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Information professionnelle sur Pantoprazole NOBEL:NOBEL Pharma Schweiz AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif
Pantoprazolum ut Pantoprazolum natricum sesquihydricum.
Excipients
E 216, E 218, excipiens pro compresso obducto.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 20 mg contient: Pantoprazolum 20 mg.
1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 40 mg contient: Pantoprazolum 40 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Pantoprazole NOBEL 20 mg
Amélioration des symptômes et guérison de la maladie de reflux gastro-œsophagien légère (stade 1 selon Savary-Miller). Traitement au long cours et prévention des récidives après guérison d’une œsophagite par reflux gastro-œsophagien.
Pantoprazole NOBEL 40 mg
Traitement de l’infection bactérienne par Helicobacter pylori dans les cas d’ulcère duodénal et d’ulcère gastrique, en association avec deux antibiotiques. Prévention des ulcères gastro-duodénaux induits par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez les patients à risque élevé de développer de telles lésions et pour lesquels un traitement par AINS doit être poursuivi.
Cas aigus d’ulcères duodénaux et d’ulcères gastriques. Formes légères et moyennement graves de l’œsophagite par reflux gastro-œsophagien (stade 2-3 selon Savary-Miller).
Syndrome de Zollinger-Ellison et autres affections associées à une hypersécrétion pathologique d’acide gastrique.

Posologie/Mode d’emploi

Pantoprazole NOBEL 20 mg
Adultes
Maladie de reflux gastro-œsophagien légère
En règle générale, la posologie recommandée est de 1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 20 mg par jour. Une amélioration des symptômes est habituellement obtenue dans les 4 semaines qui suivent le début du traitement. Dans le cas contraire, il faut poursuivre le traitement par Pantoprazole NOBEL 20 mg pendant 4 semaines supplémentaires. Si les symptômes persistent, il faut procéder à d’autres examens.
Après la disparition des symptômes, les troubles récidivants peuvent être traités en cas de besoin par 20 mg 1 fois par jour (traitement «on demand»).
Traitement au long cours et prévention des récidives de l’œsophagite par reflux
En règle générale, 1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 20 mg par jour; en cas de récidive, la dose journalière peut être portée à 40 mg, puis ramenée à 20 mg de pantoprazole, une fois la guérison obtenue.
Instructions spéciales pour la posologie de Pantoprazole NOBEL 20 mg
Patients atteints d’insuffisance hépatique
En cas d’insuffisance hépatique sévère, la dose journalière de 20 mg de pantoprazole ne doit pas être dépassée.
Patients âgés, patients atteints d’insuffisance rénale
Il n’est pas nécessaire d’adapter la posologie chez les patients âgés, ni chez les patients dont la fonction rénale est limitée. La dose journalière de 40 mg ne doit pas être dépassée.
Enfants et adolescents à partir de 12 ans
L’utilisation de pantoprazole a été évaluée chez les enfants âgés de 2 à 16 ans présentant une maladie de reflux légère. La posologie recommandée est de 20 mg 1× par jour. Une amélioration des symptômes intervient généralement en l’espace de 4 semaines. Dans le cas contraire, il faut poursuivre le traitement par Pantoprazole NOBEL 20 mg pendant 4 semaines supplémentaires. Si les symptômes persistent, il faut procéder à d’autres examens.
Les expériences réalisées avec le pantoprazole chez les enfants de moins de 12 ans ne sont cependant pas suffisantes. Pour cette raison Pantoprazole NOBEL ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 12 ans.
Pantoprazole NOBEL 40 mg
Adultes
Eradication de Helicobacter pylori
Si le patient est atteint d’un ulcère duodénal ou d’un ulcère gastrique et qu’une infection par Helicobacter pylori a été prouvée, on s’efforcera d’éradiquer cette dernière au moyen d’un traitement combiné. En ce qui concerne la situation locale en matière de résistance aux antibiotiques ainsi que l’administration et la prescription adéquates des antibiotiques, il convient d’observer les directives applicables ainsi que les informations professionnelles des différents médicaments. Selon le profil de résistance, les combinaisons suivantes sont recommandées pour éradiquer Helicobacter pylori:
a) 1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 40 mg 2×/jour
+ 1000 mg d’amoxicilline 2×/jour
+ 500 mg de clarithromycine 2×/jour.
b) 1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 40 mg 2×/jour
+ 400-500 mg de métronidazole 2×/jour
+ 250-500 mg de clarithromycine 2×/jour.
c) 1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 40 mg 2×/jour
+ 1000 mg d’amoxicilline 2×/jour
+ 500 mg de métronidazole 2×/jour.
Le traitement combiné visant à éliminer l’infection par Helicobacter pylori est pris pendant 7 jours. Lors d’un traitement combiné recourant au métronidazole, il convient de ne pas dépasser la durée de traitement maximale recommandée de 10 jours pour le métronidazole. Afin de garantir la guérison des ulcères, il convient de respecter les recommandations posologiques relatives aux ulcères gastriques et duodénaux.
Si le traitement combiné n’entre pas en ligne de compte chez un patient, parce qu’il n’est pas porteur d’Helicobacter pylori, Pantoprazole NOBEL 40 mg doit être administré en monothérapie selon les directives posologiques suivantes:
Ulcère duodénal, ulcère gastrique, œsophagite par reflux gastro-œsophagien et prévention des ulcères gastro-duodénaux induits par les AINS
En règle générale, 1 comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL 40 mg par jour. La dose pourra être doublée dans certains cas particuliers tout comme en présence d’une œsophagite par reflux gastro-œsophagien ou d’une ulcération gastrique ou duodénale, notamment lorsque ces dernières n’ont pas répondu à d’autres médicaments (augmentation posologique à 2 comprimés pelliculés gastrorésistants de Pantoprazole NOBEL 40 mg par jour).
Dans la majorité des cas, un ulcère duodénal guérit en l’espace de 2 semaines. Si un traitement de 2 semaines ne suffit pas, la guérison sera obtenue par un traitement complémentaire de 2 semaines dans une grande majorité des cas. Dans le cas de l’ulcère gastrique et de l’œsophagite par reflux, la guérison intervient le plus souvent en l’espace de 4 semaines.
Si un traitement de 4 semaines ne suffit pas, la guérison sera obtenue par un traitement complémentaire de 4 semaines dans la majorité des cas.
Syndrome de Zollinger-Ellison et affections associées à une hypersécrétion pathologique d’acide gastrique
Traitement à long terme du syndrome de Zollinger-Ellison et d’autres affections associées à une hypersécrétion pathologique d’acide gastrique: la posologie initiale recommandée est de 80 mg (2 comprimés pelliculés gastrorésistants de Pantoprazole NOBEL 40 mg) par jour. La posologie sera ensuite ajustée individuellement en fonction de la sécrétion d’acide gastrique. À des posologies supérieures à 80 mg par jour, la dose journalière doit être répartie sur deux prises. Une augmentation momentanée de la posologie à une dose de plus de 160 mg de pantoprazole par jour est possible; toutefois, elle ne doit pas être maintenue plus longtemps que ce qui est nécessaire pour un contrôle suffisant de la sécrétion acide.
En cas de syndrome de Zollinger-Ellison et d’autres affections associées à une hypersécrétion pathologique d’acide gastrique, le traitement n’est pas limité dans sa durée et sera poursuivi jusqu’à l’amélioration de l’état clinique.
Instructions spéciales pour la posologie de Pantoprazole NOBEL 40 mg
Patients atteints d’insuffisance hépatique
En cas d’insuffisance hépatique sévère, la dose journalière de pantoprazole doit être réduite à 20 mg.
On ne dispose d’aucune donnée concernant l’efficacité et l’innocuité du pantoprazole à raison de 1× 20 mg par jour dans le traitement combiné visant à éradiquer H. pylori chez les patients atteints de troubles hépatiques sévères.
Patients âgés, patients atteints d’insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale et chez les patients âgés, la dose journalière de 40 mg de pantoprazole ne doit pas être dépassée.
On ne dispose d’aucune donnée clinique concernant l’efficacité et l’innocuité du pantoprazole à raison de 1× 40 mg par jour dans le traitement combiné visant à éradiquer H. pylori chez les patients atteints d’insuffisance rénale.
Enfants et adolescents de moins de 18 ans
Pantoprazole NOBEL 40 mg
Il n’existe aucune expérience suffisante réalisée avec 40 mg de pantoprazole chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans.
Mode d’administration correct de Pantoprazole NOBEL 20 mg et 40 mg
Les comprimés pelliculés gastrorésistants ne doivent être ni croqués ni écrasés, mais avalés entiers avec un peu d’eau 1 heure avant un repas. Lors d’un traitement combiné pour l’éradication d’Helicobacter pylori, il est recommandé de prendre le second comprimé pelliculé gastrorésistant de Pantoprazole NOBEL avant le repas du soir.

Contre-indications

Pantoprazole NOBEL ne doit pas être administré en cas d’hypersensibilité connue au principe actif, aux benzimidazoles substitués ou à l’un de ses composants.

Mises en garde et précautions

Insuffisance hépatique
Chez les insuffisants hépatiques graves, un contrôle régulier du taux des enzymes hépatiques est indiqué pendant un traitement par Pantoprazole NOBEL, principalement lors d’un traitement au long cours. Interrompre l’administration de Pantoprazole NOBEL lors d’une élévation du taux des enzymes hépatiques.
Traitement concomitant par AINS
L’administration de Pantoprazole NOBEL 40 mg comme traitement préventif des ulcères gastro-duodénaux induits par les AINS devrait être limitée aux patients chez lesquels un traitement par AINS doit être poursuivi et qui présentent un risque accru de développer des complications gastro-duodénales. Le risque accru doit être évalué selon les facteurs de risques individuels comme par ex. l’âge (>65 ans), les antécédents d’ulcère gastro-duodénal ou d’hémorragie digestive haute.
On ne dispose à ce jour d’aucune donnée concernant le traitement chez l’enfant de moins de 12 ans.
Traitement combiné
En cas de traitement combiné, il convient d’observer les informations professionnelles des différents médicaments.
Traitement au long cours
Seul un nombre limité de patients a été traité par pantoprazole sur plusieurs années. Lorsque la durée d’un traitement dépasse un an, cette expérience limitée dans le traitement au long cours doit être prise en considération lors de l’évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.
Pantoprazole NOBEL n’est pas indiqué lors de légers troubles gastro-intestinaux comme par ex. lors de dyspepsie fonctionnelle.
Apparition de symptômes d’alerte
En présence de symptômes d’alerte (tels que perte pondérale significative et inexpliquée, émèse répétée, dysphagie, hématémèse, anémie ou méléna) et en cas d’ulcère gastrique supposé ou existant, il faudra exclure un éventuel caractère malin, car le traitement par Pantoprazole NOBEL peut en masquer les symptômes et ainsi retarder le diagnostic.
Si les symptômes persistent malgré un traitement adéquat, il convient d’envisager de procéder à des examens supplémentaires.
Infections gastro-intestinales d’origine bactérienne
Comme tous les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), le pantoprazole peut entraîner une augmentation du nombre de bactéries normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal supérieur. Par conséquent, un traitement par Pantoprazole NOBEL peut entraîner un risque légèrement accru d’infection gastro-intestinale d’origine bactérienne, par exemple par des salmonelles, Campylobacter et Clostridium difficile.
Influence sur la résorption de la vitamine B12
Le traitement quotidien prolongé (pendant plusieurs années) par des médicaments qui bloquent la sécrétion acide peut provoquer une malabsorption de la cyanocobalamine (vitamine B12) par hypochlorhydrie ou achlorhydrie. Une carence en cyanocobalamine doit être envisagée chez les patients atteints du syndrome de Zollinger-Ellison et autres états hypersécrétoires pathologiques nécessitant un traitement prolongé. Cette carence peut également survenir chez les personnes présentant une baisse des réserves de l’organisme, des facteurs de risque de réduction de l’absorption de la vitamine B12 (telles que les personnes âgées) pendant un traitement au long cours ou en présence de symptômes cliniques importants.
Hypomagnésémie
Des cas d’hypomagnésémie sévère ont été rapportés chez des patients traités avec des IPP (inhibiteurs de la pompe à protons) comme le pantoprazole pendant au moins 3 mois et dans la plupart des cas pendant un an. Des formes sévères d’hypomagnésémie telles que fatigue, tétanie, délire, crampes, vertiges et arythmie ventriculaire peuvent survenir. Elles peuvent se déclarer de manière insidieuse et ne pas être remarquées. Chez la plupart des patients concernés, l’hypomagnésémie s’est améliorée après un apport en magnésium et l’arrêt du traitement avec un IPP.
Chez les patients probablement traités sur une longue période ou qui prennent des IPP avec de la digoxine ou des médicaments pouvant causer l’hypomagnésémie (par ex. diurétiques), la mesure du taux de magnésium doit être prise en considération avant le traitement par IPP et pendant celui-ci à intervalles réguliers.
Fractures osseuses
Les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent, en particulier lorsqu’ils sont utilisés à fortes doses et sur une longue période (>1 an), légèrement augmenter le risque de fractures de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale, surtout chez les personnes âgées ou celles qui présentent d’autres facteurs de risque. Des études d’observation indiquent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque de fractures de 10 à 40%. Une partie de cette hausse peut être le fait d’autres facteurs de risque. Les patients présentant un risque d’ostéoporose doivent être traités selon les directives cliniques actuelles et recevoir suffisamment d’apports en calcium et vitamine D.
Effet sur les examens de laboratoire
Au cours du traitement par des médicaments antiacides, la gastrine sérique augmente en réponse à la diminution de la sécrétion acide. De la même manière, la chromogranine A (CgA) augmente en réponse à la diminution de la sécrétion acide. Cette augmentation du taux de CgA peut interférer avec les analyses réalisées lors de tumeurs neuroendocriniennes. Des données de la littérature mentionnent que tout traitement par un IPP doit être interrompu 5 à 14 jours avant un dosage de la CgA réalisé dans le cadre du bilan ou du contrôle de l’évolution de tumeurs neuroendocriniennes, car les taux de CgA accrus suite au traitement se normalisent en l’espace de 5 à 14 jours – ou plus dans de rares cas. Le dosage doit être répété si les taux de CgA sont encore trop élevés après ce délai.
Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS)
Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à de très rares cas de lupus érythémateux cutané subaigu (LECS). Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s’accompagnent d’arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager l’arrêt de Pantoprazole NOBEL. La survenue d’un LECS après un traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS lors de la prise d’autres inhibiteurs de la pompe à protons.

Interactions

Influence du pantoprazole sur la résorption d’autres médicaments
En raison de l’inhibition profonde et durable de la production d’acide gastrique, le pantoprazole peut diminuer la résorption de médicaments dont la biodisponibilité est pH-dépendante tels que les antimycosiques azolés (par ex. le kétoconazole, l’itraconazole, le posaconazole) et d’autres médicaments tels que l’erlotinib.
Études d’interaction
Le pantoprazole est en grande partie métabolisé dans le foie par le système enzymatique du cytochrome P450, principalement par le biais de la déméthylation médiée par le CYP2C19, mais aussi par le biais d’autres voies métaboliques telles que l’oxydation médiée par le CYP3A4.
Aucune interaction cliniquement significative n’a toutefois pu être mise en évidence dans les études d’interaction relatives à des médicaments métabolisés par le biais du même système enzymatique tels que la carbamazépine, le diazépam, le glibenclamide, la nifédipine et un contraceptif oral contenant du levonorgestrel et de l’ethinylestradiol.
Les résultats d’une série d’études d’interaction montrent que le pantoprazole n’a aucune influence sur la résorption de la digoxine liée à la glycoprotéine P ou sur le métabolisme des principes actifs par le CYP1A2 (par ex. la caféine, la théophylline), le CYP2C9 (par ex. le piroxicam, le diclofénac, le naproxène), le CYP2D6 (par ex. le métoprolol) et le CYP2E1 (par ex. l’éthanol).
De même, aucune interaction avec les antiacides administrés simultanément n’a été observée.
Anticoagulants coumariniques
Bien qu’aucune interaction n’ait été observée avec la phenprocoumone et la warfarine lors des études pharmacocinétiques menées chez l’être humain, des cas isolés de modifications du temps de prothrombine/INR ont été rapportés après la commercialisation (phase post-marketing). En conséquence, un contrôle du temps de prothrombine/INR est recommandé chez les patients traités par des anticoagulants de type coumarinique après l’instauration d’un traitement par le pantoprazole, après son arrêt ainsi que lors d’une utilisation irrégulière de pantoprazole.
Inhibiteurs des protéases du VIH
La prise concomitante de pantoprazole et d’inhibiteurs de protéases du VIH dont l’absorption est dépendante d’un faible pH gastrique (tels que l’atazanavir et le nelfinavir) n’est pas recommandée, car ceci diminue nettement leur biodisponibilité.
L’administration concomitante de pantoprazole et de clarithromycine, de métronidazol et/ou d’amoxicilline dans le cadre d’études d’interaction n’a révélé aucune interaction cliniquement significative.
Méthotrexate
La prise concomitante de méthotrexate à fortes doses peut augmenter et prolonger la concentration sérique de méthotrexate et/ou de son métabolite et ainsi provoquer éventuellement une toxicité du méthotrexate.

Grossesse/Allaitement

Grossesse
On ne dispose pas de suffisamment de données concernant l’administration du pantoprazole chez les femmes enceintes.
Des expérimentations animales révèlent une toxicité de reproduction (voir rubrique «Données précliniques»). Le risque potentiel pour l’être humain n’est pas connu.
Pantoprazole NOBEL ne doit pas être administré pendant la grossesse sauf en cas d’absolue nécessité.
Allaitement
Le passage de faibles quantités dans le lait maternel a été constaté lors de l’expérimentation animale (voir également sous «Pharmacocinétique»).
Chez l’être humain, des cas de passage du pantoprazole dans le lait maternel ont été signalés.
Par conséquent, la décision relative à l’interruption ou à la poursuite de l’allaitement ou du traitement par Pantoprazole NOBEL doit s’appuyer sur une mise en balance du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et du bénéfice du traitement par Pantoprazole NOBEL pour la mère.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

L’apparition d’effets indésirables tels que vertiges et troubles visuels est possible (voir rubrique «Effets indésirables»). Les patients concernés doivent renoncer à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.

Effets indésirables

Il faut s’attendre à l’apparition d’effets indésirables chez environ 5% des patients. Les effets indésirables les plus fréquemment signalés sont la diarrhée et les céphalées. Ces effets indésirables apparaissent chez environ 1% des patients.
Très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100 et <1/10); occasionnels (≥1/1’000 et <1/100); rares (≥1/10’000 et <1/1’000); très rares (<1/10’000); inconnus (ne peut pas être évalué sur la base des données disponibles).
Il est impossible d’attribuer les effets secondaires observés après l’introduction sur le marché à un groupe de fréquence. C’est pourquoi ces effets secondaires sont accompagnés de la mention «inconnus».
Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets secondaires sont indiqués par ordre décroissant de leur degré de gravité.
Effets secondaires observés avec le pantoprazole dans le cadre d’études cliniques et après l’introduction sur le marché.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: Agranulocytose.
Très rares: Leucopénie, thrombopénie, pancytopénie.
Affections du système immunitaire
Rares: Hypersensibilité (y compris réactions anaphylactiques et choc anaphylactique).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rares: Hyperlipidémie, augmentation de la lipidémie (triglycéride, cholestérol); modifications du poids.
Inconnus: Hyponatrémie, hypomagnésémie.
Affections psychiatriques
Occasionnels: Troubles du sommeil.
Rares: Dépression, aggravation d’une dépression préexistante.
Très rares: Désorientation, aggravation d’une désorientation préexistante.
Inconnus: Hallucinations, confusion mentale, en particulier chez les patients prédisposés ainsi qu’une aggravation en cas de préexistence de ces symptômes.
Affections du système nerveux
Occasionnels: Céphalées, vertiges.
Rares: Dysgueusie.
Affections oculaires
Rares: Troubles visuels/vision floue.
Affections gastro-intestinaux
Fréquents: Polypes bénins sur les glandes du fundus.
Occasionnels: Diarrhée, nausées/vomissements, ballonnements et sensation de satiété, constipation, sécheresse buccale, douleurs et symptômes épigastriques.
Affections hépato-biliaires
Occasionnels: Augmentation des enzymes hépatiques (transaminases, γ-GT).
Rares: Augmentation du taux de bilirubine.
Inconnus: Lésion des cellules hépatiques, jaunisse, insuffisance hépatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: Éruption/exanthème, prurit.
Rares: Urticaire, angioœdème.
Très rares: Lupus érythémateux cutané subaigu (voir «Mises en garde et précautions»).
Inconnus: Syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, érythème polymorphe, photosensibilité.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels: Fractures de la hanche, du poignet ou de la colonne vertébrale.
Rares: Arthralgie, myalgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Inconnus: Néphrite interstitielle.
Affections des organes de reproduction et du sein
Rares: Gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Occasionnels: Asthénie, fatigue et malaise.
Rares: Augmentation de la température corporelle; œdème périphérique.
Enfants
La sécurité d’emploi du pantoprazole a été évaluée dans des études cliniques menées avec 250 enfants âgés de 2 à 16 ans présentant une œsophagite de reflux gastro-œsophagien légère. La majorité des enfants étaient âgés de plus de 12 ans. Le pantoprazole a été généralement bien toléré et son profil de sécurité était comparable à celui observé chez les adultes.

Surdosage

Les symptômes d’un surdosage ne sont pas connus chez l’être humain. Dans des cas isolés, une dose de 240 mg i.v. a été administrée sur 2 minutes et bien tolérée.
Hormis le traitement symptomatique et le traitement d’appoint, aucune recommandation thérapeutique spécifique ne peut être donnée en cas de surdosage s’accompagnant de signes cliniques d’empoisonnement.
Le pantoprazole est fortement lié aux protéines et n’est donc pas facilement dialysable.

Propriétés/Effets

Code ATC: A02BC02
Mécanisme d’action et pharmacodynamie
Le pantoprazole appartient à la classe des inhibiteurs de la pompe à protons. Il conduit d’une manière spécifique et dose-dépendante à une inhibition de l’enzyme H+/K+-ATPase des cellules pariétales, responsable de la sécrétion d’acide gastrique.
Le pantoprazole est un benzimidazole substitué. Après son absorption, il s’accumule dans le compartiment acide de la cellule pariétale, où il est transformé en sa forme active, un sulfénamide cyclique. Ce dernier se fixe ensuite à l’enzyme H+/K+-ATPase et inhibe ainsi la pompe à protons. On obtient ainsi une inhibition durable de la sécrétion basale et de la sécrétion stimulée de l’acide gastrique.
Comme l’action du pantoprazole se produit en aval des récepteurs (au niveau de la pompe à protons), il diminue la sécrétion acide indépendamment de l’origine du stimulus (acétylcholine, histamine, gastrine).
Après administration par voie orale ou intraveineuse, le pantoprazole inhibe de manière dose-dépendante la sécrétion d’acide gastrique stimulée par la pentagastrine. Chez les volontaires testés, une dose orale de 40 mg a permis d’atteindre une inhibition de 51% le jour 1 et de 85% le jour 7. L’acidité basale sur 24 heures a baissé de 37% le jour 1 et de 98% le jour 7 sous l’effet de 40 mg par voie orale.
La sélectivité du pantoprazole repose sur sa propriété à déployer la totalité de son effet uniquement dans le milieu fortement acide (pH <3) des cellules pariétales, alors qu’il reste largement inactif à un pH plus élevé. En conséquence, le pantoprazole ne peut développer un effet pharmacologique complet et donc un effet thérapeutique que dans les cellules pariétales de l’estomac qui possèdent une activité de sécrétion acide.
Cet effet diminue de nouveau dans le cadre d’un processus de rétroaction, dans la même mesure que l’inhibition globale de la sécrétion acide. En cas de traitement au long cours par pantoprazole, la gastrinémie à jeun augmente pour atteindre environ deux fois la normale. Une augmentation excessive de la gastrinémie reste toutefois très rare. Après un traitement par voie orale, les valeurs médianes de gastrinémie retombent nettement. La suppression de la sécrétion acide peut provoquer une multiplication de cellules endocrines particulières (les cellules ECL) par l’intermédiaire d’une augmentation de la sécrétion de gastrine (hyperplasie simple à adénomateuse). L’apparition de précurseurs de carcinoïdes (hyperplasies atypiques) ou de carcinoïdes gastriques telle que signalée dans le cadre d’expérimentations animales (voir rubrique «Données précliniques») n’a pas été observée chez l’être humain.
D’après les résultats des expérimentations animales, l’influence d’un traitement au long cours par pantoprazole de plus d’un an sur les paramètres endocriniens de la thyroïde ne peut être totalement exclue.
Etudes cliniques
Pédiatrie
L’efficacité des comprimés pelliculés pantoprazole 20 et 40 mg a été évaluée dans une étude randomisée menée avec 136 patients âgés de 12 à 16 ans présentant une œsophagite de reflux symptomatique légère (GORD). Pantoprazole a clairement amélioré les symptômes de la GORD.

Pharmacocinétique

Absorption
Le pantoprazole est entièrement résorbé après administration par voie orale. Le taux de principe actif maximal est déjà atteint après l’administration unique orale ou intraveineuse d’une dose correspondante de pantoprazole. Le taux sérique maximal (pantoprazole 20 mg: environ 1-1.5 µg/ml, pantoprazole 40 mg: environ 2-3 µg/ml) est atteint environ 2.5 heures en moyenne après l’administration et il se maintient sans modification à ce niveau, même après plusieurs administrations.
Les caractéristiques pharmacocinétiques restent les mêmes après une administration unique ou une administration multiple. Dans l’intervalle posologique étudié de 10 à 80 mg, le pantoprazole présente une cinétique presque linéaire. La biodisponibilité absolue avec les comprimés pelliculés est de 77%. La prise concomitante de nourriture n’affecte pas l’AUC ni la concentration sérique maximale, et donc la biodisponibilité. Seule la variabilité du délai d’absorption est augmentée par la prise simultanée de nourriture.
Distribution
Le volume de distribution est d’environ 0.15 l/kg. La liaison du pantoprazole aux protéines sériques est de 98%. Le passage transplacentaire du pantoprazole a été étudié sur des rates gravides. Le passage augmente avec la progression de la gestation. En conséquence, et indépendamment du mode d’administration, la concentration dans le fœtus augmente peu avant la mise bas. Au maximum 0.02% de la dose administrée sont excrétés chez la ratte dans le lait maternel. Aucune donnée n’est actuellement disponible sur l’excrétion du produit par le lait chez l’être humain.
Métabolisme
Le pantoprazole est dégradé presque exclusivement par le foie. Le métabolisme du pantoprazole se fait principalement par le biais de la déméthylation médiée par le CYP2C19 et de la sulfatation subséquente, mais aussi par le biais d’autres voies métaboliques telles que l’oxydation médiée par le CYP3A4. Dans le sérum, tout comme dans l’urine, le métabolite principal est le desméthyl-pantoprazole conjugué au sulfate. La demi-vie du métabolite principal (environ 1.5 heures) est à peine plus longue que celle du pantoprazole. Le métabolite principal ne contribue pas à l’inhibition de la sécrétion acide (expérimentation animale).
Élimination
La demi-vie terminale d’élimination a été déterminée à environ 1 h et la clairance est d’environ 0.1 l/h/kg. Dans quelques cas, un ralentissement de l’élimination a été observé chez les volontaires. En raison de l’activation spécifique dans les cellules pariétales, la demi-vie d’élimination ne présente aucune corrélation avec la durée d’action qui est beaucoup plus longue (inhibition de la sécrétion acide). La majeure partie des métabolites (environ 80%) est excrétée par voie rénale, et le reste par les selles.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients atteints d’insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale (y compris les patients sous dialyse), aucune réduction posologique n’est nécessaire. Comme chez les volontaires sains, la demi-vie du pantoprazole est courte. Le pantoprazole n’est dialysé que dans une très faible mesure. Bien que le métabolite principal présente une demi-vie (2-3 heures) modérément plus longue que la substance mère, aucune accumulation ne peut se produire car l’excrétion reste malgré tout rapide.
Métaboliseurs lents
Environ 3% de la population européenne présente un déficit en enzyme CYP2C19 fonctionnel (poor metabolizers = métaboliseurs lents). Chez ces personnes, le pantoprazole sera vraisemblablement principalement catalysé par le CYP3A4. Après une administration unique de 40 mg de pantoprazole, l’AUC médiane était environ six fois plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les personnes présentant une activité de l’enzyme CYP2C19 intacte (métaboliseurs rapides). La concentration plasmatique maximale avait augmenté de 60%. Ces résultats n’ont aucune influence sur le dosage du pantoprazole.
Patients atteints d’insuffisance hépatique, patients âgés
Chez les patients présentant une cirrhose du foie (Child A, Child B), la demi-vie se prolonge vers des valeurs comprises entre 3 et 6 heures (pantoprazole 20 mg), et entre 7 et 9 heures (pantoprazole 40 mg), et l’AUC est multipliée par un facteur de 3 à 5 (pantoprazole 20 mg) et 5 à 7 (pantoprazole 40 mg). Toutefois, le taux sérique maximal n’augmente que peu par rapport aux volontaires sains, d’un facteur de 1.3 (pantoprazole 20 mg) et de 1.5 (pantoprazole 40 mg). Une légère augmentation de l’AUC et de la Cmax chez les volontaires âgés, par rapport aux volontaires jeunes ne présente aucune pertinence clinique. Cependant, le pantoprazole doit être utilisé avec précaution chez les patients âgés (voir «Posologie/Mode d’emploi»).
Pédiatrie
Après l’administration de doses orales uniques de 20 mg ou 40 mg de pantoprazole chez des enfants âgés de 5 à 16 ans, l’AUC et la Cmax étaient comparables à celles constatées chez les adultes.

Données précliniques

Les données précliniques issues d’essais conventionnels au sujet de la sécurité pharmacologique, de la toxicité par administrations réitérées, et de la génotoxicité ne mettent en évidence aucun risque particulier chez l’être humain.
Mutagénicité et carcinogénicité
Il ressort des études de mutagénicité, des tests de mutation cellulaire et d’une étude de fixation sur l’ADN que le pantoprazole n’a pas de potentiel génotoxique.
Au cours des études de carcinogénicité sur 2 ans menées chez le rat (correspondant à un traitement à vie chez le rat), des néoplasies neuroendocriniennes sont apparues. De plus, des papillomes des cellules squameuses sont apparus dans la partie proximale de l’estomac du rat. Le mécanisme entraînant la formation de carcinoïdes gastriques par les benzimidazoles substitués a été étudié de façon approfondie et permet de conclure à une réaction indirecte secondaire à l’élévation massive de la gastrinémie chez le rat au cours de l’administration chronique de la substance.
Au cours des études sur 2 ans chez le rat et la souris femelle, une augmentation du nombre de tumeurs hépatiques a été observée et a été interprétée comme une conséquence du métabolisme hépatique important du pantoprazole.
Une légère augmentation des transformations néoplasiques de la thyroïde a été notée dans le groupe de rats recevant la dose la plus forte. L’apparition de ces néoplasies est associée aux modifications induites par le pantoprazole des processus de dégradation de la thyroxine au niveau hépatique chez le rat.
Des signes de fœtotoxicité légère (ossification incomplète des os du crâne) ont été observés à des doses supérieures à 5 mg/kg par voie orale dans une étude sur la reproduction menée chez le rat.
Les essais n’ont montré ni une influence sur la fertilité, ni un effet tératogène. Le passage transplacentaire du pantoprazole a été étudié chez le rat et augmente avec la progression de la gestation. En conséquence, la concentration du pantoprazole chez le fœtus est accrue juste avant la naissance.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP.» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver les médicaments hors de la portée des enfants.
Conserver Pantoprazole NOBEL comprimés pelliculés gastrorésistants à température ambiante (15-25°C) dans l’emballage original.

Numéro d’autorisation

67644 (Swissmedic).

Présentation

Pantoprazole NOBEL 20 mg: 15, 30, 60 et 120. [B]
Pantoprazole NOBEL 40 mg: 7, 15, 30, 60 et 105. [B]

Titulaire de l’autorisation

NOBEL Pharma Schweiz AG, 6343 Risch-Rotkreuz.

Mise à jour de l’information

Septembre 2017.

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