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Diclofenac-Teva® Capsules
Teva Pharma AG

Composition

Principe actif: Diclofenacum natricum.
Excipients: Color.: E 127 (érythrosine); Conserv.: E200 (acide sorbique); Excipiens pro capsula.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Diclofenac-Teva capsules à 25 mg et 50 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Formes inflammatoires et dégénératives du rhumatisme: polyarthrite rhumatoïde, arthrite chronique juvénile, spondylarthrite ankylosante, arthroses et arthroses vertébrales.
Syndromes vertébraux douloureux.
Rhumatisme extra-articulaire.
Etats inflammatoires et oedémateux douloureux post-traumatiques et post-opératoires, p.ex. chirurgie dentaire et stomatologique ou orthopédique.
Etats douloureux et/ou inflammatoires en gynécologie, p.ex. dysménorrhée primaire ou annexite.
Crise de goutte aiguë.
Comme adjuvant dans les infections inflammatoires douloureuses graves de la gorge, du nez ou de l’oreille, par ex. pharyngoamygdalite, otite.
Conformément aux principes généraux de thérapeutique, traiter l’affection sous-jacente par les moyens fondamentaux requis. La fièvre seule ne constitue pas une indication.

Posologie/Mode d’emploi

De manière générale, il est recommandé d’adapter individuellement la dose et d’administrer la dose minimale efficace sur une durée la plus courte possible.
Les capsules doivent être avalés avec une boisson et de préférence avant les repas.
Adultes
La posologie initiale recommandée est de 100–150 mg par jour pour les capsules Diclofenac-Teva. Dans les cas bénins et lors de traitement au long cours, 75–100 mg par jour sont habituellement suffisants. La posologie quotidienne est généralement fractionnée en 2–3 doses. Pour supprimer les douleurs nocturnes et la raideur matinale, la prise de capsules dans la journée peut être complétée par l’application d’un suppositoire d’une autre préparation de diclofénac avant le coucher (la dose quotidienne maximale étant de 150 mg).
Dans la dysménorrhée primaire, la posologie quotidienne, qui devra être adaptée au cas par cas, est en général de 50–150 mg. La dose initiale est de 50–100 mg. Elle peut être augmentée, si nécessaire, au cours de plusieurs cycles menstruels à 200 mg maximum par jour. Il faut commencer le traitement dès l’apparition des premiers symptômes et, selon la symptomatologie, le poursuivre pendant quelques jours.
Enfants et adolescents
Les enfants à partir de 1 an et les adolescents reçoivent 0,5–2 mg/kg de poids corporel/jour selon la gravité de l’affection, répartis en 2–3 doses. Dans le traitement de l’arthrite chronique juvénile, on peut augmenter la dose quotidienne jusqu’à un maximum de 3 mg/kg de poids corporel, répartis en plusieurs doses.
La dose quotidienne maximale de 150 mg ne doit pas être dépassée.
Ne pas administrer Diclofenac-Teva chez les enfants de moins de 1 an.
En raison de leur teneur en principe actif, les capsules Diclofenac-Teva à 50 mg ne conviennent pas en pédiatrie.
Ne pas administrer les capsules Diclofenac-Teva 25 mg à ces patients.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients selon la composition.
Anamnèse de bronchospasme, d’urticaire, de rhinite aiguë, de polypes de la muqueuse nasale ou de symptômes semblables à une manifestation allergique après prise d’acide acétylsalicylique ou d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Troisième trimestre de grossesse (cf. «Grossesse/Allaitement»).
Ulcères gastriques et/ou duodénaux actifs ou saignements gastro-intestinaux.
Maladies intestinales inflammatoires (p.ex. maladie de Crohn, colite ulcéreuse).
Troubles sévères de la fonction hépatique (Child Pugh classe C) (cirrhose hépatique et ascite).
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min.).
Insuffisance cardiaque sévère (NYHA III–IV).
Traitement des douleurs post-opératoires après un pontage coronarien (ou après utilisation d’une machine coeur-poumons).

Mises en garde et précautions

Mise en garde générale pour l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens systémiques
Des perforations, des ulcères et des saignements gastro-intestinaux peuvent être observés chez des patients traités par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sélectifs de la COX-2 ou non. Ces effets indésirables peuvent survenir à tout moment, sans signes annonciateurs ni antécédents connus. Pour réduire ce risque, il convient donc d’administrer la dose efficace la plus faible, pendant une durée de traitement aussi courte que possible.
Des études contrôlées contre placebo ont mis en évidence pour certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2 une augmentation du risque de complications cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires thrombotiques. Mais on ignore pour l’heure si ce risque est en corrélation directe avec la sélectivité COX-1/COX-2 des AINS. Etant donné qu’aucune donnée issue d’études cliniques comparables n’est actuellement disponibile pour le diclofénac à la posologie maximale et dans le cadre d’un traitement au long cours, une augmentation analogue du risque ne peut être exclue.
Par conséquent, jusqu’à ce que de telles données soient disponibiles, le diclofénac ne doit être administré qu’après évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque en cas de cardiopathie ischémique avérée, de maladies cérébrovasculaires, d’artériopathies obstructives périphériques ou aux patients présentant d’importants facteurs de risque cardio-vasculaire (p.ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète sucré, tabagisme). Tenant compte de ce risque, il convient d’administrer la dose efficace la plus faible, pendant une durée de traitement aussi courte que possible.
Les effets rénaux des AINS incluent la rétention hydrique avec oedèmes et/ou hypertension artérielle. Chez les patients présentant des troubles de la fonction cardiaque et d’autres états qui les prédisposent à la rétention hydrique, le diclofénac ne devrait donc être utilisé qu’avec prudence. Celle-ci est également de rigueur chez les patients qui prennent simultanément des diurétiques ou des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et en cas de risque élevé d’hypovolémie.
Chez les personnes âgées, les conséquences sont généralement plus sévères. En cas d’hémorragie ou d’ulcération gastro-intestinale chez un patient sous Diclofenac-Teva, le traitement doit être interrompu.
Des cas de réactions cutanées sévères parfois fatales, comme une dermatite exfoliative, un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique, ont été très rarement rapportés en relation avec l’administration d’AINS, y compris Diclofenac-Teva (cf. «Effets indésirables»). Le risque pour les patients semble être le plus important en début de traitement, la réaction survenant généralement au cours du premier mois de traitement. La prise de Diclofenac-Teva doit être interrompue lors des premiers signes d’éruption cutanée, de lésions des muqueuses ou d’autres signes d’hypersensibilité.
Comme avec d’autres AINS, des réactions allergiques, y compris anaphylactiques/anaphylactoïdes, peuvent apparaître dans de rares cas, même en l’absence de tout traitement antérieur par le diclofénac.
En raison de ses propriétés pharmacodynamiques, Diclofenac-Teva peut masquer une symptomatologie infectieuse, comme d’autres AINS.
Précautions
Généralités
L’application conjointe de Diclofenac-Teva et d’autres AINS systémiques, comme les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2, est à éviter, vu que la synergie n’apporte aucun bénéfice, mais augmente le risque d’effets indésirables additifs.
En se basant sur des considérations médicales générales, la prudence s’impose chez les sujets très âgés. Il est recommandé en particulier d’administrer la dose minimale efficace chez les patients âgés fragiles ou chez ceux dont le poids corporel est faible.
Asthme préexistant
Chez les patients avec un asthme, une rhinite allergique saisonnière, une broncho-pneumopathie chronique obstructive ou une infection chronique des voies respiratoires (en particulier si elle est en corrélation avec des symptômes similaires à ceux d’une rhinite allergique), les réactions aux AINS sous la forme d’une exacerbation de l’asthme (intolérance aux analgésiques/asthme aux analgésiques), un oedème de Quincke ou une urticaire sont plus fréquentes que chez d’autres patients. C’est pourquoi une prudence particulière est de rigueur chez ces patients (piquet d’urgence). Ceci est valable également pour les patients qui présentent une réaction allergique à d’autres substances sous forme d’une éruption cutanée, d’un prurit ou d’une urticaire.
Effets gastro-intestinaux
Une surveillance médicale étroite est préconisée comme pour tous les AINS et une précaution particulière est indiquée lors de la prescription de Diclofenac-Teva aux patients ayant des symptômes évoquant des affections gastro-intestinales (GI) ou des patients avec une anamnèse d’ulcères, d’hémorragies ou de perforations gastriques ou intestinales (cf. «Effets indésirables»). Le risque d’hémorragie gastro-intestinale est plus important avec une dose d’AINS plus élevée, de même que chez les patients avec une anamnèse d’ulcère, en particulier lors de complications telles qu’hémorragie ou une perforation ou s’il s’agit d’un patient âgé.
Afin de réduire le risque de toxicité gastro-intestinale chez les patients avec une anamnèse d’ulcère, en particulier lors de complications telles qu’une hémorragie ou une perforation ou s’il s’agit d’un patient âgé, le traitement devrait être instauré et poursuivi à la dose minimale efficace.
Il faut envisager la possibilité d’un traitement combiné à des substances protectrices (inhibiteurs de la pompe à protons ou misoprostol p.ex.) chez ces patients, de même que chez ceux qui nécessitent des médicaments contenant une faible dose d’acide acétylsalicylique (AAS)/aspirine ou d’autres médicaments qui augmentent potentiellement le risque gastro-intestinal.
Les patients qui ont des antécédents de toxicité gastro-intestinale, en particulier les patients âgés, devraient signaler tout symptôme abdominal inhabituel (surtout une hémorragie gastro-intestinale). La prudence s’impose chez les patients qui reçoivent simultanément des médicaments pouvant accroître le risque d’une ulcération ou d’une hémorragie comme par exemple les corticoïdes systémiques, les anticoagulants, les anti-thrombotiques ou les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (cf. «Interactions»).
Effets hépatiques
Une surveillance médicale étroite est nécessaire en cas d’administration de Diclofenac-Teva à des patients avec une insuffisance hépatique car cela pourrait péjorer leur affection (cf. «Effets indésirables»).
Comme avec d’autres AINS, les valeurs d’une ou de plusieurs enzymes hépatiques peuvent augmenter sous Diclofenac-Teva. Ceci a été observé très fréquemment avec le diclofénac au cours d’études cliniques (chez environ 15% des patients), mais ne s’accompagne cependant que rarement de symptômes cliniques. Dans la plupart des cas, il s’agit d’élévations limitées. Fréquemment (dans 2,5% des cas), il s’agissait d’une augmentation modérée des enzymes hépatiques (≥3–<8× la limite supérieure de la norme) alors que l’incidence des augmentations marquées (≥8× la limite supérieure de la norme) n’était que d’env. 1%. Au cours des études cliniques mentionnées ci-dessus, parallèlement à l’augmentation des enzymes hépatiques, des lésions hépatiques cliniquement manifestes ont été observées dans 0,5% des cas. En général, l’augmentation des enzymes hépatiques était réversible après l’arrêt du traitement.
Comme avec les autres AINS la fonction hépatique doit aussi être contrôlée étroitement en cas de traitement au long cours par Diclofenac-Teva.
Le traitement par Diclofenac-Teva doit être interrompu lorsque les anomalies des valeurs hépatiques persistent ou s’aggravent ainsi que lorsque apparaissent des signes ou symptômes cliniques faisant suspecter le développement d’une hépatopathie ou d’autres manifestations (p.ex. éosinophilie, éruption cutanée, etc.).
Parallèlement à l’augmentation des enzymes hépatiques, de rares cas de réactions hépatiques graves (y compris d’ictère) et de cas isolés d’hépatite fulminante mortelle, ont été rapportés.
Une hépatite peut se produire sans symptômes avant-coureurs. La prudence s’impose chez les patients atteints de porphyrie hépatique car Diclofenac-Teva pourrait déclencher une crise.
Effets rénaux
Compte tenu de l’importance des prostaglandines dans le maintien de la perfusion rénale, un traitement prolongé par AINS à hautes doses provoque souvent (1–10%) des oedèmes et une hypertension. Une prudence particulière s’impose chez les sujets présentant une atteinte fonctionnelle cardiaque ou rénale, une anamnèse d’hypertension, chez les patients âgés, les malades sous diurétiques ou sous médicaments influençant sensiblement la fonction rénale ainsi que chez les patients présentant un important déficit de liquide extracellulaire, quelle qu’en soit la cause, p.ex. dans la phase pré-opératoire ou post-opératoire lors d’interventions chirurgicales lourdes (cf. «Contre-indications»). C’est pourquoi, lorsque Diclofenac-Teva est utilisé dans ces cas-là, il est recommandé de surveiller la fonction rénale par mesure de précaution. L’arrêt du traitement permet généralement de retrouver l’état antérieur au traitement.
Effets hématologiques
Un contrôle de la formule sanguine est recommandé lors de traitement au long cours par Diclofenac-Teva ou d’autres AINS.
Une inhibition temporaire de l’agrégation plaquettaire est aussi possible avec Diclofenac-Teva comme avec les autres AINS. Une surveillance attentive s’impose chez les patients souffrant de troubles de la coagulation.

Interactions

Les interactions suivantes peuvent être observées sous Diclofenac-Teva et/ou sous d’autres formes d’application du diclofénac.
Lithium
Lors d’administration concomitante, le diclofénac peut augmenter la concentration plasmatique du lithium. Un contrôle des taux sériques de lithium est recommandé.
Digoxine
Lors d’administration concomitante, le diclofénac peut augmenter la concentration plasmatique de la digoxine. Un contrôle des taux sériques de digoxine est recommandé.
Diurétiques et anti-hypertenseurs
Comme avec d’autres AINS, l’administration conjointe du diclofénac avec des diurétiques ou des anti-hypertenseurs (bêtabloquants, inhibiteurs de l’enzyme de conversion [IEC] par ex.) peut provoquer une diminution de leurs effets antihypertenseurs. C’est pourquoi il faut être prudent dans l’utilisation d’une association médicamenteuse de ce type et contrôler régulièrement la tension artérielle, notamment chez les patients âgés. Il faut veiller à une hydratation suffisante des patients et la fonction rénale doit être surveillée de près après instauration du traitement combiné et par la suite régulièrement, surtout avec les diurétiques et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, en raison d’un risque élevé de néphrotoxicité. Le traitement concomitant par les diurétiques d’épargne potassique peut s’accompagner d’une hyperkaliémie, d’où la nécessité de mesurer fréquemment cette valeur (cf. «Mises en garde et précautions»).
Autres AINS et corticostéroïdes
L’administration concomitante du diclofénac avec d’autres AINS par voie systémique ou des corticostéroïdes peut augmenter la fréquence des effets indésirables gastro-intestinaux (cf. «Mises en garde et précautions»).
Anticoagulants et anti-thrombotiques
La prudence est de rigueur, étant donné qu’une administration conjointe pourrait augmenter le risque d’hémorragies (cf. «Mises en garde et précautions»).
Bien que les études cliniques n’indiquent pas que le diclofénac influence l’effet des anticoagulants, des cas isolés de risque accru d’hémorragie lors d’emploi concomitant du diclofénac et d’anticoagulants ont été rapportés; c’est pourquoi une surveillance clinique étroite est recommandée dans de tels cas.
Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
L’administration concomitante d’AINS par voie systémique et d’ISRS peut augmenter le risque pour des hémorragies gastro-intestinales (cf. «Mises en garde et précautions»).
Antidiabétiques
Des essais cliniques ont montré que le diclofénac peut être administré conjointement avec des antidiabétiques oraux sans en modifier leur effet clinique. Cependant, des cas isolés d’effets hypoglycémiants et hyperglycémiants en présence du diclofénac ont été rapportés, rendant nécessaire une modification de la posologie des médicaments hypoglycémiants. Pour cette raison, il est recommandé, par mesure de précaution, de contrôler les glycémies durant le traitement combiné.
Méthotrexate
La prudence s’impose lorsque des AINS sont administrés moins de 24 h avant ou après un traitement au méthotrexate car la concentration sanguine et la toxicité du méthotrexate peuvent augmenter.
Ciclosporine
Comme d’autres AINS, le diclofénac peut accroître la néphrotoxicité de la ciclosporine par ses effets sur les prostaglandines rénales. Pour cette raison, le diclofénac doit être administré à des doses plus faibles chez les patients qui ne reçoivent pas de la ciclosporine.
Antibiotiques du groupe des quinolones
Des cas isolés de convulsions qui pourraient être dues à l’association d’AINS et de quinolones ont été rapportés.

Grossesse/Allaitement

Une inhibition de la synthèse des prostaglandines peut influencer la grossesse et/ou le développement embryo-foetal de façon négative. Des données issues d’études épidémiologiques indiquent un risque accru de fausses couches ainsi que de malformations cardiaques et de laparoschisis suite à l’utilisation d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. On suppose que le risque augmente avec la dose et la durée du traitement.
Les expérimentations animales ont révélé que l’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une perte pré-implantation et post-implantation et une létalité embryo-foetale. En outre, des incidences accrues de différentes malformations, y compris les malformations cardio-vasculaires, ont été mises en évidence chez les animaux qui avaient reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines durant la phase de l’organogenèse.
Le diclofénac ne devrait être administré durant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse que lorsque ceci s’avère absolument nécessaire. Lorsque le diclofénac est utilisé par une femme qui désire tomber enceinte ou lorsqu’il est utilisé durant le premier ou le deuxième trimestre de la grossesse, la dose devrait être aussi faible que possible et la durée du traitement devrait être aussi courte que possible.
Le diclofénac est contre-indiqué durant le troisième trimestre de la grossesse. Tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent:
exposer le foetus aux risques suivants:
– toxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire);
– trouble de la fonction rénale pouvant évoluer jusqu’à la défaillance rénale avec oligoamnios.
exposer la mère et l’enfant aux risques suivants:
– prolongation éventuelle du temps de saignement, un effet antiagrégant pouvant également survenir à très faibles doses;
– inhibition des contractions utérines retardant ou prolongeant le travail.
Fertilité
L’utilisation du diclofénac peut altérer la fertilité féminine et n’est par conséquent pas recommandé chez les femmes désirant concevoir un enfant. Chez les femmes ayant des difficultés de conception ou qui sont en cours d’investigation pour une stérilité, il faut prendre en considération un arrêt éventuel de la prise de diclofénac.
Allaitement
Les AINS passent dans le lait maternel. Par mesure de prudence, le diclofénac ne sera par conséquent pas pris par les femmes qui allaitent. Si le traitement est absolument nécessaire, il faut passer à l’alimentation des nourrissons au biberon.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Les patients qui souffrent de troubles de la vue, d’étourdissements, de vertiges, de somnolence ou d’autres troubles nerveux centraux sous Diclofenac-Teva doivent renoncer à conduire un véhicule ou utiliser des machines.

Effets indésirables

Les effets indésirables mentionnés ci-dessous comprennent ceux qui ont été rapportés pour Diclofenac-Teva et/ou d’autres formes de présentation du diclofénac, en traitement de courte ou de longue durée.
Indications de fréquence
Très fréquents (>1/10), fréquents (>1/100 <1/10), occasionnels (>1/1000 <1/100), rares (>1/10’000 <1/1000), très rares (<1/10’000).
Sang et système lymphatique
Très rares: thrombopénie, leucopénie, anémie (y compris anémie hémolytique et aplasique), agranulocytose.
Système immunitaire
Rares: hypersensibilité, réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes (y compris hypotension et état de choc).
Très rares: oedème angioneurotique (y compris oedème du visage).
Troubles psychiatriques
Très rares: désorientation, dépression, insomnie, cauchemars, irritabilité, trouble psychotique.
Système nerveux
Fréquents: céphalées, obnubilation.
Rares: somnolence.
Très rares: paresthésies, troubles de la mémoire, convulsions, anxiété, tremblements, méningite aseptique, altérations du goût, accident vasculaire cérébral.
Yeux
Très rares: troubles de la vision, vision floue, diplopie.
Oreille et oreille interne
Fréquents: vertiges.
Très rares: acouphène, baisse de l’acuité auditive.
Coeur
Très rares: palpitations, douleurs thoraciques, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, hypertension artérielle.
Vaisseaux
Très rares: vasculite.
Organes respiratoires
Rares: asthme (y compris dyspnée).
Très rares: pneumonite.
Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: nausées, vomissements, diarrhées, dyspepsie, douleurs abdominales, flatulences, anorexie.
Rares: gastrite, hémorragie gastro-intestinale, hématémèse, diarrhées avec présence de sang, méléna, ulcère gastro-intestinal (avec ou sans hémorragie/perforation).
Très rares: colite (y compris colite hémorragique et exacerbation d’une colite ulcéreuse ou d’une maladie de Crohn), constipation, stomatite, glossite, troubles oesophagiens, sténoses intestinales de type diaphragmatique, pancréatite. Suppositoires: aggravation des hémorroïdes.
Foie et vésicule biliaire
Fréquents: augmentation des transaminases sériques.
Rares: hépatite, ictère, insuffisance hépatique.
Très rares: hépatite fulminante, nécrose hépatique, défaillance hépatique.
Troubles cutanés
Fréquents: éruptions cutanées.
Rares: urticaire.
Très rares: éruptions bulleuses, eczéma, érythème, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique), dermatite exfoliative, chute de cheveux, réaction de photosensibilisation, purpura, purpura allergique, prurit.
Reins et voies urinaires
Fréquents: rétention de liquide, oedèmes, hypertension artérielle.
Très rares: insuffisance rénale aiguë, hématurie, protéinurie, néphrite interstitielle, syndrome néphrotique, nécrose papillaire.
Troubles généraux
Rares: oedème.
Des études cliniques et des données épidémiologiques montrent que l’utilisation du diclofénac, en particulier à hautes doses (150 mg par jour) et au long cours, peut être mise en corrélation avec des événements tromboemboliques artériels (infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral par ex.) (cf. «Mises en garde et précautions»).

Surdosage

Symptômes
Il n’existe pas de tableau clinique caractéristique du surdosage du diclofénac. Un surdosage peut engendrer des symptômes tels des vomissements, une hémorragie gastro-intestinale, des diarrhées, de l’obnubilation, un acouphène ou des convulsions. Une intoxication sévère peut conduire à une insuffisance rénale et à des lésions hépatiques.
Mesures thérapeutiques
Le traitement de l’intoxication aiguë par les AINS consiste essentiellement en une surveillance clinique et en la mise en place de mesures symptomatiques. Les complications telles qu’hypotension, insuffisance rénale, convulsions, irritation gastro-intestinale et dépression respiratoire requièrent des mesures supportives et un traitement symptomatique.
Des mesures thérapeutiques spécifiques telles que diurèse forcée, dialyse ou hémoperfusion seront probablement inefficaces pour éliminer les AINS en raison de leur liaison protéique élevée et de leur métabolisme important.
Le charbon actif peut être éventuellement administré en cas de surdosage potentiellement toxique. Une décontamination gastrique (vomissements forcés, lavage gastrique par ex.) peut être réalisée en cas de surdosage potentiellement létal.

Propriétés/Effets

Code ATC: M01AB05
Mécanisme d’action/pharmacodynamie
Diclofenac-Teva contient du diclofénac sodique, un composé non stéroïdien doté de propriétés antirhumatismales, anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques prononcées.
Son mécanisme d’action s’appuie essentiellement sur l’inhibition, prouvée expérimentalement, de la biosynthèse des prostaglandines qui jouent un rôle majeur dans la genèse de l’inflammation, de la douleur et de la fièvre.
In vitro, à des concentrations équivalentes à celles que l’on atteint chez l’homme, Diclofenac-Teva n’inhibe pas la biosynthèse des protéoglycanes dans le cartilage.
Efficacité clinique
Dans les maladies rhumatismales, les propriétés anti-inflammatoires et analgésiques de Diclofenac-Teva se traduisent sur le plan clinique par un soulagement marqué de signes et symptômes tels que douleurs au repos et en mouvement, raideur matinale, gonflement des articulations, ainsi que par une amélioration de la capacité fonctionnelle. Dans les états inflammatoires post-traumatiques et post-opératoires, Diclofenac-Teva soulage rapidement les douleurs spontanées et au mouvement et réduit l’oedème d’origine inflammatoire ainsi que l’oedème d’origine traumatique.
Des études cliniques ont mis en évidence une action analgésique prononcée également dans les douleurs non rhumatismales, modérées et graves. Diclofenac-Teva peut atténuer les douleurs et diminuer l’intensité de l’hémorragie dans la dysménorrhée primaire.

Pharmacocinétique

Absorption
La résorption du diclofénac est complète (disponibilité systémique >90%). Des concentrations plasmatiques maximales d’environ 1 µg/ml sont atteintes au bout d’une à deux heures après administration de 50 mg. La biodisponibilité effective lors de l’administration orale varie entre 35 et 75% en raison du métablolisme de premier passage.
Distribution
Le diclofénac est lié à 99,7% aux protéines sériques, principalement à l’albumine (99,4%).
Le calcul du volume de distribution apparent donne des valeurs se situant entre 0,12 et 0,17 l/kg.
Le diclofénac pénètre dans le liquide synovial où les concentrations maximales sont atteintes 2 à 4 h après le pic plasmatique. La demi-vie apparente d’élimination du liquide synovial est de 3–6 h. Les concentrations de principe actif dans le liquide synovial sont plus élevées que les concentrations plasmatiques déjà deux heures après le pic plasmatique et le restent pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 h.
Métabolisme
La biotransformation du diclofénac s’effectue en partie par glucuroconjugaison de la molécule inchangée, mais surtout par hydroxylation et par méthoxylation simples et multiples entraînant la formation de différents métabolites phénoliques (3’-hydroxy, 4’-hydroxy, 5-hydroxy, 4’,5-dihydroxy et 3’-hydroxy-4’-méthoxy diclofénac) qui sont éliminés pour la plupart sous forme glucuroconjuguée. Deux de ces métabolites phénoliques sont pharmacogiquement actifs mais à un degré nettement moindre que le diclofénac.
Élimination
La clairance plasmatique systémique du diclofénac est de 263 ± 56 ml/min. (moyenne ± écart-type). La demi-vie plasmatique terminale est de 1–2 h. Quatre parmi les métabolites, dont les deux actifs, ont également une demi-vie plasmatique brève de 1–3 h. Un autre métabolite, le 3’-hydroxy-4’-méthoxy diclofénac, a en revanche une demi-vie nettement plus longue, mais il est pratiquement inactif.
Environ 60% de la dose administrée sont éliminés dans les urines sous la forme de métabolites. Moins de 1% est excrété sous forme inchangée. Le reste est éliminé sous forme de métabolites, par la bile, avec les fèces.
Cinétique pour certains groupes de patients
Aucune relation significative entre l’âge des patients et l’absorption, le métabolisme ou l’excrétion du médicament n’a été observée.
Chez les insuffisants rénaux, la cinétique de dose unique administrée selon le schéma posologique habituel ne permet pas de conclure à une accumulation du principe actif inchangé. Lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 10 ml/min., la concentration plasmatique des métabolites à l’état d’équilibre théorique est environ quatre fois supérieure à celle enregistrée chez les sujets sains. Les métabolites sont finalement éliminés par voie biliaire.
En présence d’une insuffisance hépatique (hépatite chronique ou cirrhose non décompensée), la cinétique et le métabolisme du diclofénac sont les mêmes que chez les patients dont le foie est intact.

Données précliniques

Des résultats précliniques d’études de toxicité aiguë et de toxicité après applications répétées ainsi que de génotoxicité, mutagénicité et de carcinogenèse du diclofénac n’ont pas montré de risque particulier pour l’homme aux doses thérapeutiques prévues. Aucun effet tératogène du diclofénac n’a été observé chez la souris, le rat et le lapin.
Le diclofénac n’a pas d’influence sur la fertilité des géniteurs (rats) ou sur le développement prénatal, périnatal et postnatal des jeunes.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP.» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25 °C) et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

60558 (Swissmedic).

Présentation

Diclofenac-Teva caps 25 mg 30. (B)
Diclofenac-Teva caps 25 mg 100. (B)
Diclofenac-Teva caps 50 mg 20. (B)
Diclofenac-Teva caps 50 mg 100. (B)

Titulaire de l’autorisation

Teva Pharma AG, 4147 Aesch.

Mise à jour de l’information

Octobre 2009.