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Information professionnelle sur Alendronate Spirig HC®:Spirig HealthCare AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Acide alendronique sous forme de alendronate de sodium trihydraté.
Excipients
Cellulose microcristalline, mannitol, stéarate de magnésium.
1 comprimé contient 6.46 mg de sodium.

Indications/Possibilités d’emploi

Alendronate Spirig HC est indiqué pour le traitement de l'ostéoporose chez les femmes après la ménopause et chez les hommes.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle
La posologie recommandée est d'un comprimé (70 mg) par semaine.
La durée optimale d'utilisation n'a pas été déterminée. Chez tous les patients sous traitement aux bisphosphonates, la nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée sur une base périodique (voir sous «Efficacité clinique»).
Alendronate Spirig HC devrait être pris au moins ½ heure avant le premier repas, la première boisson ou d'autres médicaments, avec un grand verre d'eau (du robinet), parce que d'autres boissons (p.ex. l'eau minérale, les jus de fruits ou le café), les aliments et certains médicaments sont susceptibles d'influencer l'absorption d'Alendronate Spirig HC (voir sous «Interactions» et «Pharmacocinétique»).
·Pour faciliter le transport dans l'estomac et prévenir le risque d'irritations/d'effets indésirables locaux et oesophagiens (voir sous «Mises en garde et précautions»), Alendronate Spirig HC ne doit être avalé qu'après le lever, avec un grand verre d'eau plein;
·les patients ne doivent pas mâcher le comprimé et ils doivent éviter que celui-ci ne se dissolve dans la bouche;
·après la prise du médicament, les patients ne devraient se recoucher, au besoin, qu'au plus tôt après 30 minutes et après la première prise d'aliments;
·Alendronate Spirig HC ne doit pas être pris avant le coucher ou avant le lever.
Les patients devraient recevoir des suppléments de calcium et de vitamine D lorsque l'apport alimentaire est insuffisant (voir «Mises en garde et précautions»).
Instructions posologiques particulières
Chez les patients âgés ou présentant une insuffisance rénale légère ou modérée (clairance de la créatinine comprise entre 30 et 60 ml/min.), aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire. Vu le manque d'expérience, Alendronate Spirig HC n'est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min.) (voir «Contre-indications»).
Enfants et adolescents
Alendronate Spirig HC n'est pas indiqué chez les enfants et les adolescents.

Contre-indications

Inflammations aiguës du tractus gastro-intestinal.
Ostéomalacie cliniquement manifeste.
Pathologies de l'œsophage susceptibles de retarder le transport dans l'estomac, telles que sténose ou achalasie.
Impossibilité de prendre une position verticale durant 30 minutes (assise, debout ou en marche).
Insuffisance rénale avec une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min.
Hypocalcémie (voir «Mises en garde et précautions»).
Grossesse/Allaitement.
Hypersensibilité vis-à-vis de l'excipient ou d'un autre composant de ce médicament selon la composition.

Mises en garde et précautions

Une hypocalcémie doit être corrigée avant l'instauration d'un traitement par Alendronate Spirig HC (voir «Contre-indications»). C'est pourquoi il convient de veiller chez ces patients à un apport adéquat de calcium. D'autres perturbations du métabolisme minéral (p.ex. une carence en vitamine D) devraient également être traitées (voir sous «Interactions»). Durant le traitement par l'alendronate, il faut suivre le taux sérique de calcium et veiller à d'éventuels symptômes d'une hypocalcémie chez les patients présentant ces troubles.
Dans le cadre du traitement par l'alendronate, de faibles diminutions asymptomatiques du calcium et du phosphate sériques peuvent apparaître, et en particulier chez les patients recevant des glucocorticoïdes, l'absorption de calcium peut être plus faible.
Cependant, dans des cas rares, une hypocalcémie symptomatique a été observée, dans certains cas sévère, chez des patients présentant des facteurs prédisposants (par exemple hypoparathyroïdisme, carence en vitamine D et malabsorption du calcium) (voir «Effets indésirables»).
Alendronate Spirig HC, comme d'autres biphosphonates, peut provoquer une irritation locale de la muqueuse du tractus gastro-intestinal supérieur. On a rapporté des effets indésirables au niveau de l'œsophage - tels qu'une œsophagite, un ulcère ou une érosion de l'œsophage, suivis dans de rares cas de sténoses ou de perforations – au cours d'un traitement par Alendronate Spirig HC. Dans quelques cas, ces effets indésirables ont été sévères et ont nécessité une hospitalisation. Pour cette raison, le médecin devrait être attentif aux signes ou symptômes d'une éventuelle réaction œsophagienne et les patients doivent être informés de la nécessité d'interrompre le traitement par Alendronate Spirig HC et de s'adresser à leur médecin en cas d'apparition de troubles ou de douleurs à la déglutition, de douleurs rétrosternales ou de la manifestation ou de l'aggravation de brûlures d'estomac. Le risque d'effets indésirables sévères sur l'œsophage semble plus grand chez les patients ne se conformant pas aux prescriptions concernant la prise d'Alendronate Spirig HC ou continuant à prendre le médicament après apparition de symptômes qui indiquent une irritation oesophagienne Pour garantir l'efficacité et une bonne tolérance, il est donc particulièrement important que les patients soient informés des conditions de prise du médicament et il est important que ces explications aient été bien comprises (voir «Posologie/Mode d'emploi»). Il faut également attirer l'attention des patients sur le fait que le non-respect des conseils relatifs à la bonne utilisation du médicament est susceptible d'accroître le risque d'effets indésirables au niveau de l'œsophage.
Alors qu'aucune hausse du risque n'a été constatée dans le cadre des études cliniques de grande envergure, quelques rares rapports de post-marketing ont fait état d'ulcères gastriques et duodénaux, dont certains étaient sévères et ont entraîné des complications.
En raison d'une irritation possible de la muqueuse du tractus gastro-intestinal supérieur et d'une possible aggravation d'une maladie déjà présente, Alendronate Spirig HC doit être prescrit uniquement avec prudence lors de troubles existants du tractus gastro-intestinal supérieur tels que des troubles de la déglutition, un reflux œsophagien, un œsophage de Barrett, une gastrite, une duodénite ou un ulcère.
Une ostéonécrose localisée de la mâchoire, apparue généralement lors d'une extraction dentaire, et/ou lors d'une infection locale (y compris l'ostéomyélite) associée à une cicatrisation retardée ont été rapportées dans de rares cas sous des biphosphonates oraux (voir «Effets indésirables»). La plupart des cas d'une ostéonécrose de la mâchoire associée aux biphosphonates concernaient des patients cancéreux, traités à des biphosphonates administrés par voie intraveineuse. Les facteurs de risque connus des nécroses localisées de la mâchoire sont des affections malignes et le traitement de ces affections (p.ex. chimiothérapie, radiothérapie, corticostéroïdes, inhibiteurs de l'angiogenèse), une mauvaise hygiène buccale, comorbidités telles que des affections parodontaires et dentaires préexistantes, une anémie, une coagulopathie, des infections et le tabagisme. Les patients qui développent des nécroses osseuses maxillaires localisées doivent recevoir un traitement par un spécialiste compétent et l'arrêt du traitement doit être considéré sur la base du rapport risques-avantages individuel du patient. Les traitements chirurgicaux des dents peuvent renforcer le problème. Chez les patients nécessitant une intervention de chirurgie dentaire (par exemple extraction, implant), le médecin traitant et/ou le chirurgien dentaire doivent adapter le traitement prévu – y compris le traitement par bisphosphonates – au patient individuel en fonction de l'analyse correspondante des avantages et des risques.
Des douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires ont été observées chez des patients traités par des biphosphonates. Ces symptômes ont été décrits rarement comme étant sévères et/ou invalidants dans des rapports réalisés après la mise sur le marché (voir sous «Effets indésirables»). Le délai avant l'apparition de ces symptômes variait entre un jour et plusieurs mois après le début du traitement. Chez la plupart des patients, les symptômes avaient disparu après l'arrêt du traitement. Chez certains patients, les symptômes étaient réapparus après la reprise du traitement par le même biphosphonate ou par un autre biphosphonate.
Des fractures «à faible énergie» en localisation sous-trochantérienne ou diaphysaire proximale du fémur ont été rapportées chez un faible nombre de patients traité aux bisphosphonates au cours prolongé (habituellement plus long que 3 ans). Certaines d'entre elles étaient des fractures de stress (bien que certaines d'entre elles aient été décrites comme fractures par insuffisance) qui s'étaient produites en l'absence d'un traumatisme apparent. Certains patients avaient ressenti antérieurement (des semaines ou des mois avant la fracture complète) des douleurs dans la zone en question, souvent associées à des signes radiologiques d'une fracture de stress. Environ un tiers de ces fractures ont été bilatérales. Le fémur contro-latéral doit donc aussi être examiné chez les patients ayant souffert d'une fracture de stress de la diaphyse fémorale. Les fractures de stress présentant un tableau clinique semblable sont également connues chez des patients qui n'ont pas été traités par un biphosphonate. Les patients atteints de fractures de stress supposées devraient être évalués, y compris l'évaluation des causes connues et des facteurs de risque (par exemple carence en vitamine D, malabsorption du calcium, traitement par glucocorticoïdes, fractures de stress préalables, arthrite ou fracture du membre inférieur, effort corporel extrême ou accru, diabète sucré, abus chronique d'alcool) et suivre un traitement orthopédique adéquat. Chez les patients présentant des fractures de stress, un arrêt du traitement par biphosphonate devrait être envisagé jusqu'à l'évaluation du patient en se basant sur une analyse individuelle du risque et du bénéfice.
Les patients devraient savoir que lorsqu'ils oublient de prendre le comprimé d'Alendronate Spirig HC, ils peuvent le faire le lendemain matin. Ils ne doivent en aucun cas prendre 2 comprimés le même jour, mais ils doivent revenir au schéma posologique hebdomadaire et prendre le comprimé le jour de la semaine choisi initialement.
Outre la carence en hormones, l'âge et le traitement par glucocorticoïdes, d'autres causes potentielles d'ostéoporose doivent également être envisagées.
Dans le cadre d'études cliniques, de nombreux patients ont reçu, outre de l'alendronate, également des préparations multivitaminiques (y compris des préparations de vitamine D).
L'administration supplémentaire d'analogues actifs de la vitamine D (par ex. calcitriol) ou de vitamine D à des doses supérieures à la dose de substitution n'a pas fait l'objet d'études et n'est donc pas recommandée.
Alendronate Spirig HC contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé, c'est-à-dire qu'ils sont pratiquement «sans sodium».

Interactions

Des aliments à forte teneur en calcium, comme par exemple le lait et les produits laitiers, ainsi que les suppléments calciques (préparations de sels minéraux, vitamines avec complément de minéraux), les anti-acides, le magnésium et certains médicaments pris par voie orale influencent la résorption d'Alendronate Spirig HC. Pour cette raison, les patients doivent attendre au moins ½ heure après la prise d'Alendronate Spirig HC avant de prendre un autre médicament, des aliments ou des boissons. Une co-médication avec des analogues actifs de la vitamine D (p.ex. calcitriol) ou du fluor pour le traitement de l'ostéoporose n'a pas été étudiée et n'est pas recommandée (voir sous «Mises en garde et précautions»).
Lors d'études au cours desquelles des femmes avec une ostéoporose post-ménopausique ont reçu de l'alendronate en association avec des œstrogènes (par voie intra-vaginale, transdermique ou orale), aucun effet indésirable pouvant être mis en relation avec l'administration simultanée des deux substances n'a été observé.
Aucune étude systématique n'a été conduite concernant une interaction avec la liaison aux protéines, l'élimination urinaire ou le métabolisme d'autres médicaments; on n'attend cependant pas d'interaction cliniquement significative avec d'autres médicaments (voir sous «Pharmacocinétique»). Aucun indice suggérant une telle interaction n'a été observé au cours des études sur l'ostéoporose chez les hommes et les femmes en post-ménopause et sur l'ostéoporose induite par les glucocorticoïdes chez les hommes et les femmes.
La ranitidine administrée par voie intraveineuse a doublé la biodisponibilité de l'alendronate administré par voie orale. On ignore la signification clinique de cette hausse et on ne sait pas si des hausses similaires apparaissent également chez des patients recevant des inhibiteurs de la pompe à protons par voie orale.
Etant donné que l'utilisation des AINS peut être accompagnée d'irritations gastro-intestinales, l'utilisation concomitante d'AINS et d'alendronate se fera uniquement avec précaution.

Grossesse, allaitement

Grossesse
Les études portant sur la reproduction chez l'animal n'ont pas montré de risque pour le fœtus, mais on ne dispose d'aucune étude contrôlée chez les femmes enceintes. C'est pourquoi Alendronate Spirig HC ne devrait pas être administré à des femmes enceintes (voir sous «Contre-indications»).
Allaitement
Alendronate Spirig HC n'a pas été étudié chez les mères en période d'allaitement et ne devrait donc pas être utilisé par celles-ci (vois sous «Contre-indications»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude sur les effets sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines n'a été réalisée. Cependant, certains effets indésirables, rapportés lors de l'utilisation de l'alendronate, peuvent entraver l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines. La réaction individuelle à Alendronate Spirig HC peut varier (voir «Effets indésirables»).

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours des études cliniques et/ou depuis la mise sur le marché de l'alendronate: fréquent (≥1/100, <1/10), occasionnel (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10'000, <1/1'000), très rare (<1/10'000 incluant les cas isolés).
Affections du système immunitaire
Rare: réactions d'hypersensibilité dont urticaire et angio-œdème.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rare: hypocalcémie symptomatique, en général sur un terrain prédisposé (voir «Mises en gardes et précautions»).
Affections du système nerveux
Fréquent: céphalées.
Des étourdissements et de la dysgeusie ont été signalés depuis la mise sur le marché.
Affections oculaires
Rare: uvéite, sclérite, épisclérite.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: douleurs abdominales, dyspepsie, constipation, diarrhée, flatulence, ulcère œsophagien, dysphagie, lourdeurs d'estomac, reflux.
Occasionnel: nausées, vomissements, gastrite, œsophagite, érosions œsophagiennes, méléna.
Rare: sténose œsophagienne, ulcérations oropharyngées, ulcère gastrique, ulcère duodénal, PUS (perforations, ulcères, saignement) de la partie supérieure du tractus gastro-intestinal (voir «Mises en garde et précautions»).
Affections de la peau et des tissu sous-cutané
Occasionnel: rash, prurit, érythème.
Rare: rash avec photosensibilité, alopécie.
Très rare et cas isolés: réactions cutanées sévères, y compris syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquent: douleurs ostéoarticulaires (os, muscles ou articulations).
Rare: œdèmes articulaires, douleurs ostéoarticulaires sévères (os, muscles ou articulations) (voir «Mises en garde et précautions»).
Des ostéonécroses localisées de la mâchoire, généralement imputables à une extraction dentaire ou à une infection locale (y compris ostéomyélite) et associées à un retard de guérison, ont été signalées depuis la mise sur le marché.
Des fractures à basse énergie de la tige du fémur ont été rapportées depuis la mise sur le marché (voir «Mises en garde et précautions»).
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Rare: des œdèmes périphériques et des symptômes transitoires de type réaction aiguë (myalgies, malaises, asthénie et fièvre) ont généralement observés en début de traitement.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Des vertiges et rarement cholestéatome du conduit auditif externe (ostéonécrose focale) ont été signalés depuis la mise sur le marché.
Résultats de laboratoire
Au cours des études cliniques, un abaissement asymptomatique, discret et transitoire du calcium sérique a été observé chez environ 18% des patientes sous alendronate 10 mg par jour et chez 12% des patientes sous placebo et une légère diminution passagère du phoshate sérique a été notée chez près de 10% des patientes sous alendronate et chez 3% des patientes sous placebo. Une chute du calcium sérique en dessous de 8,0 mg/dl (2,0 mmol/l) et du phosphate sérique ≤2,0 mg/dl (0,65 mmol/l) a été observée avec la même fréquence dans les deux groupes de traitement.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes
Une hypocalcémie, une hypophosphatémie et des effets indésirables de l'appareil gastro-intestinal supérieur tels que: indigestion, aigreurs d'estomac, œsophagite, gastrite ou ulcère seraient susceptibles de survenir après un surdosage par voie orale.
Traitement
Il n'existe pas d'information spécifique concernant le traitement d'un surdosage d'Alendronate Spirig HC chez l'homme. Il y a lieu d'administrer du lait ou des anti-acides, chélateurs de l'alendronate. En raison du risque d'irritation œsophagienne, il faut éviter de provoquer des vomissements et le patient devra rester en position verticale.

Propriétés/Effets

Code ATC
M05BA04
Mécanisme d'action
L'alendronate est un bisphosphonate pour lequel l'expérimentation animale a montré qu'il se dépose préférentiellement au niveau des zones de résorption osseuse (principalement sous les ostéoclastes) et qu'il inhibe la résorption osseuse ostéoclastique sans effet direct sur la formation osseuse. Etant donné que la formation et la résorption sont couplées, la formation osseuse diminue également, mais dans tous les cas moins que la résorption osseuse. Ceci entraîne une augmentation progressive de la masse osseuse. Sous traitement par l'alendronate, l'os formé est de qualité normale et l'alendronate est intégré dans la matrice osseuse sous une forme pharmacologiquement inactive.
Pharmacodynamique
Aucune donnée disponible.
Efficacité clinique
Traitement de l'ostéoporose chez les femmes en post-ménopause
Effet sur la densité osseuse
L'efficacité d'une dose journalière de 10 mg d'alendronate chez les femmes ménopausées atteintes d'ostéoporose a pu être établie par 4 études cliniques portant sur une durée de 2 à 3 ans. Chez les patientes traitées avec 10 mg d'alendronate par jour, l'augmentation moyenne de la densité osseuse (Bone Mineral density [BMD]) a été de 8,82% au niveau de la colonne lombaire, de 5,90% dans le col fémoral et de 7,81% dans la région trochantérienne, comparativement au placebo (analyse des données cliniques poolées après 3 ans des 2 plus grandes études, de design pratiquement identique, tous les participants à l'étude dans les deux groupes ont reçu 500 mg de calcium à titre de supplément).
Les augmentations de la masse osseuse ont été, dans chaque étude et pour chacun des sites étudiés, statistiquement significatives tant par rapport aux valeurs initiales que par rapport au groupe de contrôle sous placebo. La masse osseuse du squelette entier a également augmenté de manière significative dans les deux études, de sorte que l'on peut admettre que l'augmentation de la masse osseuse au niveau de la colonne vertébrale et du fémur proximal ne s'est pas produite au détriment d'autres sites squelettiques. Une augmentation de la masse osseuse a pu être observée dès le troisième mois, puis tout au long des trois années de traitement. Ainsi, l'alendronate inverse le cours de l'ostéoporose.
Durant l'extension de deux ans de ces études, le traitement quotidien une fois par jour avec alendronate a donné lieu à une augmentation continue de la densité osseuse dans la colonne lombaire et la région trochantérienne (augmentation absolue supplémentaire entre 3 et 5 ans: colonne lombaire 0,94%, région trochantérienne 0,88%). La densité osseuse au col fémoral, au poignet ainsi que la densité osseuse totale ont pu être maintenues.
L'efficacité d'alendronate était indépendante de l'âge, de la race, du taux de remodelage osseux avant traitement, de la fonction rénale (voir également sous «Cinétique pour certains groupes de patients») et de la prise d'autres médicaments (voir sous «Interactions»).
Chez les patientes souffrant d'ostéoporose post-ménopausique, l'évolution après l'arrêt d'un traitement d'un ou deux ans par l'alendronate a été contrôlée. Après l'arrêt du traitement par l'alendronate, le taux de remodelage osseux est revenu progressivement à la normale observée avant le traitement et on n'a pu observer ni une augmentation supplémentaire de la masse osseuse, ni une destruction accélérée de l'os. Ces données suggèrent que le traitement journalier par l'alendronate doit être poursuivi pour obtenir une augmentation progressive de la masse osseuse.
L'équivalence thérapeutique du comprimé d'alendronate et alendronate 10 mg par jour a pu être démontrée lors d'études d'un an chez des femmes souffrant d'ostéoporose post-ménopausique. La hausse moyenne de la densité osseuse dans la colonne vertébrale au bout d'un an était de 5,1% (4,8; 5,4%; 95% IC) dans le groupe sous le comprimé 70 mg et de 5,4% (5,0; 5,8%; 95% IC) dans le groupe sous 10 mg d'alendronate par jour. Les deux groupes de traitement étaient également comparables du point de vue de la hausse de la densité osseuse à d'autres sites du squelette. En ce qui concerne le comprimé, seule l'influence sur la densité osseuse et non l'effet sur la fréquence des fractures a été étudiée. Ces données corroborent toutefois le résultat attendu, à savoir que le comprimé d'alendronate diminue l'incidence des fractures de la même manière que le traitement journalier(voir ci-dessous).
Effet sur la fréquence des fractures
L'analyse des données cliniques poolées des deux grandes études de 3 ans, incluant des femmes en post-ménopause souffrant d'ostéoporose (N= 881; alendronate: 526; placebo: 355), a montré une diminution statistiquement significative et cliniquement importante de 48% du nombre de patientes ayant présenté une ou plusieurs fractures vertébrales sous alendronate une fois par jour, par rapport au groupe placebo (p= 0,034; 3,2% sous alendronate contre 6,2% sous placebo). L'analyse de toutes les patientes ayant présenté une fracture vertébrale a permis de montrer une perte moindre de la taille corporelle sous alendronate (5,9 mm contre 23,3 mm), due à une diminution tant du nombre que de la sévérité des fractures.
Les résultats obtenus en trois ans durant la Fracture-Intervention-Study (FIT) chez les femmes en post-ménopause souffrant d'ostéoporose et ayant présenté au moins une fracture (par compression) des vertèbres avant le début de l'étude ont montré on outre la réduction de l'incidence des fractures par l'alendronate. Le traitement par l'alendronate a montré une réduction statistiquement et cliniquement significative du nombre de patientes atteints d'une ou plusieurs nouvelles fractures des vertèbres (alendronate 7.9% contre placebo 15,0%; une réduction de 47%); deux ou plus de nouvelles fractures vertébrales (0,5% contre 4,9%; une réduction de 90%); une ou plusieurs fractures vertébrales douloureuses (2,3% contre 5,0%; une réduction de 54%); n'importe quelle fracture clinique (c'est-à-dire douloureuse) (13.8% contre 18.1%; une réduction de 26%), fractures de la hanche (1,1% contre 2,2%; une réduction de 51%, p= 0,047) et fractures du poignet (2,2% contre 4,1%; une réduction de 48%, p= 0,013).
L'analyse des données poolées de 5 autres études sur le traitement de l'ostéoporose a démontré une réduction des fractures de la hanche et du poignet de proportion similaire.
Durant trois ans, la réduction de la fréquence des fractures vertébrales (alendronate contre placebo) dans la Vertebral-Fracture-Study de FIT (dans le cadre de laquelle toutes les femmes ont présenté au moins une fracture vertébrale comme critère d'inclusion) était congruente avec les résultats des deux grandes études antérieures sur le traitement (voir plus haut), dans le cadre desquelles 20% des femmes présentaient une fracture vertébrale avant le début de l'étude.
Globalement, ces résultats cohérents montrent l'efficacité d'alendronate pour la réduction de l'incidence des fractures dues à l'ostéoporose dans la région de la colonne vertébrale, de la hanche et du poignet et, par conséquent, des localisations les plus fréquentes chez les femmes en post-ménopause.
Traitement de l'ostéoporose chez les hommes
Bien que l'ostéoporose soit moins fréquente chez les hommes que chez les femmes en post-ménopause, une fraction significative des fractures dues à l'ostéoporose apparaît chez les hommes. La prévalence des déformations vertébrales paraît être semblable chez les hommes et les femmes. Le traitement pendant deux ans par alendronate à la dose de 10 mg par jour d'hommes atteints d'ostéoporose a entraîné une réduction de près de 60% de l'élimination rénale des molécules de pontage N-télopeptidiques du collagène de type I et une réduction de près de 40% de la phosphatase alcaline osseuse. Des réductions similaires ont été observées lors d'une étude d'une année sur l'alendronate 70 mg une fois par semaine chez les hommes atteints d'ostéoporose.
L'efficacité de l'alendronate a été étudiée chez des hommes souffrant d'ostéoporose dans le cadre de deux études cliniques.
Dans une étude de deux ans, tous les patients (âgés de 31 à 87 ans, moyenne 63 ans) de l'étude présentaient soit 1) une densité osseuse (BMD) avec un score T de ≤–2 au col fémoral et de ≤–1 à la colonne lombaire, ou 2) la présence d'une fracture ostéoporotique et une BMD avec un score T de ≤–1 au col fémoral. 86 hommes présentaient une diminution du taux de testostérone libre au début de l'étude. Les hommes qui présentaient une affection sévère du tractus gastro-intestinal supérieur (ulcère, etc.) en l'espace d'un an avant le début de l'étude avaient été exclus de l'étude. Les patients des groupes placebo et verum ont reçu 500 mg de calcium et 400 UI de vitamine D par jour. Après 2 ans, les hausses moyennes de la densité osseuse sous 10 mg d'alendronate par jour par rapport au placebo étaient les suivantes: colonne lombaire 5,3%; col fémoral 2,6%; trochanter 3,1% et densité osseuse totale 1,6% (tous p≤0,001). De manière consistante avec les études à plus large envergure menées chez des femmes en post-ménopause, l'alendronate à la dose de 10 mg par jour a provoqué une réduction de l'incidence de nouvelles fractures vertébrales (évaluées par diagnostic quantitatif aux rayons X) par rapport au placebo (0,8% contre 7,1%, p= 0,017) et par conséquent également une réduction de la diminution de la taille corporelle (–0,6 contre –2,4 mm; p= 0,022).
Lors d'une étude d'un an (âge entre 38 et 91, moyenne 66 ans), la hausse moyenne de la densité osseuse sous traitement par l'alendronate 70 mg une fois par semaine était significative par rapport au placebo aux sites suivants: colonne lombaire 2,8% (p≤0,001); col fémoral 1,9% (p= 0,007), trochanter 2,0% (p≤0,001) et densité osseuse totale 1,2% (p= 0,018). La hausse de la densité osseuse était comparable à celle observée en l'espace d'un an lors de l'étude avec 10 mg d'alendronate.
Dans les deux études, l'efficacité de l'alendronate était indépendante de l'âge, de la fonction des gonades ou du taux initial de la densité osseuse (fémur et colonne lombaire).

Pharmacocinétique

Résorption
Comparativement à une dose de référence administrée par voie intraveineuse, la biodisponibilité moyenne de l'alendronate après prise orale chez les femmes était de 0,64% pour des doses de 5 à 70 mg administrées après une nuit de jeûne et 2 heures avant un petit-déjeuner standard. Chez les hommes, la biodisponibilité orale était semblable (0,6%) à celle des femmes. Lorsque l'alendronate était administré ½ ou 1 heure avant un petit-déjeuner standard, la biodisponibilité était réduite dans les deux groupes d'environ 40%. Les deux études contrôlées les plus importantes chez les femmes souffrant d'ostéoporose post-ménopausique ont montré que 10 mg d'alendronate par jour, administrés 1 heure avant le premier repas ou la première boisson, sont efficaces. Dans le cadre des études sur l'ostéoporose, Alendronate Spirig HC était efficace lors d'une prise 30 minutes au moins avant le premier repas ou la première boisson.
La biodisponibilité est en revanche réduite à des valeurs négligeables lorsque l'alendronate était administré simultanément ou jusqu'à 2 heures après un petit-déjeuner standard. La prise simultanée d'alendronate avec du café ou du jus d'orange a diminué la biodisponibilité d'environ 60%.
Chez des volontaires sains, l'administration par voie orale de prednisone (trois fois par jour 20 mg durant 5 jours) n'avait pas apporté de modification essentielle à la biodisponibilité de l'alendronate (hausse moyenne située entre 20 et 44%).
Distribution
Des études précliniques montrent qu'après administration, l'alendronate se distribue transitoirement dans les tissus mous et qu'il se dépose ensuite rapidement sur l'os ou est éliminé dans l'urine. Le volume de distribution moyen à l'état stationnaire, en dehors de l'os, est chez l'homme, d'au moins 28 litres. Après prise orale à doses thérapeutiques, la concentration du principe actif dans le plasma est trop basse pour pouvoir être mesurée (inférieure à 5 ng/ml). Dans le plasma humain, l'alendronate est lié aux protéines à hauteur de 78% environ.
Métabolisme
Il n'existe pas d'élément permettant de supposer que l'alendronate est métabolisé chez l'homme ou chez l'animal.
Elimination
Après administration intraveineuse d'une dose unique d'alendronate marqué au 14C, environ 50% de la radioactivité ont été éliminés dans l'urine en l'espace de 72 heures; on n'a pratiquement retrouvé aucune radioactivité dans les selles. Après administration intraveineuse d'une dose unique de 10 mg, la clairance rénale de l'alendronate était de 71 ml/min. La concentration plasmatique a chuté de plus de 95% en l'espace de 6 heures après injection IV. La durée de demi-vie terminale chez l'homme, qui reflète la libération de l'alendronate par le squelette, est estimée à plus de 10 ans et est dépendante du taux de remodelage osseux. Chez le rat, l'alendronate est éliminé par voie rénale sans intervention d'un système de transport acide ni basique, de sorte que chez l'homme il n'y a pas lieu d'attendre une influence sur l'élimination d'autres médicaments par ces systèmes.
Cinétique pour certains groupes de patients
Des études précliniques montrent que l'alendronate qui n'a pas été intégré dans l'os est rapidement éliminé dans l'urine. L'expérimentation animale menée avec des doses cumulatives chroniques par voie IV jusqu'à 35 mg/kg n'a pas montré de signes suggérant une saturation de la captation au niveau de l'os. Bien qu'il n'existe pas de résultats cliniques allant dans ce sens, on peut cependant en déduire que tout comme dans l'expérimentation animale, l'élimination de l'alendronate est diminuée en cas de fonction rénale altérée. Pour cette raison, on pourrait s'attendre à une augmentation de la quantité d'alendronate intégrée dans le squelette chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir sous «Posologie/Mode d'emploi» et «Contre-indications»).
Insuffisance hépatique: aucune étude n'a été conduite. Etant donné que l'alendronate n'est pas métabolisé ni éliminé par voie biliaire, il n'y a vraisemblablement pas lieu de s'attendre à des effets indésirables.

Données précliniques

Les données précliniques issues d'études conventionnelles sur la pharmacologie de la sécurité, sur la toxicité chronique, sur la génotoxicité et sur le potentiel cancérigène ne fournissent aucun élément laissant supposer qu'il existe un danger particulier pour l'être humain. Des études réalisées chez des rats ont montré que l'administration d'alendronate à des rates en gestation est accompagnée de l'apparition de dystocie chez les rates mères durant l'accouchement, cette dystocie ayant été attribuée à une hypocalcémie. Au cours d'études, des doses élevées chez des rates ont entraîné une augmentation du nombre d'ossifications incomplètes chez les fœtus. La signification de cette observation pour l'être humain n'est pas connue.
Au cours d'études de toxicité au stade du développement l'alendronate chez des animaux, aucun effet secondaire n'a été observé chez des rats avec des doses pouvant aller jusqu'à 25 mg/kg/jour et chez des lapins avec des doses pouvant aller jusqu'à 35 mg/kg/jour.

Remarques particulières

Conservation
Alendronate Spirig HC ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP.» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Conserver les médicaments hors de la portée des enfants et à température ambiante (15-25 °C) dans l'emballage d'origine.

Numéro d’autorisation

58036 (Swissmedic).

Présentation

4 et 12 comprimés [B]

Titulaire de l’autorisation

Spirig HealthCare SA, Egerkingen.

Mise à jour de l’information

Mars 2016.

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