Information destinée aux professionnels Alca-Direct Melisana AG CompositionPrincipe actif: Acidum acetylsalicylicum,
Excipients: Aspartamum, arom.: Vanillinum, Bergamottae aetheroleum et alia (limon), Mannitol, excipiens ad pulverem pro charta,
contient des sels de sodium.
Forme galénique et quantité de principe actif par unitéPoudre orale
1 sachet contient: 500 mg d’Acidum acetylsalicylicum.
Indications / Possibilités d’emploiPour le traitement des douleurs aiguës légères à modérément fortes (céphalées, douleurs dentaires, douleurs articulaires et tendineuses, dorsalgies).
Traitement symptomatique de la fièvre et/ou des douleurs lors de refroidissements. Pour les adolescents à partir de 12 ans, uniquement sur prescription médicale et en traitement de deuxième intention (voir «Mises en garde et précautions»).
Alca-Direct n’est autorisé en automédication que pour un traitement de courte durée de trois jours au maximum.
Posologie / Mode d’emploiAdultes et adolescents à partir de 12 ans et pesant plus de 40 kg:
Dose simple usuelle: 1-2 sachets (soit 0.5–1 g d’acide acétylsalicylique)
Intervalle d’application usuel: 4-8 heures
Dose journalière maximale: 6 sachets
Mettre Alca-Direct directement dans la bouche sur la langue. La poudre se dissout dans la salive et peut alors être avalée. Le patient peut ensuite boire un peu de liquide s’il le souhaite.
Alca-Direct ne doit pas être pris à jeun.
Alca-Direct ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 12 ans.
Contre-indications-Hypersensibilité à l’acide acétylsalicylique, à d’autres salicylates ou à l’un des excipients selon la composition
-Anamnèse de bronchospasme, urticaire ou symptômes semblables à une manifestation allergique apparaissant après la prise d’acide acétylsalicylique ou d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens
-Ulcères gastriques et/ou duodénaux actifs ou saignements gastro-intestinaux
-Diathèse hémorragique
-Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min)
-Troubles sévères de la fonction hépatique (cirrhose hépatique et ascite)
-Insuffisance cardiaque sévère (NYHA III-IV)
-Association avec le méthotrexate à des doses de 15 mg/semaine ou plus (voir rubrique «Interactions»)
-Maladies intestinales inflammatoires (p. ex. maladie de Crohn, colite ulcéreuse)
-Traitement de douleurs postopératoires après opération de pontage coronarien (ou utilisation d’une machine cœur-poumon)
-Dernier trimestre de la grossesse (voir rubrique «Grossesse / Allaitement»)
-Enfants de moins de 12 ans
Mises en garde et précautionsLa biodisponibilité de ce médicament n’a pas fait l’objet de suffisamment d’études pour pouvoir l’utiliser à des doses plus élevées comme antirhumatismal.
Des perforations, des ulcères et des saignements gastro-intestinaux peuvent être observés chez des patients traités avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sélectifs de la COX-2 ou non. Ces effets indésirables peuvent survenir à tout moment, sans signes annonciateurs ni antécédents connus. Pour réduire ce risque, il convient donc d’administrer la dose efficace la plus faible, pendant une durée de traitement aussi courte que possible.
Les effets rénaux des AINS incluent la rétention hydrique avec œdèmes et/ou hypertension artérielle. Chez les patients présentant des troubles de la fonction cardiaque et d’autres états qui les prédisposent à la rétention hydrique, l’acide acétylsalicylique ne devrait donc être utilisé qu’avec prudence. Celle-ci est également de rigueur chez les patients qui prennent simultanément des diurétiques ou des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) et en cas de risque élevé d’hypovolémie.
La prudence est de mise dans les situations suivantes, où Alca-Direct ne doit être pris que sur prescription et sous surveillance médicale:
-Chez les patients très âgés, pour des raisons médicales de principe. Il est surtout recommandé d’administrer la dose efficace la plus faible possible aux patients âgés fragiles ou de faible poids corporel.
-En cas d’asthme bronchique ou de tendance générale à l’hypersensibilité; l’acide acétylsalicylique peut favoriser l’apparition de bronchospasmes et déclencher des crises d’asthme ou d’autres réactions d’hypersensibilité. Les facteurs de risque incluent la présence d’asthme, le rhume des foins, les polypes nasaux ou des affections respiratoires chroniques. Il en est de même chez les patients allergiques à d’autres substances (p. ex. réactions cutanées, prurit ou urticaire).
-En cas de troubles gastriques ou duodénaux chroniques ou récidivants.
-En cas de traitement simultané par anticoagulants.
-En cas d’insuffisance rénale ou de troubles de la fonction cardiaque (p. ex. affection des vaisseaux rénaux, insuffisance cardiaque congestive, hypovolémie, interventions chirurgicales majeures, septicémie ou hémorragies majeures), car l’acide acétylsalicylique peut potentialiser le risque d’une insuffisance rénale ou d’une insuffisance rénale aiguë.
-En cas d’insuffisance hépatique.
-En cas de déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD), car l’acide acétylsalicylique peut induire une hémolyse ou une anémie hémolytique. Les facteurs susceptibles d’augmenter ce risque sont p. ex. des doses élevées, de la fièvre ou des infections aiguës.
-En cas de situations à risque accru d’hémorragies (p. ex. dysménorrhée, traumatismes). En raison de l’inhibition de l’agrégation plaquettaire et de l’allongement du temps de saignement persistant durant plusieurs jours après la prise d’acide acétylsalicylique, une tendance hémorragique accrue peut se manifester notamment pendant et après des interventions chirurgicales (même lors d’interventions mineures telles que des extractions dentaires).
A de faibles doses, l’acide acétylsalicylique freine l’élimination de l’acide urique. Cela peut déclencher une crise de goutte chez les patients dont l’excrétion d’acide urique est déjà diminuée.
Les adolescents à partir de 12 ans présentant de la fièvre et/ou des infections virales ne doivent prendre Alca-Direct que sur prescription médicale et en traitement de deuxième intention (en raison du risque de survenue du syndrome de Reye, une encéphalopathie potentiellement mortelle dont les principaux symptômes sont de forts vomissements ainsi que des troubles de la conscience et de la fonction hépatique).
Il doit être porté à l’attention du patient que les analgésiques ne doivent pas se prendre régulièrement et à long terme sans prescription médicale. Des douleurs persistantes exigent une consultation médicale.
La prise à long terme d’analgésiques, et surtout d’associations d’analgésiques, peut provoquer une atteinte rénale prolongée, avec risque d’insuffisance rénale aiguë (néphropathie aux analgésiques).
Le patient doit être rendu attentif au fait que la prise chronique d’analgésiques peut déclencher des céphalées, nécessitant quant à elles une nouvelle prise d’analgésiques entretenant les céphalées (céphalées aux analgésiques).
En cas de régime pauvre en sel, il convient de noter qu’un sachet d’Alca-Direct contient 23 mg de sodium.
Chez les patients présentant une phénylcétonurie, maladie héréditaire du métabolisme, il convient de tenir compte du fait que ce médicament contient de l’aspartame comme édulcorant, lequel est une source de phénylalanine.
InteractionsAssociations contre-indiquées:
-Méthotrexate à des doses de 15 mg/semaine ou plus: augmentation de la toxicité du méthotrexate (en général, les anti-inflammatoires diminuent l’excrétion de méthotrexate et les salicylates l’évincent de sa liaison aux protéines plasmatiques), voir rubrique «Contre-indications».
Associations qui requièrent une prudence particulière:
-Méthotrexate à des doses inférieures à 15 mg/semaine ou plus: augmentation de la toxicité du méthotrexate (en général, les anti-inflammatoires diminuent l’excrétion de méthotrexate et les salicylates l’évincent de sa liaison aux protéines plasmatiques)
-Antidiabétiques (p. ex. insuline, sulfonylurée): la glycémie peut baisser
-Potentialisation des effets des anticoagulants/thrombolytiques, des barbituriques, du lithium, des sulfamides et de la triiodothyronine
-Des interactions pharmacodynamiques entre inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et l’acide acétylsalicylique peuvent apparaître: augmentation du risque d’hémorragie en raison d’effets synergiques
-Antiagrégants plaquettaires, p. ex. clopidogrel: augmentation du risque hémorragique
-Augmentation de la concentration plasmatique de digoxine provoquée par une excrétion rénale réduite
-Augmentation des concentrations plasmatiques de la phénytoïne et du valproate. L’AAS entraîne une libération de l’acide valproïque lié aux protéines sériques et une diminution de son métabolisme. Les concentrations plasmatiques de valproate sont donc plus élevées, ce qui augmente l’incidence des effets indésirables, pouvant aller jusqu’aux signes d’intoxication tels que tremor, nystagmus, ataxie et troubles de la personnalité.
-Potentialisation des effets thérapeutiques et indésirables de tous les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
-Antihypertenseurs (inhibiteurs de l’ECA et β-bloquants): surveiller de près la tension artérielle des hypertendus traités par ces médicaments et de l’AAS, et en adapter la dose si nécessaire.
-Diurétiques en association avec l’acide acétylsalicylique à dose élevée: diminution de l’effet diurétique.
-Atténuation de l’effet des uricosuriques (p. ex. probénécide, sulfinpyrazone).
-Glucocorticoïdes systémiques: augmentation du risque d’ulcères et de saignements gastro-intestinaux; diminution de la concentration de salicylate pendant le traitement à la cortisone, risque d’un surdosage de salicylate au terme du traitement par des glucocorticoïdes.
-Alcool: augmentation du risque d’ulcères et de saignements gastro-intestinaux; temps de saignement prolongé.
-Allongement de la demi-vie plasmatique des pénicillines.
Grossesse / AllaitementGrossesse
L’inhibition de la synthèse de la prostaglandine peut avoir une incidence négative sur la grossesse et/ou sur le développement embryonnaire et fœtal. Selon certaines données tirées d’études épidémiologiques, l’administration d’inhibiteurs de la synthèse de la prostaglandine au début de la grossesse accroît en effet le risque de fausses couches, de malformations cardiaques et de gastroschisis. On présume que ce risque est proportionnel à la dose administrée et à la durée du traitement.
Chez les animaux, il est prouvé que l’administration d’inhibiteurs de la synthèse de la prostaglandine entraîne une augmentation des pertes pré- et post-implantatoires ainsi que de la létalité embryofœtale. En outre, une incidence accrue de différentes malformations, notamment cardiovasculaires, a été rapportée chez les animaux qui avaient reçu un inhibiteur de la synthèse de la prostaglandine pendant la phase de l’organogenèse.
Pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse, l’acide acétylsalicylique ne doit être administré qu’en cas de nécessité absolue. Si l’acide acétylsalicylique est donné à une femme qui envisage une grossesse ou qui est au premier ou au deuxième trimestre de sa grossesse, la dose doit être aussi faible et la durée du traitement aussi courte que possible.
L’acide acétylsalicylique est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse. Tous les inhibiteurs de la synthèse de la prostaglandine peuvent:
exposer le fœtus aux risques suivants:
toxicité cardiopulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire)
atteintes rénales allant jusqu’à l’insuffisance rénale et l’oligohydramniose
exposer la mère et l’enfant aux risques suivants:
allongement potentiel de la durée des saignements, un effet antiagrégant plaquettaire pouvant intervenir même après administration de doses très faibles
inhibition des contractions utérines retardant ou allongeant l’accouchement
Fécondité: l’utilisation de l’acide acétylsalicylique peut avoir un impact négatif sur la fécondité féminine et n’est dès lors pas recommandée aux femmes qui envisagent une grossesse. L’arrêt des traitements à base d’acide acétylsalicylique devrait également être envisagé chez les femmes qui ne parviennent pas à débuter une grossesse ou qui subissent des tests de fécondité.
Allaitement
Les salicylates passent dans le lait maternel. Par mesure de précaution, les femmes qui allaitent ne doivent donc pas prendre d’acide acétylsalicylique. Si le traitement s’avère indispensable, il convient alors de nourrir l’enfant au biberon.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesL’acide acétylsalicylique n’a aucun effet démontré sur l’aptitude à la conduite ou à l’utilisation de machines.
Effets indésirablesTrès fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1000, <1/100), rares (≥1/10’000, <1/1’000), très rares (<1/10’000).
De plus, d’autres effets indésirables ont été déclarés de manière spontanée concernant toutes les formulations d’acide acétylsalicylique, y compris le traitement oral à court et à long terme. Dans ces cas, la fréquence ne peut pas être indiquée.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Temps de saignement prolongé
Rares: thrombocytopénie, agranulocytose, pancytopénie, leucopénie, anémie aplasique, anémie ferriprive
Une hémolyse et une anémie hémolytique ont été rapportées chez les patients atteints d’un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD).
En raison de son effet antiagrégant plaquettaire et de la prolongation du temps de saignement, l’acide acétylsalicylique peut augmenter le risque hémorragique. Des saignements tels que saignements péri-opératoires, hématomes, épistaxis, saignements urogénitaux, saignements gingivaux ont été observés.
Dans des cas rares à très rares, des hémorragies majeures, p. ex. des hémorragies gastro-intestinales ou cérébrales ont été rapportées, en particulier chez les patients hypertendus non contrôlés et/ou sous traitement concomitant par des anticoagulants. Dans des cas isolés, ces hémorragies sont potentiellement mortelles.
Affections du système immunitaire
Occasionnels: apparition d’asthme.
Rares: réactions d’hypersensibilité sous forme d’éruptions cutanées érythémateuses/eczémateuses, urticaire, rhinite, nez bouché, bronchospasme, œdème angioneurotique, chute tensionnelle pouvant aller jusqu’à l’état de choc.
Rares: réactions cutanées graves pouvant aller jusqu’à l’érythème exsudatif polymorphe, au syndrome de Stevens-Johnson, à l’épidermolyse toxique (syndrome de Lyell).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Rares: hypoglycémie, déséquilibres acido-basiques.
Affections du système nerveux
Rares: céphalées, vertiges, acouphènes, troubles visuels, hypoacousie, états confusionnels.
Affections gastro-intestinales
Très fréquents: microhémorragies (70 %).
Fréquents: troubles gastriques.
Occasionnels: dyspepsie, nausées, vomissements.
Rares: hémorragies gastro-intestinales, ulcérations gastro-intestinales qui peuvent aboutir à une perforation dans de très rares cas.
Affections hépatobiliaires
Rares: troubles de la fonction hépatique.
Très rares: augmentation des transaminases.
Affections rénales et des voies urinaires
Rares: troubles de la fonction rénale.
Des cas d’insuffisance rénale aiguë ont été rapportés.
Autres
Très rares: syndrome de Reye (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).
SurdosageUn surdosage massif peut mettre la vie en danger. Les enfants en bas âge sont plus sensibles que les adultes.
Les symptômes d’une intoxication sévère peuvent se développer rapidement ou lentement (dans les 12-24 heures après l’absorption). Une intoxication légère est à prévoir après la prise orale d’une dose pouvant atteindre 150 mg d’AAS/kg de poids corporel, une intoxication grave est prévisible après une dose > 300 mg/kg de poids corporel.
L’absorption de l’acide acétylsalicylique peut être retardée par un ralentissement de la vidange gastrique, une formation de concrétions dans l’estomac ou des enrobages acido-résistants.
La gravité de l’intoxication ne peut pas être évaluée uniquement sur la base des concentrations plasmatiques. Un contrôle étroit par gazométrie artérielle (GA) est nécessaire, étant donné que le traitement ne repose pas sur le taux d’acide salicylique, mais sur les symptômes cliniques et la GA.
Symptômes
Céphalées, nausées, vomissements, hypoglycémie ou hyperglycémie, éruptions cutanées, vertiges, acouphènes, troubles visuels et auditifs, tremblements, états confusionnels, hyperthermie, hyperventilation, alcalose respiratoire avec compensation métabolique entraînant une acidose métabolique, troubles électrolytiques, exsiccose, convulsions, coma, insuffisance respiratoire, dysrythmies cardiaques.
Les symptômes d’une intoxication chronique aux salicylates ne sont pas spécifiques (p. ex. acouphènes, céphalées, excitation, transpiration, hyperventilation) et peuvent donc passer inaperçus.
Traitement
Face à la situation potentiellement fatale que représente une intoxication grave, il est nécessaire de prendre immédiatement les mesures qui s’imposent: hospitalisation immédiate, blocage ou diminution de la résorption par administration fractionnée de charbon actif dans les quatre premières heures (10 fois le poids du charbon par rapport à l’acide acétylsalicylique), en cas d’intoxication massive, lavage gastrique ou retrait gastroscopique des comprimés.
Contrôle et correction des électrolytes. Apport de glucose, utilisation précoce de bicarbonate de sodium pour corriger l’acidose et forcer l’élimination (pH urinaire > 8), bonne diurèse, refroidissement en cas d’hyperthermie, benzodiazépines en cas de convulsions.
Eventuellement hémodialyse en cas d’intoxications sévères.
Une décompensation entraînant la mort suite à une intubation a été décrite, par conséquent, n’intuber si possible qu’après le début de l’alcalinisation, minimiser la durée de l’apnée et veiller au maintien de l’hyperventilation.
Des informations détaillées sur le traitement peuvent être demandées à Tox Info Suisse.
Propriétés / EffetsCode ATC: N02BA01
Mécanisme d’action
L’acide acétylsalicylique (AAS) est l’ester acétique de l’acide salicylique et fait partie, en tant que représentant des salicylates, de la classe thérapeutique des analgésiques/anti-inflammatoires acides non stéroïdiens (AINS).
L’acide acétylsalicylique a des propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires.
L’effet analgésique périphérique résulte de l’inhibition de la cyclo-oxygénase et, par conséquent, de la synthèse des prostaglandines impliquées dans la genèse de la douleur. L’inhibition de l’agrégation plaquettaire, tout comme l’effet ulcérogène, la rétention de sodium et d’eau et les réactions bronchospastiques comme éventuels effets indésirables, reposent sur le même mécanisme.
L’effet antipyrétique est dû à un effet central sur le centre thermorégulateur hypothalamique, avec dilatation des vaisseaux sanguins cutanés périphériques, donc sudation et déperdition de chaleur. Cet effet central comporte probablement aussi une inhibition de la synthèse des prostaglandines, transmettrices de l’effet des pyrogènes endogènes au niveau hypothalamique.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration orale, l’acide acétylsalicylique est absorbé rapidement et complètement dans le tractus gastro-intestinal. Pendant et après la résorption, l’acide acétylsalicylique est transformé en son métabolisme principal actif, l’acide salicylique.
En ce qui concerne Alca-Direct, après une dose unitaire de 500 mg administrée par voie orale, une concentration plasmatique maximale de 6.6 µg/ml d’acide acétylsalicylique (Cmax) est atteinte en 0.45 h (tmax) et une concentration plasmatique maximale de 31.9 µg/ml d’acide salicylique (Cmax) est atteinte en 1.95 h (tmax).
Distribution
L’acide salicylique libre se distribue rapidement dans tous les tissus et espaces liquidiens. Le volume de distribution dépend de la dose et du pH, et il est de 0,1-0,2 l/kg. Aux doses cliniques habituelles, l’acide salicylique est lié à 60–90 % aux protéines plasmatiques, principalement à l’albumine; sa biodisponibilité est de 80-100 %.
L’AAS déploie ses propriétés analgésiques et antipyrétiques à des concentrations plasmatiques en salicylate de 20-100 mg/l. Après administration de 650 mg d’AAS, on mesure des pics de concentration plasmatique d’environ 50 mg/l.
L’acide salicylique passe dans le lait maternel et traverse la barrière placentaire.
Métabolisme
L’AAS est scindé par estérolyse au niveau de l’estomac déjà, de la paroi intestinale et lors du premier passage hépatique («first-pass-effect») peu après sa résorption, et il a donc une demi-vie relativement brève, de l’ordre de 15 minutes. La biotransformation de l’acide salicylique se fait surtout dans le foie. La liaison de l’acide salicylique à la glycine donne de l’acide salicylurique qui, après conjugaison à l’acide glucuronique ou à l’acide sulfurique, est encore transformé. La demi-vie plasmatique de l’acide salicylique, après la prise de doses faibles (< 2-3 g par jour) est de 2–3 h, et de 15-30 h après la prise de > 3.0 g.
Elimination
L’élimination se fait presque entièrement par voie rénale sous forme d’acide salicylique (env. 10 %), d’acide salicylurique (env. 75 %) et de conjugués de l’acide salicylurique (env. 10 %).
En plus de la dose, le pH urinaire en particulier joue un rôle déterminant dans les proportions relatives des métabolites éliminés par voie rénale. Dans le domaine basique, l’acide salicylique se trouve sous forme dissociée, de salicylate, et il n’est pas réabsorbé par les tubes. Ce qui fait que les proportions de l’AAS ingéré éliminées sous forme de salicylate libre sont considérablement plus élevées que dans l’urine acide.
Cinétique pour certains groupes de patients
Insuffisance hépatique:
Comme la métabolisation de l’AAS et de l’acide salicylique se fait essentiellement au niveau du foie, il faut prévoir un ralentissement de la dégradation des salicylates (accumulation).
Insuffisance rénale:
La vitesse de dégradation de l’acide salicylique dans le plasma sanguin n’est pas altérée en cas d’insuffisance rénale; par contre, la concentration en métabolites inactifs de l’acide salicylique augmente, surtout celle de l’acide salicylique conjugué.
Personnes âgées:
Aucune expérience spéciale n’a été faite sur la cinétique chez les personnes âgées.
Enfants:
Chez le nourrisson et l’enfant, la liaison aux protéines plasmatiques est moindre. Aucune expérience spéciale n’a par ailleurs été faite sur la cinétique chez l’enfant.
Données précliniquesLe profil de sécurité préclinique de l’acide acétylsalicylique est bien documenté. Au cours des expérimentations animales, les salicylates n’ont provoqué, à part des lésions rénales, aucune autre lésion d’organe.
L’acide acétylsalicylique a fait l’objet d’études approfondies portant sur la mutagénicité et la carcinogénicité; aucun indice probant suggérant un potentiel mutagène ou carcinogène n’a été observé.
Les salicylates ont montré des effets embryotoxiques et également tératogènes sur toute une série d’espèces animales (p. ex. malformations au niveau du cœur, du squelette, gastroschisis).
Par ailleurs, il existe des rapports concernant des troubles de l’implantation, des effets fœtotoxiques ainsi que des perturbations de la capacité d’apprentissage chez les descendants après l’administration de salicylates pendant la période de gestation.
Remarques particulièresStabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15-25 °C). Tenir le médicament hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation65859 (Swissmedic)
PrésentationEmballage de 14 sachets [D]
Titulaire de l’autorisationMelisana AG, 8004 Zurich
Mise à jour de l’informationFévrier 2016
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