CompositionPrincipe actif: Natrii risedronas.
Excipients: monohydrate de lactose, cellulose microcristalline, crospovidone, stéarate de magnésium, ainsi que des excipients pour le filmage.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéComprimés filmés à 5 mg, 30 mg et à 35 mg (comprimés hebdomadaires) de natrii risedronas, correspondant à respectivement 4,64 mg, 27,8 mg et 32,5 mg de risédronate.
Indications/Possibilités d’emploiTraitement et prévention de l'ostéoporose chez les femmes après la ménopause.
Traitement de l’ostéoporose chez les hommes.
Traitement et prévention de l'ostéoporose induite par les corticostéroïdes chez les hommes et les femmes.
Traitement des patients souffrant de la maladie osseuse de Paget.
La condition pour l'instauration d'un traitement préventif de l'ostéoporose postménopausique est une valeur T déterminée par densitométrie (DXA) égale ou inférieur à -1 sur la colonne vertébrale ou l'avant-bras distal, c'est-à-dire une réduction de la densité minérale osseuse d'au moins d'une déviation standard de la valeur de référence pour une population normale. Un traitement de l'ostéoporose est instauré à partir d'une valeur T inférieure ou égale à -2,5 ou dès la présence de fractures atraumatiques manifestes.
Posologie/Mode d’emploiLa dose recommandée pour la prévention et le traitement de l'ostéoporose chez l'adulte est d'un comprimé à 5 mg/jour ou un comprimé hebdomadaire de Risédronate Helvepharm 35 mg/semaine. Les comprimés hebdomadaires doivent toujours être pris le même jour de la semaine.
La durée optimale du traitement de l’ostéoporose par bisphosphonates n’est pas déterminée. La nécessité de prolonger le traitement par Risédronate Helvepharm doit être vérifiée régulièrement au cas par cas en tenant compte du bénéfice et des éventuels risques, en particulier au-delà de cinq ans de traitement.
La dose journalière recommandée chez les adultes souffrant de la maladie de Paget se monte à un comprimé à 30 mg durant 2 mois. Une répétition du traitement est généralement indiquée après une pause d'observation sans traitement de 6 mois au moins; la posologie et la durée sont identiques à celles du traitement initial.
L'absorption de Risédronate Helvepharm est influencée par la prise de nourriture. Afin d'assurer une absorption suffisante, les patients doivent prendre Risédronate Helvepharm soit:
·avant le petit déjeuner: au moins 30 minutes avant le premier repas ou la première boisson (sauf l'eau) (cf «Mises en garde et précautions»).Lorsque dans certains cas particuliers il n’est possible de prendre Risédronate Helvepharm le matin, alors les patients peuvent prendre le comprimé entre les repas ou le soir, toujours à la même heure de la journée. Pour ce faire, il faut respecter scrupuleusement les consignes suivantes, afin de s’assurer que Risédronate Helvepharm est bien pris avec un estomac vide:
·entre les repas: au moins 2 heures avant et 2 heures après la prise de nourriture, d’autres médicaments ou la consommation d'une boisson (sauf l’eau).
·le soir: au moins 2 heures après la dernière prise de nourriture, d’autres médicaments ou la consommation d'une boisson (sauf l’eau), au plus tard toutefois 30 minutes avant le coucher.
En cas d’oubli d’un comprimé, Risédronate Helvepharm peut aussi être pris entre les repas ou le soir au lieu du matin en respectant les instructions détaillées ci-dessus. Ensuite, le traitement doit être poursuivi normalement, selon le planning initial. Il ne faut pas prendre 2 comprimés le même jour. Il est conseillé de prendre Risédronate Helvepharm avant le petit-déjeuner.
Les comprimés doivent être avalés en entier et ne doivent pas être sucés ni mâchés.
Les patients doivent prendre Risédronate Helvepharm en position verticale avec un verre d'eau (au moins 2 dl), afin de faciliter le transport vers l'estomac. Après la prise du comprimé, les patients ne doivent pas se coucher durant 30 minutes (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Directives posologiques particulières
Personnes âgées: Aucune adaptation de la dose n'est nécessaire, car la biodisponibilité et la distribution étaient semblables chez les personnes âgées (>60 ans) et les jeunes.
Insuffisance rénale: aucune adaptation de la dose n'est nécessaire chez les patients présentant une clearance de la créatinine >30 ml/min. Chez les patients souffrant d'insuffisance rénale sévère, le traitement au risédronate est contre-indiqué.
Enfants: la sécurité et l'efficacité de Risédronate Helvepharm chez les enfants et les adolescents n'ont pas été prouvées et Risédronate Helvepharm n'est pas recommandé.
Contre-indicationsHypersensibilité connue vis-à-vis de l'un des composants du médicament.
Hypocalcémie.
Incapacité de maintenir une position verticale durant 30 minutes au moins (debout ou assis).
Insuffisance rénale sévère (Clairance de la créatinine <30 ml/min).
Grossesse et allaitement.
Mises en garde et précautionsLes aliments, les boissons (sauf l'eau) et les médicaments contenant des cations polyvalents (comme le calcium, le magnésium, le fer et l'aluminium) peuvent entraver l'absorption de Risédronate Helvepharm et ne doivent pas être pris en même temps. Afin d'atteindre le bénéfice établi de Risédronate Helvepharm, les patients doivent suivre strictement les recommandations posologiques (voir sous «Posologie/Mode d’emploi»).
La prise orale de bisphosphonates peut provoquer des irritations locales de la muqueuse de la partie supérieure de l’estomac. En raison de ces possibles effets irritatifs et d’un potentiel d’aggravation de la maladie sous-jacente, il convient d’utiliser Risédronate Helvepharm avec prudence chez les patientes présentant des problèmes actifs du tractus gastro-intestinal supérieur (par ex. œsophage de Barrett, dysphagie, autre affection oesophagienne, gastrite, duodénite ou ulcère).
Certain bisphosphonates ont été mis en relation avec l'apparition d'oesophagites et d'ulcères oesophagiens. Par conséquent, les patients doivent prendre en considération les instructions concernant la posologie (voir sous «Posologie/Mode d'emploi»). Les prescripteurs doivent souligner l'importance des directives posologiques chez les patients dont les antécédents font état d'affections oesophagiennes (p.ex. sténoses ou achalasie).
Le médecin doit rester attentif à des signes et des symptômes d'une éventuelle réaction de l'oesophage et il doit expliquer aux patients qu'ils doivent arrêter Risédronate Helvepharm et consulter un médecin lors de l'apparition de troubles de la déglutition, de douleurs lors de la déglutition, de douleurs rétrosternales ou d'une aggravation de brûlures gastriques.
Une hypocalcémie doit être traitée avant l'instauration d'un traitement à Risédronate Helvepharm. D'autres perturbations du métabolisme osseux et minéral (p.ex. des troubles fonctionnels de la glande parathyroïde, une carence en vitamine D) doivent être traitées au début du traitement à Risédronate Helvepharm.
Les médecins devraient envisager l'administration de suppléments de calcium et de vitamine D lors d'un apport insuffisant par la nourriture. Cela est particulièrement vrai en cas de maladie de Paget, lors de laquelle le remodelage osseux est significativement plus élevé.
Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction de dent et/ou une infection locale (incluant l’osteomyelitite) a été observée chez des patients souffrant d’un cancer et recevant des traitements incluant principalement des injections intraveineuses de bisphosphonates. Un grand nombre de ces patients recevaient également une chimiothérapie et des corticostéroides. L’ostéonécrose de la mâchoire a également été observée chez des patients ostéoporotiques traités per os avec des bisphosphonates. Un examen dentaire avec des interventions dentaires préventives appropriées devrait être envisagé avant d’instaurer un traitement avec des bisphosphonates chez des patients présentant des facteurs de risque concomittants (par exemple cancer, chimiothérapie, radiothérapie, corticostéroides, faible hygiène buccale).
Durant le traitement, les patients devraient si possible éviter les interventions dentaires invasives. Pour les patients qui développent une ostéonécrose de la mâchoire durant le traitement par bisphosphonates, la chirurgie dentaire peut aggraver la situation. Il n’existe pas de données disponibles suggérant que l’arrêt du traitement par bisphosphonates réduise le risque d’ostéonécrose de la mâchoire chez les patients nécessitant des interventions dentaires.
L’évaluation clinique du médecin traitant doit permettre la prise en charge degestion de chaque cas sur la base de l’évaluation individuelle du rapport risque/bénéfice.
Fractures atypiques du fémur
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées chez les patients sous traitement par bisphosphonates, principalement chez ceux ayant suivi un traitement prolongé contre l’ostéoporose. Ces fractures transversales ou obliques courtes peuvent survenir à tous les niveaux le long du fémur, depuis le dessous du petit trochanter jusqu’au condyle. Ces fractures surviennent suite à un traumatisme minime ou en l’absence de traumatisme et de nombreux patients ressentent une douleur dans la cuisse ou au niveau de l’aine plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant la formation d’une fracture fémorale complète. Cette douleur est souvent liée à des caractéristiques radiologiques de fracture de fatigue. Les fractures sont souvent bilatérales. De ce fait, il convient, chez les patients traités par bisphosphonates et présentant une fracture fémorale, d’examiner également le fémur contro-latéral. Une mauvaise guérison de ces fractures a également été rapportée. En cas de suspicion de fracture fémorale atypique, il conviendra d'envisager l’interruption du traitement par bisphosphonates jusqu’à évaluation du rapport bénéfice-risque pour le patient.
Ces fractures ont aussi été rapportées chez des patients souffrant d’ostéoporose non traités par bisphosphonates.
Ce médicament contient du lactose. Les patients souffrant d’une intolérance au galactose, un déficit en lactase ou une malabsorption glucose-galactose ne devraient pas prendre ce médicament.
InteractionsDans les études cliniques, les patients ont été exposés à un large spectre de co-médications fréquemment utilisées (p.ex. AINS, aspirine, antagonistes des récepteurs H2, inhibiteurs de la pompe à protons, antiacides, antagonistes du calcium, thiazides, glucocorticoïdes, anticoagulants, anticonvulsivants, glucosides cardiaques) et aucun signe d'une interaction cliniquement significative n'a été trouvé. Parmi les femmes incluses dans des études sur Risédronate Helvepharm (5 mg/jour ou 35 mg/semaine) destiné au traitement de l'ostéoporose postménopausique, 29% resp. 57% utilisaient de l'aspirine et 37% resp. 40% des AINS. Parmi les utilisatrices régulières (3 jours ou plus par semaine), la fréquence des effets indésirables dans le tractus gastro-intestinal supérieur chez les patientes traitées à Risédronate Helvepharm était semblable à celle chez les patientes témoins.
Le risédronate administré à raison de 30 mg/jour durant 2 semaines toutes les 12 semaines (pour un total de 96 semaines) a provoqué une hausse significative par rapport au placebo de la densité minérale osseuse dans les vertèbres lombaires chez les femmes ménopausées artificiellement suite à une chimiothérapie d'un cancer du sein primaire. Parmi les femmes traitées au risédronate, 11 recevaient en même temps du tamoxifène et 9 n'en recevaient pas. Les patientes traitées au tamoxifène ont présenté, par rapport à la valeur initiale, une faible baisse de la densité minérale osseuse contre une hausse également faible chez les patientes non traitées au tamoxifène. La différence entre les deux sous-groupes n'était toutefois pas statistiquement significative et ne permet de tirer aucune conclusion quant à une éventuelle interaction entre le tamoxifène et le risédronate.
Traitement de substitution hormonale: dans le cadre d'une étude chez près de 500 femmes en postménopause précoce, Risédronate Helvepharm (5 mg/jour) associé à un traitement de substitution estrogénique a été comparé à un traitement de substitution estrogénique seul. La durée du traitement variait entre 12 et 18 mois. Lorsque cela semble indiqué, Risédronate Helvepharm peut être administré en même temps qu'un traitement de substitution hormonale.
L'absorption de Risédronate Helvepharm diminue lors de l'emploi simultané de médicaments contenant des cations polyvalents (p.ex. le calcium, le magnésium, le fer et l'aluminium, voir sous «Mises en garde et précautions»). Les aliments présentant une teneur élevée en Ca (p.ex. les produits laitiers) ainsi que les préparations vitaminiques ou minérales peuvent avoir un effet semblable (il faut tenir compte des recommandations posologiques et des précautions).
Risédronate Helvepharm n'est pas métabolisé dans l'organisme, n'induit pas les enzymes du cytochrome P450 et ne se lie que faiblement aux protéines.
Grossesse/AllaitementIl n'existe aucune étude sur l'emploi de Risédronate Helvepharm par des femmes enceintes. Des études sur l'animal font penser qu'une hypocalcémie maternelle péripartale et des troubles de l'ossification chez le foetus peuvent apparaître (voir sous «Données précliniques»). Le risque potentiel pour l’homme n’est pas connu. Risédronate Helvepharm ne doit pas être administré pendant la grossesse.
Période d'allaitement: le risédronate de sodium a été mis en évidence après 24 heures chez des jeunes rats allaités dont la mère avait été traitée, ce qui indique qu'une faible quantité de la substance passe dans le lait maternel. Aucune étude réalisée chez l'homme n'est disponible. Risédronate Helvepharm ne doit pas être pris pendant l’allaitement.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesRisédronate Helvepharm n’a aucune influence sur l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines.
Effets indésirablesLe risédronate a été testé chez plus de 15'000 patients lors d’études cliniques de phase III.
La plupart des événements indésirables observés étaient d'intensité faible à modérée, et n’ont en général pas nécessité d’arrêt du traitement.
Les effets indésirables sont classés par organe et par groupe de fréquence en utilisant la convention suivante: très fréquents (>10%); fréquents (>1/100, <1/10); occasionnels (>1/1000, <1/100), rares (>1/10'000, <1/1000); très rares (<1/10'000).
Infections
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: sinusites et syndrôme grippal.
Néoplasmes
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: néoplasmes.
Troubles du système immunitaire
Très rare: réactions d’hypersensibilité et réactions cutanées y compris angio-oedèmes, exanthème généralisé et réaction cutanée bulleuse, qui peuvent être graves dans certains cas.
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: œdème périphérique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: perte de poids.
Troubles du système nerveux
Fréquent: céphalées.
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: torpeur.
Troubles oculaires
Occasionnels: iritis.
Très rares: uvéites.
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: sécheresse oculaire, amblyopie, lésion de la cornée.
Troubles de l’oreille et du conduit auditif
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: acouphène.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
Douleurs de la poitrine, bronchites, apnée.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: constipation, dyspepsie, nausées, douleurs abdominales, diarhée.
Occasionnels: gastrite, oesophagite, dysphagie, duodenite, ulcère oesophagien.
Rares: glossite, rétrécissement de l’œsophage.
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: colite.
Troubles musculosquelettiques, du tissu conjonctif et des os
Fréquents: douleurs musculo-squelettiques.
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: arthalgie et crampes de la jambe, myasthénie.
Très rare: ostéonécrose de la mâchoire.
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effet de classe des bisphosphonates) ont été rapportées (voir «Mises en garde et précautions»).
Troubles rénaux et urinaires
Chez certains patients souffrant de la maladie osseuse de Paget: nocturie.
Troubles du système génital
Très rares: troubles de la fertilité chez l’homme
Investigations
Rares: fonctions hépatiques anormales.
Hypocalcémie asymptomatique.
SurdosageIl n'existe aucune information spécifique concernant le traitement d'un surdosage de Risédronate Helvepharm.
Après un surdosage massif, une chute des taux sériques de calcium peut être attendue chez certains patients. Des signes et des symptômes d'une hypocalcémie et d'une hypophosphatémie peuvent également apparaître chez certains de ces patients.
Il faut administrer du lait ou des antiacides contenant du magnésium, du calcium ou de l'aluminium afin de lier Risédronate Helvepharm et d'empêcher l'absorption du médicament. Dans des cas de surdosages massifs, un lavage gastrique peut être envisagé pour éliminer la substance non absorbée.
Propriétés/EffetsCode ATC: M05BA07
Mécanisme d’action
Le risédronate de sodium est un bisphosphonate de pyridinyl qui se lie à l'hydroxy-apatite des os et qui diminue la résorption osseuse médiée par les ostéoclastes, alors que la formation de nouvelle masse osseuse est maintenue à un niveau plus bas.
Dans le cadre d'études précliniques, le risédronate a montré un puissant effet inhibiteur sur la résorption, dirigé contre les ostéoclastes, qui a provoqué une augmentation dose-dépendante de la densité minérale osseuse et de la force osseuse biomécanique. Du point de vue histomorphométrique, des études effectuées chez le rat et chez le chien ont montré que le traitement au risédronate de sodium provoque une diminution du «turn-over» osseux (résorption et formation osseuse) au site du remodelage osseux.
Pharmacodynamique
L'activité biologique de 5 mg de risédronate de sodium a été confirmée par des mesures de marqueurs osseux dans le cadre d'études pharmacodynamiques et cliniques. Une réduction de marqueurs biochimiques du remodelage osseux a été observée chez les femmes en postménopause au cours du premier mois de traitement par Risédronate Helvepharm 5 mg, a atteint un maximum après 3 à 6 mois et est restée constante durant la suite du traitement. La réduction de marqueurs biochimiques du remodelage osseux était pareil sous Risédronate Helvepharm 35 mg/semaine et Risédronate Helvepharm 5 mg/jour. Ces résultats montrent que le risédronate de sodium provoque une réduction modérée de la résorption osseuse et du «turn-over» osseux, alors que la formation de nouvelle masse osseuse, qui est également diminuée, est maintenue.
Une réduction de marqueurs biochimiques du remodelage osseux a été observée chez les hommes après trois mois ainsi qu’après 24 mois de traitement par Risédronate Helvepharm 35 mg, comprimés hebdomadaires.
Efficacité clinique
Comparaison entre le dosage 5 mg/jour et 35 mg/semaine
Sur la base de la densité minérale osseuse au niveau des vertèbres lombaires chez des femmes post-ménopausées, l'équivalence thérapeutique des comprimés Risédronate Helvepharm 35 mg/semaine et des comprimés 5 mg/jour a été démontrée après une année dans un essai clinique. L'augmentation de la densité minérale osseuse au niveau du fémur proximal, du col fémoral et du trochanter était également comparable dans les deux groupes.
Traitement et prévention de l'ostéoporose postménopausique
Le programme clinique a inclu un large échantillonnage de femmes en postménopause précoce et tardive avec ou sans fractures. Les résultats de ces études montrent que:
·La dose quotidienne de 5 mg de Risédronate Helvepharm provoque une diminution significative par rapport au contrôle de la fréquence des fractures vertébrales chez les femmes en postménopause souffrant d'ostéoporose (les deux groupes de patientes ont reçu du calcium et, lors de valeurs initiales basses, de la vitamine D). Cet effet a été observé à la fin de la première année de traitement déjà. Un bénéfice significatif a également été démontré chez les femmes présentant de multiples fractures avant le début.
Selon les résultats d'une étude, Risédronate Helvepharm 2,5 mg ou 5 mg par jour diminue de manière significative le risque de fracture de la hanche chez les femmes post-menopausées de 70 à 79 ans après 3 ans, ceci par rapport au groupe de contrôle (placebo).
La dose quotidienne de 5 mg de Risédronate Helvepharm a également provoqué par rapport au contrôle une diminution après 3 ans de la fréquence totale de fractures non vertébrales de la hanche, du poignet, du bras, du bassin, de la clavicule et de la jambe dues à l'ostéoporose.
·La dose quotidienne de 5 mg de Risédronate Helvepharm a provoqué par rapport au contrôle une augmentation significative de la densité osseuse (bone mineral density) des vertèbres lombaires, du col du fémur, du trochanter ainsi que du poignet et a empêché une perte osseuse de la diaphyse du radius. Dans une étude, une augmentation significative dans les vertèbres lombaires, le col du fémur et le trochanter a été trouvée 3 mois déjà après le début du traitement et s'est maintenue jusqu'à la fin du traitement. L'effet sur le radius distal n'était pas significatif à tous les moments.
·La dose quotidienne de 5 mg de Risédronate Helvepharm a provoqué après 3 ans une réduction significative de la diminution de la taille corporelle chez les femmes en postménopause par rapport à un contrôle. Ce résultat était en accord avec la progression significativement diminuée de l'indice des déformations des vertèbres.
·Des biopsies osseuses prélevées chez des femmes en postménopause ayant été traitées tous les jours durant 2 à 3 ans avec 5 mg de Risédronate Helvepharm ont montré la diminution modérée attendue du remodelage osseux. La formation osseuse durant le traitement à Risédronate Helvepharm était normale en ce qui concerne la structure lamellaire et la minéralisation osseuse.
·Les résultats endoscopiques obtenus chez des patientes souffrant de troubles gastro-intestinaux modérés à sévères dans les groupes Risédronate Helvepharm et de contrôle n'ont mis en évidence aucun indice d'un ulcère gastrique, duodénal ou oesophagien en relation avec le traitement, bien que de rares cas de duodénite aient été observés dans le groupe Risédronate Helvepharm.
·Chez les femmes souffrant d’ostéoporose post-ménopausique, l’augmentation de la densité osseuse (BMD) des vertèbres lombaires était significativement plus importante lorsque Risédronate Helvepharm est pris avant le petitdéjeuner plutôt qu’à un autre moment de la journée.
Traitement de l’ostéoporose chez les hommes.
Lors d’une étude en double aveugle, sous contrôle placebo, chez 285 hommes avec ostéoporose (T-Score LWS -3,21) traités par Risédronate Helvepharm 35 mg, comprimés hebdomadaires, et avec prise en parallèle de calcium et vitamine D, sont apparus une augmentation significative de la densité minérale osseuse de la colonne vertébrale, du col fémoral et du trochanter après 6 et 24 mois, ceci par rapport au groupe de contrôle (placebo).
Une tendance à la réduction des fractures cliniques est également apparue.
Ostéoporose induite par les corticostéroïdes
Le programme clinique comprenait une étude sur le traitement et la prévention de l'ostéoporose induite par des corticostéroïdes. Cette étude incluait des patients ayant débuté une corticothérapie (≥7,5 mg de prednisone/jour ou équivalent) en l'espace des 3 derniers mois et des patients ayant pris des corticostéroïdes depuis plus de 6 mois. Les résultats de ces études ont montré que:
·La dose quotidienne de 5 mg de Risédronate Helvepharm maintient ou augmente la densité minérale osseuse des vertèbres lombaires, du col du fémur et du trochanter par rapport au placebo.
·La dose quotidienne de 5 mg de Risédronate Helvepharm diminue, par rapport à des contrôles, la fréquence des fractures vertébrales chez les patients souffrant d'ostéoporose induite par les corticostéroïdes après une année. Ce résultat était statistiquement significatif pour toute la durée de l'ensemble des études.
·Des études histologiques de biopsies osseuses prélevées chez des patients traités aux corticostéroïdes et à Risédronate Helvepharm ont montré que la structure osseuse et la formation osseuse sont normales et que le remodelage osseux n'a pas été modifié.
Maladie de Paget (Osteodystrophia deformans)
Lors d'un programme clinique, l'emploi de Risédronate Helvepharm a été étudié chez des patients souffrant de la maladie de Paget. Après un traitement de 2 mois avec 30 mg de Risédronate Helvepharm par jour:
·La phosphatase alcaline sérique s'était normalisée chez 77% des patients, contre 11% lors du traitement comparatif (400 mg d'étidronate/jour durant 6 mois). Des réductions significatives ont été trouvées pour l'hydroxyproline/la créatinine et la déoxypyridinoline/la créatinine dans l'urine, ainsi que pour la phosphatase alcaline sérique.
·Des études par rayon X effectuées au début du traitement et après 6 mois ont montré une diminution de l'étendue des lésions ostéolytiques aussi bien dans le squelette appendiculaire qu'axial. Des lésions ostéolytiques des extrémités inférieures se sont améliorées ou sont restées stables. Aucune nouvelle fracture n'a été observée.
·L'effet observé était semblable chez tous les patients souffrant de la maladie de Paget, indépendamment d'un éventuel traitement antérieur et du degré de gravité de la maladie.
On ne dispose à ce jour que d'expériences pour un traitement de 3 ans.
PharmacocinétiqueAbsorption
L'absorption après administration orale se fait relativement rapidement (tmax ~1 h) dans le tractus gastro-intestinal supérieur. Aux concentrations étudiées (dose unique de 2,5 à 30 mg; dose répétée de 2,5 à 5 mg/jour ou jusqu'à 50 mg/semaine), l'absorption est indépendante de la dose. La biodisponibilité orale moyenne des comprimés est inférieure à 1%. Elle diminue de moitié lorsque le risédronate de sodium est administré au cours d'un repas ou moins de 30 minutes avant le petit déjeuner. La biodisponibilité était semblable chez les hommes et les femmes.
Distribution
Des études précliniques chez des rats et des chiens ayant reçu par voie intraveineuse une dose unique de risédronate marqué au 14C ont montré que près de 60% de la dose sont retrouvées dans les os. Le reste de la dose est éliminé avec l'urine. Chez l'homme, le volume de distribution moyen à l'état d'équilibre se monte à 6,3 l/kg. Dans le plasma humain, la substance se lie à hauteur de 24% environ aux protéines.
Métabolisme
Il n'existe aucun indice faisant penser que le risédronate de sodium est métabolisé dans l'organisme ou par la flore intestinale.
Elimination
Près de la moitié de la dose absorbée est éliminée en l'espace de 24 heures dans l'urine et 90% d'une dose administrée par voie orale sont retrouvés dans les urines en l'espace de 10 jours. La clearance rénale moyenne se monte à 0,0677 l/h/kg et la clearance orale moyenne à 14,9 l/h/kg. La différence repose essentiellement sur la clearance non rénale ou sur la clearance par adsorption osseuse. La clearance rénale ne dépend pas de la concentration.
Le risédronate non absorbé est éliminé sous forme inchangée dans les fèces. Lorsque le risédronate de sodium est absorbé, le profil des concentrations sériques présente une évolution dans le temps pluri-phasique: la demi-vie d'élimination initiale est de 1,5 heure environ et la demi-vie terminale exponentielle de 480 heures environ.
Cinétique dans des situations cliniques particulières
Personnes âgées: la biodisponibilité et la distribution chez les personnes âgées (>60 ans) et chez les jeunes étaient semblables.
Insuffisance rénale: on ne dispose que de données cliniques limitées concernant les patients souffrant d'insuffisance rénale sévère (clearance de la créatinine <30 ml/min). Aux concentrations étudiées, un rapport linéaire entre la clearance rénale et la clearance de la créatinine a été trouvé.
Aucune adaptation de la dose n'est nécessaire chez les patients présentant une clearance de la créatinine ≥30 ml/min.
Données précliniquesDes études toxicologiques de reproduction ont mis en évidence une hypocalcémie peripartale, maternelle et des troubles de l’ossification du fœtus (sternebra et crâne).
Les analyses in vitro et in vivo habituelles (Test de Ames, cultures de cellules mammifères, tests d’abérrations chromosomiques) avec le risédronate n’ont pas montré de matugénicité et les études chez des souris et des rats n’ont pas mis de carcinogénicité en évidence.
Lors d’études de toxicité chronique chez les rats et les chiens, des effets sur les testicules ont été observés après exposition à des doses systémiques toxiques.
Remarques particulièresStabilité
Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date figurant sur l'emballage avec la mention «EXP».
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15-25 °C) et hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation62176 (Swissmedic).
PrésentationRisédronate Helvepharm 5 mg Comprimés: 28 et 84 (B)
Risédronate Helvepharm 30 mg Comprimés: 28 (B)
Risédronate Helvepharm 35 mg Comprimés hebdomadaires: 4 et 12. (B)
Titulaire de l’autorisationHelvepharm AG, Frauenfeld.
Mise à jour de l’informationFévrier 2013.
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