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Information professionnelle sur Imatinib GIST Devatis:Devatis AG
Information professionnelle complèteDDDAfficher les changementsimprimé 
Composit.Forme gal.Indic./emploiPosolog./mode d'empl.Contre-Ind.PrécautionsInteract.Grossesse
Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Imatinib sous forme de mésilate d’imatinib.
Excipients
Cellulose microcristalline, hypromellose, crospovidone, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium, alcool polyvinylique, macrogol 3350, oxyde de fer jaune et rouge (E172), talc, dioxyde de titane (E171).

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés (sécables) à 100 mg d’imatinib.
Comprimés pelliculés à 400 mg d’imatinib.

Indications/Possibilités d’emploi

-Traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) malignes non résécables et/ou métastatiques chez ladulte.
-Traitement adjuvant chez ladulte présentant un risque significatif de récidive après résection dune GIST KIT (CD117) positive: les patients présentant un faible risque de récidive ne doivent pas recevoir de traitement adjuvant.

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement doit être instauré par un médecin ayant de lexpérience dans le traitement des patients atteints de maladies cancéreuses.
La dose prescrite sera prise avec un grand verre deau au cours dun repas.
Pour les adultes, les doses journalières de 400 mg ou de 600 mg seront généralement administrées en prises uniques et les doses journalières de 800 mg réparties en 2 prises de 400 mg (matin et soir).
La dose recommandée dImatinib GIST Devatis est de 400 mg/j chez les patients adultes souffrant de GIST malignes non résécables et/ou métastatiques.
Une augmentation de la dose de 400 mg/j à 600 mg/j ou à 800 mg/j peut être envisagée en labsence deffets indésirables, lorsque des examens appropriés ont révélé une réponse insuffisante au traitement avec 400 mg/j d’Imatinib GIST Devatis.
Le traitement par Imatinib GIST Devatis doit être poursuivi jusquà la progression de la maladie.
La posologie d’Imatinib GIST Devatis recommandée pour le traitement adjuvant chez les patients adultes après la résection dune GIST est de 400 mg/j. La durée minimale recommandée du traitement est de 36 mois. Lexpérience acquise jusquici porte sur 3 années de traitement.
Ajustement de la posologie du fait d’effets indésirables
En cas de survenue de réactions indésirables non hématologiques sévères (comme une rétention liquidienne sévère), le traitement par Imatinib GIST Devatis doit être interrompu jusquà la disparition de leffet secondaire. Le traitement peut ensuite être repris en fonction de la sévérité initiale de la réaction.
Ajustement de la posologie en cas de toxicité hépatique sévère
En cas daugmentation de la bilirubine >3x la norme supérieure ou des transaminases >5x la norme supérieure, le traitement par Imatinib GIST Devatis doit être interrompu jusquà ce que la valeur de la bilirubine sabaisse à <1.5x la norme supérieure, ou à <2.5x la norme supérieure pour les transaminases. Le traitement par Imatinib GIST Devatis peut alors être repris à dose journalière réduite.
Chez ladulte, la dose journalière sera diminuée de 400 mg à 300 mg, de 600 mg à 400 mg ou de 800 mg à 600 mg et chez les enfants et les adolescents la dose journalière sera diminuée de 340 mg/m2 à 260 mg/m2.
Ajustement de la posologie en cas de neutropénie ou de thrombopénie
Le traitement par Imatinib GIST Devatis doit être arrêté lorsque le nombre des granulocytes neutrophiles est <1.0x109/l et/ou celui des thrombocytes <50x109/l, et ce jusquà ce que le nombre des granulocytes neutrophiles atteigne1.5x109/l et celui des thrombocytes75x109/l. Le traitement peut alors être repris à la posologie de 400 mg/j. Si des valeurs critiques réapparaissent, le traitement pourra être repris à la dose réduite de 300 mg/j après une interruption.
Patients présentant des troubles de la déglutition
Pour les patients qui ne sont pas en mesure davaler les comprimés pelliculés, ceux-ci peuvent être dispersés dans de leau non gazeuse ou dans du jus de pomme (un comprimé pelliculé de 100 mg dans env. 50 ml, un comprimé pelliculé de 400 mg dans env. 200 ml). La suspension doit être absorbée immédiatement après dissolution complète du/des comprimé/s (remuer!).
Groupes de patients particuliers
Insuffisance hépatique
Les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée doivent recevoir en premier lieu la dose minimale recommandée de 400 mg/j. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (bilirubine >3x la norme supérieure), une dose faible de 100 mg/j est recommandée et en labsence deffets indésirables, une augmentation de la dose de 100 mg/j à 400 mg/j peut être envisagée.
Insuffisance rénale
Comme la clairance rénale de limatinib est négligeable, aucune diminution de la clairance du principe actif libre nest attendue chez les patients insuffisants rénaux. Les patients présentant une insuffisance rénale ou dialysés peuvent recevoir en premier lieu la dose minimale recommandée de 400 mg/j (voir "Pharmacocinétique" ). La prudence est toutefois de mise chez ces patients. La dose sera diminuée en cas dintolérance ou augmentée en cas dabsence deffet (voir "Mises en garde et précautions" ).
Enfants et adolescents
On ne dispose que dune expérience très limitée chez les enfants et adolescents atteints de GIST. La sécurité et lefficacité de limatinib nont pas été examinées dans des études cliniques pour les enfants et adolescents atteints de GIST. La détermination de la posologie chez lenfant doit se fonder sur la surface corporelle (mg/m2). La dose quotidienne recommandée est de 340 mg/m2 (dose maximale: 600 mg). La dose calculée doit chaque fois être arrondie à la centaine de mg supérieure ou inférieure. Chez les enfants (<12 ans), il faut si possible arrondir aux 50 mg les plus proches.
Le traitement peut être administré en une dose quotidienne unique ou la dose quotidienne peut être divisée en deux prises: une le matin et une le soir.
Patients âgés
Aucune recommandation particulière nest nécessaire concernant la posologie chez les patients âgés.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients.

Mises en garde et précautions

Patients atteints de maladie cardiaque ou d’insuffisance rénale
Les patients atteints de maladie cardiaque, ayant des facteurs de risque dinsuffisance cardiaque ou des antécédents dinsuffisance rénale doivent être surveillés attentivement. Tout patient présentant des signes de maladie cardiaque ou rénale doit être soigneusement évalué et traité.
Une réduction significative de la fraction déjection du ventricule gauche et la survenue dune insuffisance cardiaque congestive ont été rapportées dans des cas isolés sous traitement par limatinib. Dans des expérimentations animales, linhibition de la kinase c-Abl a entraîné une réponse au stress des cellules myocardiques et la survenue dune cardiomyopathie a été observée dans létude de cancérogénicité effectuée chez le rat. Cest pourquoi les patients présentant des facteurs de risques cardiovasculaires ou une cardiopathie manifeste doivent être soigneusement surveillés. Chez les patients âgés ou atteints de cardiopathies, la fraction déjection du ventricule gauche devra être déterminée avant de commencer le traitement par Imatinib GIST Devatis. Les patients présentant des signes dinsuffisance cardiaque au cours du traitement doivent faire lobjet dun bilan approfondi et recevoir un traitement adapté à leurs symptômes cliniques.
Un traitement à long terme par imatinib peut être accompagné dune diminution cliniquement significative de la fonction rénale. Par conséquent, la fonction rénale doit être contrôlée avant le début du traitement par Imatinib GIST Devatis et étroitement surveillée pendant le traitement. Cette surveillance doit être particulièrement attentive chez les patients présentant des facteurs de risque dinsuffisance rénale. Si une insuffisance rénale est observée, un traitement adéquat doit être instauré conformément aux recommandations thérapeutiques usuelles.
Hépatotoxicité
La fonction hépatique (transaminases, bilirubine, phosphatase alcaline) doit être évaluée avant linstauration du traitement, puis tous les mois ou en fonction de la situation clinique. Si nécessaire, on procédera à un ajustement des doses. Chez les patients souffrant dune insuffisance hépatique (légère, modérée ou sévère), la formule sanguine et les enzymes hépatiques doivent faire lobjet dun suivi attentif (voir "Posologie/Mode demploi" ).
Il est à noter que les patients atteints de GIST peuvent présenter des métastases hépatiques qui pourraient entraîner une insuffisance hépatique.
Lors de lassociation de limatinib avec une chimiothérapie chez des patients atteints de leucémie aiguë lymphoblastique (LAL Ph+), une hépatotoxicité réversible et non réversible (grade 3 ou 4) parfois fatale a été observée.
Rétention liquidienne
Des cas de rétention liquidienne sévère (épanchement pleural, œdème, œdème pulmonaire, ascite, œdème superficiel) ont été rapportés chez environ 2.5% des patients traités par limatinib pour une leucémie myéloïde chronique (LMC Ph+) nouvellement diagnostiquée. Il est donc recommandé de peser régulièrement les patients. Une prise de poids devra faire lobjet dun examen plus approfondi et, si nécessaire, des mesures thérapeutiques adéquates devront être prises. Chez les patients pédiatriques en particulier, une rétention liquidienne peut survenir sans œdèmes apparents.
La prudence est aussi recommandée en cas de glaucome (voir "Effets indésirables" ).
Hémorragie gastro-intestinale
Au cours des études cliniques de phase III menées avec des patients atteints de GIST malignes non résécables ou métastatiques, des hémorragies de grade 3 ou 4 dont la localisation na pas été évaluée de manière plus précise ont été rapportées chez 211 patients. Pendant létude de phase II menée avec des patients atteints de GIST malignes non résécables ou métastatiques (étude B2222), des hémorragies gastro-intestinales ont été rapportées chez 8 patients (5.4%) et des hémorragies au niveau des tumeurs chez 4 patients (2.7%). Les hémorragies étaient soit intra-abdominales, soit intrahépatiques, en fonction de la localisation des tumeurs. La localisation de la tumeur pourrait aussi avoir contribué aux hémorragies gastro-intestinales survenues dans cette population de patients. Dans le cadre de lexpérience après la commercialisation, lectasie vasculaire antrale gastrique (syndrome GAVE), un cas rare dhémorragie gastro-intestinale, a été signalé chez des patients atteints de LMC, LAL et dautres maladies. Cest pourquoi les patients doivent être étroitement contrôlés en début de traitement et pendant le traitement par Imatinib GIST Devatis pour déceler une éventuelle symptomatologie digestive. Si nécessaire, un arrêt du traitement par Imatinib GIST Devatis doit être envisagé (voir "Effets indésirables" ).
Hypothyroïdie
Des cas cliniques dhypothyroïdie ont été rapportés sous le traitement par limatinib chez des patients ayant subi une thyroïdectomie et recevant de la lévothyroxine comme traitement de substitution. Les taux de thyréostimuline (TSH) de ces patients doivent donc être étroitement surveillés.
Tests de laboratoire
Une numération sanguine complète doit être effectuée une fois par semaine pendant le premier mois de traitement par Imatinib GIST Devatis, tous les 14 jours pendant le deuxième mois de traitement, puis selon les besoins par la suite (p.ex. tous les 2 à 3 mois). En cas dapparition dune neutropénie ou dune thrombopénie sévère, le traitement doit être adapté (voir "Posologie/Mode demploi" ).
Syndrome de lyse tumorale
Des cas de syndrome de lyse tumorale (SLT) ont été rapportés. Par conséquent, il est recommandé de traiter une déshydratation cliniquement significative et des taux élevés dacide urique avant de commencer le traitement par Imatinib GIST Devatis (voir "Effets indésirables" ).
Réactivation du virus de l’hépatite B
Chez les patients qui sont porteurs chroniques du virus de lhépatite B, on observe une réactivation de ce virus après avoir pris des inhibiteurs de tyrosine kinase BCR-ABL (ITK). Dans certains cas, cela a conduit à une insuffisance hépatique aiguë ou à une hépatite fulminante, qui ont rendu nécessaire une transplantation du foie ou ont conduit au décès (voir "Effets indésirables" ).
Les patients doivent être examinés quant à une infection par le virus de lhépatite B avant le début dun traitement par limatinib. Les patients qui sont actuellement traités par limatinib doivent subir un test de référence destiné à dépister une infection par le virus de lhépatite B pour identifier les porteurs chroniques du virus. Un spécialiste des affections hépatiques et du traitement de lhépatite B doit être consulté avant de commencer le traitement chez les patients ayant une sérologie positive pour lhépatite B (y compris ceux ayant une maladie active). Ceci doit être réalisé également chez les patients qui ont eu pendant le traitement des résultats positifs au test de dépistage dune infection par le virus de lhépatite B. Les porteurs du virus de lhépatite B ayant besoin dun traitement par limatinib doivent être étroitement surveillés quant aux signes et symptômes dune infection active par le virus de lhépatite B pendant le traitement ainsi que pendant plusieurs mois après la fin du traitement.
Microangiopathie thrombotique
Les inhibiteurs de la tyrosine kinase BCR-ABL (ITK) ont été associés à la microangiopathie thrombotique (MAT), entre autres dans des rapports sur des cas isolés concernant imatinib (voir "Effets indésirables" ). En cas de résultats de laboratoire ou de résultats cliniques associés à une MAT chez un patient prenant Imatinib GIST Devatis, le traitement doit être arrêté et la MAT doit faire lobjet dun examen approfondi incluant la détermination de lactivité de lADAMTS13 et le dosage des anticorps anti-ADAMTS13. En cas de taux danticorps anti-ADAMTS13 accru en rapport avec une faible activité de lADAMTS13, le traitement par Imatinib GIST Devatis ne doit pas être repris.
Fertilité
Aucune étude na été faite chez lhomme pour étudier si la prise dimatinib peut avoir un effet sur la fertilité masculine et sur la spermatogenèse. Les patients de sexe masculin soucieux de limpact du traitement par Imatinib GIST Devatis sur leur fertilité doivent consulter leur médecin (voir "Données précliniques" ).
Enfants et adolescents
Des cas de retard de croissance ont été rapportés chez certains enfants et adolescents pré-pubères traités par limatinib. Chez les enfants, les effets à long terme causés par un traitement de longue durée par limatinib sur la croissance ne sont pas connus. Par conséquent, une surveillance étroite de la croissance est donc recommandée chez les enfants traités par limatinib (voir "Effets indésirables" ).

Interactions

Médicaments pouvant modifier les concentrations plasmatiques d’imatinib
Inhibiteurs du CYP3A4
Chez des sujets ayant reçu simultanément une dose unique de kétoconazole, une élévation significative des concentrations plasmatiques dimatinib (augmentation de la Cmax moyenne et de lASC de limatinib de 26% et de 40%, respectivement) a été observée. Aucune donnée avec dautres inhibiteurs du CYP3A4 (p.ex. itraconazole, érythromycine, clarithromycine) nest disponible.
Inducteurs du CYP3A4
Chez des sujets traités par la rifampicine, la clairance de limatinib a augmenté de 3.8 fois (intervalle de confiance à 90% =3.5 à 4.3 fois) et la Cmax, lASC(0-24) ainsi que de lASC(0-∞) ont diminué de 54%, de 68% et de 74%, respectivement. Dans les études cliniques, une diminution des concentrations plasmatiques dimatinib a été observée suite à ladministration concomitante de carbamazépine, doxcarbazépine, de phénytoïne, de fosphénytoïne, de phénobarbital ou de primidone, ce qui a entraîné une absence de réponse thérapeutique. Dans deux études publiées, ladministration concomitante dimatinib et dune préparation à base de millepertuis a conduit à une diminution de 30 à 32% de lASC de limatinib. Des problèmes du même ordre sont à prévoir avec dautres inducteurs du CYP3A4 (p.ex. la dexaméthasone). Pour cette raison, ladministration concomitante dinducteurs puissants du CYP3A4 et dimatinib doit être évitée.
Médicaments dont les concentrations plasmatiques peuvent être influencées par Imatinib GIST Devatis
Limatinib provoque une élévation de la Cmax moyenne et de lASC de la simvastatine (substrat du CYP3A4) de 2 et 3.5 fois, respectivement. Limatinib peut conduire à une élévation des concentrations plasmatiques dautres médicaments métabolisés par le CYP3A4 (p.ex. benzodiazépines, antagonistes du calcium de la classe des dihydropyridines, autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, etc.). Par conséquent, la prudence est de rigueur en cas dadministration concomitante dImatinib GIST Devatis et de substrats du CYP3A4 possédant une marge thérapeutique étroite (p.ex. ciclosporine, pimozide).
L'imatinib peut retarder la clairance du méthotrexate, en particulier lorsque ce dernier est utilisé à des doses élevées (> 500 mg/m²). La prudence est recommandée lors de l'administration simultanée d’Imatinib GIST Devatis avec du méthotrexate.
In vitro
Limatinib inhibe lactivité du CYP2D6 à des concentrations similaires à celles qui affectent lactivité du CYP3A4. De même, limatinib inhibe in vitro lactivité des CYP2C9 et CYP2C19. Lors dadministration concomitante de warfarine, une prolongation du TP a été observée. Le traitement par les coumarines doit donc se faire sous contrôle à court terme du TP lors de linstauration et de larrêt du traitement par Imatinib GIST Devatis ainsi que lors des modifications posologiques. In vitro, limatinib inhibe lOglucuronoconjugaison du paracétamol. Dans une étude clinique conduite auprès de 12 patients qui ont reçu 400 mg dimatinib par jour et une dose unique de 1 g de paracétamol, aucune modification significative de la glucuronoconjugaison du paracétamol na été mise en évidence. Il nexiste pas de données relatives à la prise de doses répétées de paracétamol. La prudence est de rigueur lors de ladministration concomitante chronique dImatinib GIST Devatis et de paracétamol.
In vivo
Des doses dimatinib de 400 mg 2 fois par jour nont eu aucun effet cliniquement pertinent sur le métabolisme du métoprolol dépendant du CYP2D6.

Grossesse, Allaitement

Chez les femmes en âge de procréer qui prennent Imatinib GIST Devatis, une contraception efficace (méthodes associées à un taux de grossesse inférieur à 1%) doit être conseillée pendant le traitement et cette contraception doit être encore utilisée pendant 15 jours après larrêt dImatinib GIST Devatis.
Grossesse
Les études réalisées chez lanimal ont mis en évidence une toxicité pour la reproduction, y compris une tératogénicité chez le rat (voir "Données précliniques/toxicité pour la reproduction" ). Il nexiste aucune étude clinique sur lemploi dImatinib GIST Devatis chez la femme enceinte.
Des cas de malformations létales, de fausses couches et danomalies congénitales ont été rapportés lors de la surveillance post-marketing.
Imatinib GIST Devatis ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue. Si Imatinib GIST Devatis est utilisé au cours de la grossesse, la patiente doit être informée du risque potentiel pour le fœtus.
Allaitement
Limatinib et son métabolite actif peuvent passer dans le lait maternel humain. Le rapport lait/plasma calculé sest révélé être de 0.5 pour limatinib et de 0.9 pour le métabolite, ce qui suggère une distribution plus élevée du métabolite dans le lait. En considérant la concentration combinée de limatinib et de son métabolite ainsi que la quantité de lait maximale ingérée chaque jour par les nourrissons, lexposition totale attendue devrait être faible (env. 10% de la dose thérapeutique). Des effets indésirables graves pouvant survenir chez lenfant allaité, lallaitement pendant le traitement et durant au moins 15 jours après larrêt du traitement par Imatinib GIST Devatis nest pas recommandé.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Il nexiste aucune donnée particulière sur une possible influence de limatinib sur laptitude à la conduite ou lutilisation de machines.
Comme des effets indésirables, tels que fatigue, faiblesse, nausées, vomissements, vertiges ou vision trouble peuvent survenir au cours dun traitement par Imatinib GIST Devatis, la prudence est de rigueur lors de la conduite de véhicules et de lutilisation de machines.

Effets indésirables

Le profil de sécurité général de limatinib en utilisation clinique porte sur plus de douze ans dexpérience. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (>10%) étaient la neutropénie, la thrombopénie, lanémie, les céphalées, la dyspepsie, les œdèmes, la prise de poids, les nausées, les vomissements, les crampes musculaires, les douleurs musculaires et osseuses, les diarrhées, les rashs, l'épuisement et les douleurs abdominales. Les événements étaient dintensité légère à modérée. Chez les patients atteints de GIST, les saignements gastro-intestinaux ou intra-tumoraux présentaient une incidence plus élevée et étaient plus sévères en comparaison avec les patients qui prenaient limatinib pour le traitement dautres maladies. Des problèmes gastro-intestinaux, tels quune obstruction, une perforation et une ulcération gastro-intestinales, une hépatotoxicité, une insuffisance rénale aiguë, une hypophosphatémie, des effets secondaires respiratoires sévères et un syndrome de lyse tumorale sont des effets indésirables rares spécifiques à lindication.
Un ajustement de la dose peut être nécessaire selon la sévérité des événements.
Les effets indésirables suivants ont été observés.
Fréquences: "très fréquent" (≥1/10); "fréquent" (≥1/100 à <1/10); "occasionnel" (≥1/1000 à <1/100); "rare" (≥1/10 000 à <1/1000); "très rare" (<1/10 000), y compris les cas isolés.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
Rare: syndrome de lyse tumorale.
Affections du système immunitaire
Très rare: anaphylaxie.
Infections et infestations
Occasionnel: sepsis, pneumonie (notamment dans les GIST), herpès, zona, rhinopharyngite, sinusite, cellulite, infection des voies aériennes supérieures, grippe, infection des voies urinaires, gastro-entérite.
Rare: infections fongiques.
Fréquence inconnue: réactivation de lhépatite B.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très fréquent: neutropénie (14%), thrombopénie (14%), anémie (11%).
Fréquent: pancytopénie, neutropénie fébrile.
Occasionnel: lymphopénie, dépression médullaire, thrombocythémie, éosinophilie, lymphadénopathie.
Rare: anémie hémolytique, microangiopathie thrombotique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: prise de poids (14%).
Fréquent: anorexie, perte de poids.
Occasionnel: hypokaliémie, hypophosphatémie, hyponatrémie, augmentation de lappétit, diminution de lappétit, déshydratation, goutte, hyperuricémie, hypercalcémie, hyperglycémie.
Rare: hypomagnésémie, hyperkaliémie.
Affections psychiatriques
Fréquent: insomnie.
Occasionnel: dépression, oppression, diminution de la libido.
Rare: confusion.
Affections du système nerveux
Très fréquent: céphalées (notamment dans les GIST, 11%).
Fréquent: endormissement, paresthésies, troubles du goût, hypoesthésie.
Occasionnel: hémorragies cérébrales, syncope, sciatique, neuropathie périphérique, envie de dormir, migraine, troubles de la mémoire, syndrome des jambes sans repos, tremblements, œdème cérébral.
Rare: hypertension intracrânienne, convulsions, névrite optique.
Affections oculaires
Fréquent: œdème palpébral, augmentation des sécrétions lacrymales, hémorragie conjonctivale, conjonctivite, sécheresse oculaire, vision trouble.
Occasionnel: irritation oculaire, douleur oculaire, œdème orbitaire, hémorragie de la sclérotique, hémorragie rétinienne, blépharite, œdème maculaire.
Rare: œdème papillaire, glaucome, cataracte, hémorragie du corps vitré.
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Occasionnel: vertiges, acouphènes, perte auditive.
Affections cardiaques
Occasionnel: palpitations cardiaques, insuffisance cardiaque congestive, œdème pulmonaire, tachycardie.
Rare: arythmies, fibrillations auriculaires, arrêt cardiaque, infarctus du myocarde, angine de poitrine, épanchement péricardique, péricardite, tamponnade cardiaque.
Affections vasculaires
Fréquent: bouffées vasomotrices, hémorragie.
Occasionnel: hypertension, hématome, hématomes sous-duraux, froideur des extrémités, hypotension, syndrome de Raynaud, thrombose/embolie.
Très rare: choc anaphylactique.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent: épistaxis, dyspnée, toux, épanchement pleural.
Occasionnel: douleurs du pharynx et de la gorge, pharyngite, insuffisance respiratoire aiguë (y compris des cas mortels chez des patients à un stade avancé de la maladie, présentant des infections sévères, des neutropénies sévères et dautres troubles cliniques concomitants sévères), pneumopathie interstitielle diffuse.
Rare: douleur pleurale, fibrose pulmonaire, hypertension pulmonaire, hémorragie pulmonaire.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent: nausées (51%), vomissements (25%), diarrhées (25%), dyspepsies (13%), douleurs abdominales (notamment dans les GIST, 14%).
Fréquent: ballonnements, flatulences, constipation, reflux gastro-œsophagien, bouche sèche, gastrite, hémorragies du tractus gastro-intestinal.
Occasionnel: stomatite, ulcérations buccales, iléus/obstruction intestinale, méléna, œsophagite, ascite, ulcère gastrique, hématémèse, chéilite, dysphagie, pancréatite, éructations, hémorragie tumorale, perforation gastro-intestinale (y compris des cas avec issue fatale).
Rare: colite, iléus, côlon irritable, diverticulite, ectasie vasculaire antrale gastrique (syndrome GAVE).
Affections hépatobiliaires
Fréquent: élévation des enzymes hépatiques.
Occasionnel: ictère, hépatite, hyperbilirubinémie.
Rare: insuffisance hépatique et nécrose hépatique (dont des cas létaux).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent: œdèmes périorbitaires (32%), dermatite/eczéma/rash (26%).
Fréquent: œdème de la face, prurit, érythème, sécheresse cutanée, alopécie, sueurs nocturnes, sensibilité à la lumière.
Occasionnel: exanthème pustuleux, pétéchies, contusions, sudation augmentée, urticaire, ecchymoses, tendance accrue aux ecchymoses, ongles cassants, folliculite, purpura, hypotrichose, hyper- ou hypopigmentation cutanée, psoriasis, dermite exfoliative, éruption bulleuse, érythrodysesthésie palmoplantaire, panniculite (incluant érythème noueux).
Rare: éruption vésiculaire, syndrome de Stevens-Johnson, dermatose aiguë fébrile neutrophilique (syndrome de Sweet), coloration des ongles, œdème angioneurotique, érythème polymorphe, vasculite leucocytoclastique, lichen ruber plan, pustulose exanthématique aiguë généralisée, kératose lichénoïde, lichen plan, pemphigus.
Très rare: nécrolyse épidermique toxique, pseudoporphyrie.
Fréquence inconnue: syndrome dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (Syndrome DRESS).
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Très fréquent: spasmes et crampes musculaires (36%), douleurs musculosquelettiques pendant et après larrêt du traitement par limatinib, y compris myalgie (14%), arthralgie (14%).
Fréquent: gonflement des articulations, douleur osseuse.
Occasionnel: raideur articulaire et musculaire, ostéonécrose.
Rare: faiblesse musculaire, arthrite, rhabdomyolyse/myopathie.
Fréquence inconnue: retard de croissance chez lenfant.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnel: insuffisance rénale aiguë, douleurs rénales, pollakiurie, hématurie.
Fréquence inconnue: insuffisance rénale chronique.
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnel: gynécomastie, dysfonction érectile, gonflement des seins, œdème du scrotum, ménorragies, menstruations irrégulières, douleurs des mamelons, troubles sexuels.
Très rare: kyste hémorragique du corps jaune/kyste folliculaire hémorragique (ovarien).
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Très fréquent: rétention liquidienne et œdèmes périphériques (56%), fatigue (15%).
Fréquent: état fébrile, faiblesse, œdèmes généralisés du tissu sous-cutané, frissons, rigidité.
Occasionnel: douleur thoracique, indisposition.
Investigations
Occasionnel: augmentations des taux sanguins de la créatinine, de la créatine phosphokinase, de la lactate déshydrogénase et de la phosphatase alcaline.
Rare: augmentation des taux damylase sanguine.
Réactivation de l’hépatite B
Des réactivations de lhépatite B ont été observées en rapport avec les inhibiteurs de tyrosine kinase BCR-ABL. Dans certains cas, cela a conduit à une insuffisance hépatique aiguë ou à une hépatite fulminante, qui ont rendu nécessaire une transplantation du foie ou ont conduit au décès (voir la rubrique "Mises en garde et précautions" ).
Lannonce deffets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Lexpérience avec des doses supérieures aux doses thérapeutiques est limitée. Des cas isolés de surdosage de limatinib ont été rapportés spontanément et publiés dans la littérature. En règle générale, lévolution rapportée dans ces cas était une amélioration ou un rétablissement. En cas de surdosage, le patient doit être surveillé et traité symptomatiquement de façon appropriée.
Les événements suivants ont été rapportés pour différentes gammes de dosage:
Surdosage chez l’adulte
De 1200 à 1600 mg (pour des durées différentes allant de 1 à 10 jours): nausées, vomissements, diarrhée, rash, érythème, œdèmes, tuméfactions, fatigue, crampes musculaires, thrombopénie, pancytopénie, douleurs hypogastriques, céphalées, diminution de lappétit. De 1800 à 3200 mg (jusquà 3200 mg par jour pendant 6 jours): faiblesse, myalgie, augmentation du taux de CPK, augmentation du taux de bilirubine, douleurs gastro-intestinales. 6400 mg (dose unique): un seul cas a été rapporté dans la littérature avec des nausées, des vomissements, des douleurs hypogastriques, de la fièvre, une tuméfaction du visage, une diminution du nombre de neutrophiles et une augmentation des taux de transaminases.
De 8 à 10 g (dose unique): des vomissements et des douleurs gastro-intestinales ont été rapportés.
Surdosage chez l’enfant
Un garçon âgé de 3 ans a présenté des vomissements, une diarrhée et une anorexie après la prise dune dose unique de 400 mg. Un autre garçon de 3 ans a présenté une diminution du nombre de globules blancs et une diarrhée après la prise dune dose unique de 980 mg.

Propriétés/Effets

Code ATC
L01EA01
Mécanisme d’action
Limatinib est un inhibiteur de protéine tyrosine kinase de faible poids moléculaire qui inhibe lactivité de la tyrosine kinase (TK) BCR-ABL au niveau cellulaire in vitro et in vivo. De plus, plusieurs récepteurs à activité TK sont inhibés: KIT, le récepteur du facteur des cellules souches (SCF), codé par le proto-oncogène c-Kit, les récepteurs à domaine discoïdine (DDR1 et DDR2), le récepteur du facteur de stimulation des colonies (CSF-1R) et les récepteurs alpha et bêta du facteur de croissance dérivé des plaquettes (PDGFR-alpha et PDGFR-bêta). Limatinib peut également inhiber des processus cellulaires qui sont médiés par lactivation de ces récepteurs à activité kinase.
Pharmacodynamique
In vitro, limatinib inhibe la prolifération et induit une apoptose des cellules de tumeur stromale gastro-intestinale (cellules GIST) qui expriment une mutation activatrice du KIT.
Au cours des études cliniques, de rares cas de développement de résistance ont été observés. On distingue plusieurs formes de résistance à limatinib en fonction du moment dapparition: soit une résistance primaire (absence defficacité dès le début du traitement), soit une résistance secondaire avec perte de lefficacité sur la durée dexposition à limatinib. Les mécanismes moléculaires de la résistance sont des mutations BCR-ABL, qui augmentent de façon constante avec la progression/durée de la maladie. Le développement dune résistance a également été observé chez des patients traités par des doses insuffisantes ou qui ne prenaient pas leur médicament de façon régulière. Le traitement doit donc être commencé à temps et la dose strictement respectée.
Efficacité clinique
Études cliniques dans les GIST non résécables ou métastatiques
Après la commercialisation de limatinib, deux études ouvertes randomisées ont été réalisées par lEORTC et le SWOG. Au total, 1640 patients ont été traités soit par 400 mg, soit par 800 mg dimatinib. La survie globale médiane a été de 21 mois, respectivement de 18.9 mois avec 400 mg et de 23.2 mois avec 800 mg. Le taux de réponse a été de 52.6% (CR 5.1%, PR 47.5%).
Une étude de phase II multinationale, randomisée, ouverte a été conduite chez des patients atteints de GIST malignes non résécables ou métastatiques. Dans cette étude, 147 patients ont été inclus et randomisés en 2 groupes pour recevoir soit 400 mg, soit 600 mg dimatinib 1 fois par jour, par voie orale (pendant 6 à 12 mois en moyenne, au maximum pendant 36 mois). Ces patients étaient âgés de 18 à 83 ans et ils avaient un diagnostic pathologique de GIST malignes KIT positives, non résécables et/ou métastatiques.
Aucune différence du taux de réponse na été observée entre les deux groupes posologiques. Le taux de réponse partielle était de 66.7% et le taux de réponse complète de 0.7%. Le temps médian écoulé jusquà lobtention dune réponse était de 13 semaines (IC à 95%: 12-23). Le temps médian écoulé jusquà la perte deffet du traitement chez les patients qui avaient auparavant répondu était de 122 semaines (IC à 95%: 106-147), tandis quil était de 84 semaines dans létude complète (IC à 95%: 71-109). La durée médiane de survie générale na pas pu être atteinte.
Études cliniques dans les GIST non résécables ou métastatiques
Dans le cadre dun traitement adjuvant après résection de GIST, 713 patients ont reçu 400 mg dimatinib par jour ou un placebo approprié pendant un an.
Le critère dévaluation principal de létude était la survie sans récidive.
La survie sans récidive a été prolongée par imatinib: rapport de risque (hazard ratio, HR) =0.398 [0.259-0.610], p<0.0001. Après un an, le taux de survie global sans récidive était significativement supérieur sous imatinib (97.7%) par rapport au placebo (82.3%), (p<0.0001), ce qui correspond à une diminution du risque de récidive denviron 89% par rapport au placebo (HR=0.113 [0.049-0.264]).
Une deuxième étude de phase III, en ouvert (étude SSG XVIII/AIO), a comparé un traitement adjuvant par 400 mg dimatinib par jour pendant 12 mois à un traitement pendant 36 mois chez des patients adultes présentant un risque élevé de récidive après résection chirurgicale dune GIST KIT positive et lune des caractéristiques suivantes: diamètre de la tumeur >5 cm et index mitotique >5/50 High Power Fields (HPF); ou diamètre de la tumeur >10 cm quel que soit lindex mitotique ou tumeur de toute taille avec un index mitotique >10/50 HPF ou tumeur rompue dans la cavité péritonéale.
Au total, 397 patients ont été randomisés (199 dans le bras traité pendant 12 mois et 198 dans le bras traité pendant 36 mois) et lâge médian était de 61 ans (tranche dâge: 22 à 84 ans). La durée médiane de suivi a été de 54 mois (de la randomisation jusquau jour du dernier recueil des données). Le délai entre la randomisation du premier patient et le jour du dernier recueil des données a été de 83 mois. Le critère dévaluation principal était la survie sans récidive (intervalle entre la randomisation et le jour de la survenue de la récidive ou du décès quelle quen soit la cause). Le traitement par imatinib pendant 36 mois a significativement prolongé la survie sans récidive par rapport au traitement pendant 12 mois (survie sans récidive après 5 ans: 65.6% vs 47.9%, hazard ratio =0.46 [0.32, 0.65], p<0.0001).
De plus, le traitement par imatinib pendant 36 mois a significativement prolongé la survie globale par rapport au traitement pendant 12 mois (survie globale après 5 ans: 92.0% vs 81.7%, HR=0.45 [0.22, 0.89], p=0.0187).
Le nombre total de décès a été de 25 dans le bras traité pendant 12 mois et de 12 dans le bras traité pendant 36 mois.

Pharmacocinétique

La pharmacocinétique de limatinib a été testée pour un intervalle posologique allant de 25 à 1000 mg, après dose unique ainsi quà létat déquilibre ( "steady state" ). Laugmentation de lASC moyenne était proportionnelle à la dose administrée dimatinib entre 25 et 1000 mg. Après des doses répétées, son accumulation à létat déquilibre a augmenté dun facteur 1.5 à 2.5.
Absorption
La biodisponibilité absolue moyenne de limatinib est de 98%. Le coefficient de variation pour lASC plasmatique de limatinib est de 40 à 60% après administration orale. Après administration au cours dun repas riche en lipides, le taux dabsorption de limatinib est peu réduit (diminution de 11% de la Cmax et prolongation de la tmax), avec une légère diminution de lASC (7.4%) comparé à une prise à jeun.
Distribution
La fraction liée aux protéines plasmatiques est approximativement de 95%, principalement à lalbumine, dans une faible mesure aux alpha-glycoprotéines acides et dans une très faible mesure aux lipoprotéines. La distribution systémique est élevée, avec un volume de distribution de 4.9 l/kg de poids corporel. La proportion liée aux érythrocytes est faible. La distribution tissulaire est uniquement documentée par des études précliniques; une concentration élevée a été retrouvée dans les surrénales et les organes génitaux, une faible concentration dans le système nerveux central.
Métabolisme
Le principal métabolite circulant chez lhomme est le dérivé pipérazine Ndéméthylé qui a in vitro un effet similaire à celui du principe actif inchangé. LASC plasmatique de ce métabolite est 16% de celle de limatinib et sa liaison aux protéines correspond à celle de limatinib. Limatinib est un substrat du CYP3A4 et un inhibiteur du CYP3A4, du CYP2D6, du CYP2C9 et du CYP2C19; il peut par conséquent avoir une influence sur le métabolisme des médicaments administrés simultanément (voir "Interactions" ). Limatinib est un inhibiteur de la glucuronoconjugaison (voir "Interactions" ).
Élimination
La demi-vie délimination de limatinib est de 18 h et celle de son métabolite actif de 40 h. Environ 81% de la dose est éliminée en lespace de 7 jours dans les fèces (68% de la dose) et dans les urines (13% de la dose). La forme inchangée représente environ 25% de la dose (5% dans les urines, 20% dans les fèces), le reste étant composé de métabolites. Les proportions dimatinib et de son métabolite actif sont égales dans les fèces et les urines. La demi-vie délimination apparente moyenne, qui a été estimée sur la base de létude pharmacocinétique à dose unique, était de 13.5 heures. La demi-vie de tous les composés marqués au 14C dans le plasma était comprise entre 41 et 72 heures.
Cinétique pour certains groupes de patients
Dans des études sur la cinétique dans certaines populations, aucune différence na été observée entre les sexes et il ny avait chez ladulte quune relation dimportance négligeable en fonction du poids.
Chez des patients atteints de GIST, lexposition à létat déquilibre était 1.5 fois supérieure à celle observée à la même dose (400 mg/j) chez des patients atteints de LMC Ph+. Sur la base dune analyse préliminaire de pharmacocinétique de populations de patients atteints de GIST, 3 variables (albumine, taux de leucocytes et bilirubine) qui présentent une relation statistiquement significative avec la pharmacocinétique de limatinib ont été identifiées. Une diminution de la clairance a été associée à des taux bas dalbumine comme à des taux élevés de leucocytes. Toutefois, ces effets ne sont pas suffisamment importants pour justifier un ajustement posologique.
Pédiatrie
Nota bene: la sécurité et lefficacité de limatinib nont pas été examinées dans les études cliniques pour les enfants et adolescents atteints de GIST.
Chez les enfants et les adolescents, ladministration de doses de 260 mg/m2 et 340 mg/m2 a conduit à des concentrations plasmatiques équivalentes à celles obtenues aux doses de respectivement 400 mg et 600 mg chez ladulte. La comparaison de lASC(0-24) au jour 8 et au jour 1 pour une dose de 340 mg/m2/j a révélé une accumulation de 1.7 fois en cas de dosage répété une fois par jour.
Patients âgés
Dans les études cliniques ayant inclus plus de 20% de patients âgés de 65 ans ou plus, des différences pharmacocinétiques significatives liées à lâge nont pas été observées.
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée, lexposition plasmatique à limatinib est supérieure à celle des patients présentant une fonction rénale normale. Cette augmentation est de lordre dun facteur 1.5 à 2 environ et sexplique par laugmentation dun facteur 1.5 de lalpha-glycoprotéine acide.
Insuffisance hépatique
Dans une étude réalisée chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée ou sévère, lexposition moyenne à limatinib (ASC normalisée en fonction de la dose) na pas augmenté par rapport aux patients présentant une fonction hépatique normale. La fonction hépatique nétait pas catégorisée selon la classification Child Pugh, mais selon les critères suivants:
Insuffisance hépatique légère: bilirubine totale >1-1.5 LSN; SGOT normale ou <3 LSN.
Insuffisance hépatique modérée: bilirubine totale >1.5-3.0 LSN; SGOT quelconque.
Insuffisance hépatique sévère: bilirubine totale >3-10 LSN; SGOT quelconque.

Données précliniques

Sous traitement chronique par limatinib, une augmentation du nombre dinfections opportunistes a été observée chez les rats et a conduit, chez les singes, à une aggravation des infections paludéennes normalement réprimées. Dans les études de carcinogénicité à long terme, les lésions non néoplasiques observées ont touché le système cardiovasculaire, les reins, le pancréas, les organes endocriniens et les dents. Les principales modifications ont comporté une néphropathie chronique progressive (chez les animaux femelles) ainsi quune hypertrophie et une dilatation cardiaques qui ont entraîné une insuffisance cardiaque dans des cas isolés.
Mutagénicité
Limatinib na pas démontré de propriétés génotoxiques dans un test sur cellules bactériennes in vitro (test dAmes), ni dans un test sur cellules de mammifères in vitro (lymphome de souris), ni dans un test sur micronoyaux de rat in vivo. Toutefois, des effets génotoxiques positifs ont été obtenus avec limatinib dans un test de clastogenèse (aberrations chromosomiques) sur cellules de mammifères in vitro (cellules ovariennes de hamster chinois) avec activation métabolique. Deux intermédiaires de synthèse, présents dans le produit final, sont positifs au test de mutagenèse dAmes. Lun de ces intermédiaires était aussi positif dans le test du lymphome de souris.
Toxicité pour la reproduction
Dans une étude de fertilité, chez le rat mâle traité pendant 70 jours à une dose de 60 mg/kg (correspondant approximativement à la dose clinique maximale de 800 mg/j, sur la base de la surface corporelle), le poids des testicules et de lépididyme ainsi que la mobilité des spermatozoïdes ont diminué.
Une réduction légère à modérée de la spermatogenèse a aussi été observée chez le chien à des doses orales >30 mg/kg. Au cours dune étude de fertilité réalisée chez des rates, aucun effet na été observé sur laccouplement ou sur le nombre de femelles gestantes. Une dose de 60 mg/kg a entraîné une perte fœtale post-implantation significativement plus élevée ainsi quune diminution du nombre de fœtus vivants. Ceci na pas été observé à des doses20 mg/kg.
Dans une étude sur le développement prénatal et postnatal chez le rat, les femelles ont reçu des doses orales de mésilate dimatinib allant jusquà 45 mg/kg/jour pendant la gestation (à partir de limplantation) et la lactation. Chez cinq animaux (≈20.08%) du groupe ayant reçu la dose de 45 mg/kg/jour, un écoulement vaginal rouge a été observé au 14e ou 15e jour de gestation. Sa signification est inconnue, toutes les femelles ayant donné naissance à des ratons viables et une perte accrue de fœtus après limplantation nayant été observée chez aucune des femelles. Dautres effets maternels qui nont été constatés quà la dose de 45 mg/kg/jour (environ la moitié de la dose maximale humaine de 800 mg/jour, sur la base de la surface corporelle) ont inclus un nombre accru de mort-nés et un nombre accru de descendants qui sont décédés dans les 4 jours suivant la naissance.
Dans la descendance F1, à la même dose, les poids moyens étaient plus faibles de la naissance jusquà leuthanasie liée à la recherche, et le nombre de ratons atteignant le critère de séparation préputiale était légèrement plus faible. La fertilité de la descendance F1 nétait pas modifiée alors quun nombre accru de résorptions fœtales et une diminution du nombre de fœtus viables étaient observés. Le no observed adverse effect level (NOAEL) était de 15 mg/kg/j (soit un quart de la dose maximale humaine de 800 mg, sur la base de la surface corporelle) pour les mères et la génération F1.
Limatinib sest montré tératogène chez les rats lorsquil était administré au cours de lorganogenèse, à des doses ≥100 mg/kg, approximativement équivalentes à 1.5x la dose clinique maximale de 800 mg/j. Les effets tératogènes observés comprenaient: une exencéphalie ou une encéphalocèle, ainsi quune réduction/absence de los frontal et/ou une absence des os pariétaux. Ces effets nont pas été observés à des doses30 mg/kg.
Chez le lapin, aucun effet sur les paramètres de reproduction en termes de sites dimplantation, de nombre de fœtus vivants, de ratio des sexes ou de poids fœtal na été observé à des doses 1.5 fois supérieures à la dose maximale humaine de 800 mg/j sur la base de la surface corporelle. Les examens des fœtus nont pas révélé de modifications morphologiques liées au médicament.
Les organes cibles (système immunitaire, tractus gastro-intestinal, cœur, reins, organes de reproduction) identifiés dans une étude de toxicité pour le développement chez des rats juvéniles (jours 10 à 70 post-partum) correspondent à ceux identifiés pour les animaux adultes. Lexposition systémique na été que légèrement plus élevée chez les femelles par rapport aux mâles, avec une variabilité importante des données, ce qui explique quil na pas été possible de mettre en évidence de différences homogènes liées au sexe. À une exposition correspondant environ à 0.3 à 2 fois lexposition pédiatrique moyenne à la dose maximale recommandée de 340 mg/m2, des effets passagers sur la croissance ainsi quun retard de louverture vaginale et de la séparation du prépuce ont été observés. Le NOAEL déterminé a été de 5 mg/kg/jour (soit 0.06 fois lexposition humaine, ASC, à 340 mg/m2). Des décès ont été observés à partir dune exposition (ASC) correspondant environ à 3 fois lexposition pédiatrique moyenne à la dose maximale recommandée de 340 mg/m2.
Carcinogénicité
Dans une étude de carcinogénicité dune durée de 2 ans menée chez le rat, limatinib a entraîné une réduction statistiquement significative de la longévité des femelles (30 mg/kg/j) et des mâles (60 mg/kg/j). Lexamen histopathologique des animaux morts a mis en évidence comme cause principale de décès ou deuthanasie des cardiomyopathies (pour les deux sexes), des néphropathies chroniques en progression (chez les femelles) et des papillomes des glandes préputiales. Les organes cibles des modifications néoplasiques étaient les reins (adénomes/carcinomes), la vessie et lurètre (papillomes), les glandes préputiales et clitoridiennes, lintestin grêle (adénocarcinomes), les glandes parathyroïdes (adénomes), les glandes surrénales (tumeurs médullaires bénignes et malignes), et lestomac (hors tissu glandulaire) (papillomes/carcinomes). Les doses sans aucun effet (no observed effect levels, NOEL) pour les modifications néoplasiques des différents organes cibles étaient de 30 mg/kg/j pour les reins, la vessie, lurètre, lintestin grêle, les glandes parathyroïdes, les glandes surrénales et lestomac (hors tissu glandulaire), et de 15 mg/kg/j pour les glandes préputiales et clitoridiennes.
Des papillomes/carcinomes des glandes préputiales et clitoridiennes ont été observés à des doses de ≥30 mg/kg/j, ce qui représente approximativement 0.5 fois ou 0.3 fois la dose journalière chez ladulte traité respectivement par 400 mg/j ou 800 mg/j, et 0.4 fois la dose journalière (calculée sur la base de lASC) chez lenfant et ladolescent traité par 340 mg/m2/j. La pertinence de ces résultats pour lêtre humain nest pas encore clarifiée et un risque pour lêtre humain ne peut pas être exclu. Une analyse des données de sécurité issues des études cliniques et des rapports spontanés deffets indésirables n'indique aucune évidence parlant pour une fréquence accrue de modifications malignes chez les patients traités par limatinib par rapport à la population générale.

Remarques particulières

Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver à 15-30°C.
Conserver hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

69961 (Swissmedic).

Présentation

Comprimés pelliculés à 100 mg (sécables): 30 et 60. [A]
Comprimés pelliculés à 400 mg: 30 et 60. [A]

Titulaire de l’autorisation

Devatis AG, 6330 Cham.

Mise à jour de l’information

Novembre 2025

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