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Information professionnelle sur Pharmalgen® Apis mellifera / Vespula spp. / Albumin Diluent:ALK-Abelló AG
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs:
Pharmalgen® Apis mellifera: venin d’abeille.
Pharmalgen® Vespula spp.: venin de guêpe.
Pharmalgen® Albumin Diluent: sans objet.
Excipients:
Pharmalgen Apis mellifera, Pharmalgen Vespula spp.
Lyophilisat: mannitolum, albuminum seri humani, acidum hydrochloricum aut natrii hydroxidum q.s. ad pH pro vitro.
Pharmalgen Albumin Diluent
Albuminum seri humani, natrii chloridum, conserv: phenolum 4 mg, aqua q.s. ad solutionem pro 1 ml.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Pharmalgen Apis mellifera, Pharmalgen Vespula spp.
Poudre et solvant pour la fabrication d’une solution injectable.
Chaque flacon de Pharmalgen contient 120 µg de venin d’insecte. Après reconstitution avec 1,2 ml de Pharmalgen Albumin Diluent, le flacon contient 100 µg/ml de venin d’insecte.
Un mode d’emploi pour la reconstitution et la dilution du produit avant l’administration se trouve sous «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation».
Pharmalgen Albumin Diluent
Solvant pour la reconstitution de Pharmalgen Apis mellifera ou Vespula spp.
1 flacon contient 5 ml de solvant.
Pharmalgen Albumin Diluent convient uniquement pour la reconstitution du lyophilisat de Pharmalgen Apis mellifera ou Vespula spp.
Pharmalgen Albumin Diluent ne doit pas être utilisé seul.

Indications/Possibilités d’emploi

Tests cutanés et traitement causal (immunothérapie spécifique/hyposensibilisation/vaccin contre les allergies) des réactions allergiques de type immédiat (allergies de type I) causées par les piqûres d’abeilles ou de guêpes.
Avant le début du traitement, il faut confirmer l’allergie au venin d’insecte correspondant par l’examen de l’anamnèse et la réalisation de diagnostics in vivo et/ou in vitro.
Les préparations de Pharmalgen sont employées pour l’immunothérapie spécifique et les tests cutanés.
Diagnostic (tests cutanés)
Le diagnostic, établi à l’aide des tests cutanés in vivo et des tests in vitro (RAST), permet de confirmer une sensibilisation de type immédiat (IgE) au venin d’insecte correspondant et de déterminer le degré de sensibilisation du patient.
Attention: un test cutané peut s’avérer faussement négatif jusqu’à deux semaines après une piqûre.
Prick-test
Le prick-test doit en général être pratiqué en double. Il est indiqué de procéder à un témoin positif (par ex. 0.1% de dichlorhydrate d‘histamine) et à un témoin négatif (Pharmalgen Albumin Diluent) en même temps. Cependant, un prick-test négatif n’exclut pas une sensibilisation au venin d’insecte.
On recommande une concentration de 100 µg de venin d’insecte/ml pour le prick-test. Chez les patients hautement sensibilisés, il est conseillé d’appliquer une concentration plus faible (par ex. 1 ou 10 µg de venin d’insecte/ml) pour le test.
Le prick-test peut également aider à déterminer la concentration initiale individuelle pour l’immunothérapie spécifique par un titrage permettant de déterminer le point de virage. La concentration initiale de cette série de tests est de 0.01 µg/ml de Pharmalgen venin d’insecte. En cas de réaction positive à cette concentration, le point de virage doit être déterminé à des concentrations plus faibles. En l’absence de réaction à 0.01 µg/ml, il faut poursuivre la série de tests en augmentant les concentrations (0.1; 1 µg/ml, etc.). La concentration maximale est en l’occurrence de 100 µg/ml. Un mode d’emploi pour la reconstitution et la dilution du produit avant l’administration se trouve sous «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation». La concentration la plus faible provoquant une papule d’environ 3 mm de diamètre correspond au point de virage du titrage.
·L’évaluation des réactions se fait après 15-20 minutes. Une réaction est estimée positive si la papule causée mesure plus de 3 mm de diamètre.
Test intracutané
Le test intracutané est 100 à 1000 fois plus sensible que le prick-test et doit toujours être effectué dans le cadre d’un titrage permettant de détermine le point de virage.
La concentration initiale de cette série de tests est de 0.0001 µg/ml de Pharmalgen venin d’insecte. Un mode d’emploi pour la reconstitution et la dilution du produit avant l’administration se trouve sous «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation».
·En cas de réaction claire à cette concentration, le point de virage doit être déterminé avec des concentrations plus basses.
·En l’absence de réaction à 0.0001 µg/ml, il faut poursuivre les tests en augmentant les concentrations toutes les 20 minutes (0.001; 0.01 µg/ml, etc.). La concentration maximale est en l’occurrence de 1 µg/ml. Des concentrations plus élevées peuvent déclencher des réactions non spécifiques (résultats fauxpositifs).
·La concentration la plus faible provoquant une papule d’environ 5 mm de diamètre correspond au point de virage du titrage.
·L’évaluation des réactions se fait après 15 à 20 minutes.
·Une réaction est estimée positive si la papule causée mesure plus de 5 mm de diamètre et des rougeurs apparaissent.
·Pharmalgen Albumin Diluent est utilisé comme témoin négatif.

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement se divise en un traitement initial et un traitement d’entretien. La SSAI (Société Suisse d’Allergologie et d’Immunologie) recommande que l’analyse soit effectuée et le diagnostic posé par un allergologue ou un médecin spécialiste des maladies allergiques. Le médecin doit maîtriser les mesures usuelles de réanimation.
Avant le début du traitement par Pharmalgen, il faut confirmer l’allergie au venin d’abeille ou de guêpe médiée par IgE en examinant l’anamnèse et par des diagnostics in vivo et/ou in vitro.
En raison du risque de choc anaphylactique, il faut absolument éviter les injections intracutanées, intramusculaires ou intravasales. Pour éviter une injection intravasale, il faut aspirer avec précautions avant l’injection.
La posologie doit être adaptée aux réactions individuelles du patient et ne peut être augmentée qu’en cas de parfaite tolérance à l’injection précédente.
L’immunothérapie spécifique se compose d’un traitement initial suivi par un traitement d’entretien. Les injections du traitement initial sont administrées selon le schéma posologique I, II ou III (voir ci-dessous). Dans le cadre du traitement ultérieur d’entretien, les injections se font toutes les 4 semaines. Il ne faut toutefois considérer ces informations que comme des recommandations générales. En particulier en cas d’intolérance et d’interruption du traitement (par ex. pour cause d’infection, de vaccination, de vacances), il convient de réduire la dose individuellement, le cas échéant. La dose doit alors uniquement être augmentée si la dernière injection a été bien tolérée.
Traitement initial
Dans le cadre du traitement initial, on augmente progressivement la quantité d’allergènes employée dans la dose initiale adaptée au patient jusqu’à atteindre la dose d’entretien. La dose initiale du patient est définie en fonction du résultat du titrage permettant de déterminer le point de virage:
·Détermination du point de virage par prick-tests:
La dose initiale est de 0.1 ml d’une dilution au 1:1000e de la concentration du point de virage.
·Détermination du point de virage par test intracutané:
La dose initiale est de 0.1 ml d’une dilution au 1:10e de la concentration du point de virage.
Les recommandations quant au traitement initial en cas de dose initiale de 0.01 µg sont indiquées dans le schéma posologique I (hyposensibilisation rapide), II (hyposensibilisation rapide modifiée, augmentation posologique progressive et par paliers en groupe) et III (traitement initial conventionnel). Si la dose initiale est inférieure à 0.01 µg, la dose d’allergène est augmentée d’un facteur 10 à chaque injection jusqu’à atteindre une concentration de 0.01 µg. L’augmentation suit ensuite le schéma I, II ou III.
Hyposensibilisation rapide, schéma I
Le patient est admis à l’hôpital et reçoit une injection toutes les deux heures, au maximum 4 injections par jour.

Jour

Concentration (µg/ml)

Volume d’injection (ml)

Dose (µg)

1

0.1

0.1

0.01*

0.1

0.2

0.02

0.1

0.4

0.04

1.0

0.08

0.08

2

1.0

0.1

0.1

1.0

0.2

0.2

1.0

0.4

0.4

10

0.08

0.8

3

10

0.1

1

10

0.2

2

10

0.4

4

100

0.08

8**

4

100

0.1

10**

100

0.2

20**

100

0.4

40**

100

0.8

80**

5

100

1.0

100**,***

* Ou une dose initiale plus basse si nécessaire.
** Pour éviter les réactions, nous recommandons, pour toutes les doses à des concentrations de 100 µg/ml, de les administrer en 2 injections chacune, à 30 minutes d’intervalle.
*** L’administration de la dose d’entretien est répétée au bout de 1, 2, 3 et 4 semaines, puis chaque mois avec 100 µg ou la dose tolérée la plus élevée.
Hyposensibilisation rapide modifiée, schéma II
Le patient, placé sous surveillance intensive (centre, hôpital) pendant une journée, reçoit toutes les 2 heures l’une des 4 injections de la semaine 1, puis une fois par semaine jusqu’à atteindre la dose d’entretien.

Semaine

Concentration (µg/ml)

Volume d’injection (ml)

Dose (µg)

1

0.1

0.1

0.01*

1.0

0.1

0.1

1.0

1.0

1.0

10

0.3

3.0

2

10

0.5

5**

3

100

0.1

10**

4

100

0.2

20**

5

100

0.4

40**

6

100

0.8

80**

7

100

1.0

100**,***

* Ou une dose initiale plus basse si nécessaire.
** Pour éviter les réactions, nous recommandons d’administrer les doses de 5 à 100 µg en 2 injections, chacune à 30 minutes d’intervalle.
*** L’administration de la dose d’entretien est répétée au bout de 1, 2, 3 et 4 semaines, puis chaque mois avec 100 µg ou la dose tolérée la plus élevée.
Traitement initial conventionnel, schéma III
Une injection une ou deux fois par semaine selon le tableau ci-dessous.

Semaine

Concentration (µg/ml)

Volume d’injection (ml)

Dose (µg)

1

0.1

0.1

0.01*

2

1.0

0.1

0.1

3

10

0.1

1.0

4

10

0.5

5**

5

100

0.1

10**

6

100

0.2

20**

7

100

0.3

30**

8

100

0.4

40**

9

100

0.5

50**

10

100

0.6

60**

11

100

0.8

80**

12

100

1.0

100**,***

* Ou une dose initiale plus basse si nécessaire.
** Pour éviter les réactions, nous recommandons d’administrer les doses de 5 à 100 µg en 2 injections, chacune à 30 minutes d’intervalle.
*** L’administration de la dose d’entretien est répétée au bout de 1, 2, 3 et 4 semaines, puis chaque mois avec 100 µg ou la dose tolérée la plus élevée.
Réduction de la dose après interruption du traitement
Si, exceptionnellement dans le cadre du traitement initial conventionnel, un intervalle de 1 semaine est dépassé, la dose ne peut pas être augmentée davantage, mais doit être adaptée comme suit:

Intervalle

Posologie

>1-2 semaines

Répétition de la dernière dose administrée

>2-3 semaines

Réduction à 1/2 de la dernière dose administrée

>3-4 semaines

Réduction à 1/10 de la dernière dose administrée

Plus de 4 semaines

Réinitiation du traitement (à la dose initiale individuelle)

Après une réduction de la dose, on poursuit l’augmentation posologique jusqu’à atteindre la dose d’entretien. L’augmentation est réalisée en respectant des intervalles d’injection de (3 à) 7 jours selon le schéma du traitement initial conventionnel (le cas échéant, par paliers).
Traitement d’entretien
La dose d’entretien recommandée est de 100 µg de venin d’insecte. Cependant, la dose maximale adaptée au patient peut être inférieure. Si elle est nettement inférieure à la dose d’entretien recommandée, il n’est pas certain que l’effet thérapeutique soit suffisant. Si on observe chez un patient après atteinte de la dose maximale recommandée des réactions allergiques à une piqûre d’insecte, il est possible d’augmenter la dose d’entretien jusqu’à 200 µg, en faisant preuve d’une grande prudence.
Intervalle d’injection
Un intervalle d’injection de 4 semaines est prévu dans le cadre du traitement d’entretien par préparations Pharmalgen. Une fois le traitement initial terminé et la dose d’entretien atteinte, l’intervalle d’injection doit toujours être allongé d’une semaine pour atteindre un intervalle de 4 semaines (voir ci-dessous pour le passage aux préparations Alutard SQ venins d’insectes).
Dépassement de l’intervalle dans le cadre du traitement d’entretien
Si, exceptionnellement, un intervalle de 4 semaines est dépassé, la dose doit être réduite comme suit:

Intervalle

Posologie

>4-6 semaines

Réduction à 3/4 de la dernière dose administrée

>6-8 semaines

Réduction à 1/2 de la dernière dose administrée

>8-10 semaines

Réduction à 1/4 de la dernière dose administrée

Plus de 10 semaines

Réinitiation du traitement (à la dose initiale individuelle)

Après une réduction de la dose, on augmente à nouveau la dose jusqu’à atteindre la dose d’entretien. L’augmentation est réalisée en respectant des intervalles d’injection de (3 à) 7 jours et correspond au schéma du traitement initial conventionnel (le cas échéant, par paliers).
Réduction posologique en cas de réactions systémiques
En cas de réactions systémiques graves suite à l’injection, le traitement par Pharmalgen ne doit être poursuivi qu’après examen minutieux. En cas de poursuite du traitement, il faut envisager de réduire la dose à 10% de la dose qui a déclenché la réaction.
Réduction posologique en cas de réactions localisées au point d’injection
En cas de réaction localisée mesurant 8 cm de diamètre ou plus chez l’adulte ou 5 cm ou plus chez l’enfant et persistant plus de 6 heures, la dose doit être réduite selon le tableau suivant.

Diamètre maximum de l’œdème

  Procédure à suivre

Enfants

Adultes

 

<5 cm

<8 cm

La dose peut être augmentée selon le schéma posologique.

5-7 cm

8-12 cm

Répétition de la dernière dose administrée

7-12 cm

12-20 cm

Réduction de la dose d’un palier dans le schéma posologique

12-17 cm

>20 cm

Réduction de la dose de 2 paliers dans le schéma posologique

>17 cm

 

Réduction de la dose de 3 paliers dans le schéma posologique

Traitement concomitant d’une allergie aux venins d’abeille et de guêpe
Pharmalgen Apis mellifera et Pharmalgen Vespula ssp. ne doivent en aucun cas être mélangés.
Chez les patients allergiques aux venins d’abeille et de guêpe, le traitement ne doit être initié qu’avec un seul allergène dans un premier temps. Une fois la dose d’entretien atteinte, le traitement initial avec le second allergène peut débuter.
Dans le cadre du traitement d’entretien, il convient d’attendre au moins 2-3 jours entre les différentes injections de venin d’insecte.
Passage d’un traitement par les préparations Pharmalgen à la préparation correspondante Alutard SQ venin d’insecte
En fin de traitement initial par Pharmalgen venin d’insecte (mais également à tout moment), il est possible de passer à la préparation correspondante Alutard SQ venin d’insecte: la concentration de 100 µg/ml Pharmalgen venin d’insecte correspond à 100 000 SQ-U/ml pour les préparations Alutard SQ venin d’insecte. En l’occurrence, il ne faut pas dépasser l’intervalle d’injection prévu pour les préparations Pharmalgen. Pour de plus amples informations: consulter l’information professionnelle d’Alutard SQ venin d’insecte.
Durée d’utilisation
Le traitement par les préparations Pharmalgen doit être suivi tout au long de l’année pendant au moins 3 à 5 ans, même plus longtemps en présence de facteurs de risque particuliers. Dans certains cas (par ex. patients atteints de mastocytose), un traitement à vie peut même être nécessaire.
Instructions spéciales pour la posologie
Patients âgés
Chez les personnes âgées, il convient de surveiller les maladies survenant plus fréquemment à un âge avancé qui empêchent tout traitement par les préparations Pharmalgen (voir «Contre-indications»).
Enfants et adolescents (moins de 18 ans)
Il faut prendre des précautions particulières pour déterminer le rapport risque-bénéfice chez l’enfant de moins de 5 ans. On ne dispose que de quelques données cliniques sur l’efficacité du produit sur l’enfant de ≥5 ans, mais les données sur l’innocuité n’indiquent pas de risque plus important que chez l’adulte.

Contre-indications

·Hypersensibilité à l’un des composants de la préparation.
·Tuberculose active.
·Maladies immunopathologiques graves (par ex. maladie à complexe immun, maladie auto-immune) et maladies liées à une immunodéficience.
·Maladies rhumatismales.
·Maladies inflammatoires chroniques graves.
·Maladies tumorales.
·Patients atteints d’asthme bronchique insuffisamment traité ou d’asthme bronchique, avec insuffisance pulmonaire durable inférieure à 70% du VEMS1 par rapport à la valeur théorique malgré un traitement médicamenteux adéquat.

Mises en garde et précautions

Seuls des médecins sachant mettre en œuvre une immunothérapie spécifique peuvent instaurer le traitement.
Pharmalgen doit être administré par voie sous-cutanée. Une administration intravasale doit être évitée (contrôle par aspiration) en raison du risque important de réactions allergiques. Il faut toujours garder à portée de main des médicaments d’urgence pour le traitement d’un choc anaphylactique.
Avant chaque injection, il faut vérifier le type, la concentration, le volume et la date d’administration de l’injection précédente (intervalle posologique).
Après chaque injection, il convient de surveiller le patient pendant au moins 30 minutes. Il faut conseiller au patient d’éviter la consommation d’alcool, tout effort physique intense, les douches chaudes et la fréquentation des saunas le jour de l’injection.
Toutes les réactions allergiques suivant une injection doivent être consignées et la posologie doit être contrôlée.
Les réactions allergiques doivent être traitées immédiatement et il faut conseiller au patient d’indiquer toute réaction locale ou systémique tardive au médecin traitant lors de la visite suivante.
Le patient doit être informé qu’en cas de grave réaction systémique tardive, il doit consulter un médecin ou un service d’urgence.
Tout traitement par des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) doit être interrompu au moins 24 heures avant l’injection car l’inhibition du métabolisme de l’angiotensine augmente le risque de réactions anaphylactiques.
Le traitement par bêtabloquants (y compris les collyres) réduit l’effet de l’adrénaline dans le traitement des réactions anaphylactiques.
Chez les patients présentant une concentration de la tryptase sérique basale accrue et/ou une mastocytose, le risque de réactions allergiques systémiques ainsi que leur degré de sévérité peut être accru.
Chez les patients atteints de mastocytose, l’efficacité peut être plus faible en comparaison avec d’autres patients allergiques aux piqûres d’insectes.
Précautions lors du traitement
·Il convient de contrôler la fonction pulmonaire du patient avant le traitement par Pharmalgen (voir «Contre-indications»).
·La tolérance du patient à Pharmalgen peut évoluer si la posologie d’autres anti-allergènes a été modifiée (voir «Interactions»).
·Avant chaque injection, il faut vérifier que les flacons (en particulier ceux qui sont déjà ouverts) ne présentent pas de turbidité ou d’autres signes de contamination.
·Le traitement par Pharmalgen se fait par injections sous-cutanées. En raison du risque de choc anaphylactique, il faut absolument éviter les injections intravasales.
·Le patient doit absolument être placé sous surveillance médicale pendant au moins 30 minutes après l’injection. Un traitement des symptômes doit être instauré en cas de symptômes de réaction immédiate tels qu’urticaire, angio-œdème ou crise d’asthme sévère dans cet intervalle.
·Un traitement par antidépresseurs tricycliques et par des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), peut renforcer l’action de l’adrénaline. L’adrénaline est employée dans le traitement des réactions systémiques graves.
·Les patients atteints de maladies cardiovasculaires graves doivent faire l’objet d’un suivi étroit dans le cadre d’un traitement par Pharmalgen car il existe un risque de réaction anaphylactique.
Situations nécessitant une adaptation posologique ou un report de l’injection:
·Si le patient est fiévreux ou présente d’autres signes cliniques d’infection aiguë ou chronique.
·Si la fonction pulmonaire du patient est ≤70% de sa valeur maximale.
·En cas de réactions systémiques (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
·En cas de réactions locales (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
·En cas de dépassement de l’intervalle d’administration prévu (voir «Posologie/Mode d’emploi»).

Interactions

Très rarement, on a signalé des réactions anaphylactiques à une hyposensibilisation par venin d’abeille ou de guêpe engageant le pronostic vital chez des patients traités par IECA. Ce risque potentiel peut être évité par une interruption temporaire du traitement par IECA (selon la demi-vie de l’IECA). Il faut examiner attentivement le rapport entre le risque d’interruption du traitement par IECA et le bénéfice d’une immunothérapie spécifique par venin d’abeille ou de guêpe (voir «Mises en garde et précautions»).
Avant et après une vaccination, il faut, dans la mesure du possible, laisser s’écouler au moins 1 semaine avant l’injection de Pharmalgen, voire plus longtemps selon la réaction. Il convient d’adapter la dose à un éventuel dépassement de l’intervalle d’injection (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Un traitement symptomatique concomitant par antiallergiques (par ex. antihistaminiques, glucocorticoïdes, stabilisateurs de mastocytes) peut influer sur le seuil de tolérance du patient.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
Traitement
Il n’existe pas de données suffisantes concernant l’emploi chez la femme enceinte.
Il n’existe pas d’expérimentations animales suffisantes concernant l’incidence sur la grossesse, le développement embryonnaire, le développement fœtal et/ou le développement post-natal. Le risque potentiel pour l’être humain n’est pas connu. Le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.
Tests cutanés
Il ne faut pas réaliser de tests cutanés pendant la grossesse.
Allaitement
Il n’existe pas de données cliniques concernant l’emploi de Pharmalgen pendant l’allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Occasionnellement, une légère fatigue peut survenir chez certains patients après l’injection; les conducteurs en particulier et les patients travaillant avec des machines ou n’étant pas bien sécurisés doivent donc faire attention.

Effets indésirables

En général, les réactions qui surviennent lors du traitement par Pharmalgen sont des réactions immunologiques (locales et/ou systémiques) à l’allergène correspondant. Les symptômes d’une réaction précoce se manifestent au cours des 30 minutes suivant l’injection. Les symptômes d’une réaction tardive se manifestent normalement au cours des 24 heures suivant l’injection.
Des réactions locales au point d’injection sont des effets indésirables très fréquents chez les patients traités par Pharmalgen sont (42%).
Les effets indésirables sont classés par fréquence selon la convention MedDRA: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1’000 à <1/100), rares (≥1/10’000 à <1/1’000), très rares (<1/10’000). Les fréquences reposent sur des études cliniques portant sur les immunothérapies. «Fréquence inconnue» indique que la fréquence ne peut pas être estimée à partir des données disponibles et repose sur l’expérience postmarketing.

Classes de systèmes d’organes

Fréquence

Effet indésirable du médicament

Système immunitaire

fréquent

Réaction anaphylactique

rare

Choc anaphylactique

Système nerveux

très fréquent

Céphalées (14%)

inconnu

Vertiges, paresthésie

Troubles oculaires

fréquent

Conjonctivite

inconnu

Œdème palpébral

Oreille et conduit auditif

inconnu

Vertiges

Troubles cardiaques

inconnu

Palpitations, tachycardie, cyanose

Troubles vasculaires

fréquent

Flush

inconnu

Hypotonie, pâleur

Organes respiratoires

fréquent

Halètement, toux, dyspnée

inconnu

Asthme, congestion nasale, rhinite allergique, éternuements, bronchospasmes, irritation pharyngienne, rétrécissement pharyngien

Troubles gastro-intestinaux

fréquent

Diarrhée, vomissement, nausées, dyspepsie

inconnu

Douleurs abdominales

Troubles cutanés

fréquent

Urticaire, prurit, éruptions cutanées

inconnu

Angio-œdème, rougeurs

Troubles musculo-squelettiques

occasionnel

Douleurs dorsales

inconnu

Gonflement articulaire, douleur articulaire

Troubles généraux et accidents liés au site d’administration

très fréquent

Gonflement au point d’injection (42%)

fréquent

Prurit au point d’injection, urticaire au point d’injection, malaises, fatigue

inconnu

Prurit, douleurs thoraciques, frissons, rougeurs au point d’injection, douleurs au point d’injection, sensation de corps étranger

Réactions locales
Les réactions locales surviennent au point d’injection et comprennent: gonflement au point d’injection, rougeurs, douleurs, prurit, changement de couleur et hématome.
Les réactions locales peuvent être traitées par des médicaments symptomatiques tels que des antihistaminiques.
Réactions systémiques
Les réactions systémiques sont en général légères à modérées et peuvent être traitées par des médicaments symptomatiques tels que des antihistaminiques.
Les réactions immédiates fréquentes sont l’urticaire, la fatigue, la détresse respiratoire, la sensation d’oppression dans la poitrine et le flush. Les autres réactions immédiates possibles sont: rhinite, écoulement nasal, toux, éternuements, conjonctivite et asthme. Ces réactions peuvent également survenir tardivement. Autres réactions tardives: céphalées, prurit, malaise général.
L’œdème de Quincke, le bronchospasme et le gonflement labial ou lingual sont rares.
Si ces réactions sont plus importantes et générales, le patient doit immédiatement informer son médecin ou à défaut son remplaçant. Dans tous les cas, le patient doit informer le médecin traitant avant l’injection suivante des réactions survenues ultérieurement.
Anaphylaxie
Dans de rares cas, les patients peuvent développer les symptômes cliniques d’une réaction anaphylactique. Les symptômes anaphylactiques surviennent quelques minutes après l’exposition du patient à l’immunothérapie. Les premiers symptômes indiquant une réaction allergique grave incluent fréquemment un flush, un prurit intense sur la paume des mains et la plante des pieds ainsi que sur d’autres parties du corps (comme l’urticaire). Une sensation de chaleur, un malaise général et un état d’inquiétude/d’angoisse peuvent survenir.
Les symptômes d’un choc anaphylactique comprennent: gonflement labial, cervical et lingual (peut survenir avec ou sans troubles respiratoires et bronchospasme), souffle court ou obstruction bronchique suivie d’œdèmes pulmonaires. Les symptômes d’affections des voies respiratoires supérieures peuvent inclure des éternuements, une rhinite et un œdème laryngé qui peut entraîner des modifications de la voix et une respiration sifflante (stridor). Les troubles gastro-intestinaux peuvent se traduire par des nausées, des douleurs et des crampes abdominales, des vomissements et des diarrhées. Ces symptômes peuvent évoluer en symptômes cardiovasculaires, y compris chute de tension, tachycardie, arythmies, flutter ventriculaire et, dans les cas graves, en un choc et un arrêt cardiaque. Les réactions possibles au niveau du système nerveux central incluent une altération de l’état de conscience pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance et à un risque de coma.
Un choc anaphylactique se produit rapidement, en quelques minutes après l’injection et exige un traitement rapide. Un traitement en accord avec les directives actuelles pour la prise en charge des chocs anaphylactiques doit être instauré.
En cas de réactions locales étendues et de réactions systémiques, le traitement doit être évalué (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Traitement des effets indésirables (recommandations conformes à la directive de l’EAACI sur l’immunothérapie de 2006):

Symptômes

Traitement de l’adulte

Traitement de l’enfant

Réaction locale étendue (>12 cm au bout de 30 min.)

Antihistaminique oral;
observation pendant au moins 60 min.

Antihistaminique oral;
observation pendant au moins 60 min.

Rhinite

Antihistaminique oral;
observation pendant au moins 60 min. et répétition du débit expiratoire de pointe (DEP).

Antihistaminique oral;
observation pendant au moins 60 min. et répétition du débit expiratoire de pointe (DEP).

Léger urticaire

Antihistaminique oral ou parentéral;
observation pendant au moins 60 min.

Antihistaminique oral ou parentéral;
observation pendant au moins 60 min.

Asthme

β-2-agoniste par inhalation;
β-2-agoniste IV/SC;
oxygène;
corticostéroïde (prednisolone 50 mg ou méthylprednisolone 40 mg IV);
envisager une hospitalisation.

β-2-agoniste par inhalation;
β-2-agoniste IV/SC;
oxygène;
corticostéroïde (méthylprednisolone
2 mg/kg IV);
théophylline;
envisager une hospitalisation.

Réactions systémiques

Adrénaline (1 mg/ml) 0.3-0.5 mg IM profonde.

Adrénaline (1 mg/ml) 0.005 mg/kg IM profonde.

Urticaire généralisé
Angio-œdème

Accès IV (0,9% de solution saline);
contrôle de la tension artérielle et du pouls;
antihistaminique IM;
corticostéroïde (prednisolone 50 mg ou méthylprednisolone 40 mg IV);
envisager une hospitalisation.

Accès IV (0.9% de solution saline);
contrôle de la tension artérielle et du pouls;
antihistaminique IM;
corticostéroïde (méthylprednisolone 2 mg/kg IV);
envisager une hospitalisation.

Choc anaphylactique

Adrénaline (1 mg/ml) 0.5-0.8 mg IM profonde ou (diluée à 0.1 mg/ml)
0.3-0.5 mg IV (lentement en doses fractionnées) peut être répétée après 10-20 min;
accès IV (0.9% de solution saline);
allonger le patient sur le dos;
oxygène 5-10 l/min;
contrôle de la tension artérielle, du pouls et de la saturation du sang en oxygène;
antihistaminique IV;
méthylprednisolone 80 mg IV;
hospitalisation nécessaire en raison du risque de choc tardif.

Adrénaline (1 mg/ml) 0.01 mg/kg (équivaut à 0.01 ml/kg) IM profonde ou si nécessaire (diluée à 0.1 mg/ml) IV (lentement en doses fractionnées);
accès IV (0,9% de solution saline);
allonger le patient sur le dos;
oxygène;
contrôle de la tension artérielle, du pouls et de la saturation du sang en oxygène;
antihistaminique IM;
corticostéroïdes (méthylprednisolone
2 mg/kg IV);
hospitalisation nécessaire en raison du risque de choc tardif.

Expérience chez l’enfant
De manière générale, le profil des effets indésirables chez les enfants et les adolescents traités par Pharmalgen est comparable à celui des adultes.

Surdosage

En cas de surdosage, le risque de réactions allergiques graves augmente. Une surveillance étroite du patient s’impose et tous les symptômes doivent être traités de manière appropriée.

Propriétés/Effets

Code ATC: V01AA
Mécanisme d’action
Le prick-test et le test intracutané provoquent une réaction allergique immédiate dans les 10 à 20 minutes. Cette réaction se caractérise par l’apparition de papules et de rougeurs. Les papules et les rougeurs sont produites par la réponse immune médiée par les IgE et sont causées principalement par la liaison de l’allergène administré aux IgE spécifiques des mastocytes. Cette liaison entraîne l’activation des cellules qui libèrent des médiateurs vasoactifs, tels que des histamines, des prostaglandines D2 (PGD2) et des leucotriènes C4 (LTC4).
Les variations immunologiques suivantes provoquées par le traitement (par des préparations ALK) ont été démontrées: la modification du profil des cytokines limite la migration des lymphocytes T et des granulocytes éosinophiles vers les organes cibles. Le rapport entre les cytokines Th2 et Th1 est modifié en faveur des cytokines Th1. Par ailleurs, le taux de synthèse de l’IL-10, qui provoque entre autres une anergie de lymphocytes T, augmente. En raison du nombre réduit de granulocytes basophiles recirculants dans le sang périphérique, la libération de l’histamine est en outre réduite.

Pharmacocinétique

Les allergènes contenus dans Pharmalgen sont principalement des polypeptides et des protéines. On estime qu’ils se décomposent en polypeptides courts et en acides aminés. On suppose que les allergènes de Pharmalgen ne sont pas absorbés en quantité significative dans le système vasculaire. Ni des études pharmacocinétiques sur l’animal ni des études cliniques n’ont été menées pour déterminer le profil pharmacocinétique et le métabolisme de Pharmalgen.

Données précliniques

Il n’existe aucune donnée spécifique pertinente pour l’utilisation de la préparation.

Remarques particulières

Incompatibilités
Aucune étude de tolérance n’ayant été effectuée, ce médicament ne doit pas être mélangé à d’autres médicaments.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
La stabilité de Pharmalgen Apis mellifera ou Vespula spp. après reconstitution à une concentration de 100 µg/ml est de 6 mois.*

Concentration de la solution diluée

Stabilité après dilution*

10 µg/ml

2 semaines

1 µg/ml

1 semaine

0.1 µg/ml

1 semaine

<0.1 µg/ml

1 jour

 

 

* mais au maximum correspondant à la stabilité du lyophilisat ou du solvant!
Conserver les préparations Pharmalgen reconstituées et diluées au réfrigérateur (2-8°C). Ne pas congeler. Protéger de la lumière.
Remarques concernant le stockage
Conserver au réfrigérateur (2-8°C). Ne pas congeler.
Conserver le récipient dans son carton pour le protéger de la lumière.
Attention: les températures peuvent être inférieures au niveau du panneau arrière du réfrigérateur. Détruire les préparations congelées et redécongelées.
Tenir hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Préparation des solutions d’allergènes:
Pour garantir la stabilité, les préparations Pharmalgen de venin d’insecte sont lyophilisées.
Avant utilisation, le lyophilisat doit être reconstitué avec Pharmalgen Albumin Diluent comme décrit ci-dessous. Ne pas utiliser d’autres solvants pour la reconstitution.
Reconstitution du lyophilisat:
1.Aspirez 1.2 ml de Pharmalgen Albumin Diluent dans une seringue à usage unique.
2.Injectez avec précaution 1.2 ml de Pharmalgen Albumin Diluent dans le flacon contenant le lyophilisat.
3.Avant de retirer la canule, éliminez 1.2 ml d’air afin de supprimer l’excès de pression.
4.Retournez le flacon avec précaution 10 à 20 fois; vérifiez que le lyophilisat s’est bien dissous. La solution est maintenant prête à l’emploi.
Après reconstitution, la solution contient 100 µg/ml de venin d’insecte. La date de reconstitution et la date de péremption doivent être notées sur l’étiquette du flacon.
De plus faibles concentrations doivent être préparées par une dilution de cette solution. Veuillez utiliser Pharmalgen Albumin Diluent pour la dilution. Afin de prévenir tout risque de confusion, les flacons doivent être étiquetés au préalable (indications minimales: préparation avec allergène, concentration, date de dilution et date de péremption (voir la rubrique «Stabilité» ci-dessus)).
Série de dilutions:
1.10 µg/ml (1:10): 0,55 ml de 100 µg/ml + 5 ml de Pharmalgen Albumin Diluent
2.1 µg/ml (1:100): 0,55 ml de 10 µg/ml + 5 ml de Pharmalgen Albumin Diluent
3.0,1 µg/ml (1:1000): 0,55 ml de 1 µg/ml + 5 ml de Pharmalgen Albumin Diluent
D’autres dilutions (p. ex. pour la réalisation d’un prick-test) peuvent être faites selon la même méthode (voir l’illustration ci-dessous).

Attention! N’utilisez pas la même seringue stérile pour procéder aux différentes concentrations. Utilisez une nouvelle seringue stérile pour chaque stade de dilution.
Afin de prévenir tout risque de confusion, les flacons doivent être étiquetés au préalable (indications minimales: préparation avec allergène, concentration, date de dilution et date de péremption (voir la rubrique «Stabilité» ci-dessus)).

Numéro d’autorisation

60687, 60688, 62806 (Swissmedic).

Présentation

Pharmalgen Apis mellifera, Pharmalgen Vespula spp., poudre et solvant pour la fabrication d’une solution injectable
4 flacons de lyophilisat et 4 flacons de 5 ml de Pharmalgen Albumin Diluent pour la reconstitution [A].
Pharmalgen Albumin Diluent, solvant pour la reconstitution et la dilution de Pharmalgen Apis mellifera ou Vespula spp.
10 flacons de 5 ml de Pharmalgen Albumin Diluent [A].

Titulaire de l’autorisation

ALK-Abelló AG, Volketswil.

Mise à jour de l’information

Octobre 2016

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