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Information professionnelle sur Flixabi:Samsung Bioepis CH GmbH
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Infliximab (produit dans des cellules ovariennes de hamster chinois (CHO) par la technique de l’ADN recombinant.
Excipients
Saccharose, polysorbate 80, phosphate monosodique monohydraté, phosphate disodique heptahydraté, pro vitro corresp. 1,255 mg de sodium.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

1 flacon perforable contient 100 mg dinfliximab; poudre pour solution à diluer pour perfusion.
Après reconstitution, chaque ml contient 10 mg d’infliximab.

Indications/Possibilités d’emploi

Polyarthrite rhumatoïde
Flixabi est indiqué, en association avec le méthotrexate, pour la réduction des signes et symptômes, pour lamélioration de la capacité fonctionnelle et pour le ralentissement de la progression de la destruction articulaire, chez les patients adultes atteints dune maladie active et nayant pas suffisamment répondu au méthotrexate, et chez les patients adultes atteints dune maladie active, sévère et évolutive, non traités auparavant par le méthotrexate ou dautres DMARDs. Flixabi ne doit être administré que par des médecins expérimentés dans la prise en charge de patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde active.
Arthrite psoriasique
Flixabi est indiqué pour la réduction des signes et symptômes de larthrite chez les patients atteints darthrite psoriasique active, nayant pas suffisamment répondu aux autres traitements de fond.
Maladie de Bechterew/Spondylarthrite ankylosante
Flixabi est indiqué pour la réduction des signes et des symptômes, ainsi que pour lamélioration de la capacité fonctionnelle chez les patients adultes souffrant dune maladie active sévère et nayant pas répondu aux traitements conventionnels (physiothérapie, AINS).
Maladie de Crohn chez l’adulte et l’enfant
Adultes (≥18 ans):
Flixabi est indiqué dans le traitement de la maladie de Crohn active modérée à sévère chez les patients adultes nayant pas répondu à un traitement conventionnel complet et adéquat par corticostéroïdes et/ou immunosuppresseurs. Lobjectif du traitement est la réduction des symptômes et le maintien dune rémission clinique.
Traitement de la maladie de Crohn fistulisée, sévère, chez les patients adultes nayant pas répondu à un traitement conventionnel complet et adéquat (comprenant antibiotiques, drainage et immunosuppresseurs).
Enfants et adolescents (de 6 à 17 ans):
Flixabi est indiqué dans le traitement de la maladie de Crohn active, sévère et évolutive, chez les enfants et les adolescents nayant pas répondu à un traitement conventionnel complet et adéquat, ou chez lesquels ce traitement est mal toléré ou contre-indiqué. L’infliximab a été étudié uniquement en association avec un traitement immunosuppresseur conventionnel.
Colite ulcéreuse chez l’adulte et l’enfant
Adultes (≥18 ans):
Flixabi est indiqué pour le traitement de la colite ulcéreuse active modérée à sévère chez les patients adultes répondant de manière insuffisante ou présentant une intolérance à un traitement conventionnel complet et adéquat, y compris 5-ASA, corticostéroïdes et 6-MP ou AZA.
Enfants et adolescents (de 6 à 17 ans):
Flixabi est indiqué pour le traitement de la colite ulcéreuse active modérée à sévère chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans qui répondent de manière insuffisante à un traitement conventionnel, y compris les corticostéroïdes et la 6-MP ou lAZA, ou présentent une intolérance ou une contre-indication à un tel traitement.
Psoriasis
Flixabi est indiqué chez les patients adultes présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère, pour lesquels une photothérapie ou des traitements systémiques conventionnels se sont avérés inappropriés ou insuffisants. La sécurité et lefficacité dun traitement dune durée de plus dun an nont pas été étudiées.

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement par Flixabi doit être initié et surveillé par des médecins qualifiés expérimentés dans le diagnostic et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, de larthrite psoriasique, de la maladie de Bechterew, des maladies inflammatoires de lintestin ou du psoriasis. Les perfusions de Flixabi doivent être administrées par des professionnels de santé qualifiés exercés à détecter toute complication liée aux perfusions, y compris les réactions anaphylactiques. Des mesures durgence appropriées doivent pouvoir être mises en œuvre immédiatement.
Flixabi sadministre par voie intraveineuse.
En fonction de lappréciation du médecin traitant, le traitement par Flixabi peut être repoussé si une intervention chirurgicale est prévue chez le patient (voir Risque de complication après une intervention chirurgicale dans "Effets indésirables" et "Mises en garde et précaution" / "Autres" ), ceci en tenant compte de la longue demi-vie de linfliximab.
Les patients doivent être surveillés pendant 1-2 heures au moins après la perfusion, afin de déceler déventuels effets secondaires. Médicaments, sonde dintubation et autre matériel approprié doivent se trouver à portée de main pour le traitement de réactions aiguës liées à la perfusion (voir "Mises en garde et précautions" ). Un équipement durgence, tel quadrénaline, antihistaminiques, corticoïdes ainsi que le matériel dassistance respiratoire approprié doivent être disponibles. Les patients peuvent être préalablement traités, par exemple, par un antihistaminique, de lhydrocortisone et/ou du paracétamol et la vitesse de perfusion peut être ralentie afin de diminuer les risques de réactions liées à la perfusion, surtout si de telles réactions se sont déjà produites dans le passé.
Afin dassurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.
Posologie usuelle
Polyarthrite rhumatoïde
La dose initiale est de 3 mg/kg, administrée en perfusion intraveineuse dune durée de 2 heures. Elle sera suivie par dautres perfusions de 3 mg/kg, 2 et 6 semaines après la première perfusion, puis toutes les 8 semaines.
Flixabi doit être administré en association avec le méthotrexate. On ne dispose daucune expérience concernant lassociation de Flixabi avec dautres immunosuppresseurs ou DMARDs que le méthotrexate.
Les données disponibles suggèrent que la réponse clinique est habituellement obtenue dans les 12 semaines de traitement. Si un patient obtient une réponse inadéquate ou ne répond plus après cette période, une augmentation de la dose par paliers denviron 1,5 mg/kg peut être considérée, jusquà un maximum de 7,5 mg/kg toutes les 8 semaines. En alternative, une administration de 3 mg/kg toutes les 4 semaines peut être envisagée. Si une réponse adéquate est obtenue, les patients doivent être maintenus à la dose ou à la fréquence dadministration sélectionnée. La poursuite de ce traitement doit être attentivement reconsidérée chez les patients pour lesquels aucun bénéfice thérapeutique na été démontré au cours des 12 premières semaines du traitement ou après un ajustement de la dose.
Arthrite psoriasique
Une dose de 5 mg/kg est administrée en perfusion intraveineuse pendant une durée de 2 heures. La première perfusion est suivie par dautres perfusions également de 5 mg/kg, après 2 et 6 semaines, puis toutes les 8 semaines. Lefficacité dune dose de 3 mg/kg na pas été étudiée. La possibilité dune hépatotoxicité cumulative doit être prise en considération lors de lassociation de Flixabi et de méthotrexate (cf. "Mises en garde et précautions" / "Troubles hépatiques et des voies biliaires" ).
Maladie de Bechterew/Spondylarthrite ankylosante
Une dose de 5 mg/kg est administrée en perfusion intraveineuse pendant une durée de 2 heures. La première perfusion est suivie par dautres perfusions également de 5 mg/kg, après 2 et 6 semaines, puis toutes les 6-8 semaines. Si un patient ne répond pas au traitement après 6 semaines (c.-à-d. après 2 doses), aucun traitement supplémentaire par linfliximab ne doit être administré.
Maladie de Crohn
Une dose de 5 mg/kg est administrée en perfusion intraveineuse pendant une durée de 2 heures. La poursuite du traitement par linfliximab chez les patients qui nont pas répondu au traitement dans les 2 semaines suivant la première perfusion nest pas étayée par les données disponibles. Chez les patients qui ont répondu au traitement, il existe les alternatives suivantes pour la poursuite du traitement:
traitement dentretien: perfusions supplémentaires de 5 mg/kg, 2 et 6 semaines après la dose initiale, suivies de perfusions toutes les 8 semaines ou
réadministration: perfusion de 5 mg/kg en cas de réapparition des symptômes de la maladie (cf. "Réadministration dans la maladie de Crohn et dans la polyarthrite rhumatoïde" ainsi que "Mises en garde et précautions" ).
Chez les patients atteints de maladie de Crohn fistulisée qui nont pas suffisamment répondu à un traitement conventionnel, il convient dadministrer initialement une perfusion de 5 mg/kg, suivie par deux autres perfusions de 5 mg/kg, 2 et 6 semaines après la première perfusion. Ensuite, le traitement sera maintenu à intervalles de 8 semaines par des perfusions de 5 mg/kg.
Colite ulcéreuse
Une dose de 5 mg/kg est administrée en perfusion intraveineuse pendant une durée de 2 heures. La première perfusion est suivie par dautres perfusions également de 5 mg/kg, aux semaines 2 et 6 après la première perfusion, puis toutes les 8 semaines.
Chez les patients ne répondant pas au traitement, le traitement par Flixabi doit être arrêté après 14 semaines.
Dans le cas dun traitement au long cours de plus dun an, il faut régulièrement procéder à une évaluation du rapport bénéfice-risque chez le patient individuel (voir "Effets indésirables" et "Mises en garde et précautions" ), étant donné que lexpérience disponible sur le traitement de plus dun an ne porte que sur un petit nombre de patients.
Psoriasis
Une dose de 5 mg/kg est administrée en perfusion intraveineuse sur une durée de 2 heures, suivie de perfusions supplémentaires de 5 mg/kg, 2 et 6 semaines après la première perfusion. Ensuite, il est conseillé de maintenir le traitement à des intervalles de 8 semaines par des perfusions de 5 mg/kg chacune. Chez les sujets qui ne répondent pas au traitement dans les 14 semaines, le traitement doit être interrompu. La sécurité et lefficacité dun traitement dune durée de plus dun an nont pas été étudiées.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
On ne dispose pas de données spécifiques concernant cette population de patients.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
On ne dispose pas de données spécifiques concernant cette population de patients.
Patients âgés (≥65 ans)
Aucune étude spécifique na été réalisée dans cette population de patients. Aucun ajustement de la dose nest recommandé. Pour tout renseignement complémentaire concernant ce groupe de patients, voir également "Mises en garde et précautions" .
Enfants et adolescents (6-17 ans)
Colite ulcéreuse et maladie de Crohn présentant une activité sévère:
La dose initiale recommandée est de 5 mg/kg en perfusion intraveineuse dune durée de 2 heures. Elle sera suivie dautres perfusions de 5 mg/kg, 2 et 6 semaines après la première. Ensuite, le traitement dentretien consiste en des perfusions de 5 mg/kg à 8 semaines dintervalle.
Les données dont on dispose actuellement ne plaident pas en faveur de la poursuite du traitement par linfliximab chez les patients pédiatriques qui nont pas répondu au traitement dans les 10 semaines suivant la perfusion initiale.
Dans le cas de la colite ulcéreuse, les données disponibles sur la population pédiatrique – en particulier chez les enfants de <11 ans – sont limitées en comparaison avec la population adulte et lexpérience acquise dans le traitement sur plus dun an de la colite ulcéreuse chez des patients pédiatriques est également limitée.
La sécurité et lefficacité de linfliximab chez les enfants de moins de 6 ans nont pas été étudiées.
Polyarthrite rhumatoïde, arthrite psoriasique, maladie de Bechterew, psoriasis:
Aucune donnée nest disponible concernant le traitement des enfants et des adolescents. Les données de pharmacocinétique actuellement disponibles sont décrites à la rubrique "Pharmacocinétique" , mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être émise.
Perfusion d’une durée raccourcie, pour toutes les indications chez l’adulte
Chez certains patients adultes soigneusement sélectionnés qui ont toléré au moins 3 perfusions initiales dinfliximab, chacune ayant duré 2 heures (traitement dinduction), et qui reçoivent un traitement dentretien, ladministration des perfusions suivantes, sur une durée raccourcie qui ne doit pas être inférieure à 1 heure, peut être considérée. Si une réaction à la perfusion survient au cours dune perfusion dune durée raccourcie, une diminution de la vitesse de perfusion pourrait être considérée pour les perfusions suivantes. Les perfusions plus courtes aux doses >6 mg/kg nont pas été étudiées (voir "Effets indésirables" ).
Réadministration pour la maladie de Crohn et la polyarthrite rhumatoïde
En cas de réapparition des signes et des symptômes de la maladie, l’infliximab peut être réadministré dans les 16 semaines suivant la dernière perfusion. Après un intervalle sans traitement de 2 à 4 ans, la réadministration dinfliximab a été associée à une réaction dhypersensibilité retardée (cf. "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ) chez 10 patients atteints de maladie de Crohn.
Le risque de réaction dhypersensibilité retardée suite à une réadministration est inconnu après un intervalle sans médicament de 16 semaines à 2 ans. Par conséquent, la réadministration après un intervalle de 16 semaines sans médicament ne peut pas être recommandée.
Réadministration pour l’arthrite psoriasique
La sécurité et lefficacité de linfliximab ne sont pas établies en dehors du schéma posologique toutes les 8 semaines (cf. "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).
Réadministration pour la Maladie de Bechterew
On ne dispose à lheure actuelle que de données avec un schéma posologique toutes les 6 semaines (cf. "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).
Réadministration pour la colite ulcéreuse
La sécurité et lefficacité ne sont pas établies en dehors du schéma posologique toutes les 8 semaines (cf. "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).
Réadministration pour le psoriasis
Lexpérience acquise avec le traitement intermittent par infliximab dans une étude dextension ouverte au long cours en cas de psoriasis après une période exempte de traitement montre une incidence accrue des réactions liées à la perfusion par comparaison avec la poursuite du traitement dentretien (cf. "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).

Contre-indications

L’infliximab est contre-indiqué chez les patients souffrant de tuberculose ou dautres infections sévères telles que septicémie, abcès ou infections opportunistes.
L’infliximab est contre-indiqué chez les patients souffrant dinsuffisance cardiaque modérée ou sévère (classe III-IV NYHA).
L’infliximab ne doit en aucun cas être administré à des patients ayant une intolérance connue au principe actif, à dautres protéines murines ou à lun des excipients.

Mises en garde et précautions

Réactions liées à la perfusion et hypersensibilité
L’infliximab a été associé à des réactions aiguës liées à la perfusion et à des réactions dhypersensibilité retardée, qui se distinguent par le moment de leur survenue. Cest pourquoi tous les patients recevant l’infliximab devraient rester sous surveillance pendant au moins une heure après la perfusion afin de déceler déventuels effets secondaires.
Des réactions aiguës liées à la perfusion telles que fièvre, prurit, urticaire, hypotension, dyspnée et/ou rarement bronchospasme, œdème du larynx ou du pharynx peuvent survenir pendant la perfusion ou dans les quelques heures qui suivent la perfusion et surviennent plutôt au cours de la première et de la deuxième perfusion. La perfusion doit être immédiatement interrompue en cas dapparition de réactions aiguës liées à la perfusion. Certaines de ces réactions ont été décrites comme des réactions anaphylactiques. Des médicaments (par exemple antihistaminiques, corticostéroïdes, adrénaline et/ou paracétamol), un masque respiratoire, une sonde dintubation et tout autre matériel destiné au traitement de ces réactions doivent être disponibles pour une utilisation immédiate. Les patients peuvent par exemple être préalablement traités par des antihistaminiques, de lhydrocortisone et/ou du paracétamol afin déviter des réactions légères et passagères.
Dans le cadre de telles réactions aiguës liées à la perfusion, on a également observé des événements cérébro-vasculaires survenus en lespace denviron 24 heures après la perfusion.
Réactions d’hypersensibilité liées aux anticorps:
Des anticorps dirigés contre linfliximab, susceptibles de provoquer des réactions allergiques graves, peuvent se développer (cf. "Effets indésirables" , paragraphe "Réactions liées à la perfusion" ). Les patients qui ne reçoivent pas dimmunosuppresseurs pendant le traitement par infliximab présentent un risque potentiel plus important de développer ces anticorps. Ces anticorps ne peuvent pas toujours être décelés dans des échantillons de sérum. Si des réactions sévères surviennent, il faut entreprendre un traitement symptomatique et ne plus administrer aucune autre perfusion dinfliximab.
Réactions en cas de réadministration après une période sans infliximab:
Dune manière générale, les bénéfices et les risques dune reprise du traitement par infliximab devraient être évalués soigneusement après une période exempte de traitement.
Une réaction dhypersensibilité retardée a été observée chez un nombre significatif de patients atteints de maladie de Crohn (25% lors dune étude clinique) qui ont été à nouveau traités par infliximab, après une période de 2 à 4 ans sans infliximab. Les signes et symptômes comportaient des myalgies et/ou arthralgies, avec une fièvre et/ou une éruption cutanée, dans les 12 jours suivant la reprise du traitement. Chez certains patients, on a également observé un prurit, un œdème de la face, des mains ou des lèvres, une dysphagie, une urticaire, des maux de gorge et/ou de tête. Ces réactions ont parfois été décrites comme des réactions ressemblant à une maladie sérique. Signalez à vos patients quils doivent immédiatement consulter un médecin sils observent de quelconques effets secondaires retardés.
Lorsque des patients sont à nouveau traités par infliximab après une longue période sans infliximab, il convient de les surveiller étroitement afin de déceler les symptômes et les signes dune réaction dhypersensibilité retardée. Dans de tels cas, il faut tenir compte des indications figurant au chapitre "Posologie/Mode demploi" ( "Réadministration..." ).
Dans une étude portant sur le psoriasis, un traitement de réinduction (3 perfusions) par infliximab après une période exempte de traitement a présenté une incidence plus élevée de réactions sévères liées à la perfusion durant le traitement de réinduction (cf. "Effets indésirables" ) quau cours dautres études portant sur la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et la maladie de Crohn, lors desquelles un traitement dentretien sans phase de réinduction a été administré après une période exempte de traitement. En cas dinterruption du traitement dentretien du psoriasis par infliximab, la reprise du traitement par infliximab devrait avoir lieu sous forme de dose unique avec traitement dentretien par la suite. En général, les bénéfices et les risques dune reprise du traitement par infliximab après une période exempte de traitement devraient être soigneusement évalués, en particulier en cas de traitement de réinduction aux semaines 0, 2 et 6.
Infections
Le facteur de nécrose tumorale alpha (TNFα) est un médiateur de linflammation et module les réponses immunitaires à médiation cellulaire. Les données expérimentales montrent que le TNFα est essentiel pour lutter contre les infections intracellulaires. Les expériences cliniques montrent que les défenses contre les infections sont altérées chez certains patients traités par linfliximab. Des précautions doivent être prises lorsque lutilisation de linfliximab est envisagée chez des patients présentant une infection chronique ou des antécédents dinfections récidivantes.
Il faut tenir compte du fait quun blocage du TNFα peut masquer les symptômes dune infection, la fièvre par exemple. Une identification précoce de manifestations cliniques atypiques dinfections sévères ou de manifestations cliniques typiques dinfections rares et inhabituelles est essentielle pour éviter un retard de diagnostic et de la mise en place du traitement.
Les patients sous anti-TNF peuvent plus facilement développer des infections sévères. Des cas de tuberculose et dautres infections bactériennes – y compris de septicémie, pneumonie, mycoses invasives et autres infections virales ou opportunistes – ont été observés chez des patients traités par infliximab. Certaines de ces infections ont eu une issue mortelle. Les infections opportunistes le plus souvent rapportées avec un taux de mortalité >5% incluaient des pneumocystoses, candidoses, listérioses et aspergilloses.
Des infections opportunistes, y compris tuberculose, infections virales (y compris herpès simplex, herpès zoster et influenza), mycoses invasives et autres infections, telles que septicémie et pneumonie, ont été observées chez les patients sous infliximab.
Les bénéfices et les risques dun traitement par infliximab devraient être soigneusement soupesés avant linitiation du traitement au cas le patient aurait visité ou résidé dans une région dans laquelle des mycoses invasives telles que lhistoplasmose, la coccidioïdomycose ou la blastomycose sont endémiques.
Si une maladie systémique sévère se développe chez des patients traités par infliximab, il faut songer à une mycose invasive de type aspergillose, candidose, pneumocystose, histoplasmose, coccidioïdomycose ou blastomycose. Les mycoses invasives tendent à se développer de manière disséminée plutôt que localisée, et les tests de détection dantigènes et danticorps peuvent rester négatifs chez certains patients atteints dune mycose active. Un traitement antimycosique empirique approprié devrait être envisagé durant les investigations destinées à préciser le diagnostic. La décision dadministrer un traitement antimycosique empirique devrait être précédée, si possible, de la consultation dun médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement des mycoses invasives, avec prise en compte des risques dune mycose sévère et dun traitement antimycosique.
Des cas de tuberculose active (floride) sous infliximab ont été observés, y compris des formes disséminées et quelques cas comportant une localisation extrapulmonaire inhabituelle, dont certains dissue fatale.
Avant de commencer le traitement par infliximab, une tuberculose active ou inactive (latente) doit être recherchée chez les patients. Il faut établir à cet effet une anamnèse détaillée avec recherche de tuberculose dans les antécédents personnels ou dun éventuel contact antérieur avec la tuberculose, et dun traitement immunosuppresseur antérieur et/ou en cours. Des tests de dépistage, tels que test tuberculinique cutané et radiographie du thorax (selon les recommandations locales en vigueur), doivent être effectués chez tous les patients. Il faut noter que le résultat du test tuberculinique peut savérer faussement négatif, en particulier chez les patients gravement malades ou immunodéprimés. Les patients atteints dinfections cliniques manifestes et/ou dabcès doivent être traités avant le début du traitement par infliximab.
Si une tuberculose active est diagnostiquée, le traitement par infliximab ne doit pas être instauré. Dans le cas dune tuberculose inactive (latente), un traitement antituberculeux prophylactique conforme aux recommandations locales en vigueur doit être démarré avant de commencer le traitement par infliximab. La prise dun traitement antituberculeux devrait également être envisagée avant dinstaurer un traitement par infliximab chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou active et chez qui un traitement antérieur adéquat de cette affection ne peut être confirmé. Il convient dans ces situations dévaluer très soigneusement le rapport bénéfice/risque de linfliximab. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant et après le traitement par infliximab, afin de détecter déventuelles infections, notamment une tuberculose miliaire.
Chez les patients qui présentent des facteurs de risque multiples ou très significatifs de tuberculose et chez qui le test pour la tuberculose latente est négatif, un traitement antituberculeux devrait être envisagé avant dinstaurer un traitement par infliximab. La décision dinstaurer un traitement antituberculeux chez ces patients ne devrait être prise quaprès consultation dun médecin expérimenté dans le traitement de la tuberculose et en tenant compte des risques que représentent une tuberculose latente et un traitement antituberculeux.
Quelques cas de tuberculose active ont été rapportés chez des patients traités par infliximab pendant et après le traitement dune tuberculose latente.
Linhibition du TNFα peut masquer les signes dune infection tels que fièvre, frissons ou aggravation de létat général. Les patients doivent en être avertis. Le traitement par infliximab doit être interrompu si un patient développe une infection sévère ou une septicémie. Lélimination de linfliximab pouvant prendre jusquà six mois, il est important de surveiller étroitement les patients pendant toute cette période.
Tous les patients doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin si des symptômes évoquant une tuberculose tels que toux persistante, asthénie, perte de poids ou fébricule, apparaissent pendant ou après le traitement par infliximab.
On ne dispose que dexpériences limitées sur la sécurité des opérations réalisées chez les patients traités par infliximab. Si une intervention chirurgicale est planifiée, il convient de tenir compte de la longue demi-vie de linfliximab. Les patients qui doivent subir une intervention chirurgicale pendant un traitement par infliximab doivent être étroitement surveillés afin de déceler toute infection.
Réactivation d’une hépatite B (VHB)
Une réactivation dhépatite B est survenue chez des patients ayant reçu un anti-TNF, y compris linfliximab, et qui étaient porteurs chroniques de ce virus. Certains cas ont été fatals. Avant le début dun traitement par des immunosuppresseurs, ce qui inclut l’infliximab, les patients devraient être testés à la recherche dune infection par le virus de lhépatite B (VHB). Chez les patients dont le test révèle la présence de lantigène de surface du virus de lhépatite B, il est recommandé de consulter un médecin expérimenté dans le traitement de lhépatite B. Les patients porteurs de VHB nécessitant un traitement par infliximab devraient être surveillés étroitement pour déceler les signes ou symptômes révélateurs dune infection active de VHB tout au long du traitement par infliximab et plusieurs mois après la fin de celui-ci. On ne dispose daucune donnée pertinente concernant le traitement des patients porteurs du VHB par un traitement antiviral conjointement avec un anti-TNF afin de prévenir une réactivation du VHB. Chez les patients qui développent une réactivation du VHB, le traitement par infliximab devrait être interrompu et une thérapie antivirale efficace ainsi quun traitement supplétif approprié devraient être instaurés.
Administration concomitante d’autres médicaments biologiques
Anakinra: Des infections sévères et une neutropénie ont été observées lors dessais cliniques au cours desquels lanakinra et un autre inhibiteur du TNF, létanercept, ont été administrés de façon concomitante. Aucun bénéfice clinique supplémentaire na été observé comparativement à létanercept administré seul. La nature des effets secondaires observés lors de lassociation thérapeutique de lanakinra et de létanercept laisse supposer que des toxicités similaires peuvent résulter de lassociation de lanakinra avec dautres inhibiteurs du TNF. Par conséquent, lassociation de linfliximab et de lanakinra nest pas recommandée.
Abatacept: Dans les études cliniques, ladministration concomitante dinhibiteurs du TNF et dabatacept a été associée à une augmentation du risque dinfections, y compris des infections graves, sans augmentation du bénéfice clinique par rapport à un inhibiteur du TNF administré seul. En raison de la nature des effets secondaires rapportés sous administration concomitante dinhibiteurs du TNF et dabatacept, lassociation de linfliximab et de labatacept nest pas recommandée.
Autres médicaments biologiques: On ne dispose que de peu dinformations concernant ladministration concomitante dinfliximab et dautres médicaments biologiques que lanakinra et labatacept. Ces données nexcluent toutefois pas la possibilité dune incidence accrue deffets indésirables, comprenant des infections sévères. Il est par conséquent recommandé déviter dassocier linfliximab à dautres médicaments biologiques.
Substitution d’un DMARD biologique par un autre
La substitution dun agent biologique par un autre doit se faire avec précaution, car le recouvrement de lactivité biologique des deux agents peut encore augmenter le risque dinfections.
Réaction hématologique
Des cas de pancytopénie, de leucopénie, de neutropénie et de thrombocytopénie ont été rapportés chez des patients traités par inhibiteurs du TNF, y compris linfliximab. Des précautions doivent être prises chez les patients présentant une cytopénie significative ou ayant des antécédents connus de cytopénie.
Processus autoimmuns
Linfliximab et dautres agents inhibiteurs du TNFα peuvent dans de rares cas déclencher des maladies auto-immunes (syndromes lupiques, entre autres).
Si un patient présente des symptômes évoquant un syndrome lupique suite à un traitement par infliximab et si la recherche danticorps anti-ADN double-brin savère positive, le traitement devrait être interrompu (cf. "Effets indésirables" ).
Vaccinations
En général, on doit supposer une réponse vaccinale atténuée pendant la thérapie par infliximab.
Il est recommandé que tous les patients soient, si possible, à jour de toutes les vaccinations conformément aux directives actuelles sur la vaccination, avant dinstaurer une thérapie par infliximab.
Dans un sous-groupe de patients de létude ASPIRE, une proportion comparable de patients de chaque groupe thérapeutique a présenté une double augmentation effective du titre en réponse à un vaccin antipneumococcique polyvalent; ceci montre que linfliximab na pas altéré les réactions immunitaires à médiation humorale indépendantes des cellules T.
Vaccins vivants / agents infectieux thérapeutiques
On ne dispose que de données limitées sur la réponse à une vaccination avec des vaccins vivants ou sur la transmission secondaire dinfections par des vaccins vivants. Lutilisation de vaccins vivants peut causer des infections cliniques, y compris des infections disséminées. Ladministration simultanée de vaccins vivants et dinfliximab nest pas recommandée. La thérapie par infliximab ne peut être effectuée quaprès un intervalle de temps de sécurité suffisant après les vaccinations par des vaccins vivants.
Exposition de nourrissons in utero
Une infection disséminée par le bacille de Calmette-Guérin (BCG) avec issue fatale à la suite dune vaccination par le BCG a été rapportée chez un nourrisson qui avait été exposé à linfliximab in utero. Si un nourrisson a été exposé à linfliximab in utero, il est recommandé de respecter un délai de douze mois après la naissance avant de lui administrer un vaccin vivant, sauf si aucun taux sérique dinfliximab nest décelable chez le nourrisson. Ladministration de vaccins vivants avant le 12e mois de vie peut être envisagée si le bénéfice de la vaccination est nettement supérieur au risque théorique dune administration de vaccins vivants au nourrisson (voir "Grossesse, Allaitement" ).
Exposition de nourrissons par le lait maternel
Ladministration de vaccins vivants à des nourrissons allaités, alors que la mère reçoit de linfliximab, nest pas recommandée. Si aucun taux sérique dinfliximab nest décelable chez le nourrisson, ladministration de vaccins vivants à des nourrissons allaités peut être envisagée si le bénéfice de la vaccination est nettement supérieur au risque théorique dune administration de vaccins vivants au nourrisson (voir "Grossesse, Allaitement" ).
Agents infectieux thérapeutiques
Lutilisation dautres agents infectieux thérapeutiques tels que des bactéries vivantes atténuées (p.ex. instillation de BCG dans la vessie pour le traitement dun cancer) peut causer des infections cliniques, y compris des infections disséminées. Il est recommandé de ne pas utiliser dagents infectieux thérapeutiques chez les patients traités par infliximab.
Troubles neurologiques
Linfliximab et dautres agents inhibiteurs du TNFα ont été associés dans de rares cas à des crises convulsives et une première poussée ou une exacerbation de symptômes cliniques et/ou de preuves radiologiques daffections démyélinisantes du système nerveux central, y compris sclérose en plaques et névrite optique, et daffections démyélinisantes périphériques, y compris le syndrome de Guillain-Barré (cf. "Effets indésirables" ). L’infliximab doit être prescrit avec prudence chez les patients présentant de tels troubles neurologiques et un arrêt du traitement devrait être envisagé si ces troubles apparaissent.
Troubles hépatiques et des voies biliaires
Depuis la mise sur le marché de linfliximab, des cas dictère et dhépatite non infectieuse ont été observés, dont certains ayant les caractéristiques dune hépatite auto-immune. Des cas isolés dinsuffisance hépatique ont nécessité une transplantation hépatique ou ont eu une issue fatale. Des événements indésirables hépatiques sévères sont survenus dans une période comprise entre 2 semaines et plus dun an après le début du traitement par infliximab. Dans plusieurs cas, ces effets indésirables hépatiques sévères nont pas été précédés dune élévation des paramètres hépatiques. Ceux-ci devraient malgré tout être contrôlés à intervalles réguliers lors dun traitement par infliximab, en particulier en cas dassociation avec le méthotrexate.
Les patients doivent être informés de la survenue de rares troubles hépatiques sous infliximab et de la nécessité de consulter immédiatement leur médecin en cas dapparition dune jaunisse, dune coloration foncée des urines, de douleurs abdominales à droite, dune fièvre et dune fatigue sévère. Aucun lien de causalité na été établi entre l’infliximab et ces événements. La présence dune atteinte hépatique devrait être recherchée chez les patients présentant des symptômes ou des signes dune dysfonction hépatique. En cas dictère et/ou délévation de lALAT ≥ 5 fois la valeur normale, ladministration dinfliximab doit être interrompue et une investigation approfondie de lanomalie doit être menée.
En cas déventuelle réactivation dune hépatite B (VHB), consulter la rubrique "Infections" .
Lymphomes et tumeurs malignes
Dans les études cliniques contrôlées menées avec tous les inhibiteurs du TNFα, un nombre plus élevé de tumeurs malignes, notamment de cas de lymphomes, a été observé chez les patients recevant un anti-TNFα que chez ceux recevant les substances de contrôle. Dans les études cliniques évaluant l’infliximab chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, de maladie de Crohn, darthrite psoriasique, de spondylarthrite ankylosante et de colite ulcéreuse, lincidence des lymphomes chez les patients traités par infliximab a été supérieure à celle attendue dans la population générale. Les lymphomes ont cependant été rares. En outre, un risque accru de lymphomes existe également sans traitement par un inhibiteur du TNF chez les patients ayant une polyarthrite rhumatoïde ou une maladie de Crohn, lorsquune maladie inflammatoire hautement active est présente pendant une longue période et/ou en cas de traitement de longue durée par des immunosuppresseurs. En conséquence, lévaluation du risque est plus compliquée.
Dans les études cliniques contrôlées menées avec les inhibiteurs du TNF, y compris l’infliximab, un nombre plus élevé de cas de tumeurs malignes non lymphoïdes a été observé chez les patients ayant reçu un inhibiteur du TNF que dans le groupe contrôle. On ne dispose daucun résultat détudes ayant inclus des patients présentant des antécédents de tumeurs malignes ou dans lesquelles le traitement a été poursuivi chez des patients ayant contracté une tumeur maligne pendant un traitement par infliximab. Des précautions particulières sont donc nécessaires lorsque la décision de traiter de tels patients par infliximab est prise.
Dans une étude clinique exploratoire destinée à évaluer lutilisation de linfliximab chez les patients atteints dune bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) modérée à sévère, des pathologies malignes ont été plus souvent observées chez les patients traités par infliximab que chez les patients du groupe contrôle. Tous les patients avaient des antécédents de tabagisme important. Le traitement doit être soigneusement évalué chez les patients présentant un risque accru de pathologies malignes en raison dun tabagisme important.
Selon létat actuel des connaissances, un risque accru de développer des lymphomes ou dautres tumeurs malignes ne peut pas être exclu chez les patients traités par un inhibiteur du TNF (cf. "Effets indésirables" ). Le traitement par un inhibiteur du TNF des patients ayant des antécédents de pathologies malignes ou la poursuite du traitement des patients qui développent des pathologies malignes doivent être soigneusement évalués.
Après la mise sur le marché, des cas de lymphomes hépatospléniques à lymphocytes T ont été rapportés chez des patients traités par des inhibiteurs du TNF, y compris linfliximab. Ce type rare de lymphome T est caractérisé par une évolution très agressive et une issue habituellement fatale. Presque tous les patients avaient reçu de lazathioprine ou de la 6-mercaptopurine (6-MP) en association avec ou juste avant un inhibiteur du TNF. La très grande majorité des cas avec l’infliximab est survenue chez des patients atteints de la maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse, et la plupart des cas ont été observés chez des adolescents de sexe masculin ou des jeunes adultes de sexe masculin. Des cas de lymphomes hépatospléniques à lymphocytes T sont également survenus chez des patients atteints de la maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse qui recevaient de lazathioprine ou de la 6-MP, mais qui navaient pas reçu d’infliximab. Chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur par azathioprine ou 6-MP, la nécessité de la poursuite du traitement immunosuppresseur devrait être soigneusement évaluée avant le début du traitement et pendant le traitement par infliximab en ce qui concerne les risques potentiels du traitement associé.
Le risque de développer un lymphome hépatosplénique à lymphocytes T ne peut pas être exclu chez les patients traités par infliximab (voir "Effets indésirables" ).
Des mélanomes et des carcinomes à cellules de Merkel ont été rapportés chez des patients traités aux anti-TNF, dont l’infliximab (voir "Effets indésirables" ). Des examens réguliers de la peau sont recommandés chez tous les patients, surtout en présence de facteurs de risque favorisant le développement dun cancer de la peau.
Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population, incluant les données saisies dans les registres nationaux suédois de santé1 sur environ 47 000 patientes atteintes de polyarthrite rhumatoïde et 330 000 personnes de la population générale, a révélé que les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde qui ont été traitées par linfliximab présentent une incidence deux à trois fois plus élevée de cancers du col utérin que les patientes naïves de médicaments biologiques ou que les femmes de la population générale, femmes de plus de 60 ans incluses. Un rapport causal entre linfliximab et les cancers du col utérin ne peut pas être exclu. Les femmes traitées par infliximab, y compris celles qui ont plus de 60 ans, devraient poursuivre les examens réguliers de dépistage.
1 The Swedish Biologics Register (Anti-Rheumatic Therapy in Sweden, ARTIS), The Swedish Patient Register, The Swedish Cancer Register, The Total Population Register, The Causes of Death Register, The Swedish National Cervical Screening Register et The Prescribed Drug Register.
Tous les patients atteints de colite ulcéreuse ayant un risque élevé de développer une dysplasie ou un carcinome colique (par exemple, les patients avec une colite ulcéreuse de longue date ou une cholangite sclérosante primitive), ou ayant des antécédents de dysplasie ou de carcinome colique devraient être examinés régulièrement pour dépistage dune dysplasie avant la mise sous traitement et au cours de lévolution de la maladie. Cette évaluation devrait comprendre une coloscopie et des biopsies conformément aux recommandations locales. Les données actuelles ne permettent pas de connaître linfluence du traitement par linfliximab sur le risque de développement des dysplasies ou dun cancer du côlon (cf. "Effets indésirables" ). Du fait quil na pas été établi quun traitement par infliximab augmentait le risque de développer un cancer chez les patients traités par infliximab avec une dysplasie récemment diagnostiquée, les risques et bénéfices doivent être soigneusement évalués pour chaque patient et larrêt du traitement doit être envisagé.
Lymphomes et tumeurs malignes chez l’enfant
Après la commercialisation, des cas de tumeurs malignes, certains à lissue fatale, ont été observés chez des enfants, des adolescents ou de jeunes adultes (jusquà 22 ans) traités par un inhibiteur du TNF (début du traitement ≤18 ans), y compris l’infliximab, pour le traitement de larthrite idiopathique juvénile, la maladie de Crohn ou dautres affections. Dans environ la moitié des cas, il sagissait de lymphomes. Dans les autres cas, il sagissait de diverses tumeurs malignes, y compris celles qui ne sont normalement pas observées chez les enfants et les adolescents. La plupart des patients recevaient des immunosuppresseurs tels que méthotrexate, azathioprine ou 6-mercaptopurine de façon concomitante. Le rôle des inhibiteurs du TNF dans le développement de tumeurs malignes chez les enfants et les adolescents nest pas défini.
Leucémie
Après la commercialisation, des cas de leucémie aiguë et chronique liés à lutilisation dinhibiteurs du TNF en cas de polyarthrite rhumatoïde et dautres indications ont été observés. Un risque accru de leucémie (environ double) par rapport à la population normale peut être observé chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, même en labsence de traitement par un inhibiteur du TNF.
Insuffisance cardiaque
Aucune augmentation de lincidence des décès ou de laggravation de linsuffisance cardiaque na été observée chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque légère à sévère (III/IV NYHA), à une posologie allant jusquà 5 mg/kg (voir "Effets indésirables" ). La survenue de tels effets secondaires ne peut cependant pas être exclue à ce dosage ou à un plus faible dosage ou en cas dinsuffisance cardiaque légère (I/II NYHA), surtout en cas de traitement à long terme. Cest pourquoi l’infliximab ne doit être utilisé quavec la plus grande prudence chez les patients insuffisants cardiaques et uniquement après avoir examiné attentivement toutes les autres options thérapeutiques. La dose de 5 mg/kg ne doit pas être dépassée. Si des patients insuffisants cardiaques sont traités par infliximab, ils devraient être étroitement surveillés pendant le traitement. Des cas isolés dinsuffisance cardiaque ont également été rapportés chez des patients sans affection cardiaque préexistante connue durant la phase post-marketing. Le traitement doit être interrompu si de nouveaux symptômes ou une aggravation de linsuffisance cardiaque apparaissent.
Utilisation chez les patients âgés (≥65 ans)
Les expériences cliniques limitées avec l’infliximab chez les patients âgés de 65 ans et plus nont pas mis en évidence de différences concernant lefficacité clinique en comparaison avec les patients âgés de 18 à 64 ans. Parmi les patients traités par infliximab, lincidence dinfections sévères est plus élevée dans le groupe âgé de plus de 65 ans que dans celui âgé de moins de 65 ans. Lincidence dinfections étant par ailleurs globalement accrue dans la population âgée et les patients âgés présentant souvent une insuffisance hépatique, rénale ou cardiaque, on procédera avec prudence lors du traitement de patients âgés.
Utilisation en pédiatrie
Le traitement par infliximab na pas été étudié chez lenfant et ladolescent de moins de 17 ans atteints de spondylarthrite ankylosante ou darthrite psoriasique. Le traitement par infliximab na pas été étudié chez lenfant de moins de 6 ans atteint dune maladie de Crohn ou dune colite ulcéreuse.
Avant de commencer un traitement par infliximab chez un enfant, il est nécessaire de vérifier le statut vaccinal actuel du patient (voir aussi "Vaccinations" ).
Autres
La longue demi-vie de linfliximab doit être prise en compte lorsque des procédures chirurgicales sont planifiées. Les patients devant subir une intervention chirurgicale au cours du traitement par Flixabi, doivent être étroitement surveillés pour identifier toute complication infectieuse et non infectieuse, et des mesures appropriées doivent être prises (voir "Effets indésirables" ).
Dans la maladie de Crohn, labsence de réponse au traitement pourrait être due à la présence de sténoses fibreuses fixes pouvant nécessiter un traitement chirurgical. Rien nindique que linfliximab aggrave ou provoque des sténoses fibreuses.
Teneur en sodium
Flixabi contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. quil est essentiellement "sans sodium" . Cependant, Flixabi est dilué dans une solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%). Cela devrait être pris en compte chez les patients suivant un régime contrôlé en sodium (voir "Reconstitution et préparation de la solution pour perfusion" ).

Interactions

Une réduction de la formation danticorps anti-infliximab a été mise en évidence lors de ladministration concomitante de linfliximab et de méthotrexate, dazathioprine ou de 6-mercaptopurine, mais non lors de ladministration concomitante de linfliximab et de corticostéroïdes. On ne dispose pas dautres informations concernant les éventuels effets dautres immunosuppresseurs ou leur influence sur la pharmacocinétique de linfliximab. Les patients ayant reçu du méthotrexate de façon concomitante présentaient des concentrations sériques dinfliximab légèrement plus élevées.
Azathioprine
Des interactions entre linfliximab et lazathioprine, un promédicament de la 6-mercaptopurine, ont été observées. Les patients recevant de lazathioprine de manière continue ont présenté une augmentation temporaire du taux de 6-TGN (le nucléotide 6-thioguananie, un métabolite actif de lazathioprine) et une réduction du nombre moyen de leucocytes au cours des premières semaines suivant la perfusion dinfliximab, lesquels sont revenus aux valeurs antérieures après trois mois. Par conséquent, une surveillance étroite des paramètres hématologiques est nécessaire lorsque linfliximab est administré concomitamment à un traitement par lazathioprine ou la 6-mercaptopurine.
Lassociation dinfliximab avec un autre médicament biologique utilisé pour le traitement de la même maladie que linfliximab – y compris lanakinra ou labatacept – nest pas recommandée (cf. "Mises en garde et précautions" ).
Il est recommandé de ne pas administrer de vaccins vivants en même temps que linfliximab. Par ailleurs, chez les nourrissons qui ont été exposés à linfliximab in utero, il est recommandé de ne pas administrer de vaccin vivant pendant 12 mois après la naissance, sauf si aucun taux sérique dinfliximab nest décelable chez le nourrisson. Ladministration de vaccins vivants avant le 12e mois de vie peut être envisagée si le bénéfice de la vaccination est nettement supérieur au risque théorique dune administration de vaccins vivants au nourrisson (voir "Mises en garde et précautions" ).
Ladministration de vaccins vivants à des nourrissons allaités, alors que la mère reçoit de linfliximab, nest pas recommandée. Si aucun taux sérique dinfliximab nest décelable chez le nourrisson, ladministration de vaccins vivants à des nourrissons allaités peut être envisagée si le bénéfice de la vaccination est nettement supérieur au risque théorique dune administration de vaccins vivants au nourrisson (voir "Mises en garde et précautions" et "Grossesse, Allaitement" ).
Ladministration dagents thérapeutiques infectieux en même temps que linfliximab est déconseillée (voir "Mises en garde et précautions" ).

Grossesse, Allaitement

Grossesse
Les études dobservation disponibles menées chez des femmes enceintes ayant été exposées à linfliximab nont pas montré de risque accru de malformations sévères lors de naissances vivantes par rapport aux femmes ayant été exposées à un traitement non biologique. Dautres résultats concernant lissue de laccouchement nétaient cependant pas univoques dans les études. Dans une étude réalisée sur la base dun registre de grossesses nord-américain portant sur les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), lexposition à linfliximab, comparée à lexposition à un traitement non biologique (exposition maternelle à linfliximab, exposition maternelle à un traitement non biologique: 294, 515), nétait pas associée à un taux accru de fausses-couches/mortinatalité, de faible poids à la naissance, de petite taille pour lâge gestationnel ou dinfections dans la première année de vie du nourrisson. Dans une autre étude menée en Europe du Nord chez des patientes atteintes de MICI et des patientes non atteintes de MICI, lexposition à linfliximab en association avec des immunosuppresseurs (principalement des corticostéroïdes systémiques et lazathioprine), mais pas lexposition à linfliximab en monothérapie était, par rapport au traitement systémique non biologique (naissances vivantes avec exposition maternelle à linfliximab, naissances vivantes avec exposition maternelle à des traitements non biologiques: 270, 6460), associée à un taux accru de naissances prématurées, de petite taille pour lâge gestationnel, de faible poids à la naissance et dhospitalisation du nourrisson en raison dune infection. Ces deux études présentent des facteurs confondants potentiels (la prise concomitante dautres médicaments ou traitements na par exemple pas été contrôlée et la gravité de la maladie na pas été déterminée).
On ignore si linfliximab peut influencer le potentiel de reproduction.
Étant donné labsence de réactions croisées entre l’infliximab et le TNFα chez des espèces inférieures, aucune étude de toxicité sur la reproduction na été menée avec l’infliximab, y compris chez lanimal. Lors dune étude de toxicité sur le développement réalisée chez la souris, pour laquelle on a utilisé un anticorps analogue inhibant de façon sélective lactivité fonctionnelle du TNFα murin, aucun indice de toxicité chez la mère, dembryotoxicité ou de tératogénicité na été observé.
Il est recommandé dutiliser des méthodes contraceptives appropriées, au minimum pendant les 6 mois qui suivent le dernier traitement par infliximab, puisque cest le temps nécessaire pour sassurer que linfliximab a disparu de la circulation sanguine.
Comme dautres anticorps de type IgG, linfliximab passe le placenta et a été détecté encore jusquà 12 mois après la naissance dans le sérum de nourrissons. La signification clinique de faibles taux sériques dinfliximab pour le statut immunitaire des nourrissons nest pas connue.
Après une exposition in utero à linfliximab, les nourrissons peuvent avoir un risque accru dinfections, y compris dinfections disséminées pouvant avoir une issue fatale (voir "Mises en garde et précautions" et "Interactions" ).
Allaitement
L’infliximab a été décelé en faibles quantités dans le lait maternel humain et dans le sérum de nourrissons après une exposition par le lait maternel. Des données limitées de la littérature publiée ont rapporté que des nourrissons ayant été exposés à linfliximab par lintermédiaire du lait maternel ne présentaient pas de taux plus élevés dinfection et se développaient normalement. Bien que lexposition systémique dun nourrisson allaité soit vraisemblablement faible, linfliximab étant en grande partie dégradé dans le tractus gastro-intestinal, ladministration de vaccins vivants à des nourrissons qui sont allaités, alors que la mère reçoit de linfliximab, nest pas recommandée, sauf si aucun taux sérique dinfliximab nest décelable chez le nourrisson.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude na été réalisée concernant les effets du produit sur la conduite de véhicules ou lutilisation de machines.

Effets indésirables

Dans le cadre détudes cliniques portant sur lutilisation de linfliximab, on a observé des effets indésirables probablement liés au traitement chez 40% des patients ayant reçu un placebo et chez 60% des patients traités par infliximab. Ces effets indésirables sont classés dans le Tableau 1 en fonction de la classe de systèmes dorganes et de la fréquence (fréquents ≥1/100, <1/10; occasionnels ≥1/1000, <1/100; rares ≥1/10 000, <1/1000); fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Les indications de fréquence reposent sur une incidence accrue deffets secondaires par rapport au placebo, à partir des données cumulées des études cliniques. Le degré de sévérité de la plupart des effets indésirables a été léger à modéré. Les réactions liées à la perfusion ont été les effets indésirables les plus fréquemment observés. Les réactions liées à la perfusion (dyspnée, urticaire et céphalées) ont été les causes darrêt du traitement les plus fréquentes (voir Tableau 1).
Tableau 1: Effets indésirables dans les études cliniques et après la mise sur le marché
Infections et infestations
Fréquents: Infections virales (p. ex. grippe, infections herpétiques), fièvre.
Occasionnels: Abcès, cellulite, candidose, septicémie, retard de cicatrisation, infection bactérienne, tuberculose, mycoses.
Rares: Lésion granulomateuse, infections opportunistes (p. ex. aspergillose, mycobactériose atypique, coccidioïdomycose, cryptococcose, histoplasmose, listériose, candidose, pneumocystose).
Très rares: Salmonellose, réactivation dune hépatite B.
Fréquence inconnue: Infection liée au vaccin la suite dune exposition à linfliximab in utero). Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes)
Rares: Lymphomes hépatospléniques à lymphocytes T (principalement chez les adolescents et les jeunes adultes atteints de la maladie de Crohn et de colite ulcéreuse), lymphomes (y compris les lymphomes non hodgkiniens et la maladie de Hodgkin), malignomes pédiatriques et leucémie, mélanome, cancer du col utérin, carcinome à cellules de Merkel.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnels: Anémie, leucopénie, lymphadénopathie, lymphocytose, lymphopénie, neutropénie, thrombocytopénie.
Rares: Pancytopénie.
Très rares: Anémie hémolytique, agranulocytose (y compris chez les nourrissons ayant été exposés à linfliximab in utero), purpura thrombocytopénique idiopathique, purpura thrombocytopénique thrombotique.
Affections du système immunitaire
Fréquents: Maladie sérique.
Occasionnels: Auto-anticorps, syndrome lupique, déficit du complément, réactions anaphylactiques, réaction immunitaire paradoxale induite par les médicaments (p. ex. psoriasis nouvellement apparu).
Rares: Réaction ressemblant à une sarcoïdose, choc anaphylactique, vascularite.
Fréquence inconnue: Aggravation des symptômes dune dermatomyosite.
Affections psychiatriques
Occasionnels: Dépression, confusion, agitation, amnésie, apathie, nervosité, somnolence, insomnie.
Affections du système nerveux
Fréquents: Céphalées, vertiges/étourdissement.
Occasionnels: Exacerbation dune affection démyélinisante avec suspicion de sclérose en plaques.
Rares: Méningite, affections démyélinisantes du système nerveux central (comme la sclérose en plaques et la névrite optique), affections démyélinisantes périphériques (comme le syndrome de Guillain-Barré, la polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique et la neuropathie motrice multifocale), neuropathies, crises convulsives, paresthésie, hypoesthésie, accidents vasculaires cérébraux survenant en lespace denviron 24 heures après le début de la perfusion.
Très rares: Myélite transverse, syndrome de lapex orbitaire.
Affections oculaires
Occasionnels: Conjonctivite, endophtalmie, kératoconjonctivite.
Affections vasculaires
Fréquents: Bouffées vasomotrices.
Occasionnels: Ecchymoses/hématomes, hypertension, hypotension, pétéchies, thrombophlébite, spasmes vasculaires, angiospasme, ischémie périphérique.
Rares: Insuffisance circulatoire.
Affections cardiaques
Occasionnels: Syncope, bradycardie, palpitations, cyanose, aggravation dune insuffisance cardiaque*, arythmie (y compris des cas survenant dans les 24 heures suivant le début de la perfusion).
Rares: Tachycardie, insuffisance cardiaque de novo, ischémie myocardique/infarctus du myocarde survenant dans les 24 heures suivant le début de la perfusion.
Très rares: Épanchement péricardique.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquents: Infection des voies respiratoires supérieures, infection des voies respiratoires inférieures (p.ex. bronchite, pneumonie), dyspnée, sinusite.
Occasionnels: Épistaxis, bronchospasme, pleurésie, réactions allergiques des voies respiratoires, œdème pulmonaire.
Rares: Épanchement pleural, pneumopathies interstitielles (y compris fibrose pulmonaire/pneumonie interstitielle), avec une atteinte rapidement progressive dans quelques très rares cas rapportés.
Affections gastrointestinales
Fréquents: Nausées, diarrhée, douleurs abdominales, dyspepsie.
Occasionnels: Constipation, reflux gastro-œsophagien, reflux œsophagien, chéilite, diverticulite, sténose intestinale.
Rares: Perforation intestinale, hémorragie gastro-intestinale, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Fréquents: Troubles de la fonction hépatique.
Occasionnels: Cholécystite.
Rares: Hépatite, atteinte hépato-cellulaire, ictère, hépatite auto-immune et insuffisance hépatique.
Affections de la peau et du tissu souscutané
Fréquents: Éruption cutanée, prurit, urticaire, transpiration accrue, sécheresse cutanée.
Occasionnels: Dermatose mycosique/onychomycose, eczéma/séborrhée, orgelet, éruption bulleuse, furonculose, œdème périorbitaire, hyperkératose, rosacée, verrue, troubles de la pigmentation/coloration cutanée anormale, alopécie.
Rares: Vascularite (principalement cutanée), dermatose bulleuse à IgA linéaire (DIgAL), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), réactions lichénoïdes.
Très rares: Psoriasis, y compris une première atteinte et des formes pustuleuses (essentiellement palmo-plantaire), syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, érythème polymorphe.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels: Myalgies, arthralgies, douleurs dorsales.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnels: Infection urinaire, pyélonéphrite.
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnels: Vaginite.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquents: Fatigue, douleurs thoraciques, réactions liées à la perfusion.
Occasionnels: Œdèmes, bouffées de chaleur, syndrome lié à la perfusion, réactions anaphylactiques, douleurs, frissons/rigidité, réactions au site dinjection.
Investigations
Fréquents: Augmentation des transaminases hépatiques.
Occasionnels: Poids augmenté#.
Lésions, intoxications et complications d’interventions
Complications après une intervention, notamment complications infectieuses et non infectieuses (par exemple, réhospitalisation, ré-opération, insuffisance anastomotique, événements thromboemboliques) (voir également "Mises en garde et précaution" / "Autres" ).
* Des cas ont été rapportés dans des études de phase précoce ayant évalué l’infliximab chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque décompensée (CHF).
Y compris tuberculose bovine (infection disséminée par le BCG), voir "Mises en garde et précautions" .
# Au mois 12 de la phase contrôlée des études cliniques chez ladulte dans toutes les indications, laugmentation médiane du poids était de 3,50 kg chez les patients traités par infliximab contre 3,00 kg chez les patients traités par placebo. Laugmentation médiane du poids dans les indications de maladies inflammatoires de lintestin était de 4,14 kg chez les patients traités par infliximab contre 3,00 kg chez les patients traités par placebo, et laugmentation médiane du poids dans les indications rhumatologiques était de 3,40 kg chez les patients traités par infliximab contre 3,00 kg chez les patients traités par placebo.
Parmi les déclarations spontanées deffets secondaires effectuées depuis la mise sur le marché, les infections sont les effets indésirables sévères les plus fréquents. Certaines dentre elles ont eu une issue fatale. Près de 50% des décès déclarés étaient liés à une infection. Des cas de tuberculose parfois dissue fatale, dont des formes miliaires et extrapulmonaires, des infections à protozoaires et dautres infections opportunistes, en particulier à mycobactéries atypiques, des cas de pneumonie à Pneumocystis carinii (PPC), dhistoplasmose, de coccidioïdomycose, de cryptococcose, daspergillose, de listériose et de candidose ont été rarement observés (<1/1000). Une perte transitoire de vision survenant pendant ou dans les 2 heures suivant la perfusion dinfliximab et une ischémie myocardique/un infarctus du myocarde survenant dans les 24 heures suivant le début de la perfusion ont été rapportés.
Description d’effets indésirables spécifiques et informations complémentaires
Réactions liées à la perfusion
Dans le cadre des études cliniques, une réaction liée à la perfusion était définie comme tout effet indésirable observé pendant la perfusion ou dans lheure suivant la perfusion. Dans les études cliniques de phase III, des réactions liées à la perfusion ont été observées chez 18% des patients traités à linfliximab, par rapport à 5% chez les patients ayant reçu un placebo. Dans lensemble, une proportion plus élevée de patients ayant reçu linfliximab en monothérapie a présenté une réaction liée à la perfusion comparée aux patients ayant reçu linfliximab avec un traitement immunosuppresseur concomitant. Des réactions liées à la perfusion ont conduit à un arrêt prématuré du traitement chez 3% des patients environ. Les patients en question se sont tous rétablis, avec ou sans traitement médical. Parmi les patients sous infliximab qui ont subi une réaction liée à la perfusion pendant la phase dinduction (jusquà la semaine 6), 27% ont présenté une réaction liée à la perfusion pendant la phase dentretien (de la semaine 7 à la semaine 54). Parmi les patients sans réaction liée à la perfusion pendant la phase dinduction, 9% ont présenté une réaction liée à la perfusion pendant la phase dentretien.
Sur toutes les perfusions dinfliximab, environ 3% des perfusions se sont accompagnées de symptômes non spécifiques tels que fièvre ou frissons, <1% de prurit ou durticaire, 1% de réactions cardio-pulmonaires (principalement douleurs thoraciques, hypotension, hypertension ou dyspnée) et 0,1% de la combinaison de symptômes tels que prurit/urticaire et réactions cardio-pulmonaires. Les réactions liées à la perfusion sont plutôt survenues au cours de la première perfusion (8%) et moins souvent lors des perfusions ultérieures (deuxième, 7%; troisième, 6%; et quatrième, 4% etc.).
Dans une étude clinique portant sur des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (ASPIRE), les perfusions ont été administrées sur 2 heures pour les 3 premières perfusions. Pour les patients qui navaient pas présenté de réaction grave à la perfusion, la durée des perfusions suivantes pouvait être raccourcie jusquà 40 minutes. Dans cette étude, 66% des patients (686 sur 1040) ont reçu au moins une perfusion raccourcie durant 90 minutes ou moins et 44% des patients (454 sur 1040) ont reçu au moins une perfusion raccourcie durant 60 minutes ou moins. Chez les patients traités par linfliximab qui ont reçu au moins une perfusion dune durée raccourcie, des réactions liées à la perfusion sont survenues chez 15% des patients et des réactions sévères liées à la perfusion sont survenues chez 0,4% des patients.
Dans un essai clinique portant sur la maladie de Crohn (SONIC), des réactions liées à la perfusion sont survenues chez 16,6% (27/163) des patients recevant de linfliximab en monothérapie, chez 5% (9/179) des patients recevant de linfliximab en association avec de lAZA et chez 5,6% (9/161) des patients recevant de lAZA en monothérapie. Une réaction grave liée à la perfusion (<1%) sest produite chez un patient recevant de linfliximab en monothérapie.
Depuis la commercialisation, des cas de réactions de type anaphylactique, comprenant œdèmes laryngés/pharyngés et bronchospasmes sévères, et des convulsions ont été associés à ladministration dinfliximab (voir "Mises en garde et précautions" ). Des cas de perte transitoire de vision ont été rapportés pendant la perfusion dinfliximab ou dans les 2 heures suivant celle-ci. Des cas dischémie myocardique/dinfarctus du myocarde (ayant dans certains cas une issue fatale) et darythmie survenant dans les 24 heures suivant le début de la perfusion dinfliximab ont également été rapportés. Des accidents vasculaires cérébraux survenant en lespace denviron 24 heures après la perfusion dinfliximab ont également été rapportés.
Les patients qui sont devenus positifs aux anticorps dirigés contre linfliximab étaient plus susceptibles (2 à 3 fois) de développer une réaction liée à la perfusion que les patients qui ne présentaient pas de tels anticorps. Ladministration concomitante dagents immunosuppresseurs a semblé diminuer la fréquence des réactions liées à la perfusion.
Réactions liées à la perfusion après réadministration d’infliximab
Dans des études cliniques portant sur la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et le psoriasis, la réadministration dinfliximab après une période exempte de traitement a eu pour conséquence une incidence légèrement accrue des réactions liées à la perfusion par rapport au traitement dentretien régulier.
Dans une étude clinique menée auprès de patients atteints de psoriasis modéré à sévère ayant pour objectif lexamen de lefficacité et de la sécurité dun traitement dentretien au long cours par rapport à un nouveau traitement par infliximab comportant une phase dinduction, 4% (8/219) des patients du groupe sous traitement intermittent ont présenté une réaction sévère liée à la perfusion, contre <1% (1/222) des patients dans le groupe de traitement dentretien. Les patients de létude nont pas reçu de traitement immunosuppresseur associé. Le traitement intermittent était défini dans cette étude comme une réadministration du traitement dinduction (4 perfusions au maximum aux semaines 0, 2, 6 et 14) par infliximab en cas de crise après une phase exempte de traitement. Dans cette étude, la majorité des réactions sévères liées à la perfusion sont survenues au cours de la deuxième perfusion à la semaine 2. Les symptômes ont été, entre autres: dyspnée, urticaire, œdème facial et hypotension. Dans tous les cas, le traitement par infliximab a été arrêté et/ou un autre traitement a été instauré, après quoi les signes et les symptômes ont complètement disparu.
Réactions d’hypersensibilité retardée
Dans une étude clinique réalisée sur un échantillon de 41 patients traités à nouveau par infliximab après une période de 2 à 4 ans sans infliximab, 10 patients ont présenté des effets secondaires qui se sont manifestés 3 à 12 jours après la perfusion. Chez 6 de ces patients, les effets ont été considérés comme graves. Les signes et symptômes comprenaient une myalgie et/ou une arthralgie, accompagnées de fièvre et/ou déruption cutanée. Certains patients ont également développé un prurit, un œdème de la face, des mains ou des lèvres, une dysphagie, une urticaire, des maux de gorge et/ou de tête.
Les données cliniques actuelles sont insuffisantes pour permettre de déterminer si la survenue de ces réactions est imputée aux différentes formulations administrées aux patients au cours de cette étude. Dans tous les cas, les signes et symptômes des patients se sont considérablement améliorés ou ont disparu sous traitement. Il nexiste jusquà présent pas suffisamment de données sur lincidence de ces événements après des intervalles sans traitement de 1 à 2 ans. Ces événements nont été que rarement observés dans le cadre détudes cliniques et de rapports dexpériences pratiques, lors dune reprise du traitement après des intervalles pouvant aller jusquà un an.
Dans une étude de phase III dans le psoriasis, des symptômes comprenant arthralgie, myalgie, fièvre et éruption cutanée sont survenus chez 1% (4/366) des patients à la suite de perfusions dinfliximab à un stade précoce du traitement.
Immunogénicité
Dans des études cliniques ayant utilisé des doses uniques et des doses multiples dinfliximab comprises entre 1 et 20 mg/kg, des anticorps anti-infliximab ont été détectés chez environ 14% des patients sous traitement immunosuppresseur et chez environ 24% des patients ne recevant pas de traitement immunosuppresseur. 6 des 77 patients (8%) atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant reçu le schéma posologique recommandé en association avec le méthotrexate, ont développé des anticorps anti-infliximab. Chez des patients atteints de maladie de Crohn sous traitement dentretien, 3,3% des patients suivant un traitement immunosuppresseur et 13,3% des patients ne suivant pas de traitement immunosuppresseur ont développé des anticorps anti-infliximab. Lincidence des anticorps sest révélée 2 à 3 fois plus élevée chez les patients traités épisodiquement. Dans une étude de phase III dans le psoriasis, des anticorps ont été détectés chez environ 20% des patients recevant un traitement dinduction par linfliximab, suivi dune perfusion dentretien administrée à 8 semaines dintervalle, sans traitement immunosuppresseur concomitant.
En raison de limites méthodologiques, un résultat de dosage négatif nexclut pas la présence danticorps anti-infliximab. Les patients qui ont développé des titres élevés danticorps ont présenté des signes dune moindre efficacité.
Infections
Dans le cadre détudes cliniques, 36% des patients traités par infliximab ont développé des infections, contre 28% dans le groupe placebo.
Lors détudes dans la maladie de Crohn, aucune augmentation du risque dinfections sévères na été constatée chez les patients traités par infliximab par rapport à ceux sous placebo. Lors des études dans la polyarthrite rhumatoïde, lincidence des infections sévères, y compris des pneumonies, a été plus élevée chez les patients traités par infliximab plus méthotrexate que chez les patients traités par linfliximab seul, en particulier à des posologies supérieures ou égales à 6 mg/kg (la dose autorisée dans la polyarthrite rhumatoïde est de 3 mg/kg). Lors dune étude de phase III dans le psoriasis, des infections graves sont survenues après 24 semaines de suivi chez 1% (3/298) des patients atteints de psoriasis traités par linfliximab; en revanche, aucune infection grave na été notée (0/76) chez les patients sous placebo.
Tumeurs malignes et troubles lymphoprolifératifs
Dans les études cliniques menées avec linfliximab, 5 cas de lymphomes et 24 cas de tumeurs malignes non lymphoïdes ont été démontrés chez 5706 patients (4990 années-patients). En comparaison, aucun cas de lymphome et 1 cas de tumeur maligne non lymphoïde est apparu chez les patients traités par placebo (892 années-patients).
Pendant une phase dobservation allant jusquà 5 ans destinée à évaluer la sécurité demploi pendant les études cliniques avec linfliximab chez 3210 patients (6234 années-patients), 5 cas de lymphomes et 38 cas de tumeurs malignes non lymphoïdes ont été rapportés.
Daoût 1998 à août 2005, 1909 cas de tumeurs malignes suspectées ont été rapportés par le suivi post-commercialisation, les études cliniques et les registres de patients (321 chez des patients atteints de maladie de Crohn, 1302 chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et 286 chez des patients traités pour dautres indications ou des indications inconnues). Parmi ces patients, on recense 347 cas de lymphomes. Lexposition estimée pour cette durée de temps est de 1 909 941 années-patients depuis le moment de la première exposition (voir "Mises en garde et précautions" ).
Dans une étude clinique exploratoire incluant des patients atteints dune BPCO modérée à sévère qui étaient soit dactuels fumeurs soit dex-fumeurs, 157 patients ont été traités par infliximab à des doses similaires à celles utilisées dans la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. Neuf de ces patients ont développé des pathologies malignes, incluant 1 lymphome. La durée médiane du suivi était de 0,8 an (incidence 5,7% [IC à 95%: 2,65%-10,6%]). Une pathologie maligne a été rapportée parmi 77 patients du groupe contrôle (durée médiane du suivi 0,8 an; incidence 1,3% [IC à 95%: 0,03%-7,0%]). La majorité des tumeurs malignes se sont développées dans le poumon ou la zone de la tête et du cou.
Une étude de cohorte rétrospective basée sur la population a révélé que les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde qui ont été traitées par linfliximab ont une incidence plus élevée de cancers du col utérin que les patientes naïves de médicaments biologiques ou les femmes de la population générale, y compris les femmes de plus de 60 ans.
Depuis la mise sur le marché, des cas de lymphome hépatosplénique à lymphocytes T ont été rapportés chez des patients traités par infliximab. La très grande majorité des cas est survenue chez des patients atteints de la maladie de Crohn et de colite ulcéreuse et la plupart dentre eux étaient des adolescents de sexe masculin ou de jeunes adultes de sexe masculin (cf. "Mises en garde et précautions" ). Une lymphohistiocytose hémophagocytaire (LLH) a été rapportée très rarement chez des patients traités par infliximab.
Anticorps antinucléaires (AAN)/anticorps anti-ADN double-brin (dbADN)
Environ 52% des 1261 patients traités par infliximab dans le cadre détudes cliniques et qui étaient AAN négatifs à linclusion, ont développé des AAN au cours de létude, contre 19% des 129 patients sous placebo. Dans les études cliniques, lapparition danticorps antidbADN a été constatée chez 261 (17%) des 1507 patients traités par infliximab, contre 0% des 162 patients sous placebo. Lors de la dernière évaluation, 150 (57%) de ces 261 patients étaient toujours antidbADN positifs. Un lupus ou un syndrome lupique ont rarement été rapportés.
Insuffisance cardiaque
Dans une étude de phase II destinée à évaluer l’infliximab dans linsuffisance cardiaque manifeste, on a observé une augmentation de la mortalité suite à laggravation de linsuffisance cardiaque chez les patients traités par infliximab, en particulier en cas de doses élevées (10 mg/kg, c.-à-d. deux fois la dose maximale autorisée). Dans cette étude, 150 patients souffrant dinsuffisance cardiaque III-IV NYHA (fraction déjection ventriculaire gauche ≤35%) ont reçu 3 perfusions de 5 mg/kg ou de 10 mg/kg dinfliximab ou un placebo pendant 6 semaines. Après 38 semaines, 9 des 101 patients traités par infliximab sont décédés (dont 2 avaient reçu 5 mg/kg et 7 avaient reçu 10 mg/kg) contre 1 décès parmi les 49 patients sous placebo.
Depuis la mise sur le marché, des cas daggravation dune insuffisance cardiaque préexistante ont été rapportés pendant la prise dinfliximab, avec ou sans facteurs de risque identifiables. La survenue dune insuffisance cardiaque a également été rapportée depuis la mise sur le marché, même chez des patients nayant aucune affection cardiovasculaire préexistante connue. Certains patients étaient âgés de moins de 50 ans.
Troubles hépatiques et des voies biliaires
Depuis la mise sur le marché, des cas dictère et dhépatite ont été rapportés chez des patients traités par infliximab, dont certains avaient les caractéristiques dune hépatite auto-immune. Aucun lien de causalité entre l’infliximab et ces effets secondaires na été établi.
Des élévations légères à modérées dALAT et ASAT ont été observées dans des études cliniques, sans quune lésion hépatique sévère ne se développe. Des élévations dALAT à plus de 5 fois la normale ont été observées (voir Tableau 2). Une élévation des aminotransférases (ALAT plus fréquemment quASAT) a été plus fréquemment observée chez les patients traités par infliximab que dans le groupe contrôle. Cette élévation est survenue non seulement lors dune monothérapie par infliximab, mais aussi lors de son association avec dautres immunosuppresseurs. La plupart des élévations des transaminases ont été transitoires; chez quelques rares patients, lélévation a cependant été plus durable. De manière générale, les patients présentant une élévation dALAT et ASAT étaient asymptomatiques et cette anomalie a diminué à nouveau ou a disparu complètement, que le traitement ait été poursuivi ou interrompu et que les médicaments associés aient été ou non modifiés.
Tableau 2: Proportion de patients présentant une activité ALAT augmentée dans les études cliniques

Indication            Nombre de patients    Période de suivi      ≥3 x LSN              ≥5 x LSN
                      chez lesquels le      médiane (semaines)3                         
                      taux d’ALAT a été                                                 
                      déterminé                                                         
Placebo               Infliximab            Placebo               Infliximab            Placebo               Infliximab            Placebo               Infliximab
Polyarthrite rhumato  375                   1087                  58,1                  58,3                  3,2%                  3,9%                  0,8%                  0,9%
ïde1                                                                                                                                                                            
Maladie de Crohn2     324                   1034                  53,7                  54,0                  2,2%                  4,9%                  0,0%                  1,5%
Maladie de Crohn      n.i.                  139                   n.i.                  53,0                  n.i.                  4,4%                  n.i.                  1,5%
chez l’enfant                                                                                                                                                                   
Colite ulcéreuse      242                   482                   30,1                  30,8                  1,2%                  2,5%                  0,4%                  0,6%
Colite ulcéreuse      n.i.                  60                    n.i.                  49,4                  n.i.                  6,7%                  n.i.                  1,7%
chez l’enfant                                                                                                                                                                   
Spondylarthrite       76                    275                   24,1                  101,9                 0,0%                  9,5%                  0,0%                  3,6%
ankylosante                                                                                                                                                                     
Arthrite psoriasique  98                    191                   18,1                  39,1                  0,0%                  6,8%                  0,0%                  2,1%
Psoriasis en plaques  281                   1175                  16,1                  50,1                  0,4%                  7,7%                  0,0%                  3,4%

1 Les patients du groupe placebo ont reçu du méthotrexate, tandis que les patients du groupe infliximab ont reçu de linfliximab et du méthotrexate.
2 Dans les deux études de phase III sur la maladie de Crohn, ACCENT I et ACCENT II, les patients du groupe placebo ont reçu une dose initiale de 5 mg/kg dinfliximab au début de létude, puis un placebo au cours de la phase dentretien. Les patients randomisés dans le groupe placebo pendant la phase dentretien qui sont passés à linfliximab par la suite, sont inclus dans le groupe infliximab pour ce qui est de lanalyse des ALAT. Dans létude de phase IIIb SONIC, les patients du bras sous placebo ont reçu 2,5 mg/kg/jour dAZA au titre de contrôle actif ainsi que des perfusions additionnelles de placebo dinfliximab.
3 La période de suivi médiane dépend des patients traités.
Patients pédiatriques atteints de maladie de Crohn
Les effets indésirables suivants ont été rapportés plus souvent chez les enfants atteints de maladie de Crohn dans létude REACH (voir "Propriétés/Effets" ) que chez les adultes atteints de maladie de Crohn: anémie (10,7%), sang dans les selles (9,7%), leucopénie (8,7%), rougeur cutanée (8,7%), infections virales (7,8%), neutropénie (6,8%), fractures osseuses (6,8%), infections bactériennes (5,8%) et réactions allergiques des voies respiratoires (5,8%).
Réactions liées à la perfusion:
Dans lensemble, dans létude REACH, 17,5% des patients randomisés ont présenté une ou plusieurs réactions liées à la perfusion. Aucune réaction sévère liée à la perfusion nest survenue. Deux patients dans létude REACH ont présenté des réactions anaphylactiques non sévères.
Immunogénicité:
Des anticorps anti-infliximab ont été détectés chez 3 (2,9%) enfants.
Infections:
Dans létude REACH, des infections ont été rapportées chez 56,3% des patients randomisés traités par linfliximab. Les infections ont été rapportées plus souvent chez les patients qui ont reçu des perfusions toutes les 8 semaines que chez ceux en ayant reçu toutes les 12 semaines (respectivement 73,6% et 38,0%), alors que des infections sévères ont été rapportées chez 3 sujets du groupe de traitement dentretien toutes les 8 semaines et chez 4 sujets du groupe de traitement dentretien toutes les 12 semaines. Les infections les plus fréquemment rapportées ont été des infections des voies respiratoires supérieures et des pharyngites, et les infections sévères les plus fréquemment rapportées ont été des abcès. Trois cas de pneumonie (1 sévère) et 2 cas de zona (tous deux non sévères) ont été rapportés.
Patients pédiatriques atteints de colite ulcéreuse
Au total, la proportion de patients subissant des effets indésirables dans le cadre des études sur la colite ulcéreuse était similaire chez les enfants (étude C0168T72) et les adultes (études ACT 1 et ACT 2). Leffet indésirable le plus fréquemment observé dans létude pédiatrique était une aggravation de la colite ulcéreuse. Celle-ci sest produite plus souvent lors dune administration toutes les 12 semaines que lors dune administration toutes les 8 semaines. Leffet indésirable observé le plus fréquemment dans les études ACT1 et ACT 2 était la survenue de céphalées. Leffet indésirable sérieux le plus fréquent dans toutes les trois études était une aggravation de la colite ulcéreuse.
Infections:
Dans létude C0168T72, des infections ont été rapportées chez 31 patients (51,7%) sur 60 et 22 patients (36,7%) ont nécessité un traitement antimicrobien oral ou parentéral. La proportion de patients atteints dinfections dans létude C0168T72 était similaire à celle observée dans létude pédiatrique sur la maladie de Crohn (REACH), mais supérieure à celle observée dans les études sur la colite ulcéreuse chez ladulte (ACT 1 et ACT 2). En contraste avec létude REACH, dans laquelle des infections ont été observées plus souvent chez les patients recevant des perfusions toutes les 8 semaines que chez les patients recevant des perfusions toutes les 12 semaines, les infections dans létude C0168T72 se sont produites avec une incidence similaire dans les deux groupes de traitement (intervalle de dosage de 8 semaines: 13/22 [59,1%], intervalle de dosage de 12 semaines: 14/23 [60,9%]). Dans létude C0168T72, des infections sérieuses ont été rapportées chez 3 patients (13,6%) sur 22 recevant le traitement dentretien toutes les 8 semaines et chez 3 patients (13,0%) sur 23 le recevant toutes les 12 semaines. Les infections les plus fréquentes parmi tous les patients étaient des infections respiratoires supérieures (7/60 [11,7%]) et des pharyngites (5/60 [8,3%]). Les infections observées chez plus dun patient dun groupe de traitement et ayant nécessité un traitement antimicrobien ont été des pharyngites (4/60 [6,7%]), des infections urinaires (4/60 [6,7%]) et des bronchites (2/60 [3,3%]).
Réactions liées au site de perfusion:
La survenue dune ou de plusieurs réactions dues à la perfusion a été observée au total chez 8 patients (13,3%) sur 60. Parmi ces patients, il y avait 4 patients (18,2%) sur 22 qui recevaient le traitement dentretien toutes les 8 semaines et 3 patients (13,0%) sur 23 qui le recevaient toutes les 12 semaines. Aucune réaction sévère à la perfusion na été rapportée. Toutes les réactions liées à la perfusion étaient dintensité légère à modérée.
Immunogénicité:
Des anticorps dirigés contre linfliximab ont été détectés chez 4 patients (7,7%) jusquà 54 semaines.
Cette étude (C0168T72) incluait plus de patients âgés de 12 à 17 ans que de patients âgés de 6 à 11 ans (45/60 [75,0%] versus 15/60 [25,0%]). Bien que le nombre de patients de chaque sous-groupe soit trop faible pour permettre des affirmations définitives sur linfluence de lâge sur les effets indésirables, le pourcentage de patients subissant des effets indésirables sérieux et le pourcentage des arrêts prématurés pour cause deffets indésirables étaient plus élevés dans le groupe des patients plus jeunes que dans celui des participants plus âgés. Bien que le pourcentage de patients subissant des infections ait été plus élevé dans le groupe des sujets plus jeunes, la fréquence dinfections sérieuses a été à peu près la même dans les deux groupes dâge. Au total, les effets indésirables et les réactions liées à la perfusion se sont produits avec à peu près la même fréquence dans les deux groupes dâge.
Effets indésirables sévères déclarés chez les patients pédiatriques depuis la commercialisation
Des tumeurs malignes, dont des lymphomes hépatospléniques à lymphocytes T (un lymphome non hodgkinien), des anomalies transitoires des enzymes hépatiques, des syndromes de type lupique et des auto-anticorps positifs ont été observés (voir "Mises en garde et précautions" et "Effets indésirables" ).
Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Ladministration de doses uniques allant jusquà 20 mg/kg na pas entraîné deffets toxiques. En cas de surdosage, il convient de surveiller les patients et dinstaurer, le cas échéant, un traitement symptomatique approprié.

Propriétés/Effets

Code ATC
L04AB02
Flixabi est un médicament biosimilaire.
Mécanisme d’action
Linfliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain-murin, qui se fixe au facteur de nécrose tumorale alpha humain (TNFα).
Linfliximab se lie avec une forte affinité à la fois au TNFα soluble et au TNFα transmembranaire, mais non à la lymphotoxine α (TNFβ). Les cellules exprimant un TNFα transmembranaire peuvent être lysées après la liaison de linfliximab, soit par le complément soit par des mécanismes effecteurs à médiation cellulaire. Linfliximab inhibe lactivité fonctionnelle du TNFα dans un grand nombre de tests biologiques in vitro. In vivo, linfliximab forme rapidement des complexes stables avec le TNFα humain, un processus qui saccompagne de la perte de la bioactivité du TNFα.
Pharmacodynamique
Des concentrations élevées de TNFα ont été retrouvées dans le sérum et les fèces de patients atteints de la maladie de Crohn; elles sont corrélées à lactivité de la maladie. Lexamen histologique de biopsies du côlon, prélevées avant et 4 semaines après ladministration dinfliximab, a mis en évidence une nette réduction du TNFα décelable. Le traitement par infliximab de patients atteints de maladie de Crohn sest également accompagné dune nette réduction de la protéine C-réactive (CRP), un marqueur de linflammation qui est normalement élevé dans le sérum de ces patients. La numération leucocytaire périphérique na été que peu modifiée chez les patients traités par infliximab, bien que des modifications du nombre de lymphocytes, de monocytes et de neutrophiles aient indiqué un déplacement à lintérieur des valeurs normales. Les cellules mononucléaires du sang périphérique (PBMC) des patients traités par infliximab ont présenté une réponse proliférative stable aux stimuli, par rapport aux patients non traités par infliximab. Chez les patients atteints de psoriasis, le traitement par infliximab entraîne une diminution de linflammation épidermique ainsi quune normalisation de la différenciation des kératinocytes des plaques psoriasiques.
De plus, aucune modification importante de la production de cytokines par les PBMC stimulés na été observée à la suite dun traitement par infliximab. Une analyse des cellules mononucléaires de la lamina propria, prélevées lors dune biopsie de la muqueuse intestinale, a révélé que le traitement par infliximab avait réduit le nombre de cellules exprimant le TNFα et linterféron γ. Des études histologiques complémentaires ont apporté la preuve quun traitement par infliximab permet de réduire linfiltration des cellules inflammatoires dans les zones intestinales touchées ainsi que la présence de marqueurs de linflammation sur ces sites.
Des concentrations élevées en TNFα ont été trouvées dans les articulations de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et celles-ci sont corrélées à une importante activité de la maladie. Chez les patients atteints darthrite psoriasique, une augmentation des concentrations de TNFα a aussi été retrouvée dans le liquide synovial/les tissus et les lésions cutanées psoriasiques. Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde par infliximab a permis de réduire linfiltration des cellules inflammatoires dans les zones articulaires touchées et lexpression de molécules qui servent de médiateurs à ladhésion cellulaire, au chimiotactisme et à la dégradation des tissus. Après le traitement par infliximab, les patients ont présenté une baisse des concentrations dinterleukine- 6 (IL-6) et de CRP par rapport aux valeurs initiales. Il ny a pas eu de diminution significative du taux circulant de lymphocytes, ni de la réponse proliférative à une stimulation mitogénique in vitro, en comparaison aux cellules des patients non traités.
Efficacité clinique
Polyarthrite rhumatoïde
La sécurité et lefficacité de linfliximab ont été étudiées dans deux études pivots multicentriques, randomisées, en double aveugle: ATTRACT (anti-TNF-Trial in Rheumatoid Arthritis with Concomitant Therapy) et ASPIRE (Active-Controlled Study of Patients Receiving Infliximab for the Treatment of Rheumatoid Arthritis of Early Onset). Ladministration supplémentaire de doses stables dacide folique, de corticostéroïdes oraux (≤10 mg/jour) et/ou danti-inflammatoires non stéroïdiens était autorisée.
Les critères dévaluation principaux étaient la réduction des signes et symptômes selon les critères de lAmerican College of Rheumatology (ACR) (ACR 20 dans létude ATTRACT, ACR 20/50/70 [ACR-N] à la semaine 54 dans létude ASPIRE), la prévention de la destruction articulaire et lamélioration de la capacité fonctionnelle. Une réduction des signes et symptômes était définie comme au moins équivalente à une amélioration de 20% (ACR 20) du nombre darticulations enflées et douloureuses, et de 3 des 5 critères suivants: évaluation globale par le médecin, évaluation globale par le patient, mesure de la capacité fonctionnelle/handicap, échelle visuelle analogique de la douleur et vitesse de sédimentation des érythrocytes ou protéine C réactive. LACR-N utilise les mêmes critères que lACR 20; calculé en prenant le plus faible pourcentage damélioration du nombre darticulations enflées, du nombre darticulations douloureuses et la valeur médiane des 5 autres composants de la réponse ACR.
La destruction de la structure articulaire (érosion et pincement de linterligne articulaire) au niveau des mains et des pieds a été mesurée par la modification du score total de Sharp modifié par van der Heijde (0-440) par rapport aux valeurs initiales. Le Health Assessment Questionnaire (HAQ; échelle 0-3) a été utilisé pour mesurer les variations moyennes des capacités fonctionnelles des patients jusquà la semaine 102 par rapport aux valeurs initiales.
Létude ATTRACT a évalué les réponses aux semaines 30 (réduction des signes et symptômes), 54 (prévention de la destruction de la structure articulaire) et 102 (amélioration de la capacité fonctionnelle) dans le cadre dune étude contrôlée versus placebo incluant 428 patients présentant une polyarthrite rhumatoïde active malgré un traitement par méthotrexate. Environ 50% des patients présentaient une capacité fonctionnelle de classe III. Les patients ont reçu soit un placebo, soit 3 mg/kg ou 10 mg/kg dinfliximab, aux semaines 0, 2 et 6, puis toutes les 4 ou 8 semaines. Tous les patients avaient reçu une dose stable de méthotrexate (médiane: 15 mg/semaine) pendant les 6 mois précédant leur inclusion dans létude et cette dose devait rester constante pendant toute la durée de létude.
À la semaine 30, le pourcentage de patients ayant présenté une réduction significative des signes et symptômes a été plus élevé dans tous les groupes traités par linfliximab que dans le groupe traité par le méthotrexate seul (voir Tableau 3). Cette réponse clinique a déjà pu être constatée au bout de 2 semaines et sest maintenue au cours des 102 semaines de traitement (p<0,001). Une amélioration du nombre darticulations enflées et douloureuses, de lévaluation des douleurs par le patient, de lévaluation globale de la maladie par le médecin traitant et le patient, de la raideur matinale, de la fatigue et de la CRP a été observée dans tous les groupes traités par linfliximab (p<0,05). Aux semaines 30, 54 et 102, une meilleure réponse clinique (ACR 50 et ACR 70) a été observée dans tous les groupes traités par linfliximab que dans le groupe contrôle.
Un ralentissement de la destruction de la structure articulaire (érosions et pincement de linterligne articulaire) a été constaté dans tous les groupes traités par linfliximab au bout de 54 semaines (Tableau 3). Cet effet a déjà pu être constaté au bout de 30 semaines et sest maintenu au cours des 102 semaines (p<0,001). Au sein de la population de létude, 53% des patients sous infliximab contre 20% des patients du groupe contrôle nont pas présenté daggravation, laquelle était définie comme une modification ≤0 du score total de Sharp (modifié par van der Heijde) à la semaine 54 par rapport aux valeurs initiales. Des résultats similaires ont été obtenus pour les scores individuels (érosions et pincement de linterligne articulaire). Par ailleurs, lamélioration de la capacité fonctionnelle (HAQ), obtenue pendant les 102 semaines, a été plus importante dans les groupes traités par linfliximab que dans le groupe contrôle (Tableau 3) et cette amélioration a déjà été constatée à la semaine 54 (p<0,001).
Tableau 3: Résultats cliniques concernant l’ACR 20, la destruction articulaire et la capacité fonctionnelle

                      Placebo               Infliximaba
(n=88)                3 mg/kg toutes les    3 mg/kg toutes les    10 mg/kg toutes les   10 mg/kg toutes les   Total infliximab
                      8 semaines (n=86)     4 semaines (n=86)     8 semaines (n=87)     4 semaines (n=81)     (n=340)
ACR 20 à la semaine
30
Patients évalués      88                    86                    86                    87                    81                    340
Patients avec         18 (20%)              43 (50%)              43 (50%)              45 (52%)              47 (58%)              178 (52%)
réponse (%)b                                                                                                                        
Score total de
Sharp (modifié par
van der Heijde).
Variations par
rapport aux valeurs
initiales jusqu’à
la semaine 54b
Patients évalués      64                    71                    71                    77                    66                    285
Moyenne ± DS          7,0 ± 10,3            1,3 ± 6,0             1,6 ± 8,5             0,2 ±3,6              -0,7 ± 3,8            0,6 ± 5,9
Médiane               4,0                   0,5                   0,1                   0,5                   -0,5                  0,0
Intervalle interquar  (0,5, 9,9)            (-1,5, 3,0)           (-2,5, 3,0)           (-1,5, 2,0)           (-3,0, 1,5)           (-1,8, 2,0)
tile                                                                                                                                
Patient sans aggrava  13 (20%)              34 (48%)              35 (49%)              37 (48%)              44 (67%)              150 (53%)
tion (%)b                                                                                                                           
Variations du HAQ
par rapport aux
valeurs initiales
jusqu’à la semaine
102b,c
Patients évalués      88                    86                    85                    87                    81                    339
Moyenne ± DS          0,3 ± 0,4             0,4 ± 0,3             0,5 ± 0,4             0,5 ± 0,5             0,4 ± 0,4             0,5 ± 0,4
Médiane               0,1                   0,3                   0,3                   0,4                   0,3                   0,4
Intervalle interquar  (0,0, 0,4)            (0,1, 0,6)            (0,1, 0,7)            (0,2, 0,9)            (0,1, 0,5)            (0,1, 0,7)
tile                                                                                                                                

a Tous les patients (placebo et infliximab) ont reçu simultanément du méthotrexate et de lacide folique, certains aussi des corticostéroïdes et/ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens.
b p <0,001, pour chaque groupe traité par linfliximab vs contrôle.
c HAQ = Health Assessment Questionnaire Disability Index; plus les valeurs sont élevées, moins lincapacité fonctionnelle est importante.
Létude ASPIRE a examiné la réponse après 54 semaines chez 1004 patients naïfs au méthotrexate atteints de polyarthrite rhumatoïde active au stade précoce (durée de la maladie ≤3 ans). Les patients randomisés avaient un âge moyen de 51 ans, une durée médiane de la maladie de 0,6 an et un nombre médian darticulations enflées et douloureuses respectivement de 19 et 31. Tous les patients ont reçu du méthotrexate (optimisation de la dose à 20 mg/semaine jusquà la semaine 8) et soit un placebo, soit 3 mg/kg ou 6 mg/kg dinfliximab aux semaines 0, 2 et 6, puis toutes les 8 semaines. Les résultats après 54 semaines de traitement sont indiqués dans le Tableau 4.
Après 54 semaines de traitement, les deux posologies dinfliximab + méthotrexate ont conduit à une amélioration des signes et symptômes (mesurée par la proportion de patients qui ont eu une réponse ACR 20, 50 et 70) significativement supérieure sur le plan statistique à celle obtenue avec le méthotrexate seul. Dans les groupes traités par infliximab + méthotrexate, 15% des patients ont obtenu une meilleure réponse clinique, contre 8% des patients traités par le méthotrexate seul (p=0,003).
Dans létude ASPIRE, plus de 90% des patients ont eu au moins deux radiographies interprétables. Une inhibition de la progression de la destruction de la structure articulaire a été constatée au bout de 30 et 54 semaines dans les groupes traités par infliximab + méthotrexate, en comparaison au groupe traité par méthotrexate seul. Le traitement par infliximab + méthotrexate a stoppé la progression de la maladie articulaire chez plus de patients que le méthotrexate seul: 97% versus 86%. Le pourcentage de patients chez lesquels labsence dérosions a pu être maintenue a été statistiquement plus élevé dans les groupes traités par infliximab + méthotrexate que dans le groupe traité par le méthotrexate seul: 79% versus 57%. Moins de patients (48%) ont développé des érosions au niveau des articulations jusque-là épargnées dans les groupes sous infliximab + méthotrexate que dans le groupe sous méthotrexate seul (59%).
Les deux groupes traités par infliximab ont présenté, au cours des 54 semaines, une amélioration du score HAQ moyen (Health Assessment Questionnaire) significativement supérieure sur le plan statistique à celle du groupe traité par méthotrexate seul par rapport aux valeurs initiales; 0,7 pour infliximab + méthotrexate versus 0,6 pour le méthotrexate seul (p<0,001). Aucune aggravation du score cumulé SF-36 nest apparue pour la composante mentale.
Tableau 4: Action sur l’ACRn, la destruction articulaire et la capacité fonctionnelle après 54 semaines (ASPIRE)

                      Placebo + MTX         Infliximab + MTX
                      3 mg/kg               6 mg/kg               Groupes combinés
Nombre de patients    282                   359                   363                   722
randomisés                                                                              
Amélioration de
l’ACR en %
Moyenne ± DSa         24,8 ± 59,7           37,3 ± 52,8           42,0 ± 47,3           39,6 ± 50,1
Variations du score
total de Sharp
(modifié par van
der Heijde) par
rapport aux valeurs
initialesb
Moyenne ± DSa         3,70 ± 9,61           0,42 ± 5,82           0,51 ± 5,55           0,46 ± 5,68
Médiane               0,43                  0,00                  0,00                  0,00
Amélioration du HAQ
par rapport aux
valeurs initiales,
sur la période
moyenne allant de
la semaine 30 à la
semaine 54c
Moyenne ± DSd         0,68 ± 0,63           0,80 ± 0,65           0,88 ± 0,65           0,84 ± 0,65

a p <0,001, pour tous les groupes traités par infliximab vs contrôle.
b Plus les valeurs sont élevées, plus la destruction articulaire est importante.
c HAQ = Health Assessment Questionnaire; plus les valeurs sont élevées, moins lincapacité fonctionnelle est importante.
d p=0,030 et <0,001 pour groupes traités par 3 mg/kg et 6 mg/kg vs placebo + MTX.
Les données soutenant lajustement posologique dans la polyarthrite rhumatoïde proviennent des études ATTRACT, ASPIRE et START. START était une étude de sécurité randomisée, multicentrique, en double aveugle, avec 3 bras, sur des groupes parallèles. Dans lun des bras de létude (groupe 2, n=329), la dose pouvait être augmentée de 3 jusquà 9 mg/kg, par paliers de 1,5 mg/kg, chez les patients qui avaient une réponse inadéquate. La majorité (67%) de ces patients nont pas nécessité dajustement de la dose. Parmi les patients qui ont nécessité un ajustement de la dose, 80% ont obtenu une réponse clinique et la majorité dentre eux (64%) nont eu besoin que dun ajustement de 1,5 mg/kg.
Arthrite psoriasique
Lefficacité et la sécurité de linfliximab ont été étudiées dans une étude multicentrique en double aveugle, contrôlée contre placebo, menée chez 104 patients atteints darthrite psoriasique active, polyarticulaire. Pendant la phase en double aveugle de 16 semaines, les patients ont reçu soit 5 mg/kg dinfliximab, soit un placebo, aux semaines 0, 2, 6 et 14 (52 patients par groupe). À partir de la semaine 16, les patients sous placebo ont été mis sous infliximab et tous les patients ont alors reçu 5 mg/kg dinfliximab toutes les 8 semaines, jusquà la semaine 46.
Le traitement par infliximab a entraîné une amélioration des signes et des symptômes selon les critères de lAmerican College of Rheumatology (ACR); 65% des patients traités par linfliximab ont obtenu une amélioration dau moins 20% (ACR 20) à la semaine 16, contre 10% des patients sous placebo (p<0,01). La réponse a été comparable et indépendante de lutilisation concomitante ou non de méthotrexate. Lamélioration (ACR 20 et 50) a déjà été constatée à partir de la semaine 2 et sest maintenue jusquà la semaine 50 (ACR 20, 50 et 70). Une réduction des paramètres de lactivité périphérique de la maladie qui sont caractéristiques de larthrite psoriasique (p.ex. nombre darticulations enflées, dactylite et présence dune enthésopathie) a été constatée chez les patients traités par linfliximab. Les patients traités par linfliximab ont présenté une amélioration de la capacité fonctionnelle, évaluée à laide du Health Assessment Questionaire (HAQ) (modification moyenne de 0,6 jusquà la semaine 16 par rapport à la valeur initiale vs 0 chez les patients sous placebo).
Spondylarthrite ankylosante/Maladie de Bechterew
Létude pivot était une étude multicentrique, réalisée en double aveugle et contrôlée contre placebo, qui a examiné les effets de linfliximab chez 70 patients atteints dune forme active et sévère de spondylarthrite ankylosante. Pendant la phase en double aveugle de 3 mois, les patients ont reçu soit 5 mg/kg dinfliximab, soit un placebo, aux semaines 0, 2 et 6 (35 patients dans chaque groupe). Dès la 12e semaine, les patients initialement sous placebo ont été mis sous infliximab et tous les patients ont ensuite reçu 5 mg/kg dinfliximab toutes les 6 semaines jusquà la 54e semaine. Les résultats de cette étude ont été comparables à ceux trouvés dans 8 autres essais initiés par les investigateurs chez 169 patients souffrant de spondylarthrite ankylosante en phase active.
Le traitement par infliximab a entraîné une amélioration des signes et des symptômes selon lindice dactivité Bath Ankylosing Spondylitis Disease (BASDAI), 57% des patients traités par infliximab ayant présenté une réduction dau moins 50% du score BASDAI par rapport aux valeurs initiales, contre 9% dans le groupe placebo (p<0,01). Une amélioration a déjà pu être observée dès la 2e semaine de traitement et sest maintenue jusquà la 54e semaine. La capacité fonctionnelle physique a été évaluée à laide de lindice fonctionnel Bath Ankylosing Spondylitis (BASFI) et du SF-36, par rapport au groupe placebo. Les patients sous infliximab ont présenté à la 12e semaine une amélioration significativement plus marquée du BASFI et du score cumulé du SF- 36 pour la composante physique. Ces effets bénéfiques se sont maintenus jusquà la 54e semaine.
Maladie de Crohn chez le patient adulte (≥18 ans)
La sécurité et lefficacité de doses uniques et répétées de linfliximab ont fait lobjet de deux études randomisées, en double aveugle et contrôlées contre placebo, chez des patients atteints dune maladie de Crohn dactivité modérée à sévère (indice dactivité de la maladie de Crohn [CDAI] ≥220 ≤440) et nayant pas suffisamment répondu aux traitements conventionnels antérieurs. Ladministration concomitante de doses constantes de médicaments conventionnels était autorisée et 92% des patients ont continué à les prendre.
Lors dune étude chez 108 patients ayant utilisé une dose unique, 22 des 27 patients (81%) traités par une dose de 5 mg/kg dinfliximab ont obtenu une réponse clinique (diminution du CDAI de ≥70 points) (p<0,001), contre 4 des 25 patients (16%) du groupe placebo. À la semaine 4 également, 13 des 27 patients (48%) sous infliximab ont obtenu une rémission clinique (CDAI <150), contre 1 des 25 sujets (4%) sous placebo.
Dans létude clinique ayant utilisé des doses répétées, 573 patients ont reçu 5 mg/kg à la semaine 0, puis ont été randomisés dans lun des trois groupes de traitement. Les patients du groupe placebo en entretien ont reçu un placebo aux semaines 2 et 6, puis toutes les 8 semaines. Le groupe à la dose dentretien de 5 mg/kg a reçu 5 mg/kg de substance active dans les semaines 2 et 6, puis toutes les 8 semaines, et le groupe à la dose dentretien de 10 mg/kg a reçu 5 mg/kg dans les semaines 2 et 6, puis 10 mg/kg toutes les 8 semaines. Les patients qui présentaient une réponse au traitement dans la 2e semaine, ont été randomisés et évalués séparément des patients nayant pas répondu.
Dans la deuxième semaine, 58% (335/573) des patients ont présenté une réponse clinique (diminution du CDAI de ≥25% et de ≥70 points). La proportion de patients ayant obtenu une rémission clinique à la 30e semaine a été significativement plus élevée dans les groupes recevant la dose dentretien de 5 mg/kg et 10 mg/kg (respectivement 39% et 45%) que dans le groupe recevant le placebo en entretien (21%). La durée jusquà laffaiblissement de la réponse au traitement a été significativement plus longue chez les patients sous doses dentretien dinfliximab que chez ceux du groupe placebo (p<0,001). La durée médiane jusquà la perte de réponse a été de 46 semaines dans les groupes réunis recevant le traitement dentretien par linfliximab, versus 19 semaines dans le groupe recevant le placebo en entretien. Les patients qui avaient initialement présenté une réponse clinique, puis lavaient ensuite perdue, ont pu passer à un traitement épisodique dinfliximab utilisant 5 mg/kg de plus que la dose quils avaient reçue au moment de la randomisation. 89% des patients (50/56) ayant cessé de répondre à la dose dentretien de 5 mg/kg dinfliximab administrée toutes les 8 semaines, ont ensuite répondu à une perfusion de 10 mg/kg dinfliximab. À la 30e semaine, une amélioration significative de la qualité de vie a été mise en évidence chez les patients sous infliximab par les scores spécifiques de la maladie, lInflammatory Bowel Disease Questionnaire (IBDQ) et le SF-36 (p<0,001). Chez les patients sous corticostéroïdes au début de létude, les taux de rémission clinique sans corticostéroïdes à la 30e semaine étaient de 31% dans le groupe recevant la dose dentretien de 5 mg/kg et de 37% dans le groupe recevant la dose dentretien de 10 mg/kg, contre 11% dans le groupe placebo (p=0,001 pour les deux groupes sous traitement dentretien de 5 mg/kg et 10 mg/kg). La dose médiane de corticostéroïdes prise à lentrée dans létude (20 mg/jour) est passée, à la 30e semaine, à 10 mg/jour dans le groupe placebo et à 0 mg/jour dans les deux groupes réunis ayant reçu linfliximab en entretien, ce qui indiquait quau moins 50% des patients traités par infliximab ont pu interrompre leur corticothérapie. À la 10e semaine, le taux de guérison de la muqueuse intestinale était significativement plus élevé chez les patients des groupes infliximab réunis (31%) que chez ceux sous placebo (0%, p=0,010). Les résultats à la 54e semaine étaient comparables.
Linfliximab, avec ou sans AZA, a été étudié dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée activement (SONIC), menée auprès de 508 patients adultes atteints de maladie de Crohn modérée à sévère (CDAI ≥220 ≤450) nayant pas suivi de prétraitement par des biomédicaments ni des immunosuppresseurs, la durée médiane de maladie étant de 2,3 ans. Au début de létude, 27,4% des patients étaient traités avec des corticostéroïdes systémiques, 14,2% avec du budésonide et 54,3% avec le 5-ASA. Les patients ont été randomisés dans les groupes AZA en monothérapie, infliximab en monothérapie ou traitement associé dinfliximab et dAZA. Linfliximab a été administré à la dose de 5 mg/kg aux semaines 0, 2 et 6, puis toutes les 8 semaines. LAZA a été administrée quotidiennement à la dose de 2,5 mg/kg par jour.
Le critère primaire de létude était une rémission clinique sans stéroïdes à la semaine 26, définie comme des patients en rémission clinique (CDAI <150) qui navaient pas pris de corticostéroïdes systémiques oraux pendant au moins 3 semaines (prednisone ou équivalent) ou du budésonide >6 mg/jour. Les résultats sont présentés dans le Tableau 5.
La proportion de patients présentant une guérison de la muqueuse à la semaine 26 était significativement plus élevée dans les groupes de traitement avec infliximab + AZA (43,9%, p<0,001) et infliximab en monothérapie (30,1%, p=0,023) que dans le groupe sous AZA en monothérapie (16,5%).
Tableau 5: Étude SONIC: Proportion de patients présentant une rémission clinique sans stéroïdes à la semaine 26

                          AZA en monothérapie   Infliximab en monothér  Traitement associé
                                                apie                    infliximab + AZA
Semaine 26
Tous les patients         30,0% (51/170)        44,4% (75/169)          56,8% (96/169) (p<0,001)*
randomisés                                      (p=0,006)*              

* Les valeurs p représentent chaque groupe de traitement avec infliximab versus AZA en monothérapie.
Des tendances similaires concernant la rémission clinique sans stéroïdes ont été constatées à la semaine 50. En outre, la qualité de vie évaluée selon lIBDQ sest améliorée sous infliximab.
La sécurité et lefficacité du produit ont également été étudiées dans le cadre dune étude randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo et réalisée auprès de 94 patients atteints de maladie de Crohn fistulisée et dont les fistules existaient depuis au moins 3 mois. 31 de ces patients ont reçu 5 mg/kg dinfliximab. Environ 93% des patients avaient reçu auparavant un traitement antibiotique ou immunosuppresseur.
Ladministration concomitante de doses constantes de médicaments conventionnels était autorisée et 83% des patients ont continué à recevoir au moins lun dentre eux. Les patients ont reçu 3 fois, aux semaines 0, 2 et 6, une dose dinfliximab ou de placebo. Le suivi des patients sest poursuivi pendant 26 semaines. Le critère dévaluation principal était le pourcentage de patients présentant une réponse clinique sans augmentation du traitement concomitant ni intervention chirurgicale.
La réponse clinique était définie comme une réduction ≥50% du nombre de fistules sécrétant sous une légère pression par rapport au nombre initial de fistules et ce, au minimum à 2 examens consécutifs (à 4 semaines dintervalle).
Une réponse clinique a été obtenue chez 68% (21/31) des patients traités par une dose de 5 mg/kg dinfliximab, contre 26% (8/31) des patients ayant reçu un placebo (p=0,002). Le délai moyen jusquà lobtention de la réponse clinique a été de 2 semaines pour le groupe de patients traités par linfliximab. La durée moyenne de la réponse a été de 12 semaines. De plus, la fermeture de toutes les fistules est survenue chez 55% des patients traités par linfliximab et chez 13% des patients ayant reçu un placebo (p=0,001).
Maladie de Crohn chez l’enfant (de 6 à 17 ans)
Dans létude REACH, 112 patients (de 6 à 17 ans, âge médian de 13,0 ans) atteints de maladie de Crohn active, modérée à sévère (PCDAI médian de 40) et ayant eu une réponse inadéquate aux thérapies conventionnelles, ont reçu 5 mg/kg dinfliximab aux semaines 0, 2 et 6. Tous les patients devaient être sous une dose stable de 6-MP, AZA ou MTX (35% recevaient également des corticoïdes à linclusion). Les patients chez lesquels linvestigateur a constaté une réponse clinique à la semaine 10 ont été randomisés et ont reçu 5 mg/kg dinfliximab soit toutes les 8 semaines, soit toutes les 12 semaines en traitement dentretien. En cas de perte de réponse au cours du traitement dentretien, le passage à une dose plus élevée (10 mg/kg) et/ou à un intervalle de dose plus court (toutes les 8 semaines) était autorisé. 32 patients pédiatriques évaluables ont changé dintervalle posologique (9 sujets dans le groupe dentretien toutes les 8 semaines et 23 sujets dans le groupe dentretien toutes les 12 semaines). 24 de ces patients (75,0%) ont retrouvé une réponse clinique après cette modification.
La proportion de sujets présentant une réponse clinique dans la semaine 10 était de 88,4% (99/112). La proportion de sujets ayant atteint une rémission clinique dans la semaine 10 était de 58,9% (66/112).
Dans la semaine 30, la proportion de sujets en rémission clinique était plus élevée dans le groupe de traitement dentretien toutes les 8 semaines (59,6%, 31/52) que dans celui toutes les 12 semaines (35,3%, 18/51; p=0,013). À la semaine 54, les résultats étaient respectivement de 55,8% (29/52) et 23,5% (12/51) dans les groupes de traitement dentretien toutes les 8 semaines et toutes les 12 semaines (p<0,001).
Les données concernant les fistules ont été recueillies à laide des scores PCDAI. Sur les 22 sujets ayant des fistules à linclusion, respectivement 63,6% (14/22), 59,1% (13/22) et 68,2% (15/22) avaient une guérison des fistules aux semaines 10, 30 et 54, tous groupes de traitement (8 et 12 semaines) confondus.
De plus, des améliorations statistiquement et cliniquement significatives de la qualité de vie et de la taille ainsi quune réduction significative du recours aux corticoïdes par rapport à linclusion, ont été observées.
Colite ulcéreuse chez l’adulte (≥18 ans)
La sécurité et lefficacité de linfliximab ont été étudiées dans le cadre de deux études cliniques randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo (ACT 1 et ACT 2) chez des sujets adultes présentant une colite ulcéreuse active modérée à sévère (score Mayo de 6 à 12, sous-score endoscopique ≥2), et ayant répondu de manière insuffisante à un traitement conventionnel (corticostéroïdes oraux, aminosalicylate et/ou immunomodulateurs [6-MP, AZA]). Ladministration concomitante par voie orale de doses constantes daminosalicylate, de corticostéroïdes et/ou de médicaments immunomodulateurs était autorisée. Dans les deux études, les patients ont été assignés par randomisation soit au groupe placebo, soit au groupe à 5 mg/kg dinfliximab. Les perfusions ont été effectuées aux semaines 0, 2, 6, 14 et 22, et, dans létude ACT 1, également aux semaines 30, 38 et 46. Une réduction des corticostéroïdes était autorisée après la semaine 8. Les résultats aux semaines 8 et 30 sont présentés dans le Tableau 6.
Tableau 6: Effets sur la réponse clinique, la rémission clinique et la guérison de la muqueuse aux semaines 8 et 30. Données combinées provenant des études ACT 1 et ACT 2.

                                                          Placebo               Infliximab 5 mg/kg
Patients randomisés                                       244                   242
Proportion de patients présentant une réponse clinique
et une réponse clinique persistante
Réponse clinique à la semaine 8a                          33,2%                 66,9%
Réponse clinique à la semaine 30a                         27,9%                 49,6%
Réponse durable (réponse clinique à la semaine 8 et à     19,3%                 45,0%
la semaine 30)a                                                                 
Proportion de patients présentant une rémission
clinique et une rémission persistante
Rémission clinique à la semaine 8a                        10,2%                 36,4%
Rémission clinique à la semaine 30a                       13,1%                 29,8%
Rémission durable (en rémission à la semaine 8 et à la    5,3%                  19,0%
semaine 30)a                                                                    
Proportion de patients présentant une guérison de la
muqueuse
Guérison de la muqueuse à la semaine 8a                   32,4%                 61,2%
Guérison de la muqueuse à la semaine 30a                  27,5%                 48,3%

a p <0,001, pour chaque groupe traité par infliximab vs placebo.
Lefficacité de linfliximab a été étudiée dans létude ACT 1 jusquà la semaine 54 incluse. À la semaine 54, 45,5% des patients du groupe de traitement par infliximab 5 mg/kg présentaient une réponse clinique, contre 19,8% dans le groupe de traitement placebo (p<0,001). Une rémission clinique et une cicatrisation de la muqueuse étaient plus fréquemment observées à la semaine 54 chez les patients du groupe de traitement par infliximab 5 mg/kg que chez ceux du groupe placebo (34,7% contre 16,5%, p=0,001 et 45,5% contre 18,2%, p<0,001). La proportion de patients en réponse durable et en rémission durable à la semaine 54 était supérieure dans le groupe de traitement par infliximab 5 mg/kg à celle du groupe placebo (38,8% contre 14,0%, p<0,001 et 19,8% contre 6,6%, p=0,002).
Linfliximab a augmenté la qualité de vie et a montré une amélioration statistiquement et cliniquement significative aussi bien de lIBDQ (un critère spécifique à la maladie) que de la forme abrégée du questionnaire générique SF-36 à 36 questions.
Les données combinées issues des études ACT 1 et ACT 2 portant sur la période allant du début de létude à la semaine 30 comprise ont indiqué que le nombre moyen dhospitalisations était inférieur dans le groupe à 5 mg/kg dinfliximab à celui du groupe placebo (8 hospitalisations pour 100 patients, contre 18 pour 100, p=0,008).
Dans létude ACT 1, une plus forte proportion de patients du groupe de traitement par infliximab 5 mg/kg que de patients du groupe placebo se trouvaient en mesure de suspendre le traitement par des corticostéroïdes tout en maintenant la rémission clinique, à la semaine 30 (24,3% contre 10,1%, p=0,030) comme à la semaine 54 (25,7% contre 8,9%, p=0,006).
Les patients ayant poursuivi le traitement jusquà la semaine 46 (ACT 1) ou 22 (ACT 2) et subi les examens jusquà la semaine 54 (ACT 1) ou 30 (ACT 2) ont pu être inclus dans les études dextension correspondantes. Les études dextension ont montré que pendant la phase dextension,
le bénéfice clinique a été maintenu sur la base du score PGA et un traitement aux corticostéroïdes a pu être évité;
lamélioration de la qualité de vie en rapport avec la santé a été maintenue sur la base de lIBDQ et du SF-36;
linfliximab a été généralement bien toléré, conformément au profil de sécurité connu.
Lincidence cumulée de colectomies dans les 54 semaines qui ont suivi la première perfusion de linfliximab dans létude ACT 1 et ACT 2 et leurs extensions a été enregistrée et un aperçu en est présenté dans le Tableau 7.
Tableau 7: Incidence de colectomies dans les 54 semaines suivant la première perfusion de linfliximab

                      Placebo               Infliximab
                      5 mg/kg               10 mg/kg              Données combinées
Patients randomisés   244                   242                   242                   484
Patients avec         36 (16,5%)*           28a (12,2%)*          18b(7,9%)*            46c(10,1%)*
colectomie en                                                                           
l’espace de 54                                                                          
semaines                                                                                

* Pourcentages basés sur les estimations de Kaplan-Meier
a p= 0,166 pour le traitement par infliximab vs placebo
b p= 0,007 pour le traitement par infliximab vs placebo
c p= 0,015 pour le groupe combiné sous infliximab vs placebo
Lanalyse des données cumulées des études ACT 1 et ACT 2 et de leurs extensions, portant sur la période allant du début de létude jusquà la semaine 54 incluse, a montré une réduction statistiquement significative des hospitalisations dues à la colite ulcéreuse (p=0,003) et des interventions chirurgicales dues à la colite ulcéreuse (colectomie, sigmoïdoscopie, coloscopie, iléostomie) (p=0,026) dans le groupe combiné des patients traités par infliximab, en comparaison avec les patients sous placebo.
Colite ulcéreuse chez l’enfant (6 à 17 ans)
La sécurité et lefficacité de linfliximab ont été examinées dans une étude clinique ouverte, multicentrique, randomisée (étude C0168T72), avec groupes parallèles, menée auprès de 60 patients âgés de 6 à 17 ans (âge médian de 14,5 ans). Ces patients présentaient une colite ulcéreuse active modérée à sévère (score Mayo de 6 à 12, avec un sous-score endoscopique ≥2) et navaient présenté quune réponse insuffisante à un traitement conventionnel. Au début de létude, 53% des patients étaient traités aux immunomodulateurs (6-MP, AZA et/ou MTX) et 62% recevaient des corticostéroïdes. Larrêt de ladministration des immunomodulateurs et la réduction de la dose de corticostéroïdes étaient autorisés après la semaine 0.
Tous les patients ont reçu un traitement dinduction par linfliximab 5 mg/kg aux semaines 0, 2 et 6. Les patients nayant pas répondu à linfliximab à 8 semaines (n=15) nont plus reçu le traitement de létude, mais sont restés inclus dans le suivi. Au cours de la 8e semaine, 45 patients ont été randomisés pour recevoir un traitement dentretien par infliximab 5 mg/kg toutes les 8 ou toutes les 12 semaines.
Le pourcentage de patients ayant présenté une réponse clinique à 8 semaines était de 73,3% (44/60). La réponse clinique à 8 semaines était comparable entre les patients avec et sans traitement immunomodulateur complémentaire au début de létude. Le pourcentage de patients ayant obtenu une rémission clinique à 8 semaines était de 40% (24/60) daprès le score Mayo et de 33,3% (17/51) daprès le score PUCAI (Paediatric Ulcerative Colitis Activity Index). Le pourcentage de patients ayant obtenu une guérison de la muqueuse était de 68,3% (41/60) à 8 semaines.
À 54 semaines, le pourcentage de patients ayant obtenu une rémission clinique daprès le score PUCAI était de 38% (8/21) dans le groupe recevant le traitement dentretien toutes les 8 semaines, par rapport à 18% (4/22) dans le groupe traité toutes les 12 semaines. Parmi les patients initialement traités aux corticostéroïdes, une rémission clinique sans prise de corticostéroïdes a été obtenue à 54 semaines chez 38,5% (5/13) des patients du groupe recevant le traitement dentretien toutes les 8 semaines, par rapport à 0% (0/13) des patients recevant le traitement dentretien toutes les 12 semaines.
Cette étude a inclus plus de patients âgés de 12 à 17 ans que de patients âgés de 6 à 11 ans (45/60 versus 15/60). Bien que le nombre de patients de chaque sous-groupe soit trop faible pour permettre des affirmations définitives sur linfluence de lâge, aucune différence en fonction de lâge na été observée en termes defficacité clinique.
Il nexiste pas de données sur le traitement dépassant une durée dun an chez les enfants et les adolescents.
Psoriasis
Lefficacité de linfliximab a été évaluée au cours de trois études multicentriques, randomisées, en double aveugle: SPIRIT, EXPRESS et EXPRESS II. Les patients étaient atteints de psoriasis en plaques (Body Surface Area [BSA] ≥10% et Psoriasis Area and Severity Index [PASI] ≥12). Le critère dévaluation principal dans les trois études était le pourcentage des patients qui présentaient à la semaine 10 une amélioration ≥75% du score PASI par rapport à la valeur initiale. Les patients qui présentaient une amélioration ≥90% du score PASI par rapport à la valeur initiale ont été classés comme "forts répondeurs" .
Dans létude SPIRIT, on a évalué lefficacité du traitement dinduction par linfliximab chez 249 patients présentant un psoriasis en plaques qui avaient préalablement reçu une PUVA-thérapie ou un traitement par voie systémique. Les patients ont reçu 3 ou 5 mg/kg dinfliximab ou le placebo en perfusion aux semaines 0, 2 et 6. Les patients dont le score à léchelle PGA était ≥3 ont eu la possibilité de recevoir une perfusion supplémentaire du même traitement à la semaine 26.
Au début de létude SPIRIT, la surface corporelle atteinte de psoriasis (BSA) des patients était en moyenne de 27%, et le score PASI moyen de 18,9. Le score à léchelle PGA était estimé chez 62,2% des patients comme "modéré" et chez 24,9% dentre eux comme "net" ou "sévère" . 81,5% des patients avaient été préalablement traités par PUVA, méthotrexate, ciclosporine ou acitrétine. La proportion de patients présentant une amélioration du score PASI ≥75% (PASI 75) à la semaine 10 par rapport à la valeur initiale atteignait 79,8% dans le groupe infliximab combiné, 71,7% dans le groupe recevant 3 mg/kg dinfliximab, 87,9% dans le groupe recevant 5 mg/kg dinfliximab et 5,9% dans le groupe placebo (p<0,001 pour toutes les comparaisons entre linfliximab et le placebo). À la semaine 10, une proportion significativement plus importante de patients qui avaient été traités par infliximab présentaient une réponse nette (≥90% damélioration du score PASI comparé au score initial) par rapport aux patients traités par le placebo (2%), et ceci précisément aussi bien dans le groupe combiné (51,5%), que dans les groupes individuels (3 mg/kg: 45,5%; 5 mg/kg: 57,6%). Dans le groupe recevant 3 mg/kg, 60,6% des patients ont obtenu une réponse jusquà la semaine 14 comprise, et dans le groupe sous 5 mg/kg, 75,3% des patients jusquà la semaine 18 comprise. À la semaine 26, donc 20 semaines après la dernière dose dinduction, 30% des patients du groupe sous 5 mg/kg et 13,8% du groupe sous 3 mg/kg étaient des répondeurs selon le score PASI 75, ce qui atteste des besoins en traitement dentretien.
La qualité de vie appliquée à la santé a été évaluée à laide de lindice DLQI (Dermatology Life Quality Index). La valeur moyenne de lindice DLQI au début de létude atteignait 12. La modification moyenne, comparativement à la valeur initiale, de la DLQI à la semaine 10 était de -8,0 pour le groupe traité par 3 mg/kg dinfliximab, et respectivement de -10,0 pour le groupe traité par 5 mg/kg dinfliximab contre 0,0 dans le groupe placebo (p<0,001 pour toutes les comparaisons entre linfliximab et le placebo). Ceci indique une nette amélioration de la qualité de vie pour les patients traités par linfliximab.
Dans létude EXPRESS, lefficacité du traitement dinduction et dentretien par linfliximab a été recherchée chez 378 patients atteints de psoriasis en plaques, qui étaient candidats à une PUVA-thérapie ou à un traitement systémique. Les patients ont reçu 5 mg/kg dinfliximab ou le placebo aux semaines 0, 2 et 6, suivis par un traitement dentretien comportant des perfusions à 8 semaines dintervalle jusquà la semaine 22 comprise dans le groupe placebo et jusquà la semaine 46 comprise dans le groupe infliximab. Le groupe placebo a changé de traitement à la semaine 24 pour un traitement dinduction par linfliximab (5 mg/kg), suivi par un traitement dentretien (5 mg/kg).
Au début de létude EXPRESS, la valeur moyenne du BSA était de 29%, et le score moyen PASI de 21,1; le score PGA était considéré chez la plupart (89,9%) des patients comme "modéré" , "net" ou "sévère" . 71,4% des patients avaient été préalablement traités par PUVA-thérapie, méthotrexate, ciclosporine ou acitrétine. La proportion de patients présentant une amélioration par rapport à la valeur initiale du score PASI ≥75% (PASI 75) à la semaine 10 atteignait 80,4% dans le groupe infliximab contre 2,6% dans le groupe placebo (p<0,001). La durée moyenne jusquà ce que soit atteint un score PASI 75 était de 2 à 6 semaines. Lamélioration du score PASI était présente de manière constante dans les sous-groupes définis sur la base des paramètres démographiques, des caractéristiques cliniques de la maladie et des antécédents de traitement du psoriasis. Une réponse nette (PASI 90) à la semaine 10 a été atteinte par 57,1% des patients du groupe infliximab et par 1,3% des patients du groupe placebo. La réponse sest maintenue jusquà la semaine 24 comprise, donc pendant la période de contrôle sous placebo. Les taux de réponse PASI jusquà la semaine 50 comprise sont détaillés dans le Tableau 8.
Tableau 8: Résumé de la réponse PASI jusqu’à la semaine 50 comprise, EXPRESS

                             Placebo → infliximab 5       Infliximab 5 mg/kg    Valeur de p
                             mg/kg (à la semaine 24)                            
Semaine 2: nombre de         77                           298                   
patients (n)                                                                    
≥90% d’amélioration          0 (0,0%)                     3 (1,0%)              
≥75% d’amélioration          0 (0,0%)                     16 (5,4%)             
≥50% d’amélioration          3 (3,9%)                     106 (35,6%)           
Semaine 6: nombre de         77                           295                   
patients (n)                                                                    
≥90% d’amélioration          1 (1,3%)                     94 (31,9%)            
≥75% d’amélioration          4 (5,2%)                     184 (62,4%)           
≥50% d’amélioration          6 (7,8%)                     264 (89,5%)           
Semaine 10: nombre de        77                           301                   
patients (n)                                                                    
≥90% d’amélioration          1 (1,3%)                     172 (57,1%)           <0,001
≥75% d’amélioration          2 (2,6%)                     242 (80,4%)           <0,001
≥50% d’amélioration          6 (7,8%)                     274 (91,0%)           
Semaine 24: nombre de        77                           276                   
patients (n)                                                                    
≥90% d’amélioration          1 (1,3%)                     161 (58,3%)           <0,001
≥75% d’amélioration          3 (3,9%)                     227 (82,2%)           <0,001
≥50% d’amélioration          5 (6,5%)                     248 (89,9%)           
Semaine 50: nombre de        68                           281                   
patients (n)                                                                    
≥90% d’amélioration          34 (50,0%)                   127 (45,2%)           
≥75% d’amélioration          52 (76,5%)                   170 (60,5%)           
≥50% d’amélioration          61 (89,7%)                   193 (68,7%)           

À la semaine 10, un score à léchelle PGA correspondant à une lésion minime ou à aucune lésion était obtenu par 82,9% des patients sous infliximab comparés à 3,9% des patients sous placebo (p<0,001). Les scores mesurés à léchelle PGA aux semaines 6, 10, 24 et 50 figurent au Tableau 9.
Tableau 9: Résumé des scores PGA jusqu’à la semaine 50 comprise, EXPRESS

                             Placebo → infliximab 5       Infliximab 5 mg/kg    Valeur de p
                             mg/kg (à la semaine 24)                            
Semaine 2: nombre de         77                           298                   
patients (n)                                                                    
PGA de sain (0) ou lésion    3 (3,9%)                     59 (19,8%)            
minime (1)                                                                      
PGA de sain (0), lésion      9 (11,7%)                    208 (69,8%)           
minime (1), ou légère (2)                                                       
Semaine 6: nombre de         77                           295                   
patients (n)                                                                    
PGA de sain (0) ou lésion    2 (2,6%)                     205 (69,5%)           
minime (1)                                                                      
PGA de sain (0), lésion      16 (20,8%)                   272 (92,2%)           
minime (1), ou légère (2)                                                       
Semaine 10: nombre de        77                           292                   
patients (n)                                                                    
PGA de sain (0) ou lésion    3 (3,9%)                     242 (82,9%)           <0,001
minime (1)                                                                      
PGA de sain (0), lésion      14 (18,2%)                   275 (94,2%)           <0,001
minime (1), ou légère (2)                                                       
Semaine 24: nombre de        77                           276                   
patients (n)                                                                    
PGA de sain (0) ou lésion    2 (2,6%)                     203 (73,6%)           <0,001
minime (1)                                                                      
PGA de sain (0), lésion      15 (19,5%)                   246 (89,1%)           <0,001
minime (1), ou légère (2)                                                       
Semaine 50: nombre de        68                           281                   
patients (n)                                                                    
PGA de sain (0) ou lésion    46 (67,6%)                   149 (53,0%)           
minime (1)                                                                      
PGA de sain (0), lésion      59 (86,8%)                   189 (67,3%)           
minime (1), ou légère (2)                                                       

Au début de létude, les valeurs moyennes pour lindice DLQI atteignaient 12,5 et elles étaient respectivement de 45,6 pour les composantes corporelles, et de 45,7 pour les composantes mentales du SF-36. Sur la base des résultats aussi bien des scores mesurés à lindice DLQI que de ceux du SF 36, la qualité de vie aux semaines 10 et 24 montre une amélioration significative comparativement au placebo.
Le score NAPSI (Nail Psoriasis Severity Index) atteignait 4 en moyenne au début de létude, et le nombre moyen dongles atteints de psoriasis était de 10. Les patients traités par linfliximab ont montré, pour ce qui concerne le score NAPSI, une nette amélioration de latteinte des ongles par rapport au score initial, après comparaison avec les patients traités par le placebo, ainsi quune diminution du nombre des ongles atteints.
Létude EXPRESS II a comparé au placebo deux schémas posologiques de traitement dinduction par linfliximab (3 mg/kg et 5 mg/kg), suivis de deux schémas posologiques de traitement dentretien par linfliximab (toutes les 8 semaines ou selon les besoins) chez 835 patients atteints de psoriasis en plaques, qui étaient candidats à une PUVA-thérapie ou à un traitement systémique. Les patients ont reçu 3 mg/kg ou 5 mg/kg dinfliximab ou encore le placebo en perfusion aux semaines 0, 2 et 6. À la semaine 14, les patients ont été randomisés en deux groupes de traitement par linfliximab dans le cadre dun traitement dentretien (toutes les 8 semaines ou selon les besoins) jusquà la semaine 46. Le groupe placebo a été changé de traitement à la semaine 16 vers un traitement dinduction par linfliximab (5 mg/kg), suivi dun traitement dentretien par linfliximab toutes les 8 semaines (5 mg/kg).
La proportion des patients présentant une amélioration du score PASI ≥75% (PASI 75) à la semaine 10 comparativement à la valeur initiale, était significativement plus importante dans les deux groupes traités par linfliximab que dans le groupe placebo (75,5% dans le groupe 5 mg/kg ou 70,3% dans le groupe 3 mg/kg contre 1,9% dans le groupe placebo, à chaque fois p<0,001). À la semaine 6, un score PASI 50 ou PASI 75 a été atteint respectivement par 87,8% ou 56,4% des patients du groupe de traitement par linfliximab 5 mg/kg. Dans le groupe traité par 3 mg/kg dinfliximab respectivement 78,2% et 48,4% des patients ont atteint un score PASI 50 ou PASI 75. Les taux de réponse au score PASI aux semaines 6 et 10 figurent au Tableau 10. À la semaine 10, les composants individuels du score PASI (étendue, épaisseur, desquamation, rougeur) concouraient en proportion similaire à lamélioration totale liée au traitement mesurée par ce score. À la semaine 10, lamélioration du score PASI était présente de manière constante dans les sous-groupes définis sur la base des paramètres démographiques, des caractéristiques cliniques de la maladie et des antécédents de traitement du psoriasis. Lefficacité était constante pour ce qui concerne les sous-populations présentant un score PASI ≥20 et <20 ainsi quune valeur BSA comprise entre ≥30% et <30%. Linfliximab est donc efficace tant chez les patients présentant un psoriasis en plaques dintensité modérée que sévère. Une réponse nette (PASI 90) à la semaine 10 était atteinte par 45,2% des patients dans le groupe traité par 5 mg/kg dinfliximab et par 37,1% de ceux recevant 3 mg/kg dinfliximab, comparativement à 0,5% des patients dans le groupe placebo (à chaque fois: p<0,001). La réponse était maintenue à la semaine 26 comprise. Les taux de réponse mesurée par le score PASI jusquà la semaine 50 comprise pour les patients randomisés dans la semaine 14 sont rapportés au Tableau 11.
Tableau 10: Résumé de la réponse au score PASI jusqu’à la semaine 10 comprise, EXPRESS II

                                    Placebo    Infliximab
3 mg/kg                             5 mg/kg    Groupes combinés
Semaine 6: nombre de patients (n)   202        312               312          624
≥90% d’amélioration                 0 (0,0%)   65 (20,8%)        85 (27,2%)   150 (24,0%)
≥75% d’amélioration                 5 (2,5%)   151 (48,4%)       176 (56,4%)  327 (52,4%)
≥50% d’amélioration                 11 (5,4%)  244 (78,2%)       274 (87,8%)  518 (83,0%)
Semaine 10: nombre de patients (n)  208        313               314          627
≥90% d’amélioration                 1 (0,5%)   116 (37,1%)       142 (45,2%)  258 (41,1%)
≥75% d’amélioration                 4 (1,9%)   220 (70,3%)       237 (75,5%)  457 (72,9%)
≥50% d’amélioration                 17 (8,2%)  270 (86,3%)       291 (92,7%)  561 (89,5%)

 
Tableau 11: Résumé de la réponse au score PASI jusqu’à la semaine 50 comprise, EXPRESS II

                      Infliximab
3 mg/kg toutes les    3 mg/kg selon les     5 mg/kg toutes les    5 mg/kg selon les
8 semaines            besoins               8 semaines            besoins
Semaine 26: nombre    141                   138                   141                   144
de patients (n)                                                                         
≥90% d’amélioration   47 (33,3%)            28 (20,3%)            79 (56,0%)            34 (23,6%)
≥75% d’amélioration   91 (64,5%)            58 (42,0%)            110 (78,0%)           83 (57,6%)
≥50% d’amélioration   120 (85,1%)           93 (67,4%)            126 (89,4%)           126 (87,5%)
Semaine 50: nombre    128                   126                   134                   134
de patients (n)                                                                         
≥90% d’amélioration   32 (25,0%)            12 (9,5%)             46 (34,3%)            14 (10,4%)
≥75% d’amélioration   56 (43,8%)            32 (25,4%)            73 (54,5%)            51 (38,1%)
≥50% d’amélioration   71 (55,5%)            75 (59,5%)            97 (72,4%)            99 (73,9%)

À la semaine 10, respectivement 76,0% et 69,8% des patients dans le groupe traité par 5 mg/kg ou par 3 mg/kg dinfliximab présentaient soit un score PGA minime soit aucune lésion, comparativement à 1,0% des patients du groupe placebo (à chaque fois: p<0,001). Les scores PGA aux semaines 6 et 10 et aux semaines 26 et 50 figurent dans les Tableaux 12 et 13.
Tableau 12: Résumé des scores PGA jusqu’à la semaine 10 comprise, EXPRESS II

                      Placebo               Infliximab
3 mg/kg               5 mg/kg               Groupes combinés
Semaine 6: nombre     202                   312                   312                   624
de patients (n)                                                                         
PGA de sain (1) ou    3 (1,5%)              148 (47,4%)           184 (59,0%)           332 (53,2%)
lésion minime (2)                                                                       
PGA de sain (1),      14 (6,9%)             251 (80,4%)           269 (86,2%)           520 (83,3%)
lésion minime (2),                                                                      
ou légère (3)                                                                           
Semaine 10: nombre    200                   311                   308                   619
de patients (n)                                                                         
PGA de sain (1) ou    2 (1,0%)              217 (69,8%)           234 (76,0%)           451 (72,9%)
lésion minime (2)                                                                       
PGA de sain (1),      15 (7,5%)             265 (85,2%)           287 (93,2%)           552 (89,2%)
lésion minime (2),                                                                      
ou légère (3)                                                                           

 
Tableau 13: Résumé des scores PGA jusqu’à la semaine 50 comprise, EXPRESS II

                      Infliximab
3 mg/kg toutes les    3 mg/kg selon les     5 mg/kg toutes les    5 mg/kg selon les
8 semaines            besoins               8 semaines            besoins
Semaine 26: nombre    141                   138                   141                   144
de patients (n)                                                                         
PGA de sain (1) ou    90 (63,8%)            54 (39,1%)            112 (79,4%)           82 (56,9%)
lésion minime (2)                                                                       
PGA de sain (1),      118 (83,7%)           89 (64,5%)            125 (88,7%)           120 (83,3%)
lésion minime (2),                                                                      
ou légère (3)                                                                           
Semaine 50: nombre    128                   126                   134                   133
de patients (n)                                                                         
PGA de sain (1) ou    60 (46,9%)            40 (31,7%)            78 (58,2%)            56 (42,1%)
lésion minime (2)                                                                       
PGA de sain (1),      77 (60,2%)            70 (55,6%)            98 (73,1%)            92 (69,2%)
lésion minime (2),                                                                      
ou légère (3)                                                                           

Dans les groupes combinés de traitement par linfliximab (3 mg/kg et 5 mg/kg), la valeur médiane de lindice DLQI au début de létude était de 12,0 ainsi que de 49,4 pour la composante corporelle et de 49,7 pour la composante mentale du SF-36. Sur la base des résultats, mesurés aussi bien par lindice DLQI que par SF-36, la qualité de vie à la semaine 10 montre une amélioration significative comparativement au placebo.

Pharmacocinétique

Absorption
Des perfusions intraveineuses uniques de 1, 3, 5, 10 ou 20 mg/kg dinfliximab ont entraîné une augmentation linéaire, proportionnelle à la dose, de la concentration sérique maximale (Cmax) ainsi que de laire sous la courbe de concentration plasmatique-temps (ASC). Après des doses uniques de 3, 5 et 10 mg/kg, les Cmax ont été de 77, 118 et 277 µg/ml.
Après le schéma thérapeutique comprenant les 3 doses, une légère accumulation dinfliximab a été observée dans le sérum à la suite de la deuxième dose, mais elle na été suivie ensuite daucune autre accumulation cliniquement significative. Sous traitement dentretien par des perfusions toutes les 8 semaines, les concentrations sériques moyennes dinfliximab après la perfusion de la semaine 46 ont été de 98,7 µg/ml après une dose de 5 mg/kg et de 188,6 µg/ml après une dose de 10 mg/kg. Jusquà la 54e semaine, les concentrations sériques moyennes dinfliximab avant les perfusions étaient reproductibles et étaient de 1,5 à 1,8 µg/ml après 5 mg/kg et de 4,4 à 5,1 µg/ml après 10 mg/kg. La proportion de patients chez qui les concentrations sériques dinfliximab nétaient plus mesurables 8 semaines après une perfusion effectuée dans le cadre de leur traitement dentretien a été de 16-26% après une dose de 5 mg/kg et de 0-13% après une dose de 10 mg/kg.
Distribution
Le volume de distribution à l’état d’équilibre (Vd moyen de 3,0 - 4,1 litres) et la clairance étaient indépendants de la dose administrée, ce qui indique que l’infliximab est essentiellement distribué dans l’espace vasculaire.
Métabolisme
La voie métabolique exacte de l’infliximab n’est pas connue.
Élimination
Les voies d’élimination de l’infliximab n’ont pas fait l’objet d’études. Après des doses uniques de 3, 5 ou 10 mg/kg, on a observé une demi-vie moyenne terminale de 8 à 9,5 jours. Chez la majorité des patients, l’infliximab pouvait être détecté dans le sérum pendant au moins 8 semaines après la perfusion d’une dose unique.
Cinétique pour certains groupes de patients
Aucune différence majeure de valeurs pharmacocinétiques n’a été observée entre les patients appartenant à des groupes démographiques différents (notamment sexe, âge, poids) ou ayant des paramètres hépatiques et rénaux différents.
Une analyse pharmacocinétique de population basée sur les données obtenues chez des patients appartenant à la tranche d’âge de 2 mois à 17 ans, atteints de colite ulcéreuse (n=60), de la maladie de Crohn (n=112), d’arthrite juvénile (n=117) et de la maladie de Kawasaki (n=16), indiquait que l’exposition à l’infliximab dépendait du poids corporel de manière non linéaire. Après l’administration de linfliximab à la dose de 5 mg/kg toutes les 8 semaines, l’exposition médiane à l’infliximab attendue à l’état d’équilibre (aire sous la courbe à l’état d’équilibre, ASCss) chez des enfants et des adolescents âgés de 6 à 17 ans était approximativement 20% plus faible que celle attendue chez des adultes.
Aucune différence importante de valeurs pharmacocinétiques de l’infliximab chez les patients âgés (65-80 ans) souffrant de polyarthrite rhumatoïde n’a été observée. La pharmacocinétique de l’infliximab n’a été étudiée ni chez des patients âgés souffrant de maladie de Crohn, ni chez des patients souffrant de pathologies hépatiques ou rénales.
À l’exception des corticostéroïdes et du méthotrexate, les traitements associés n’ont eu aucun effet sur les paramètres pharmacocinétiques de l’infliximab. L’administration de corticostéroïdes a entraîné une augmentation significative du volume de distribution Vd (de 2,8 à 3,3 litres, soit 17%), un effet pouvant éventuellement être lié aux modifications de l’équilibre électrolytique et de la rétention liquidienne, dues à la prise de corticostéroïdes. Les patients à qui on avait administré du méthotrexate de façon concomitante présentaient des concentrations sériques d’infliximab légèrement plus élevées.

Données précliniques

L’infliximab ne présente pas de réaction croisée avec le TNFα d’autres espèces que l’homme et le chimpanzé. Les données conventionnelles sur la sécurité préclinique de l’infliximab sont donc limitées. Les études sur la toxicité de reproduction, effectuées chez la souris avec un anticorps analogue inhibant de façon sélective l’activité fonctionnelle du TNFα murin, n’ont montré aucun indice de diminution de la capacité de reproduction, de toxicité chez la mère, d’embryotoxicité ou de tératogénicité. Aucune étude à long terme n’a été effectuée pour apprécier le potentiel carcinogène de l’infliximab. Les études sur la tumorigénicité menées chez des souris déficientes en TNFα n’ont pas montré d’augmentation des tumeurs lors de l’utilisation d’indicateurs et/ou de promoteurs tumoraux connus.

Remarques particulières

Incompatibilités
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d’autres médicaments.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Absence de données.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l’emballage.
Avant reconstitution, Flixabi peut être conservé à une température ne dépassant pas 25°C pendant une seule période allant jusqu’à 6 mois, mais sans dépasser la date de péremption initiale. La nouvelle date de péremption doit être inscrite sur la boîte. Une fois sorti du réfrigérateur, Flixabi ne doit pas être remis en conditions réfrigérées.
Remarques particulières concernant le stockage
Avant reconstitution:
À conserver au réfrigérateur (2-8°C).
Pour les conditions de conservation allant jusqu’à 25°C, voir "Stabilité" .
Après reconstitution et dilution:
La stabilité physico-chimique en cours d’utilisation de la solution diluée a été démontrée jusqu'à 34 jours à une température comprise entre 2-8°C et pendant 24 heures supplémentaires à 25°C après la sortie de la poche du réfrigérateur. D’un point de vue microbiologique, la solution pour perfusion doit être administrée immédiatement, les durées et les conditions de conservation en cours d’administration et les conditions de conservation avant administration relèvent de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2-8°C, sauf si la reconstitution/la dilution ont été effectuées dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.
Conserver hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Ce médicament ne contient pas de conservateur.
Éliminer tout reste de solution inutilisée.
Reconstitution et préparation de la solution pour perfusion
1.Calculer la dose et le nombre de flacons de Flixabi nécessaires. Chaque flacon de Flixabi contient 100 mg d’infliximab. Calculer le volume total de solution reconstituée de Flixabi nécessaire.
2.En conditions aseptiques, reconstituer chaque flacon de Flixabi avec 10 ml d’eau pour préparations injectables, à l’aide d’une seringue équipée d’une aiguille de gauge 21 (0,8 mm) ou d’un diamètre inférieur. Retirer la capsule protectrice du flacon et essuyer le haut du flacon avec un tampon imbibé d’alcool à 70%. Introduire l’aiguille de la seringue dans le flacon, au centre du bouchon en caoutchouc et diriger le jet d’eau pour préparations injectables vers la paroi en verre du flacon. Mélanger doucement la solution par rotation du flacon afin de dissoudre la poudre lyophilisée. Ne pas agiter de façon prolongée ou trop énergique. NE PAS SECOUER. De la mousse provenant de la solution peut apparaître lors de la reconstitution. Laisser reposer la solution ainsi obtenue pendant 5 minutes. Vérifier que la solution est incolore à faiblement jaune, opalescente. La solution peut contenir quelques particules fines et translucides car l’infliximab est une protéine. Ne pas utiliser en cas de coloration anormale ou de présence de particules opaques ou étrangères.
3.Diluer le volume total de solution reconstituée de Flixabi jusqu’à 250 ml à l’aide d’une solution pour perfusion de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%). Ne pas diluer la solution reconstituée de Flixabi avec tout autre diluant. La dilution peut être faite en retirant du flacon en verre ou de la poche pour perfusion de 250 ml un volume de solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%) correspondant au volume de solution reconstituée de Flixabi. Ajouter lentement la totalité de la solution reconstituée de Flixabi dans le flacon ou la poche pour perfusion de 250 ml. Mélanger doucement. Pour des volumes supérieurs à 250 ml, utilisez une poche de perfusion plus grande (par exemple 500 ml, 1 000 ml) ou utiliser plusieurs poches de perfusion de 250 ml afin de s’assurer que la concentration de la solution pour perfusion n’excède pas 4 mg/ml. Si la solution est conservée au réfrigérateur après reconstitution et dilution, il est indispensable de laisser la solution pour perfusion s’équilibrer à température ambiante ne dépassant pas 25°C pendant 3 heures avant l’étape 4 (perfusion). La conservation au-delà de 24 heures entre 2°C et 8°C s’applique uniquement à la préparation de Flixabi dans la poche pour perfusion.
4.Administrer la solution pour perfusion sur une période qui ne soit pas inférieure à celle recommandée (voir "Posologie/Mode d’emploi" ). Utiliser uniquement un set d’administration muni d’un filtre en ligne stérile, apyrogène, à faible liaison aux protéines (diamètre des pores 1,2 micromètre ou inférieur). Comme aucun conservateur n’est présent dans la formule, il est recommandé que l’administration de la solution pour perfusion débute dès que possible et dans les 3 heures qui suivent la reconstitution et la dilution. Si la reconstitution et la dilution sont effectuées dans des conditions aseptiques, la solution pour perfusion Flixabi peut être utilisée dans les 24 heures, si elle est conservée entre 2°C et 8°C. Si la solution n’est pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation avant et en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur et ne devraient normalement pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2°C et 8°C, sauf si la reconstitution/la dilution ont été effectuées dans des conditions aseptiques contrôlées et validées (voir ci-dessus "Remarques particulières concernant le stockage" ). Ne pas conserver un reste de solution inutilisé en vue d’une réutilisation.
5.Aucune étude de compatibilité biochimique n’a été réalisée afin d’évaluer l’administration concomitante de Flixabi et d’autres agents. Ne pas perfuser Flixabi en même temps et dans la même tubulure que d’autres agents.
6.Inspecter visuellement Flixabi avant administration pour mettre en évidence la présence de particules ou une coloration anormale. Ne pas utiliser en cas de coloration anormale ou de présence de particules opaques visibles ou de particules étrangères.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Numéro d’autorisation

70087 (Swissmedic)

Présentation

Flixabi poudre pour solution à diluer pour perfusion: 1 flacon ou 3 flacons. [A]

Titulaire de l’autorisation

Samsung Bioepis CH GmbH, Lucerne
Livraison
Biogen Switzerland AG, 6340 Baar.

Mise à jour de l’information

Juillet 2025
 

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