Données précliniquesDans les études usuelles de pharmacologie de sécurité menées chez l’animal, la prégabaline a été bien tolérée à des doses cliniquement pertinentes. Dans des études de toxicité réalisées chez le rat et le singe, des effets sur le SNC, incluant hypoactivité, hyperactivité et ataxie, ont été observés en cas d’administration répétée. L’administration de doses supérieures à 5 fois la dose clinique maximale recommandée chez l’être humain a entraîné une augmentation de l’incidence des atrophies rétiniennes, fréquemment observées chez les animaux plus âgés, lors d’études à long terme menées chez le rat albinos.
La prégabaline ne s’est pas révélée tératogène chez la souris, le rat et le lapin. Une fœtotoxicité chez le rat et le lapin n’est apparue qu’à des doses largement supérieures à la dose utilisée chez l’être humain. Dans des études de toxicité prénatale/postnatale effectuées chez le rat, la prégabaline a provoqué des troubles toxiques du développement chez la progéniture à des doses plus de 2 fois supérieures à celles recommandées chez l’être humain.
Des effets nocifs sur la fertilité des rats mâles et femelles n’ont été observés qu’à des expositions proportionnellement plus élevées que lors de l’exposition résultant de l’administration de doses thérapeutiques. Chez le rat, les effets nocifs sur les organes reproducteurs mâles et les paramètres spermatiques ont été réversibles et ne se sont produits qu’à des expositions proportionnellement plus élevées que lors de l’exposition résultant de l’administration de doses thérapeutiques, ou ont été associés à des processus dégénératifs spontanés dans les organes reproducteurs mâles. Par conséquent, la pertinence clinique de ces effets a été considérée comme minime ou nulle.
Comme l’ont montré un grand nombre de tests réalisés in vitro et in vivo, la prégabaline n’est pas génotoxique.
Des études de carcinogénicité ont été menées avec la prégabaline chez le rat et la souris sur une période de 2 ans. Aucune tumeur n’a été observée chez le rat à des expositions équivalentes à 24 fois la dose clinique maximale de 600 mg/jour recommandée chez l’être humain. Chez la souris, aucune augmentation de la fréquence de tumeurs n’a été observée à des expositions proches de celles observées chez l’être humain à une posologie située dans la moyenne. Cependant, une augmentation de la fréquence des hémangiosarcomes a été observée à des expositions plus élevées. Le mécanisme non génotoxique de la formation de tumeurs chez la souris inclut des modifications plaquettaires et, en relation avec celles-ci, une prolifération des cellules endothéliales. Ces modifications plaquettaires n’ont pas été observées chez le rat ou, sur la base de données cliniques, lors d’une utilisation à court terme et, dans une mesure limitée lors d’une utilisation à long terme chez l’être humain. Rien n’indique un tel risque chez l’être humain.
Chez le rat, la toxicité chez les animaux juvéniles ne diffère pas qualitativement de celle observée chez les animaux adultes.
Les animaux juvéniles présentent toutefois une sensibilité accrue. À des doses thérapeutiques, des signes d’effets cliniques sur le SNC, comme hyperactivité et bruxisme, ainsi que des troubles de la croissance (suppression temporaire de la prise de poids corporel) ont été observés. Des effets sur le cycle œstral ont été observés à des doses 5 fois plus élevées que la dose thérapeutique humaine. Une réduction de la réaction de sursaut aux stimuli acoustiques a été observée chez les rats juvéniles 1 à 2 semaines après un dépassement de 2 fois la dose thérapeutique humaine. Neuf semaines après l’exposition, cet effet n’était plus observé.
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