Propriétés/EffetsCode ATC
V10AX05
Mécanisme d’action
Propriétés physiques
Le rhénium 186, obtenu par irradiation du rhénium métal enrichi en rhénium 185, est oxydé sous forme Re2O7 par une solution concentrée de peroxyde d’hydrogène, transformé en acide perrhénique par addition d’eau puis en sulfure de rhénium 186Re par barbotage de sulfure d’hydrogène dans la solution d’acide perrhénique à laquelle a été ajoutée un volume équivalent de gélatine à 60 mg/ml. Après obtention du colloïde, le sulfure d’hydrogène présent dans le milieu est chassé par un courant d’azote afin de stopper la réaction. Le pH étant ajusté à 4,5, la solution colloïdale est ensuite passée sur une résine anionique pour éliminer l’acide perrhénique résiduel. L’acide ascorbique est ajouté pour stabiliser le colloïde puis le pH est réajusté.
Le rhénium-186 est un émetteur bêta moins (énergies maximales: 939,4 keV, probabilité d'émission 21,5 %, et 1076,6 keV, probabilité d'émission 71,6 %) et gamma de faible intensité (énergie: 137,15 keV, probabilité d'émission 9,4 %). Sa période est de 3,7 jours. Le rhénium-186 se désintègre par émission bêta (92 %) en osmium-186 stable et par capture électronique (8 %) en tungstène-186 stable.
Pharmacodynamique
Aux quantités administrées en clinique, à savoir une seule injection de 74 à 111 MBq de sulfure de rhénium (186Re), des effets pharmacologiques ne sont pas à attendre, l’activité biologique du produit étant due à la radiation bêta de l’isotope.
La pénétration moyenne est de 1,2 mm (maximum 3,7 mm) dans les tissus mous et de 1,0 mm (maximum 3,1 mm) dans le cartilage.
Le mécanisme d’action des colloïdes radioactifs sur les épanchements articulaires n’est que partiellement élucidé. Les données disponibles indiquent qu’après injection intra-articulaire, ils sont captés par les cellules synoviales superficielles. Sous l’effet de l’irradiation, une nécrose de la couche synoviale superficielle a lieu dès le premier jour. Après plusieurs mois, la fibrose de la synoviale devient apparente avec diminution, dans les tissus inflammés infiltrés, de la taille et du nombre des franges synoviales, ainsi que de l’épaisseur des couches voisines. Néanmoins, des zones d’inflammation peuvent persister, conduisant à la reconstitution d’une néosynoviale, avec ou sans persistance d’une synovite atténuée.
Cette évolution histologique se développe parallèlement à l’atténuation graduelle des signes cliniques d’inflammation articulaire.
Efficacité clinique
Pas applicable.
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