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Information professionnelle sur Oxaliplatin® medac:Opopharma Vertriebs AG
Information professionnelle complèteDDDimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

OEMéd

Composition

Principe actif:Oxaliplatinum.
Excipient:Lactosum monohydricum.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Poudre sèche (lyophilisat) pour la reconstitution d’une solution de perfusion:
Flacons perforables de 50 mg et de 100 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement des cancers colorectaux métastatiques en association avec le 5-fluorouracile et l’acide folinique.
Traitement adjuvant du cancer du côlon au stade III (stade C de Dukes), en association avec le 5-fluorouracile et l’acide folinique.

Posologie/Mode d’emploi

La dose recommandée d’oxaliplatine chez l’adulte est de 85 mg/m² toutes les deux semaines, en association avec le 5-fluorouracile et l’acide folinique. Il est recommandé de poursuivre le traitement adjuvant sur 12 cycles (6 mois).
L’administration de l’oxaliplatine doit toujours précéder celle du 5-fluorouracile et n’exige aucune hydratation préalable.
L’oxaliplatine dilué dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5% est perfusé par voie veineuse périphérique ou centrale sur une durée de 2 heures. Préparation et administration de la solution de perfusion: voir «Remarques particulières, Remarques concernant la manipulation».
Instructions spéciales pour le dosage
Patients âgés
Étant donné que les organes des personnes âgées – en particulier le foie et les reins – présentent souvent une fonction restreinte, la posologie doit être définie avec un soin particulier chez ces patients.
Pédiatrie
La sécurité et l’efficacité n’ont pas été étudiées chez l’enfant.
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée, il faut surveiller la clairance de la créatine et ajuster la dose en fonction de la toxicité (voir «Pharmacocinétique»). Oxaliplatin medac est contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale sévère (voir «Contre-indications»).
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement de la dose n’est recommandé chez les patients présentant des taux accrus d’enzymes hépatiques.
Aucun effet significatif n’a été observé sur la clairance du platine ultrafiltrable chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. On ne dispose pas de données concernant les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère.
Ajustement de la dose lors d’effets indésirables
Si des symptômes neurologiques se manifestent ou si des signes de toxicité apparaissent à l’hémogramme ou au niveau des voies digestives, l’adaptation recommandée de la dose d’oxaliplatine dépendra de la durée et de la sévérité de ces symptômes ou signes de toxicité:
Si les symptômes durent plus de 7 jours et sont douloureux, la dose d’oxaliplatine du cycle suivant doit être réduite de 25%.
Si des paresthésies sans restrictions fonctionnelles persistent jusqu’au cycle suivant, la dose d’oxaliplatine doit être réduite de 25%.
Si des paresthésies avec restrictions fonctionnelles persistent jusqu’au cycle suivant, le traitement doit être suspendu. La reprise du traitement peut être envisagée après obtention d’un soulagement des symptômes suite à l’interruption du traitement à l’oxaliplatine.
Si un patient subit une dysesthésie pharyngolaryngée aiguë au cours des deux heures d’administration de la perfusion ou au cours des heures suivantes, les perfusions d’oxaliplatine ultérieures doivent être administrées sur une durée de six heures.
Une diarrhée de grade 4 (selon la classification de l’OMS), une neutropénie de grade 3 ou 4 (granulocytes neutrophiles <1000/mm³) ou une thrombopénie de grade 3 ou 4 (thrombocytes <50’000/mm³) exigent non seulement un ajustement de la dose de 5-fluorouracile, mais aussi une réduction de 25% de la dose d’oxaliplatine. Chez les patients présentant une modification hématologique, l’administration du cycle suivant doit être repoussée jusqu’à ce que l’hémogramme présente à nouveau des valeurs acceptables. Un hémogramme doit être fait avant le traitement à l’oxaliplatine et avant chaque nouveau cycle de chimiothérapie.
L’oxaliplatine étant associé au 5-fluorouracile (avec ou sans acide folinique), les toxicités dues au 5-fluorouracile exigent un ajustement de la dose tel qu’il est habituellement recommandé pour ce cytostatique.

Contre-indications

L’oxaliplatine est contre-indiqué chez les patients suivants:
Patients présentant une hypersensibilité connue à l’oxaliplatine, à l’un des excipients ou à d’autres produits contenant du platine;
Patients présentant une myélodépression avant le traitement (neutrophiles <2000/mm³ et/ou thrombocytes <50’000/mm³);
Patients présentant une neuropathie sensorielle périphérique avec troubles fonctionnels avant le traitement;
Patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min);
Patientes qui allaitent;
Patientes enceintes.

Mises en garde et précautions

L’utilisation d’oxaliplatine doit rester réservée aux unités spécialisées dans l’administration de cytotoxiques. L’oxaliplatine doit être administré sous le contrôle d’un médecin qualifié dans le domaine des chimiothérapies cytostatiques.
L’oxaliplatine ne cause que peu ou pas du tout de lésions tissulaires. Dans le cas d’une extravasation, il faut immédiatement interrompre la perfusion et commencer un traitement symptomatique local.
Système hématopoïétique
L’oxaliplatine en association avec le 5-fluorouracile et l’acide folinique entraîne une augmentation significative des incidences de neutropénies et de thrombocytopénies en comparaison avec un traitement par le 5-fluorouracil et l’acide folinique seulement. Ni les anémies, ni les thrombocytopénies sévères (grades 3 à 4) n’ont présenté une incidence sensiblement accrue dans ces conditions.
Système nerveux
La tolérance neurologique de l’oxaliplatine doit faire l’objet d’une surveillance particulière, surtout lors d’une association avec des médicaments fortement neurotoxiques. Un examen neurologique doit être fait avant chaque administration, puis périodiquement par la suite.
Pour prévenir la survenue de dysesthésies pharyngolaryngées aiguës (voir «Effets indésirables»), les patients doivent être instruits que le froid favorise la survenue de cet effet indésirable et qu’ils doivent par conséquent éviter la consommation de boissons froides ou d’aliments glacés après l’administration d’oxaliplatine. Bien que des antihistaminiques et des bronchodilatateurs aient été administrés dans de telles situations, les symptômes sont rapidement réversibles même sans traitement. Chez un patient ayant déjà présenté un tel symptôme après une administration d’oxaliplatine, la durée de perfusion doit être augmentée lors de l’administration suivante (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Système digestif
En raison des effets toxiques de l’oxaliplatine sur les voies digestives, avec nausées et vomissements, un traitement antiémétique préventif et/ou curatif est justifié.
En particulier dans le cadre d’une association d’oxaliplatine et de 5-fluorouracile, des diarrhées et/ou vomissements sévères peuvent entraîner une déshydratation, un iléus paralytique, une occlusion intestinale, une hypokaliémie, une acidose métabolique et une insuffisance rénale.
Les patients doivent être informés du risque de diarrhées, de vomissements et de neutropénie existant après l’administration d’oxaliplatine et de 5-flurorouracile, et contacter leur médecin immédiatement dans un tel cas afin d’obtenir un traitement approprié (voir «Posologie/Mode d’emploi»). Lorsque l’oxaliplatine est associé au 5-fluorouracile et à l’acide folinique, l’incidence et la sévérité des diarrhées, des nausées/vomissements et des mucites est significativement augmentée en comparaison avec un traitement par le 5-fluorouracile et l’acide folinique seulement. La durée et l’incidence des effets indésirables n’augmentent pas avec la répétition des cycles chimiothérapeutiques.
Voies respiratoires
Si des symptômes inexpliqués des voies respiratoires se manifestent, par exemple toux non productive, dyspnée, râles crépitants ou infiltrats pulmonaires radiologiques, le traitement à l’oxaliplatine doit être interrompu jusqu’à ce que les examens du poumon aient permis d’exclure une pneumopathie interstitielle.
Réactions allergiques
Si une réaction allergique sévère se produit, il faut immédiatement arrêter la perfusion d’oxaliplatine et commencer un traitement symptomatique. Un tel patient ne doit plus être traité à l’oxaliplatine.

Interactions

Les médicaments suivants n’ont pas causé un déplacement significatif des composés du platine de leur liaison aux protéinesin vitro: érythromycine, salicylate, granisétron, paclitaxel, valproate de sodium.
In vivo, l’oxaliplatine n’est pas métabolisé par la voie des cytochromes P450 et ne les inhibe pas. Aucune interaction avec des médicaments métabolisés par le cytochrome P450 n’est attendue.
Aucune interaction pharmacocinétique significative entre l’oxaliplatine et le 5-fluorouracile n’a été observée chez les patients.
La clairance de l’oxaliplatine peut être réduite lors d’une co-administration de produits néphrotoxiques.

Grossesse/Allaitement

Sur la base des données précliniques, l’oxaliplatine est foetotoxique à la dose cliniquement recommandée. Aucune information sur la sécurité de l’oxaliplatine chez la femme enceinte n’est disponible à ce jour. L’oxaliplatine est donc contre-indiqué pendant la grossesse.
Le passage dans le lait maternel n’a pas été étudié. L’oxaliplatine est donc contre-indiqué durant la période d’allaitement.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

L’effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines n’a pas été étudié. En raison d’effets indésirables potentiels d’Oxaliplatin medac tels que nausées, vomissements et troubles de la vue (en particulier perte transitoire de la vue), la prudence est de rigueur lors de la conduite de véhicules et l’utilisation de machines.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont classés par organes et catégories d’incidence selon la convention suivante: très fréquents (>1/10), fréquents (>1/100, ≤1/10), occasionnels (>1/1000, ≤1/100), rares (>1/10’000, ≤1/1000) et très rares (≤1/10’000).
Les incidences ci-dessous ont été observées dans les études cliniques sur le traitement du stade métastatique et le traitement adjuvant (incluant 416 et 1108 patients respectivement dans les groupes traités par oxaliplatine + 5-fluorouracile et acide folique) ainsi que dans le cadre de l’expérience post-commercialisation. Les incidences pouvant différer d’une étude à l’autre, ce sont les plus élevées qui sont présentées ici.
Les effets indésirables les plus fréquents sous l’association d’oxaliplatine avec le 5-fluorouracile et l’acide folinique sont gastro-intestinaux (diarrhées, nausées, vomissements et mucites), hématologiques (neutropénie, thrombopénie) et neurologiques (neuropathie sensorielle périphérique aiguë, cumulative avec la dose).
Infections et infestations
Fréquents:infections des voies respiratoires supérieures.
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
Très fréquents:neutropénie (79%, dont grades 3/4 jusqu’à 41%), thrombocytopénie (76%, dont grades 3/4 jusqu’à 3,6%), anémie (82%, dont grades 3/4 jusqu’à 2,9%), leucopénie (70%, dont grades 3/4 jusqu’à 14%), lymphopénie (44%, dont grades 3/4 jusqu’à 7%), épistaxis (16%).
Fréquents:neutropénie fébrile/neutropénie septique (neutropénie de grades 3/4 et infections objectivées), hémorragies, hématurie, thrombophlébite profonde, embolie pulmonaire, rectorragies.
Rares:anémie hémolytique (voir «Mises en garde et précautions»).
Effets indésirables d’incidence inconnue, rapportés dans le cadre de l’expérience post-commercialisation:syndrome hémolytique et urémique.
Troubles du système immunitaire
Très fréquents:réactions allergiques (10,3%) telles ­qu’éruption cutanée (en particulier urticaire), conjonctivite, rhinite.
Fréquents:réactions anaphylactiques incluant broncho­spasme, angio-oedème, hypotension et choc anaphylactique.
Rares:thrombocytopénies immuno-allergiques (voir «Mises en garde et précautions»).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquents:glycémie pathologique (17%), taux accru de LDH (17%), hypokaliémie (14%), taux sérique pathologique de sodium (13%).
Fréquents:déshydratation.
Occasionnels:acidose métabolique.
Troubles psychiatriques:
Fréquents:dépression, troubles du sommeil.
Occasionnels:nervosité.
Troubles du système nerveux
Très fréquents:neuropathie sensorielle périphérique (jusqu’à 95%) caractérisée par des dysesthésies et/ou des paresthésies des extrémités avec ou sans crampes, souvent déclenchées par le froid. La durée de ces symptômes, qui régressent généralement entre les cycles de traitement, augmente avec le nombre de cycles administrés.
Douleurs, restrictions de la motricité fine (10% après une dose cumulée de 850 mg/m², correspondant à 10 cycles; 20% après une dose cumulée de 1000 mg/m², correspondant à 12 cycles). Les symptômes neurologiques s’atténuent généralement en l’espace de quelques mois après la fin du traitement.
Au bout d’un suivi de plus de trois ans après un traitement adjuvant du cancer du côlon, environ 3% des patients présentent encore des paresthésies persistantes localisées d’intensité modérée (2,3%) ou des paresthésies causant une gêne fonctionnelle (0,5%).
Céphalées (11%). Dysgueusies (12%).
Fréquents:manifestations neurosensorielles aiguës (1 à 2%, paresthésies transitoires, dysesthésies ou hypoesthésies). Syndrome aigu de dysesthésie pharyngolaryngée avec sensations subjectives de dysphagie ou de dyspnée, sans signe objectif de détresse respiratoire (ni cyanose, ni hypoxie) ou de laryngospasmes/bronchospasmes (ni stridor, ni râles sibilants), trismus, dysesthésie linguale, dys­arthrie et sensation d’oppression (voir «Mises en garde et précautions»).
Occasionnels:troubles fonctionnels de nerfs crâniens, par exemple ptosis, diplopie, aphonie/dysphonie et névralgie trigéminale.
Vertige, névrite motrice, méningisme.
Rares:dysarthrie, disparition des réflexes ostéotendineux, signe de Lhermitte.
Très rares:névrites optiques.
Effets indésirables d’incidence inconnue, rapportés dans le cadre de l’expérience post-commercialisation:convulsions.
Troubles oculaires
Fréquents:conjonctivite, troubles visuels.
Rares:réduction transitoire de l’acuité visuelle, anomalies du champ visuel.
Perte transitoire de la vue (réversible après arrêt du traitement).
Troubles de l’oreille et du conduit auditif
Occasionnels:ototoxicité (sans détérioration sévère de l’ouïe).
Rares:surdité.
Troubles vasculaires
Très fréquents:épistaxis (16%).
Fréquents:hypertension, thrombophlébite profonde, embolie pulmonaire, événements thromboemboliques.
Organes respiratoires (troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux)
Très fréquents:souffle court (11%), toux (10%).
Fréquents:rhinite.
Rares:fibrose pulmonaire, pneumopathie interstitielle aiguë éventuellement mortelle.
Troubles gastro-intestinaux
Très fréquents:constipation (27%), perte d’appétit (18%), nausées (74%, dont grades 3/4 jusqu’à 5,1%), vomissements (49%, dont grades 3/4 jusqu’à 6,7%), diarrhées (61%, dont grades 3/4 jusqu’à 11%), douleurs abdominales (30%), mucite/stomatite (42%, dont grades 3/4 jusqu’à 2,9%).
Fréquents:dyspepsie, reflux gastro-oesophagien, hoquet, hémorragies gastro-intestinales.
Occasionnels:iléus, obstruction intestinale.
Rares:colites, y compris diarrhées à Clostridium difficile.
Troubles hépato-biliaires
Très fréquents:taux accrus de transaminases hépatiques (traitement adjuvant: ALAT/ASAT 57%; traitement du stade métastatique: ALAT 28%, ASAT 50%). Taux accrus de phosphatase alcaline (56%) et de bilirubine (20%).
Très rares:troubles vasculaires hépatiques: maladie veineuse hépatique oblitérante, péliose hépatique, hyperplasie nodulaire régénérative, fibrose périsinusoïdale et hypertension porte.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Très fréquents:chute des cheveux (20%), modifications de la peau (32%).
Fréquents:exfoliation cutanée (p.ex. syndrome main-pied), rash érythémateux, éruption cutanée, sueurs profuses, troubles des phanères.
Troubles musculo-squelettiques
Très fréquents:douleurs dorsales (traitement du stade métastatique: 13%).
Fréquents:arthralgies, douleurs osseuses.
Troubles rénaux et urinaires
Fréquents:dysurie, mictions fréquentes et anormales, taux accru de créatinine.
Rares:insuffisance rénale (grades 3/4).
Très rares:néphropathie tubulo-interstitielle pouvant entraîner une insuffisance rénale aiguë; nécrose tubulaire aiguë.
Troubles généraux et accidents liés au site d’administration
Très fréquents:fièvre d’origine infectieuse ou d’origine immunologique non-infectieuse (34%), rigidité, tremblements, fatigue (44%), asthénie (21%), douleurs (14%), réactions au site de perfusion (11%), prise de poids (traitement adjuvant: 10%).
Fréquents:douleurs thoraciques, perte de poids (traitement du stade métastatique). En cas d’extravasation, une inflammation et une douleur locale parfois sévères peuvent apparaître et conduire à des complications (nécrose), en particulier si la perfusion d’oxaliplatine a été administrée dans une veine périphérique (voir «Mises en garde et précautions»).

Surdosage

Lors d’un surdosage, il faut s’attendre à des effets indésirables renforcés. Il faut alors surveiller l’hémogramme et instaurer un traitement symptomatique des autres signes de toxicité.
On ne connaît aucun antidote à l’oxaliplatine.

Propriétés/Effets

Code ATC: L01XA03
L’oxaliplatine est un agent antinéoplasique, représentant d’une nouvelle classe de platine. L’atome de platine forme un complexe avec le 1,2-diaminocyclohexane (DACH) et un groupement oxalate. L’oxaliplatine est un énantiomère unique.
L’oxaliplatine présente un large spectre d’action cytotoxiquein vitroet un spectre d’action antitumoralin vivodans divers modèles de tumeurs.
L’oxaliplatine a également démontré son efficacitéin vitroetin vivocontre différentes lignées de cellules tumorales résistantes au cisplatine.
Une action cytotoxique synergique avec le 5-fluorouracile a été démontréein vitroetin vivo.
Les études disponibles sur le mécanisme d’action montrent que les dérivés hydratés résultant de la biotransformation de l’oxaliplatine interagissent avec l’ADN pour former des liaisons intermoléculaires et intramoléculaires entre les brins d’ADN, entraînant une interruption de la synthèse de l’ADN. Ceci explique l’efficacité cytotoxique et antitumorale.
Efficacité clinique
I. Traitement de première ligne
L’efficacité de l’oxaliplatine 85 mg/m² administré toutes les deux semaines en association avec le 5-fluorouracile et l’acide folinique dans le traitement de première ligne du cancer colorectal métastatique a été démontrée dans une étude randomisée de phase III en comparaison avec un traitement par le 5-fluorouracile et l’acide folinique seulement. Les résultats ont montré un taux de réponse de 49% vs 22%, une durée moyenne de survie sans progression de 8,2 mois vs 6,0 mois et une durée de survie totale de 16,2 mois vs 14,7 mois.
L’association d’oxaliplatine avec le 5-fluorouracile et l’acide folinique a permis de retarder significativement la dégradation de l’état de santé général.
II. Traitement de deuxième ligne
Les patients déjà traités au 5-fluorouracile et à l’acide folinique en première ligne (différents schémas thérapeutiques), puis à l’oxaliplatine en association avec le 5-fluorouracile en deuxième ligne ont atteint des taux de réponse de 7% à 23,5%. La durée moyenne de survie sans progression a été de 4,3 à 5,1 mois (voir la littérature pour des informations détaillées).
III. Traitement adjuvant
Dans le cadre du traitement adjuvant du cancer du côlon au stade III (Dukes C), l’étude clinique Mosaïc EFC3313 de phase III a démontré un avantage significatif pour la survie sans maladie à 3 ans chez les patients traités à l’oxaliplatine associé au 5-fluorouracile et à l’acide folinique (FOLFOX4) par rapport au 5-fluorouracile et acide folinique seuls (LV5FU2): 78,7% (IC à 95% 76,2 à 81,1) pour le régime FOLFOX4 et 73,3% (IC à 95% 70,6 à 75,9) pour le régime LV5FU2 (HR 0,76 [IC à 95% 0,64 à 0,89] [p= 0,0008]). Au moment de l’analyse des données, les données nécessaires pour une comparaison des taux de survie entre les deux groupes de traitement n’étaient pas encore disponibles. À ce jour, au bout d’une durée de suivi de trois ans en moyenne, aucun avantage significatif n’a été démontré en ce qui concerne le critère secondaire d’efficacité «taux de survie»: 87,7% versus 86,6%, HR 0,9 (IC à 95% 0,71 à 1,13).

Pharmacocinétique

À la dose thérapeutique recommandée et chez des patients présentant une clairance de la créatinine normale ou légèrement réduite (≥60 ml/min), il existe une corrélation linéaire entre la dose administrée et le taux plasmatique.
Le tableau suivant présente les paramètres pharmacocinétiques du platine ultrafiltrable (non lié aux protéines plasmatiques) après perfusion unique de 85 mg/m² ou de 130 mg/m² d’oxaliplatine sur deux heures:

Dose       Cmax     AUC 0–48   AUC 0–inf  Vss  Cl   

           (µg/ml)  (µg/ml.h)  (µg/ml.h)  (L)  (L/h)

85 mg/m²                                            

Moyenne    0,681    3,58       4,25       295  18,5 

SD         0,077    0,986      1,18       142  4,71 

130 mg/m²                                           

Moyenne    1,21     8,20       11,9       582  10,1 

SD         0,10     2,40       4,60       261  3,07 

Aucune accumulation significative du platine ultrafiltrable n’a été observée.
La variabilité interindividuelle et intra-individuelle de l’exposition (AUC 0–48) du platine ultrafiltrable est faible à modérée (33% et 5% respectivement).
Distribution
À la fin d’une perfusion de 130 mg/m² d’oxaliplatine en deux heures, 15% du platine administré sont retrouvés dans la circulation systémique, tandis que 85% sont rapidement distribués dans les tissus ou éliminés dans les urines. Deux heures après la fin de la perfusion, le platine est pratiquement réparti à égalité entre les érythrocytes et le plasma. Environ 25 à 50% du platine dans le plasma sont présents sous forme libre. Le platine libéré du complexe se lie de manière irréversible aux protéines plasmatiques (albumine, gammaglobulines) et aux érythrocytes. La demi-vie d’élimination terminale du platine lié correspond à l’élimination normale de l’albumine et des érythrocytes.
Métabolisme
L’oxaliplatine est soumis à une dégradation non-enzymatique rapide et importante.
Au bout de 2 heures, la substance originale inchangée n’était plus détectable.
Aucune biotransformation de la partie diaminocyclohexane (DACH) par la voie des cytochromes P450 humains n’a été observéein vitro. Aucune interaction médicamenteuse due au cytochrome P450 n’est attendue.
In vivo, on a identifié dans le plasma environ 17 dérivés du platine, dont certains sont cytotoxiques (mono- et dichloro-DACH platine ainsi que mono- et diaquo-DACH platine) et d’autres sont des complexes sans activité cytotoxique.
Élimination
En l’espace de 5 jours après administration d’une dose unique de 130 mg/m² d’oxaliplatine, environ 54% de la dose sont éliminés dans les urines et moins de 3% dans les selles.
La clairance du platine ultrafiltrable est de 10,1 à 18,5 l/h, ce qui est équivalent ou supérieur au débit moyen de filtration glomérulaire (7,5 l/h).
La clairance rénale du platine présente une corrélation significative avec la filtration glomérulaire.
La courbe du taux plasmatique du platine ultrafiltrable est triphasique, caractérisée par deux phases de distribution relativement courtes (t ½α = 0,28 h et t ½β = 16,3 h) suivies d’une troisième phase d’élimination terminale nettement plus longue (t ½γ = 273 h). Cette dernière phase correspond à l’élimination de substances inactives.
Cinétique pour certains groupes de patients
Insuffisance rénale
La clairance du platine est significativement réduite (à 9,95 ± 1,91 l/h au lieu de 17,6 ± 2,18 l/h) chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale modérée. Les effets d’une insuffisance rénale sévère sur la pharmacocinétique de l’oxaliplatine sont inconnus.
Insuffisance hépatique
Aucun effet significatif n’a été observé sur la clairance du platine ultrafiltrable chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. On ne dispose pas de données concernant les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère.
Patients âgés
Il semble que le profil de tolérance de l’oxaliplatine administré seul est similaire chez les patients âgés (≥65 ans) et les patients plus jeunes.

Données précliniques

Les organes cibles identifiés au cours des études précliniques chez diverses espèces (souris, rat, chien et/ou singe) après une administration unique et répétée de la substance ont été la moelle osseuse, le système gastro-intestinal, les reins, les testicules, le système nerveux et le coeur. À l’exception des altérations du coeur, les toxicités observées au niveau des organes cibles chez les animaux sont de même nature que celles observées avec d’autres formes de platine et d’autres substances cytotoxiques modifiant l’ADN qui sont utilisées dans le traitement du cancer chez l’homme. Une toxicité cardiaque n’a été observée que chez le chien, se manifestant par des altérations électrophysiologiques avec fibrillation ventriculaire mortelle. La cardiotoxicité est considérée comme propre au chien non seulement parce qu’elle n’a été observée que chez cette espèce, mais aussi parce qu’une dose similaire à la dose cardiotoxique mortelle chez le chien (150 mg/m²) est bien tolérée chez l’homme.
Les études précliniques effectuées sur des neurones sensoriels du rat suggèrent que les symptômes neurosensoriels aigus dus à l’oxaliplatine pourraient être dus à une interaction avec les canaux sodiques dépendants du voltage. L’oxaliplatine est mutagène et clastogène dans les essais sur des cellules de mammifères et il est embryotoxique et foetotoxique chez le rat. Bien qu’aucune étude de carcinogénicité n’ait été effectuée, l’oxaliplatine est considéré comme probablement cancérigène.

Remarques particulières

Incompatibilités
Ne pas reconstituer ou diluer avec des solutions salines.
Ne pas mélanger avec d’autres médicaments/solutions ni administrer dans la même poche ou la même tubulure de perfusion. Ceci s’applique particulièrement au 5-fluorouracile, aux solutions basiques, au trométamol et aux produits à base d’acide folinique contenant du trométamol en tant qu’excipient.
Ne pas utiliser de matériel d’injection contenant de l’aluminium.
Stabilité
Oxaliplatin medac ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Remarques concernant le stockage
Conserver Oxaliplatin medac à des températures ne dépassant pas 30 °C.
Remarques concernant la manipulation
Reconstitution de la solution
Les solvants appropriés pour reconstituer la solution sont de l’eau pour préparations injectables ou une solution de glucose à 5%.
Oxaliplatin medac 50 mg:ajouter 10 à 20 ml de solvant pour obtenir une concentration en oxaliplatine de 2,5 à 5,0 mg/ml.
Oxaliplatin medac 100 mg:ajouter 20 à 40 ml de solvant pour obtenir une concentration en oxaliplatine de 2,5 à 5,0 mg/ml.
La solution reconstituée doit être diluée immédiatement après la préparation. Toute solution non utilisée doit être jetée.
Dilution avant la perfusion
Prélever la quantité nécessaire de solution reconstituée dans le flacon ponctionnable, puis diluer cette quantité dans 250 à 500 ml de solution de glucose à 5% pour obtenir une concentration supérieure à 0,2 mg/ml.
La stabilité physico-chimique de la solution diluée à une concentration de 0,2 à 2,0 mg/ml dans une solution de glucose à 5% est assurée pendant 24 heures lors d’une conservation au réfrigérateur (2 à 8 °C). Du point de vue microbiologique, la solution de perfusion devrait être utilisée immédiatement après sa préparation.
Si elle n’est pas utilisée immédiatement, les conditions de stockage relèvent de la responsabilité du préparateur. La durée de conservation ne doit pas dépasser 24 h (à des températures entre 2 °C et 8 °C).
Précautions particulières d’administration
Procéder à un contrôle visuel avant l’utilisation. Seule une solution limpide et sans particules peut être utilisée.
NE JAMAISadministrer la solution non diluée!
En utilisant un raccord de perfusion en Y placé directement avant le site de perfusion, il est possible d’administrer l’oxaliplatine en même temps que l’acide folinique en 2 à 6 heures. Les deux médicaments ne doivent jamais être mélangés dans la même poche de perfusion. L’acide folinique ne doit pas contenir du trométamol en tant qu’excipient; il doit être dilué uniquement avec des solutions de perfusion isotoniques telles qu’une solution de glucose à 5%, etJAMAISavec des solutions de NaCl, des solutions contenant du chlorure ou des solutions alcalines (voir «Incompatibilités»).
La tubulure de perfusion doit être rincée après administration de l’oxaliplatine.
UtiliserEXCLUSIVEMENTles solvants recommandés!
Remarques concernant la manipulation de cytostatiques
Les directives concernant les cytostatiques doivent être respectées lors de la préparation et la manipulation de l’oxaliplatine et l’élimination des déchets.

Numéro d’autorisation

61653 (Swissmedic).

Présentations

Quantité

CHF

Cat. de remise

Cat. de remboursement

OXALIPLATIN medac subst sèche 50 mg

flacon 1 pce

57.75

A

LS G

OXALIPLATIN medac subst sèche 100 mg

flacon 1 pce

95.05

A

LS G

Titulaire de l’autorisation

Opopharma Vertriebs AG, 8153 Rümlang.

Mise à jour de l’information

Novembre 2010.

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