anticorps antinucléaires (AAN); cependant, la signification clinique de cette observation n’est pas encore élucidée.
Troubles du système nerveux
Fréquents: asthénie (fatigue).
Occasionnels: troubles du sommeil.
Rares: confusion mentale, vertiges, céphalées, fluctuations de l’humeur, cauchemars, psychoses, hallucinations et paresthésies.
Troubles oculaires
Rares: troubles visuels, sécheresse oculaire.
Troubles cardiaques et vasculaires
Fréquents: bradycardie, froideur des extrémités.
Rares: aggravation d’une claudication intermittente préexistante, bloc auriculo-ventriculaire, hypotension orthostatique pouvant s’accompagner de syncopes, syndrome de Raynaud.
Troubles respiratoires
Rares: bronchospasme chez les patients asthmatiques ou ayant des antécédents de symptômes asthmatiques.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: troubles gastro-intestinaux.
Rares: sécheresse de la bouche.
Troubles hépato-biliaires
Occasionnels: augmentation du taux des transaminases.
Rares: réactions hépatotoxiques, y compris cholestase intra-hépatique.
Troubles cutanés
Rares: réactions cutanées psoriasiformes, exacerbation d’un psoriasis, affections cutanées, alopécie.
Troubles des organes génitaux et des seins
Rares: impuissance, maladie de la Peyronie.
Sous traitement par la nifédipine en monothérapie, on a observé les effets indésirables suivants:
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
Rares: purpura, agranulocytose.
Troubles du système nerveux
Fréquents: céphalées, obnubilation
Occasionnels: nervosité, paresthésie, tremblement, vertiges, insomnie, somnolence.
Rares: hypoesthésie.
Troubles oculaires
Rares: altération passagère de la perception visuelle, amblyopie.
Troubles cardiaques et vasculaires
Fréquents: vasodilatation (rougeur de visage, sensation de chaleur), palpitations, œdèmes.
Occasionnels: douleurs de type angineux, douleurs thoraciques, hypotension orthostatique, tachycardie, syncope.
Rares: hypotension.
Prudence chez les dialysés souffrant d’hypertension maligne, d’hyperglycémie et d’hypovolémie, car la vasodilatation peut provoquer une chute tensionnelle majeure.
Troubles respiratoires
Occasionnels: dyspnée.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: nausées.
Occasionnels: constipation, diarrhée, sécheresse de la bouche, dyspepsie, vomissements, douleur abdominale.
Rares: troubles gastro-intestinaux, flatulence, hyperplasie gingivale (disparaît totalement après l’arrêt).
Troubles hépato-biliaires
Rares: troubles de la fonction hépatique (augmentation du taux de transaminases, cholestase intrahépatique).
Troubles cutanés
Occasionnels: prurit, rougeur de la peau (exanthème, érythème), sudation.
Rares: urticaire, érythromélalgie, dermatite exfoliative, photodermatite.
Troubles musculosquelettiques
Occasionnels: myalgie, arthralgie.
Troubles rénaux et urinaires
Occasionnels: polyurie, nycturie.
Rares: augmentation de la diurèse diurne.
Troubles des organes génitaux et des seins
Rares: gynécomastie.
Troubles généraux
Fréquents: asthénie, (fatigue).
Occasionnels: malaise, douleurs.
Rares: gonflement abdominal, réactions allergiques.

Surdosage

Bradycardie, hypotension, insuffisance cardiaque aiguë et bronchospasmes peuvent se produire suite à une intoxication.
Les mesures d’ordre général sont: surveillance médicale étroite et lavage gastrique. Administrer du charbon activé et un laxatif pour empêcher la résorption du principe actif non éliminé; pour le traitement de l’hypotension et du choc, administrer du plasma ou un substitut plasmatique. Une hémodialyse ou une hémoperfusion peuvent être envisagées si nécessaire.
Une bradycardie excessive peut en principe être corrigée par 1-2 mg d'atropine i.v. et/ou la pose d’un stimulateur cardiaque. Ceci peut, si nécessaire, être suivi d'une injection i.v. de 10 mg de glucagon en bolus. Il est ensuite possible, en fonction de la réaction du patient, de perfuser 1-10 mg/h de glucagon si nécessaire. L'injection intraveineuse de gluconate de calcium et de métaraminol peut s'avérer utile lors d'une hypotension induite par la nifédipine.
En l’absence d’amélioration ou si l’on n’a pas de glucagon à disposition, on peut ensuite administrer un bêtastimulant tel que la dobutamine, en perfusion i.v. de 2,5-10 µg/kg/min ou que l’isoprénaline, à raison de 10-25 µg, en perfusion d’une vitesse maximale de 5 µg/min; des doses supérieures peuvent éventuellement s’avérer nécessaires.
Du fait de l'effet inotrope positif, on peut aussi utiliser de la dobutamine pour le traitement de l'hypotension et de l'insuffisance cardiaque aiguë. En cas de surdosage massif, les posologies mentionnées sont vraisemblablement insuffisantes pour neutraliser l'effet cardiaque du bêta-bloquant. C'est pourquoi, au besoin, il faut augmenter la dose de dobutamine pour être certain d'obtenir l'effet attendu compte tenu de l'état clinique du patient.
On respectera les précautions d’usage. S’il faut augmenter la dose du stimulant, il s’agit de veiller à ce que la pression ne chute pas excessivement. Dans les cas gravissimes, l’implantation d’un stimulateur cardiaque et d’autres mesures cardiorespiratoires peuvent s’avérer indispensables.
L'administration d'un bronchodilatateur permet généralement de supprimer un bronchospasme.

Propriétés/Effets

Code ATC: C07FB03
Le Beta-Adalat est l'association de la nifédipine, un antagoniste calcique dépourvu d'effet inotrope négatif cliniquement manifeste et d'influence sur le système conducteur, et de l'aténolol, un bêta-bloquant cardiosélectif qui n'a aucune activité stabilisatrice de membrane ni sympathicomimétique intrinsèque (ASI).
La cardiosélectivité d‘aténolol diminue quand la posologie augmente. Chacun des compoants a un mécanisme d'action différent et une activité complémentaire.
La nifédipine abaisse la pression sanguine en faisant diminuer la résistance périphérique par dilatation des vaisseaux sanguins. La nifédipine augmente la quantité d'oxygène fournie au myocarde et en abaisse simultanément les besoins.
L'aténolol abaisse la pression et la fréquence cardiaque. Le temps de conduction AV, la période réfractaire au niveau de l'oreillette et du noeud AV sont prolongés.
L'antagoniste calcique nifédipine contrecarre les effets secondaires d'une vasoconstriction périphérique, et le bêta-bloquant aténolol ceux d'une vasodilatation périphérique.
L'efficacité du salbutamol et de l'isoprénaline sur les bronches n'est pas influencée. Avec certaines précautions, il est donc possible d'administrer le Beta-Adalat à des patients présentant une affection obstructive des voies respiratoires.
Du fait de leur effet inotrope négatif, les bêtabloquants ne doivent pas être utilisés dans l’insuffisance cardiaque non compensée.
L’aténolol est efficace et bien toléré par la plupart des groupes ethniques, bien que les noirs puissent éventuellement moins bien y répondre.
Il est peu probable que les autres propriétés du S(-)-aténolol aient d’autres effets thérapeutiques que le racémate.

Pharmacocinétique

La biodisponibilité systémique de la nifédipine et de l'aténolol n'est pas modifiée par l'association des deux substances.
Nifédipine
Absorption et distribution: La nifédipine est absorbée quasi complètement (90%) dans presque tout le tube digestif. Avec le comprimé retard, on peut trouver la substance dans le plasma après 30-60 minutes. Le pic de concentration est atteint après 1-3 heures. L’effet thérapeutique persiste en moyenne pendant 12 heures. Absence d’accumulation du principe actif; la liaison aux protéines est d'environ 95%.
Métabolisation: La nifédipine est quasi entièrement métabolisée dans le corps.
Elimination: En association fixe avec l'aténolol, la demi-vie est de 5 heures; la fraction de la dose extra-rénale (Qo) de 1.0, l'élimination des métabolites, pharmacologiquement inactifs, s'effectue à 70-80% par voie rénale. Le reste est éliminé par les selles.
Le jus de grapefruits augmente la biodisponibilité de la nifédipine par inhibition du métabolisme de premier passage (comparer interactions).
Aténolol
Absorption et distribution: L'aténolol est hydrophile. Après administration orale, la résorption est reproductible, mais incomplète (40-50%). La concentration sanguine maximale est enregistrée au bout de 2-4 heures. La liaison aux protéines est très faible, de l’ordre d’env. 3%. Du fait de sa très faible liposolubilité, l’aténolol ne diffuse que difficilement dans les tissus; sa concentration intracérébrale est minime. L’aténolol passe sans difficulté la barrière placentaire.
Métabolisation: Seule une fraction minime de l’aténolol est métabolisée par le foie, plus de 90% de la dose résorbée se retrouve dans le sang sous forme non métabolisée.
Elimination: L’aténolol est éliminé essentiellement par voie rénale, la fraction de la dose extra-rénale (Qo) est de 0,12. Sa demi-vie moyenne est de 6 h.
Cinétique pour certains groupes de patients: La demi-vie de l’aténolol peut être augmentée dans l’insuffisance rénale à un stade avancé (voir «Contre-indications»).
Chez des patients âgés la biodisponibilité systémique des deux substances est augmentée. La demi-vie et la surface sous la courbe (AUC) peuvent être plus élevées sous l’aténolol, alors que le tmax et la Cmax ne se modifient pas significativement. La demi-vie, ainsi que le tmax ne subissent pas de modification notoire sous nifédipine, alors que la surface sous la courbe (AUC) et la Cmax sont approximativement doublées.

Données précliniques

Il n’existe pas d’études précliniques de l’association fixe d’aténolol et de nifédipine.
Aténolol
Potentiel mutagène et oncogène
On n’a pas étudié le potentiel mutagène de l’aténolol selon des méthodes modernes. A ce jour, les tests effectués in vitro et in vivo ont donné des résultats formellement négatifs. Les études de longue durée menées chez le rat et la souris n’ont révélé aucun signe de potentiel oncogène de l’aténolol.
Toxicité sur la reproduction
Le potentiel embryotoxique de l’aténolol a été étudié dans deux espèces animales (rats et lapins). Chez le rat, on a constaté des résorptions embryonnaires à la dose de 200 mg/kg, dose qui se situait en deçà de la fourchette des doses toxiques pour la mère. Aucune malformation n’a été observée. Les études n’ont pas montré d’effet néfaste sur la fertilité.
Nifédipine
Potentiel mutagène et oncogène
Comme les études de mutagénicité menées in vivo et in vitro ont toutes été négatives, on peut exclure de façon satisfaisante un effet mutagène chez l’homme. Une étude de longue durée (2 ans) menée chez le rat n’a montré aucun signe d’effet oncogène de la nifédipine.
Toxicité sur la reproduction
Les études expérimentales menées dans trois espèces animales ont montré, dans deux de ces espèces, des signes d’effets tératogènes (fentes palatines, anomalies cardio-vasculaires). On n’a pas l’expérience de l’utilisation dans l’espèce humaine. On a décrit quelques cas d’utilisation de la nifédipine pendant les trois derniers mois de la grossesse, sans conséquences néfastes. La nifédipine exerce un effet tocolytique.
La nifédipine passe dans le lait maternel. L’expérience concernant son utilisation pendant l’allaitement est insuffisante.

Remarques particulières

Conservation
Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur l’emballage avec la mention «EXP».
Remarques concernant le stockage
Ne conserver pas à température au-dessus de 30 °C à l’abri de la lumière et de l’humidité. Conserver hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

48636 (Swissmedic)

Présentation

Beta-Adalat gélules (emballage calendrier): 28 et 98. B.

Titulaire de l’autorisation

Bayer (Schweiz) AG, Zurich.

Mise à jour de l’information

Mai 2013.

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