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Information professionnelle sur Femoston® conti 1/5:Mylan Pharma GmbH
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
17β-estradiol ut estradiol hémihydraté et dydrogestérone.
Excipients
Excipiens pro compresso obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 comprimé pelliculé contient 1 mg de 17β-estradiol ut estradiol hémihydraté et 5 mg de dydrogestérone.

Indications/Possibilités d’emploi

·Traitement hormonal substitutif pour la correction des symptômes de la carence estrogénique (p.ex. bouffées de chaleur, accès de transpiration, insomnie, céphalées, tachycardie et symptômes urogénitaux) due à la ménopause naturelle ou chirurgicale. Il convient de réaliser une estrogénothérapie topique et de renoncer à un TSH systémique chez les patientes souffrant uniquement de troubles urogénitaux sans autre signe de carence estrogénique nécessitant un traitement.
·Prévention ou retardement d'une ostéoporose induite par une carence estrogénique chez la femme postménopausée ayant un risque élevé de fractures osseuses, pour qui un traitement par d'autres médicaments admis pour la prévention de l'ostéoporose n'entre pas en ligne de compte, ou chez la femme qui souffre simultanément de troubles dus à une carence estrogénique nécessitant un traitement.

Posologie/Mode d’emploi

Femoston conti 1/5 est un produit combiné continu pour la substitution hormonale chez les femmes non hystérectomisées.
Dans toutes les indications, la dose minimale efficace doit toujours être utilisée pendant la durée la plus courte possible. La substitution hormonale ne doit être poursuivie que tant que le bénéfice est supérieur au risque encouru par la patiente.
La patiente doit prendre 1 comprimé pelliculé par jour, dans l'ordre indiqué sur la plaquette. La médication doit être poursuivie sans interruption; c.-à-d. que lorsque le premier emballage de Femoston conti 1/5 est terminé, il faut commencer dès le lendemain un nouvel emballage.
Femoston conti 1/5 peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Début de l'utilisation
Femmes n'ayant pas utilisé de THS lors du mois précédent
Femoston conti 1/5 ne doit normalement être utilisé que chez les femmes dont la dernière menstruation remonte à plus de 12 mois. Chez ces patientes, le traitement peut être débuté à tout moment.
Passage d'un THS continu séquentiel ou cyclique à Femoston
Les patientes qui ont pris auparavant un autre médicament continu séquentiel ou cyclique doivent terminer le cycle de 28 jours, puis passer à Femoston conti 1/5.
Lors du passage d'un traitement séquentiel à un traitement continu, l'état de la ménopause peut s'avérer inconnu et chez certaines femmes, des estrogènes endogènes peuvent encore se former. Cela peut entraîner des saignements imprévus.
Passage d'un THS continu combiné à Femoston
Les patientes qui ont pris auparavant un autre médicament combiné continu peuvent débuter le traitement à tout moment.
Oubli de la prise
En cas d'oubli de la prise d'un comprimé pelliculé, la patiente doit prendre celui-ci dès que possible. Si plus de 12 heures se sont écoulées depuis l'oubli, la patiente ne doit pas prendre le comprimé pelliculé oublié, mais doit poursuivre le traitement en prenant le comprimé suivant à l'heure habituelle. La probabilité de métrorragies ou de spottings peut être plus élevée dans ces cas.
Recommandations posologiques spéciales
Enfants et adolescents
Il n'existe aucune indication de Femoston conti 1/5 dans ce groupe d'âge.
Patientes âgées
L'expérience du traitement de femmes de plus de 65 ans est limitée. Un ajustement posologique en fonction de l'âge n'est vraisemblablement pas nécessaire.
Insuffisance rénale
Aucune étude n'a été réalisée chez des patientes insuffisantes rénales. Aucune recommandation posologique ne peut donc être formulée.
Insuffisance hépatique
Aucune étude n'a été réalisée chez des patientes insuffisantes hépatiques. Comme toutes les hormones sexuelles, Femoston conti 1/5 est contre-indiqué en cas d'affections hépatiques sévères.

Contre-indications

·Carcinome mammaire connu, antérieur ou suspecté.
·Tumeurs malignes hormono-dépendantes, connues ou supposées (p.ex. carcinome de l'endomètre).
·Hyperplasie de l'endomètre non traitée.
·Hémorragie génitale d'origine inconnue.
·Tumeurs hépatiques (aussi dans les antécédents).
·Maladie hépatique sévère ou insuffisance hépatique sévère (p.ex. porphyrie hépatique aigüe, syndrome de Dubin-Johnson ou syndrome de Rotor, cholestase).
·Antécédents ou existence d'événements thromboemboliques artériels ou veineux (p.ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral).
·Existence de facteurs de risque de développement de thromboembolies artérielles ou veineuses telles que thrombophilies connues (p.ex. déficits en protéine C, en protéine S ou en antithrombine) (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
·Hypertriglycéridémie sévère.
·Grossesse avérée ou suspectée, allaitement.
·Hypersensibilité connue à l'un des excipients.

Mises en garde et précautions

Examen médical
Tout traitement hormonal substitutif doit être précédé d'un examen clinique général et d'un examen gynécologique approfondi, qui seront répétés au moins une fois par an. Il convient également de prendre en compte l'anamnèse personnelle et familiale. Le rapport bénéfice/risque doit être soigneusement évalué avant chaque traitement et pour chaque patiente. On privilégiera toujours la dose minimale efficace et la durée de traitement la plus courte possible.
Les préparations de THS ne peuvent être utilisées pour la prévention de l'ostéoporose que si aucun autre traitement n'entre en ligne de compte ou si la patiente souffre simultanément de symptômes (post)ménopausiques nécessitant un traitement.
Dans tous les cas, le rapport bénéfice/risque doit être évalué avant chaque traitement et régulièrement au cours du traitement.
Motifs imposant l'arrêt immédiat du traitement
Le traitement doit être immédiatement arrêté en cas de survenue de l'une des contre-indications susmentionnées au cours du traitement par Femoston conti 1/5, ainsi qu'en cas d'apparition de l'une des situations suivantes:
·Symptômes ou suspicion d'une maladie thromboembolique veineuse ou artérielle; en font partie notamment:
·première manifestation de céphalées de type migraineux ou épisodes plus fréquents de céphalées inhabituellement intenses;
·perte de vision soudaine, partielle ou complète;
·troubles auditifs soudains;
·augmentation cliniquement significative de la pression artérielle;
·ictère ou détérioration de la fonction hépatique;
·grossesse.
Situations nécessitant une surveillance particulière
Une surveillance étroite de la patiente est nécessaire si l'une des situations ou maladies suivantes existe, a existé par le passé, ou s'est aggravée au cours d'une grossesse ou d'un traitement hormonal antérieur. Cela s'applique aussi au cas où l'une des situations ou maladies ci-dessous surviendrait ou s'aggraverait durant le traitement hormonal substitutif actuel par Femoston conti 1/5:
·facteurs de risque de tumeurs hormono-dépendantes, p.ex. survenue de carcinome mammaire chez des parentes du 1er degré;
·antécédents d'hyperplasie de l'endomètre;
·léiomyome utérin ou endométriose;
·facteurs de risque de maladies thromboemboliques;
·migraine ou maux de tête (sévères);
·hypertension artérielle;
·diabète sucré avec ou sans atteinte vasculaire;
·maladies du foie (p.ex. adénome hépatique) ou de la vésicule biliaire;
·lupus érythémateux disséminé (LED);
·épilepsie;
·asthme;
·otosclérose.
Maladies tumorales
Cancer du sein
Des études randomisées et contrôlées ainsi que des études épidémiologiques ont établi l'existence d'un risque accru de cancer du sein chez les femmes ayant reçu un traitement hormonal substitutif pendant plusieurs années. C'est pourquoi toutes les femmes doivent se soumettre à un examen médical des seins avant de commencer un THS ainsi qu'une fois par an, et procéder à un auto-examen mensuel de leurs seins. Les patientes doivent être instruites des modifications des seins qu'elles doivent signaler au médecin. En fonction de l'âge de la patiente et de ses facteurs de risque, une mammographie doit également être pratiquée.
Une méta-analyse de 51 études épidémiologiques a montré que le risque de cancer du sein augmente avec la durée du THS et diminue après l'arrêt du THS. Le risque relatif de cancer du sein a été de 1,35 (IC à 95%: 1,21–1,49) chez les femmes qui suivaient un THS sur 5 ans ou plus.
L'étude WHI (Women's Health Initiative), une grande étude prospective randomisée, contrôlée contre placebo, menée chez des femmes sous THS combiné par estrogènes conjugués (ECE) et acétate de médroxyprogestérone (MPA), a montré par rapport au groupe placebo une augmentation de la fréquence des carcinomes mammaires invasifs après une durée de traitement moyenne de 5,6 ans dans le groupe recevant la combinaison estrogène/progestatif. Le risque relatif a été de 1,24 (IC à 95%: 1,02–1,50).
Le risque n'a par contre pas été plus élevé avec la monothérapie estrogénique (HR 0,77 [IC à 0,59-1,01]).
La Million Women Study, une étude de cohorte non randomisée, a inclus 1'084'110 femmes âgées en moyenne de 55,9 ans au moment de leur entrée dans l'étude. La moitié de ces femmes n'a jamais suivi de THS. 9'364 cas de cancer du sein invasif et 637 décès par cancer du sein ont été enregistrés après une période d'observation moyenne respectivement de 2,6 et de 4,1 ans. Les femmes qui suivaient un THS lors de leur inclusion dans l'étude ont présenté un risque plus élevé de morbidité (1,66 [IC à 95%: 1,58–1,75]) et vraisemblablement, dans une moindre ampleur, de mortalité par cancer du sein (1,22 [IC à 95%: 1,00–1,48]) par rapport aux femmes qui n'avaient jamais reçu un tel traitement. Le risque maximal a été observé sous traitement combiné estrogène-progestatif (2,00 [IC à 95%: 1,88–2,12]). Le risque relatif associé à la monothérapie estrogénique a été de 1,30 [IC à 95%: 1,21–1,40].
Les résultats ont été similaires pour les différents estrogènes et progestatifs, les différentes doses et voies d'administration ainsi que pour le traitement continu et séquentiel. Pour tous les types de THS, le risque a augmenté avec la durée de l'utilisation. Le risque a régressé à l'arrêt du traitement (chez les patientes dont le dernier THS remonte à <5 ans: risque relatif de 1,04 [IC à 95%: 0,95–1,12]).
Le THS augmente la densité des clichés mammographiques, ce qui peut compromettre la détection radiologique de carcinomes mammaires dans certains cas.
Hyperplasie et cancer de l'endomètre
Le risque d'hyperplasie et de carcinome de l'endomètre chez les femmes dont l'utérus est intact est plus élevé lors d'une monothérapie estrogénique que chez les femmes non traitées et semble dépendre de la durée du traitement et de la dose d'estrogènes. Le risque maximal semble correspondre à une utilisation de longue durée. Après l'arrêt du traitement, le risque pourrait rester accru au moins pendant 10 ans. La preuve a été faite que l'adjonction d'un progestatif à un traitement estrogénique pendant au moins 12 jours par cycle permet de diminuer le risque d'hyperplasie de l'endomètre, laquelle est considérée comme un stade précurseur du cancer de l'endomètre.
Aucune donnée sur la sécurité endométriale n'est disponible pour des doses orales d'estradiol >2 mg, même en cas d'adjonction de progestatifs.
La surveillance médicale de toutes les femmes utilisant un traitement hormonal substitutif est importante. Des méthodes diagnostiques appropriées, y compris une biopsie de tissu endométrial, doivent être utilisées pour exclure une malignité lors de saignements anormaux persistants ou récidivants.
Carcinome ovarien
Plusieurs études épidémiologiques suggèrent qu'un THS pourrait être associé à un risque accru de cancer épithélial de l'ovaire. Une augmentation du risque sous THS a été constatée aussi bien lors de l'utilisation d'un œstrogène seul que lors de l'utilisation combinée d'un œstrogène et d'un progestatif. Tandis que la plupart des études ne révèlent une augmentation du risque qu'à partir d'un traitement prolongé (traitement d'au moins 5 ans), une métaanalyse publiée en 2015 (avec prise en compte de 17 études prospectives et de 35 études rétrospectives) n'a pas constaté un tel rapport avec la durée du traitement.
Au cours de l''étude WHI, une augmentation du risque n'atteignant pas le seuil de signification statistique a été notée (HR 1,41; IC à 95% 0,75 à 2,66).
Les carcinomes de l'ovaire étant beaucoup plus rares que le cancer du sein, l'augmentation du risque absolu est faible chez les femmes actuellement ou récemment sous THS.
Tumeurs hépatiques
On a observé dans de rares cas la survenue de modifications hépatiques bénignes, et plus rarement encore de transformations malignes, après l'utilisation d'hormones sexuelles. Dans des cas isolés, ces modifications ont causé des hémorragies intra-abdominales mettant la vie en danger. En cas de survenue de douleurs épigastriques intenses, d'une hépatomégalie ou de signes d'hémorragie intra-abdominale, il faut inclure l'éventualité d'une tumeur hépatique dans le diagnostic différentiel et instaurer un traitement approprié.
Maladies thromboemboliques
Cardiopathie coronarienne
Le traitement hormonal substitutif n'est pas destiné à la prévention des maladies cardiovasculaires.
De vastes études cliniques menées aux USA n'ont montré aucun effet bénéfique dans la prévention primaire (étude WHI) ou secondaire (étude HERS II) des maladies cardiovasculaires.
L'étude WHI a inclus plus de 8000 femmes postménopausées âgées (âge à l'inclusion de 50 à 79 ans, moyenne d'âge de 63 ans). Les 2/3 de ces femmes avaient une surcharge pondérale moyenne à sévère (1/3 avaient un BMI entre 25 et 29 et 1/3 un BMI supérieur à 30 kg/m2). Plus de 35% des femmes étaient traitées en même temps pour une hypertension artérielle. Seules 10% des femmes incluses dans l'étude souffraient encore de troubles de la ménopause au moment de leur entrée dans l'étude.
Les femmes ayant reçu un traitement hormonal substitutif oral par estrogènes conjugués (ECE) et acétate de médroxyprogestérone (MPA) pendant une durée moyenne de 5,2 ans ont présenté un risque accru d'événements cardiovasculaires par rapport au placebo (risque relatif 1,24 [IC à 95%: 1,00–1,54], hausse du risque absolu: 6 cas pour 10'000 années-femmes), ce qui correspond à une incidence de 0,37%.
Le risque a été maximal durant la première année après le début du THS, risque relatif de 1,81 (IC à 95%: 1,09–3,01). Le risque a augmenté avec le temps écoulé depuis la ménopause (ménopause remontant à <10 ans, risque relatif de 0,89; ménopause remontant à 10 à 19 années, risque relatif de 1,22; ménopause remontant à ≥20 années, risque relatif de 1,71).
Dans le bras traité par la monothérapie estrogénique, aucun effet significatif sur le risque cardiovasculaire n'a été décelable (RR 0,91 [IC à 95%: 0,75-1,12]).
L'Heart and Estrogen/Progestin Replacement Study (HERS et HERS II), une étude prospective, contrôlée contre placebo et randomisée, a inclus plus de 1300 femmes postménopausées, porteuses d'une coronaropathie préexistante (moyenne d'âge à l'inclusion: 67 ans, SD: 7 ans), ayant reçu un traitement hormonal substitutif oral à base d'estrogènes conjugués (ECE) et d'acétate de médroxyprogestérone (MPA) pendant une durée moyenne de 4,1 ans (HERS) respectivement 2,7 ans (HERS II). L'étude n'a pas révélé de réduction du risque cardiovasculaire chez ces patientes. Le risque relatif a été de 0,99 (IC à 95%: 0,84–1,17). Le risque maximal a été observé dans la première année après le début du THS (risque relatif 1,52 [IC à 95%: 1,01–2,29]).
Les données concernant le THS commencé à un âge relativement jeune (par exemple avant 55 ans) sont limitées. Elles suggèrent que l'augmentation du risque cardio-vasculaire sous THS pourrait être plus faible chez les patientes relativement jeunes proches de la ménopause que dans la population (en tendance plus âgée) examinée dans les études mentionnées ci-dessus.
Accident vasculaire cérébral
Dans l'étude WHI, le risque cérébrovasculaire a été accru non seulement sous traitement hormonal substitutif par estrogènes conjugués (ECE) et acétate de médroxyprogestérone (MPA) (RR 1,31 [IC à 95%: 1,02–1,68]), mais aussi sous monothérapie estrogénique (RR 1,39 [IC à 95% 1,10–1,77]). D'après l'analyse de cette étude et d'autres études, chez les femmes qui n'utilisent pas de traitement hormonal substitutif, le nombre de cas d'accident vasculaire cérébral sur une période de 5 ans est estimé à 3 pour 1000 femmes âgées de 50 à 59 ans et à 11 pour 1000 femmes âgées de 60 à 69 ans. Selon ces calculs, chez les femmes utilisant des estrogènes conjugués (ECE) et de l'acétate de médroxyprogestérone (MPA) pendant 5 ans, le nombre des cas supplémentaires d'accident vasculaire cérébral se situe entre 0 et 3 pour 1000 femmes âgées de 50 à 59 ans et entre 1 et 9 pour 1000 femmes âgées de 60 à 69 ans.
Le risque relatif de subir un accident vasculaire cérébral est indépendant de l'âge et du temps écoulé depuis la ménopause. Vu que le risque de base de subir un accident vasculaire cérébral dépend toutefois fortement de l'âge, le risque total des femmes sous THS augmente avec l'âge.
Bien que l'on ignore à ce jour dans quelle mesure les résultats de ces deux études peuvent être extrapolés à une population plus jeune ou à des préparations de THS contenant d'autres principes actifs et/ou à d'autres voies d'administration, le médecin doit en tenir compte avant de prescrire un THS.
En présence de facteurs de risque cérébrovasculaires et cardiovasculaires, le rapport bénéfice/risque doit être soigneusement évalué et d'autres possibilités thérapeutiques doivent le cas échéant être envisagées.
Maladies thromboemboliques veineuses
Les traitements substitutifs estrogéniques ou estrogéno-progestatifs combinés sont associés à un risque accru de thromboembolies veineuses (TEV), par ex. de thrombose veineuse ou d'embolie pulmonaire. Deux études randomisées et contrôlées (WHI et HERS) ainsi que plusieurs études épidémiologiques ont établi que le risque des femmes ayant utilisé un THS est augmenté d'un facteur 2 à 3 par rapport aux femmes qui n'ont jamais suivi un tel traitement.
Chez les non-utilisatrices, le nombre de cas de TEV sur une période de 5 ans est estimé à 3 pour 1000 femmes dans le groupe d'âge des 50–59 ans et à 8 pour 1000 femmes dans le groupe des 60–69 ans. Chez les femmes en bonne santé qui suivent un traitement hormonal substitutif pendant 5 ans, le nombre de cas supplémentaires de TEV se situe entre 2 et 6 pour 1000 femmes dans le groupe des 50–59 ans et entre 5 et 15 pour 1000 femmes dans le groupe des 60–69 ans.
L'étude WHI a révélé une incidence accrue d'embolies pulmonaires. Le risque absolu supplémentaire encouru par les femmes suivant un traitement hormonal substitutif combiné s'est élevé à 8 cas pour 10'000 années-femmes (15 versus 7) et le risque relatif à 2,13 (IC à 95%: 1,39–3,25). L'élévation du risque n'a été observée que chez les femmes sous traitement hormonal substitutif et ne concernait pas celles qui avaient suivi un THS par le passé. Le risque semble maximal durant les premières années de traitement.
Dans le bras de l'étude WHI ayant reçu la monothérapie estrogénique, le risque de thromboembolie veineuse a aussi eu tendance à être augmenté. Le risque relatif de thrombose veineuse profonde s'est élevé à 1,47 [IC à 95%: 0,87-2,47] et celui d'embolie pulmonaire à 1,34 [IC à 95% 0,87–2,06].
Il convient d'arrêter immédiatement la préparation en cas de survenue de symptômes correspondants ou de suspicion de maladie thromboembolique. Les patientes présentant des facteurs de risque d'événements thromboemboliques doivent faire l'objet d'une surveillance étroite. D'autres traitements doivent être envisagés dans la mesure du possible. Les facteurs de risque de thromboembolies veineuses comprennent les antécédents personnels ou familiaux de maladies thromboemboliques, le tabagisme, l'obésité sévère (Body Mass Index supérieur à 30 kg/m²), le lupus érythémateux disséminé et les affections malignes. Le risque de thromboembolies veineuses augmente aussi avec l'âge. Il n'existe aucun consensus sur le rôle potentiel des varices dans le développement de thromboembolies veineuses.
En présence d'antécédents d'avortements spontanés répétés, il convient d'en rechercher les causes pour exclure une prédisposition à la thrombophilie. L'utilisation du traitement hormonal substitutif est contre-indiqué chez les femmes porteuses de ce diagnostic.
Chez les femmes présentant plusieurs facteurs de risque ou un facteur de risque de haute sévérité, il faut songer que le risque peut être accru de façon plus qu'additive. Il peut éventuellement en découler une contre-indication du traitement hormonal substitutif.
Le risque de thromboembolies veineuses peut augmenter transitoirement en cas d'immobilisation prolongée, d'intervention chirurgicale majeure ou après un traumatisme grave. Chez les femmes sous substitution hormonale, la plus grande attention doit être portée aux mesures de prévention afin d'éviter des thromboembolies veineuses après une intervention chirurgicale. Selon le type d'intervention prévu et la durée de l'immobilisation, une interruption passagère du traitement hormonal substitutif doit être envisagée, si possible commençant quelques semaines avant l'intervention. Le traitement ne devra être repris que lorsque la femme aura entièrement retrouvé sa mobilité.
Démence
L'étude Women's Health Initiative Memory Study (WHIMS), une sous-étude de l'étude WHI, randomisée et contrôlée contre placebo, a inclus plus de 2000 femmes âgées de plus de 65 ans (moyenne d'âge de 71 ans) qui ont été traitées par des estrogènes conjugués équins (ECE) et de l'acétate de médroxyprogestérone (MPA) et suivies pendant une durée moyenne de 4 ans. De plus, 1464 femmes hystérectomisées âgées de 65 à 79 ans, traitées par des estrogènes conjugués équins oraux seuls, ont été suivies sur une durée moyenne de 5,2 ans. Ni le traitement par estrogènes conjugués (ECE) et acétate de médroxyprogestérone (MPA), ni la monothérapie estrogénique n'ont montré d'effet bénéfique sur les fonctions cognitives. Le risque d'apparition d'une démence probable a même été augmenté sous THS combiné (risque relatif 2,05 [IC à 95%: 1,21–3,48]), ce qui correspond en chiffres absolus à 23 cas supplémentaires par an pour 10'000 femmes traitées.
Bien que l'on ignore dans quelle mesure ces résultats peuvent être extrapolés à une population plus jeune ou à des préparations de THS contenant d'autres principes actifs et/ou à d'autres voies d'administration, le médecin doit en tenir compte dans son évaluation du rapport bénéfice/risque d'un THS.
Autres précautions
Les estrogènes pouvant provoquer une rétention liquidienne, les patientes présentant des troubles cardiaques ou rénaux doivent être soigneusement surveillées. Les patientes en insuffisance rénale terminale doivent être étroitement surveillées, car une augmentation des taux plasmatiques des principes actifs circulants de Femoston conti 1/5 est prévisible.
Il n'existe à ce jour aucune relation avérée entre l'utilisation d'un THS et l'apparition d'une hypertension clinique. Bien qu'une légère augmentation de la pression artérielle ait été observée chez les femmes sous THS, il est rare que cette augmentation soit cliniquement significative. L'arrêt du THS doit être envisagé en cas de survenue de valeurs durablement élevées de la pression artérielle au cours du THS.
Des études cliniques ont montré que le THS avait une influence sur la résistance périphérique à l'insuline et la tolérance au glucose. Toutefois, aucun ajustement du traitement antidiabétique n'est généralement nécessaire. La glycémie doit cependant être étroitement surveillée chez les femmes diabétiques recevant un THS.
Les femmes présentant une hypertriglycéridémie préexistante (en particulier familiale) doivent faire l'objet d'une surveillance étroite durant un traitement hormonal substitutif, car de rares cas d'élévation importante du taux plasmatique des triglycérides ayant entraîné une pancréatite ont été rapportés dans le cadre d'une estrogénothérapie.
Après la guérison d'une hépatite virale, il faut attendre la normalisation des paramètres hépatiques (env. 6 mois) avant d'utiliser des préparations telles que Femoston conti 1/5.
Les estrogènes peuvent augmenter la lithogénicité de la bile. C'est pourquoi le risque d'affections de la vésicule biliaire (surtout de cholélithiase) est accru chez certaines femmes recevant une estrogénothérapie.
Les patientes présentant un prolactinome préexistant doivent être soumises à une surveillance médicale étroite (comprenant un dosage régulier du taux de prolactine), car des cas isolés d'augmentation de volume de prolactinomes ont été rapportés au cours d'une estrogénothérapie.
Des métrorragies et des spottings peuvent apparaître pendant les premiers mois du traitement. Lorsque des règles irrégulières apparaissent lors du traitement par Femoston conti 1/5, elles diminuent généralement de manière significative après 6 mois ou disparaissent complètement. En cas d'apparition ultérieure de telles hémorragies au cours du traitement ou de leur persistance à la fin du traitement, il convient d'en rechercher la cause et éventuellement de pratiquer une biopsie de l'endomètre pour exclure une dégénérescence maligne de l'endomètre.
Des myomes utérins peuvent augmenter de volume au cours d'une estrogénothérapie. Si cela est observé, le traitement doit être arrêté.
Il est recommandé d'arrêter le traitement en cas de réactivation d'une endométriose au cours d'un THS.
L'apport exogène d'estrogènes entraîne une augmentation des concentrations sériques de la globuline liant la thyroxine (TBG). Cela n'a pas de signification clinique chez les femmes présentant une fonction thyroïdienne normale. Des études suggèrent que chez les patientes recevant un traitement substitutif par des hormones thyroïdiennes, l'administration supplémentaire d'une préparation estrogénique (comme Femoston conti 1/5) pourrait augmenter les besoins en thyroxine. Chez les patientes recevant un traitement substitutif par des hormones thyroïdiennes, la fonction thyroïdienne doit donc être surveillée régulièrement (par un dosage de la TSH), en particulier durant les premiers mois du THS.
Un chloasma peut apparaître occasionnellement, surtout chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes présentant une tendance aux chloasmas ne devraient pas s'exposer au soleil ou à d'autres rayons ultraviolets durant un THS.
Les risques susmentionnés du THS ont essentiellement été décrits lors du traitement de femmes de ≥50 ans. Il n'existe aucune information sur la possibilité de transposer ces données à des patientes ayant une ménopause précoce (c.-à-d. arrêt de la fonction ovarienne avant 40 ans révolus suite à des maladies endocriniennes/génétiques, une ovariectomie, un traitement anticancéreux, etc.) jusqu'à l'atteinte de l'âge normal de la ménopause. Dans ce groupe d'âge, une évaluation particulière du rapport bénéfice/risque doit être réalisée, en tenant compte également de l'étiologie de la ménopause précoce (chirurgicale versus autres causes).
Chez les patientes présentant une ménopause précoce, le diagnostic et l'instauration du traitement devraient être réalisés dans la mesure du possible dans un centre spécialisé, expérimenté dans le traitement de ce tableau clinique.
Femoston conti 1/5 n'a pas d'effet contraceptif.
Les patientes présentant des maladies héréditaires rares telles qu'une intolérance héréditaire au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou une malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre Femoston conti 1/5.

Interactions

Aucune étude d'interactions n'a été effectuée avec Femoston conti 1/5.
Influence d'autres médicaments sur la pharmacocinétique d'hormones sexuelles:
Le métabolisme des estrogènes et des progestatifs peut être augmenté lors de l'administration concomitante de substances induisant les enzymes métabolisant les médicaments (notamment les enzymes 3A4, 3A5, 3A7 et 2B6 du cytochrome P450). Ces substances sont notamment: barbituriques, carbamazépine, éfavirenz, felbamate, névirapine, oxcarbazépine, phénytoïne, primidone, rifabutine, rifampicine et topiramate ainsi que les préparations contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
Bien que le ritonavir et le nelfinavir soient en fait des inhibiteurs enzymatiques puissants, ils ont pareillement des propriétés d'inducteurs d'enzymes lorsqu'ils sont administrés avec des hormones stéroïdiennes.
Sur le plan clinique, une augmentation du métabolisme des estrogènes et des progestatifs peut conduire à une diminution de l'efficacité de ces hormones et à une modification du profil des hémorragies utérines.
Les inhibiteurs enzymatiques (p.ex. antimycotiques azolés ou macrolides) peuvent renforcer les effets souhaités et indésirables de l'estradiol.
Influence des hormones sexuelles sur la pharmacocinétique d'autres médicaments:
Inversement, les hormones sexuelles peuvent aussi influencer le métabolisme d'autres médicaments. Leurs concentrations plasmatiques peuvent ainsi être augmentées (p.ex. benzodiazépines, cyclosporine, imipramine, métoprolol) ou diminuées (p.ex. lamotrigine).
Les estrogènes peuvent inhiber les enzymes du CYP450 métabolisant les médicaments, par inhibition compétitive. Ceci doit être pris en considération, particulièrement lors de l'administration concomitante de substances ayant une marge thérapeutique étroite comme la cyclosporine A, le tacrolimus, le fentanyl ou la théophylline. Sur le plan clinique, ceci peut entraîner une augmentation du taux plasmatique de ces substances, voire des concentrations toxiques. Un contrôle étroit des substances pharmaceutiques peut s'avérer nécessaire et une réduction de la dose de la substance correspondante doit être envisagée.
Les estrogènes oraux peuvent également diminuer l'action des anticoagulants et des antidiabétiques.
Interactions au mécanisme inconnu
Dans des études cliniques, l'administration concomitante de contraceptifs combinés contenant de l'éthinylestradiol et d'associations à base des principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir utilisés avec ou sans dasabuvir dans le traitement des infections à VHC a entraîné une élévation cliniquement significative des ALAT par rapport aux patientes traitées uniquement avec les agents antiviraux (y compris les cas d'élévation dépassant de cinq fois la limite supérieure de la normale). Par contre, lors de l'administration d'autres estrogènes (notamment l'estradiol et le valérate d'estradiol), l'incidence d'une augmentation des transaminases n'était pas supérieure à celle observée chez des patientes non traitées par estrogénothérapie. En raison du nombre limité de femmes ayant pris ces autres médicaments contenant des estrogènes, une prudence de principe est donc de mise lors de l'administration concomitante des associations de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
L'utilisation de Femoston conti 1/5 est contre-indiquée pendant la grossesse. Une grossesse doit être exclue avant le début de la prise du médicament. Il convient d'interrompre immédiatement le médicament et de consulter un médecin si une grossesse débute ou est suspectée durant l'utilisation.
Il existe des indices de risques fœtaux provenant d'expérimentations animales. Cependant, la plupart des études épidémiologiques réalisées jusqu'à ce jour n'ont pas clairement démontré l'existence d'effets embryotoxiques ou tératogènes lorsque des estrogènes ou des associations d'estrogènes et de progestatifs étaient utilisés par erreur durant la grossesse.
Allaitement
Le médicament ne doit pas être utilisé durant l'allaitement, car il peut diminuer la production de lait et en altérer la qualité. En outre, de faibles concentrations des principes actifs peuvent être décelées dans le lait.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude spécifique n'a été effectuée. Aucun effet de Femoston conti 1/5 sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines n'est attendu. Par contre, les effets indésirables doivent être pris en considération.

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus sévères observés en rapport avec l'utilisation d'un THS sont également décrits au paragraphe «Mises en garde et précautions» (voir ce paragraphe).
Les effets indésirables ci-dessous, susceptibles de survenir au cours d'un THS combiné, sont indiqués par système d'organes et par fréquence.
«Très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100, <1/10), «occasionnels» (≥1/1000, <1/100), «rares» (≥1/10'000, <1/1000), «très rares» (<1/10'000), «fréquence inconnue» (comme il s'agit essentiellement de rapports spontanés issus de la surveillance post-commercialisation, la fréquence exacte ne peut pas être estimée).
Infections
Fréquents: candidose vaginale.
Circulation sanguine et lymphatique
Fréquence inconnue: anémie hémolytique.
Système immunitaire
Fréquents: réactions cutanées allergiques.
Occasionnels: réactions d'hypersensibilité (telles que rhinite, dyspnée, angio-œdème, choc anaphylactique).
Fréquence inconnue: lupus érythémateux disséminé.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: prise de poids.
Occasionnels: perte de poids.
Fréquence inconnue: hypertriglycéridémie, aggravation d'une porphyrie.
Troubles psychiatriques
Fréquents: nervosité, dépression.
Occasionnels: modifications de la libido.
Système nerveux
Très fréquents: céphalées (24,4%).
Fréquents: migraine, vertiges.
Fréquence inconnue: chorée, aggravation d'une épilepsie.
Troubles oculaires
Fréquence inconnue: intolérance aux lentilles de contact, accentuation de la courbure cornéenne.
Troubles cardiaques et vasculaires
Occasionnels: thromboembolie veineuse.
Rares: infarctus du myocarde.
Fréquence inconnue: hypertension, thromboembolies artérielles (p.ex. accident vasculaire cérébral).
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquents: douleurs abdominales (18%).
Fréquents: ballonnements, nausées, vomissements.
Fréquence inconnue: pancréatite.
Troubles hépato-biliaires
Occasionnels: modifications de la fonction hépatique, ictère, maladie de la vésicule biliaire.
Troubles cutanés
Fréquents: éruption cutanée, prurit, urticaire.
Rares: purpura vasculaire.
Fréquence inconnue: chloasma ou mélasma (pouvant persister après la fin de la prise du médicament), érythème multiforme, érythème noueux.
Troubles musculosquelettiques
Très fréquents: douleurs dorsales (10,3%).
Fréquence inconnue: crampes dans les jambes.
Troubles rénaux et urinaires
Fréquence inconnue: incontinence urinaire.
Organes de reproduction et seins
Très fréquents: douleurs/sensibilité des seins (14,8%).
Fréquents: pertes vaginales, douleurs pelviennes, troubles menstruels (tels que ménorragie, métrorragie, oligoménorrhée et aménorrhée, règles irrégulières et spottings de la postménopause).
Occasionnels: dysménorrhée, augmentation de volume de léiomyomes, augmentation de la taille des seins, symptômes ressemblant à un SPM.
Fréquence inconnue: modifications cervicales, modifications fibrokystiques des seins.
Troubles généraux
Fréquents: asthénie.
Occasionnels: œdèmes périphériques.

Surdosage

Aucun cas de surdosage n'est connu à ce jour avec Femoston conti 1/5.
L'estradiol et la dydrogestérone sont des substances de faible toxicité. En théorie, des symptômes comme nausées, vomissements, somnolence et vertiges peuvent apparaître lors d'un surdosage. La nécessité d'un traitement spécifique est peu probable. Il en est de même lors d'un surdosage chez l'enfant.

Propriétés/Effets

Code ATC: G03FA14
Femoston conti 1/5 est une préparation combinée monophasique d'estrogène et de progestatif indiquée dans la substitution hormonale continue durant la ménopause et pour le traitement des troubles de la ménopause.
Pharmacodynamique
Estradiol
Le principe actif, 17β-estradiol, est chimiquement et biologiquement identique à l'estradiol endogène humain. L'estradiol est l'estrogène le plus important et le plus actif parmi les hormones ovariennes. Les estrogènes endogènes sont impliqués dans certaines fonctions de l'utérus et des organes annexes, notamment dans la prolifération de l'endomètre et les modifications cycliques du col de l'utérus et du vagin.
Les estrogènes jouent un rôle essentiel dans le développement et le maintien du système urogénital féminin et des caractères sexuels secondaires. Ils sont aussi importants pour le maintien du tonus et de l'élasticité des structures urogénitales.
Femoston conti 1/5 permet de contrôler les états de carence estrogénique qui apparaissent au cours de la période périménopausique et postménopausique et qui se manifestent par les troubles climatériques typiques tels que des symptômes vasomoteurs (bouffées de chaleur, accès de transpiration nocturnes), des troubles neurovégétatifs et psychiques (sautes d'humeur, états dépressifs) et des modifications atrophiques (par ex. vaginite atrophique). Chez les patientes ne présentant pas de symptômes vasomoteurs, les préparations estrogéniques ne font cependant disparaître ni les sautes d'humeur ni les états dépressifs.
L'estradiol joue un rôle important dans le maintien de la masse osseuse et prévient l'ostéoporose ainsi que les fractures osseuses qui en découlent.
Dydrogestérone
La dydrogestérone est un progestatif actif par voie orale dont l'activité est comparable à celle de la progestérone administrée par voie parentérale.
Dans le cadre du traitement hormonal substitutif, la dydrogestérone inhibe l'effet prolifératif de l'estrogène sur l'endomètre. Elle offre ainsi une protection contre le risque accru d'hyperplasie ou de cancer de l'endomètre induit par les estrogènes.
Ni la dydrogestérone ni ses métabolites n'ont d'effets androgéniques, anabolisants, estrogéniques ou corticoïdiens.
La dydrogestérone n'a aucune influence sur les paramètres hépatiques, le métabolisme des lipides ou la coagulation sanguine.
Efficacité clinique
Traitement des symptômes de la carence estrogénique:
Femoston conti 1/5 a entraîné une réduction statistiquement significative des bouffées de chaleur modérées à sévères par rapport au placebo. Une amélioration est déjà apparue dans les premières semaines.
Des saignements irréguliers ou des spottings sont survenus chez 15% des femmes pendant les trois premiers mois du traitement et chez 12% des femmes pendant les mois 10 à 12 du traitement.
Prévention de l'ostéoporose postménopausique:
Femoston conti 1/5 est utilisé pour prévenir ou retarder une ostéoporose induite par une carence estrogénique chez la femme postménopausée ayant un risque élevé de fractures osseuses, pour qui un traitement par d'autres médicaments admis pour la prévention de l'ostéoporose n'entre pas en ligne de compte, ou chez la femme qui souffre simultanément de troubles dus à une carence estrogénique nécessitant un traitement.
Chez les femmes âgées de 50 à 60 ans, chez qui le risque de fractures osseuses est encore plus faible, l'efficacité du THS a été observée uniquement dans les tassements vertébraux.
Dans l'étude WHI, une baisse du risque de fractures de la hanche a été observée sous estrogènes (ECE) et acétate de médroxyprogestérone (MPA) pendant une durée moyenne de 5,2 ans (RR 0,66 [IC à 95%: 0,45–0,95]), ce qui correspond à 5 fractures de la hanche en moins pour 10'000 années-femmes.
Dans le bras de l'étude WHI ayant reçu la monothérapie estrogénique, la baisse du risque de fractures de la hanche a été confirmée sous estrogènes conjugués (ECE) pendant une moyenne de 6,8 ans (HR 0,61 [IC à 95%: 0,41–0,91]), ce qui correspond à 6 fractures de la hanche en moins pour 10'000 années-femmes.

Pharmacocinétique

Estradiol
Absorption
L'estradiol micronisé est rapidement absorbé à partir du tractus gastro-intestinal et les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en l'espace de 2 à 4 heures. La biodisponibilité absolue de Femoston conti 1/5 n'a pas été étudiée. On sait cependant que la biodisponibilité de l'estradiol n'est que d'environ 3% en raison d'un effet de premier passage marqué.
Distribution
L'estradiol se lie à 97-99% aux protéines plasmatiques (albumine sérique et globuline liant les hormones sexuelles [SHBG]). Seuls 1-2% de l'estradiol circulant sont sous forme libre.
L'estradiol traverse le placenta et passe en très faibles quantités dans le lait maternel.
Métabolisme
Après administration orale, l'estradiol est métabolisé rapidement, essentiellement dans le foie, et les principaux métabolites non conjugués et conjugués sont l'estrone et le sulfate d'estrone. Ces métabolites peuvent contribuer à l'effet estrogénique.
Élimination
L'estradiol est éliminé à 90-95% par l'urine sous forme conjuguée et à 5-10% dans les fèces sous forme non conjuguée. Les principaux métabolites présents dans l'urine sont les glucuronides biologiquement inactifs d'estrone et d'estradiol ainsi que des sulfoconjugués. La demi-vie d'élimination de l'estradiol et de ses métabolites principaux est comprise entre 10 et 16 heures.
État d'équilibre
Lors d'une prise orale quotidienne, les concentrations d'estradiol ont atteint l'état d'équilibre après environ 5 jours.
Dydrogestérone
Absorption
Après administration orale, la dydrogestérone est rapidement absorbée et les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 0,5 à 2,5 heures. La biodisponibilité absolue est de 28%.
La dydrogestérone présente une cinétique d'absorption linéaire.
Distribution
Après administration intraveineuse de dydrogestérone, le volume de distribution à l'état d'équilibre est d'environ 1400 l. La dydrogestérone et son principal métabolite, la 20α-dihydrodydrogestérone (DHD), se lient à plus de 90% aux protéines plasmatiques.
La dydrogestérone passe en très faibles quantités dans le lait maternel.
Métabolisme
La dydrogestérone est rapidement métabolisée en son principal métabolite, la DHD, qui est pharmacologiquement actif. Les concentrations de DHD atteignent leur pic 1,5 h après la prise de dydrogestérone.
Après administration orale de dydrogestérone, les concentrations plasmatiques de DHD sont nettement plus élevées que celles de la substance mère. Les rapports DHD/dydrogestérone pour la Cmax et l'AUC sont respectivement de l'ordre de 40 et 25.
Élimination
La dydrogestérone est essentiellement éliminée par l'urine. La clairance plasmatique totale est de 6,4 l/min. La DHD est présente dans l'urine principalement sous forme glucuroconjuguée.
Les demi-vies terminales moyennes de la dydrogestérone et de la DHD varient respectivement entre 5 et 7 heures et entre 14 et 17 heures.
État d'équilibre
Il n'y a pas d'accumulation après une administration répétée. L'état d'équilibre a été atteint après 3 jours de traitement.
Cinétique pour certains groupes de patients
La pharmacocinétique de l'estradiol et de la dydrogestérone n'a pas été étudiée chez des patientes atteintes d'insuffisance hépatique ou rénale. On sait néanmoins que le métabolisme d'autres hormones sexuelles est ralenti en cas d'insuffisance hépatique.

Données précliniques

Les études précliniques visant à évaluer la toxicité après administration répétée, la génotoxicité et le potentiel carcinogène de l'estradiol et des associations d'estradiol et de progestatifs n'ont pas révélé d'indices nets de risques particuliers pour l'être humain, bien que des études épidémiologiques et des expérimentations animales aient montré une augmentation du risque cancérogène avec l'estradiol.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic
Les hormones sexuelles peuvent influencer les résultats de certains examens de laboratoire, p.ex. paramètres biochimiques du foie, de la thyroïde, des fonctions surrénalienne et rénale, taux plasmatiques des protéines de liaison et des fractions lipidiques/lipoprotéiniques, paramètres du métabolisme des glucides, de la coagulation et de la fibrinolyse.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP.:» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 30 °C.
Conserver les médicaments hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

54986 (Swissmedic).

Présentation

Emballage de 28 comprimés pelliculés (B).

Titulaire de l’autorisation

Mylan Pharma GmbH, 6312 Steinhausen

Mise à jour de l’information

Novembre 2017.

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