CompositionPrincipe actif
ibuprofène.
Excipients
Excipiens pro compresso obducto.
Forme galénique et quantité de principe actif par unité1 comprimé à libération prolongée Ibu-Acino 800 retard contient: ibuprofène 800 mg.
Indications/Possibilités d’emploiFormes rhumatismales inflammatoires: polyarthrite rhumatoïde, y compris l’arthrite rhumatoïde juvénile ou maladie de Still, spondylarthrite ankylosante, arthropathies séronégatives.
Formes rhumatismales dégénératives: arthroses, gonarthroses, coxarthroses, polyarthroses, spondyloses.
Formes rhumatismales extra-articulaires: myalgies, périarthrites, périarthropathie huméroscapulaire, bursites, tendinites, tendovaginites et lombalgies, névralgies déclenchées par des lésions des disques intervertébraux.
Traumatologie: lésions des parties molles telles qu’entorses et claquages, douleurs postopératoires (voir «Contre-indications»), odontalgies et douleurs après interventions dentaires.
Divers: dysménorrhée et comme adjuvant lors du traitement des infections à composante inflammatoire marquée ou accompagnées de fièvre.
Posologie/Mode d’emploiIbu-Acino 800 retard, comprimés à libération prolongée:
Adultes
Les comprimés à libération prolongée Ibu-Acino 800 retard, peuvent être pris sans être mâchés aux moments des repas ou le soir à jeun, avec un peu de liquide ou dilués dans l’eau. La dose journalière maximale est de 2400 mg. Lors de l’utilisation d’Ibu-Acino 800 retard, une répartition en deux prises suffit.
Enfants
Ibu-Acino 800 retard, n’est pas indiqué pour les enfants de moins de 12 ans.
On peut réduire les effets indésirables en utilisant la dose efficace la plus faible sur la période la plus courte nécessaire au contrôle des symptômes (voir «Mises en garde et précautions»).
Contre-indications-Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients selon la composition.
-Anamnèse de bronchospasmes, d’urticaire ou de symptômes allergiques après la prise d’acide acétylsalicylique ou d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens.
-Troisième trimestre de la grossesse (voir «Grossesse/Allaitement»).
-Ulcère gastrique et/ou duodénal actif ou apparu à plusieurs reprises par le passé ou hémorragies gastro-intestinales (au moins 2 épisodes différents d’ulcération ou d’hémorragie démontrés par le passé).
-Affections intestinales inflammatoires actives ou avérées (maladie de Crohn, colite ulcéreuse).
-Antécédents d’hémorragies ou de perforations gastro-intestinales en rapport avec un traitement précédent par des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
-Tendance accrue aux saignements.
-Troubles graves de la fonction hépatique (cirrhose du foie et ascite).
-Insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine <30 ml/min.).
-Insuffisance cardiaque grave (NYHA III-IV).
-Traitement des douleurs post-opératoires après une opération de pontage coronarien (resp. utilisation d’un cœur-poumon artificiel).
Mises en garde et précautionsMises en garde générales concernant l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdienssystémiques
Des ulcérations, des hémorragies ou des perforations gastro-intestinales peuvent se produire à tout moment au cours du traitement avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sélectifs vis-à-vis de la COX-2 ou non, même sans symptômes annonciateurs ou indication d’antécédents. Pour réduire ce risque, il convient d’administrer la dose efficace la plus faible pour une durée de traitement la plus courte possible.
Pour certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2, on a montré dans des études contrôlées par placebo un risque augmenté de complications thrombotiques cardio- et cérébrovasculaires. On ne sait pas encore si ce risque est corrélé directement à la sélectivité de la COX-1/COX-2 des différents AINS. Etant donné que l’on ne dispose pour l’ibuprofène d’aucune étude clinique comparable sous dosage maximal et traitement de longue durée, on ne peut pas exclure un tel accroissement du risque. Jusqu’à l’obtention de données correspondantes, en présence d’affection cardiaque coronarienne cliniquement prouvée, d’affections cérébrovasculaires, de maladie artérielle périphérique oblitérante, ou pour des patients présentant d’importants facteurs de risque (par ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme), on ne doit utiliser l’ibuprofène qu’après avoir bien pesé le rapport profit/risque. De même, en raison de ce risque, il convient d’administrer la dose efficace la plus faible pour une durée de traitement la plus courte possible.
Les effets rénaux des AINS comprennent la rétention liquidienne avec œdèmes et/ou une hypertension artérielle. Chez les patients ayant une fonction cardiaque restreinte et d’autres états prédisposant à l’apparition d’une rétention liquidienne, l’ibuprofène ne doit donc être utilisé qu’avec précaution. La prudence est également de mise chez les patients qui prennent simultanément des diurétiques ou des inhibiteurs de l’ECA ainsi qu’en présence d’un risque augmenté d’hypovolémie.
Mentions complémentaires concernant Ibu-Acino 800 retard, comprimés à libération prolongée:
Chez les patients qui souffrent ou qui ont souffert d’asthme bronchique, un bronchospasme peut être déclenché par l’ibuprofène.
La prudence est indiquée chez les patients affectés d’une insuffisance hépatique, rénale ou cardiaque, la dose doit être la plus faible possible et la fonction rénale doit être régulièrement contrôlée.
Les AINS peuvent aggraver une insuffisance cardiaque et le taux de filtration glomérulaire et augmenter la concentration plasmatique des glycosides cardiaques.
Sécurité gastro-intestinale
L’utilisation Ibu-Acino 800 retard en combinaison avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens, incluant des inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2, doit être évitée, car il existe un risque accru d’ulcères ou de saignements (voir «Interactions»).
Patients âgés
Chez les patients âgés, il se produit plus fréquemment sous traitement par des AINS des effets indésirables, avant tout des hémorragies et des perforations gastro-intestinales, parfois même avec issue létale.
Hémorragies, ulcères, perforations gastro-intestinales
On a rendu compte pour tous les AINS d’apparition d’hémorragies, ulcères ou perforations gastro-intestinales, aussi avec issue létale. Ils se produisent avec ou sans symptômes annonciateurs préalables ou antécédents d’accidents gastro-intestinaux graves, à tout moment du traitement.
Le risque d’hémorragie gastro-intestinale, d’ulcères et de perforation augmente avec une dose croissante d’AINS, chez les patients ayant des antécédents d’ulcère, notamment avec des complications d’hémorragie ou de perforation (voir «Contre-indications») et chez les patients âgés. Ces patients doivent débuter le traitement avec la dose la plus faible disponible. Pour ces patients ainsi que pour des patients qui ont besoin d’un traitement concomitant avec de l’acide acétylsalicylique faiblement dosé ou d’autres médicaments qui peuvent augmenter le risque gastro-intestinal (voir «Interactions»), il convient de prévoir un traitement combiné avec des médicaments protecteurs (par ex. misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) (voir «Interactions»).
Les patients ayant des antécédents de toxicité gastro-intestinale, notamment les patients âgés, doivent informer le médecin de tous les symptômes inhabituels dans la région abdominale (avant tout des hémorragies gastro-intestinales), notamment au début du traitement.
La prudence est de mise si les patients prennent simultanément des médicaments qui peuvent augmenter le risque d’ulcère ou d’hémorragies, comme par ex. des corticostéroïdes oraux, des anticoagulants comme la warfarine, des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou des inhibiteurs de l’agrégation des thrombocytes comme l’acide acétylsalicylique (voir «Interactions»).
S’il se produit chez les patients traités avec Ibu-Acino 800 retard des hémorragies ou des ulcères gastro-intestinaux, il faut cesser le traitement.
Pour des patients affectés de douleurs gastro-intestinales ou de troubles de la fonction hépatique, l’ibuprofène doit être administré uniquement en situation d’indication stricte et sous surveillance médicale, car leur état peut s’aggraver (voir «Effets indésirables»).
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Une surveillance et une information convenable des patients atteints d’hypertension et/ou en cas d’anamnèse d’insuffisance cardiaque décompensée légère à moyennement grave sont nécessaires car des accumulations de liquide et des œdèmes ont été rapportés en liaison avec le traitement par des AINS.
Les études cliniques et les données épidémiologiques suggèrent que l’administration d’ibuprofène, particulièrement à dose élevée (2400 mg par jour) et dans le cadre d’un traitement de longue durée, peut éventuellement entraîner un risque légèrement plus élevé d’accidents artériels, thrombotiques (par ex. infarctus du myocarde et attaque d’apoplexie). Dans l’ensemble, les études épidémiologiques n’indiquent pas que l’ibuprofène à faible dose (par ex. ≤1200 mg/jour) entraîne un risque d’infarctus plus élevé.
Les patients affectés d’hypertension incontrôlée, présentant une insuffisance cardiaque, ayant une affection cardiaque ischémique, une maladie artérielle périphérique oblitérante et/ou des maladies cérébrovasculaires ne doivent être traités avec de l’ibuprofène qu’après avoir pesé sérieusement les inconvénients et les avantages. Il convient d’effectuer une telle évaluation également avant d‘initier un traitement à long terme chez des patients présentant des facteurs de risque pour des accidents cardiovasculaires (par ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme).
Réactions cutanées
Sous traitement avec des AINS, on a rendu compte dans des cas très rares de réactions cutanées graves, pour certaines ayant une issue létale, incluant la dermatite exfoliative, le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) (voir «Effets indésirables»).
Le plus grand risque de telles réactions semble être présent au début du traitement, car ces réactions surviennent dans la majorité des cas au cours du premier mois du traitement. Dès les premiers signes d’éruption cutanée, de lésions de la muqueuse ou d’autres symptômes d’hypersensibilité, il faut cesser de prendre Ibu-Acino 800 retard.
Effets rénaux
Avant d’administrer un traitement avec l’ibuprofène à des patients présentant une forte déshydratation ou des redistributions de volume post-opératoires, il convient de les réhydrater et de les surveiller ensuite de manière très rigoureuse.
Au cours d’une thérapie de longue durée, comme avec les autres AINS, il peut se produire des nécroses papillaires rénales et d’autres altérations du tissu rénal.
Une toxicité rénale a également pu être observée chez des patients chez lesquels les prostaglandines rénales jouent un rôle compensateur dans la perfusion rénale. Chez ces patients, l’administration d’AINS peut causer une diminution dose-dépendante de la formation de prostaglandine dans les reins, diminuer l’irrigation sanguine des reins et déclencher une décompensation rénale manifeste. Ces réactions se produisent avant tout chez des patients présentant une insuffisance rénale, cardiaque ou hépatique, en cas de prise simultanée de diurétiques ou d’inhibiteurs de l’ECA et chez des patients âgés.
Effets hématologiques
Comme les autres AINS, l’ibuprofène diminue l’agrégation des plaquettes et allonge le temps de saignement.
Comme les autres AINS, l’ibuprofène peut masquer les symptômes d’une infection.
Méningite aseptique
Des cas isolés de symptômes d’une méningite aseptique ont été rapportés lors de l’utilisation de l’ibuprofène. Les patients souffrant de lupus érythémateux et de collagénoses semblent y être prédisposés. Mais ils ont été également observés chez des patients n’ayant aucune de ces maladies chroniques.
InteractionsAutres AINS y compris les salicylates: la prise simultanée de plusieurs AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2, peut accroître le risque d’ulcères et d’hémorragies gastro-intestinales en raison d’un effet synergique. Il convient donc d’éviter l’administration simultanée de l’ibuprofène avec d’autres AINS (voir «Mises en garde et précautions»). L’acide salicylique déplace l’ibuprofène de sa liaison aux protéines.
Glucocorticoïdes: renforcement des effets secondaires gastro-intestinaux, risque accru d’hémorragies et d’ulcérations gastro-intestinales (voir «Mises en garde et précautions»).
Alcool: renforcement des effets secondaires gastro-intestinaux, risque accru d’hémorragies gastro-intestinales.
Diurétiques, antihypertenseurs, bêtabloquants: les AINS peuvent réduire l’efficacité des diurétiques, des antihypertenseurs tels que les inhibiteurs de l’ECA et les bêtabloquants. Les diurétiques peuvent aussi augmenter le risque de néphrotoxicité des AINS.
Probénécide, sulfinpyrazone: élimination ralentie de l’ibuprofène; l'effet uricosurique du probénécide et de la sulfinpyrazone est diminué.
Anticoagulants oraux: les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent renforcer l’effet des anticoagulants comme la warfarine (voir «Mises en garde et précautions»).
Inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine: risque accru d’hémorragies gastro-intestinales (voir «Mises en garde et précautions»).
Aminoglycosides: les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent réduire l’élimination des aminoglyclosides.
Acide acétylsalicylique: des données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène peut inhiber l’effet anti-agrégant plaquettaire d’une faible dose d’acide acétylsalicylique lorsqu’ils sont pris de façon concomitante. Toutefois, les limites de ces données ex vivo et les incertitudes quant à leur extrapolation en clinique, ne permettent pas d’émettre de conclusion formelle pour ce qui est de l’usage régulier de l’ibuprofène; par ailleurs, en ce qui concerne l’ibuprofène utilisé de façon occasionnelle, la survenue d’un effet cliniquement pertinent apparaît peu probable (voir «Propriétés/Effets»).
Antidiabétiques oraux: l’effet des antidiabétiques oraux (sulfonylurées) peut être renforcé par l’ibuprofène comme par d’autre AINS. De rares rapports ont fait état d’hypoglycémie chez des patients traités aux sulfonylurées qui avaient reçu de l’ibuprofène. Il convient de contrôler régulièrement le taux de glycémie et d’adapter au cas échéant la dose d’antidiabétiques.
Antagonistes des récepteurs histaminiques H2: aucune interaction cliniquement significative n'a été démontrée entre l'ibuprofène et la cimétidine ou la ranitidine.
Digoxine: la concentration plasmatique de digoxine peut être augmentée.
Phénytoïne: la concentration plasmatique de phénytoïne peut être augmentée.
Lithium: il est recommandé de contrôler les concentrations plasmatiques du lithium.
Méthotrexate: augmentation de la toxicité du méthotrexate. Les AINS peuvent inhiber la sécrétion tubulaire du méthotrexate et en réduire la clairance.
Baclofène: la toxicité du baclofène est augmentée.
Quinolones: l'action centrale est augmentée.
Cholestyramine: en cas d’utilisation simultanée d’ibuprofène et de cholestyramine, l’absorption de l’ibuprofène dans le tractus gastro-intestinal peut être réduite. Cependant, l’importance clinique est inconnue.
Ciclosporine: l’effet toxique sur les reins peut être augmenté.
Extraits de plante: le ginkgobiloba peut potentialiser le risque d’hémorragie associé aux AINS.
Mifépristone: théoriquement, une diminution de l’efficacité de la mifépristone peut avoir lieu en raison des propriétés antiprostaglandines des AINS. Des preuves limitées suggèrent que l’administration concomitante d’AINS le jour de la prise de prostaglandines n’a pas une influence défavorable sur l’effet de la mifépristone ou des prostaglandines sur la maturation cervicale ou la contractilité utérine et que l’efficacité d’une interruption de grossesse n’est pas réduite.
Antibiotiques quinolones: des études effectuées sur les animaux ont montré que sous traitement aux AINS des convulsions, en association avec des quinolones, peuvent être plus fréquemment provoquées. Le risque de convulsions peut être augmenté chez les patients traités par des quinolones en association avec des AINS.
Tacrolimus: en cas d’administration conjointe de tacrolimus et d’AINS, le risque d’une néphrotoxicité peut être augmenté.
Zidovudine: l’administration conjointe de la zidovudine et d’AINS augmente le risque d’une toxicité hématologique. Il existe des indications d’un risque accru d’hémarthose et d’hématomes chez les patients hémophiles VIH(+) qui suivent un traitement concomitant par zidovudine et des AINS.
Inhibiteurs du CYP2C9: l’administration concomitante d’ibuprofène et d’inhibiteurs du CYP2C9 peut augmenter l’exposition de l’ibuprofène (substrat du CYP2C9). Une étude sur le voriconazole et le fluconazole (inhibiteurs du CYP2C9) a montré une augmentation de l’exposition au S(+)-ibuprofène d’environ 80 à 100%. Une réduction de la posologie de l’ibuprofène doit être envisagée lorsque de forts inhibiteurs du CYP2C9 sont administrés simultanément, surtout quand on administre des doses élevées d’ibuprofène soit avec le voriconazole ou le fluconazole.
Grossesse/AllaitementGrossesse/Fertilité:
L’utilisation d'ibuprofène peut affecter la fertilité féminine et n’est donc pas recommandée aux femmes qui souhaitent concevoir. Chez les femmes qui ont des difficultés pour être enceinte ou qui suivent des examens pour évaluer l’infertilité, il convient d’envisager l’arrêt du traitement par l’ibuprofène.
L’inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir une incidence négative sur la grossesse ainsi que sur le développement embryonnaire et foetal. Selon certaines données tirées d’études épidémiologiques, l’administration d’inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines au début de la grossesse accroît en effet le risque de fausses couches, de malformations cardiaques et de laparoschisis. L’on présume que ce risque est proportionnel à la dose administrée et à la durée du traitement.
Chez les animaux, il est prouvé que l’administration d’inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré- et postimplantatoires ainsi que de la létalité embryo-foetale. En outre, une incidence accrue de différentes malformations, cardiovasculaires notamment, a été rapportée chez les animaux qui avaient reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la phase de l’organogenèse.
A moins d’une nécessité clairement établie, l’utilisation de l’ibuprofène est à éviter au cours du premier et du deuxième trimestre de la grossesse. En cas d’utilisation de l’ibuprofène chez une femme souhaitant concevoir, ou au cours du premier ou du deuxième trimestre de la grossesse, la dose et la durée du traitement doivent être maintenues aussi faibles que possible.
L’ibuprofène est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse.
Tous les inhibiteurs de la synthèse de la prostaglandine peuvent:
exposer le foetus aux risques suivants:
·otoxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire);
·oatteintes rénales pouvant mener jusqu’à l’insuffisance rénale et l’oligohydramnios.
exposer la mère et l’enfant aux risques suivants:
·oune variation possible du temps (prolongation) de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire pouvant intervenir même après administration de doses très faibles;
·oune inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
L’utilisation d’ibuprofène n’est pas recommandée pendant le travail et l’accouchement. Le début des contractions peut être retardé et leur durée allongée. De plus, des saignements peuvent apparaître plus fréquemment chez la mère et l’enfant.
Allaitement
Les AINS passent dans le lait maternel. Par mesure de précaution, les femmes allaitant ne doivent donc pas prendre de l’ibuprofène. Si le traitement est indispensable, le nourrisson doit être nourri au biberon.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesAucune étude n'a été menée sur ce sujet. Il est toutefois connu que l’ibuprofène peut avoir des effets secondaires occasionnels sur le système nerveux central, tel que la limitation de la capacité de réaction. Ceci devrait être pris en compte, lorsqu’une attention soutenue est nécessaire, notamment lors de la conduite automobile ou l’utilisation de machines.
Effets indésirablesLes effets secondaires les plus fréquemment observés avec les AINS concernent le tractus gastro-intestinal. Des ulcères peptiques, des perforations ou des hémorragies, parfois mortelles peuvent se produire, en particulier chez des patients âgés (voir «Mises en garde et précautions»). Des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, de la constipation, des troubles digestifs (dyspepsie), des douleurs abdominales, des selles noires, l’hématémèse, la stomatite ulcérative, l’aggravation de colite et de la maladie de Crohn (voir «Mises en garde et précautions») ont été rapportées après leur administration. Moins fréquemment, on a observé une gastrite. De rares cas de perforation gastro-intestinale ont été rapportés après utilisation d’ibuprofène.
Des œdèmes, de l’hypertension et une insuffisance cardiaque ont été rapportés en relation avec un traitement aux AINS. Une fatigue a également été rapportée en relation avec l’ibuprofène.
Les études cliniques et les données épidémiologiques suggèrent que l’administration d’ibuprofène, particulièrement à une dose élevée (2400 mg par jour) et dans le cadre d’un traitement de longue durée, peut éventuellement entraîner un risque légèrement plus élevé d’accidents artériels, thrombotiques (par ex. infarctus du myocarde et attaque d’apoplexie) (voir «Mises en garde et précautions»).
Les effets indésirables suivants ont été observés avec l’ibuprofène:
Infections et infestations
Rare: Rhinite, méningite aseptique.
Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
Rares (<0,1%): Effets hématologiques tels que leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie, neutropénie, anémie aplastique, anémie hémolytique (dans la notice d’information destinée aux patients, ils sont décrits par «une angine, fièvre élevée, une augmentation de volume des ganglions lymphatiques de la région du cou»).
Troubles du système immunitaire
Rares (<0,1%): syndrome du lupus érythémateux, anémie hémolytique auto-immune.
Troubles psychiatriques
Occasionnels à fréquents (0,1–5%): dépressions, anxiété, états confusionnels.
Rares: insomnie.
Très rares (<0,01%): manifestations psychotiques.
Troubles du système nerveux
Occasionnels à fréquents (0,1–5%): effets secondaires sur le système nerveux central, tels que limitation de la capacité de réaction (principalement en association avec l'alcool), céphalées, vertiges, somnolence.
Rares (<0,1%): paresthésies.
Troubles oculaires
Occasionnels à fréquents (0,1-5%): troubles visuels. Les troubles visuels sont généralement réversibles à l'arrêt du traitement.
Rares (<0,1%): amblyopie toxique, névrite optique, neuropathie optique toxique.
Troubles de l'oreille et du conduit auditif
Occasionnels à fréquents (0,1–5%): bourdonnements d'oreille, surdité.
Organes respiratoires (troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux)
Rares (<0,1%): bronchospasmes, risque d'œdème pulmonaire aigu chez les patients présentant une insuffisance cardiaque.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents (>5%): effets secondaires gastro-intestinaux tels que sensation de réplétion, pyrosis, douleurs épigastriques, anorexie, diarrhées ou constipation, nausées, vomissements, gastrite érosive et perte de sang occulte (pouvant aller jusqu'à l'anémie).
Rares (<0,1%): ulcérations dans le tractus gastro-intestinal, avec hémorragies (définis dans la notice d’information destinée aux patients comme «douleurs au niveau de l’abdomen supérieur et/ou coloration noire des selles»).
Très rares (<0,01%): pancréatite.
Troubles hépatobiliaires
Rares (<0,1%): troubles de la fonction hépatique, défaillance hépatique.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Fréquents (>5%): réactions d'hypersensibilité telles que urticaire, prurit, purpura et exanthème.
Rares (<0,1%): photosensibilité.
Très rares (<0,01%): réactions cutanées bulleuses comme le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell).
Troubles rénaux et urinaires
Rares (<0,1%): Nécrose papillaire des reins, néphrite interstitielle et troubles de la fonction rénale avec œdème.
Des cas isolés de méningite aseptique réversible ont été observés chez des patients ayant développé un lupus érythémateux ou surveillés pour une collagénose.
SurdosageToxicité
Des signes et symptômes d’une toxicité n’ont en général pas été rapportés à des doses inférieures à 100 mg/kg chez les enfants ou les adultes. Cependant, dans certains cas, des mesures de soutien sont nécessaires. Chez les enfants, une manifestation de signes et symptômes d’une toxicité a été rapportée après la prise d’une dose de 400 mg/kg ou plus.
Symptômes
La plupart des patients ayant pris des doses considérables d’ibuprofène ont développé des symptômes dans les 4–6 heures. Les symptômes d’un surdosage les plus fréquemment rapportés sont des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, une léthargie et une torpeur. Les effets sur le système nerveux central sont des maux de tête, des acouphènes, des vertiges, des convulsions et une perte de connaissance. De rares cas ont également été rapportés de nystagmus, d’acidose métabolique, d’hypothermie, d’effets rénaux, de saignements gastro-intestinaux, de coma, d’apnée et de dépression du SNC et respiratoire. Une toxicité cardiovasculaire incluant hypotension, bradycardie et tachycardie a aussi été rapportée. En cas de surdosage significatif, une insuffisance rénale et des lésions hépatiques sont possibles. Des surdosages élevés sont en principe bien tolérés, lorsqu’aucun autre médicament n’est pris de façon concomitante.
Traitement
Il n’y a pas d’antidote spécifique en cas de surdosage à l’ibuprofène. Toutefois, il faut procéder immédiatement à un lavage gastrique ou provoquer un vomissement, suivi de mesures de soutien, lorsque la dose prise dans l’heure précédente dépasse les 400 mg/kg.
Lorsque le médicament est déjà absorbé, il faut donner des substances alcalinisantes qui favorisent l’excrétion urinaire de l’ibuprofène acide.
Pour obtenir des informations actualisées, il convient de contacter le centre de toxicologie local.
Propriétés/EffetsCode ATC: M01AE01
Mécanisme d'action et pharmacodynamie
L’ibuprofène est un anti-inflammatoire non-stéroïdien de courte demi-vie, présentant les propriétés analgésiques, antiphlogistiques et antipyrétiques nécessaires à un traitement efficace des affections rhumatismales.
Il a été expérimentalement démontré que les prostaglandines sont responsables des manifestations douloureuses et inflammatoires. L’ibuprofène a une activité inhibitrice marquée sur la synthèse des prostaglandines, ce qui explique son action analgésique, antiphlogistique et également antipyrétique.
L’inhibition de l’agrégation thrombocytaire, non exploitée en thérapeutique, l’effet ulcérogène, la rétention de Na+ et d’eau ainsi que les réactions bronchospastiques, en tant qu’effets indésirables potentiels, reposent sur le même mécanisme.
Bien que l’ibuprofène puisse influencer l’agrégation thrombocytaire et le temps de saignement, il n’en résulte aucune modification clinique significative ni du temps de prothrombine ni du temps de coagulation.
Des données expérimentales indiquent que l’ibuprofène peut compromettre l’efficacité de l’acide acétylsalicylique faiblement dosé sur l’agrégation des plaquettes dans le cas d’administration simultanée. Une étude a montré une diminution de l’effet de l’acide acétylsalicylique sur la formation du thromboxane ou l’agrégation plaquettaire lorsque l’ibuprofène à la dose de 400 mg était pris dans les 8 heures qui précédaient la prise de 81 mg d’acide acétylsalicylique à libération immédiate, ou dans les 30 minutes qui suivaient. Toutefois, les limites de ces données ex vivo et les incertitudes quant à leur extrapolation en clinique, ne permettent pas d’émettre de conclusion formelle pour ce qui est de l’usage régulier de l’ibuprofène. Un effet cliniquement pertinent est improbable lors d’une administration occasionnelle de l’ibuprofène.
PharmacocinétiqueAbsorption
L’ibuprofène est rapidement absorbé, en grande partie dans l’intestin grêle.
Après l’administration orale d’un comprimé retard Ibu-Acino 800 retard, les pics de concentration plasmatique sont atteints en 4,5-5 heures. La rémanence moyenne de la substance dans le plasma est de 9-10 heures pour le comprimé retard.
Distribution
L’ibuprofène se lie à 99% aux protéines plasmatiques. La liaison est réversible.
Métabolisme
Plus de 50-60% d’une dose orale d’ibuprofène sont transformés dans le foie en 2 métabolites inactifs A + B et leurs conjugués.
Le métabolisme de l’ibuprofène est similaire chez les enfants et les adultes.
Elimination
La demi-vie dans le plasma est de 1½ - 2 heures. Du fait de sa brièveté, des prises répétées d’ibuprofène n’entraînent pas d’accumulation. L’ibuprofène et ses métabolites sont presque totalement éliminés 24 heures après l’administration orale.
Il est excrété par voie rénale, avant tout sous forme de métabolites inactifs.
Données précliniquesPotentiel mutagène et tumorigène
Des études de mutagénicité in vitro et in vivo (bactéries, lymphocytes humains) n’ont pas mis en évidence d’effet mutagène de l’ibuprofène.
Des études sur le potentiel tumorigène chez les rats et les souris n’ont pas démontré d’effet cancérigène de l’ibuprofène.
Toxicité sur la reproduction
Des études expérimentales sur deux espèces animales ont montré que l’ibuprofène traverse le placenta et inhibe l’ovulation (chez le lapin). Plusieurs études expérimentales sur le rat et le lapin ont mis en évidence que l’administration d’un inhibiteur de la synthèse de prostaglandines provoque une augmentation des pertes pré-implantatoires et postimplantatoires, de la mortalité embryo-fœtale et des retards de la croissance intra-utérine. On a rapporté également des incidences accrues de différentes malformations, dont des malformations cardio-vasculaires telles que des malformations de la cloison interventriculaire, chez les animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse de prostaglandines pendant la phase d‘organogenèse.
Remarques particulièresInfluence sur les méthodes de diagnostic
Rarement: augmentation de l'azote uréique, des transaminases et de la phosphatase alcaline dans le sérum; baisse de l'hémoglobine et de l'hématocrite.
Diminution de la concentration sérique de calcium.
Inhibition de l'agrégation thrombocytaire et allongement du temps de saignement.
Stabilité
Les médicaments ne doivent pas être utilisés au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Conserver les médicaments au sec, dans l'emballage original et à température ambiante
(15-25 °C).
Numéro d’autorisation62’727 (Swissmedic).
PrésentationIbu-Acino 800 retard, comprimés à libération prolongée (délitables) à 800 mg: 16 et 80 (B).
Titulaire de l’autorisationAcino Pharma AG, Liesberg
Mise à jour de l’informationAoût 2012.
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