Information destinée aux professionnels Kinpeygo® 4 mg, gélules à libération modifiée Spirig HealthCare AG CompositionPrincipes actifs
Budésonide
Excipients
Contenu des gélules
Sphères de sucre, hypromellose, macrogol 400, acide citrique monohydraté, éthylcellulose, triglycérides à chaîne moyenne, acide oléique.
Enveloppe des gélules
Hypromellose, macrogol 400, dioxyde de titane (E171), copolymères d'acide méthacrylique et de méthacrylate de méthyle, talc, sébacate de dibutyle.
Encre d'imprimerie
Gomme-laque, oxyde de fer noir (E172).
1 gélule contient 230 mg de saccharose.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité1 gélule avec libération modifiée du principe actif contient 4 mg de budésonide.
Indications/Possibilités d’emploiKinpeygo est indiqué dans le traitement des adultes atteints de néphropathie à immunoglobulines A (IgA) primitive (NIgA) avec protéinurie ≥ 1,0 g/jour (ou rapport protéines/créatinine urinaire ≥0,8 g/gramme).
Posologie/Mode d’emploiLa dose recommandée est de 16 mg une fois par jour le matin, au moins une heure avant le repas, pendant une durée initiale de 9 mois. Lorsque le traitement doit être interrompu, la dose doit être réduite à 8 mg une fois par jour pendant 2 semaines de traitement; la dose peut être réduite à 4 mg une fois par jour pendant 2 semaines supplémentaires, à la discrétion du médecin traitant.
Un nouveau traitement peut être envisagé à la discrétion du médecin traitant. La sécurité et l'efficacité du traitement par des cures ultérieures de Kinpeygo n'ont pas été établies.
Si le patient oublie de prendre Kinpeygo, il doit prendre Kinpeygo le lendemain, le matin comme d'habitude. Le patient ne doit pas doubler la dose quotidienne pour compenser une dose qu'il a oublié de prendre.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
La sécurité et l'efficacité des gélules de Kinpeygo chez les patients présentant une insuffisance hépatique n'ont pas été étudiées (voir rubriques "Contre-indications" et "Mises en garde et précautions" ).
Kinpeygo est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh) (voir rubriques "Contre-indications" , "Mises en garde et précautions" et "Pharmacocinétique" )
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
La pharmacocinétique du budésonide ne devrait pas être modifiée chez les patients présentant une insuffisance rénale.
Patients âgés
L'expérience de l'utilisation de Kinpeygo chez les personnes âgées est limitée. Cependant, d'après les données cliniques disponibles, l'efficacité et la sécurité de Kinpeygo devraient être similaires à celles des autres groupes d'âge étudiés.
Enfants et adolescents
La sécurité et l'efficacité des gélules de Kinpeygo chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans n'ont pas encore été établies. Aucune donnée n'est disponible.
Mode d'administration
Kinpeygo est destiné à une utilisation par voie orale. Les gélules à libération modifiée doivent être avalées entières avec un verre d'eau le matin, au moins une heure avant le repas (voir rubrique "Pharmacocinétique" ). Les gélules ne doivent pas être ouvertes, écrasées ou mâchées, car cela pourrait affecter le profil de libération.
Contre-indicationsHypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients de Kinpeygo.
Patients présentant une insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh).
Mises en garde et précautionsHypercorticisme et suppression de l'axe HHS
Lorsque les glucocorticoïdes sont utilisés de manière chronique, des effets systémiques tels que l'hypercorticisme et la suppression surrénalienne peuvent survenir. Les glucocorticoïdes peuvent réduire la réponse de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HHS) au stress. Dans les situations où les patients sont soumis à une intervention chirurgicale ou à d'autres situations de stress, une supplémentation avec un glucocorticoïde systémique est recommandée.
Étant donné que Kinpeygo contient un glucocorticoïde, des mises en garde générales concernant les glucocorticoïdes, telles qu'indiquées ci-dessous, doivent être suivies.
Les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh) doivent faire l'objet d'une surveillance accrue des signes et/ou symptômes d'hypercorticisme.
Symptômes du sevrage des stéroïdes chez les patients dont la corticothérapie systémique a été substituée par le budésonide
Les patients qui passent d'un traitement par glucocorticoïdes à biodisponibilité systémique élevée à des glucocorticoïdes à biodisponibilité systémique moindre, tels que le budésonide, doivent être surveillés étant donné que des symptômes attribués à l'arrêt de la corticothérapie, y compris ceux de la suppression aiguë de l'axe HHS ou de l'hypertension intracrânienne bénigne, peuvent se développer. Une surveillance de la fonction adrénocorticale peut être nécessaire chez ces patients et la dose de traitement par glucocorticoïdes ayant des effets systémiques élevés doit être réduite avec prudence.
Le remplacement des glucocorticoïdes systémiques par le budésonide peut démasquer des allergies (par exemple rhinite et eczéma), qui étaient auparavant contrôlées par le médicament systémique.
Troubles de la fonction hépatique
Les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère (classe B ou C de Child-Pugh respectivement) pourraient présenter un risque accru d'hypercorticisme et de suppression de l'axe HHS en raison d'une exposition systémique accrue au budésonide par voie orale.
Infections
Les patients qui prennent des médicaments qui dépriment le système immunitaire sont plus exposés aux infections que les individus en bonne santé. La varicelle et la rougeole, par exemple, peuvent avoir une évolution plus grave, voire fatale, chez les patients sensibles ou chez les patients recevant des doses immunosuppressives de glucocorticoïdes. Chez les patients qui n'ont pas déjà contracté ces maladies, il convient de prendre des précautions particulières afin d'éviter toute exposition.
La manière dont la dose, la voie d'administration et la durée de l'administration des glucocorticoïdes influent sur le risque de développer une infection disséminée n'est pas connue. La contribution de la maladie sous-jacente et/ou d'un traitement antérieur par glucocorticoïdes au risque n'est pas non plus connue. En cas d'exposition à la varicelle, un traitement par des immunoglobulines contre le virus varicelle-zona (VarIg) ou un mélange d'immunoglobulines intraveineuses (IgIV), selon le cas, peut être indiqué. En cas d'exposition à la rougeole, une prophylaxie par un mélange d'immunoglobulines intramusculaires (IgIM) peut être indiquée. (Voir les résumés des caractéristiques du produit pour les VarIg et les IgIM). Si la varicelle se développe, un traitement par des agents antiviraux peut être envisagé.
Les glucocorticoïdes doivent être utilisés avec prudence, si tant est qu'ils soient utilisés, chez les patients présentant une infection tuberculeuse active ou latente, des infections fongiques, bactériennes, virales systémiques ou parasitaires non traitées, ou un herpès simplex oculaire.
Les vaccinations sont en principe possibles. Il faut toutefois tenir compte du fait que la réponse immunitaire et donc l'efficacité du vaccin peuvent être altérées.
Prudence en présence de pathologies spécifiques
Les patients souffrant d'infections, d'hypertension, de diabète sucré, d'ostéoporose, d'ulcère peptique, de glaucome ou de cataracte, ou présentant une prédisposition familiale au diabète ou au glaucome, ou présentant toute autre pathologie pour laquelle l'utilisation de glucocorticoïdes peut être associée à un risque accru d'effets indésirables, doivent être surveillés.
Troubles de la vision
Des troubles visuels peuvent survenir lors de la prise systémique et topique de glucocorticoïdes. Si un patient présente des symptômes tels qu'une vision floue ou d'autres troubles visuels, il convient de l'envoyer vers un ophtalmologue pour une évaluation des causes possibles, qui peuvent inclure la cataracte, le glaucome ou des maladies rares telles que la choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) qui ont été signalées après la prise de glucocorticoïdes systémiques et topiques.
Traitement concommittant par des inhibiteurs puissants du CYP3A4
Il est attendu qu'un traitement concomitant par des inhibiteurs puissants du CYP3A4, y compris les produits contenant du kétoconazole et du cobicistat, augmente le risque d'effets indésirables systémiques attribuables au budésonide. L'association doit être évitée, à moins que le bénéfice ne l'emporte sur le risque accru d'effets indésirables systémiques des glucocorticoïdes. Si cela n'est pas possible, la période entre les traitements doit être aussi longue que possible et une réduction de la dose de budésonide à 8 mg par jour peut également être envisagée (voir rubrique "Interactions" ).
Après une consommation importante de jus de pamplemousse (qui inhibe l'activité du CYP3A4 principalement dans la muqueuse intestinale), l'exposition systémique au budésonide après administration orale est multipliée par deux environ. Comme pour les autres médicaments principalement métabolisés par le CYP3A4, l'ingestion régulière de pamplemousse ou de son jus doit être évitée lors de l'administration de Kinpeygo (d'autres jus tels que le jus d'orange ou le jus de pomme n'inhibent pas le CYP3A4). Voir également rubrique "Interactions" .
Test de stimulation de l'ACTH
Étant donné que la fonction surrénalienne peut être supprimée, un test de stimulation de l'ACTH visant à diagnostiquer une insuffisance hypophysaire pourrait donner de faux résultats (valeurs faibles).
Saccharose
Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d'intolérance au fructose-galactose, de malabsorption du glucose-galactose ou de déficience en sucrase-isomaltase ne doivent pas prendre ce médicament.
InteractionsLe traitement par budésonide peut réduire le potassium sérique, ce qui doit être pris en considération lorsque Kinpeygo est administré en association avec un médicament dont les effets pharmacologiques peuvent être potentialisés par un faible taux de potassium sérique, notamment les glucosides cardiaques, ou lorsqu'il est administré en association avec des diurétiques qui réduisent le potassium sérique.
Effet de Kinpeygo sur d'autres médicaments
En raison de sa faible affinité pour le CYP3A4 et la P-gp, ainsi que de sa formulation, de ses propriétés pharmacocinétiques (PC) et de sa faible exposition systémique, il est peu probable que Kinpeygo influence l'exposition systémique aux autres médicaments.
Effet d'autres médicaments sur Kinpeygo
Médicaments/molécules qui inhibent le CYP3A4
Le budésonide est métabolisé par le CYP3A4. Les puissants inhibiteurs du CYP3A4 peuvent augmenter les taux plasmatiques de budésonide. L'administration concomitante de kétoconazole, un puissant inhibiteur du CYP3A4, ou l'ingestion de jus de pamplemousse a entraîné une augmentation de 6,5 fois et de 2 fois, respectivement, de la biodisponibilité du budésonide, par rapport au budésonide seul.
Ainsi, des interactions cliniquement pertinentes avec les inhibiteurs puissants du CYP3A, tels que le kétoconazole, l'itraconazole, le ritonavir, l'indinavir, le saquinavir, l'érythromycine, la ciclosporine et le jus de pamplemousse, sont à prévoir et peuvent augmenter les concentrations systémiques de budésonide (voir rubriques "Mises en garde et précautions" et "Pharmacocinétique" ).
Médicaments/molécules qui induisent le CYP3A4
Un traitement concomitant par des inducteurs du CYP3A4 tels que la carbamazépine peut réduire l'exposition systémique au budésonide.
Contraceptifs oraux
Les contraceptifs oraux contenant de l'éthinylestradiol, qui sont également métabolisés par le CYP3A4, n'affectent pas la pharmacocinétique du budésonide.
Inhibiteurs de la pompe à protons
La pharmacocinétique du budésonide n'a pas été évaluée en association avec des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Dans une étude évaluant le pH intragastrique et intraduodénal chez des volontaires sains après l'administration répétée de l'IPP oméprazole 40 mg une fois par jour, le pH intragastrique et intraduodénal n'a pas dépassé le niveau nécessaire à la désintégration de Kinpeygo. Au-delà du duodénum, il est peu probable que les IPP tels que l'oméprazole affectent le pH.
Grossesse, allaitementGrossesse
Il convient d'éviter l'administration pendant la grossesse, sauf si des raisons impérieuses justifient un traitement par Kinpeygo. Il n'existe que peu de données sur les issues de grossesse après administration orale de budésonide chez l'homme. Bien que les données sur l'utilisation de budésonide inhalé au cours d'un grand nombre de grossesses exposées n'indiquent aucun effet indésirable, il est attendu que la concentration maximale de budésonide dans le plasma soit plus élevée avec le traitement par Kinpeygo qu'avec le budésonide inhalé. Chez des animaux en gestation, il a été démontré que le budésonide, comme d'autres glucocorticoïdes, provoque des anomalies du développement foetal (voir rubrique "Données précliniques" ). La pertinence de cette observation pour l'Homme n'a pas été étudiée jusqu'ici.
Par conséquent, Kinpeygo ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, à moins que l'état clinique de la patiente ne justifie le traitement par budésonide. Les bénéfices attendus pour la femme enceinte doivent être évalués par rapport au risque potentiel pour le foetus.
Il a été constaté que le budésonide traverse la barrière placentaire. La pertinence de cette observation pour l'Homme n'a pas été étudiée.
Une insuffisance surrénalienne peut survenir chez les nouveau-nés exposés aux glucocorticoïdes in utero. Il convient par conséquent d'observer attentivement les nouveau-nés pour détecter les signes et les symptômes d'une insuffisance surrénalienne.
Allaitement
Le budésonide est excrété dans le lait maternel.
Aucune étude sur la lactation n'a été réalisée avec le budésonide par voie orale, y compris Kinpeygo, et aucune information n'est disponible sur les effets du médicament sur le nourrisson allaité ou sur les effets du médicament sur la production de lait. Un risque pour les nourrissons allaités ne peut être exclu.
Si Kinpeygo est utilisé lorsque la mère allaite, la décision doit être prise soit d'interrompre l'allaitement, soit d'interrompre/de s'abstenir du traitement par budésonide en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Il n'existe aucune donnée sur les effets du budésonide sur la fertilité humaine. Aucun effet sur la fertilité chez le rat n'a été observé après un traitement par budésonide.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesAucune étude concernant les effets de Kinpeygo sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été réalisée. Il est attendu que l'influence de Kinpeygo sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines soit nulle ou négligeable.
Effets indésirablesDans l'étude clinique de phase III menée auprès de 389 patients (dont 195 traités par Kinpeygo) atteints de néphropathie à immunoglobulines A primitive, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés pendant une durée de traitement allant jusqu'à 9 mois étaient l'hypokaliémie (13% des patients traités par Kinpeygo), l'acné (10%), l'œdème périphérique (5%), l'œdème facial (5%), la prise de poids (5%) et l'augmentation du nombre de leucocytes (5%); ces événements étaient principalement de gravité légère ou modérée et réversibles, ce qui s'explique par la faible exposition systémique au budésonide après administration orale.
Les effets indésirables rapportés dans l'étude clinique de phase III menée dans le cadre de l'autorisation de mise sur le marché de Kinpeygo et dans les données post-commercialisation de Kinpeygo sont énumérés ci-dessous.
Les effets indésirables sont rangés par classe de système d'organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante:
"très fréquents" (≥1/10),
"fréquents" (≥1/100 à <1/10),
"occasionnels" (≥1/1000 à <1/100),
"rares" (≥1/10 000 à <1/1000),
"très rares" (<1/10 000).
"Fréquence inconnue" (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquent: augmentation du nombre de globules blancs, augmentation du nombre de neutrophiles.
Affections endocriniennes
Très fréquent: hypokaliémie (13%)
Fréquent: syndrome de Cushing
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: diabète sucré*
Affections occulaires
Rare: vision floue (voir également rublique "Mises en garde et précautions" )
Affections vasculaires
Fréquent: hypertension
Affections gastro-intestinales
Fréquent: dyspepsie
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent: réactions cutanées (acné (10%), dermatite)
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquent: spasmes musculaires
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquent: oedème périphérique, oedème facial, prise de poids
* Tous les patients présentant une nouvelle apparition du diabète diagnostiquée pendant ou après le traitement par Kinpeygo présentaient, avant le début du traitement, une glycémie à jeun et un taux de HbA1c indiquant un pré-diabète (HbA1c ≥5,7% ou glycémie à jeun ≥100 mg/dl).
Effets indésirables rapportés lors de l'utilisation dans une autre indication avec le même principe actif, mais pas encore rapportés avec ce médicament (fréquence pour l'indication IgAN donc encore inconnue):
Réaction anaphylactique, réactions d'hypersensibilité comme l'angio-oedème
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Augmentation de l'excrétion de potassium, diminution de la tolérance au glucose, rétention de sodium avec formation d'oedème, inactivité ou atrophie des glandes surrénales
Affections psychiatriques
Dépression, euphorie, agitation, insomnie, fluctuations de l'humeur, anxiété, aggression
Affections du système nerveux
Tremblements, hyperactivité psychomotrice
Affections occulaires
Vision trouble, cataracte, y compris cataracte sous-capsulaire, glaucome
Affections cardiaques
Palpitations
Affections vasculaires
Augmentation du risque de thrombose, vascularite (syndrome de sevrage après un traitement de longue durée)
Affections gastro-intestinales
Pancréatite, troubles gastriques, ulcère gastrique et duodénal
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Exanthème allergique, urticaire, ecchymoses, stries rouges, pétéchies, acné stéroïdienne, retard de cicatrisation, dermatite de contact
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Ostéonécrose aseptique (tête fémorale et humérale), ostéoporose, retard de croissance chez les enfants
Affections des organes génitaux et du sein
Troubles de la sécrétion des hormones sexuelles (par exemple, aménorrhée, troubles menstruels, hirsutisme et impuissance).
Effets potentiels de la classe:
Seuls les effets de classe des glucocorticoïdes qui n'ont pas encore été rapportés pour le budésonide sont répertoriés (donc fréquence inconnue). Ces effets indésirables dépendent de la dose, de la durée du traitement, de la prise simultanée et antérieure de glucocorticoïdes et de la sensibilité individuelle:
faiblesse musculaire, troubles psychiques.
Population pédiatrique
Aucune donnée disponible.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageLes cas de toxicité aiguë ou de décès suite à un surdosage en glucocorticoïdes sont rares. Un surdosage aigu, même en doses excessives, ne devrait pas avoir de conséquences cliniquement significatives. En cas de surdosage aigu, aucun antidote spécifique n'est disponible. Le traitement consiste en un traitement symptomatique et de soutien.
Il convient de procéder immédiatement à un lavage gastrique ou à un vomissement provoqué, suivi d'un traitement symptomatique et de soutien.
En cas de surdosage chronique, des effets corticostéroïdes systémiques tels que l'hypercorticisme et la suppression de la fonction surrénalienne peuvent apparaître.
Propriétés/EffetsCode ATC
A07EA06
Mécanisme d'action
L'action prévue de Kinpeygo est la suppression des lymphocytes B de la muqueuse, situés dans les plaques de Peyer dans l'iléon où la plus grande partie des anticorps IgA1 galactose-déficients (Gd-IgA1) sont produits. On s'attend à ce que l'inhibition de leur prolifération et de leur différenciation en plasmocytes réduise l'apparition d'anticorps de Gd-IgA1 et donc la formation de complexes immuns dans la circulation systémique, empêchant ainsi les effets en aval des dépôts mésangiaux glomérulaires de complexes immuns contenant des Gd-IgA1, qui se manifestent sous forme de glomérulonéphrite et de perte de la fonction rénale.
Pharmacodynamique
Kinpeygo est une formulation orale de budésonide sous forme de gélule à libération modifiée qui combine une désintégration retardée de la gélule et une libération prolongée de la substance active budésonide dans l'iléon. En orientant la libération de budésonide vers l'iléon, où les plaques de Peyer ont une densité élevée, on prévoit un effet pharmacologique local.
Efficacité clinique
Néphropathie à IgA primitive
L'efficacité de Kinpeygo a été démontrée dans l'étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo NefIgArd menée auprès de patients adultes atteints d'IgAN primitive confirmée par biopsie et présentant une protéinurie persistante (rapport protéines/créatinine urinaire (UPCR) ≥0,8 g/g ou une protéinurie ≥1 g/24 h lors de deux mesures consécutives sur une période de ≥2 semaines) et un DFGe de 35 à 90 ml/min/1,73 m², qui recevaient une dose optimisée (dose maximale autorisée ou dose maximale tolérée) d'un traitement inhibiteur du système rénine-angiotensine (SRA) comme traitement standard. Ont été exclus de l'étude les patients présentant un diabète sucré de type 1 ou 2 insuffisamment contrôlé (HbA1c > 8%), une IgAN secondaire ou une glomérulonéphrite non IgAN, une pression artérielle non optimale (≥140/90 mmHg) ou ayant subi une transplantation rénale.
L'étude a évalué l'effet de Kinpeygo sur le déclin de la fonction rénale, mesurée par le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe), et sur la réduction de la protéinurie, mesurée par le rapport protéines/créatinine dans les urines (UPCR).
L'étude NefIgArd, qui comprenait un total de 364 patients dans la série d'analyse complète, comportait deux parties.
La partie A comprenait une période de sélection suivie d'une période de traitement en aveugle de 9 mois, au cours de laquelle 364 patients éligibles ont été randomisés selon un rapport 1:1 pour recevoir soit Kinpeygo à raison de 16 mg/jour (182 patients), soit un placebo (182 patients), suivie d'une période de suivi de 3 mois comprenant une phase de sevrage progressif de 2 semaines. La randomisation a été stratifiée en fonction de la protéinurie initiale (<2 g/24 heures ou ≥2 g/24 heures), du DFGe (<60 ml/min/1,73 m² ou ≥60 ml/min/1,73 m²) et de la région géographique (Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud ou Asie-Pacifique).
La partie B comprenait une phase supplémentaire de suivi en double aveugle de 12 mois sans traitement, ce qui a porté la durée totale de l'étude NefIgArd à 24 mois. Les patients devaient maintenir une dose stable de traitement par inhibiteur du SRA pendant toute la durée de l'étude (parties A et B).
Le critère d'évaluation primaire de l'étude était la moyenne pondérée dans le temps du DFGe sur 2 ans, représentée par l'aire sous la courbe (ASC) et calculée comme moyenne pondérée dans le temps. Le premier critère d'évaluation secondaire de l'efficacité était défini comme le délai avant une réduction de 30% du DFGe par rapport à la valeur initiale.
La variation moyenne du DFGe par rapport à la valeur initiale sur deux ans (ml/min/1,73 m²) était de - 2,47 (IC à 95%: - 3,88 à 1,02) dans le groupe traité par Kinpeygo, contre -7,52 (IC à 95%: - 8,83 à - 6,18) dans le groupe traité par placebo. L'effet thérapeutique de Kinpeygo correspondait ainsi à une différence moyenne du DFGe sur deux ans de 5,05 ml/min/1,73 m² (IC à 95%: 3,24 à 7,38, p<0,0001) par rapport au placebo.
Le délai avant une réduction confirmée de 30% du DFGe était significativement plus long chez les patients recevant Kinpeygo que chez ceux recevant un placebo (HR 0,45; IC à 95% 0,26 à 0,75, p=0,0014).
Pédiatrie
Kinpeygo n'a pas été étudié chez les enfants et les adolescents atteints de NIgA.
PharmacocinétiqueAbsorption
La formulation de Kinpeygo est conçue pour libérer localement du budésonide dans l'iléon. L'absorption orale du budésonide semble être complète et rapide, tandis que la biodisponibilité systémique est faible en raison du métabolisme de premier passage élevé (environ 10%).
Après administration orale unique de Kinpeygo 16 mg à des sujets sains, la moyenne géométrique Cmax variait entre 3,2 et 4,4 ng/ml, et l'ASC(0-24) variait entre 24,1 et 24,8 ng/ml×h.
Aucun effet cliniquement pertinent de l'alimentation n'a été observé sur l'exposition systémique globale du budésonide lors d'un repas modéré ou riche en graisses consommé une heure après l'administration.
Distribution
Le budésonide est rapidement et largement distribué dans les tissus et les organes. Environ 85 à 90% du budésonide se lie aux protéines plasmatiques dans le sang à des concentrations comprises entre 1 et 100 nmol/l. Le volume de distribution à l'état d'équilibre est de 3 à 4 l/kg.
Métabolisme
Le budésonide est rapidement métabolisé par le foie (et, dans une moindre mesure, par l'intestin), principalement par des voies d'oxydation via le CYP3A4 en deux métabolites principaux, la 16α-hydroxyprednisolone et le 6β-hydroxybudésonide, qui présentent moins de 1% de l'affinité pour les récepteurs aux glucocorticoïdes et de l'activité anti-inflammatoire du budésonide.
Le métabolisme du budésonide est 2 à 5 fois plus rapide que celui de l'hydrocortisone et 8 à 15 fois plus rapide que celui de la prednisolone.
Élimination
Le budésonide présente un taux élevé de clairance d'environ 72 à 80 l/h, ce qui est proche du débit sanguin hépatique estimé, et suggère par conséquent que le budésonide est un médicament à forte clairance hépatique.
Le T½ pour le budésonide après administration de Kinpeygo variait entre 5 et 6,8 heures dans les études menées auprès de volontaires sains.
Le budésonide est excrété dans les urines et les selles sous forme de métabolites. Les principaux métabolites, y compris la 16α-hydroxyprednisolone et le 6β-hydroxybudésonide, sont principalement excrétés par voie rénale, intacts ou sous des formes conjuguées. Du budésonide inchangé n'a pas été détecté dans les urines.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
Le budésonide est principalement métabolisé par biotransformation hépatique.
Chez les sujets présentant une insuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh), la disponibilité systémique du budésonide administré par voie orale était 3,5 fois plus élevée (27%) que chez les volontaires sains (disponibilité systémique 7,4%). Aucune augmentation cliniquement significative de la disponibilité systémique n'a été observée chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (classe A de Child-Pugh).
Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère n'ont pas été étudiés.
Troubles de la fonction rénale
Le budésonide intact n'est pas excrété par voie rénale. Les principaux métabolites du budésonide, qui ont une activité glucocorticoïdique négligeable, sont largement (60%) excrétés dans l'urine.
Enfants et adolescents
Kinpeygo n'a pas été étudié chez les enfants et les adolescents.
Données précliniquesLa sécurité préclinique du budésonide a été documentée lors des études menées au cours du développement d'autres formulations de ce composé. Aucune étude préclinique n'a été menée avec la formulation Kinpeygo elle-même.
Les résultats d'études de toxicité aiguë, subaiguë et chronique montrent que les effets systémiques du budésonide, par exemple une diminution de la prise de poids corporel et une atrophie des tissus lymphoïdes et du cortex surrénal, sont moins graves ou similaires à ceux observés après administration d'autres glucocorticoïdes.
Le budésonide, évalué dans six systèmes d'essai différents, n'a montré aucun signe d'effets mutagènes ou clastogènes.
L'incidence accrue de gliomes cérébraux chez les rats mâles observée dans le cadre d'une étude de carcinogénicité n'a pas pu être confirmée dans le cadre d'une étude répétée, dans laquelle le taux d'incidence des gliomes ne différait pas entre les groupes sous traitement actif (budésonide, prednisolone, acétonide de triamcinolone) et le groupe témoin.
Les modifications hépatiques (néoplasmes hépatocellulaires primaires) observées chez les rats mâles dans l'étude initiale de carcinogénicité ont été constatées à nouveau dans l'étude répétée avec le budésonide, ainsi qu'avec les glucocorticoïdes de référence. Ces effets sont très probablement liés à l'effet d'un récepteur et représentent donc un effet de classe chez cette espèce.
Les données cliniques disponibles montrent qu'il n'existe aucune indication que le budésonide ou d'autres glucocorticoïdes induisent des gliomes cérébraux ou des néoplasmes hépatocellulaires primaires chez l'homme.
Le budésonide n'a eu aucun effet sur la fertilité chez les rats. Chez les femelles gestantes, il a été démontré que le budésonide, comme d'autres glucocorticoïdes, provoque la mort foetale et des anomalies du développement foetal (taille réduite de la portée, retard de croissance intra-utérin des foetus et anomalies squelettiques). La pertinence clinique de ces résultats pour l'Homme n'a pas été établie (voir rubrique "Grossesse, Allaitement" ).
La toxicité des gélules à libération modifiée de budésonide, en particulier sur le tractus gastro-intestinal, a été étudiée chez le singe cynomolgus à des doses allant jusqu'à 5 mg/kg (environ 15 fois la dose quotidienne de Kinpeygo recommandée chez l'homme sur la base du poids corporel) après une administration orale répétée pendant une durée allant jusqu'à 6 mois. Aucun effet n'a été observé dans le tractus gastro-intestinal, que ce soit à la suite d'un examen mascroscopique ou histopathologique.
Remarques particulièresIncompatibilités
Non pertinent.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 25°C. Conserver dans l'emballage d'origine. Conserver hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation69205 (Swissmedic).
Présentation4 mg: boîtes de 28 et de 120 gélules [B].
Titulaire de l’autorisationSpirig HealthCare SA, 4622 Egerkingen.
Mise à jour de l’informationJuillet 2025
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