Posologie/Mode d’emploiLe traitement doit être instauré et surveillé par un médecin expérimenté dans les traitements oncologiques. Afin d'assurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.
Informations importantes concernant la posologie et le mode d'emploi
-Keytruda sous-cutané est exclusivement destiné à une administration par voie sous-cutanée. Il ne doit pas être administré par voie intraveineuse.
-Les étiquettes des flacons doivent être vérifiées afin de réduire le risque d'erreurs de médication et avoir la garantie que le médicament préparé et administré est bien Keytruda sous-cutané et non du pembrolizumab pour administration par voie intraveineuse.
-Keytruda sous-cutané ne doit pas être remplacé par des préparations à base de pembrolizumab pour administration par voie intraveineuse ni être utilisé à la place de celles-ci, car d'autres recommandations en matière de posologie et d'autres modes d'administration s'appliquent à ces préparations.
-Les patients qui reçoivent du pembrolizumab administré par voie intraveineuse peuvent passer à Keytruda sous-cutané lors de la dose suivante prévue.
-Inversement, les patients recevant Keytruda sous-cutané peuvent passer au pembrolizumab administré par voie intraveineuse lors de la dose suivante prévue.
-Keytruda sous-cutané est exclusivement destiné à l'injection par voie sous-cutanée dans la cuisse ou l'abdomen.
-Keytruda sous-cutané ne doit être administré que par un professionnel de santé.
Test PD-L1
Si précisé dans l'indication, les patients doivent être sélectionnés pour le traitement par Keytruda sur la base de l'expression tumorale de PD-L1 confirmée par un test validé (voir "Indications/Possibilités d'emploi" , "Efficacité clinique" ).
Test HER2
Pour le traitement par Keytruda, ces patients doivent présenter une expression positive de PD-L1, confirmée par un test validé pour Keytruda (voir "Propriétés/Effets" ).
Pour les patients atteints d'un carcinome gastrique qui sont traités avec Keytruda en association avec le trastuzumab, il est obligatoire de procéder à un test validé de HER2 avant le début du traitement. Le résultat positif pour HER2 est défini par IHC2+ et ISH+ (hybridation in situ) ou IHC3+. Pour le traitement, on sélectionnera des patients HER2-positifs (voir l'information professionnelle relative au trastuzumab).
Test MSI/MMR
Si précisé dans l'indication, les patients doivent être sélectionnés pour un traitement par Keytruda sur la base du statut tumoral MSI-H/dMMR confirmé par un test validé (voir "Indications/Possibilités d'emploi" , "Efficacité clinique" ).
Pour l'indication du carcinome avancé de l'endomètre sans-MSI-H/dMMR, il convient de sélectionner les patients pour le traitement par Keytruda en association au lenvatinib, sur la base du statut MSI ou MMR des échantillons tumoraux (voir "Efficacité clinique" ).
Posologie
La dose recommandée de Keytruda sous-cutané chez l'adulte est soit:
-395 mg de pembrolizumab toutes les 3 semaines, ou
-790 mg de pembrolizumab toutes les 6 semaines.
Keytruda sous-cutané est administré par injection sous-cutanée pendant environ 1 minute (2,4 ml contenant 395 mg de pembrolizumab) ou 2 minutes (4,8 ml contenant 790 mg de pembrolizumab) dans la cuisse ou l'abdomen.
En cas de traitements combinés, consulter les informations professionnelles des traitements associés; pour des informations détaillées relatives aux posologies administrées dans les études, voir "Efficacité clinique" . Lorsque Keytruda est utilisé dans un traitement combiné avec une chimiothérapie, Keytruda doit être administré en premier.
Carcinome urothélial
Chez les patients atteints d'un carcinome urothélial, qui sont traités par Keytruda en association avec l'enfortumab védotine, Keytruda est administré après l'enfortumab védotine lorsque l'administration est effectuée le même jour.
Carcinome des voies biliaires (CVB)
Pour les patients atteints d'un CVB qui sont traités par Keytruda en association à une chimiothérapie, la dose recommandée de gemcitabine est de 1000 mg/m2 et celle de cisplatine de 25 mg/m2 au jour 1 et au jour 8 toutes les 3 semaines. Pour le cisplatine, le traitement peut être administré sur 8 cycles au maximum et pour la gemcitabine, le traitement peut être poursuivi au-delà de 8 cycles.
Carcinome à cellules rénales (CCR)
Pour les patients atteints d'un CCR qui sont traités par Keytruda en association à l'axitinib, voir l'information professionnelle de l'axitinib concernant la posologie. Lors d'une utilisation combinée avec Keytruda, une augmentation de la dose d'axitinib au-delà de la dose initiale de 5 mg peut être envisagée à intervalles de six semaines ou plus (voir la rubrique "Efficacité clinique" ).
Carcinome de l'endomètre (CE) et carcinome à cellules rénales (CCR)
Pour les patients atteints d'un CE ou d'un CCR qui sont traités par Keytruda en association au lenvatinib, voir l'information professionnelle du lenvatinib (indication CE, indication CCR). La dose initiale recommandée de lenvatinib est de 20 mg par voie orale une fois par jour jusqu'à la progression de la maladie ou l'apparition d'une toxicité intolérable (voir "Pour les patients atteints de CCR ou de CE sous Keytruda associé au lenvatinib" ).
Dans le CE primaire avancé ou récidivant, la dose recommandée de Keytruda sous-cutané est de 395 mg toutes les 3 semaines en association avec le carboplatine et le paclitaxel, suivi de 790 mg en monothérapie toutes les 6 semaines.
Cancer du sein triple négatif (TNBC)
Pour le traitement néoadjuvant et adjuvant du TNBC, les patients doivent être traités, pour la phase de traitement néoadjuvant, par Keytruda sous-cutané en association à une chimiothérapie (carboplatine et paclitaxel suivis de doxorubicine ou épirubicine et cyclophosphamide) à raison de 8 doses de 395 mg toutes les 3 semaines ou de 4 doses de 790 mg toutes les 6 semaines. La chirurgie curative doit avoir lieu environ 3 à 6 semaines après la fin de la phase de traitement néoadjuvant ou l'interruption prématurée du traitement, puis doit être suivie, 30 à 60 jours après la chirurgie, d'un traitement adjuvant par Keytruda sous-cutané en monothérapie à raison de 9 doses de 395 mg toutes les 3 semaines ou de 5 doses de 790 mg toutes les 6 semaines. En cas de progression de la maladie ou de toxicité inacceptable avant d'avoir atteint les doses cumulées de Keytruda, le traitement doit être interrompu prématurément. Les patients présentant une progression de la maladie ne pouvant faire l'objet d'une chirurgie curative ou présentant une toxicité inacceptable liée à Keytruda lors du traitement néoadjuvant en combinaison avec une chimiothérapie ne doivent pas recevoir Keytruda en monothérapie comme traitement adjuvant (voir "Efficacité clinique" ).
Cancer du col de l'utérus
En cas de cancer du col de l'utérus localement avancé et à haut risque, la posologie recommandée est de 395 mg de Keytruda sous-cutané toutes les 3 semaines (5 cycles) en association avec une radiochimiothérapie à base de cisplatine, suivie de 790 mg de Keytruda sous-cutané toutes les 6 semaines (15 cycles) en monothérapie (voir "Efficacité clinique" ). Keytruda doit être administré jusqu'à la progression de la maladie, jusqu'à l'apparition d'une toxicité intolérable, ou sur une durée maximale de 24 mois.
Carcinome de la tête et du cou (CETEC)
Pour le traitement néoadjuvant et adjuvant du CETEC résécable et localement avancé, les patients doivent être traités par Keytruda en néoadjuvant à raison de 2 doses de 395 mg toutes les 3 semaines ou 1 dose de 790 mg toutes les 6 semaines ou jusqu'à une progression de la maladie excluant une intervention chirurgicale curative, ou jusqu'à l'apparition d'une toxicité intolérable, suivi d'un traitement adjuvant en association avec une RT et avec ou sans chimiothérapie à raison de 3 doses de 395 mg toutes les 3 semaines ou 2 doses de 790 mg toutes les 6 semaines, suivi de 12 doses de 395 mg toutes les 3 semaines ou 6 doses de 790 mg toutes les 6 semaines en monothérapie ou jusqu'à l'apparition d'une récidive ou d'une toxicité intolérable.
Durée du traitement
Pour le traitement du mélanome non résécable ou métastatique, Keytruda doit être administré jusqu'à la progression de la maladie ou l'apparition d'une toxicité intolérable. Pour le traitement adjuvant du mélanome, du CPNPC ou du CCR, Keytruda doit être administré jusqu'à l'apparition d'une récidive ou d'une toxicité intolérable, sur une durée maximale de 12 mois. Pour le traitement néoadjuvant et adjuvant du CPNPC résécable, Keytruda doit être administré en traitement néoadjuvant en association avec une chimiothérapie pendant 12 semaines ou jusqu'à la progression de la maladie qui exclut une chirurgie définitive, ou jusqu'à l'apparition d'une toxicité intolérable, puis en traitement adjuvant en monothérapie pendant 39 semaines ou jusqu'à la progression de la maladie ou jusqu'à l'apparition d'une toxicité intolérable (voir "Efficacité clinique" ).
Dans toutes les autres indications autorisées avec Keytruda en monothérapie, en association avec une chimiothérapie, en association avec une chimiothérapie plus le bévacizumab ou le trastuzumab ou en association avec l'axitinib ou le lenvatinib, Keytruda devra être administré jusqu'à la progression de la maladie, jusqu'à l'apparition d'une toxicité intolérable, ou sur une durée maximale de 24 mois.
Mode d'administration
Remarques concernant l'utilisation: voir rubrique "Remarques particulières" .
Ajustements posologiques
Aucune réduction de la dose de Keytruda n'est recommandée. Pour gérer les effets indésirables, suspendez ou arrêtez la prise de Keytruda comme décrit dans le tableau 1.
Tableau 1: Ajustements posologiques recommandés (voir "Mises en garde et précautions" )
Effets indésirables Sévérité Ajustement posologique
Pneumopathie inflammatoire d’origine Modérée (grade 2) Suspendre le traitement jusqu’à
immunologique régression des effets
indésirables au grade 0-1*
Sévère ou engageant le pronostic vital Arrêter définitiveme
(grade 3 ou 4) ou en cas de sévérité nt le traitement
modérée avec récidive (grade 2)
Colite d’origine immunologique Modérée ou sévère Suspendre le traitement jusqu’à
(grade 2 ou 3) régression des effets
indésirables au grade 0-1*
Engageant le pronostic vital (grade 4) ou Arrêter définitiveme
sévère et récidivante (grade 3) nt le traitement
Néphrite d’origine immunologique Modérée (grade 2) Suspendre le traitement jusqu’à
régression des effets
indésirables au grade 0-1*
Sévère ou engageant le pronostic vital Arrêter définitiveme
(grade 3 ou 4) nt le traitement
Endocrinopathies d’origine immunologique Sévères ou engageant Suspendre le traitement jusqu’à
le pronostic vital régression des effets
(grade 3 ou 4) indésirables au grade 0-1* Chez
les patients atteints d’une
endocrinopathie sévère (grade
3) ou engageant le pronostic
vital (grade 4) qui a régressé
au grade 2 ou inférieur et est
contrôlée par une hormonothérapi
e de substitution, la poursuite
du traitement par Keytruda peut
être envisagée.
Hépatite d’origine immunologique Concernant Taux d’aspartate Suspendre le traitement jusqu’à
l’élévation des enzymes hépatiques chez les aminotransférase régression des effets
patients atteints d’un CCR et recevant un (ASAT) ou d’alanine indésirables au grade 0-1*
traitement concomitant par l’axitinib, voir aminotransférase
les recommandations posologiques à la suite (ALAT) 3 à 5 fois
de ce tableau supérieur à la
limite supérieure
de la normale (LSN)
ou taux de bilirubin
e totale 1,5 à 3
fois supérieur à la
LSN
Taux d’ASAT ou d’ALAT plus de 5 fois Arrêter définitiveme
supérieur à la LSN ou taux de bilirubine nt le traitement
totale plus de 3 fois supérieur à la LSN
Chez les patients qui ont des métastases Arrêter définitiveme
hépatiques et un taux d’ASAT ou d’ALAT nt le traitement
modérément élevé (grade 2) au début du
traitement, lorsqu’une augmentation du taux
d’ASAT ou d’ALAT d’au moins 50% par rapport
aux valeurs initiales est constatée pendant
plus d’une semaine
Réactions cutanées d’origine immunologique Réactions cutanées Suspendre le traitement jusqu’à
sévères (grade 3) régression des effets
ou suspicion de indésirables au grade 0-1*
syndrome de Stevens-
Johnson (SSJ) ou
nécrolyse épidermiqu
e toxique (NET)
Réactions cutanées sévères (grade 4) ou SSJ Arrêter définitiveme
ou NET confirmé(e) nt le traitement
Myélite transverse d’origine immunologique Tous grades confondu Arrêter définitivement le
s traitement
Autres effets indésirables d’origine Selon la sévérité Suspendre le traitement jusqu’à
immunologique et le type d’effet régression des effets
indésirable (grade indésirables au grade 0-1*
2 ou grade 3)
Myocardite, encéphalite ou syndrome de Arrêter définitiveme
Guillain-Barré sévère ou engageant le nt le traitement
pronostic vital (grade 3 ou 4)
Engageant le pronostic vital (grade 4) ou Arrêter définitiveme
sévère et récidivant (grade 3) nt le traitement
Réactions liées à la perfusion Sévères ou engageant Arrêter définitivement le
le pronostic vital traitement
(grade 3 ou 4)
Remarque: degrés de sévérité selon les
Common Terminology Criteria for Adverse
Events (version 4) de l’US National Cancer
Institute (NCI-CTCAE) * Le traitement par
Keytruda doit être arrêté définitivement si
la dose de corticostéroïdes ne peut pas
être réduite dans les 12 semaines à ≤10 mg
de prednisone ou d’équivalent prednisone
par jour ou si une toxicité liée au
traitement ne régresse pas au grade 0-1
dans les 12 semaines après la dernière
administration de Keytruda.
Chez les patients atteints d'un LHc ou d'un LMPGB avec une toxicité hématologique de grade 4, le traitement par Keytruda doit être suspendu jusqu'à ce que les effets indésirables aient régressé au grade 0 ou 1.
Chez les patients atteints d'un CCR et traités par Keytruda en association à l'axitinib:
-Si le taux d'ALAT ou d'ASAT est ≥3 fois la LSN, mais <10 fois la LSN et que, dans le même temps, la bilirubine totale n'est pas ≥2 fois la LSN, il convient de suspendre l'administration de Keytruda ainsi que celle de l'axitinib jusqu'à ce que ces effets indésirables aient régressé au grade 0-1. Une corticothérapie peut être envisagée. Après régression des effets indésirables, la réintroduction d'un des deux médicaments ou la réintroduction séquentielle des deux médicaments peut être envisagée. En cas de réintroduction de l'axitinib, une réduction de la dose doit être envisagée, comme mentionné dans l'information professionnelle de l'axitinib.
-Si le taux d'ALAT ou d'ASAT est ≥10 fois la LSN ou >3 fois la LSN et que, dans le même temps, la bilirubine totale est ≥2 fois la LSN, Keytruda et l'axitinib doivent être arrêtés définitivement et une corticothérapie peut être envisagée.
Pour les patients atteints de CCR ou de CE sous Keytruda associé au lenvatinib:
Lors de l'utilisation en association au lenvatinib, un ajustement de la dose de l'un ou des deux médicaments peut être nécessaire. Les ajustements de la dose de Keytruda doivent se faire selon le Tableau 1. Le lenvatinib doit être interrompu ou arrêté ou sa posologie réduite selon les instructions données dans l'information professionnelle le concernant. Dans les études cliniques menées chez des patientes atteintes de CE avancé qui étaient traitées par le pembrolizumab associé au lenvatinib, le lenvatinib a été administré à la dose initiale recommandée de 20 mg par jour. La dose de lenvatinib a été réduite chez la plupart des patientes traitées en raison d'effets indésirables (voir "Effets indésirables" ) et la dose journalière moyenne dans cette étude était de 14 mg (première réduction de la dose). Chez les patientes chez lesquelles la dose de lenvatinib a été réduite en raison d'effets indésirables, aucune incidence néfaste sur l'efficacité du traitement n'a été observée.
Instructions posologiques particulières
Patients âgés
Globalement, aucune différence en termes de sécurité ou d'efficacité n'a été rapportée entre les patients âgés (65 ans et plus) et les patients plus jeunes (moins de 65 ans). Aucune adaptation posologique n'est nécessaire dans cette population. Pour plus de précisions sur les patients âgés traités par l'association pembrolizumab plus lenvatinib, voir "Effets indésirables" .
Utilisation du pembrolizumab pour le traitement adjuvant des patients atteints d'un mélanome:
Il a été constaté que les effets indésirables graves et sévères tendent à être plus fréquents chez les patients ≥75 ans. Les données relatives à la sécurité de l'emploi du pembrolizumab en situation adjuvante en cas de mélanome chez des patients ≥75 ans sont limitées.
Insuffisance rénale
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire pour les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée. Keytruda n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (voir "Pharmacocinétique" ).
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée. L'analyse pharmacocinétique de patients présentant une insuffisance hépatique modérée repose sur des données limitées, issues de 20 patients. Keytruda n'a pas été étudié chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir "Pharmacocinétique" ).
Enfants et adolescents
La sécurité et l'efficacité de Keytruda sous-cutané chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n'ont pas été étudiées. Aucune recommandation posologique ne peut être donnée pour Keytruda sous-cutané.
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