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Information professionnelle sur Bilol®:Sandoz Pharmaceuticals AG
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PrésentationsTitulaireMise à jourPhoto 

Composition

Principe actif: Bisoprololi fumaras (2:1).
Excipients: Excipiens pro compresso obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Comprimé pelliculé à 2,5 mg (sécable), 5 mg (quadri-sécable) et 10 mg (quadri-sécable).

Indications/Possibilités d’emploi

·Hypertension essentielle.
·Angine de poitrine en cas de coronaropathie.
·Syndrome cardiaque hypercinétique.
·Insuffisance cardiaque chronique stable.

Posologie/Mode d’emploi

Instructions générales de dosage
Le traitement par Bilol doit être adapté individuellement à chaque patient, en commençant par une dose faible qui est augmentée lentement et progressivement.
Bilol doit être pris une fois par jour, le matin avant ou avec le petit-déjeuner. Les comprimés pelliculés sont pris sans les croquer avec un peu de liquide.
Le traitement par Bilol est généralement de longue durée et ne doit pas être arrêté de façon abrupte, car cela peut conduire à une aggravation temporaire de l'état du patient (notamment chez des patients avec une maladie coronaropathie). La dose doit être réduite progressivement.
Instructions spéciales de posologie
Thérapie de l'hypertension essentielle, de l'angine de poitrine en cas de coronaropathie du syndrome cardiaque hyperkinétique
En règle générale, le traitement commence par une dose de 5 mg par jour. Dans beaucoup de cas, cette dose est également suffisante pour un traitement à long terme et peut être augmentée, si nécessaire, à 10 mg une fois par jour.
Thérapie de l'insuffisance cardiaque chronique stable
Le médecin traitant doit avoir de l'expérience dans le traitement de l'insuffisance cardiaque chronique et le patient doit être stable au début du traitement par Bilol (sans insuffisance cardiaque aiguë).
Le traitement doit être instauré progressivement selon le schéma posologique suivant. En cas de bonne tolérance, augmenter à la posologie immédiatement supérieure.

1re semaine:

1,25 mg (½ cpr. à 2,5 mg)

une fois par jour

2e semaine:

2,5 mg (1 cpr. à 2,5 mg)

une fois par jour

3e semaine:

3,75 mg (1½ cpr. à 2,5 mg)

une fois par jour

4e-7e semaine:

5 mg (1 cpr. à 5 mg)

une fois par jour

8e-11e semaine:

7,5 mg (1½ cpr. à 5 mg)

une fois par jour

dès la 12e semaine:

10 mg (1 cpr. à 10 mg)

une fois par jour comme traitement d'entretien

La dose maximale recommandée est de 10 mg une fois par jour.
Pendant la phase de titration, une surveillance étroite du patient est recommandée (fréquence cardiaque, tension artérielle) et il faut prêter attention à des signes d'aggravation de l'insuffisance cardiaque.
Si une augmentation de la dose n'est pas bien tolérée, ou si la dose maximale recommandée est mal tolérée, il faut envisager de réduire progressivement la dose et de poursuivre le traitement avec une posologie inférieure. En cas d'aggravation temporaire de l'insuffisance cardiaque, si une hypotension ou une bradycardie surviennent, il est recommandé de réexaminer la posologie de la médication concomitante. Le cas échéant, on peut réduire temporairement la posologie du bisoprolol ou arrêter le traitement. Après stabilisation du patient, il faut envisager une reprise du traitement resp. une augmentation de la dose de bisoprolol.
Posologie dans des situations cliniques particulières
Insuffisance rénale ou hépatique
Traitement d'une hypertension essentielle ou d'une angine de poitrine
Pour les patients souffrant d'une insuffisance rénale ou hépatique légère ou modérée, il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie.
Chez les patients souffrant d'insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine <20 ml/min) ou d'insuffisance hépatique grave, une dose journalière de 10 mg ne doit pas être dépassée. Les expériences avec le bisoprolol chez les patients dialysés sont limitées. Néanmoins, il n'est pas nécessaire d'ajuster la posologie.
Traitement de l'insuffisance cardiaque chronique stable
Aucune donnée pharmacocinétique n'est disponible pour les patients avec insuffisance rénale ou hépatique. Une prudence particulière s'impose donc lors de l'augmentation de la posologie.
Patients âgés
Il n'est pas nécessaire d'ajuster la posologie.
Enfants et adolescents
Il n'existe pas d'expériences pédiatriques avec Bilol. C'est pourquoi Bilol n'est pas recommandé chez les patients de moins de 18 ans.

Contre-indications

·Insuffisance cardiaque aiguë ainsi qu'épisodes d'insuffisance cardiaque décompensée, qui nécessitent une thérapie inotrope parentérale;
·Blocs auriculo-ventriculaires des 2e ou 3e degrés (non appareillés);
·Maladie du sinus;
·Bloc sino-auriculaire;
·Choc cardiogénique;
·Bradycardie symptomatique avec moins de 60 battements par minute avant le début du traitement;
·Hypotension symptomatique (pression systolique <100 mm Hg);
·Formes sévères d'artériopathie oblitérante périphérique ou de syndrome de Raynaud;
·Asthme bronchique grave;
·Phéochromocytome non traité;
·Acidose métabolique;
·Hypersensibilité au bisoprolol ou à l'un des excipients conformément à la composition.

Mises en garde et précautions

Mises en garde
Sauf en cas de nécessité absolue, le traitement par Bilol ne doit pas être interrompu brusquement chez les patients atteints d'une coronaropathie, afin d'éviter une aggravation transitoire de l'état du patient.
Le traitement de l'insuffisance cardiaque chronique stable doit être instauré progressivement (voir «Instructions spéciales de dosage»).
Précautions
Bisoprolol ne doit être administré qu'avec prudence dans les cas suivants:
·Diabète sucré avec glycémie très fluctuante: lors du traitement par des β1-bloquants, le risque d'influer sur le métabolisme glucidique ou de masquer les symptômes d'une hypoglycémie (tachycardie, palpitations ou sudation) est moins marqué que lors de la thérapie par des β-bloquants non sélectifs. Il est néanmoins recommandé d'être prudent.
·Jeûne strict.
·Traitement de désensibilisation concomitant: comme tous les β-bloquants, le bisoprolol peut accroître la sensibilité aux allergènes, ce qui risque de majorer les complications en cas de choc anaphylactique. Un traitement par adrénaline ne montre pas toujours l'effet thérapeutique souhaité.
·Bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré.
·Angor de Prinzmetal.
·Artériopathie oblitérante périphérique: les troubles peuvent s'aggraver en particulier au début du traitement.
·Chez les patients présentant un psoriasis ou des antécédents de psoriasis: les β-bloquants (p.ex. bisoprolol) ne doivent être utilisés qu'après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque.
·Thyréotoxicose: le bisoprolol peut masquer les symptômes d'une thyréotoxicose.
·Anesthésie générale: l'anesthésiste doit être informé du traitement par Bilol, en raison des interactions potentielles avec d'autres médicaments. Si le traitement doit être interrompu, la dose sera réduite progressivement et Bilol sera arrêté au plus tard 48 heures avant le début de l'anesthésie.
·Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO): en raison de sa sélectivité β1 relative, Bilol peut être utilisé avec précaution chez les patients souffrant de BPCO si ceci est nécessaire du point de vue clinique. Dans ce cas, le traitement doit être instauré avec la dose de bisoprolol la plus faible possible. Un traitement bronchodilatateur doit être co-administré.
·Asthme bronchique: un traitement bronchodilatateur doit être co-administré. Une augmentation de la résistance des voies respiratoires peut occasionnellement survenir chez les patients asthmatiques, rendant nécessaire une augmentation de la dose du sympathomimétique β2. Bilol est contre-indiqué en cas d'asthme bronchique grave (voir «Contre-indications»).
·Phéochromocytome: utiliser le bisoprolol uniquement après administration d'un α-bloquant.
·Hypertension essentielle ou angine de poitrine et insuffisance cardiaque.
Le début du traitement de l'insuffisance cardiaque chronique stable par Bilol nécessite une surveillance régulière (voir «Instructions spéciales de dosage»).
En raison de l'absence d'expériences thérapeutiques, Bilol doit être administré avec prudence chez les patients insuffisants cardiaques qui présentent simultanément l'un des tableaux cliniques suivants:
·Diabète sucré insulino-dépendant (type 1);
·Insuffisance rénale grave.
·Insuffisance hépatique grave;
·Cardiomyopathie restrictive;
·Cardiopathie congénitale;
·Anomalie d'une valvule cardiaque avec effets sur l'hémodynamie;
·Infarctus du myocarde au cours des 3 mois précédents.
Fin du traitement
Le traitement par le bisoprolol ne doit pas être interrompu brutalement, car l'insuffisance cardiaque risque de s'aggraver transitoirement ou l'état du patient peut s'aggraver brusquement notamment chez les sujets présentant une coronaropathie.
Si le traitement doit être arrêté, il faut réduire la dose progressivement (p.ex. réduire la dose de moitié à intervalle d'une semaine).

Interactions

Administration simultanée déconseillée avec:
·Antagonistes du calcium de type vérapamil et dans une moindre mesure de type diltiazem: effet négatif sur la contractilité et l'excitabilité AV. L'administration intraveineuse de vérapamil peut entraîner une hypotension marquée et un bloc auriculo-ventriculaire.
·Les antihypertenseurs à action centrale (p.ex. réserpine, α-méthyldopa, clonidine, moxonidine): l'effet antihypertenseur est accentué par la baisse de la fréquence cardiaque, de la capacité cardiaque ainsi que par une vasodilatation. Un arrêt brusque d'un antihypertenseur à action centrale, en particulier avant la fin de la thérapie par bêtabloquant, peut augmenter le risque de survenue d'une hypertension de rebond («Rebound»).
·Antiarythmiques de classe I (p.ex. quinidine, lidocaïne, phénytoïne) en cas d'insuffisance cardiaque chronique: ils peuvent potentialiser l'effet sur le temps de conduction AV ainsi que l'effet inotrope négatif des β-bloquants.
Administration simultanée seulement avec prudence:
·Insuline et antidiabétiques oraux: potentialisation de l'effet hypoglycémiant. Les signes annonciateurs d'une hypoglycémie (p.ex. tachycardie, palpitations ou sudation) peuvent être masqués ou diminués par des β-bloquants.
·Antagonistes du calcium de type dihydropyridine (p.ex. nifédipine, félodipine, amlodipine): le risque d'hypotension peut augmenter et la fonction pompe ventriculaire peut s'aggraver chez les patients insuffisants cardiaques.
·Anti-arythmiques de classe III (p.ex. amiodarone): ils peuvent accentuer l'effet sur le temps de conduction AV.
·Parasympathomimétiques: augmentation du temps de conduction AV et du risque possible de bradycardie.
·Anesthésiques: diminution d'une tachycardie réflexe et augmentation du risque d'hypotension.
·Glucosides cardiotoniques: prolongation du temps de conduction AV et en conséquence ralentissement de la fréquence cardiaque.
·Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS): l'effet antihypertenseur peut diminuer.
·β-sympathomimétiques (p.ex. dobutamine): l'effet des deux substances peut être réduit.
·Sympathomimétiques, activant les α- et β-récepteurs (p.ex. adrénaline, noradrénaline): augmentation possible de la pression artérielle et aggravation d'une claudication intermittente. Ces interactions surviennent surtout avec des β-bloquants non-séléctifs.
·Autres antihypertenseurs ou médicaments qui abaissent la pression artérielle (p.ex. antidépresseurs tricycliques, barbituriques, phénothiazines), y compris les collyres en cas de glaucomes et l'alcool: il existe un risque élevé d'hypotension.
·Antiarythmiques de classe I (p.ex. quinidine, lidocaïne, phénytoïne) pour le traitement d'une hypertension essentielle ou d'une angine de poitrine: ils peuvent potentialiser l'effet sur le temps de conduction AV et accentuer l'effet inotrope négatif des β-bloquants.
À considérer lors d'une administration simultanée:
·Méfloquine: augmentation du risque de bradycardie.
·Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (à l'exception des inhibiteurs de la MAO-B): il faut considérer le renforcement de l'effet hypotenseur des β-bloquants mais également le risque de crise hypertensive.
·Dérivés de l'ergotamine: augmentation des troubles vasculaires périphériques.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Les effets pharmacologiques du bisoprolol peuvent avoir une influence négative sur la grossesse et/ou le fœtus/le nouveau-né. Les β-bloquants réduisent l'irrigation placentaire, ce qui est associé à un ralentissement du développement fœtal, une mortalité intra-utérine, des fausses couches ou des naissances prématurées. Des effets indésirables (p.ex. hypoglycémie et bradycardie) peuvent survenir chez le fœtus/nouveau-né. Si un traitement par des β-bloquants est nécessaire, il faut administrer des β1-bloquants sélectifs.
Bilol ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf si le traitement est absolument nécessaire. Si l'application est indispensable, une surveillance stricte de l'irrigation utéro-placentaire et de la croissance fœtale est nécessaire. Lors de l'apparition d'effets négatifs sur la grossesse ou le fœtus, il faut envisager d'autres thérapies. Le nouveau-né doit être surveillé attentivement pendant les premiers 3 jours concernant l'apparition éventuelle d'une hypoglycémie ou d'une bradycardie.
Allaitement
Le taux de bisoprolol présent dans le lait maternel n'a pas encore été quantifié directement chez la femme. Chez l'animal, il atteint au maximum 2% de la dose appliquée. Bilol ne doit donc pas être administré pendant la période d'allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

L'aptitude à la conduite ou à l'utilisation de machines peut être affectée par diverses réactions individuelles aux antihypertenseurs. C'est tout particulièrement le cas en début de traitement ou lors d'un changement de médication, ainsi qu'avec l'action conjuguée de l'alcool. Cependant, des recherches menées dans ce contexte ont montré qu'il n'y a pas lieu de redouter d'effet direct du β1-bloquant sélectif bisoprolol sur les capacités de réaction.

Effets indésirables

Les effets indésirables observés lors de l'administration de Bilol sont énumérés ci-dessous. Les fréquences sont définies de manière suivante: très fréquent ≥10%; fréquent ≥1%, <10%; occasionnel ≥0,1%, <1%; rare ≥0,01%, <0,1%; très rare <0,01%.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rare: hypertriglycéridémie.
Affections psychiatriques
Occasionnel: troubles du sommeil, dépression.
Rare: activité onirique accrue, hallucinations.
Affections du système nerveux
Fréquent: fatigue, vertiges, céphalées et sudation. Ces manifestations, qui surviennent chez des patients avec hypertension ou angine de poitrine surtout au début du traitement, sont généralement de nature légère et disparaissent dans la plupart des cas après 1-2 semaines de traitement.
Insensibilité et sensation de froid dans les extrémités, asthénie (chez des patients avec une insuffisance cardiaque chronique).
Occasionnel: asthénie (chez des patients avec hypertension ou angine de poitrine).
Rare: sécheresse buccale.
Affections oculaires
Rare: flux lacrymal réduit (à considérer chez les porteurs de lentilles de contact).
Très rare: conjonctivite.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Rare: capacité auditive réduite.
Affections cardiaques, affections vasculaires
Très fréquent: bradycardie (chez les patients avec insuffisance cardiaque chronique).
Fréquent: hypotension (surtout chez les patients avec insuffisance cardiaque chronique), aggravation d'une insuffisance cardiaque (chez des patients avec une insuffisance cardiaque chronique).
Occasionnel: bradycardie (chez les patients avec hypertension ou angine de poitrine), aggravation d'une insuffisance cardiaque (chez des patients avec hypertension ou angine de poitrine), troubles de l'excitabilité AV.
Chez les patients présentant des artériopathies périphériques (claudication intermittente, syndrome de Raynaud), les troubles peuvent être aggravés.
Fréquence inconnue: syncope.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnel: bronchospasmes chez les patients souffrant d'asthme ou d'affections respiratoires obstructives chroniques.
Rare: rhinite allergique.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: nausées, vomissements, diarrhée, constipation, douleurs abdominales.
Affections hépatobiliaires
Rare: augmentation des enzymes hépatiques (GOT, GPT), hépatite, ictère.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Rare: réactions d'hypersensibilité (prurit, rougeur, éruption cutanée).
Très rare: alopécie. Les β-bloquants peuvent favoriser la survenue ou l'aggravation d'un psoriasis ou d'éruptions de type psoriasis.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnel: faiblesse musculaire et crampes.
Affections des organes de reproduction et du sein
Rare: impuissance.

Surdosage

Un surdosage d'un bêtabloquant peut entraîner une chute de la pression artérielle, une bradycardie, des bronchospasmes, une insuffisance cardiaque aiguë et une hypoglycémie. Après la prise d'une dose unique élevée de bisoprolol, on a constaté d'importantes différences interindividuelles, les patients souffrant d'insuffisance cardiaque étant probablement particulièrement sensibles. Après un surdosage aigu, interrompre le traitement par Bilol et instaurer des mesures symptomatiques et de soutien. Les données restreintes disponibles suggèrent que le bisoprolol n'est que très difficilement dialysable.
Comme antidote en cas de bradycardie, administrer 0,5-2,0 mg de sulfate d'atropine i.v. Au cas où la fréquence cardiaque n'augmenterait pas suffisamment, administrer également de l'orciprénaline.

Propriétés/Effets

Code ATC: C07AB07
Mécanisme d'action/pharmacodynamie
Le bisoprolol est un β1-bloquant sélectif et ne possède ni des propriétés stimulantes intrinsèques, ni d'importantes propriétés de stabilisation membranaire. Cette affinité élevée pour les récepteurs β1 s'oppose à la faible affinité pour les récepteurs β2 de la musculature lisse bronchique et vasculaire ainsi que les récepteurs β2 agissant dans la régulation métabolique. Il est donc improbable que le bisoprolol affecte la résistance bronchique ou le métabolisme β2-dépendant du moins aux faibles doses prescrites en cas d'insuffisance cardiaque. La β1-sélectivité est assurée à toutes les doses thérapeutiques. Le bisoprolol n'exerce pas d'effet inotrope négatif à long terme.
En induisant un blocage sélectif des récepteurs β1 et du sympathique, le bisoprolol provoque une réduction du débit cardiaque et de la pression artérielle.
Le traitement à long terme abaisse la résistance périphérique élevée au départ. Le blocage cardiosélectif des récepteurs β1 par le bisoprolol provoque une réduction de leur sensibilité aux stimulations sympatho-adrénergiques.
Efficacité clinique
En essais cliniques dans le cadre de l'insuffisance cardiaque, l'association de bisoprolol à un diurétique et un inhibiteur de l'ECA a entraîné une réduction significative du taux de mortalité. Dans des études sur l'insuffisance cardiaque (CIBIS I et CIBIS II), associant le bisoprolol à des diurétiques et des inhibiteurs de l'ECA, le médicament a exercé un effet favorable sur le taux de survie: alors que la première étude CIBIS (n= 641 patients dont 320 sous bisoprolol) a révélé une baisse non significative de la mortalité de 20%, CIBIS II (n= 2647 patients dont 1327 sous bisoprolol) a montré une réduction hautement significative de la mortalité globale parmi les patients NYHA-III/IV (11,8% des patients sous bisoprolol par rapport à 17,3% dans le groupe placebo; baisse relative: 34%). Par ailleurs, les cas de mort subite d'origine cardiaque ont nettement diminué (3,6% contre 6,3%, baisse relative: 44%) ainsi que le nombre d'hospitalisation pour aggravation de l'insuffisance cardiaque (12% contre 17,6%, baisse relative: 36%). Finalement, la fonction cardiaque a enregistré une amélioration significative selon les critères NYHA.
Alors qu'initialement, tous les patients étaient classés aux stades III et IV, nombre d'entre eux sont passés en classe II ou I NYHA au cours de l'étude: en classe II étaient 25,6% des patients après 6 mois, 32,3% après 12 mois et 35,1% après 18 mois et en classe I 1,7% après 6 mois, 2,8% après 12 mois et 3,3% après 18 mois. Avec 15%, le taux d'abandons définitifs du traitement était comparable dans le groupe bisoprolol et le groupe placebo.
Une étude menée chez 36 patients souffrant de coronaropathie (sans insuffisance cardiaque chronique) a montré que le bisoprolol réduit la fréquence cardiaque et le rapport pression/fréquence et soulage ainsi le cœur.
L'étude CIBIS III a été menée chez 1010 patients âgés de 65 ans au moins avec une insuffisance cardiaque chronique légère à modérée (classe NYHA II ou III) et une fraction d'éjection ventriculaire gauche ≤35%. Les patients n'avaient pas été prétraités par des inhibiteurs de l'ECA, des bétabloquants ou des antagonistes du récepteur à l'angiotensine. Cette étude a comparé l'efficacité et la sécurité d'un traitement initial de six mois par le bisoprolol (posologie visée 1x 10 mg/jour), suivi d'une administration supplémentaire d'énalapril, un inhibiteur de l'ECA (posologie visée 2x 10 mg/jour) pendant 6 à 24 mois supplémentaires, avec un traitement initial par l'énalapril, suivi d'une administration supplémentaire de bisoprolol. Chaque groupe de traitement englobait 505 patients.
Les deux stratégies de traitement ont été évaluées en aveugle aussi bien sur la base du critère d'évaluation primaire combiné – mortalité totale ou hospitalisations – que sur la base de chaque composant individuel. L'analyse en intention de traiter (ITT) a montré que dans le groupe du bisoprolol-initial, un événement du critère d'évaluation primaire est survenu chez 178 patients (35,2%) et dans le groupe de l'énalapril-initial, chez 186 patients (36,8%). L'efficacité d'un traitement initial par le bisoprolol suivi d'une administration supplémentaire d'énalapril est comparable (pas inférieure) à la combinaison dans l'ordre inverse. Dans le groupe traité initialement par le bisoprolol, 65 patients sont décédés, contre 73 patients dans celui traité initialement par l'énalapril, (différence entre les groupes: p= 0,44). 151 patients traités d'abord par le bisoprolol et 157 patients traités d'abord par l'énalapril (p= 0,66) ont été hospitalisés. Le nombre d'effets indésirables graves ainsi que le nombre total d'effets indésirables étaient comparables dans les deux groupes. Une analyse des données de la première année de l'étude a montré une tendance non significative à la diminution (31%) de la mortalité totale dans le groupe traité initialement par le bisoprolol par rapport au groupe traité d'abord par l'énalapril. L'amélioration de la survie dans le groupe traité initialement par le bisoprolol est principalement attribuable à une réduction du risque de mort cardiaque subite de 46% (p= 0,049) durant la première année de traitement.
Les résultats de l'étude CIBIS III montrent qu'en cas d'insuffisance cardiaque chronique, un traitement initial par le bisoprolol est aussi efficace et sûr qu'un traitement initial par l'énalapril.

Pharmacocinétique

Absorption
Le bisoprolol est absorbé rapidement et presque complètement (>90%) par voie gastro-intestinale, et ne présente qu'un faible effet de premier passage (<10%). Les pics de concentration plasmatique sont atteints environ 2-3 heures après l'administration orale. La biodisponibilité est élevée (env. 90%) et indépendante de la prise de nourriture. Dans une zone posologique comprise entre 5 et 20 mg, la cinétique est linéaire.
Distribution
Le taux de liaison aux protéines plasmatiques du bisoprolol est d'environ 30%.
Le bisoprolol étant moyennement lipophile, sa liaison aux protéines plasmatiques faible et son coefficient de distribution de 4,8, son volume de distribution est moyennement élevé. Le volume de distribution du bisoprolol est de 3,2 ± 0,2 l/kg de poids corporel après administration i.v. Sa pharmacocinétique est donc indépendante de son taux de liaison protéinique. Par conséquent, les interactions pharmacocinétiques médicamenteuses provenant d'une compétition pour le site protéinique du bisoprolol dans le plasma sont improbables.
Le bisoprolol passe dans le liquide céphalorachidien. On estime que sa concentration dans le liquide céphalorachidien est approximativement celle de sa fraction libre plasmatique non liée. Les données obtenues chez l'animal permettent d'établir que le bisoprolol ne s'accumule que faiblement dans le SNC (facteur 2) en comparaison avec la concentration plasmatique.
Chez l'animal, le bisoprolol ne traverse que faiblement la barrière placentaire: les concentrations fœtales sont donc plus faibles que les concentrations plasmatiques maternelles.
Le taux d'élimination du bisoprolol dans le lait maternel n'a pas encore été déterminé directement chez la femme. Chez l'animal, il n'a jamais excédé 2% de la dose administrée.
Métabolisme
Le bisoprolol est éliminé du plasma à parts égales par le foie et les reins. 50% de la dose administrée sont transformés par le foie en métabolites inactifs qui sont ensuite excrétés par voie rénale.
Elimination
Les 50% restants sont éliminés par voie rénale sous forme inchangée.
La demi-vie plasmatique moyenne du bisoprolol est de 10-12 heures.
Cinétique pour certains groupes de patients
En cas d'insuffisance rénale et de cirrhose du foie de tous les stades, la demi-vie d'élimination du bisoprolol a augmenté d'un facteur 2 au maximum. Un ajustement de la dose de bisoprolol est donc uniquement recommandé au stade terminal d'une insuffisance rénale (clairance de la créatinine <20 ml/min) ou hépatique. Chez ces patients, la dose ne devrait pas dépasser 10 mg/jour.
On ne dispose pas de données pharmacocinétiques concernant les patients souffrant d'insuffisance cardiaque.

Données précliniques

Dans des expérimentations sur des rats, le bisoprolol n'a pas influencé la fertilité et la capacité de reproduction en général. À des doses élevées, maintes fois (85 à 1400 fois) supérieures à celles administrées à l'homme, le bisoprolol, à l'instar d'autres β-bloquants, s'est avéré materno- et fœto-/embryotoxique chez les rats et les lapins. Dans ces essais, le bisoprolol n'a montré aucun effet tératogène à toutes les posologies administrées.
Les essais ont évalué en particulier la tératogénicité/l'embryotoxicité (segment II) chez des rats avec des doses allant jusqu'à 150 mg/kg et chez des lapins avec des doses allant jusqu'à 50 mg/kg.
Chez les rats, le bisoprolol a montré un faible effet fœtotoxique (augmentation du nombre de résorptions) à partir de 50 mg/kg (350-1400 fois la dose thérapeutique chez l'homme) et un faible effet maternotoxique (réduction de la prise de nourriture et de la prise de poids) à 150 mg/kg (1050-4150 fois la dose thérapeutique chez l'homme). Les lapins ont bien toléré des doses allant jusqu'à 6,25 mg/kg (45-175 fois la dose thérapeutique chez l'homme) sans montrer des effets toxiques. 12,5 et 50 mg/kg (85-1400 fois la dose thérapeutique chez l'homme) se sont avérés fœtotoxiques (augmentation du nombre de résorptions précoces).
Aucun risque particulier n'a été constaté dans des études de génotoxicité et de carcinogénicité.

Remarques particulières

Stabilité
Bilol ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver dans l'emballage original, à température ambiante (15-25 °C) et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

54030 (Swissmedic).

Présentation

Bilol 2,5 mg: emballages de 30 et 100 comprimés pelliculés (sécable). [B]
Bilol 5 mg: emballages de 30 et 100 comprimés pelliculés (quadri-sécables). [B]
Bilol 10 mg: emballages de 30 et 100 comprimés pelliculès (quadri-sécables). [B]

Titulaire de l’autorisation

Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz.

Mise à jour de l’information

Août 2018.

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