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Information professionnelle sur Casodex®:AstraZeneca AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Bicalutamidum.
Excipients: Excipiens pro compresso obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés de 50 mg ou 150 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Casodex (50 mg/jour) en association aux analogues de la LH-RH ou à une orchidectomie dans le cancer de la prostate avancé et métastatique (stade M1). L'expérience avec l'association à une castration chirurgicale est limitée.
Casodex (150 mg/jour) peut être utilisé en monothérapie dans le cancer de la prostate localement avancé (stades T3 à T4, tous les stades N, M0; T1-2, N+, M0) lorsque les traitements standards ne conviennent pas, soit la prostatectomie radicale, la radiothérapie ou la castration chirurgicale ou médicamenteuse.
Casodex (150 mg/jour) peut être utilisé en tant que traitement adjuvant après une prostatectomie radicale ou une radiothérapie chez les patients souffrant d'un cancer prostatique avancé localement et présentant un risque élevé de progression.
La monothérapie par Casodex à la dose de 150 mg/jour ne doit pas être administrée lors de cancer de la prostate métastatique.

Posologie/Mode d’emploi

Mode d'emploi
A avaler une fois par jour indépendamment des repas.
Casodex 50 mg (dans le cancer de la prostate avancé et métastatique)
La posologie chez les hommes est de 50 mg. Le traitement par Casodex doit débuter en même temps que le traitement par les analogues de la LH-RH.
Casodex 150 mg (dans le cancer de la prostate localement avancé)
La posologie chez les hommes est de 150 mg.
Durée du traitement
L'administration de Casodex peut être poursuivie tant qu'il existe des signes de réponse thérapeutique ou jusqu'à ce que des effets indésirables imposent l'arrêt du traitement.
Instructions spéciales pour le dosage
Patients âgés
Une adaptation posologique en fonction de l'âge n'est pas nécessaire.
Patients présentant une insuffisance rénale
Une adaptation posologique n'est pas nécessaire lors d'affections rénales légères à modérées. Aucune donnée sur la posologie chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère n'est disponible (clairance de la créatinine <20 ml/min) (voir «Cinétique pour certains groupes de patients»).
Patients présentant une insuffisance hépatique
Une adaptation posologique n'est pas nécessaire lors d'affections hépatiques légères. Une accumulation accrue de la substance est susceptible de se produire chez les patients atteints d'affections hépatiques modérées à sévère. C'est pourquoi Casodex ne doit être utilisé chez ces patients qu'avec prudence et sous surveillance des enzymes hépatiques (voir «Mises en garde et précautions» et «Cinétique pour certains groupes de patients»).

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à un excipient. Utilisation chez la femme, l'enfant et l'adolescent.

Mises en garde et précautions

Utilisation de Casodex chez des patients atteints d'affections hépatiques
Parce que le bicalutamide subit une métabolisation étendue dans le foie et que certains indices suggèrent une accumulation du principe actif chez les patients présentant une affection hépatique sévère, Casodex ne devra être utilisé qu'avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère. Dans ces cas, une surveillance étroite est nécessaire. Il est recommandé de réaliser régulièrement des tests biologiques appropriés pendant les 4 premiers mois du traitement, puis par la suite de façon périodique et à l'apparition de symptômes évocateurs d'une perturbation de la fonction hépatique comme par ex. un prurit, des urines foncées, une perte de l'appétit persistante ou un ictère.
Hépatotoxicité
Des troubles sévères de la fonction hépatique et une défaillance hépatique ont été rarement observés. Des cas de décès ont été rapportés.
Il est recommandé d'arrêter le traitement lors de la survenue de troubles sévères de la fonction hépatique (tels que par ex. un ictère, une élévation des transaminases à plus de 3 fois la normale, des douleurs abdominales, des troubles digestifs inexpliqués).
Durée de l'intervalle QT
Lors du sevrage androgénique, un allongement de l'intervalle QT est possible, même si aucun rapport causal n'a pu être établi jusqu'ici.
Chez les patients présentant un allongement de l'intervalle QT dans l'anamnèse ou des facteurs de risque d'allongement du QT, ainsi que chez les patients prenant simultanément des médicaments susceptibles d'allonger cet intervalle, le médecin doit évaluer le rapport bénéfice-risque, y compris le potentiel de torsade de pointes, avant d'instaurer le traitement par Casodex.
Interaction avec des anticoagulants
Après la commercialisation de Casodex, une augmentation du temps de prothrombine ou de l'INR a été observée chez les patients traités simultanément par des anticoagulants oraux coumariniques (warfarine par ex.). On a rapporté dans certains cas une augmentation du risque d'hémorragie. Aucune étude clinique d'interactions n'a été menée avec les anticoagulants coumariniques. Des études in vitro ont toutefois montré que le bicalutamide peut déplacer la warfarine des sites de liaison aux protéines.
Lorsque Casodex est utilisé en même temps que des anticoagulants coumariniques, il est donc recommandé de surveiller étroitement le temps de prothrombine ou l'INR et, le cas échéant, d'envisager un ajustement de la dose d'anticoagulant (voir «Interactions»).
Influence sur la qualité des spermatozoïdes
Un traitement antiandrogène peut entraîner des modifications morphologiques des spermatozoïdes. Pendant le traitement par Casodex et encore jusqu'à 130 jours après l'arrêt du traitement, les patients et/ou leur partenaire devraient utiliser une méthode contraceptive fiable, même si l'effet du bicalutamide sur la morphologie des spermatozoïdes n'a pas été étudié et qu'aucune modification de ce type n'a été rapportée par des patients ayant reçu Casodex.
En l'absence de réponse au traitement, il est recommandé d'arrêter le traitement par Casodex.
En clinique, l'arrêt du bicalutamide peut entraîner chez certains patients un syndrome de sevrage des antiandrogènes.
Une réduction de la tolérance au glucose – susceptible d'entraîner un diabète ou une perte du contrôle glycémique dans le cas d'un diabète préexistant – a été observée chez des hommes traités par des analogues de la LH-RH. On considérera donc un contrôle des valeurs glycémiques chez les patients prenant Casodex en association avec un analogue de la LH-RH.
Les patients montrant une intolérance au lactose doivent savoir que Casodex 50 mg contient 61 mg de lactose monohydrate, et que Casodex 150 mg en contient 183 mg.

Interactions

Des études spécifiques d'interactions n'ont pas été menées avec le bicalutamide.
Aucune interaction pharmacodynamique ou pharmacocinétique entre Casodex et les analogues de la LH-RH n'est connue.
Interactions pharmacocinétiques
Interactions au niveau des sites de liaison aux protéines: Dans les études in vitro, un déplacement de la warfarine de sa liaison aux protéines plasmatiques a été mis en évidence (voir «Mises en garde et précautions»).
Interactions avec les enzymes du CYP450: Des études menées in vitro ont montré que l'énantiomère R inhibe le CYP 3A4 et aussi, à un moindre degré, les CYP 2C9, 2C19 et 2D6. Aux doses allant jusqu'à 150 mg par jour, aucune induction enzymatique ni aucune inhibition du métabolisme de l'antipyrine n'ont été observées.
Une augmentation de l'AUC du midazolam jusqu'à 80% est mesurée après une co-administration avec Casodex 50 mg pendant 28 jours. Une telle interaction peut s'avérer pertinente pour les médicaments dont la marge thérapeutique est étroite (par ex. cisapride ou ciclosporine). C'est pourquoi la prudence est recommandée lors de la co-administration de tels médicaments avec Casodex.
Interactions pharmacodynamiques
Comme le sevrage androgénique est susceptible d'allonger l'intervalle QT, il convient d'évaluer avec soin l'utilisation simultanée de Casodex et de médicaments susceptibles d'allonger cet intervalle ou d'induire des torsades de pointes (voir «Mises en garde et précautions»). Parmi ces médicaments figurent les antiarythmiques de la classe IA (par ex. quinidine, disopyramide) ou de la classe III (par ex. amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), ainsi que la méthadone, la moxifloxacine, les antipsychotiques et autres.

Grossesse/Allaitement

Casodex est destiné uniquement à l'utilisation chez l'homme et est contre-indiqué chez la femme.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude spécifique n'existe concernant l'influence sur la capacité de réaction lors de la conduite de véhicules ou de l'utilisation de machines. Les patients subissant des effets indésirables tels que vertige et/ou somnolence doivent être prudents en ce qui concerne la conduite d'un véhicule et la manipulation de machines.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont dépendants de la dose et découlent principalement de l'effet pharmacologique du bicalutamide. Ils regroupent bouffées de chaleur, gynécomastie et sensibilité des seins au toucher.
Les fréquences des effets indésirables sont définies comme suit: très fréquent (≥1/10), fréquent (<1/10, ≥1/100), occasionnel (<1/100, ≥1/1000), rare (<1/1000, ≥1/10'000), très rare (<1/10'000), indéterminé (en se basant essentiellement sur les notifications spontanées dans le cadre de la pharmacovigilance, fréquence exacte impossible à estimer).
Casodex 150 mg (monothérapie) (effets indésirables observés lors de l'association avec des analogues de la LH-RH, voir ci-dessous)
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquents: anémie.
Affections du système immunitaire
Occasionnels: hypersensibilité, urticaire, angio-oedème.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: prise de poids, perte d'appétit, diabète, hyperglycémie.
Affections psychiatriques
Fréquents: dépressions, diminution de la libido.
Affections du système nerveux
Fréquents: somnolence, vertiges.
Affections vasculaires
Fréquents: bouffées de chaleur.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: affection pulmonaire interstitielle (des cas de décès ont été rapportés).
Affections gastro-intestinales
Fréquents: constipation, dyspepsie, nausées, douleurs abdominales, flatulences.
Affections hépatobiliaires
Fréquents: hépatotoxicité, élévation des transaminases, ictère.
Occasionnels: insuffisance hépatique sévère.
Rares: défaillance hépatique (des cas de décès ont été rapportés).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquents: exanthème (10%).
Fréquents: alopécie, prurit, hirsutisme.
Rares: réactions de photosensibilité.
Indéterminés: sécheresse cutanée, augmentation de la pilosité.
Affections musculo-squelettiques, du tissu conjonctif et du tissu osseux
Très fréquents: douleurs dorsales (15,9%), douleurs du bassin (13%), douleurs thoraciques (11%).
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquents: hématurie.
Affections des organes de reproduction et du sein
Très fréquents: tension mammaire/seins douloureux (73,7%), gynécomastie (68,8%).
Fréquents: dysfonction érectile.
Troubles généraux
Très fréquents: asthénie (15%).
Fréquents: oedèmes.
Casodex 50 mg (en association avec un analogue de la LHRH)
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquents: anémie (12,7%).
Affections du système immunitaire
Occasionnels: hypersensibilité, urticaire.
Indéterminés: angio-oedème.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: perte de poids, hyperglycémie, perte d'appétit, prise de poids, diabète.
Affections psychiatriques
Fréquents: dépressions, diminution de la libido.
Affections du système nerveux
Très fréquents: vertiges (10,2%).
Fréquents: somnolence.
Affections cardiaques
Fréquents: infarctus du myocarde, défaillance cardiaque.
Affections vasculaires
Très fréquents: bouffées de chaleur (jusqu'à 49%).
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: affection pulmonaire interstitielle (des cas de décès ont été rapportés).
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: constipation (16,7%), nausées (14,0%), douleurs abdominales (11,5%).
Fréquents: dyspepsie, flatulences.
Affections hépatobiliaires
Fréquents: hépatotoxicité, élévation des transaminases, ictère.
Occasionnels: insuffisance hépatique sévère.
Rares: défaillance hépatique (des cas de décès ont été rapportés).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: alopécie, sécheresse cutanée, exanthème, prurit, hirsutisme.
Rares: réactions de photosensibilité.
Indéterminé: augmentation de la pilosité.
Affections musculo-squelettiques, du tissu conjonctif et du tissu osseux
Très fréquents: douleurs dorsales (15,9%), douleurs du bassin (13%), douleurs thoraciques (11,0%).
Affections du rein et des voies urinaires
Très fréquents: hématurie (12,0%).
Affections des organes de reproduction et du sein
Très fréquents: gynécomastie (env. 10%), tension mammaire/seins douloureux (<10%).
Fréquents: dysfonction érectile.
Troubles généraux
Très fréquents: asthénie (22,2%), oedèmes (13,2%).

Surdosage

Aucun cas de surdosage chez l'être humain n'est connu. Il n'existe pas d'antidote spécifique et le traitement reste symptomatique. La réalisation d'une dialyse n'est pas utile, car Casodex est fortement lié aux protéines et est excrété sous forme de métabolites par voie rénale et biliaire (voir «Pharmacocinétique»). Il est indiqué d'adopter des mesures de soutien général, en particulier la surveillance fréquente des fonctions vitales.

Propriétés/Effets

Code ATC: L02BB03
Mécanisme d'action/pharmacodynamique
Le bicalutamide est un antiandrogène non stéroïdien dépourvu de toute autre activité endocrinienne.
Le bicalutamide est un racémique dont l'activité antiandrogène est imputable presque exclusivement à l'énantiomère (R). Il se fixe compétitivement aux récepteurs androgéniques sans activer l'expression génique et bloque ainsi les effets des androgènes. Il entraîne ainsi une régression du cancer prostatique. La production endogène d'androgènes et d'œstrogènes n'est pas perturbée. L'arrêt du traitement par Casodex peut provoquer un syndrome de sevrage (antiandrogen-withdrawal syndrome).
Efficacité clinique
Une association de Casodex 50 mg avec un analogue de la LH-RH (ou avec une orchidectomie) inhibe à la fois la production d'androgènes testiculaire et surrénalienne.
Pour le cancer prostatique métastatique, seul le traitement associé a été étudié.
Casodex 150 mg a été examiné dans le cadre d'un programme de 3 études en double aveugle avec contrôle contre placebo menées chez 8113 patients souffrant d'un cancer prostatique localisé (T1-T2, N0-Nx,M0) ou avancé localement (T3-T4, tout stade N, M0; T1-T2, N+, M0) sans métastases. Une analyse combinée des trois études avec utilisation adjuvante de Casodex après une prostatectomie radicale ou une radiothérapie (étude 23) ou utilisation de Casodex comme traitement adjuvant ou comme traitement de première intention sans prétraitement (watchful waiting) (études 24 et 25) a montré pour une durée médiane d'observation de 9,7 ans une progression de la maladie de 36,6% sous Casodex et de 38,1% sous placebo (hazard ratio [=HR] 0,85; [IC à 95% 0,79 à 0,91]) (p = 0,001).
Au bout d'une durée d'observation médiane de 9,7 ans, avec une mortalité de 31,8% (HR 1,01 [IC à 95% 0,94 à 1,09]), aucune différence de la survie totale n'a été constatée par rapport au placebo. L'analyse exploratoire par sous-groupes (patients avec maladie localisée et patients avec maladie avancée) a révélé certaines tendances.
Chez les patients souffrant d'un cancer localisé, le traitement par Casodex 150 mg n'a pas permis de constater de différence significative versus placebo pour la survie sans progression ou la survie totale, et le sous-groupe des patients sans autre traitement (watchful waiting) a présenté une tendance à un raccourcissement de la durée de vie (HR 1,15; IC à 95% 1,00 à 1,32).
Chez les patients souffrant d'un cancer localement avancé, les événements relatifs à la survie sans progression ont été moins fréquents sous Casodex par rapport au placebo: 73,1% vs 78,3% (HR 0,67, IC à 95%0,56 à 0,80) dans le groupe sans autre traitement (watchful waiting), 55,3% vs 71,5% (HR 0,62, IC à 95% 0,47 à 0,83) dans le groupe sous traitement adjuvant et 28,2% vs 30,3% (HR 0,85, IC à 95% 0,71 à 1,01) dans le groupe après prostatectomie radicale. La survie totale n'a été améliorée que dans le sous-groupe traité par radiothérapie, avec 72 vs 82 événements (HR 0,70 [IC à 95% 0,51 à 0,97]) (p = 0,031).
Le rapport bénéfice/risque d'une utilisation de Casodex pour traiter un cancer localisé est jugé désavantageux. Dans le cadre de la période d'observation étudiée, l'efficacité du traitement adjuvant chez les patients souffrant d'un cancer localement avancé n'est constatable qu'à partir d'un risque élevé de progression. Les patients, après une prostatectomie radicale, ne présentent qu'un faible risque de progression.
L'analyse combinée de deux études portant sur le traitement de première intention de 480 patients atteints de cancer de la prostate localisé avancé et non métastatique sans prétraitement (suivi médian de 6,3 ans: mortalité totale de 56%), n'a pas révélé de différence statistiquement significative entre le traitement par Casodex 150 mg et une castration chirurgicale ou médicamenteuse sur le plan de la survie globale (HR = 1,05; IC à 95% entre 0,81 et 1,36) ou du temps jusqu'à progression (HR = 1,20; IC à 95% entre 0,96 et 1,51). La non-infériorité n'a pas été démontrée entre les deux traitements.
Une autre analyse combinée de deux études réalisées auprès de 805 patients non prétraités souffrant d'un cancer prostatique métastatique (M1) a constaté au niveau de la survie totale une efficacité inférieure de Casodex (mortalité de 43%) par rapport à la castration (HR 1,30, IC à 95% 1,04 à 1,65), avec une différence numérique de 6 semaines.

Pharmacocinétique

Absorption
Le bicalutamide se présente sous la forme d'un racémate, soit un mélange d'énantiomères (R) et (S). Après la prise unique de 50 mg ou de 150 mg de bicalutamide, les deux énantiomères sont absorbés de façon différente, ce qui conduit à des concentrations plasmatiques différentes.

 

Cmax [ng/ml]

tmax[h]

AUC0-∞ [µg h/ml]

 

50 mg

150 mg

50 mg

150 mg

50 mg

150 mg

(R)-Bicalutamid

741

1445

29

27

165

321

(S)-Bicalutamid

66,1

150

2,5

3

2,2

4,04

L'augmentation des concentrations plasmatiques est directement proportionnelle à la dose pour une posologie quotidienne allant de 1× 10 mg à 1× 150 mg.
La prise d'aliments ne semble pas exercer d'effets cliniquement significatifs sur la biodisponibilité du bicalutamide.
Distribution
Le bicalutamide sous forme de racémate se lie pour 96% aux protéines plasmatiques, l'énantiomère (R) pour plus de 99%.
A une posologie quotidienne de 50 mg ou de 150 mg, la concentration au stade d'équilibre de l'énantiomère (R) est de l'ordre de 9 µg/ml ou de 22 µg/ml, respectivement. Au stade d'équilibre, la part de l'énantiomère (R), responsable des effets antiandrogènes, représente 99% de la totalité des énantiomères présents dans le plasma.
Métabolisme
Le bicalutamide subit une métabolisation étendue dans le foie. Celle-ci fait intervenir principalement une oxydation et une glucuroconjugaison. Le bicalutamide (S) est essentiellement métabolisé par glucuroconjugaison. Les études in vitro ont également mis en évidence un métabolisme oxydatif de cet énantiomère par le CYP 3A4. A cause de son métabolisme plus lent, le bicalutamide (R) a livré de données équivoques dans les essais in vitro. Il semble que le CYP 3A4 participe au métabolisme oxydatif.
Elimination
Les métabolites du bicalutamide sont éliminés approximativement à parts égales par voie rénale (36%) et biliaire (43%). Les métabolites urinaires principaux sont des glucuroconjugués du bicalutamide et de l'hydroxy-bicalutamide. L'hydroxy-bicalutamide est pharmacologiquement inactif. Du fait de la structure chimique de la molécule, un effet androgène du glucuroconjugué de bicalutamide n'est également pas escompté. Le bicalutamide et l'hydroxy-bicalutamide se retrouvent dans les fèces, vraisemblablement après clivage enzymatique des glucuroconjugués correspondants sous l'action de la flore intestinale. La demi-vie plasmatique moyenne de l'énantiomère (S) est de 1,3 jour, alors que celle de l'énantiomère (R) est de l'ordre de 5,75 jours. Compte tenu de sa demi-vie prolongée, l'énantiomère (R) présente un facteur d'accumulation approximatif de 10 pour une administration quotidienne de la dose prescrite (1× 50 mg/jour ou 1× 150 mg/jour).
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
La pharmacocinétique n'est pas influencée par l'âge.
Patients atteints d'insuffisance rénale
Les affections rénales légères ou modérées ne paraissent pas influencer la pharmacocinétique. Aucune donnée sur la pharmacocinétique chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <20 ml/min) n'est disponible.
Patients atteints d'insuffisance hépatique
Les affections hépatiques légères ne paraissent pas influencer la pharmacocinétique. Toutefois, certains signes indiquent un ralentissement de l'élimination de l'énantiomère (R) chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (voir «Instructions posologiques particulières» et «Mises en garde et précautions»).

Données précliniques

Carcinogénicité/mutagénicité
Le bicalutamide s'est avéré non mutagène dans des tests in vitro et non clastogène dans des tests in vitro et in vivo.
Les études visant la carcinogénicité du bicalutamide ont été menées pendant 2 ans sur le rat et la souris femelles et mâles. Le bicalutamide y était administré par voie orale à raison de 5,15 ou 75 mg/kg par jour. Certaines modifications organiques ont été observées, vraisemblablement dues à l'activité antiandrogène du bicalutamide. Ces modifications comptent des tumeurs bénignes des cellules interstitielles du testicule (cellules de Leydig) chez le rat mâle et des adénocarcinomes utérins chez le rat femelle. Jusqu'ici, rien n'indique l'apparition d'hyperplasie des cellules de Leydig chez les patients sous traitement par Casodex. Les tumeurs utérines sont sans pertinence pour l'indication présente.
Chez la souris mâle, l'incidence des tumeurs des cellules hépatiques était légèrement augmentée à la posologie de 75 mg/kg/jour (concentration plasmatique 2 fois supérieure à celle mesurée chez l'être humain). Chez le rat, l'incidence des adénomes thyroïdiens folliculaires bénins était augmentée à une posologie >5 mg/kg/jour (inférieure à la dose thérapeutique maximale de 150 mg recommandée chez l'être humain). Les deux modifications citées en dernier représentent des progressions de processus non néoplasiques en rapport avec l'induction enzymatique hépatique, et ont été également observées dans les études de toxicité animales. Chez l'être humain, une telle induction enzymatique n'a jamais été observée sous bicalutamide.
Un effet de classe connu des antiandrogènes est l'atrophie des tubes séminifères dans les testicules. Cet effet a été observé chez toutes les espèces examinées. Dans une étude de 6 mois menée chez des rats, l'atrophie testiculaire était réversible 4 mois après la fin de la période d'administration (à des doses correspondant à environ 1,5 fois ou 0,6 fois la concentration thérapeutique chez l'être humain (50 mg ou 150 mg)). Dans une étude de 12 mois menée chez des rats, l'atrophie n'était pas réversible 24 semaines après la période d'administration (à des doses correspondant à environ 2 fois ou 0,9 fois la concentration thérapeutique recommandée chez l'être humain (50 mg ou 150 mg)). Chez des chiens, l'incidence de l'atrophie testiculaire était, après une période de traitement de 12 mois (à des doses correspondant à 7 fois ou 3 fois la concentration thérapeutique recommandée chez l'être humain (50 mg ou 150 mg)), la même chez les chiens traités que chez les chiens témoins après une période de récupération de 6 mois.
Fertilité
L'administration du bicalutamide peut provoquer une inhibition de la spermatogenèse. L'effet à long terme du bicalutamide sur la fertilité masculine n'a pas été étudié. Chez le rat mâle sous bicalutamide à la posologie de 250 mg/kg/jour (inférieure à la dose thérapeutique maximale de 150 mg recommandée), l'intervalle précoïtal et le temps jusqu'à un accouplement fructueux étaient plus longs lors du premier accouplement. Aucun effet sur la fertilité n'a été observé après un accouplement fructueux. Ces effets n'étaient plus présents 7 semaines après la fin d'une période de traitement de 11 semaines. Dans les études menées chez les animaux, une diminution réversible de la fertilité du mâle a été observée. Chez l'homme, on ne peut par conséquent pas exclure une période d'hypofertilité limitée dans le temps ou une période d'infertilité.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date sous la mention «EXP» figurant sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver le médicament à une température inférieure à 30 °C et à l'abri de la lumière et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

53312 (Swissmedic).

Présentation

Casodex 50 mg: Emballages de 30 et 100 comprimés pelliculés. B.
Casodex 150 mg: Emballages de 30 et 100 comprimés pelliculés. B.

Titulaire de l’autorisation

AstraZeneca AG, 6340 Baar.

Mise à jour de l’information

Décembre 2017

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