CompositionPrincipe actif: Quinaprilum ut Quinaprili hydrochloridum.
Excipients: Excipiens pro compresso.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéQuiril 5: Comprimé pelliculé (sécable) contient du chlorhydrate de quinapril correspondant 5 mg de quinapril base.
Quiril 10: Comprimé pelliculé (les comprimés pelliculés disposent d’une rainure, mais ils ne sont pas destinés à être fractionnés, cf. «Remarques particulières») contient du chlorhydrate de quinapril correspondant 10 mg de quinapril base.
Quiril 20: Comprimé pelliculé (les comprimés pelliculés disposent d’une rainure, mais ils ne sont pas destinés à être fractionnés, cf. «Remarques particulières») contient du chlorhydrate de quinapril correspondant 20 mg de quinapril base.
Indications/Possibilités d’emploiHypertension: Quiril peut être utilisé seul ou associé à un diurétique.
Insuffisance cardiaque: Comme médication adjuvante chez les insuffisants cardiaques répondant mal aux glycosides cardiaques et/ou aux diurétiques.
Posologie/Mode d’emploiHypertension
Monothérapie: Chez les patients non traités par un diurétique, la dose initiale est de 10 mg une fois par jour, dose qui devrait être graduellement augmentée selon réponse du patient (en doublant la dose chaque fois) jusqu’à 40 mg par jour. La dose d’entretien est normalement de 20 mg par jour; elle peut être administrée en seule prise ou fractionnée en deux prises par jour. Chez la plupart des hypertendus soumis à un traitement au long cours, l’administration d’une dose journalière unique s’est révélée suffisante.
Association Quiril/diurétique: Chez les patients sous traitement diurétique, une dose initiale de 5 mg de quinapril est recommandée afin de constater si une hypotension symptomatique survient. Cette dose pourra être augmentée par la suite en fonction de la réponse tensionnelle (cf. monothérapie). Les diurétiques qui entrent en ligne de compte pour un traitement associé sont les thiazidiques et le furosémide (cf. «Interactions»).
Insuffisance cardiaque
Dans l’insuffisance cardiaque, la dose unitaire initiale est de 5 mg de quinapril. Après la première dose, on surveillera le patient de très près afin de pouvoir faire face, le cas échéant, à une hypotension symptomatique (effet maximum au bout d’environ 2 à 4 heures).
Ensuite (parallèlement au traitement diurétique et/ou au traitement par des glycosides cardiaques), on ajustera progressivement la dose aux besoins du patient, jusqu’à un maximum de 40 mg/jour (20 mg 2×/jour), tout en surveillent la symptomatologie clinique, la tension artérielle et la fonction rénale. Dans les traitements continus, une posologie de 10 à 20 mg/jour, fractionnée en une ou deux prises, est suffisante à titre de médication adjuvante.
Posologies spéciales
Patients atteints d’insuffisance rénale: Les études pharmacocinétiques montrent que la demi-vie apparente de l’élimination du quinaprilate augmente proportionnellement à la baisse de la clairance de la créatinine. Chez les patients souffrant d’insuffisance rénale, le traitement doit être par conséquent instauré avec des doses initiales ajustées à l’ampleur de l’insuffisance rénale, selon le schéma thérapeutique suivant:
Clairance de la Dose initiale maximale recommandée
créatinine
>60 ml/Min. 10 mg
30–60 ml/Min. 5 mg
10–30 ml/Min. 2,5 mg
<10 ml/Min. L’expérience clinique est dans ce
cas insuffisante pour recommander
une posologie
Patients âgés (plus de 65 ans): L’âge avancé à lui seul ne semble guère avoir d’influence sur l’innocuité et l’efficacité de Quiril. Cependant, comme la fonction rénale peut se détériorer avec l’âge, il est recommandé de commencer, chez le patient âgé, par 5 mg de quinapril 1×/j., puis d’ajuster graduellement cette dose en fonction de la réponse tensionnelle.
Enfants et adolescents: On ne possède encore aucune expérience clinique en ce qui concerne l’utilisation de Quiril chez l’enfant et l’adolescent.
Mode d’administration
Quiril peut être pris indépendamment des repas avec un peu de liquide.
Contre-indicationsHypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients contenus dans le produit.
Antécedents connus d’oedèmes angioneurotique après administration d’un traitement antérieur par un inhibiteur de l’ECA/antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II ou d’origine héréditaire.
Grossesse.
Mises en garde et précautionsAngiooedème: Des cas d’oedèmes angioneurotiques ont été observés chez des patients traités par des inhibiteurs de l’ECA, y compris Quiril (cf. «Effets indésirables»). En cas de stridor laryngé ou d’angiooedème au niveau du visage, de la langue ou du larynx, il y a lieu d’arrêter immédiatement Quiril et d’instaurer un traitement approprié. Le patient est à surveiller étroitement jusqu’à la disparition de l’oedème. Les oedèmes se limitant au visage et aux lèvres régressent généralement sans traitement; les antihistaminiques peuvent être utiles pour le traitement symptomatique. En revanche, les angiooedèmes qui s’étendent au larynx peuvent menacer la vie du patient. Si la langue, la glotte ou le larynx sont atteints, il y a danger d’obstruction des voies respiratoires et il est impératif d’instaurer sans délai un traitement adéquat (p.ex. administration d’adrénaline).
Les patients ayant un antécédent d’angiooedème sans rapport avec un traitement par un inhibiteur de l’ECA courent plus de risques du fait qu’un tel traitement peut déclencher un angiooedème.
Réactions anaphylactiques
Hémodialyse/LDL-aphérèse: L’utilisation simultanée d’inhibiteurs de l’ECA et de membranes de polyacrylonitrile-métallylsulfonate à haute perméabilité ou de LDL-aphérèse avec du sulfate de dextran, dans le cadre d’un traitement par dialyse, expose au risque de réactions anaphylactoïdes (réactions d’hypersensibilité pouvant aller jusqu’au choc).
Désensibilisation/piqûres d’insectes: Des réactions anaphylactiques peuvent se produire chez des patients qui reçoivent un traitement désensibilisateur contre le venin de guêpe ou d’abeille alors qu’ils sont traités par un inhibiteur de l’ECA. Dans ces cas, l’administration de Quiril doit être interrompue avant de commencer la désensibilisation et ne peut être remplacée par celle d’un bêtabloquant. Il est rare que des réactions anaphylactiques se produisent après une piqûre d’insecte.
Hypotension
Une hypotension symptomatique n’a été observée qu’occasionnellement chez des hypertendus traités par Quiril. Elle peut cependant survenir au cours d’un traitement par un inhibiteur de l’ECA chez des patients présentant une perte excessive de sodium ou une hypovolémie (par exemple en cas de prétraitement diurétique, suite à des diarrhées et des vomissements, lors d’un régime pauvre en sel). Les pertes doivent être compensées avant l’instauration du traitement.
Une hypotension symptomatique peut également survenir chez des patients déjà traités par diurétiques en début de traitement par Quiril. Chez ces patients, il convient, dans la mesure du possible, d’interrompre le traitement diurétique 2 à 3 jours avant le traitement par Quiril. Au cas où la seule administration de Quiril ne suffirait pas à contrôler la tension artérielle, il convient de reprendre le traitement diurétique. Lorsqu’il n’est pas possible d’arrêter le traitement diurétique, l’instauration du traitement par quinapril doit alors être progressive (cf. «Posologie/Mode d’emploi», «Interactions»).
Chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque et présentant une tendance à l’hypotension, le traitement par Quiril devrait être instauré aux doses recommandées et sous stricte surveillance médicale. Ces patients sont à suivre de près, notamment pendant les deux premières semaines et après chaque augmentation posologique éventuelle. La procédure est la même pour les patients souffrant d’une cardiopathie ischémique ou d’une affection vasculaire cérébrale chez lesquels une chute excessive de la pression artérielle peut entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Lors de la survenue d’une hypotension symptomatique, il convient de placer le patient en décubitus. La perfusion d’une solution physiologique de NaCl peut être utile. Une hypotension symptomatique transitoire n’est pas une contre-indication à la poursuite du traitement par Quiril, mais elle peut nécessiter une réduction de la dose de Quiril ou éventuellement de celle du diurétique administré conjointement.
Formule sanguine
Dans des cas très rares, une agranulocytose ou dépression médullaire est survenue au cours d’un traitement par un inhibiteur de l’ECA chez des patients atteints d’une hypertension non compliquée, plus souvent cependant chez des patients présentant une insuffisance rénale, notamment lorsque cette dernière s’accompagnait d’une collagénose. Des cas de neutropénie et, plus rarement, de thrombopénie ou de pancytopénie ont été observés occasionnellement au cours des essais cliniques de Quiril. La causalité de ces altérations n’a pas pu être établie; par ailleurs, la formule sanguine s’est normalisée en cours de traitement.
Il est néanmoins indiqué, comme lors de tout traitement par un inhibiteur de l’ECA, de surveiller la formule leucocytaire chez les patients atteints d’une collagénose et/ou de troubles de la fonction rénale.
Patients âgés
Un ajustement posologique est indiqué chez ces patients (cf. «Posologie/Mode d’emploi»).
Insuffisance rénale
Un ajustement posologique est indiqué chez ces patients (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Insuffisance hépatique
Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique ou présentant une hépatopathie évolutive, l’association du quinapril et d’un diurétique ne doit être utilisée qu’avec prudence, car des altérations minimes de l’équilibre liquidien ou électrolytique peuvent entraîner un coma hépatique. Le métabolisme du quinapril en quinaprilate dépend en principe de l’estérase hépatique. Chez le patient cirrhotique alcoolique, la diminution de la désestérification du quinapril conduit à des concentrations moindres de quinaprilate.
Chirurgie/anesthésie
Bien que l’on n’ait jamais observé de cas d’hypotension dus à l’administration simultanée de quinapril et d’un anesthésique, la prudence est de rigueur en cas d’intervention chirurgicale majeure ou d’anesthésie. On sait que les inhibiteurs de l’ECA bloquent la production d’angiotensine II. Les libérations compensatoires de rénine ne peuvent donc pas entraîner d’augmentation tensionnelle pendant une anesthésie générale.
En cas d’hypotension éventuelle, celle-ci peut être corrigée par une expansion du volume plasmatique.
Métabolisme du potassium
Administré en monothérapie, Quiril peut entraîner une augmentation des taux sériques de potassium. Cet effet peut être mis à profit pour réduire l’hypokaliémie causée par les diurétiques de type thiazidique. L’administration simultanée de Quiril et d’un diurétique d’épargne potassique n’a pas été expérimentée. Cependant, toute association d’un diurétique d’épargne potassique et d’un inhibiteur de l’ECA peut entraîner une hyperkaliémie. Si un tel traitement est absolument indiqué, il est recommandé de procéder à de fréquents contrôles des taux sériques de potassium (cf. «Interactions»).
Sténose aortique
Quiril ne doit être utilisé qu’avec la plus grande prudence en présence d’une sténose aortique ou de tout autre obstacle à la circulation sanguine.
Hypertension rénovasculaire
La prudence est de rigueur chez les hypertendus présentant une sténose unilatérale ou bilatérale de l’artère rénale. Chez ces patients, il est impératif de surveiller la fonction rénale de très près, en particulier pendant les premières semaines de traitement.
Remplacement du traitement chez les patients sous bêtabloquants
Un traitement par les bêtabloquants ne devrait pas être interrompu brusquement. La posologie doit être diminuée progressivement après le début du traitement par Quiril (cf. l’information destinée aux professionnels relative au bêtabloquant en question).
Hypoglycémie chez les diabétiques
Cf. «Interactions».
Patients traités par le lithium
Cf. «Interactions».
Toux
Une toux a été rapportée lors de l’utilisation des inhibiteurs de l’ECA, y compris le quinapril. Il s’agit d’une toux non productive et résistante qui est réversible à l’arrêt du traitement. Lors du diagnostic différentiel de toux, il faudra tenir compte du traitement par un inhibiteur de l’ECA.
Usage chez l’enfant et l’adolescent
Quiril n’a pas été étudié chez l’enfant et l’adolescent.
InteractionsDiurétiques: Comme d’autres inhibiteurs de l’ECA, Quiril peut provoquer, après la première dose, une réaction hypotensive exacerbée chez les patients sous traitement diurétique (surtout quand ce dernier a été instauré récemment).
Il est possible de réduire la probabilité de cette réaction survenant après la première dose de quinapril en suspendant la médication diurétique ou en réduisant la dose initiale à 5 mg de Quiril (cf. «Posologie/Mode d’emploi»). S’il n’est pas possible d’arrêter le diurétique, le patient sera placé sous surveillance médicale pendant les deux heures qui suivent l’administration de la première dose.
Médicaments qui augmentent les taux sériques de potassium: La diminution des taux d’aldostérone induite par le quinapril peut entraîner une rétention potassique, c’est pourquoi l’administration concomitante de Quiril et d’un diurétique d’épargne potassique (par exemple spironolactone, triamtérène ou amiloride) et/ou d’une préparation à base de potassium ou de sels diététiques contenant du potassium ne doit se faire qu’avec prudence et il est indiqué de procéder à de fréquents contrôles de la kaliémie (cf. «Mises en garde et précautions»).
Lithium/Sodium: Comme avec d’autres médicaments salidiurétiques, l’excrétion du lithium peut être diminuée. Il peut en résulter une élévation de la concentration sérique du lithium. Il faut par conséquent surveiller avec attention la lithémie.
Tétracyclines et autres principes actifs qui interfèrent avec le magnésium: Lors de l’administration concomitante de Quiril et d’une tétracycline, l’absorption de l’antibiotique diminue d’environ 28 à 37%. Cette diminution est due à l’excipient carbonate de magnésium contenu dans les comprimés. Il faut donc garder cette interaction à l’esprit lors de l’utilisation concomitante de Quiril et d’un médicament à base de tétracycline.
Antidiabétiques: Lors de l’administration concomitante d’inhibiteurs de l’ECA et d’insuline ou d’antidiabétiques oraux, la baisse de la glycémie peut s’accentuer en raison de la possibilité d’un accroissement de la sensibilité à l’insuline. Il faut de ce fait attirer l’attention des diabétiques sur le risque de réactions hypoglycémiques et les surveiller sur ce plan.
Autres médicaments: On n’a pas relevé d’interactions pharmacocinétiques significatives sur le plan clinique dans les cas où Quiril a été utilisé en même temps que le propranolol, l’hydrochlorothiazide, la digoxine ou la cimétidine. La prise concomitante de Quiril et de warfarine n’a pas modifié le temps de Quick.
L’administration concomitante d’atorvastatine (dose multiple de 10 mg) et de quinapril (80 mg) n’a pas entraîné de modification significative des paramètres pharmacocinétiques à l’état d’équilibre de l’atorvastatine.
Remarque
Des réactions anaphylactiques sont possibles chez les patients sous hémodialyse/LDL-aphérèse lors de l’utilisation simultanée d’inhibiteurs de l’ECA (voir «Mises en garde et précautions»).
Grossesse/AllaitementGrossesse
Par principe, Quiril ne doit pas être utilisé durant la grossesse car il existe des indices nets de risques pour le foetus. L’emploi de quinapril durant le 2ème ou 3ème trimestre peut entraîner chez le foetus des lésions rénales et des malformations crânio-faciales. Le foetus est exposé in utero à un risque potentiel d’hypotension artérielle. On a constaté chez des nouveau-nés une insuffisance pondérale, une irrigation rénale faible et une anurie. Chez la mère, l’existence d’un oligohydramnios a été signalée, probablement en rapport avec une réduction de la fonction rénale foetale. Tous les nouveau-nés ayant été exposés à ce médicament in utero doivent faire l’objet d’une surveillance rigoureuse en vue de dépister une excrétion urinaire insuffisante, une hyperkaliémie et des modifications de la tension artérielle. Il peut s’avérer nécessaire de recourir à des mesures médicales appropriées, telles qu’une réhydratation.
Allaitement
Les inhibiteurs de l’ECA, y compris le quinapril, passent en quantité limitée dans le lait maternel. En conséquence, il est déconseillé d’allaiter pendant le traitement par quinapril.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesComme tout autre hypotenseur, Quiril peut réduire l’attention et la concentration. C’est pourquoi la prudence est de rigueur chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machine et ce, particulièrement en début de traitement.
Effets indésirablesRemarques générales
Dans de rares cas (<0,1%), on peut observer, comme avec tous les inhibiteurs de l’ECA, la survenue d’un ictère cholestatique ainsi que des troubles de la fonction hépatique avec élévation des transaminases. Dans de tels cas, il est nécessaire d’interrompre le traitement par Quiril.
Les groupes relatifs à la fréquence de survenue des effets indésirables mentionnés ci-dessous sont définis comme suit: très fréquents: >10%; fréquents: >1% à ≤10%; occasionnels: >0,1% à ≤1%; rares: >0,01% à ≤0,1%; très rares: ≤0,01%.
Dans le cadre d’études cliniques contrôlées, les effets indésirables suivants ont été observés fréquemment et plus souvent sous Quiril que sous placebo chez les patients
Système sanguin et lymphatique
Fréquents: augmentation¹ de la créatinine sérique et de l’azote de l’urée sérique (>1,25 fois des valeurs limites supérieures) (2%).
¹ Avec Quiril en monothérapie. La probabilité de telles augmentations est plus grande chez les patients traités simultanément par un diurétique. Les valeurs accrues étaient cependant souvent réversibles au cours de la poursuite du traitement.
Troubles psychiatriques
Fréquents: insomnie (1,3%).
Système nerveux
Fréquents: paresthésies (1,1%), vertiges (5,5%), céphalées (7,2% versus 16,9% sous placebo).
Vaisseaux
Fréquents: hypotension (1,1%).
Voies respiratoires
Fréquents: toux (3,9%), douleurs thoraciques (2%), dyspnée (1,6%), pharyngite (1,3% versus 1,9% sous placebo), rhinite (3,2% versus 4,5% sous placebo).
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: nausées et/ou vomissements (2,8%), diarrhées (2%), dyspepsie (1,6%), douleurs abdominales (1,9% versus 2,2% sous placebo).
Système musculosquelettique
Fréquents: mal de dos (1,4%), myalgie (2,2% versus 3,3% sous placebo).
Troubles généraux
Fréquents: fatigue (3,5%).
Effets secondaires moins souvent observés dans des études (non)-contrôlées, avec un lien causal probable, possible, définitif ou incertain
Système sanguin et lymphatique
Occasionnels: neutropénie¹.
Rares: agranulocytose¹, thrombocytopénie ou pancytopénie¹, ², hyperkaliémie².
¹ lien causal incertain.
² cf. «Mises en garde et précautions».
Système immunitaire
Occasionnels: réactions d’hypersensibilité.
Troubles psychiatriques
Occasionnels: dépression, nervosité.
Système nerveux
Occasionnels: somnolence, vertiges.
Yeux
Occasionnels: amblyopie.
Coeur
Occasionnels: palpitations, tachycardie, insuffisance cardiaque, angine de poitrine, infarctus du myocarde.
Vaisseaux
Occasionnels: vasodilatation.
Troubles gastro-intestinaux
Occasionnels: sécheresse de la bouche et du pharynx, flatulence, gastrite.
Foie et vésicule biliaire
Rares: élévation des taux de bilirubine et des enzymes hépatiques (transaminases incluses)¹, ictère cholestatique¹ et troubles de la fonction hépatique¹, hépatite.
¹ Cf. «Remarques générales».
Peau
Occasionnels: transpiration excessive, prurit, éruptions cutanées (d’évolution sévère dans certaines conditions).
Rares: dermatopolymyosite.
Système musculosquelettique
Occasionnels: arthralgie.
Reins et voies urinaires
Occasionnels: infections de l’appareil urinaire.
Rares: détérioration de la fonction rénale, défaillance rénale aiguë.
Organes de la reproduction
Occasionnels: impuissance.
Troubles généraux
Occasionnels: oedèmes (périphériques et généralisés), fièvre.
Effets indésirables issus de l’expérience post-marketing*
* Les données issues de l’expérience post-marketing décrivent les effets secondaires notifiés spontanément, décrits dans la littérature et notifiés par les autorités à travers le monde. Les expériences post-marketing enregistrent des événements indésirables et inattendus, qui, indépendamment de leur causalité, sont survenus après la prise de Quiril.
Système sanguin et lymphatique: anémie hémolytique
Système immunitaire: réactions anaphylactiques, photosensibilisation, angiooedème¹, angiooedème intestinal.
Coeur: syncope.
Vaisseaux: hypotension orthostatique.
Voies respiratoires: pneumonie éosinophile.
Troubles gastro-intestinaux: pancréatite.
Peau: alopécie, dermatite exfoliatrice, pemphigus.
¹ Cf. «Mises en garde et précautions».
SurdosageIl est fort probable qu’un surdosage se manifesterait par une sévère hypotension. Celle-ci pourrait être traitée par expansion intraveineuse du volume intravasculaire.
Le quinapril et ses métabolites ne peuvent pas être éliminés en quantité notable de la circulation sanguine par hémodialyse.
Propriétés/EffetsCode ATC: C09AA06
Pharmacodynamie/Mécanisme d’action
Le quinapril, principe actif des comprimés pelliculés de Quiril, est rapidement transformé dans l’organisme en quinaprilate, métabolite intrinsèquement actif. Le quinaprilate est un puissant inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA). L’ECA catalyse la transformation de l’angiotensine I en angiotensine II, substance aux propriétés vasoconstrictrices qui joue un rôle dans la fonction et la régulation des vaisseaux par le biais de divers mécanismes, tels que la stimulation de la sécrétion d’aldostérone.
Le quinapril agit en inhibant l’activité de l’ECA tissulaire et plasmatique, ce qui a pour effet de réduire la vasoconstriction et la sécrétion d’aldostérone. La résistance vasculaire périphérique diminue et la tension artérielle baisse sans qu’il y ait de changement notable de la fréquence cardiaque. La suppression du rétrocontrôle négatif de l’angiotensine II sur la sécrétion de rénine se traduit par l’augmentation de l’activité de la rénine plasmatique.
On suppose que l’abaissement de la tension artérielle est essentiellement généré par le système rénine-angiotensine-aldostérone; toutefois, le quinapril a aussi un effet hypotenseur chez les hypertendus dont le taux de rénine est faible. L’ECA est identique à la kininase II, enzyme qui dégrade la bradykinine. La bradykinine est un puissant vasodilatateur peptidique. Il est possible que ce mécanisme contribue à l’effet hypotenseur de l’inhibiteur de l’ECA.
Parmi les autres mécanismes pouvant contribuer à l’action du quinapril, on trouve une diminution de l’activité du système nerveux sympathique et une inhibition de l’ECA tissulaire.
Dans le cadre de l’expérimentation animale, une étude a montré que l’effet hypotenseur du quinapril dure plus longtemps que son effet inhibiteur sur l’ECA plasmatique. En revanche, il est en corrélation plus étroite avec l’inhibition de l’ECA tissulaire.
L’effet hypotenseur commence à se manifester dans l’heure qui suit la prise et atteint son maximum 2 à 4 heures après. Aux doses recommandées, l’effet antihypertenseur se maintient en général pendant 24 heures. Chez certains patients, il faut jusqu’à 2 semaines de traitement pour obtenir l’effet thérapeutique maximum.
Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque, le quinapril entraîne une baisse de la pression capillaire pulmonaire. La précharge et la postcharge du coeur diminuent. Le débit cardiaque augmente tandis que la fréquence cardiaque reste inchangée. La résistance physique du patient s’en trouve améliorée.
L’administration concomitante d’un diurétique et/ou d’un autre antihypertenseur renforce l’effet antihypertenseur de Quiril.
PharmacocinétiqueAbsorption
Le quinapril atteint ses pics plasmatiques dans l’heure qui suit son administration par voie orale. Les analyses d’urine ont révélé que la résorption est d’environ 60%. L’ingestion de nourriture n’a aucune influence sur la résorption du quinapril. Le quinapril est en grande partie transformé en quinaprilate, seul métabolite intrinsèquement actif.
Le métabolite actif quinaprilate atteint ses pics plasmatiques environ 2 h après la prise du quinapril. Après administration orale de quinapril, la biodisponibilité absolue du quinaprilate est de 38% pour une résorption entérale de 60%.
Distribution
La liaison aux protéines du quinaprilate d’env. 97% et la fraction non liée est de l’ordre de 3%. Le quinaprilate a un volume de distribution d’env. 11 l. Des études pratiquées chez les rats ont montré que le quinapril ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique.
Métabolisme
Le quinapril est presque entièrement métabolisé en quinaprilate. Les quelques autres métabolites formés sont quantitativement nettement moins importants et pharmacologiquement inactifs.
Élimination
L’élimination se fait à 70 à 89% par les reins. La demi-vie apparente du quinapril est d’env. 1 h. Le quinaprilate est en grande partie éliminé par les reins; la demi-vie d’accumulation effective s’élève à env. 3 h (un état d’équilibre est atteint au bout de 1 à 2 jours). La demi-vie de dissociation de l’ECA est de l’ordre de 26 heures. La clairance plasmatique du quinaprilate est de 60–80 ml/min. La demi-vie d’élimination plasmatique est d’env. 2 heures et dépend de la posologie.
Cinétique dans des situations cliniques particulières
Chez les insuffisants rénaux, les concentrations plasmatiques du quinaprilate suivent un tracé normal pour une clairance de la créatinine allant jusqu’à 60 ml/min. Lorsque celle-ci est inférieure à 60 ml/min., les concentrations du quinaprilate augmentent et la demi-vie d’élimination est prolongée.
Des études pharmacocinétiques, réalisées chez des patients en insuffisance rénale terminale traités par hémodialyse chronique ou dialyse péritonéale ambulatoire, ont montré que la dialyse n’exerce qu’une influence minime sur l’élimination du quinaprilate.
L’élimination du quinaprilate est en outre ralentie chez les patients âgés (plus de 65 ans) et chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque sévère. Ce ralentissement est en corrélation avec l’insuffisance rénale, souvent fréquente chez ces patients. Une réduction de la posologie peut s’avérer nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine: 30–60 ml/min.) ainsi que chez les patients âgés.
Chez les patients atteints d’une cirrhose du foie, de faibles taux plasmatiques de quinaprilate ont été mesurés, ce qui est imputable à la métabolisation réduite du quinapril lors de son passage hépatique.
Données précliniquesCarcinogénicité, mutagénicité, fertilité
Dans les études menées chez la souris et le rat, aucun effet carcinogène n’a été observé à des doses atteignant 75–100 mg/kg/jour (soit 50 à 60 fois la dose quotidienne maximale recommandée en médecine humaine). Le quinapril a été suffisamment étudié quant à la mutagénicité. Aucun indice significatif n’a été mis en évidence quant à un éventuel potentiel mutagène du quinapril. Dans le test de Ames ou sans activation métabolique, le quinaprilate n’a pas non plus présenté de propriétés mutagènes. Dans des tests de mutation génique et chromosomique exhaustifs, le quinapril n’a pas révélé d’effet mutagène in vitro et in vivo.
Dans des observations faites sur le rat et le lapin, le quinapril s’est révélé non tératogène à des doses atteignant 300 ou 1,5 mg/kg/jour. À partir d’une dose de 1 mg/kg/jour, on a observé des effets maternotoxiques et embryotoxiques chez le lapin, alors qu’aucun effet embryotoxique n’a été mis en évidence chez le rat. Lors de l’administration de quinapril pendant le développement foetal et la lactation, on a observé un retard de croissance chez les petits du rat à partir d’une dose de 25 mg/kg/jour. Aucun effet défavorable sur la fertilité n’a été mis en évidence chez les parents ou les petits.
Remarques particulièresLes comprimés pelliculés de 10 mg et de 20 mg disposent d’une rainure, mais ils ne sont pas destinés à être fractionnés.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «Exp.» sur le récipient.
Remarque concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15 à 25 °C) dans l’emballage d’origine fermé.
Numéro d’autorisation56930 (Swissmedic).
PrésentationQuiril 5 cpr pell 30 (sécables). (B)
Quiril 10 cpr pell 30. (B)
Quiril 10 cpr pell 100. (B)
Quiril 20 cpr pell 30. (B)
Quiril 20 cpr pell 100. (B)
Titulaire de l’autorisationSandoz Pharmaceuticals SA, Risch.
Domicile
Rotkreuz.
Mise à jour de l’informationMai 2005.
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