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Information professionnelle sur Panadol Junior 60 mg, 125 mg et 250 mg, suppositoires:GSK Consumer Healthcare Schweiz AG
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Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: paracétamol.
Excipient: glycérides hémisynthétiques solides.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 suppositoire contient 250 mg ou 125 mg ou 60 mg de paracétamol.

Indications/Possibilités d’emploi

·Traitement des douleurs légères à modérément fortes (maux de tête, maux de dents, douleurs articulaires et ligamentaires, douleurs dorsales, douleurs après blessures, douleurs accompagnant un refroidissement);
·traitement symptomatique de la fièvre.

Posologie/Mode d’emploi

La dose quotidienne maximale indiquée ci-dessous ne doit pas être dépassée (voir tableau). Afin d'éviter le risque de surdosage, il faut s'assurer que les médicaments utilisés de façon concomitante par l'enfant à traiter ne contiennent pas de paracétamol.
La durée maximale d'utilisation continue pour les enfants jusqu'à 12 ans sans consultation médicale est de 3 jours.
Un surdosage peut entraîner des lésions hépatiques très graves.
La dose efficace la plus faible devrait toujours être utilisée pendant la plus courte durée possible.
Nourrissons et enfants:
Chez les enfants (<12 ans), la dose doit être déterminée en fonction du poids. Ces posologies doivent être strictement suivies (voir tableau).
Pour les enfants, la dose quotidienne maximale recommandée de paracétamol est de 60 mg/kg/jour, répartie en prises d'environ 10-15 mg/kg par dose unique.

Poids (age)

Dose unitaire

Dose journalière maximale (par 24 heures)

Intervalle de temps minimale entre les doses unitaires

Enfants:

22–30 kg (6-9 ans)

1 suppositoire de 250 mg

5 suppositoires à 250 mg
(= 1250 mg de paracétamol)

4-6 heures

15–22 kg (3-6 ans)

1 suppositoire de 250 mg

4 suppositoires à 250 mg
(= 1000 mg de paracétamol)

4-6 heures

Petits enfants:

10–15 kg (1-3 ans)

1 suppositoire de 125 mg

5 suppositoires à 125 mg
(= 625 mg de paracétamol)

4-6 heures

7–10 kg (6-12 mois)

1 suppositoire de 125 mg

3-4 suppositoires à 125 mg (= 375 mg - 500 mg de paracétamol)

4-6 heures

Nourrissons:

6 -7 kg (3-6 mois)*

1 suppositoire de 60 mg

6 suppositoires à 60 mg (360 mg de paracétamol)

4-6 heures

4–6 kg (3-6 mois)*

1 suppositoire de 60 mg

4 suppositoires à 60 mg
(240 mg de paracétamol)

6-8 heures

jusqu'à 4 kg (jusqu'à 3 mois)**

1 suppositoire de 60 mg

3 suppositoires à 60 mg
(180 mg de paracétamol)

6-8 heures

* Pour les nourrissons jusqu'à 6 mois, seuls les suppositoires Panadol Junior 60 mg doivent être utilisés.
** Pour les nourrissons de moins de 3 mois, Panadol Junior 60 mg suppositoires ne doivent être utilisés qu'en accord avec le médecin.
Instructions posologiques spéciales
Troubles hépatiques:
Chez les patients atteints d'une maladie hépatique chronique ou compensée active, en particulier une insuffisance hépatocellulaire légère à modérée, alcoolisme chronique, déficit d'alimentation chronique (faibles réserves de glutathion hépatique) ou déshydratation, la dose quotidienne pour les adultes ne doit pas dépasser 2 g (cf. aussi «Mises en garde et précautions»).
Panadol est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique grave (cf. «Contre-indications»).
Troubles de la fonction rénale:
Chez les patients atteints de troubles graves de la fonction rénale, l'intervalle minimal entre les prises doit être adapté conformément au tableau suivant.

Clairance de la créatinine

Intervalle entre les doses

cl ≥10 ml/min

6–8 heures

cl <10 ml/min

8 heures

Contre-indications

·Hypersensibilité au paracétamol et aux substances apparentées (par ex., du propacétamol) ou à l'un des excipients selon la composition;
·troubles graves de la fonction hépatique (cirrhose hépatique et ascite) / hépatite aiguë ou maladie hépatique décompensée active;
·hyperbilirubinémie constitutionnelle héréditaire (maladie de Gilbert).

Mises en garde et précautions

Dans les cas suivants, une consultation médicale est nécessaire avant le début du traitement:
·insuffisance rénale (clairance de la créatinine <50 ml/min);
·insuffisance hépatique légère à modérée;
·carence en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (peut entraîner une anémie hémolytique);
·utilisation simultanée de médicaments potentiellement hépatotoxiques ou d'inducteurs des enzymes hépatiques;
·anorexie, boulimie, cachexie, malnutrition chronique, carence alimentaire, septicémie (faibles réserves de glutathion hépatique). Des cas d'insuffisance hépatique/trouble hépatique chez les patients présentant une réserve réduite du glutathion a été rapporté;
·déshydratation, hypovolémie.
Les dosages dépassant la posologie recommandée présentent le risque d'endommager très gravement le foie.
Des cas de pancréatites aiguës ont été rapportés, généralement combinées avec une atteinte de la fonction hépatique et une hépatotoxicité.
Les symptômes cliniques d'une lésion hépatique surviennent généralement 1 à 2 jours après le surdosage de paracétamol. Une lésion hépatique maximale s'observe généralement après 3 à 4 jours. Le traitement avec un antidote doit débuter dès que possible (cf. «Surdosage»).
Dans de cas très rares, le paracétamol peut entraîner des réactions cutanées graves (tels que le syndrome de Stevens-Johnson (SJS), une nécrolyse épidermique toxique (NET)), qui peuvent entraîner le décès. Les patients resp. les parents doivent être informés des symptômes des réactions cutanées graves, et l'utilisation du médicament doit être interrompue dès la première apparition de réactions cutanées ou d'autres signes d'hypersensibilité.
La prudence est de rigueur en cas de consommation excessive d'alcool. Celui-ci peut potentialiser l'hépatotoxicité du paracétamol, en particulier en cas de carence alimentaire concomitante. Dans ces cas, une dose thérapeutique de paracétamol peut déjà provoquer une lésion hépatique.
Il faut attirer l'attention du patient resp. des parents sur le fait qu'il ne faut pas utiliser des analgésiques pendant plus de 3 jours sans prescription médicale, et que si l'enfant présente une forte fièvre ou une détérioration de son état de santé, il est nécessaire de consulter rapidement son médecin traitant. Des douleurs persistantes nécessitent une mise au point médicale.
Il faut également signaler au patient resp. aux parents que l'utilisation chronique d'analgésiques peut induire l'apparition de maux de tête, qui peuvent entraîner à leur tour une nouvelle prise et contribuer ainsi à l'entretien des maux de tête (céphalées dues aux analgésiques).
L'utilisation prolongée d'analgésiques, en particulier en cas d'association de plusieurs principes actifs analgésiques, peut provoquer des lésions rénales durables impliquant un risque de défaillance rénale (néphropathie due aux analgésiques).
Chez les patients présentant un statut de déplétion en glutathion, par ex. en cas de septicémie, l'administration de paracétamol peut renforcer le risque d'une acidose métabolique.

Interactions

·Les médicaments inducteurs enzyme comme le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine, l'hydrazide de l'acide isonicotinique (isoniazide, HIN) et la rifampicine aggravent l'hépatotoxicité du paracétamol.
·Alcool (cf. «Mises en garde et précautions»).
·Les médicaments qui ralentissent la vidange gastrique (p.ex. propanthéline) diminuent la vitesse d'absorption.
·Les médicaments qui accélèrent la vidange gastrique (p.ex. métoclopramide) augmentent la vitesse d'absorption.
·Chloramphénicol: la demi-vie d'élimination du chloramphénicol est allongée de 5 fois par le paracétamol.
·Chlorzoxazone: l'administration concomitante de paracétamol et de chlorzoxazone majore l'hépatotoxicité des deux substances.
·Zidovudine: le risque d'une neutropénie se trouve renforcé par une administration simultanée de zidovudine et de paracétamol.
·Salicylamide: le salicylamide allonge la demi-vie d'élimination du paracétamol et accroît la formation de métabolites hépatotoxiques.
·Probénécide: le probénécide inhibe la conjugaison du paracétamol à l'acide glucuronique, d'où une clairance réduite du paracétamol. En cas d'aministration concomitante la dose de paracétamol doit être diminuée.
·Cholestyramine: la cholestyramine réduit l'absorption du paracétamol.
·L'effet anticoagulant de la warfarine et d'autres coumarines peut être renforcé en cas d'utilisation quotidienne prolongée de paracétamol et ainsi augmenter le risque de saignements. Des prises occasionnelles n'ont pas d'effet significatif.

Grossesse/Allaitement

Ce médicament est destiné uniquement à l'utilisation chez les nourrissons et chez les enfants. En cas d'utilisation éventuelle par des femmes adolescentes ou adultes, les remarques suivantes sont à prendre en considération:
La prudence est de mise en cas d'utilisation de Panadol Junior suppositoires durant la grossesse et l'allaitement.
Grossesse
Les études de reproduction chez l'animal n'ont pas mis en évidence de risque fœtal, mais on ne dispose pas d'études contrôlées chez la femme enceinte. Le risque d'une prise de paracétamol à la dose correcte au cours de la grossesse est actuellement considéré comme minime en termes de lésions fonctionnelles et organiques, de malformations et de troubles de l'adaptation.
Allaitement
Le paracétamol passe dans le lait maternel. La concentration dans le lait maternel est à peu près équivalente à la concentration momentanée dans le plasma de la mère. Des cas de rashs cutanés chez les nourrissons allaités ont été rapportés. Cependant, il n'y a pas d'indices suggérant un risque pour le nourrisson.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude n'a été conduite à ce sujet. L'expérience acquise à long terme avec le principe actif ne met pas en évidence d'effets négatifs sur la capacité de réaction, à la posologie recommandée.

Effets indésirables

Fréquence: très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), occasionnel (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10'000, <1/1000), très rare (<1/10'000).

Classe d'organes

Fréquence

Affections hématologiques et du système lymphatique

·Thrombopénie de nature allergique (parfois avec la formation d'hématomes et l'apparition de saignements), leucopénie, agranulocytose, pancytopénie, neutropénie, anémie hémolytique.

Rare

Affection du système immunitaire

·Anaphylaxie, réactions allergiques telles que œdème de Quincke (angio-œdème), difficultés respiratoires, bronchospasme, accès de sueur, nausées, chute de tension jusqu'à l'état de choc.

Rare

·Une petite partie (5–10%) des patients souffrant d'asthme induit par l'acide acétylsalicylique ou d'autres manifestations d'une intolérance à l'acide acétylsalicylique peuvent réagir de même au paracétamol (asthme analgésique).

Rare

Affections hépatobiliaires
Cf. «Mises en garde et précautions» et «Surdosage».

·Augmentation des transaminases hépatiques

Rare

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

·Réactions cutanées érythémateuses et urticariennes et rougeurs cutanées.

Occasionnel

·Des cas de réactions cutanées graves tels que la nécrolyse épidermique toxique (NET, syndrome de Lyell), et le syndrome de Stevens Johnson (SJS) ont été rapportés.

Très rare

Surdosage

Une prise en charge médicale immédiate est nécessaire en cas de surdosage, et ce même en l'absence de symptômes.
Après la prise orale de 7,5 à 10 g de paracétamol chez l'adulte et de 140 à 200 mg/kg poids corporel chez l'enfant (déjà à faibles doses chez les patients prédisposés, comme p.ex. ceux dont la consommation d'alcool est excessive ou dont la réserve de glutathion est réduite du fait d'une carence alimentaire), des symptômes d'intoxication aiguë des cellules du foie et des tubules rénaux se manifestent sous la forme de nécroses cellulaires menaçant le pronostic vital. Des cas de pancréatite aiguë ont été rapportés, généralement combinée à une insuffisance hépatique et hépatotoxicité.
Des concentrations plasmatiques de >200 µg/ml après 4 h, de >100 µg/ml après 8 h, de >50 µg/ml après 12 h et de >30 µg/ml après 15 h entraînent des lésions hépatiques à issue fatale par coma hépatique. L'hépatotoxicité dépend directement de la concentration plasmatique.
Les premiers signes de symptômes cliniques d'une lésion hépatique surviennent généralement après 1 à 2 jours, atteignant leur maximum en 3 à 4 jours.
Symptômes
1ère phase (= 1er jour): Nausées, vomissements, douleurs abdominales, manque d'appétit, sentiment général de malaise, pâleur, transpiration.
2e phase (2e jour): Amélioration subjective, augmentation de volume du foie, taux des transaminases (AST, ALT) et de bilirubine élevés, allongement du temps de thromboplastine, augmentation de la lactate déshydrogénase.
3e phase (3e jour): Taux des transaminases (AST, ALT) fortement augmentés, ictère, hypoglycémie, coma hépatique.
Traitement
Un traitement efficace doit être instauré sans délai dès qu'une intoxication est suspectée. Il comprend les mesures suivantes:
·Lavage gastrique (utile seulement dans les 1 à 2 premières heures), ensuite administration de charbon actif.
·Administration orale de N-acétylcystéine ou de méthionine. Dans les situations dans lesquelles l'administration de l'antidote par voie orale n'est pas réalisable ou difficile (p.ex. en raison de vomissements violents, de troubles de la conscience), celle-ci peut avoir lieu par voie intraveineuse, si possible en l'espace de 8 heures. La N-acétylcystéine peut encore apporter une certaine protection après 16 heures.
·Détermination de la concentration plasmatique de paracétamol (pas plus tôt que 4 heures après l'administration).
Les tests hépatiques doivent être réalisés au début du traitement et répétés toutes les 24 h. Dans la plupart des cas, les transaminases hépatiques se normalisent en 1 à 2 semaines, la fonction hépatique étant entièrement rétablie. Toutefois, dans les cas très graves, une transplantation hépatique peut être nécessaire.
Pour de plus amples informations sur le traitement, vous pouvez contacter Tox Info Suisse.

Propriétés/Effets

Code ATC: N02BE01
Mécanismes d'action
Le paracétamol est un analgésique et un antipyrétique agissant aux niveaux central et périphérique. Son mécanisme d'action est incomplètement élucidé.
En ce qui concerne l'effet analgésique, il a été démontré que l'inhibition de la synthèse des prostaglandines était plus forte au niveau central que périphérique. L'effet antipyrétique se base sur une inhibition de l'effet des pyrogènes endogènes sur le centre thermorégulateur de l'hypothalamus. Le paracétamol n'a pas d'effet antiphlogistique marqué et n'influe ni sur l'hémostase ni sur la muqueuse gastrique.

Pharmacocinétique

Absorption
Le paracétamol est rapidement et complètement absorbé par voie orale. Par voie rectale, il est absorbé à raison de 68% environ.
Les pics plasmatiques déterminés après l'administration de 1 g de Panadol sous forme de suppositoires ont atteint jusqu'à 7 mg/l. Ces pics plasmatiques ont été relevés environ 3 heures après l'administration des suppositoires. La biodisponibilité du paracétamol s'élève à 30–40% pour les formes rectales.
Distribution
La distribution du paracétamol est quasi-uniforme dans la plupart des liquides organiques. La liaison aux protéines s'élève à environ 10% aux doses thérapeutiques, alors qu'elle peut atteindre 50% aux doses supérieures. Le volume de distribution s'élève à environ 1 l/kg.
Métabolisme
Le paracétamol est biotransformé essentiellement au niveau du foie (métabolisme enzymatique), par conjugaison avec l'acide glucuronique (à environ 55%) et l'acide sulfurique (à environ 35%). Des métabolites toxiques tels que le p-aminophénol et la N-acétyl-p-benzoquinonimine sont produits en petites quantités par hydroxylation. Ces métabolites toxiques sont fixés par le glutathion et la cystéine puis éliminés.
Élimination
L'élimination du principe actif sous forme non métabolisée (2–5%) ainsi que celle des métabolites se fait par voie rénale. La demi-vie des doses thérapeutiques de paracétamol varie entre 1 et 3 heures chez l'adulte. La durée d'action est de 3 à 4 heures. Jusqu'à 98% de la dose de paracétamol administrée sont excrétés en 24 heures dans les urines, à plus de 80% sous forme conjuguée de glucuronide et de sulfate.
Cinétique pour certains groupes de patients
Insuffisance hépatique:
La durée de demi-vie plasmatique reste pratiquement inchangée chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique légère. Elle est toutefois nettement prolongée chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique grave.
Des études cliniques avec le paracétamol oral, en raison de concentrations plasmatiques accrues de paracétamol et d'une demi-vie d'élimination prolongée chez les patients atteints de maladies hépatiques chroniques, notamment cirrhoses hépatiques d'origine alcoolique, ont mis en évidence un métabolisme modérément altéré du paracétamol. Toutefois, aucune accumulation significative de paracétamol n'a été observée. La demi-vie plasmatique accrue du paracétamol a été liée à une réduction de la capacité métabolique hépatique. Pour cette raison, le paracétamol doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints de maladie hépatique, la dose quotidienne maximale chez les adultes étant limitée à 2 g. Le paracétamol est contre-indiqué en cas de maladie hépatique active décompensée, notamment d'hépatite due à l'abus d'alcool (à cause de l'induction de CYP2E1, qui augmente la formation des métabolites hépatotoxiques du paracétamol).
Insuffisance rénale:
En cas d'insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine de 10 à 30 ml/min), l'élimination du paracétamol est peu ralentie, la demi-vie d'élimination se situant entre 2 et 5,3 heures. La vitesse d'élimination des glucuronides et des conjugués sulfates est 3 fois plus faible chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave que chez les sujets sains. Cependant, il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie dans cette population, les glucuronides et conjugués sulfates n'étant pas toxiques. Il est toutefois recommandé de prolonger l'intervalle minimal entre les administrations conformément aux recommandations de dosage si le paracétamol est utilisé chez des patients atteints d'insuffisance rénale modérée à grave (clairance de la créatinine ≤50 ml/min) (cf. «Posologie/Mode d'emploi»).
Pour les patients sous hémodialyse, la durée de demi-vie peut diminuer de 40-50% après la prise de doses thérapeutiques de paracétamol.
Nouveau-nés, nourrissons et enfants:
Les paramètres pharmacocinétiques observés chez les nourrissons et les enfants sont similaires à ceux des adultes, hormis la demi-vie plasmatique qui est raccourcie (env. 2 heures) par rapport à celle des adultes. La demi-vie plasmatique du médicament chez les nouveau-nés est plus longue que celle chez les nourrissons (env. 3,5 heures). Les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants jusqu'à 10 ans éliminent significativement moins de glucuronides et plus de conjugués sulfates que les adultes. La sécrétion totale de paracétamol et de ses métabolites reste inchangée à tout âge.

Données précliniques

Les doses aiguës très élevées de paracétamol sont hépatotoxiques. Un potentiel génotoxique a été constaté dans différentes études. Ce potentiel doit toutefois être relativisé car il est dose-dépendant.
Sur la base des mécanismes supposés déclencher ces effets, on peut toutefois en déduire que dans des doses inférieures à un seuil déterminé, aucun effet génotoxique ne survient, toutefois, si les réserves de glutathion sont réduites, des valeurs seuils inférieures peuvent être observées. Les valeurs seuils à partir desquelles l'expérimentation a pu mettre en évidence un effet génotoxique se situent nettement dans l'intervalle posologique toxique qui provoque une détérioration du foie et de la moelle osseuse. En outre, les posologies non toxiques (jusqu'à 300 mg/kg chez le rat et 1000 mg/kg chez la souris) ne sont pas carcinogènes. On peut donc pratiquement exclure que les doses thérapeutiques exercent un effet génotoxique ou carcinogène.
Les études toxicologiques n'ont montré aucun effet sur la reproduction ni aucun effet tératogène sur les animaux traités par le paracétamol.
L'administration multiple de doses élevées (hépatotoxiques) de paracétamol a abouti à une atrophie testiculaire chez les souris et les rats. L'administration répétée à des rats mâle de doses très élevées de paracétamol (≥500 mg/kg) a entraîné une fertilité réduite (perte de la libido et de la performance sexuelle ainsi que de la motilité des spermatozoïdes).

Remarques particulières

Des médicaments contenant du paracétamol ne doivent pas être administrés à des enfants qui ont pris de l'alcool par inadvertance.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Le paracétamol peut induire des perturbations dans la mesure de la glycémie par la méthode dite à la glucose oxydase. Il peut également être responsable d'une élévation apparente de l'uricémie lorsqu'elle est dosée par la méthode de réduction du phosphotungstate.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C).
Tenir hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

57454 (Swissmedic).

Présentation

Panadol Junior 250 mg, 10 suppositoires [D]
Panadol Junior 125 mg, 10 suppositoires [D]
Panadol Junior 60 mg, 10 suppositoires [D]

Titulaire de l’autorisation

GSK Consumer Healthcare Schweiz AG, Risch.

Mise à jour de l’information

Avril 2017.

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