Information destinée aux professionnels Amyvid® Eli Lilly (Suisse) SA CompositionPrincipe actif
Florbétapir (18F).
Amyvid 1900 MBq/ml solution injectable
1 ml de solution injectable contient à la fin de la synthèse 1900 MBq de florbétapir (18F).
Amyvid 800 MBq/ml solution injectable
1 ml de solution injectable contient à la fin de la synthèse 800 MBq de florbétapir (18F).
Le fluor (18F) se désintègre en oxygène stable (18O) avec une demi-vie d'environ 110 minutes, en émettant un positon (énergie maximale de 635 keV), suivi d'un rayonnement d'annihilation de deux photons (de 511 keV chacun).
Excipients
79 g/l d'éthanol
Ascorbate de sodium
Solution de chlorure de sodium pour préparations injectables.
Spécifications
Activité spécifique: 5,8 × 1013 – 6,8 × 1015 Bq/mmol à la date et à l'heure de calibration.
Pureté du radionuclide: ≥99,9%.
Pureté radiochimique: ≥90%.
Date et heure de calibration: voir bulletin de livraison et étiquette du flacon.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéSolution injectable
Solution stérile, incolore, transparente
Amyvid 1900 MBq/ml solution injectable:
Flacon de 15 ml contenant de 1900 MBq à 29 GBq de florbétapir (18F) à la fin de la synthèse.
Amyvid 800 MBq/ml solution injectable:
Flacon de 15 ml contenant de 800 MBq à 12 GBq de florbétapir (18F) à la fin de la synthèse.
Indications/Possibilités d’emploiCe médicament est à usage diagnostique uniquement.
Amyvid est un produit radiopharmaceutique indiqué pour l'imagerie en Tomographie par Emission de Positons (TEP) afin d'estimer la densité des plaques séniles de β-amyloïde dans le cerveau de patients adultes ayant une déficience cognitive qui sont en cours d'évaluation pour une démence d'Alzheimer ou pour d'autres causes de déficience cognitive. Amyvid doit être utilisé en complément à l'évaluation clinique.
Un résultat négatif de l'examen TEP indique une densité très faible à nulle de plaques amyloïdes, ce qui n'est pas compatible avec un diagnostic de maladie d'Alzheimer. Pour les limitations dans l'interprétation des résultats positifs de l'examen de TEP, voir «Limites d'utilisation».
Posologie/Mode d’emploiUn examen d'imagerie TEP avec le florbétapir (18F) doit être demandé uniquement par des médecins ayant l'expérience de la prise en charge clinique des maladies neurodégénératives.
Amyvid ne peut être utilisé que par un personnel spécialisé au bénéfice des autorisations nécessaires pour la manipulation de radionuclides, et uniquement au sein d'un établissement médical.
Les images obtenues avec Amyvid ne doivent être interprétées que par des spécialistes formés dans l'interprétation des images TEP avec le florbétapir (18F). Un examen récent de tomodensitométrie (TDM) ou d'imagerie par résonnance magnétique (IRM) du patient est recommandé afin d'obtenir une image de fusion TEP-TDM ou TEP-IRM dans les cas où la localisation de la substance grise ou de la limite substance grise/substance blanche est incertaine sur l'examen TEP (voir «Interprétation des images d'Amyvid»).
Posologie
La dose recommandée d'Amyvid pour un adulte de 70 kg est de 370 MBq pour un volume total qui ne doit pas dépasser 10 ml, administré sous forme d'injection intraveineuse en bolus.
Instructions spéciales pour la posologie
Patients âgés
Aucune adaptation posologique n'est recommandée sur la base de l'âge.
Insuffisance rénale et hépatique
Il n'a pas été conduit d'études cliniques chez des patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique importante. Chez ces patients, il convient d'évaluer soigneusement le rapport bénéfice/risque car l'exposition au rayonnement peut être plus élevée. Le florbetapir (18F) est principalement excrété par le système hépatobiliaire. Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique, la possibilité existe d'une exposition accrue au rayonnement.
Patients pédiatriques
Amyvid n'est pas indiqué chez les enfants et les adolescents.
Mode d'administration
Voie intraveineuse.
Amyvid est disponible en récipient multidose sous forme de flacon.
L'activité du florbétapir (18F) doit être mesurée avec un activimètre (calibreur de dose) immédiatement avant l'injection.
La dose est administrée en bolus par injection intraveineuse, suivie d'un rinçage avec une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9% pour garantir l'administration complète de la dose.
L'injection d'Amyvid par un cathéter intraveineux court (d'une longueur d'environ 4 cm ou moins) minimise le potentiel d'adsorption de la substance active sur le cathéter.
L'injection du florbétapir (18F) doit être strictement intraveineuse afin d'éviter l'irradiation due à l'extravasation locale ainsi que des artéfacts d'imagerie.
Acquisition des images
L'acquisition des images de TEP doit démarrer environ 30 à 50 minutes après l'injection intraveineuse d'Amyvid et doit durer 10 minutes. Les patients doivent être allongés sur le dos, la tête positionnée afin que le cerveau, y compris le cervelet, soient au centre du champ de vue de la caméra. Il est possible de limiter les mouvements de la tête à l'aide de bandes de contention adhésives ou de tout autre moyen de contention souple pour la tête. La reconstruction doit inclure une correction de l'atténuation, ce qui permet d'obtenir une taille de pixels comprise entre 2,0 et 3,0 mm pour les images axiales.
Interprétation des images acquises avec Amyvid
Les images obtenues avec Amyvid ne doivent être interprétées que par des spécialistes formés dans l'interprétation des images de TEP avec le florbétapir (18F). Une image négative indique une densité faible voire nulle de plaques de β-amyloïde corticales, une image positive indique une densité modérée à importante. Des erreurs d'interprétation de l'estimation de la densité des plaques de β-amyloïde dans le cerveau, notamment des faux négatifs, ont été observées.
L'interprétation des images se fera principalement en section transaxiale, avec accès à des représentations sagittales et coronales en cas de besoin. Il est recommandé d'inclure dans l'examen des images de toutes les coupes axiales du cerveau en utilisant une échelle noir-blanc, l'intensité maximale correspondant à l'intensité maximale de tous les pixels du cerveau.
L'interprétation de l'image comme négative ou positive est réalisée visuellement en comparant l'activité dans la substance grise corticale avec l'activité dans la substance blanche corticale adjacente (voir Figure 1).
Sur les images négatives, l'activité est plus importante dans la substance blanche que dans la substance grise, ce qui crée un contraste gris-blanc net. Les images positives comporteront:
a.Deux zones du cerveau ou plus (chacune étant plus grande qu'une seule circonvolution corticale) dans lesquelles le contraste gris-blanc est réduit ou absent. Il s'agit là de l'aspect le plus courant d'une image positive.
b.Une ou plusieurs zones dans lesquelles l'activité dans la substance grise est intense et nettement supérieure à l'activité dans la substance blanche adjacente.

Figure 1: Exemples d'examens négatifs (deux séries du haut) et d'examens positifs (deux séries du bas) réalisés en TEP avec Amyvid. Les colonnes de gauche à droite présentent des images de TEP en coupes sagittales, coronales et transversales. L'image à l'extrémité droite de chaque ligne présente un agrandissement de l'image de la zone du cerveau délimitée par l'encadré. Les deux flèches du haut indiquent des zones de conservation du contraste gris-blanc normal avec une activité corticale moindre par rapport à l'activité dans la substance blanche adjacente. Les deux flèches du bas indiquent des zones de diminution du contraste gris-blanc avec une activité corticale accrue, comparable à l'activité de la substance blanche adjacente.
Limites d'utilisation
Un examen positif ne permet pas d'établir isolément un diagnostic de maladie d'Alzheimer ou d'autres déficiences cognitives puisque des plaques séniles de β-amyloïde peuvent être présentes dans la substance grise chez des personnes âgées asymptomatiques ainsi que dans quelques maladies neurodégénératives (démence d'Alzheimer, démence à corps de Lewy, démence associée à la maladie de Parkinson).
Pour les limites d'utilisation chez les patients ayant un trouble cognitif léger («Mild Cognitive Impairment», MCI), voir sous «Efficacité clinique».
L'efficacité d'Amyvid n'a pas été établie à ce jour pour prédire l'évolutivité de la maladie d'Alzheimer ni pour évaluer la réponse au traitement.
Certaines images peuvent être difficiles à interpréter en raison de la présence d'artéfacts sur l'image, d'une atrophie avec amincissement du ruban cortical ou d'une image floue, susceptibles de conduire à des erreurs d'interprétation. En cas d'incertitude quant à l'emplacement de la substance grise et de la jonction entre la substance grise et la substance blanche sur une image réalisée par TEP, et s'il existe une image récente, réalisée par TDM ou IRM, la personne qui interprète l'image doit analyser l'image fusionnée TEP-TDM ou TEP-IRM afin de préciser le rapport spatial entre la radioactivité du traceur de TEP et l'anatomie de la substance grise.
Dans certains cas, une augmentation de captation du traceur a été identifiée dans des structures extracérébrales telles que les glandes salivaires, la peau, les muscles et les os (voir sous «Pharmacocinétique»). L'utilisation d'images de TEP sagittales et d'images de TDM ou d'IRM enregistrées en même temps pourrait aider à distinguer l'os occipital de la substance grise occipitale.
Exposition au rayonnement
Les doses de rayonnements absorbées par les différents organes et tissus d'un patient adulte moyen (70 kg) pour 370 MBq de florbétapir (18F), estimées à l'aide d'une méthode standard de calcul de dosimétrie, sont présentées dans le tableau ci-dessous. Aucune hypothèse n'a été formulée sur la vidange de la vessie.
Dose de rayonnement absorbée estimée, Amyvid (injection de florbétapir [18F])
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Organe/Tissu
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Dose absorbée par activité administrée (μGy/MBq) Moyenne
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Glandes surrénales
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13,6
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Cerveau
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10,0
| |
Seins
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6,2
| |
Paroi de la vésicule biliaire
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143,0
| |
Paroi du côlon descendant
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27,8
| |
Intestin grêle
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65,5
| |
Paroi gastrique
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11,7
| |
Paroi du côlon ascendant
|
74,4
| |
Paroi cardiaque
|
12,7
| |
Reins
|
13,0
| |
Foie
|
64,4
| |
Poumons
|
8,5
| |
Muscles
|
8,6
| |
Ovaires
|
17,6
| |
Pancréas
|
14,4
| |
Moelle rouge
|
14,3
| |
Cellules ostéogéniques
|
27,6
| |
Peau
|
5,9
| |
Rate
|
8,9
| |
Testicules
|
6,8
| |
Thymus
|
7,3
| |
Glande thyroïde
|
6,8
| |
Paroi de la vessie
|
27,1
| |
Utérus
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15,6
| |
Corps entier
|
11,6
| |
Dose efficace (μSv/MBq)a
|
18,6
|
a La dose efficace a été calculée d'après l'ICRP 60.
La dose efficace résultant de l'administration d'une activité de 370 MBq pour un adulte de 70 kg est d'environ 7 mSv. Si une TDM est réalisée simultanément dans le cadre d'un examen de TEP, l'exposition aux rayonnements augmentera selon le paramétrage utilisé lors de l'acquisition des images de TDM. Pour une activité administrée de 370 MBq, la dose absorbée au niveau de l'organe cible (cerveau) est de 3,7 mGy.
Pour une activité administrée de 370 MBq, la dose absorbée au niveau des organes critiques est de 53 mGy pour la vésicule biliaire, 27,5 mGy pour la paroi du côlon ascendant, 10,3 mGy pour la paroi du côlon descendant, 24,2 mGy pour l'intestin grêle et 23,8 mGy pour le foie.
Contre-indicationsHypersensibilité au florbétapir (18F) ou à l'un des excipients.
Mises en garde et précautionsÉvaluation individuelle du bénéfice et des risques
Pour chaque patient, l'exposition aux rayonnements doit être justifiée par le bénéfice attendu. La radioactivité administrée doit dans tous les cas être aussi faible que possible et ne pas dépasser ce qui est requis pour le diagnostic.
Utilisation pendant la grossesse ou l'allaitement
Aucune étude n'a été menée concernant l'utilisation chez les femmes enceintes ou qui allaitent. L'utilisation d'Amyvid pendant la grossesse est déconseillée. On ne sait pas si Amyvid est excrété dans le lait maternel.
Étant donné que de nombreux médicaments sont excrétés dans le lait maternel, il y a un risque potentiel d'absorption d'Amyvid par l'enfant qui est allaité. En se basant sur la demi-vie radioactive d'Amyvid, il ne faut pas allaiter 24 heures après l'administration d'Amyvid.
Insuffisance rénale et insuffisance hépatique
Il convient d'évaluer attentivement le rapport bénéfice-risque chez ces patients car une exposition accrue aux rayonnements est possible. Amyvid est excrété principalement par le système hépatobiliaire et chez les patients atteints d'insuffisance hépatique, il existe un risque potentiel d'exposition accrue aux rayonnements.
Mises en garde spéciales
La teneur en sodium est supérieure à 1 mmol (jusqu'à 37 mg par dose). Cela doit être pris en compte chez les patients suivant un régime hyposodé.
Ce médicament contient 79 g/l (10% vol.) d'éthanol (alcool), c'est-à-dire jusqu'à 790 mg par dose, ce qui équivaut à 20 ml de bière ou 8 ml de vin. Cette quantité peut représenter un risque en cas d'utilisation chez les sujets alcooliques et doit aussi être prise en compte chez les groupes à haut risque tels que les patients atteints de maladies hépatiques ou épileptiques.
InteractionsAucune étude d'interaction in vivo n'a été réalisée.
Les études de fixation in vitro n'ont pas montré d'interférence de la fixation du florbétapir (18F) sur les plaques de β-amyloïde en présence d'autres médicaments couramment utilisés pour traiter les patients atteints de la maladie d'Alzheimer.
Grossesse/AllaitementFemmes en âge de procréer
Lorsqu'il est prévu d'administrer des produits radiopharmaceutiques chez la femme en âge de procréer, il est important de vérifier si elle est enceinte. Toute femme n'ayant pas eu ses règles doit être considérée comme enceinte jusqu'à preuve du contraire. Dans l'incertitude (absence de règles, règles très irrégulières, etc.), d'autres méthodes d'examen n'utilisant pas les rayonnements ionisants (le cas échéant) doivent être proposées à la patiente.
Grossesse
Les examens médicaux utilisant des radionuclides chez la femme enceinte entraînent également l'irradiation du fœtus. Seuls les examens impératifs doivent donc être réalisés pendant la grossesse, si le bénéfice attendu excède largement le risque encouru par la mère et le fœtus.
Aucune étude n'a été menée chez des femmes enceintes. Tous les produits radiopharmaceutiques, y compris Amyvid, peuvent porter atteinte au fœtus et ne sont pas recommandés pour des femmes enceintes. On ignore si le florbétapir (18F) peut porter atteinte au fœtus lors d'une utilisation pendant la grossesse.
Aucune étude de toxicité sur la reproduction n'a été menée chez l'animal avec ce produit radiopharmaceutique (voir «Données précliniques»).
Allaitement
On ne sait pas si le florbétapir (18F) est excrété dans le lait maternel pendant l'allaitement.
Avant d'administrer un produit radiopharmaceutique à une femme qui allaite, il faut envisager de retarder l'examen jusqu'à la fin de l'allaitement ou s'assurer, dans le cas contraire, que le produit radiopharmaceutique le plus approprié a été choisi, compte tenu du passage de la radioactivité dans le lait. Si l'administration est considérée comme indispensable, l'allaitement maternel doit être interrompu pendant 24 heures et le lait tiré doit être éliminé.
Tout contact étroit avec les enfants doit être restreint dans les 24 heures suivant l'injection.
Fertilité
Aucune étude sur la fécondité n'a été menée.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesAucune étude sur les effets sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines n'a été menée.
Effets indésirablesRésumé du profil de sécurité
Les effets indésirables ont été recueillis dans des études cliniques impliquant 555 sujets et 665 administrations d'Amyvid en solution injectable. Aucun effet indésirable grave lié à l'administration d'Amyvid n'a été rapporté.
Liste des effets indésirables
Les fréquences des effets indésirables sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100, <1/10); occasionnels (≥1/1'000, <1/100); rares (≥1/10'000, <1/1'000); très rares (<1/10'000); fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Même si des effets indésirables peuvent, en réalité, se produire à des fréquences inférieures à celles indiquées ci-dessous, la taille de la base de données source ne permettait pas d'attribution dans des catégories de fréquence inférieure à la catégorie «occasionnels» (≥1/1'000, <1/100).
Troubles du système nerveux
Fréquents: céphalées.
Occasionnel: dysgueusie.
Troubles vasculaires
Occasionnels: bouffées vasomotrices.
Troubles gastro-intestinaux
Occasionnels: nausées.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Occasionnels: prurit, urticaire.
Troubles généraux et accidents liés au site d'administration
Occasionnel: érythème au site d'injection, diverses réactions au site d'injection (incluant hémorragie, irritation et douleur au site d'injection).
L'exposition aux rayonnements ionisants peut entraîner le développement de cancers et d'anomalies héréditaires. La dose efficace étant de 7 mSv lorsque l'activité maximale recommandée de 370 MBq de florbétapir (18F) est administrée, la probabilité de survenue de ces événements indésirables est faible.
SurdosageDes surdosages n'ont pas été rapportés. Compte tenu de la faible quantité d'Amyvid contenue dans chaque dose, un surdosage entraînant des effets pharmacologiques n'est pas attendu. En cas d'administration d'une dose radioactive excessive, la dose absorbée par le patient doit être si possible réduite en favorisant une augmentation de l'élimination du radionuclide par de fréquentes mictions et défécations. Il peut être utile d'estimer la dose effective appliquée.
Propriétés/EffetsCode ATC: V09AX05
Mécanisme d'action/Pharmacodynamie
Mécanisme d'action
Les plaques séniles de β-amyloïde représentent un élément important de la neuropathologie de la maladie d'Alzheimer. Le florbétapir (18F) se fixe aux plaques séniles de β-amyloïde et l'isotope 18F produit un signal de positons qui peut être capté par un scanner TEP. Des études de fixation, utilisant des méthodes de coloration neuropathologique traditionnelle sur des cerveaux post-mortem de patients atteints de la maladie d'Alzheimer ont mis en évidence des corrélations statistiquement significatives (p <0,0001) entre la fixation in vitro du florbétapir (18F) et les dépôts de β-amyloïde sous forme d'agrégats. In vivo, la corrélation entre la captation du florbétapir (18F) dans la substance grise corticale et la charge totale de β-amyloïde a été évaluée chez des patients en fin de vie à l'aide d'un anticorps antiamyloïde 4G8, qui colore l'amyloïde β présent dans les plaques séniles diffuses. La fixation in vivo du florbétapir (18F) à d'autres structures de β-amyloïde, à d'autres structures du cerveau ou à d'autres récepteurs n'a pas été étudiée à ce jour.
Effets pharmacodynamiques
Le florbétapir (18F) n'a aucune activité pharmacologique mesurable aux faibles concentrations chimiques présentes dans Amyvid.
Dans les essais cliniques terminés, la captation du florbétapir (18F) dans les zones corticales du cerveau a été mesurée quantitativement à l'aide des valeurs de fixation normalisées (SUV, «Standardised Uptake Values»). Les rapports des SUV moyennes corticales (cortex par rapport au cervelet, SUVR) sont plus élevés chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer comparativement à ceux de sujets volontaires sains. Chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, les valeurs SUVR moyennes corticales par rapport au cervelet montrent des augmentations substantielles continues depuis le temps zéro jusqu'à 30 minutes après l'administration, avec par la suite seulement de petits changements jusqu'à 90 minutes après l'injection. Aucune différence n'a été observée dans les résultats des SUVR chez des sujets prenant des médicaments couramment utilisés pour traiter la maladie d'Alzheimer comparativement à ceux ne prenant aucun traitement pour la maladie d'Alzheimer.
Efficacité clinique
Une étude pivot chez 59 patients en fin de vie avait pour objectif d'établir les performances diagnostiques d'Amyvid pour détecter la densité des plaques séniles corticales (densité nulle ou faible vs modérée ou élevée). Les résultats de l'examen de TEP ont été comparés avec la densité maximale de plaques séniles sur les coupes du cortex frontal, temporal et pariétal lors de l'autopsie des patients dans les 24 mois suivant la TEP. Le statut cognitif des sujets n'a pas pu être mesuré de manière fiable. Sur la totalité des 59 sujets, une lecture des images de TEP réalisée en aveugle par 5 médecins spécialisés en médecine nucléaire a montré majoritairement une sensibilité de 92% (IC à 95%: 78-98%) et une spécificité de 100% (IC à 95%: 80-100%). Dans une étude menée chez 47 volontaires sains jeunes (<40 ans), présumés ne pas présenter de plaques de β-amyloïde, toutes les images de TEP avec Amyvid ont été négatives.
La sensibilité et la spécificité d'Amyvid pour la détermination de la densité des plaques séniles corticales ont été étudiées en outre dans deux autres études complémentaires dans lesquelles différents groupes d'évaluateurs ont interprété les images de quelques sujets de l'étude pivot pour lesquels on disposait d'une autopsie. Les résultats de ces études ont été similaires à ceux de l'étude pivot. Estimée à l'aide des valeurs des coefficients kappa de Fleiss, la concordance inter-évaluateurs allait de 0,75 à 0,85.
Dans une étude longitudinale, 142 sujets (qui avaient un diagnostic clinique de handicap cognitif léger [MCI] ou de maladie d'Alzheimer ou qui avaient un état cognitif normal) ont subi des examens d'imagerie par TEP avec le florbétapir (18F) au début de l'étude. Les patients ont été ensuite suivis pendant 3 ans afin d'évaluer la relation entre l'imagerie avec Amyvid et les modifications du diagnostic.
Les valeurs de performance du diagnostic par TEP avec le florbétapir (18F) sont présentées dans le tableau ci-dessous:
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En accord avec un diagnostic de MCI au début de l'étude N= 51
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En accord avec un diagnostic clinique de maladie d'Alzheimer au début de l'étude N= 31
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Sensibilité
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19/51 = 37,3% (IC à 95%: 24,1-51,9%)
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21/31 = 67,7% (IC à 95%: 51,3-84,2%)
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Spécificité
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Calculée à partir des cas sans diagnostic de MCI (état cognitif normal et maladie d'Alzheimer clinique) 69/100 = 69,0% (IC à 95%: 59,9-78,1%)
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Calculée à partir des cas sans diagnostic de maladie d'Alzheimer (état cognitif normal et MCI) 91/120 = 75,8% (IC à 95%: 68,2-83,5%)
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Rapport de probabilité positive
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1,20 (IC à 95%: 0,76-1,91)
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2,80 (IC à 95%: 1,88-4,18)
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Parmi les patients qui ont été cliniquement diagnostiqués avec un MCI à l'entrée dans l'étude, 9 (19%) se sont vu diagnostiquer une maladie d'Alzheimer clinique 36 mois plus tard. Parmi les 17 patients ayant un MCI avec un examen de TEP positif, 6 (35%) se sont vu diagnostiquer une maladie d'Alzheimer clinique probable 36 mois plus tard, alors qu'ils n'ont été que 3 (10%) dans ce cas sur les 30 patients avec MCI qui ont eu un examen de TEP négatif.
La sensibilité des images avec Amyvid pour montrer une progression d'un MCI vers une maladie d'Alzheimer chez 9 patients était de 66,7% (IC à 95%: 35-88%). La spécificité chez 38 patients qui n'ont pas développé de maladie d'Alzheimer était de 71,0% (IC à 95%: 55-83%) et le rapport de probabilité positive était de 2,31 (IC à 95%: 1,2-4,5). La conception de l'étude ne permet pas d'estimer le risque de progression d'un MCI vers une maladie d'Alzheimer clinique.
PharmacocinétiqueDistribution
Le florbétapir (18F) est distribué dans tout l'organisme en quelques minutes après l'injection, puis il est rapidement métabolisé.
Fixation au niveau des organes
La fixation maximale du florbétapir (18F) au niveau du cerveau se produit en quelques minutes suivant l'injection. Elle est suivie d'une clairance cérébrale rapide dans les 30 premières minutes suivant l'injection. Les organes soumis à la plus forte exposition sont les organes d'élimination, principalement la vésicule biliaire, le foie et les intestins.
Chez des sujets témoins sains, les niveaux de fixation du florbétapir (18F) observés dans le cortex et le cervelet sont relativement faibles. Les analyses par régions du cerveau montrent des niveaux de fixation du traceur légèrement plus élevés dans le noyau caudé, le putamen et l'hippocampe. Les niveaux de fixation les plus élevés s'observent dans les régions composées essentiellement de substance blanche (pont de Varole et centre ovale de Vieussens). Chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, les régions corticales et le putamen affichent une fixation significativement supérieure comparativement aux sujets témoins en bonne santé. Chez les sujets atteints de la maladie d'Alzheimer, comme chez les sujets témoins sains, on observe une faible fixation de traceur dans le cervelet et l'hippocampe et une accumulation élevée dans le pont de Varole et dans le centre ovale de Vieussens.
Les fondements biophysiques de la fixation accrue du florbétapir (18F) dans la substance blanche du cerveau humain vivant ne sont pas entièrement compris. Il a été émis l'hypothèse que le ralentissement de la clairance du produit radiopharmaceutique pourrait contribuer à sa fixation accrue dans la substance blanche, étant donné que le débit sanguin régional dans la substance blanche est inférieur à la moitié de celui du cortex. La fixation a également été identifiée dans certains cas dans des structures extracérébrales telles que le cuir chevelu, les glandes salivaires, les muscles et les os du crâne. La raison de cette fixation n'est pas connue mais il se peut qu'elle soit due à l'accumulation de florbétapir (18F) ou de l'un de ses métabolites radioactifs ou à de la radioactivité sanguine.
Métabolisme
Demi-vie
Le florbetapir (18F) est très rapidement éliminé de la circulation sanguine après l'injection. Moins de 5% de la radioactivité 18F injectée réside encore dans le sang 20 minutes après l'administration et moins de 2% est présente 45 minutes après l'injection. Le 18F résiduel dans la circulation pendant la fenêtre d'imagerie de 30 à 90 minutes est essentiellement présent sous forme d'espèces 18F polaires. La demi-vie radioactive du 18F est de 110 minutes.
Élimination
L'élimination se fait principalement par clairance hépatique et excrétion dans la vésicule biliaire et les intestins. Une faible accumulation et excrétion peut être également observée dans la vessie. Une radioactivité est présente dans l'urine sous forme de métabolites polaires du florbétapir (18F).
Patients atteints d'insuffisance rénale/hépatique
La pharmacocinétique chez des patients atteints d'insuffisance rénale ou hépatique n'a pas été étudiée.
Données précliniquesToxicologie et pharmacologie de sécurité chez l'animal
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité et de toxicologie en administration unique et répétée, dans lesquelles le florbétapir (forme non radioactive du florbétapir [18F]) a été utilisé, n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme. Une étude de dose aiguë a été menée chez le rat et la dose sans effet nocif observé (no observable adverse effect level, NOAEL) a été établie à une dose au moins égale à 100 fois la dose maximale chez l'homme. La toxicité potentielle de l'administration répétée d'injections intraveineuses de florbétapir pendant 28 jours a été testée sur des rats et des chiens (beagle) et la dose sans effet nocif observé (NOAEL) a été établie à une dose au moins égale à 25 fois la dose maximale chez l'homme.
Dans un essai in vitro de mutation bactérienne inverse (test d'Ames), des augmentations du nombre de colonies en réversion ont été observées dans 2 des 5 souches exposées au florbétapir. Dans l'étude d'aberration chromosomique in vitro réalisée en utilisant des cultures de cellules lymphocytes périphériques humaines, le florbétapir n'a pas entraîné d'augmentation du pourcentage des cellules présentant des aberrations structurelles lors d'une exposition de 3 heures, avec ou sans système d'activation; toutefois, une exposition de 22 heures a entraîné une augmentation des aberrations structurelles à toutes les concentrations testées.
La génotoxicité potentielle in vivo du florbétapir a été évaluée dans un test de détection des micronoyaux chez le rat. Dans ce test, le florbétapir n'a pas entraîné d'augmentation du nombre de micronoyaux dans les érythrocytes polychromatiques au plus fort niveau de dose possible, 372 μg/kg/jour, lorsqu'il est administré deux fois par jour pendant 3 jours consécutifs. Cette dose est égale à environ 500 fois la dose maximale chez l'homme et n'a montré aucun signe de mutagénicité.
Aucune étude n'a été menée chez l'animal pour étudier le potentiel carcinogène à long terme du florbetapir (18F), ainsi que ses effets sur la fécondité ou la reproduction.
Aucune étude de toxicologie et de pharmacologie de sécurité n'a été menée chez l'animal avec le florbetapir (18F).
Remarques particulièresIncompatibilités
En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.
Stabilité
Amyvid 1900 MBq/ml solution injectable: 10 heures à compter de la fin de la synthèse (indiqué sur l'emballage avec la mention «EOS»).
Amyvid 800 MBq/ml solution injectable: 7,5 heures à compter de la fin de la synthèse (indiqué sur l'emballage avec la mention «EOS»).
La préparation ne doit plus être utilisée après l'heure indiquée sur l'emballage avec la mention «EXP».
Remarques concernant le stockage
Ce médicament ne nécessite pas d'être conservé à des températures particulières.
Conserver les flacons et les seringues dans des récipients appropriés de protection contre les radiations.
Le médicament soit être stocké conformément aux réglementations nationales relatives aux produits radioactifs.
Mises en garde générales
Remarque sur la radioprotection
En Suisse, l'utilisation de substances radioactives chez l'homme est réglementée par la dernière version en vigueur de l'ordonnance sur la radioprotection. Selon cette ordonnance, ne sont autorisées à utiliser des produits radiopharmaceutiques que les personnes au bénéfice de l'autorisation requise de l'Office fédéral de la santé publique. Lors de la manipulation de substances radioactives et de l'élimination de déchets radioactifs, les mesures de protection stipulées dans l'ordonnance susmentionnée doivent être respectées, afin d'éviter toute irradiation inutile des patients et du personnel. Il est recommandé de retirer les étiquettes de désignation du produit avant l'élimination.
Instructions sur la préparation de produits radiopharmaceutiques
Le contenu doit être prélevé dans des conditions d'asepsie et dans le respect des mesures de protection appropriées. Le flacon ne doit pas être ouvert. Après désinfection de la fermeture du flacon, Amyvid doit être prélevé par ponction à travers le bouchon au moyen d'une aiguille et d'une seringue stériles jetables. Seules des seringues entièrement composées de polypropylène/polyéthylène à haute densité doivent être utilisées.
La dose radiopharmaceutique sera mesurée à l'aide d'un système approprié pour la mesure de la radioactivité. Avant l'utilisation, on vérifiera que la solution ne contienne pas de particules et ne présente pas de changement de coloration.
Amyvid peut être dilué dans des conditions d'asepsie avec une solution injectable de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%), dans un rapport maximal de 1:5. Le produit dilué doit être utilisé dans les 4 heures qui suivent la dilution.
Numéro d’autorisation62897 (Swissmedic).
PrésentationAmyvid est une solution transparente disponible en flacons de verre de 15 ml. (A)
Titulaire de l’autorisationEli Lilly (Switzerland) S.A., 1214 Vernier/Genève.
Mise à jour de l’informationJuillet 2014
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