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Information professionnelle sur Emtricitabin/Tenofovir Viatris:Viatris Pharma GmbH
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract. 

Composition

Principes actifs
Emtricitabine et ténofovir disoproxil (sous forme de maléate de ténofovir disoproxil).
Excipients
Noyau du comprimé: lactose monohydraté, cellulose microcristalline, hydroxypropylcellulose (faiblement substituée), oxyde de fer rouge (E172), silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Enrobage: lactose monohydraté, hydroxypropylméthylcellulose (E464), titandioxid (E171), triacétine, bleu brillant FCF (E133), oxyde de fer jaune (E172).
Un comprimé pelliculé d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris contient 93,6 mg de lactose monohydraté.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés à 200 mg d'emtricitabine et 245 mg de ténofovir disoproxil (correspondant à 300 mg de maléate de ténofovir disoproxil).

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement d'une infection par le VIH-1
Emtricitabin/Tenofovir Viatris est indiqué en association avec un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) ou un inhibiteur de la protéase pour le traitement des adultes âgés de plus de 18 ans infectés par le VIH-1 et naïfs de tout traitement antirétroviral. Il n'existe aucune donnée avec emtricitabine/ténofovir disoproxil pour les patients ayant déjà reçu un traitement.
Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être utilisé comme composant d'une association de trithérapie comportant des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI). Pour les autres associations de médicaments antirétroviraux qui ne sont pas recommandées, voir "Mises en garde et précautions" et "Interactions" .
Prophylaxie pré-exposition (PrEP)
Emtricitabin/Tenofovir Viatris, associé à des pratiques sexuelles à moindre risque, est indiqué en prophylaxie pré-exposition pour réduire le risque d'infection par le VIH-1 par voie sexuelle chez les adultes à haut risque de contamination par le VIH-1.
(Pour les résultats de l'efficacité en fonction du sexe, voir "Efficacité clinique" ).

Posologie/Mode d’emploi

Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit être initié que par un médecin expérimenté dans le traitement de l'infection par le VIH.
Adultes
La dose recommandée de Emtricitabin/Tenofovir Viatris pour le traitement d'une infection par le VIH-1 ou en prophylaxie pré-exposition est d'un comprimé pelliculé une fois par jour.
L'efficacité et la sécurité d'un schéma posologique non journalier (à la demande) en prophylaxie pré-exposition n'ayant pas été établies, un tel schéma posologique n'est pas recommandé.
Lors du traitement d'une infection par le VIH-1, si le traitement avec un des principes actifs de Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être arrêté ou si un ajustement de la posologie est nécessaire, des monopréparations d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil sont disponibles. Veuillez consulter l'information professionnelle de ces médicaments.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
La sécurité d'emploi d'emtricitabine/ténofovir disoproxil chez les personnes présentant une insuffisance hépatique n'a pas été établie. En conséquence, l'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les personnes présentant une insuffisance hépatique n'est pas recommandée (voir "Mises en garde et précautions" ).
Si le traitement avec Emtricitabin/Tenofovir Viatris est arrêté chez des patients infectés par le VHB, ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe d'exacerbation de l'hépatite (voir "Mises en garde et précautions" ).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale lors du traitement d'une infection par le VIH-1
L'emtricitabine et le ténofovir sont éliminés par excrétion rénale et l'exposition à l'emtricitabine et au ténofovir augmente chez les personnes présentant une insuffisance rénale.
On dispose de données limitées concernant la sécurité d'emploi et l'efficacité d'emtricitabine/ténofovir disoproxil chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine <50 ml/min) et les données de sécurité d'emploi à long terme en cas d'insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min) n'ont pas été évaluées. Par conséquent, chez les patients présentant une insuffisance rénale, Emtricitabin/Tenofovir Viatris devra être utilisé uniquement s'il est jugé que les bénéfices potentiels du traitement dépassent les risques potentiels. Il est recommandé d'adapter l'intervalle entre les administrations chez les patients dont la clairance de la créatinine est de 30 à 49 ml/min.
Insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min)
Des données limitées issues des études cliniques étayent l'administration d'une dose quotidienne unique de Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (voir "Mises en garde et précautions" , Patients présentant une insuffisance rénale).
Insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min)
Il est recommandé d'administrer Emtricitabin/Tenofovir Viatris toutes les 48 heures. Cette recommandation se fonde sur une modélisation des données pharmacocinétiques obtenues après administration d'une dose unique d'emtricitabine et de ténofovir disoproxil chez des sujets non infectés par le VIH présentant divers degrés d'insuffisance rénale, mais ceci n'a pas été confirmé par des études cliniques. C'est pourquoi, la réponse clinique au traitement et la fonction rénale devraient être étroitement surveillées chez ces patients (voir "Mises en garde et précautions" et "Pharmacocinétique" ).
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) et patients dialysés
En l'absence de comprimés offrant d'autres dosages, il n'est pas possible d'adapter convenablement la posologie. Par conséquent, l'utilisation du médicament chez ces patients est contre-indiquée.
Insuffisance rénale lors de l'utilisation en prophylaxie pré-exposition (PrEP)
En raison des données disponibles limitées, Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être utilisé chez les personnes présentant une clairance de la créatine <60 ml/min.
Patients âgés
Aucune donnée n'est disponible permettant d'établir une recommandation posologique chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Une prudence particulière est recommandée lors de la prescription de Emtricitabin/Tenofovir Viatris à des personnes âgées de plus de 65 ans en raison de la présence fréquente d'insuffisance rénale chez ces patients (voir "Mises en garde et précautions" ).
Enfants et adolescents
L'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas recommandée chez les personnes en dessous de 18 ans compte tenu de l'absence de données concernant la sécurité d'emploi et l'efficacité.
Prise retardée
Si le patient oublie de prendre une dose de Emtricitabin/Tenofovir Viatris et s'en aperçoit dans les 12 heures suivant l'heure de prise habituelle, il doit prendre Emtricitabin/Tenofovir Viatris dès que possible, puis poursuivre le traitement selon son horaire de prise habituel. Si le patient oublie de prendre une dose de Emtricitabin/Tenofovir Viatris et s'en aperçoit plus de 12 heures après l'heure de prise habituelle, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée, mais simplement reprendre son traitement à la prise suivante selon son horaire habituel.
Si le patient vomit dans l'heure suivant la prise de Emtricitabin/Tenofovir Viatris, il doit prendre un autre comprimé. Si le patient vomit plus d'une heure après la prise de Emtricitabin/Tenofovir Viatris, il n'a pas besoin de prendre un autre comprimé avant la dose suivante prévue.
Mode d'administration
Chez les personnes ayant des difficultés à avaler, le comprimé de Emtricitabin/Tenofovir Viatris peut être délité dans environ 100 ml d'eau, de jus d'orange ou de jus de raisin.
Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être pris avec un repas, car le ténofovir disoproxil a une biodisponibilité pouvant être augmentée, par rapport à une prise à jeun, jusqu'à 35% lors de la prise avec un repas contenant peu ou beaucoup de graisses (voir "Pharmacocinétique" ).

Contre-indications

-Hypersensibilité aux principes actifs ou à l'un des excipients.
-Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min).
-Patients dialysés.
-Utilisation en prophylaxie pré-exposition chez les personnes séropositives au VIH-1 ou de statut virologique VIH-1 inconnu.

Mises en garde et précautions

Mise en garde générale
Emtricitabine/ténofovir disoproxil n'a pas été étudié chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Les personnes âgées de plus de 65 ans étant davantage susceptibles de présenter une insuffisance rénale, la prudence est de mise dans l'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les personnes âgées.
Transmission du VIH
Il existe un risque de transmission du VIH par voie sexuelle, lorsque le traitement par association d'antirétroviraux prescrit n'est pas pris régulièrement et/ou le succès virologique ne peut pas être atteint et maintenu. Les résultats des études observationnelles montrent que lorsqu'un succès virologique est atteint et maintenu, il n'y a aucun risque de transmission par voie sexuelle.
Stratégie globale de prévention de l'infection par le VIH-1
Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas toujours efficace pour la prévention d'une infection par le VIH-1. L'intervalle de temps jusqu'à ce que la protection soit efficace après le début du traitement par Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'est pas connu.
Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être utilisé dans la prophylaxie pré-exposition au VIH uniquement dans le cadre d'une stratégie globale de prévention d'une infection par le VIH-1, comprenant l'utilisation d'autres méthodes de prévention du VIH-1 (p.ex. usage correct et systématique de préservatifs, connaissance du statut sérologique du VIH-1, dépistage tous les 3 mois des autres infections sexuellement transmissibles).
Risque de résistance en cas d'infection par le VIH-1 non détectée
Pour réduire le risque d'infection par le VIH-1, Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit être utilisé que chez les personnes dont le statut sérologique du VIH est contrôlé négatif (voir "Contre-indications" ). Pendant l'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris en prophylaxie pré-exposition, la séronégativité pour le VIH doit être confirmée au moins tous les 3 mois à l'aide d'un test antigène-anticorps. Après le diagnostic d'une infection sexuellement transmissible, il est recommandé d'effectuer un test de dépistage du VIH. Certaines personnes peuvent bénéficier d'examens et de conseils plus fréquents.
L'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris seul ne constitue pas un traitement complet de l'infection par le VIH-1. Des mutations de résistance au VIH-1 sont apparues chez des personnes présentant une infection par le VIH-1 non détectée, qui prenaient uniquement du Emtricitabin/Tenofovir Viatris.
Si des symptômes cliniques compatibles avec une infection virale aiguë sont présents et si l'on suspecte une exposition récente au VIH-1 (<1 mois), l'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être retardée d'au moins un mois et le statut VIH-1 négatif doit être reconfirmé avant de débuter une prophylaxie pré-exposition par Emtricitabin/Tenofovir Viatris.
Importance de l'observance
Il convient toutefois d'expliquer à intervalles réguliers aux personnes non infectées par le VIH-1 que le schéma posologique quotidien recommandé doit être strictement respecté. L'efficacité de Emtricitabin/Tenofovir Viatris dans la réduction du risque d'une infection par le VIH-1 est fortement corrélée à l'observance, comme cela a été démontré à l'aide des concentrations sanguines en principes actifs.
Patients atteints d'hépatite B (VHB) ou d'hépatite C (VHC)
Les patients infectés par le VIH-1 et atteints d'une hépatite chronique B ou C, qui sont traités par ART présentent un risque accru de développer des effets indésirables hépatiques sévères et potentiellement fatals.
Pour un traitement optimal de l'infection par le VIH chez les patients co-infectés par le VHB ou le VHC, il convient de respecter les directives thérapeutiques actuelles pour la prise en charge du VIH.
En cas d'administration concomitante d'un traitement antiviral de l'hépatite B ou C, veuillez vous reporter également à l'information professionnelle respective de ces médicaments.
La sécurité et l'efficacité d'emtricitabine/ténofovir disoproxil n'ont pas été étudiées dans le traitement de l'infection chronique à VHB. Dans des études pharmacodynamiques l'emtricitabine et le ténofovir, individuellement et en association, ont fait preuve d'une activité contre le VHB (voir "Propriétés/Effets" ). Des expériences cliniques limitées indiquent que l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil ont une activité contre le VHB, lorsqu'ils sont utilisés dans le cadre d'un traitement ART visant à contrôler l'infection par le VIH.
La sécurité et l'efficacité de Emtricitabin/Tenofovir Viatris dans la prophylaxie pré-exposition n'ont pas été établies chez les patients infectés par le VHB ou le VHC.
Exacerbation après le traitement chez des patients infectés par le VHB
L'arrêt du traitement par Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les patients infectés par le VHB peut être associé à des exacerbations aiguës sévères de l'hépatite. Les patients infectés par le VHB qui arrêtent le traitement par Emtricitabin/Tenofovir Viatris doivent être étroitement surveillés sur le plan clinique ainsi que par des analyses biologiques pendant encore plusieurs mois. Une reprise du traitement contre l'hépatite B peut s'avérer nécessaire. Chez les patients atteints de cirrhose ou de maladie hépatique avancée, l'arrêt du traitement n'est pas recommandé car l'exacerbation post-traitement de l'hépatite peut entraîner une décompensation hépatique.
En raison du risque d'une exacerbation aiguë de l'hépatite après la fin du traitement, l'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris pour la PrEP chez des patients infectés par le VHB ne doit s'effectuer qu'après une évaluation attentive du rapport bénéfices/risques par un infectiologue, en incluant dans l'évaluation du rapport bénéfices/risques en particulier le risque d'une recrudescence de l'hépatite après arrêt de la PrEP.
Administration avec certain agents virostatiques contre l'hépatite C
Lors de l'administration concomitante de ténofovir disoproxil et de lédipasvir/sofosbuvir ou sofosbuvir/velpatasvir, il s'est avéré que les concentrations plasmatiques de ténofovir augmentaient, notamment avec un traitement concomitant du VIH qui contenait du ténofovir disoproxil et un potentialisateur pharmacocinétique (ritonavir ou cobicistat). La sécurité du ténofovir disoproxil en cas d'administration de lédipasvir/sofosbuvir ou sofosbuvir/velpatasvir et d'un potentialisateur pharmacocinétique n'a pas été établie. Les bénéfices et risques potentiels d'une administration concomitante de lédipasvir/sofosbuvir ou sofosbuvir/velpatasvir et de ténofovir disoproxil en association avec un inhibiteur de protéase de VIH potentialisé (p.ex. atazanavir ou darunavir) doivent être considérés, en particulier chez les patients à risque accru d'insuffisance rénale. Les patients qui reçoivent lédipasvir/sofosbuvir ou sofosbuvir/velpatasvir conjointement avec du ténofovir disoproxil et un inhibiteur de protéase de VIH potentialisé doivent être surveillés afin de déceler les effets indésirables associés au ténofovir disoproxil.
Maladie hépatique
La sécurité d'emtricitabine/ténofovir disoproxil n'a pas été établie chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Par conséquent, l'utilisation d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris chez les patients présentant une insuffisance hépatique n'est pas recommandée (voir "Posologie/Mode d'emploi" et "Pharmacocinétique" ).
Les patients infectés par le VIH-1 ayant une trouble de la fonction hépatique préexistante, y compris une hépatite active chronique, présentent une fréquence plus élevée d'anomalies de la fonction hépatique au cours d'un traitement par ART et doivent faire l'objet d'une surveillance appropriée. En présence de signes d'une aggravation de la maladie hépatique, l'interruption ou l'arrêt du traitement doit être envisagé (voir "Effets indésirables" ).
Fonction rénale
L'emtricitabine et le ténofovir sont principalement éliminés par les reins. Des cas de défaillance rénale aiguë, de nécrose tubulaire, d'insuffisance rénale, d'augmentation du taux de créatinine, d'hypophosphatémie, de protéinurie, ainsi que de tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi) ont été rapportés lors de l'utilisation de ténofovir disoproxil dans le quotidien clinique (voir "Effets indésirables" ).
Il est recommandé de calculer la clairance de la créatinine chez toutes les personnes avant l'initiation du traitement par Emtricitabin/Tenofovir Viatris dans l'infection par le VIH-1 ou dans la prophylaxie pré-exposition. Chez les personnes ne présentant pas de facteurs de risque d'une insuffisance rénale, il est recommandé de surveiller la fonction rénale (clairance de la créatinine et phosphate sérique) après 2 à 4 semaines de traitement, après 3 mois de traitement et tous les 3 à 6 mois par la suite.
Chez les personnes présentant un risque d'une insuffisance rénale, une surveillance plus fréquente de la fonction rénale est nécessaire.
Contrôle de la fonction rénale chez les patients infectés par le VIH-1
Chez tous les patients ayant un taux de phosphate sérique <1,5 mg/dl (0,48 mmol/l) ou une clairance de la créatinine abaissée à <50 ml/min, qui reçoivent Emtricitabin/Tenofovir Viatris, l'évaluation de la fonction rénale doit être répétée dans la semaine. En même temps la glycémie, la kaliémie et la glycosurie doivent être déterminées (voir "Tubulopathie rénale proximale" dans "Effets indésirables" ). L'intervalle entre les administrations d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être adapté en conséquence (voir "Posologie/Mode d'emploi" ). Une interruption du traitement par Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit en outre être envisagée chez les patients présentant une clairance de la créatinine abaissée à <50 ml/min où un taux de phosphate sérique diminué à <1,0 mg/dl (0,32 mmol/l). Une interruption du traitement par Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit aussi être envisagée en cas de progression de la dégradation de la fonction rénale si aucune autre cause n'a été identifiée.
Patients présentant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine <80 ml/min), y compris les patients dialysés
Le profil de sécurité rénal d'emtricitabine/ténofovir disoproxil n'a été étudié que de façon très limitée chez les patients infectés par le VIH-1 présentant une insuffisance rénale (clairance de la créatinine <80 ml/min). Il est recommandé d'adapter l'intervalle entre les administrations chez les patients infectés par le VIH-1 présentant une clairance de la créatinine entre 30 et 49 ml/min (voir "Posologie/Mode d'emploi" ). Des données limitées issues des études cliniques indiquent que le prolongement des intervalles entre les administrations n'est éventuellement pas optimal et pourrait aboutir à une toxicité accrue et une efficacité insuffisante. Par ailleurs, lors d'une petite étude clinique, dans un sous-groupe de patients présentant des valeurs de la clairance de la créatinine comprises entre 50 et 60 ml/min et ayant reçu du ténofovir disoproxil en association avec de l'emtricitabine toutes les 24 heures, une augmentation d'un facteur 2 à 4 de l'exposition au ténofovir et une détérioration de la fonction rénale ont été observées (voir "Pharmacocinétique" ). Par conséquent, une évaluation attentive du rapport bénéfices/risques ainsi qu'une surveillance étroite de la fonction rénale sont nécessaires lorsque Emtricitabin/Tenofovir Viatris est utilisé chez des patients présentant des valeurs de la clairance de la créatinine <60 ml/min. Par ailleurs, la réponse clinique au traitement doit être étroitement surveillée chez les patients recevant Emtricitabin/Tenofovir Viatris avec un intervalle prolongé entre les administrations. La prise d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) et chez les patients dialysés, car la réduction nécessaire de la dose chez ces patients ne peut pas être obtenue avec l'association fixe (voir "Posologie/Mode d'emploi" et "Pharmacocinétique" ).
Contrôle de la fonction rénale en prophylaxie pré-exposition
Emtricitabin/Tenofovir Viatris n'a pas été étudié chez les personnes non infectées par le VIH-1 présentant une clairance de la créatinine <60 ml/min et par conséquent, son utilisation n'est pas recommandée dans cette population. Chez toutes les personnes ayant un taux de phosphate sérique <1,5 mg/dl (0,48 mmol/l) ou présentant une clairance de la créatinine abaissée à <60 ml/min, qui reçoivent Emtricitabin/Tenofovir Viatris pour la prophylaxie pré-exposition, l'évaluation de la fonction rénale doit être répétée dans la semaine. En même temps une détermination de la glycémie, de la kaliémie et de la glycosurie doit également être effectuée (voir "Tubulopathie rénale proximale" dans "Effets indésirables" ). Chez les personnes présentant une clairance de la créatinine abaissée à <60 ml/min ou un taux de phosphate sérique diminué à <1,0 mg/dl (0,32 mmol/l), une interruption de l'utilisation de Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être envisagée. Une interruption du traitement par Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit aussi être envisagée en cas de progression de la dégradation de la fonction rénale si aucune autre cause n'a été identifiée.
L'utilisation d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être évitée en cas de traitement concomitant ou récent par des médicaments néphrotoxiques (p.ex. les aminoglycosides, l'amphotéricine B, le foscarnet, le ganciclovir, la pentamidine, la vancomycine, le cidofovir ou l'interleukine 2) (voir "Interactions" ). Si la co-administration d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris avec d'autres médicaments néphrotoxiques est inévitable, la fonction rénale doit être contrôlée une fois par semaine.
Des cas de défaillance rénale aiguë faisant suite à l'instauration d'un traitement par anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à forte dose ou associant plusieurs AINS ont été rapportés chez des patients infectés par le VIH-1 traités par le ténofovir disoproxil et présentant des facteurs de risque d'insuffisance rénale. Si Emtricitabin/Tenofovir Viatris est co-administré avec un AINS, il convient d'effectuer une surveillance adéquate de la fonction rénale.
Un risque accru d'insuffisance rénale a été rapporté chez des patients infectés par le VIH-1 qui recevaient du ténofovir disoproxil en association avec un inhibiteur de protéase potentialisé par le ritonavir ou le cobicistat. Une surveillance étroite de la fonction rénale est nécessaire chez ces patients (voir "Interactions" ). La co-administration de ténofovir disoproxil avec un inhibiteur de protéase potentialisé doit être soigneusement évaluée chez les patients infectés par le VIH-1 et présentant des facteurs de risque d'insuffisance rénale.
Le ténofovir disoproxil n'a pas été cliniquement évalué chez les patients recevant des médicaments éliminés par la même voie métabolique rénale, y compris les protéines de transport human organic anion transporter (hOAT 1, 3 ou la MRP 4) (p.ex. le cidofovir, un médicament connu comme étant néphrotoxique). Ces protéines de transport rénal pourraient être responsables de la sécrétion tubulaire et en partie de l'élimination rénale du ténofovir et du cidofovir. Par conséquent, les paramètres pharmacocinétiques de ces médicaments éliminés par la même voie métabolique rénale, impliquant les protéines de transport hOAT 1, 3 ou la MRP 4, pourraient être modifiés en cas d'administration simultanée. La co-administration de ces médicaments n'est pas recommandée, sauf en cas de nécessité absolue. Dans ce cas, la fonction rénale doit être contrôlée une fois par semaine.
Co-administration d'autres médicaments
-Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres médicaments contenant de l'emtricitabine et/ou du ténofovir disoproxil.
-Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec l'adéfovir dipivoxil ou avec tout autre médicament contenant du ténofovir alafénamide (voir "Interactions" ).
-En raison de la similarité avec l'emtricitabine, Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres analogues de la cytidine tels que la lamivudine (voir "Interactions" ).
-La co-administration d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de didanosine n'est pas recommandée. La co-administration de ténofovir disoproxil et de didanosine a entraîné une augmentation de 40 à 60% de l'exposition systémique à la didanosine pouvant augmenter le risque d'effets indésirables liés à la didanosine (voir "Interactions" ). De rares cas de pancréatite et d'acidose lactique, parfois fatals, ont été rapportés. La co-administration de ténofovir disoproxil et de didanosine à une dose de 400 mg par jour a été associée à une baisse significative du taux de CD4, pouvant être due à une interaction intracellulaire ayant pour effet d'augmenter les taux de didanosine phosphorylée (c'est-à-dire active). Dans plusieurs associations testées pour le traitement de l'infection par le VIH-1, la co-administration d'un plus faible dosage de didanosine à 250 mg et de ténofovir disoproxil a été associée à des taux élevés d'échec virologique (voir aussi le paragraphe "Trithérapie comportant des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse ou des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse" ).
Trithérapie comportant des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse ou des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse
Des taux élevés d'échec virologique et d'émergence de résistances ont été rapportés à un stade précoce chez les patients infectés par le VIH-1 lors de la co-administration de ténofovir disoproxil et des associations lamivudine et abacavir, lamivudine et didanosine, didanosine et éfavirenz ainsi que lamivudine et névirapine en une dose quotidienne. Il existe une similitude structurelle étroite entre la lamivudine et l'emtricitabine ainsi que des similitudes pharmacocinétiques et pharmacodynamiques entre les deux principes actifs. C'est pourquoi ces associations ainsi que les triples associations de INTI en général contenant de l'emtricitabine et/ou du ténofovir disoproxil ne sont pas recommandées.
Faiblesse motrice généralisée
Une faiblesse motrice généralisée a été observée très rarement chez les patients infectés par le VIH-1 qui recevaient un traitement par association d'antirétroviraux (ART) avec des analogues nucléosidiques. Cette affection a été observée le plus souvent, mais pas toujours, dans le cadre d'une acidose lactique. Cette faiblesse motrice peut cliniquement ressembler à un syndrome de Guillain-Barré, y compris la paralysie respiratoire. Les symptômes peuvent le cas échéant persister après la fin du traitement, voire s'aggraver encore davantage (voir "Effets indésirables" ).
Exposition in utero: dysfonctionnement mitochondrial
Les analogues nucléos(t)idiques peuvent avoir un effet variable sur la fonction mitochondriale, l'effet le plus marqué étant observé avec la stavudine, la didanosine et la zidovudine. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH, exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques. Il s'agissait principalement de traitements comportant de la zidovudine. Les effets indésirables principalement rapportés étaient des troubles hématologiques (anémie, neutropénie) et des troubles métaboliques (hyperlactatémie, hyperlipasémie). Ces évènements étaient transitoires pour la plupart. Des troubles neurologiques d'apparition tardive ont été rapportés dans de rares cas (hypertonie, convulsions, troubles du comportement). Le caractère transitoire ou permanent de ces troubles neurologiques n'est pas établi à ce jour. Ces données doivent être prises en compte chez tout enfant exposé in utero à des analogues nucléos(t)idiques qui présente des manifestations cliniques sévères d'étiologie inconnue, en particulier des manifestations neurologiques. Chaque enfant exposé in utero à des analogues nucléos(t)idiques, y compris les enfants non infectés par le VIH, doit être examiné sur le plan clinique et des paramètres de laboratoire et doit, en cas de signes ou symptômes significatifs, faire l'objet d'investigations complètes à la recherche de possibles troubles de la fonction mitochondriale. Ces données ne modifient pas les recommandations nationales actuelles quant à l'utilisation d'un traitement antirétroviral chez la femme enceinte dans la prévention d'une transmission materno-fœtale du VIH.
Poids et paramètres métaboliques
Une augmentation du poids corporel et des taux de lipides et de glucose sanguins peut survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent être en partie liées à l'amélioration de l'état de santé et au mode de vie. Dans certains cas, un effet du traitement sur les valeurs sanguines lipidiques est établi, alors qu'aucun lien n'a clairement été établi entre la prise de poids et un quelconque traitement. La surveillance des taux de lipides et de glucose sanguins devrait tenir compte des directives en vigueur pour les traitements contre l'infection par le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge selon l'évaluation clinique.
Mutations K65R
Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être utilisé chez les patients prétraités par des antirétroviraux et infectés par le VIH-1 étant porteurs de mutation K65R prouvée, car la mutation K65R conduit à la perte complète de l'efficacité du ténofovir (voir "Pharmacodynamique" ).
Infections opportunistes
L'apparition d'infections opportunistes ou d'autres complications liées à l'évolution de l'infection par le VIH reste possible chez les patients infectés par VIH-1 qui reçoivent Emtricitabin/Tenofovir Viatris ou un autre traitement antirétroviral. En conséquence, une surveillance clinique étroite continue par un médecin expérimenté dans le traitement des patients avec des maladies associées au VIH reste indispensable.
Syndrome de Restauration Immunitaire
Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire au moment de l'instauration du traitement par ART et entraîner des manifestations cliniques graves ou une aggravation des symptômes. De telles réactions ont été observées classiquement au cours des premières semaines ou mois suivant l'instauration du traitement par ART. Des exemples pertinents sont en particulier la rétinite à cytomégalovirus, les infections mycobactériennes disséminées et/ou localisées, et la pneumonie causée par Pneumocystis jirovecii. Tout symptôme inflammatoire doit être évalué; si necessaire un traitement doit être instauré.
Des maladies auto-immunes (comme p.ex. la maladie de Basedow et l'hépatite auto-immune) ont également été rapportées dans le cadre d'une restauration immunitaire; cependant, le moment de l'apparition est très variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après le début du traitement.
Ostéonécrose
Bien qu'une étiologie multifactorielle soit présumée (dont l'utilisation de corticoïdes, la consommation d'alcool, une immunosuppression sévère, un indice de masse corporelle élevé), des cas d'ostéonécrose ont été rapportés en particulier chez des patients à un stade avancé de la maladie liée au VIH et/ou sous traitement par ART au long cours. En cas d'apparition de troubles articulaires et d'arthralgies, de raideur articulaire ou de difficulté à se mouvoir, il est conseillé aux patients de consulter le médecin.
Effets sur les os
Des anomalies osseuses, comme p.ex. une ostéomalacie, qui peuvent se manifester par des douleurs osseuses persistantes ou allant en empirant et peuvent dans de rares cas contribuer à la survenue de fractures, sont possiblement liées à une tubulopathie rénale proximale induite par le ténofovir disoproxil (voir "Effets indésirables" ).
En cas d'anomalies osseuses suspectées ou avérées, un avis médical adéquat doit être demandé.
Traitement de l'infection par VIH-1
Une diminution de la densité minérale osseuse (bone mineral density, BMD) a été observée sous le ténofovir disoproxil dans des études cliniques randomisées contrôlées d'une durée allant jusqu'à 144 semaines chez des patients infectés par le VIH ou le VHB (voir "Effets indésirables" ). Ces diminutions de la BMD se sont généralement améliorées après l'arrêt du traitement.
Dans d'autres études (prospectives et transversales), on a observé la plus forte diminution de la BMD chez les patients qui avaient reçu du ténofovir disoproxil dans le cadre d'un traitement contenant un inhibiteur de la protéase potentialisé. Compte tenu des anomalies osseuses liées au ténofovir disoproxil et des données à long terme limitées sur les effets du ténofovir disoproxil sur la santé des os et le risque de fractures, d'autres traitements doivent être envisagés chez les patients atteints d'ostéoporose ou présentant des antécédents de fractures.
Prophylaxie pré-exposition
Une légère diminution de la DMO a été observée dans des études cliniques réalisées auprès de personnes non infectées par le VIH-1. Dans une étude menée chez 498 hommes qui recevaient une prophylaxie journalière avec emtricitabine/ténofovir disoproxil (n=247), une variation moyenne de la DMO de -0,4% à -1,0% s'est manifestée au niveau de la hanche, de la colonne vertébrale, du col du fémur et du trochanter par rapport au placebo (n=251) au cours de la période entre le début de l'étude et la semaine 24.
Excipients
Emtricitabin/Tenofovir Viatris contient du lactose monohydraté. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladie héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Interactions

Étant donné que Emtricitabin/Tenofovir Viatris contient de l'emtricitabine et du maléate de ténofovir disoproxil, toutes les interactions qui ont été identifiées pour ces différents principes actifs peuvent aussi se produire avec Emtricitabin/Tenofovir Viatris. Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte.
Les paramètres pharmacocinétiques de l'emtricitabine et du ténofovir à l'état d'équilibre n'ont pas été modifiés lors de l'administration concomitante ou séparée de ces deux médicaments.
Des études in vitro et des études cliniques d'interactions pharmacocinétiques ont montré que le potentiel d'interactions médiées par le CYP450 impliquant l'emtricitabine et le ténofovir disoproxil associés à d'autres médicaments est faible (voir aussi "Pharmacocinétique" ).
La co-administration n'est pas recommandée
(Voir aussi "Mises en garde et précautions" ).
Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres médicaments contenant de l'emtricitabine ou du ténofovir disoproxil.
Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec l'adéfovir dipivoxil ou avec des médicaments contenant du ténofovir alafénamide.
En raison de la similarité avec l'emtricitabine, Emtricitabin/Tenofovir Viatris ne doit pas être co-administré avec d'autres analogues de la cytidine tels que la lamivudine.
Didanosine: La co-administration d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de didanosine n'est pas recommandée (voir tableau 1).
Médicaments éliminés par voie rénale: Étant donné que l'emtricitabine et le ténofovir sont principalement éliminés par les reins, la co-administration d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris et de médicaments qui portent atteinte à la fonction rénale ou qui concurrencent la sécrétion tubulaire active (p.ex. cidofovir) peut augmenter la concentration sérique de l'emtricitabine, du ténofovir et/ou du médicament co-administré. De même, le traitement concomitant avec des inhibiteurs de l'ECA et des AINS doit avoir lieu avec prudence.
En cas de traitement concomitant ou récent avec des médicaments néphrotoxiques, comme, mais non exclusivement, des aminoglycocides, l'amphotéricine B, le foscarnet, le ganciclovir, la pentamidine, la vancomycine, le cidofovir ou l'interleukine-2, l'administration d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris doit être évitée (voir "Mises en garde et précautions" ).
Autres interactions
Les interactions entre Emtricitabin/Tenofovir Viatris ou les principes actifs individuels d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris et d'autres médicaments sont énumérées dans le tableau 1 ci-dessous, où "↑" représente une augmentation, "↓" une diminution, "↔" pas de modification, "b.i.d." signifie deux fois par jour et "q.d." une fois par jour. S'ils sont disponibles, les intervalles de confiance à 90% sont indiqués entre parenthèses.
Tableau 1: Interactions entre Emtricitabin/Tenofovir Viatris ou les principes actifs individuels d'Emtricitabin/Tenofovir Viatris et d'autres médicaments

Médicament par        Effets sur les concentrations de médicament             Recommandation
classe thérapeutique  Pourcentage moyen de variation de l'ASC, la Cmax, la    concernant l'associati
                      Cmin avec intervalles de confiance à 90% si             on avec Emtricitabin/T
                      disponibles (mécanisme)                                 enofovir Viatris
                                                                              (emtricitabine à 200
                                                                              mg, maléate de
                                                                              ténofovir disoproxil
                                                                              à 300 mg)
ANTI-INFECTIEUX
Antirétroviraux
Inhibiteurs de
protéase
Atazanavir/ritonavir  Atazanavir: ASC: ↓ 25% (↓ 42 à ↓ 3) Cmax: ↓ 28% (↓ 50   L'adaptation de la
/ténofovir disoproxi  à ↑ 5) Cmin: ↓ 26% (↓ 46 à ↑ 10) Ténofovir: ASC: ↑      dose n'est pas
l (300 mg q.d./100    37% Cmax: ↑ 34% Cmin: ↑ 29%                             recommandée. Des
mg q.d./300 mg q.d.)                                                          concentrations plus
                                                                              élevées de ténofovir
                                                                              pourraient renforcer
                                                                              les effets indésirable
                                                                              s liés au ténofovir
                                                                              disoproxil dont les
                                                                              troubles de la
                                                                              fonction rénale. La
                                                                              fonction rénale doit
                                                                              être surveillée
                                                                              étroitement (voir
                                                                              "Mises en garde et
                                                                              précautions" ).
Atazanavir/ritonavir  Les interactions n'ont pas été étudiées
/emtricitabine        
Darunavir/ritonavir/  Darunavir: ASC: ↔ Cmin: ↔ Ténofovir: ASC: ↑ 22% Cmin:   L'adaptation de la
ténofovir disoproxil  ↑ 37%                                                   dose n'est pas
 (300 mg q.d./100                                                             recommandée. Des
mg q.d./300 mg q.d.)                                                          concentrations plus
                                                                              élevées de ténofovir
                                                                              pourraient renforcer
                                                                              les effets indésirable
                                                                              s liés au ténofovir
                                                                              disoproxil, dont les
                                                                              troubles de la
                                                                              fonction rénale. La
                                                                              fonction rénale doit
                                                                              être surveillée
                                                                              étroitement (voir
                                                                              "Mises en garde et
                                                                              précautions" ).
Darunavir/ritonavir/  Les interactions n'ont pas été étudiées
emtricitabine         
Lopinavir/ritonavir/  Lopinavir/ritonavir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔             L'adaptation de la
ténofovir disoproxil  Ténofovir: ASC: ↑ 32% (↑ 25 à ↑ 38) Cmax: ↔ Cmin: ↑     dose n'est pas
 (400 mg b.i.d./100   51% (↑ 37 à ↑ 66)                                       recommandée. Des
mg b.i.d./300 mg                                                              concentrations plus
q.d.)                                                                         élevées de ténofovir
                                                                              pourraient renforcer
                                                                              les effets indésirable
                                                                              s liés au ténofovir
                                                                              disoproxil, dont les
                                                                              troubles de la
                                                                              fonction rénale. La
                                                                              fonction rénale doit
                                                                              être surveillée
                                                                              étroitement (voir
                                                                              "Mises en garde et
                                                                              précautions" ).
Lopinavir/ritonavir/  Les interactions n'ont pas été étudiées
emtricitabine         
INTIs
Didanosine/ténofovir  La co-administration de ténofovir disoproxil et de      La co-administration
 disoproxil           didanosine a entraîné une augmentation de 40 à 60% de   d'Emtricitabin/Tenofov
                      l'exposition systémique à la didanosine, ce qui         ir Viatris avec la
                      pourrait augmenter le risque d'effets indésirables      didanosine n'est pas
                      liés à la didanosine. De rares cas de pancréatite et    recommandée (voir
                      d'acidose lactique, parfois fatals, ont été             "Mises en garde et
                      rapportés. La co-administration de ténofovir            précautions" ).
                      disoproxil et de didanosine à une dose de 400 mg par    
                      jour a été associée à une baisse significative du       
                      taux de CD4, pouvant être due à une interaction         
                      intracellulaire ayant pour effet d'augmenter les taux   
                      de didanosine phosphorylée (c'est-à-dire active).       
                      Dans plusieurs associations testées pour le             
                      traitement de l'infection par le VIH-1, la              
                      co-administration de didanosine à raison d'une plus     
                      faible dose (250 mg) et de ténofovir disoproxil a été   
                      associée à des taux élevés d'échec virologique.         
Didanosine/emtricita  Les interactions n'ont pas été étudiées
bine                  
ANTI-INFECTIEUX
Médicaments antivira
ux du VHC
Lédipasvir/sofosbuvi  Lédipasvir: ASC: ↑ 96% (↑ 74 à ↑ 121) Cmax: ↑ 68% (↑    Des concentrations
r (90 mg/400 mg       54 à ↑ 84) Cmin: ↑ 118% (↑ 91 à ↑ 150) Sofosbuvir:      plasmatiques accrues
q.d.) + Atazanavir/r  ASC: ↔ Cmax: ↔ GS-3310072: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↑ 42%   de ténofovir, attribua
itonavir (300 mg      (↑ 34 à ↑ 49) Atazanavir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↑ 63%    bles à l'administratio
q.d./100 mg q.d.) +   (↑ 45 à ↑ 84) Ritonavir: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↑ 45%     n combiné de ténofovir
Emtricitabine/ténofo  (↑ 27 à ↑ 64) Emtricitabine: ASC: ↔ Cmax: ↔ Cmin: ↔      disoproxil, de
vir disoproxil (200   Ténofovir: ASC: ↔ Cmax: ↑ 47% (↑ 37 à ↑ 58) Cmin: ↑     lédipasvir/sofosbuvir
mg/300 mg q.d.)1      47% (↑ 38 à ↑ 57)                                       et d

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