CompositionPrincipes actifs
Eligard 7,5 mg
Acétate de leuproréline
Eligard 22,5 mg
Acétate de leuproréline
Eligard 45 mg
Acétate de leuproréline
Excipients
Eligard 7,5 mg
Poly(DL-lactide-co-glycolide) 50/50, N-méthyl-2-pyrrolidone.
Eligard 22,5 mg
Poly(DL-lactide-co-glycolide) 75/25, N-méthyl-2-pyrrolidone.
Eligard 45 mg
Poly(DL-lactide-co-glycolide) 85/15, N-méthyl-2-pyrrolidone.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unitéPoudre et solvant pour suspension injectable à libération prolongée (SC)
Un système de seringues préconnectées composé des éléments suivants:
Seringue préremplie de poudre (seringue B):
Eligard 7,5 mg
7,5 mg* d’acétate de leuproréline (poudre stérile)
Eligard 22,5 mg
22,5 mg* d’acétate de leuproréline (poudre stérile)
Eligard 45 mg
45 mg* d’acétate de leuproréline (poudre stérile)
* La seringue contient toujours un surplus de substance active étant donné qu’après l’administration, il reste toujours un résidu de suspension dans la seringue et dans l’aiguille.
Seringue préremplie de solvant (seringue A):
Eligard 7,5 mg
242,5 mg** de solution stérile pour suspension injectable à libération prolongée.
Une fois la suspension injectable à libération prolongée préparée, si l’utilisation est correcte, une quantité de 7,5 mg d’acétate de leuproréline est alors administrée (voir "Remarques particulières" ).
Eligard 22,5 mg
352,5 mg** de solution stérile pour suspension injectable à libération prolongée.
Une fois la suspension injectable à libération prolongée préparée, si l’utilisation est correcte, une quantité de 22,5 mg d’acétate de leuproréline est alors administrée (voir "Remarques particulières" ).
Eligard 45 mg
330 mg** de solution stérile pour solution injectable.
Une fois la suspension injectable à libération prolongée préparée, si l’utilisation est correcte, une quantité de 45 mg d’acétate de leuproréline est alors administrée (voir "Remarques particulières" ).
** La seringue contient toujours un surplus de solvant étant donné qu’après l’administration, il reste toujours un résidu de suspension dans la seringue et dans l’aiguille.
Indications/Possibilités d’emploiCarcinome prostatique: traitement palliatif symptomatique du carcinome prostatique hormonodépendant à un stade avancé.
Posologie/Mode d’emploiEligard 7,5 mg / 22,5 mg / 45 mg est administré une fois tous les 1, 3 et 6 mois respectivement sous forme d’injection sous-cutanée. La suspension injectée forme un dépôt solide de principe actif et permet ainsi une libération continue d’acétate de leuproréline pendant 1, 3 ou 6 mois. Généralement, le traitement du carcinome prostatique au stade avancé requiert un traitement à long terme ne devant pas être interrompu en cas de rémission ou d’amélioration des symptômes. L’administration d’Eligard doit uniquement être réalisée sous la supervision d’un médecin expérimenté en oncologie, tel qu’un urologue.
Il convient de contrôler la réponse au traitement par Eligard au moyen de paramètres cliniques et de la détermination de la valeur sérique de l’antigène prostatique spécifique (APS).
Des études cliniques ont montré que le taux de testostérone augmentait pendant les 3 premiers jours de traitement chez la plupart des patients non orchidectomisés et qu’il baissait en 3 à 4 semaines pour atteindre des concentrations inférieures à celles observées après une castration iatrogène. Après avoir atteint un taux similaire à celui observé après une castration, le taux de testostérone se maintenait à ce niveau tout au long de la poursuite du traitement. Si le patient ne répond pas de manière optimale au traitement, il est recommandé de vérifier si le taux de testostérone sérique a atteint le niveau de celui observé après une castration ou s’il se maintient à ce niveau.
Chez les patients non orchidectomisés atteints d’un carcinome de la prostate métastatique résistant à la castration, recevant un analogue de la GnRH (comme la leuproréline) et éligibles à un traitement par un inhibiteur de la biosynthèse des androgènes ou par un inhibiteur du récepteur des androgènes, il est possible de poursuivre le traitement par un analogue de la GnRH.
Administration
Les contenus des deux seringues préremplies stériles doivent être mélangés juste avant l’administration sous-cutanée d’Eligard. Il convient d’éviter absolument toute injection accidentelle par voie intra-artérielle ou intraveineuse.
Préparation de la solution/suspension prête à l’emploi: se reporter aux rubriques "Remarques particulières" , "Remarques concernant la préparation de la suspension injectable" .
Il convient de changer à chaque fois de site d’injection.
Instructions posologiques particulières
Enfants et adolescents
Il n’existe aucune donnée concernant l’utilisation de ce médicament chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans.
Patients âgés
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire en fonction de l’âge.
Insuffisance hépatique ou rénale
Aucune étude clinique n’a été menée chez des patients souffrant d’insuffisance hépatique ou rénale.
Contre-indications-Patients orchidectomisés (les analogues de la GnRH n’ont pas induit de baisse du taux de testostérone sérique en cas de castration chirurgicale).
-Traitement unique de patients atteints d’un carcinome prostatique avec compression médullaire ou présentant des signes de métastases dans la moelle épinière (voir "Mises en garde et précautions" ).
-Femmes et enfants.
-Hypersensibilité à la gonadoréline (GnRH), aux analogues de la GnRH, à l’acétate de leuproréline ou à l’un des excipients de la préparation.
Mises en garde et précautionsHypertension intracrânienne idiopathique
Des cas d’hypertension intracrânienne idiopathique (Pseudotumor cerebri) ont été rapportés chez des patients recevant de la leuproréline. Les patients doivent être informés des signes et symptômes d’une hypertension intracrânienne idiopathique, notamment des céphalées intenses ou récurrentes, des troubles de la vision et des acouphènes. En cas de survenue d’une hypertension intracrânienne idiopathique, il convient d’envisager l’interruption du traitement par la leuproréline.
Réactions indésirables cutanées graves
Des réactions indésirables cutanées graves (SCAR), dont le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et la nécrolyse épidermique toxique (NET), qui peuvent engager le pronostic vital ou être mortelles, ont été rapportées en lien avec le traitement par la leuproréline. Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et des symptômes de ces réactions, et faire l’objet d’une surveillance étroite pour détecter d’éventuelles réactions indésirables cutanées graves. En cas de survenue de signes et de symptômes de telles réactions, le traitement par la leuproréline doit immédiatement être arrêté et un autre traitement doit être envisagé, le cas échéant.
Effets cardiovasculaires
Plusieurs études épidémiologiques à grande échelle portant sur des patients présentant un carcinome prostatique ont montré un risque accru de développement d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral en cas d’utilisation d’agonistes de la GnRH. Il convient d’évaluer minutieusement ce risque en tenant compte de l’existence d’éventuels autres facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension, diabète, hypercholestérolémie) lors de l’élaboration du schéma thérapeutique pour un patient souffrant de carcinome prostatique. Chez les patients traités par des agonistes de la GnRH, il convient de contrôler régulièrement la pression artérielle ainsi que les taux de glycémie et de lipides sériques et de surveiller l’absence de symptômes évocateurs de maladies cardiovasculaires. Les facteurs de risque existants doivent être traités conformément aux directives concernées.
Effets sur l’intervalle QT
Un sevrage androgénique peut allonger l’intervalle QT. Chez les patients ayant des antécédents d’allongement de l’intervalle QT, chez ceux présentant des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QT, ainsi que chez les patients prenant simultanément d’autres médicaments pouvant allonger l’intervalle QT (voir "Interactions" ), le médecin traitant doit évaluer soigneusement le rapport bénéfice-risque avant de commencer le traitement par Eligard en tenant compte de l’apparition éventuelle de torsades de pointes.
Un risque accru de mort subite cardiaque a également été rapporté chez les hommes dans le cadre de l’utilisation d’agonistes de la GnRH.
Apoplexie hypophysaire
Pendant la période de surveillance du marché, de rares cas d’apoplexie hypophysaire (syndrome clinique secondaire à un infarctus de l’hypophyse) ont été rapportés suite à l’administration d’agonistes de l’hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires (GnRH). Dans la majorité de ces cas, le patient présentait un adénome hypophysaire. La plupart des cas sont survenus dans les 2 semaines suivant l’administration de la première dose, et, pour certains cas, dans la première heure. Une apoplexie hypophysaire peut se manifester par des céphalées soudaines, des vomissements, des altérations visuelles, une ophtalmoplégie, un état mental altéré et, occasionnellement, par un collapsus cardiovasculaire. Une prise en charge médicale immédiate est nécessaire.
Il convient donc de ne pas administrer d’agonistes de la GnRH en cas d’adénome hypophysaire connu.
Risque de suicide: les patients traités par des agonistes de la GnRH présentent un risque accru de dépression (potentiellement grave). Les patients ayant une dépression préexistante peuvent présenter un risque de suicide.
Évolution du taux de testostérone et complications au début du traitement
Comme d’autres analogues de la GnRH, Eligard entraîne une hausse temporaire des concentrations sériques de testostérone, de dihydrotestostérone et des phosphatases acides pendant la première semaine de traitement, entraînant ainsi une exacerbation des symptômes ou l’apparition de nouveaux symptômes, y compris de douleurs osseuses, d’une neuropathie, d’hématurie ou d’obstruction urétérale ou vésicale (voir "Effets indésirables" ). Ces symptômes disparaissent à la poursuite du traitement.
L’administration concomitante d’anti-androgènes appropriés peut être envisagée 3 jours avant le début du traitement et poursuivie pendant 2 à 3 semaines afin d’atténuer les éventuelles conséquences d’une augmentation initiale du taux de testostérone et d’une exacerbation des symptômes cliniques. Un certain pourcentage de patients a développé des tumeurs non hormonodépendantes. L’absence d’amélioration clinique malgré une suppression adaptée de la testostérone est un signe que le patient ne peut pas bénéficier d’un traitement par Eligard. Après une castration chirurgicale, Eligard n’entraîne pas de diminution supplémentaire du taux de testostérone sérique chez les hommes. Il convient de décider de la poursuite du traitement en accord avec les directives thérapeutiques actuelles.
Densité osseuse/risque de fracture
Une diminution de la densité osseuse (DMO) a été rapportée dans la littérature médicale chez les hommes ayant subi une orchidectomie ou ayant été traités par des analogues de la GnRH. Le risque de diminution de la DMO est particulièrement accru en présence d’autres facteurs de risque d’ostéoporose, tels qu’un âge avancé, une consommation excessive de nicotine et d’alcool, un surpoids ou un manque d’exercice physique.
Le risque de fractures liées à l’ostéoporose augmente significativement sous traitement anti-androgène. Il n’existe qu’un nombre limité de données à ce sujet. Dans différentes études, des fractures ostéoporotiques ont été observées chez 5 % des patients après 22 mois de traitement pharmacologique par suppression androgénique et chez 4 % des patients après 5 à 10 ans de traitement.
Modifications métaboliques
Une hyperglycémie ainsi qu
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