ch.oddb.org
 
Apotheken | Hôpital | Interactions | LiMA | Médecin | Médicaments | Services | T. de l'Autorisation
Information professionnelle sur Entocort® CIR®:Tillotts Pharma AG
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsAfficher la Heatmapimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Budésonide.
Excipients: Excipients per capsule.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 capsule retard contient 3 mg de budésonide.

Indications/Possibilités d’emploi

Adultes
Induction et maintien d’une rémission chez les patients souffrant de poussées légères à modérées de la maladie de Crohn avec atteinte du l’iléon terminal et du côlon proximal.
Enfants à partir de 8 ans
Induction d’une rémission chez les enfants souffrant de poussées légères à modérées de maladie de Crohn avec atteinte de l’iléon terminal et du côlon proximal.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes
La dose recommandée au stade actif de la maladie est de 9 mg 1 fois par jour sur une période allant jusqu’à 8 semaines.
Pour le traitement au long cours, la dose recommandée en traitement d’entretien de la rémission est de 6 mg une fois par jour.
La dose d’entretien doit être aussi peu élevée que possible pour permettre un meilleur contrôle des symptômes.
La réponse thérapeutique optimale est généralement atteinte en 2 à 4 semaines. Ces recommandations sont fondées sur les résultats d’études cliniques contrôlées qui ont duré un an.
Pour le remplacement de la prednisolone par le budésonide chez les patients cortico-dépendants, la dose recommandée est de 6 mg une fois par jour. Lors de l’instauration du traitement par Entocort CIR, il faut réduire progressivement la dose de prednisolone.
Enfants à partir de 8 ans et pesant plus de 25 kilos
Pour les poussées légères à modérées, la dose journalière recommandée est de 9 mg par jour pendant 8 semaines au maximum. La réponse thérapeutique optimale est généralement atteinte en 2 à 4 semaines. Une fois que les symptômes sont contrôlés, il faut réduire la dose à la dose minimale efficace. Dans les études cliniques contrôlées, la durée de traitement a été de 12 semaines au maximum (9 mg par jour pendant 8 semaines puis 6 mg par jour pendant 4 semaines). Ni l’efficacité ni la sécurité d’emploi d’un traitement plus long ne sont établies chez l’enfant.
Patients âgés
Les doses recommandées chez l’adulte sont également applicables aux personnes âgées. Toutefois, l’expérience de l’utilisation d’Entocort CIR chez les patients âgés est limitée.
Prise correcte du médicament
Prendre les capsules retard le matin avant le petit déjeuner. Avaler les capsules entières, sans les croquer, avec de l’eau.
Si des enfants et adultes ont du mal à déglutir, on peut ouvrir les capsules et mélanger leur contenu avec une cuiller à soupe de compote de pommes qu’il faut immédiatement avaler. Il ne faut jamais broyer ou mâcher le contenu des capsules.
Avant la fin du traitement, il faut progressivement réduire la dose.

Contre-indications

Hypersensibilité connue au principe actif budésonide ou à l’un des excipients, troubles graves de la fonction hépatique.
L’utilisation d’Entocort CIR est déconseillée en cas de poussées sévères, d’atteintes du côlon distal et du tractus gastro-intestinal proximal, ainsi que dans les atteintes extra-intestinales.

Mises en garde et précautions

La prudence est recommandée chez les patients présentant des infections, une hypertension, un diabète (diminution de la tolérance au glucose), une ostéoporose, un ulcère gastro-duodénal, un glaucome ou une cataracte, ainsi que chez les patients avec antécédents familiaux de diabète ou de glaucome ou d’autres effets indésirables provoqués par les glucocorticoïdes. De même, la prudence est recommandée chez les patients ayant une infection locale et/ou systémique, y compris une tuberculose latente ou une réaction positive à la tuberculine.
Etant donné que l’expérience acquise avec Entocort CIR chez l’enfant est limitée, la prudence est également recommandée lors de l’administration d’Entocort CIR à l’enfant (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Des mesures de précaution sont également indiquées dans les cas suivants:
poliomyélite, à l’exception de la forme encéphalitique bulbaire;
infarctus du myocarde récent;
plaies importantes (y compris après les interventions chirurgicales);
fractures osseuses récentes;
épilepsie;
chez les patients âgés, il faut également tenir compte de la sensibilité accrue aux infections et de l’amincissement de la peau;
psychoses (y compris dans l’anamnèse);
tendance aux thromboses;
hypertension aggravée;
insuffisance cardiaque;
hypothyroïdie;
traitement concomitant et prolongé par des salicylates, compte tenu du risque accru d’ulcérations et d’hémorragies gastro-intestinales pouvant conduire à une perforation; lors de toute réduction de la dose de glucocorticoïdes, procéder avec prudence en raison du risque d’intoxication par les salicylates.
Il convient d’être particulièrement prudent lors de tout passage à Entocort capsules retard en remplacement d’un traitement conventionnel par des corticoïdes dont l’effet systémique est supérieur. Il est possible que ces patients présentent une suppression corticosurrénalienne. Aussi convient-il de surveiller de près la fonction surrénalienne et de réduire avec prudence la dose de corticoïdes systémiques chez ces patients. Parce que la fonction surrénalienne peut être supprimée, un test de stimulation à l'ACTH peut montrer de faux résultats (valeurs faibles) pour le diagnostic de hypopituitarisme.
Durant la période d’arrêt, les patients ressentent parfois des malaises non spécifiques. Des symptômes tels que des douleurs musculaires ou articulaires peuvent survenir. Il faut évoquer une insuffisance de l’activité glucocorticoïde générale si, comme cela se produit toutefois très rarement, des symptômes tels que fatigue, céphalées, nausées ou vomissements surviennent pendant la période d’arrêt des corticoïdes. Dans un tel cas, il est nécessaire d’augmenter passagèrement la dose de corticoïde par administration d’un glucocorticoïde systémique.
Les corticoïdes peuvent induire une diminution de la réaction de l’axe hypothalamohypophyso-surrénalien dans des situations de stress. Pour les patients subissant une intervention chirurgicale ou soumis à d’autres situations de stress, il est recommandé d’administrer, en plus, un glucocorticoïde systémique.
Si le traitement par des glucocorticoïdes d’effet systémique supérieur est remplacé par Entocort, des symptômes allergiques tels que des rhinites ou des eczémas, auparavant masquées par l’effet systémique élevé, peuvent resurgir.
Troubles visuels
Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d`une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d`apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d`une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d`une cataracte, d`un glaucome, ou d`une lésion plus rare telle qu`une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l`administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.
Les maladies telles que la varicelle ou la rougeole peuvent évoluer vers des formes plus graves sous traitement par des glucocorticoïdes. Les patients qui n’ont jamais eu ces maladies doivent faire particulièrement attention de ne pas s’exposer à un risque de contagion. Si une exposition devait se produire, un traitement par l’immunoglobuline anti-varicelle-zona ou une injection d’immunoglobulines poolées peut être nécessaire. En cas de développement d’une varicelle, un traitement antiviral devra être envisagé.
Il est prévu que l’administration concomitante d’inhibiteurs du CYP3A, y compris de produits contenant du cobicistat, augmente le risque d’effets secondaires systémiques en inhibant la dégradation du budésonide, en particulier parce que le budésonide est fortement soumis au métabolisme du premier passage. L’association doit être évitée, sauf si les bénéfices sont supérieurs au risque accru d’effets secondaires systémiques des corticostéroïdes; dans ce cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes.
Des études menées in vivo chez l'homme montrent que l’administration orale de kétoconazole provoque une augmentation de l’absorption systémique du budésonide. Le kétoconazole est un inhibiteur du CYP3A4 qui agit dans le foie et la muqueuse intestinale (voir «Interactions»). Une diminution de la dose de budésonide doit être envisagée lors de l’administration concomitante de budésonide et de kétoconazole.
La résorption systémique du budésonide double après la prise excessive de jus de pamplemousse (inhibiteur du CYP3A4). Comme pour d’autres médicaments métabolisés essentiellement par le CYP3A4, les pamplemousses ou jus de pamplemousse ne doivent pas être pris en même temps que le budésonide. D’autres jus de fruits, comme le jus d’orange ou le jus de pomme, n’inhibent pas le CYP3A4 (voir «Interactions»).
Les corticoïdes peuvent masquer des signes d’infection et rendre parfois impossible la localisation d’un foyer infectieux. Les défenses immunitaires peuvent être affaiblies et il est possible que de nouvelles infections apparaissent pendant une corticothérapie. En cas d’infection simultanée, il faut veiller à une protection suffisante par des agents chimiothérapeutiques ou des antibiotiques.
Une amibiase latente peut être activée par une corticothérapie. Avant d’instaurer un traitement par Entocort CIR, il est recommandé d’exclure préalablement une amibiase latente ou active chez les patients ayant séjourné dans les pays tropicaux ou souffrant d’une diarrhée d’origine indéterminée.
Un contrôle attentif et étroit des patients traités par Entocort CIR est indispensable pour reconnaître à temps une absence de réponse thérapeutique et modifier au besoin le traitement.
Lors de l’utilisation d’Entocort CIR pour le maintien de la rémission, il faut soigneusement mettre en balance le bénéfice thérapeutique escompté (prévention de nouvelles poussées) et les risques d’effets indésirables systémiques liés à une corticothérapie au long cours.

Interactions

Estrogènes, contraceptifs oraux: Chez des femmes recevant en même temps du budésonide et des estrogènes ou des contraceptifs oraux, on a signalé une augmentation du taux plasmatique et une augmentation de l’effet des corticostéroïdes. Cependant, les contraceptifs combinés faiblement dosés qui provoquaient plus qu’un doublement de la concentration plasmatique de la prednisolone administrée par voie orale, n’avaient pas d’effet significatif sur la concentration plasmatique du budésonide administré par voie orale.
La transformation métabolique du budésonide est essentiellement assurée par l’iso-enzyme 3A du cytochrome P450 (CYP3A4), une des enzymes du cytochrome P450. Il est peu probable que le budésonide inhibe le métabolisme d’autres médicaments dont le médiateur est l’iso-enzyme CYP3A4, car le budésonide n’a qu’une faible affinité pour cette enzyme. Par contre, l’inhibition de cette enzyme, par exemple par le kétoconazole et le jus de pamplemousse, peut augmenter l’absorption systémique du budésonide (voir «Mises en garde et précautions»).
Inhibiteurs du cytochrome P450: Les inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A (principale enzyme métabolique des corticostéroïdes), comme le kétoconazole, l’érythromycine, la clarithromycine et la ciclosporine, peuvent provoquer une augmentation du taux plasmatique du budésonide administré par voie orale, en raison de l’inhibition de son métabolisme.
Inducteurs du cytochrome P450: Les inducteurs du cytochrome P450 (p.ex. la rifampicine, la phénytoïne, les barbituriques) peuvent diminuer l’effet des corticostéroïdes.
La cimétidine administrée simultanément a une influence légère, mais sans importance clinique, sur le budésonide administré oralement.
L’oméprazole n’a aucune influence pharmacocinétique sur le budésonide administré oralement.
Autres interactions
glucosides cardiotoniques (le déficit de potassium peut renforcer l’effet des glucosides cardiotoniques);
diurétiques (une augmentation de l’élimination potassique est possible);
antidiabétiques (une diminution de l’effet hypoglycémiant est possible);
dérivés de la coumarine (une diminution de l’effet anticoagulant est possible);
anti-inflammatoires/antirhumatismaux non stéroïdiens (possible augmentation du risque d’hémorragies gastro-intestinales et d’ulcère).
Des interactions avec des résines synthétiques fixant les stéroïdes (p.ex. la colestyramine) et avec des antacides sont théoriquement possibles. La prise simultanée de telles substances peut diminuer l’efficacité d’Entocort CIR. Aussi est-il recommandé de respecter un intervalle d’au moins 2 heures entre l’utilisation de ces substances et la prise d’Entocort CIR.

Grossesse/Allaitement

Des études chez l’animal ont montré des effets indésirables pour le foetus (tératogénicité, embryotoxicité ou autres) et il n’existe pas d’études contrôlées menées chez l’être humain. Le risque potentiel pour l’être humain est inconnu. Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf nécessité absolue.
Le budésonide passe dans le lait maternel. Considérant les données disponibles au sujet du budésonide à inhaler, on suppose toutefois que l’exposition de l’enfant allaité par une mère utilisant des doses thérapeutiques d’Entocort CIR restera faible.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Une entrave de l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines par Entocort CIR est improbable.

Effets indésirables

Les études cliniques ont montré que des effets secondaires stéroïdiens systémiques cliniquement notables sont possibles. Toutefois, après un traitement même prolongé par Entocort CIR, la fréquence et l’intensité de tels effets indésirables sont moindres que pour les glucocorticoïdes systémiques, étant donné que le budésonide est rapidement métabolisé dans le foie et partant, que sa biodisponibilité est faible (voir les résultats d’études au paragraphe «Propriétés/Effets»).
Les définitions de fréquence sont indiqués comme suit
Très fréquent (>1/10), fréquent (>1/100, <1/10), peu fréquent (>1/1000, <1/100), rare (>1/10'000, <1/1000), très rare (<1/10'000).
Les effets indésirables typiques de ces glucocorticoïdes systémiques sont notamment:
Affections du système immunitaire
Peu fréquent: Inhibition des processus immunitaires (p.ex. augmentation du risque d’infections).
Très rare: Réaction anaphylactique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent: Syndrome de Cushing (visage lunaire, obésité du tronc), hypokaliémie, élimination accrue de potassium.
Très rare: Diminution de la tolérance au glucose, diabète sucré, rétention sodée avec formation d’oedèmes, inactivité ou atrophie du cortex surrénal.
Affections psychiatriques
Fréquent: Dépressions, euphorie, agitation, insomnie et fluctuations de l’humeur.
Peu fréquent: Anxiété.
Rare: Agression.
Affections du système nerveux
Peu fréquent: Tremblement, hyperactivité psychomotrice.
Affections oculaires
Fréquent: Vision floue.
Rare: Cataracte y compris la cataracte sous-capsulaire, vision floue (voir « Mises en garde et précautions »).
Très rare: Glaucome.
Affections cardiaques
Fréquent: Palpitations.
Très rare: Hypertension
Affections vasculaire
Très rare: Augmentation du risque de thrombose, vascularite (syndrome de sevrage après un traitement au long cours).
Affections gastro-intestinales
Fréquent: Dyspepsie.
Rare: Pancréatite.
Très rare: Troubles gastriques, ulcère gastro-duodénal.
Affections de la peau et du tissus sous-cutané
Fréquent: Exanthème allergique.
Peu fréquent: Urticaire.
Rare: Ecchymoses.
Très rare: vergetures, pétéchies, acné stéroïdien, retard de guérison des plaies, dermatite de contact.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
Fréquent: Spasmes musculaires.
Rare: Stéonécroses aseptiques (tête fémorale et humérale).
Très rare: Ostéoporose, retard de croissance chez l’enfant.
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquent: Troubles de la sécrétion des hormones sexuelles (p.ex. aménorrhée, hirsutisme, impuissance).
Au moment du passage d’une corticothérapie systémique à un traitement d’effet local par Entocort CIR, une exacerbation ou une résurgence de manifestations extra-intestinales (surtout au niveau de la peau et des articulations) peut se produire.

Surdosage

Les rapports de toxicité aiguë et/ou de décès résultant d’un surdosage en glucocorticoïdes sont rares. En conséquence, en cas de surdosage aigu en Entocort et même en cas d’emploi de doses excessives, aucun problème clinique n’est à craindre. Aucun antidote utilisable en cas de surdosage aigu n’est disponible. Procéder immédiatement à un lavage gastrique ou provoquer les vomissements, puis instaurer un traitement de soutien et symptomatique.
Un surdosage chronique peut provoquer des effets corticoïdes systémiques tels que l’hypercorticisme et la suppression de la fonction surrénalienne.

Propriétés/Effets

Code ATC: A07EA06
Mécanisme d’action
Le budésonide est un glucocorticoïde exerçant une puissante action anti-inflammatoire locale. Le mécanisme d’action exact des glucocorticoïdes dans le traitement de la maladie de Crohn n’est pas encore complètement élucidé.
Des mécanismes anti-inflammatoires tels que le blocage de la libération de médiateurs de l’inflammation et l’inhibition de la réponse immunitaire induite par les cytokines jouent probablement un rôle important.
Pharmacodynamie
Les capsules retard d’Entocort CIR contiennent du budésonide sous forme de granulés résistants au suc gastrique et permettant une libération retardée du principe actif pour l’administration orale. Les granulés sont pratiquement insolubles dans le suc gastrique et possèdent des propriétés qui assurent la libération retardée du budésonide dans l’iléon et le côlon ascendant.
Les données de pharmacologie clinique et les études cliniques contrôlées montrent que l’action d’Entocort CIR est essentiellement topique. Cette démonstration se fonde sur le fait qu’Entocort CIR présente une efficacité similaire à celle de la prednisolone tout en ayant une influence significativement plus faible sur l’axe hypothalamohypophyso-surrénalien et les marqueurs systémiques de l’inflammation.
Des effets indésirables stéroïdiens systémiques cliniquement importants sont possibles, mais leur fréquence, même après une utilisation au long cours à des doses thérapeutiques, demeure plus faible que sous traitement par des glucocorticoïdes systémiques, car le budésonide étant rapidement métabolisé par le foie, sa biodisponibilité est très réduite.
Un traitement par Entocort CIR à des doses thérapeutiques produit certes une dépression du cortisol. Mais celle-ci est significativement moins prononcée que celle produite par des glucocorticoïdes systémiques. D’ordinaire la capacité de stimulation du cortex surrénal est alors maintenue.
Chez les enfants atteints de maladie de Crohn, l’exposition systémique et la suppression du cortisol sont légèrement plus importantes que chez les adultes souffrant de la même maladie.
Des tests à l’ACTH ont montré que par rapport à la prednisolone, Entocort CIR exerce un effet significativement moindre sur la fonction surrénalienne.
Efficacité clinique
Une étude contrôlée par placebo, menée en double aveugle, randomisée, incluant 258 patients souffrant d’une poussée légère à modérée et conçue pour permettre de déterminer la dose optimale a montré que la dose de 4,5 mg d’Entocort CIR 2 fois par jour est la dose efficace la plus faible pour induire une rémission. Après 8 semaines, une rémission a pu être obtenue chez 51% des patients traités par 9 mg d’Entocort CIR par jour. Une différence significative par rapport au placebo (taux de rémission de 20%) a été constatée. Le taux d’effets secondaires associés aux glucocorticoïdes a été le même dans le groupe Entocort CIR et le groupe placebo (26%). Sous Entocort CIR, le cortisol plasmatique basal a diminué de manière significative par rapport au placebo.
Au cours d’une étude menée en double aveugle, randomisée, portant sur 178 patients souffrant d’une poussée légère à modérée, l’administration de 9 mg d’Entocort CIR 1 fois par jour a induit, après un traitement d’induction de 8 semaines, le même taux de rémission qu’avec la prednisolone (taux de rémission de 60% dans les deux cas), avec une inhibition significativement moindre du cortisol plasmatique. Le taux d’effets secondaires associés aux glucocorticoïdes était plus bas pour Entocort CIR à raison de 9 mg 1 fois par jour (50%) que pour la prednisolone (59%).
Au cours d’une étude également menée en double aveugle portant sur un total de 176 patients souffrant d’une poussée légère à modérée (88 par groupe), un taux de rémission de 52% a été obtenu chez les patients traités par Entocort CIR (9 mg/jour) après 8 semaines. Durant la même période, une rémission a pu être obtenue chez 65% des patients traités par la prednisolone (40 mg/jour pendant les premières 2 semaines, ensuite réduction progressive de la dose). Les différences n’étaient pas statistiquement significatives. Une évaluation statistique de l’équivalence thérapeutique n’a pas été effectuée. L’apparition d’effets indésirables associés aux glucocorticoïdes a été significativement moins fréquente sous traitement par Entocort CIR que sous traitement par la prednisolone (33% contre 55% des patients). Des taux plasmatiques basaux subnormaux de cortisol sont apparus après 8 semaines chez 34% des patients sous Entocort CIR et chez 76% des patients sous la prednisolone.
Dans deux parmi trois études en double aveugle, randomisées et contrôlées contre placebo, l’administration d’Entocort CIR 6 mg 1 fois par jour a permis de prolonger la rémission de manière significative par rapport au placebo. L’analyse des données regroupées des 3 études a révélé un allongement significatif, de 109 jours, du délai médian de survenue de la rechute: ce délai a été de 154 jours sous placebo contre 263 jours sous Entocort CIR.
Population pédiatrique
Une étude en ouvert, non contrôlée visant à évaluer ENTOCORT chez 108 patients pédiatriques (enfants et adolescents âgés de 5 à 17 ans) atteints d’une maladie de Crohn légère à modérée au niveau de l'iléon et/ou du côlon ascendant. La durée médiane d’exposition au traitement ENTOCORT est de 58 jours (intervalle : 5 jours à 90 jours). Les patients ont reçu une dose d’ENTOCORT par voir orale 1 fois par jour en fonction de la masse corporelle. Les patients dont le poids corporel était ≤ 25kg ont reçu 6 mg 1 fois par jour pendant 8 semaines ; les patients dont le poids corporel était > 25 kg ont reçu 9 mg une fois par jour pendant 8 semaines. Pendant les 8 semaines de traitement il y a eu une diminution du score moyen CDAI (± écart type) de 19,1 (± 10,1) à 9,1 (± 8,5), ce qui indique une amélioration de la maladie ; avec une amélioration du score moyen IMPACT 3 (± écart type) de 132,1 (± 18,8) à 140,9 (± 16,9). Des effets indésirables ont été observés à des fréquences et des gravités similaires à celles observées chez l’adulte, et étaient principalement liées à la maladie de Crohn, la puberté et les possibles effets secondaires des glucocorticoïdes.
Une autre étude en ouvert, non comparative visant à évaluer ENTOCORT 6 mg 1 fois par jour en traitement d’entretien chez 50 patients pédiatriques (enfants et adolescents âgés de 5 à 17 ans) avec un diagnostic de maladie de Crohn légère à modérée de l'iléon et / ou du côlon ascendant et qui étaient en rémission clinique (CDAI ≤ 10). Le traitement consistait en une phase de 12 semaines de traitement d’entretien à 6 mg 1 fois par jour, puis une phase de 2 semaine à 3 mg 1 fois par jour. La durée médiane d'exposition d’ENTOCORT était de 98,5 jours (intervalle : 11 jours à 135 jours). La plupart des patients sont restés au stade de rémission clinique, car il n'y pas eu de changements majeurs dans le score moyen CDAI ou le score moyen IMPACT 3. La moyenne du score CDAI (± écart type) était de 4,85 (± 3,62) à l’initiation du traitement et de 6,89 (± 8,08) après 12 semaines de traitement d'entretien avec ENTOCORT 6 mg 1 fois par jour. De la même manière, le score moyen IMPACT 3 était 145,62 (± 12,43) et 146,98 (± 15,48), respectivement. Des effets indésirables ont été observés à des fréquences et des gravités similaires à celles observées chez l’adulte, et étaient principalement liées à la maladie de Crohn, la puberté et les possibles effets secondaires des glucocorticoïdes. .

Pharmacocinétique

Absorption
L’absorption du budésonide micronisé administré oralement est rapide et, semble-t-il, totale. Après administration orale de capsules retard d’Entocort CIR, la principale fraction absorbable du médicament est absorbée au niveau de l’iléon et du côlon ascendant. Après administration d’une dose unique, la biodisponibilité systémique est de 10–20% chez les patients souffrant de maladie de Crohn au stade actif. Après administration répétée pendant 8 semaines, la biodisponibilité systémique tend vers la valeur mesurée chez les sujets sains (9–12%).
Distribution
Le volume de distribution du budésonide est d’environ 3 l/kg. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques s’élève en moyenne à 85–90%.
Après la prise orale de capsules retard d’Entocort CIR 9 mg, la concentration plasmatique maximale d’environ 5–10 nmol/l est atteinte au bout de 3–5 heures.
Aux doses thérapeutiques, la cinétique du budésonide est proportionnelle à la dose.
Métabolisme
Le budésonide est soumis, au niveau du foie, à une biotransformation intense produisant des métabolites de moindre activité glucocorticoïde. Le métabolisme de premier passage dans le foie («first pass effect») transforme 90% du médicament.
L’activité glucocorticoïde des principaux métabolites, le 6βhydroxybudésonide et la 16αhydroxyprednisolone, est inférieure à 1% de celle du budésonide.
Le budésonide est essentiellement métabolisé par l’iso-enzyme CYP3A4, un sous-groupe du cytochrome P 450.
Elimination
L’élimination du budésonide administré sous forme de capsules retard d’Entocort CIR dépend de son absorption. La demi-vie plasmatique est de 4 heures en moyenne. Les métabolites sont éliminés sous forme inchangée ou conjuguée, principalement par voie rénale. Le budésonide intact n’est pas décelé dans l’urine. La clairance systémique du budésonide est élevée (environ 1,2 l/min) et la demi-vie plasmatique après administration intraveineuse est de 2–3 heures en moyenne.
Cinétique dans des situations cliniques particulières
Une insuffisance hépatique réduit le métabolisme du médicament. Chez les patients avec une cirrhose du foie, la pharmacocinétique du budésonide après administration intraveineuse est la même que chez les volontaires sains. En cas d’insuffisance hépatique, la biodisponibilité du budésonide pris oralement est augmentée du fait d’une diminution de l’effet de premier passage.

Données précliniques

La toxicité gastro-intestinale potentielle d’Entocort a été étudiée chez des singes cynomolgus avec des doses orales et répétées allant jusqu’a 5 mg/kg (environ 25 fois la dose journalière recommandée chez l’Homme) pendant une durée allant jusqu’à 6 mois. Ni les examens anatomopathologiques ni les examens histologiques n’ont montré d’effets dans le tractus gastro-intestinal.

Remarques particulières

Incompatibilités
Sans objet.
Stabilité
Entocort CIR ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Les capsules retard Entocort CIR doivent être conservées dans leur récipient. Celui-ci doit être bien refermé après chaque utilisation.
Instructions de stockage
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.
A conserver à une température ne dépassant pas 30°°C.

Numéro d’autorisation

53305 (Swissmedic).

Présentation

Entocort CIR caps ret 3 mg 20. (B)
Entocort CIR caps ret 3 mg 50. (B)
Entocort CIR caps ret 3 mg 100. (B)

Titulaire de l’autorisation

Tillotts Pharma AG, CH-4310 Rheinfelden.

Mise à jour de l’information

Octobre 2017.

2020 ©ywesee GmbH
Einstellungen | Aide | FAQ | Identification | Contact | Home