Information destinée aux professionnels Glucobay® 50/100 Bayer (Schweiz) AG Forme galénique et quantité de principe actif par unitéComprimés à 50 mg et 100 mg d’acarbose.
CompositionGlucobay 50
Principe actif: acarbose 50 mg.
Excipients: Excipiens pro compresso.Glucobay 100
Principe actif: acarbose 100 mg.
Excipients: Excipiens pro compresso.
Propriétés/EffetsCode ATC: A10BF01Mécanisme d’action/pharmacodynamie
Glucobay est un inhibiteur des alpha-glucosidases intestinales situées dans la muqueuse de l’intestin grêle. Glucobay renferme de l’acarbose, un pseudotétrasaccharide d’origine microbienne composé d’une unité cyclitol insaturée, d’un sucre aminé et d’un reste maltose. Son poids moléculaire est de 645. L’acarbose déploie son activité dans le tube digestif.
L’action de Glucobay repose sur l’inhibition des enzymes intestinales (alpha-glucosidases) impliquées dans la dégradation des di-, oligo- et polysaccharides fournis par l’alimentation. Ceci entraîne un ralentissement de la digestion des glucides en question. Ce mécanisme permet un ralentissement de la libération ainsi que du passage dans le sang du glucose issu de ces hydrates de carbone, mécanisme semblable à celui auquel on assiste lors de la prise de nourriture peu raffinée (crudités, pain complet). Par le biais de cette action, Glucobay ralentit la montée post-prandiale de la glycémie. Son action aplanit les fluctuations de la glycémie produites par l’absorption des sucres de l’intestin au cours de la journée, et les valeurs moyennes des glycémies s’abaissent. Associé au régime, lors d’un traitement par d’autres antidiabétiques oraux, Glucobay contribue à améliorer l’équilibre du diabète.Efficacité clinique
Trois études comparatives en double aveugle menées chez des diabétiques de type II, insuffisamment contrôlés par le régime seul, ont montré, sur la base de l’objectif d’une baisse de la glycémie à long terme (HbA1c jusqu’à –1,1%), un effet aussi bon que celui des thérapeutiques classiques (sulfonylurées, metformine); un nombre plus élevé d’effets gastro-intestinaux, mais aucune hypoglycémie ont été observés chez les patients sous acarbose.
Un autre bénéfice thérapeutique chez les diabétiques de type II est le fait que la substance est facile à associer à tous les autres antidiabétiques oraux et à l’insuline; l’efficacité (fasting blood glucose jusqu’à –0,9 mmol/l; HbA1c –0,4%) par rapport à la monothérapie de base (sulfonylurées, metformine ou insuline) a été démontrée dans de nombreuses études en double aveugle, contrôlées contre placebo. Les effets secondaires gastro-intestinaux étaient plus nombreux chez les patients sous acarbose.
Dans une étude comparative prospective, randomisée en double aveugle, contrôlée contre placebo (durée du traitement 3,3 ans ± 1,15 ans) menée chez 1429 personnes (715 placebo, 714 acarbose) présentant des glycémies postprandiales comprises entre 7,8 et 11,1 mmol/l (140–200 mg/dl) et des glycémies à jeun entre 5,6 et 7,8 mmol/l (100–140 mg/dl) au début de l’étude, l’acarbose a diminué l’incidence de tous les événements cardiovasculaires y compris l’infarctus du myocarde (réduction du risque absolu = 2,5%; NNT = 40 sur 3,3 ans) et de nouvelles manifestations d’une hypertension (réduction du risque absolu = 5,3%; NNT = 19 sur 3,3 ans). Le risque relatif du développement d’un diabète de type II a été réduit de jusqu’à 25% (NNT = 11 sur 3,3 ans) indépendamment du sexe dans tous les groupes d’âge et de poids.
24% des patients ont abandonné le traitement, principalement en raison d’effets secondaires gastrointestinaux (211 dans le groupe acarbose, 130 dans le groupe placebo).
PharmacocinétiqueLa pharmacocinétique a été étudiée après l’administration orale à des volontaires d’une dose d’acarbose marqué (200 mg).Absorption
Du fait qu’en moyenne 35% de la radioactivité globale (somme de la substance inhibitrice et des éventuels produits de dégradation) a été éliminée par les reins en l’espace de 96 heures, il est possible de supposer que la proportion de l’absorption se situe au moins à ce niveau.
La courbe de radioactivité globale dans le plasma a présenté deux pics. Le premier, avec une concentration équivalente d’acarbose de 52,2 ± 15,7 µg/l après 1,1 ± 0,3 h, correspond aux données de la courbe de concentration de la substance inhibitrice (49,5 ± 26,9 µg/l après 2,1 ± 1,6 h). Le second, de 586,3 ± 282,7 µg/l en moyenne, est atteint après 20,7 ± 5,2 h. Contrairement à la radioactivité globale, les pics de concentration plasmatique de la substance inhibitrice sont 10–20 fois plus faibles. Le second pic plus élevé, après 14 à 24 h, doit être fonction de la résorption des produits de dégradation par les bactéries des segments intestinaux les plus distaux.
La biodisponibilité est de 1–2%. Cette proportion systémique minime en substance inhibitrice est voulue, et n’a aucune importance pour l’effet thérapeutique.Distribution
Chez les volontaires, le volume de distribution relatif, calculé sur la base de la courbe des concentrations plasmatiques, est de 0,32 l/kg PC.Métabolisme
L’acarbose est métabolisé dans les intestins par des bactéries intestinales.Elimination
Les demi-vies d’élimination plasmatique de la substance inhibitrice sont de 3,7 ± 2,7 h pour la phase de distribution et de 9,6 ± 4,4 h pour la phase d’élimination.
La proportion de substance inhibitrice éliminée par les urines a été de 1,7% de la dose administrée. 51% de l’activité ont été éliminés par les selles en l’espace de 96 heures.Cinétique pour certains groupes de patients
Chez des patients en insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine <25 ml/min), les AUC et C max de l’acarbose peuvent être 4–5 fois plus élevées. Glucobay ne doit pas être utilisé dans ces situations.
Indications/Possibilités d’emploiDiabète non insulinodépendant (type 2)
Afin de diminuer les fluctuations de la glycémie se manifestant tout particulièrement par des pics postprandiaux, et d’abaisser les valeurs moyennes des glycémies chez les patients diabétiques pour lesquels le traitement par régime seul – ou par régime associé à certaines préparations à base de sulfonylurée ou de metformine – s’avère insuffisant.
Posologie/Mode d’emploiLe dosage doit dans tous les cas être ajusté par le médecin traitant, car l’efficacité et la tolérance peuvent varier individuellement. Le succès d’un traitement par Glucobay est dans tous les cas fondé sur une observance stricte du régime pour diabétiques.
La dose journalière doit être répartie entre les trois principaux repas.
Sauf avis contraire, le dosage pour adultes est le suivant:
Initialement: 3× 1 comprimé à 50 mg/jour ou 3× ½ comprimé à 100 mg/jour, puis 3× 2 comprimés à 50 mg/jour ou 3× 1 comprimé à 100 mg/jour.
Il peut parfois s’avérer nécessaire d’augmenter encore la posologie jusqu’à 3× 200 mg de Glucobay par jour.
L’augmentation posologique peut se faire à intervalle de 4 à 8 semaines, et plus tard au cours du traitement en cas de réponse insuffisante du patient. Si des troubles persistants se manifestent en dépit d’une observance stricte du régime pour diabétiques, la dose ne devrait plus être augmentée, voire être légèrement diminuée si nécessaire.
La posologie moyenne chez l’adulte est de 150–300 mg par jour.
Les comprimés de Glucobay doivent être pris directement avant le repas, sans croquer, avec un peu de liquide, ou être croqués avec la première bouchée.
Aucune limitation temporelle du traitement par Glucobay n’est prévue.Instructions spéciales pour le dosageEnfants et adolescents
A ce jour, l’application et la sécurité de Glucobay n’ont pas été évaluées chez les enfants et les adolescents (voir «Mises en garde et précautions»).Patients âgés
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients âgés.Insuffisance rénale
Chez les patients avec insuffisance rénale sévère, voir «Contre-indications».Insuffisance hépatique
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez un patient en insuffisance hépatique connue.
Mises en garde et précautionsEn cas d’inobservance du régime diabétique prescrit, les effets secondaires intestinaux peuvent s’aggraver (voir «Effets indésirables»). Au cas où des symptômes très gênants devaient survenir en dépit d’une bonne observance du régime prescrit, la dose du produit pharmaceutique devrait être provisoirement ou durablement diminuée sur avis médical.
Des augmentations cliniquement importantes des enzymes hépatiques (3 fois supérieures à la valeur normale) ont été observées chez les patients, qui ont reçu la dose journalière recommandée de 150 à 300 mg (voir «Effets indésirables»). Si le traitement par l’acarbose est poursuivi, ces augmentations peuvent être de nature passagère. C’est pourquoi un contrôle des enzymes hépatiques est nécessaire au cours des 6–12 premiers mois de traitement. Dans les cas documentés à ce jour, les transaminases se sont normalisées après l’arrêt du traitement par Glucobay.
Aucune expérience clinique relative à la sécurité et l’efficacité chez les enfants et les adolescents n’est disponible, par conséquent, le traitement n’est pas recommandé pour ces groupes d’âge.
Effets indésirablesLes fréquences sont définies de manière suivante:
Très fréquent: ≥10%; fréquent: ≥1% <10%; occasionnel: ≥0,1% <1%; rare: ≥0,01% <0,1%; très rare: <0,01%.Système sanguin et lymphatique
Très rare: thrombopénie.Système immunitaire
Très rares: réactions allergiques telles que vésicules cutanées, érythème, exanthème, urticaire.Vaisseaux
Très rares: oedèmes (principalement périphériques).Troubles gastro-intestinaux
Très fréquents: ballonnements, borborygmes intestinaux.
Fréquentes: diarrhée, douleurs abdominales.
Occasionnels: nausées, vomissements, dyspepsie.
Très rares: constipation, iléus, subiléus, pneumatose intestinale.Foie et bile
Occasionnelle: augmentation des enzymes hépatiques.
Rare: ictère.
Très rare: hépatite.
Des cas d’affections hépatiques, d’anomalies de la fonction hépatique et de lésions hépatiques ont en particulier été rapportés au Japon.
Au Japon, des cas isolés d’insuffisance hépatique fulminante ont été décrits, mais la relation avec la prise de Glucobay n’est pas clairement établie.
InteractionsLa colestyramine et les médicaments à base d’enzymes digestifs scindant les hydrates de carbone (p.ex. amylase, pancréatine) peuvent atténuer l’effet de Glucobay, et ils ne doivent donc pas se prendre simultanément.
Cela vaut également pour les adsorbants intestinaux (p.ex. charbon actif). Aucune interaction n’a été constatée avec les médicaments contenant du diméthicone ou du siméthicone.
Lors du traitement par Glucobay, le sucre de ménage (sucre de canne) et les produits alimentaires riches en tels sucres peuvent être fréquemment une cause de troubles digestifs et de diarrhée, en raison de l’augmentation de la fermentation colique des hydrates de carbone (voir «Effets indésirables»).
Glucobay ne déclenche pas d’hypoglycémie chez les patients traités par régime uniquement.
Si Glucobay est prescrit en association à une sulfonylurée, à des préparations à base de metformine ou à l’insuline, et si les glycémies chutent à un niveau hypoglycémique, il faut diminuer la dose de sulfonylurée, de metformine ou d’insuline en conséquence. Un choc hypoglycémique peut survenir dans des cas isolés. En cas de survenue d’une hypoglycémie aiguë, il faut garder à l’esprit que le sucre de ménage (sucre de canne) est clivé plus lentement en fructose et en glucose lors du traitement par Glucobay, et qu’il est par conséquent peu adéquat pour le traitement rapide de l’hypoglycémie. Il faut donc recourir dans ce cas à du sucre de raisin plutôt qu’à du sucre de ménage (sucre de canne).
Dans des cas isolés, l’acarbose peut faire augmenter ou diminuer la biodisponibilité de la digoxine, ce qui peut imposer une adaptation de la dose de digoxine.
L’administration concomitante de Glucobay et de néomycine par voie orale peut renforcer la réduction de l’absorption post-prandiale du glucose et peut provoquer une augmentation de la fréquence et de la sévérité des effets indésirables gastro-intestinaux. Lorsque les symptômes sont intenses, une diminution temporaire de la dose devrait être envisagée.
SurdosageL’administration simultanée de glucides dits rapides entraîne la survenue ou l’aggravation des symptômes décrits au chapitre des «Effets indésirables». En cas de surdosage, le patient ne doit absorber aucun aliment, liquide ou solide, contenant des hydrates de carbone (polysaccharides, oligosaccharides, disaccharides) pendant les 4–6 heures qui suivent.
Des expériences chez différentes espèces animales ont démontré que des doses orales de 10 à 15 g/kg étaient supportées sans survenue d’aucun symptôme.
Remarques particulièresStabilité
Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur le flacon sous «EXP».Remarques concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 25 °C. Conserver les comprimés dans l’emballage original pour les protéger de l’humidité.
Les comprimés sortis de leur emballage peuvent changer de couleur s’ils sont conservés à plus de 25 °C et plus de 60% d’humidité ambiante. Ils ne doivent donc être sortis de leur emballage qu’immédiatement avant d’être pris.Remarques concernant la manipulation
Les médicaments doivent être conservés hors de la portée des enfants!
Numéro d’autorisation44873 (Swissmedic).
PrésentationGlucobay cpr 50 mg 30. (B)
Glucobay cpr 50 mg 90. (B)
Glucobay cpr 100 mg 30. (B)
Glucobay cpr 100 mg 90. (B)
Mise à jour de l’informationAvril 2010.
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