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Information professionnelle sur Mitoxantrone Sandoz®:Sandoz Pharmaceuticals AG
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Propriétés/Effets

Code ATC
L01DB07
La mitoxantrone, dérivé cytotoxique de l'anthraquinone, est un inhibiteur de la topo-isomérase II et agit par intercalation de l'ADN.
Mécanisme d'action
La mitoxantrone, agent réactif de l'ADN, s'intercale dans la molécule d'acide désoxyribonucléique (ADN) par des liaisons hydrogène, ce qui provoque des liaisons transversales et des cassures des brins. Elle interfère également avec l'acide ribonucléique (ARN) et inhibe puissamment la topoisomérase II, une enzyme responsable du déroulement et de la réparation de l'ADN endommagé. Elle possède un effet cytolytique sur les cultures de cellules humaines, tant prolifératives que non prolifératives, ce qui suggère une absence de spécificité de la phase du cycle cellulaire et une activité contre les tumeurs proliférant rapidement et les tumeurs à croissance lente. La mitoxantrone bloque le cycle cellulaire dans la phase G2, ce qui induit une élévation de l'ARN cellulaire et de la polyploïdie.
In vitro, la mitoxantrone a montré qu'elle inhibait la prolifération des lymphocytes B, des lymphocytes T et des macrophages, ainsi que la présentation d'antigènes et la sécrétion de l'interféron gamma, du facteur de nécrose tumorale alpha et l'interleukine 2.
Pharmacodynamique
La mitoxantrone, un dérivé de l'anthracènedione synthétique, est un agent antinéoplasique cytotoxique établi. On lui a attribué une efficacité thérapeutique sur de nombreux cancers. Son mécanisme d'action présumé dans la SEP est l'immunosuppression.
Efficacité clinique
Le traitement par 12 à 14 mg/m2 de mitoxantrone s'est révélé efficace dans le traitement de nombreux cancers. Il est administré par cycles de 21 jours, pendant trois jours consécutifs, pour le traitement d'induction dans la LMA et, pendant le traitement de consolidation, pendant deux jours. La mitoxantrone est active lorsqu'elle est administrée en monothérapie ou en association avec des agents anticancéreux ou des corticostéroïdes.
En association avec d'autres substances actives cytostatiques, la mitoxantrone est efficace dans le traitement du cancer du sein métastatique, mais également en cas d'échec d'un traitement adjuvant à base d'anthracycline.
La mitoxantrone associée à des corticostéroïdes améliore le contrôle de la douleur et la qualité de vie chez les patients qui souffrent d'un cancer de la prostate avancé résistant à la castration, sans améliorer la survie globale. Associée à la cytarabine en traitement d'induction initial, elle est au moins aussi efficace dans l'induction d'une rémission que les associations à base de daunorubicine chez les patients adultes souffrant d'une LMA non traitée auparavant. La mitoxantrone seule ou en association à d'autres cytostatiques montre une réponse objective chez les patients atteints de divers types de LNH. L'utilisation à long terme de la mitoxantrone est limitée par l'apparition d'une résistance du cancer, qui peut aboutir à une issue fatale lorsqu'elle est utilisée en traitement de dernière ligne.
Le traitement par 12 mg/m2 administrés tous les trois mois était supérieur à 5 mg/m2 et au placebo dans une étude clinique portant sur la SEP de haute activité. On a observé une diminution de l'aggravation des troubles neurologiques et de la fréquence des récidives cliniques. Dans plusieurs études cliniques sur la sclérose en plaques, la dose cumulée efficace était comprise entre 36 mg/m2 et 120 mg/m2. Les doses unitaires étaient comprises entre 5 mg/m2 à 12 mg/m2 et les intervalles entre les doses s'étalaient d'une fois par mois à une fois tous les 3 mois. De même, le délai pendant lequel la dose cumulée était administrée était compris entre 3 et 24 mois. Toutefois, la cardiotoxicité augmente en fonction des doses cumulées. Une dose cumulée de 72 mg/m2 reste efficace et est associée à une cardiotoxicité moins importante que des doses cumulées plus élevées. Dès lors, les patients atteints de sclérose en plaques ne devront pas recevoir, pendant toute leur vie, de dose cumulée supérieure à 72 mg/m2.
Sécurité et efficacité en pédiatrie
La sécurité et l'efficacité chez les enfants et les adolescents n'ont pas été établies.

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