Mises en garde et précautionsGénéralités
Vokanamet ne doit pas être utilisé chez les patients présentant un diabète de type 1 car il n'existe pas de données issues d'études cliniques ayant évalué son efficacité et sa sécurité dans cette population.
Acidose lactique
L'acidose lactique est une complication métabolique rare mais grave (mortalité élevée en l'absence d'un traitement immédiat) qui peut survenir à la suite d'une accumulation de metformine. Les cas d'acidose lactique rapportés sous metformine sont principalement survenus chez des patients diabétiques présentant une insuffisance rénale significative. L'incidence de l'acidose lactique peut et doit être réduite en prenant également en compte d'autres facteurs de risque associés à celle-ci, tels que diabète mal équilibré, cétose, jeûne prolongé, consommation excessive d'alcool, insuffisance hépatique et toutes les affections associées à une hypoxie.
Le risque d'acidose lactique doit être pris en considération en cas de signes non spécifiques tels que crampes musculaires associées à des troubles digestifs comme douleurs abdominales et asthénie sévère.
Ceci peut être suivi par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales, une hypothermie et un coma. Les examens biologiques diagnostiques comprennent une diminution du pH sanguin, un taux plasmatique de lactate supérieur à 5 mmol/l et une augmentation du trou anionique et du rapport lactate/pyruvate. En cas de suspicion d'acidose métabolique, le traitement par la metformine doit être arrêté et le patient doit être hospitalisé immédiatement (voir "Surdosage" ).
Acidocétose diabétique
Vokanamet ne doit pas être utilisé pour le traitement d'une acidocétose diabétique (ACD) car il n'est pas efficace dans ces conditions.
Dans le cadre d'études cliniques réalisées chez des patients présentant un diabète de type 2, des cas d'ACD, associés à une hospitalisation, ont été rapportés pour 0,2% (17/11 078) des sujets traités par la canagliflozine. Depuis la commercialisation, des cas sévères d'ACD dont certains mettant la vie du patient en danger ainsi que des cas d'issue fatale ont été rapportés chez des patients présentant un diabète de type 2 traités par un inhibiteur du SGLT2, y compris la canagliflozine. La multiplication des cas où la glycémie n'était que modérément élevée (ACD euglycémique avec des valeurs de glycémie inférieures à 13,9 mmol/l [250 mg/dl]), ce qui est tout à fait atypique, a été frappante (voir "Effets indésirables" ).
C'est la raison pour laquelle une ACD doit être envisagée lors du traitement par la canagliflozine de patients atteints de diabète de type 2 qui présentent des symptômes tels que nausées, vomissements, manque d'appétit, douleurs abdominales, soif excessive, troubles respiratoires, confusion, haleine fruitée, épuisement ou fatigue inhabituels, même en l'absence d'hyperglycémie prononcée. Il convient de rechercher sans délai la présence de corps cétoniques chez les patients traités par la canagliflozine qui présentent de tels symptômes, quelle que soit leur glycémie. L'acidocétose diabétique peut persister plus longtemps chez certains patients après l'arrêt de Vokanamet, c'est-à-dire qu'elle peut persister au-delà de la durée attendue compte tenu de la demi-vie plasmatique de la canagliflozine. Une glycosurie prolongée a été observée en association avec une ACD persistante. L'excrétion urinaire du glucose se poursuit jusqu'à 3 jours après l'arrêt de Vokanamet; cependant, des cas de persistance de l'ACD et de la glucosurie au-delà de 6 jours et parfois jusqu'à 2 semaines après l'arrêt d'inhibiteurs du SGLT2 ont été rapportés après commercialisation. Il convient également de noter que des facteurs supplémentaires (p.ex. carence en insuline) peuvent contribuer à une prolongation d'une ACD indépendamment de la canagliflozine.
En présence d'une ACD, le traitement par la canagliflozine des patients présentant un diabète de type 2 doit immédiatement être arrêté. Le traitement par la canagliflozine doit être temporairement interrompu chez les patients présentant un diabète de type 2 qui sont hospitalisés à cause d'une intervention chirurgicale majeure ou d'une maladie aiguë grave, ou pour toutes les interventions associées à un jeûne prolongé. Il est recommandé de surveiller ces patients pour détecter la survenue éventuelle d'une ACD. Chez certains patients, l'ACD peut persister pendant une période encore plus longue.
Le traitement par la canagliflozine peut être poursuivi lorsque l'état du patient s'est à nouveau stabilisé (voir "Posologie/Mode d'emploi" ).
Le risque de survenue d'une ACD au cours d'un traitement par un inhibiteur du SGLT2 (p.ex. canagliflozine) pourrait être accru chez les patients suivant simultanément un régime très pauvre en glucides (lequel favorise encore plus l'activité métabolique conduisant à la formation de corps cétoniques), chez les patients très déshydratés, chez les patients ayant des antécédents d'ACD et chez les patients présentant une diminution significative de la fonction des cellules bêta. La canagliflozine doit être utilisée avec prudence chez ces patients. La prudence est également de mise lors d'une réduction de la dose d'insuline chez les patients présentant un diabète de type 2 qui reçoivent de la canagliflozine en plus de l'insuline.
Amputation des membres inférieurs
Dans des études cliniques
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