| 1 Changements de l'information professionelle Mercilon |
- +-Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
- +oThrombo-embolieveineuse(patientetraitéepardesanticoagulants)ouantécédentsde TEV(p.ex.thromboseveineuseprofondeouemboliepulmonaire)
- +o Facteurs de risque majeurs de thrombo-embolie veineuse tels que:
- +− Prédispositionconnue,héréditaireouacquise,tellequ’unerésistanceàlaprotéineC activée(PCa)(ycomprisunemutationdufacteurVdeLeiden),undéficiten antithrombineIII,undéficitenprotéineC,undéficitenprotéineS
- +o Présencesimultanéedemultiplesfacteursderisquedethrombo-embolieveineuse,selon tableausouslarubrique "Misesengardeetprécautions" .
- +-Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
- +o Thromboembolieartérielle,antécédentsdeTEAouprodromesdeTEA(p.ex.anginede poitrine,infarctusdumyocarde,accidentischémiquetransitoire,accidentvasculaire cérébral)
- +o FacteursderisquemajeursdeTEAcomme
- +− diabèteaveccomplicationsvasculaires
- +− hypertension artérielle sévère
- +− dyslipoprotéinémie sévère
- +− antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux (même durant l’anamnèse)
- +− prédisposition héréditaire ou acquise à la TEA, telle qu’une hyperhomocystéinémie ou la présence d’anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique)
- +o Présence simultanée de multiples facteurs de risque de TEA, selon tableau sous la rubrique "Mises en garde et précautions" .
- +-Affection hépatique sévère ou antécédent d’affection hépatique sévère, en l’absence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques;
- +-Utilisation concomitante de l’une des associations de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, glécaprévir/pibrentasvir et sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir(médicaments utilisés pour le traitement de l’hépatite C) (voir sous "Mises en garde et précautions" et sous "Interactions" )
- +-Tumeur hépatique (bénigne ou maligne) ou antécédent de tumeur hépatique;
- +-Affections malignes connues ou suspectées des organes génitaux ou des seins, si ces affections sont hormono-dépendantes
- +-Saignements vaginaux d’origine inconnue;
- +-Présence ou antécédents connus de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie sévère;
- +-Grossesse confirmée ou suspicion de grossesse;
- +-Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients de Mercilon.
- +Mises en garde et précautions
- +Le risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) et de thrombo-embolie artérielle (TEA) est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n’en utilisent pas. Les mises en garde et précautions décrites ci-après doivent être prises en considération avant toute prescription (voir "Risque de thrombo-embolie veineuse [TEV]" et "Risque de thrombo-embolie artérielle [TEA]" ). Il est en outre important d’informer la patiente des risques d’accidents thromboemboliques veineux et artériels, des facteurs de risques vasculaires et en particulier des symptômes de TEV et de TEA ainsi que des mesures à prendre en présence de ces symptômes et de suspicion de thrombose (voir "Symptômes de TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]" et "Symptômes de TEA" ).
- +Avant de prescrire un CHC tel que Mercilon, les bénéfices associés à son utilisation doivent être évalués par rapport aux maladies/risques détaillés ci-dessous. Le degré de gravité de chaque facteur individuel ainsi que la présence concomitante de plusieurs facteurs de risque doivent être pris en compte et discutés avec la patiente (voir également "Contre-indications" ). La patiente est en outre invitée à lire attentivement la notice d’emballage et à suivre les conseils qui y figurent.
- +Avant le début ou le renouvellement de la prise d’un CHC tel que Mercilon, il est nécessaire de procéder à une anamnèse personnelle et familiale minutieuse ainsi qu’à un examen général et gynécologique approfondi en prenant en compte les contre-indications et les mises en garde/précautions afin de dépister les affections nécessitant un traitement ainsi que les états à risque, et de pouvoir exclure l’éventualité d’une grossesse. Ces examens comprennent généralement une mesure de la tension artérielle, un examen des seins, de l’abdomen et des organes pelviens avec frottis cytologique du col et examens de laboratoire appropriés.
- +Les examens doivent être répétés à intervalle régulier pendant la durée d’utilisation des CHC. Le type et la fréquence des examens doivent toutefois être déterminés individuellement et se référer aux directives de la Société suisse de gynécologie et d’obstétrique (SSGO). Les contre-indications (p. ex. accident ischémique transitoire) et les facteurs de risque (p.ex. anamnèse familiale de thrombose veineuse ou artérielle; voir "Facteurs de risque de TEV" et "Facteurs de risque de TEA" ) peuvent apparaître pour la première fois en cours d’utilisation d’un CHC et doivent dès lors être recherchés lors de chaque contrôle.
- +Motifs imposant l’arrêt immédiat de la prise du médicament
- +La patiente doit être informée qu’en cas d’apparition de l’une des contre-indications précitées ou de l’une des situations suivantes, il lui faut consulter au plus vite un médecin, qui décidera de la poursuite ou de l’arrêt de la prise du CHC:
- +-Episode inaugural ou aggravation de céphalées de type migraineux ou augmentation de la fréquence de maux de tête d’intensité inhabituelle;
- +apparition brutale de troubles de la vision, de l’audition, du langage ou d’autres troubles sensoriels;
- +dès les premiers signes d’événements thromboemboliques (voir "Symptômes de TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]" et "Symptômes de TEA" );
- +-4 semaines au moins avant une intervention chirurgicale programmée et pendant une immobilisation p.ex. à la suite d’un accident ou d’une opération;
- +augmentation cliniquement significative de la pression artérielle (confirmée par des mesures répétées);
- +survenue d’un ictère, d’une hépatite ou d’un prurit généralisé;
- +vives douleurs abdominales dans la région sus-ombilicale ou hépatomégalie;
- +états dépressifs graves;
- +grossesse.
- +Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)
- +Le risque de TEV est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n’en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC, tels que Mercilon, peut être jusqu’à deux fois plus élevé.
- +La décision d’utiliser le médicament doit être prise uniquement après un entretien approfondi avec la patiente, afin de s’assurer qu’elle comprenne:
- +-Le risque de TEV associé à Mercilon;
- +-Comment ses facteurs de risque personnels influent sur ce risque?
- +-Le risque plus élevé de développer une TEV pendant la première année d’utilisation (et en particulier pendant les 3 premiers mois);
- +-Le risque accru de TEV aussi bien lors de la première prise d’un CHC que lors de la reprise du même ou d’un autre CHC après une interruption d’au moins 4 semaines ou plus;
- +-Mercilon est un médicament. En cas d’accident ou d’intervention chirurgicale, la patiente doit informer le médecin traitant qu’elle prend Mercilon.
- +Environ 2 femmes sur 10 000 n’utilisant pas de CHC et qui ne sont pas enceintes développeront une TEV au cours d’une année. Le risque peut toutefois être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque individuels (voir ci-dessous).
- +A partir des données épidémiologiques, il est possible d’estimer que 9 à 12 femmes sur 10 000 utilisant un CHC contenant du désogestrel développeront une TEV au cours d’une année. En comparaison, ce nombre est estimé à 5 à 7 par année pour 10 000 femmes utilisant un CHC contenant du lévonorgestrel.
- +Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
- +La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.
- +(image)
- +Très rarement, chez des utilisatrices de CHC, des cas de thrombose veineuse ont été signalés en dehors des membres (p. ex. thromboses des veines sinusales ou thromboses des veines hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes).
- +Facteurs de risque de TEV
- +Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d’autres facteurs de risque sont présents, surtout s’ils sont multiples (voir le tableau ci-dessous). Lors de l’évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l’augmentation particulière du risque d’accident thrombo-embolique en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Mercilon est contre-indiqué chez les femmes présentant simultanément de multiples facteurs de risque qui les exposent globalement à un risque élevé de thrombose veineuse.
- +
- +Tableau: FacteursderisquedeTEV
- +Facteur de risque Commentaire
- +Obésité (indice de masse L’augmentation de l’IMC accroît considérablement le risque. Il est
- +corporelle supérieur à 30 particulièrement important d’en prendre compte si d’autres facteurs de
- +kg/m²). risque sont présents.
- +Immobilisation prolongée, Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l’utilisation des
- +intervention chirurgicale comprimés (au moins quatre semaines à l’avance en cas de chirurgie
- +majeure, toute interventio programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après
- +n chirurgicale sur les la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit
- +jambes ou le bassin, être utilisée afin d’éviter une grossesse non désirée. Un traitement
- +neurochirurgie ou anti-thrombotique devra être envisagé si Mercilon n’a pas été
- +traumatisme majeur. interrompu à l’avance.
- +Antécédents familiaux En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être
- +(thrombo-embolie veineuse adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant
- +survenue dans la fratrie l’utilisation de Mercilon.Si une thrombophilie est détectée,
- +ou chez un parent, en l’utilisation de Mercilon est contre- indiquée.
- +particulier à un âge
- +relativement jeune,
- +c.-à-d. avant 50 ans).
- +Autres affections Lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique,
- +médicales associées à un maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou
- +risque accru de TEV. rectocolite hémorragique), drépanocytose, cancer.
- +Âge En particulier au-delà de 35 ans.
- +
- +Remarque: l’immobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant d’autres facteurs de risque.
- +Il n’existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans l’apparition ou la progression d’une thrombose veineuse.
- +Le risque accru de thrombo-embolie pendant la période puerpérale doit être pris en compte. Certaines données indiquent en effet que le risque peut être encore augmenté jusqu’à 12 semaines après l’accouchement.
- +Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
- +La patiente doit être informée qu’en cas d’apparition d’un ou de plusieurs de ces symptômes, elle doit consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu’elle utilise Mercilon.
- +-Les symptômes de thrombose veineuse profonde des membres inférieurs peuvent inclure:
- +− gonflement unilatéral d’une jambe et/ou d’un pied ou le long d’une veine de la jambe;
- +− douleur ou sensation de tension dans une jambe, pouvant n’être ressentie qu’en position debout ou lors de la marche;
- +− sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
- +-Les symptômes de l’embolie pulmonaire peuvent inclure
- +− essoufflement subit et inexplicable, respiration rapide ou détresse respiratoire, intolérance à l’effort;
- +toux d’apparition soudaine, éventuellement accompagnée d’expectorations sanglantes;
- +douleur aiguë et soudaine dans la poitrine pouvant s’amplifier à la respiration profonde;
- +− obnubilation sévère, vertiges ou sensation d’angoisse;
- +− tachycardie ou arythmie.
- +Certains de ces symptômes (p. ex. essoufflement ou toux) ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes d’événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).
- +Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)
- +Des études épidémiologiques ont montré une association entre l’utilisation de CHC et l’augmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde, accident cérébrovasculaire ou accident ischémique transitoire). Avant de décider de prescrire Mercilon, la patiente doit être informée de ce risque et, surtout, du fait que des facteurs de risque individuels préexistants sont susceptibles d’aggraver ce risque.
- +De très rares cas de thromboses dans d’autres vaisseaux sanguins (tels que les artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes) ont été observés.
- +Facteurs de risque de TEA
- +Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou d’accident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir tableau). Lors de l’évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l’augmentation particulière du risque d’accident thrombo-embolique en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEA doit être pris en compte. Mercilon est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle.
- +Tableau: Facteurs de risque de TEA
- +Facteur de risque Commentaire
- +Âge En particulier au-delà de 35 ans.
- +Tabagisme Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles
- + souhaitent utiliser un CHC comme Mercilon. Une méthode de
- + contraception différente doit être fortement conseillée aux
- + femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer.
- +Hypertension artérielle
- +Diabète L’utilisation de CHC est contre-indiquée chez les femmes
- + diabétiques qui présentent déjà des complications
- + vasculaires.
- +Dyslipoprotéinémie
- +Valvulopathie cardiaque
- +Fibrillation auriculaire
- +Obésité (indice de masse corporelle L’augmentation de l’IMC accroît considérablement le risque.
- +supérieur à 30 kg/m2) Il est particulièrement important d’en prendre compte si
- + d’autres facteurs de risque sont présents.
- +Antécédents familiaux (thrombo-emboli En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme
- +e artérielle survenue dans la devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute
- +fratrie ou chez un parent, en décision concernant l’utilisation de Mercilon. Si une
- +particulier à un âge relativement thrombophilie est détectée, l’utilisation de CHC comme
- +jeune, c.-à-d. avant 50 ans). Mercilon est contre- indiquée.
- +Migraine L’accroissement de la fréquence ou de la sévérité des
- + migraines lors de l’utilisation de Mercilon (qui peut être
- + le prodrome d’un événement cérébrovasculaire) peut
- + constituer un motif d’arrêt immédiat de Mercilon.
- +Autres affections médicales Hyperhomocystéinémie, lupus érythémateux disséminé,
- +associées à un risque accru de TEA. drépanocytose, cancer.
- +
- +Symptômes de TEA
- +Lesfemmesdoiventêtreinforméesqu’encasd’apparitiond’unoudeplusieursdecessymptômes, ellesdoiventconsulterunmédecinenurgenceetindiqueraupersonnelmédicalqu’ellesutilisent Mercilon.
- +-Lessymptômesd’unaccidentcérébrovasculairepeuventinclure
- +− pertesoudainedesensibilitéoudeforceauniveauduvisage,d’unbrasoud’unejambe, touchantunemoitiéducorps;
- +− confusion soudaine;
- +− élocution incompréhensible ou difficulté de compréhension;
- +− troubles subits de la vision d’un ou des deux yeux;
- +− troubles subits de la marche;
- +− vertiges;
- +− troubles de l’équilibre ou de la coordination;
- +− céphalées soudaines et sévères, ou de durée inhabituelle, de cause inconnue;
- +− perte de connaissance ou évanouissement avec ou sans épisode convulsif.
- +-Lessymptômesdel’infarctusdumyocardepeuventinclure
- +− douleurs,malaise,sensationdepression,sensationdepesanteur,sensationdeserrement oudetensiondanslapoitrine,lebrasouderrièrelesternum;
- +− douleurs irradiant dans le dos, la mâchoire, le cou, le bras ou l’estomac;
- +− sensation de réplétion, troubles gastriques ou effort de vomissement;
- +− sueurs, nausées, vomissements ou vertiges;
- +− sensation de grande faiblesse, d’angoisse ou essoufflement;
- +− tachycardie ou arythmies.
- +-L’occlusiond’unvaisseaupeutengendrerd’autressymptômes
- +− douleur soudaine, tuméfaction ou cyanose discrète d’une extrémité;
- +− abdomen aigu.
- +Suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thrombo-emboliques
- +En cas de suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thrombo-emboliques, un examen de la coagulation sanguine doit être effectué par un spécialiste, qui peut le cas échéant demander une analyse de certains paramètres hémostatiques.
- +Maladies tumorales
- +Un risque augmenté de cancer du col a été rapporté lors d’une utilisation au long cours des CHC (> 5 ans) dans quelques études épidémiologiques. Néanmoins, ceci est toujours en discussion de façon controversée dans la mesure où ce résultat est influencé par d’autres facteurs, comme une infection par des papillomavirus humains (HPV) (facteur de risque le plus puissant), par la fréquence de la participation au screening du col de l’utérus ou par le comportement sexuel.
- +Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques montre que le risque relatif (RR) de diagnostic de cancer du sein est légèrement augmenté chez les femmes qui utilisent des CHC (RR=1,24). Après l’arrêt de la prise des CHC, ce risque, initialement augmenté, ne cesse de diminuer et il n’est plus décelable au bout de 10 ans. Etant donné que les cancers du sein sont rares avant l’âge de 40 ans, l’augmentation de la fréquence du diagnostic de cancer du sein chez les femmes qui utilisent un CHC ou en ont utilisé jusqu’à une date récente, est faible par rapport au risque de cancer du sein dans la population générale. Ces études ne prouvent pas de lien de causalité. L’augmentation du risque qui a été observée peut être liée à un dépistage plus précoce du cancer chez les utilisatrices de CHC, à des effets biologiques des CHC ou encore à la conjugaison de ces deux facteurs. D’une manière générale, les cancers du sein diagnostiqués étaient moins évolués, au moment du diagnostic, chez les femmes ayant utilisé un CHCque chez les femmes n’en ayant jamais utilisé.
- +Pendant l’utilisation de CHC, on a observé, rarement, des tumeurs hépatiques bénignes et, plus rarement encore, des tumeurs hépatiques malignes. Exceptionnellement, ces tumeurs ont induit des hémorragies intra-abdominales engageant le pronostic vital. S’il apparaît des douleurs vives dans la partie haute de l’abdomen, une hépatomégalie ou des signes d’une hémorragie intra-abdominale, il faut envisager l’éventualité d’une tumeur hépatique lors du diagnostic différentiel.
- +Troubles dépressifs
- +Les dépressions et humeurs dépressives sont connues comme étant des effets indésirables potentiels lors de l’utilisation d’hormones sexuelles, y compris de contraceptifs hormonaux (voir aussi "Effets indésirables" ). De tels troubles peuvent survenir peu de temps après le début du traitement. Une dépression peut être grave et représente un facteur de risque de suicide ou de comportement suicidaire. Les utilisatrices de contraceptifs hormonaux doivent donc être informées des symptômes possibles de troubles dépressifs. Il faut impérativement conseiller à l’utilisatrice de s’adresser immédiatement à un médecin si elle remarque des fluctuations d’humeur ou d’autres symptômes de dépression lorsqu’elle utilise un contraceptif. Les utilisatrices ayant des antécédents de dépression sévère doivent être surveillées attentivement. En cas de réapparition d’états dépressifs graves au cours de l’utilisation de Mercilon, le traitement doit être interrompu.
- +Autres précautions
- +Les femmes prenant un contraceptif hormonal ne doivent pas être traitées simultanément par des préparations à base de millepertuis (Hypericum), car celui-ci peut diminuer l’action contraceptive. Des saignements intermenstruels et des cas isolés de grossesses non désirées ont été rapportés (voir aussi "Interactions" ).
- +Chez les femmes atteintes d’hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux d’hypertriglycéridémie, l’utilisation de CHC peut augmenter le risque de pancréatite.
- +Bien qu’une légère augmentation de la tension artérielle pendant la prise de CHC ait été assez fréquemment rapportée, des valeurs élevées cliniquement significatives sont rares. Si la prise du CHC conduit à une augmentation cliniquement significative de la tension artérielle (confirmée par des mesures répétées), la prise du CHC devra être arrêtée. Dans les cas où l’indication semble justifiée, on pourra envisager la reprise d’un CHC, pour autant que la tension artérielle se soit normalisée (sous traitement).
- +Bien qu’une prise de CHC puisse être associée à des effets sur la résistance périphérique à l’insuline et sur la tolérance au glucose, une modification du schéma thérapeutique ne semble pas nécessaire chez les femmes diabétiques prenant des CHC faiblement dosés (contenant <0,05 mg d’éthinylestradiol). Les femmes diabétiques prenant un CHC doivent cependant être surveillées attentivement, surtout pendant les premiers mois de prise.
- +Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent imposer un arrêt du CHC, jusqu’à ce que les valeurs hépatiques se soient normalisées. La récidive d’un ictère cholestatique apparu pour la première fois pendant une grossesse ou lors d’une prise antérieure d’hormones stéroïdiennes sexuelles, doit faire arrêter la prise du CHC.
- +Chez les patientes atteintes d’hépatite C qui utilisaient en même temps un CHC contenant de l’éthinylestradiol, on a observé sous utilisation de l’association de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, une élévation significativement plus fréquente de l’ALAT (y compris des cas d’une élévation plus de cinq fois, dans des cas isolés, plus de vingt fois plus élevée que la limite supérieure de la normale) que chez les patientes qui étaient exclusivement traitées avec les principes actifs antiviraux (voir sous "Interactions" ). Des élévations similaires de l’ALAT ont également été observées sous médicaments anti-VHC qui contenait du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. L’utilisation de Mercilon doit donc être suspendue avant un traitement avec ces associations de principes actifs. Á condition que les valeurs hépatiques soient normales, Mercilon peut à nouveau être pris au plus tôt 2 semaines ou, mieux encore, 4 semaines après l’arrêt du traitement avec les associations de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir, glécaprévir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir.À cet égard, il faut toutefois tenir compte du fait qu’en cas d’intervalle inférieur à 4 semaines, l’efficacité du CHC peut encore être diminuée en raison des propriétés d’induction enzymatique du ritonavir, et donc qu’une méthode barrière additionnelle doit être utilisée pendant 28 jours (voir "Interactions, Inducteurs enzymatiques" ).
- +Les affections suivantes peuvent survenir ou être aggravées pendant la grossesse ou l’utilisation d’un CHC, même si les données actuellement disponibles ne permettent pas d’imputer une relation de causalité claire avec l’utilisation d’un CHC: ictère et/ou prurit cholestatique; cholélithiase; porphyrie; lupus érythémateux disséminé; syndrome hémolytique et urémique; chorée mineure; herpes gestationis; surdité due à une otosclérose. La prise de CHC a en outre été associée à des cas de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse.
- +Chez les femmes atteintes d’un angio-œdème héréditaire et/ou acquis, des estrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes.
- +Chez les femmes prédisposées, l’utilisation de CHC peut occasionnellement provoquer un chloasma, qui est encore renforcé par une exposition intense aux rayons solaires. Les femmes présentant une tendance au chloasma ne devraient donc pas s’exposer à des rayonnements UV importants.
- +La patiente doit être informée que les contraceptifs oraux n’offrent aucune protection contre les infections à VIH (sida) ou contre d’autres maladies sexuellement transmissibles.
- +Ce médicamentcontient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne devraient pas prendre cemédicament.
- +Interactions
- +Remarque: on tiendra compte de l’information professionnelle des médicaments utilisés simultanément, afin d’exclure de possibles interactions.
- +Interactions pharmacocinétiques
- +Influence d’autres substances sur la pharmacocinétique des contraceptifs hormonaux
- +Inducteurs enzymatiques
- +Des interactions peuvent survenir entre contraceptifs hormonaux et médicaments ou produits à base de plantes induisant les enzymes microsomales (en particulier des enzymes du cytochrome-P450), ce qui peut conduire à une augmentation de la clairance des hormones sexuelles, à une diminution de l’effet contraceptif et à des saignements intermenstruels. Ceci vaut par exemple pour les barbituriques, le bosentan, la carbamazépine, le felbamate, le modafinil, l’oxcarbazépine, la phénytoïne, la primidone, la rifabutine, la rifampicine et le topiramate ainsi que pour les médicaments contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
- +Une induction enzymatique peut déjà survenir après quelques jours de traitement. L’induction enzymatique maximale est en général observée après 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines ou plus après l’arrêt de ces médicaments.
- +Les femmes traitées sur une courte période par un des médicaments mentionnés doivent provisoirement utiliser une méthode de contraception non hormonale en complément au Mercilon ou choisir une autre méthode contraceptive. La méthode barrière de contraception doit être utilisée pendant toute la prise concomitante des médicaments mentionnés et encore pendant 28 jours après l’arrêt de leur prise.
- +Lorsque la prise concomitante d’un inducteur enzymatique dure au-delà de la fin de la plaquette actuelle du CHC, il faut passer immédiatement à la plaquette suivante, donc sauter l’intervalle habituel sans prise de comprimés. Dans ce cas, il ne faut pas s’attendre à des règles avant la fin de la deuxième plaquette. En l’absence de règles pendant l’intervalle sans prise de comprimés à la fin de la deuxième plaquette, il est impératif d’exclure toute grossesse avant de poursuivre avec une nouvelle plaquette.
- +En cas de traitement de longue durée avec des médicaments qui entraînent une induction enzymatique hépatique, il convient d’utiliser des méthodes contraceptives non hormonales fiables.
- +On sait en outre que différents inhibiteurs de la protéase du VIH/VHC (par ex. nelfinavir, bocéprévir, télaprévir) et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (par ex. éfavirenz [voir ci-dessous], névirapir) ainsi que leurs associations peuvent entraîner une élévation ou une baisse des concentrations plasmatiques en estrogènes et progestatifs. L’effet net de ces modifications peut être cliniquement significatif dans certains cas. On a par exemple examiné dans une récente publication l’influence d’un traitement à base d’éfavirenz sur la pharmacocinétique d’un implant contenant de l’étonogestrel. Chez des patientes positives pour le VIH sous traitement antirétroviral, la Cmax de l’étonogestrel (le métabolite actif du désogestrel) était abaissée de 54 % et l’AUC de 63 % par rapport aux femmes qui ne prenaient pas une telle comédication.
- +Les inhibiteurs des protéases en particulier, tels que le ritonavir ou le nelfinavir (y compris leurs associations) sont connus comme étant des inhibiteurs puissants du CYP3A4, mais en cas de co-administration avec des hormones stéroïdiennes, ils peuvent entraîner une induction enzymatique et provoquer une baisse des concentrations plasmatiques en estrogènes et progestatifs.
- +Inhibiteurs enzymatiques
- +Inhibiteurs forts et modérés du CYP3A comme les antifongiques azolés (p.ex. itraconazole, voriconazole, posaconazole, fluconazole), les macrolides (clarithromycine, erythromycine), cobicistat, diltiazem, vérapamil et le jus de pamplemousse peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des estrogènes et/ou des progestatifs et entraîner des effets indésirables plus nombreux.
- +Interférence avec le métabolisme entéro-hépatique
- +En cas d’utilisation simultanée et sur une courte durée (jusqu’à 10 jours) d’antibiotiques qui n’interagissent pas avec le système enzymatique du CYP3A4, aucune interaction pharmacocinétique n’est à prévoir. Il est cependant nécessaire d’avertir la patiente que dans certains cas, la maladie (p. ex. maladie vénérienne) contre laquelle l’antibiotique est utilisé peut nécessiter en complément l’utilisation d’une méthode de contraception non hormonale.
- +En cas de co-médication de longue durée avec des antibiotiques (p. ex. en cas d’ostéomyélite ou de borréliose), les données d’interaction actuellement disponibles sont insuffisantes. Pour exclure avec certitude toute grossesse, il est dans de tels cas recommandé d’utiliser en complément une méthode de contraception non hormonale pendant la durée de l’antibiothérapie et pendant les 7 jours qui suivent la fin de ce traitement.
- +En cas d’apparition de diarrhées et/ou de vomissements sous traitement antibiotique, se référer aux indications dans le paragraphe "Comportement lors de troubles gastro-intestinaux" dans la rubrique "Posologie/Mode d’emploi" .
- +Influence des contraceptifs hormonaux sur la pharmacocinétique d’autres substances
- +Les contraceptifs hormonaux peuvent, par différents mécanismes d’interaction, influer également sur la pharmacocinétique de certains autres médicaments.
- +Ils peuvent inhiber les enzymes hépatiques microsomales (en particulier des enzymes du cytochrome-P450) ou induire la conjugaison hépatique, en particulier la glucuroconjugaison. Les concentrations plasmatiques ou tissulaires d’autres médicaments peuvent par conséquent être soit augmentées (p.ex. la cyclosporine) soit diminuées (p.ex. la lamotrigine, voir ci-dessous). Par ailleurs, l’effet pharmacologique des groupes médicamenteux suivants peut également être influencé: analgésiques, antidépresseurs, antidiabétiques, antimalariques, certaines benzodiazépines, certains bêta-bloquants, corticostéroïdes, anticoagulants oraux et théophylline. Les modifications des taux plasmatiques résultant de ces interactions ne sont pas toujours cliniquement pertinentes.
- +Lamotrigine
- +Une étude sur l’interaction avec la lamotrigine, un antiépileptique, et un contraceptif oral combiné (30 µg d’éthinylestradiol/150 µg de lévonorgestrel) a montré une hausse significative de la clairance de la lamotrigine et une diminution significative des taux plasmatiques de lamotrigine lorsque ces médicaments sont administrés en même temps. Une telle diminution des concentrations plasmatiques peut s’accompagner d’une réduction du contrôle des crises. On ignore cependant dans quelle mesure ces résultats sont transposables à d’autres contraceptifs combinés contenant un autre composant progestatif et/ou une autre dose d’estrogène. Mais on peut partir du principe que ces préparations présentent un profil d’interactions comparable.
- +Lorsqu’un traitement par Mercilon est nouvellement instauré chez une patiente prenant de la lamotrigine, une adaptation de la dose de lamotrigine peut donc être nécessaire, et les concentrations de lamotrigine devraient être surveillées étroitement au début du traitement. En l’occurrence, il peut y avoir une hausse significative du taux de lamotrigine (selon les cas jusqu’à un niveau toxique) lors de l’arrêt de la prise du contraceptif hormonal (ainsi que, dans certains cas, pendant la période de 7 jours sans prise).
- +Interactions dont le mécanisme n’est pas connu
- +Dans des études cliniques, l’utilisation concomitante de CHC contenant de l’éthinylestradiol et de l’association de principes actifs (ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, avec ou sans dasabuvir) utilisée pour traiter des infections par le VHC a entraîné significativement plus fréquemment une élévation de l’ALAT (y compris, dans certains cas, des élévations de plus de cinq fois, dans des cas isolés, de plus de vingt fois plus élevées que la limite supérieure de la normale [Upper Limit of Normal, ULN]) que chez les patientes traitées exclusivement avec les principes actifs antiviraux. Des élévations similaires de l’ALAT ont également été observées sous médicaments anti-VHC qui contenait du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. L’utilisation de Mercilon doit donc être suspendue avant le début du traitement avec une telle association antivirale (voir aussi "Contre-indications" et "Mises en garde et précautions" ).
- +Grossesse, Allaitement
- +Grossesse
- +La prise de Mercilon est contre-indiquée pendant la grossesse. Il faut donc exclure toute grossesse avant le début du traitement. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de l’utilisation de Mercilon, la prise du médicament doit être arrêtée immédiatement et le médecin consulté.
- +Des études expérimentales animales suggèrent des risques pour le fœtus (voir aussi "Données précliniques" ). La plupart des études épidémiologiques réalisées jusqu’ici n’ont toutefois montré aucun indice en faveur d’un effet embryotoxique ou tératogène lors de la prise accidentelle d’associations d’estrogènes et de progestatifs pendant la grossesse.
- +Allaitement
- +Le médicament ne doit pas être pris pendant l’allaitement, car il peut réduire la production de lait et modifier sa qualité; d’autre part, de faibles concentrations du principe actif peuvent être mesurées dans le lait. Des méthodes de contraception non hormonales devront si possible être utilisées jusqu’à ce que la mère ait complètement cessé d’allaiter.
- +Concernant le risque d’événements thrombo-emboliques chez la mère pendant la période puerpérale, voir la rubrique "Mises en garde et précautions" .
- +Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
- +On n’a jamais observé d’effets sur l’aptitude à la conduite automobile ou à l’utilisation de machines.
- +Effets indésirables
- +Résumé du profil de sécurité
- +Les effets indésirables les plus graves en rapport avec la prise de CHC sont décrits dans la rubrique "Mises en garde et précautions" (voir ci-dessus). Les effets indésirables sérieux incluent en particulier des thrombo-embolies artérielles et veineuses.
- +Liste des effets indésirables
- +Les effets indésirables sont rangés par classe de système d’organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante:
- +"très fréquents" (≥1/10),
- +"fréquents" (≥1/100 à <1/10),
- +"occasionnels" (≥1/1000 à <1/100),
- +"rares" (≥1/10 000 à <1/1000),
- +"très rares" (<1/10 000).
- +Infections et infestations
- +Occasionnels: Candidose, vaginite, cervicite.
- +Tumeurs bégnines, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)
- +Rares: Néoplasies hépatiques bénignes
- +Affections du système immunitaire
- +Rares: Réactions d’hypersensibilité.
- +Troubles du métabolisme et de la nutrition
- +Fréquents: Prise de poids.
- +Occasionnels: Rétention liquidienne, diminution de la tolérance au glucose.
- +Rares: Perte de poids.
- +Affections psychiatriques
- +Fréquents: Humeur dépressive, modifications de l’humeur.
- +Occasionnels: Diminution de la libido.
- +Rares: Accentuation de la libido.
- +Affections du système nerveux
- +Fréquents: Maux de tête.
- +Occasionnels: Migraine.
- +Affections oculaires
- +Rares: Problèmes lors du port de lentilles de contact, troubles visuels.
- +Affections de l’oreille et du labyrinthe
- +Rares: Troubles auditifs.
- +Affections vasculaires
- +Occasionnels: Élévation de la tension artérielle.
- +Rares: Thrombo-embolie veineuse (p. ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire), thrombo-embolie artérielle (p. ex. accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde).
- +Affections gastro-intestinales
- +Fréquents: Nausées, douleurs abdominales.
- +Occasionnels: Vomissements, diarrhée.
- +Affections hépatobiliaires
- +Rares: Cholélithiase, ictère cholestatique.
- +Affections de la peau et du tissu sous-cutané
- +Occasionnels: Rash, urticaire.
- +Rares: Hirsutisme, érythème noueux, érythème polymorphe.
- +Affections des organes de reproduction et du sein
- +Fréquents: Sensation de tension ou de douleur dans les seins.
- +Occasionnels: Hypertrophie mammaire, aménorrhée, métrorragies.
- +Rares: Pertes vaginales, sécrétions de la glande mammaire.
- +Chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés, on a rapporté en outre les effets indésirables suivants: cancer du sein, mastopathie fibrokystique, dysplasie du col utérin, myomes utérins, kystes ovariens, tumeurs hépatiques, chloasma, acné, alopécie, aggravation des symptômes d’un angio-œdème héréditaire ou acquis et augmentation des taux d’enzymes hépatiques.
- +L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
- +Surdosage
- +On n’a jamais signalé de conséquences graves d’un surdosage. Les symptômes de surdosage sont les suivants: nausées, vomissements et hémorragies vaginales. Ces dernières peuvent apparaître en cas de prise accidentelle de la préparation, même chez des jeunes filles qui n’ont pas encore eu leurs premières règles. Au besoin, instaurer un traitement symptomatique.
- +Propriétés/Effets
- +Code ATC
- +G03AA09
- +Mécanisme d’action/pharmacodynamique
- +Comme pour tous les contraceptifs hormonaux combinés (CHC), l’action contraceptive de Mercilon repose sur différents facteurs dont les plus importants sont le blocage de l’ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l’endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques qu’il subit. Enfin, du fait des modifications hormonales induites par le CHC, les cycles deviennent plus réguliers et les saignements moins abondants.
- +Efficacité clinique
- +Aucune indication.
- +Pharmacocinétique
- +Absorption
- +Désogestrel (DSG)
- +Après administration orale, le DSG est rapidement et complètement absorbé et transformé en étonogestrel (ENG, 3-céto-désogestrel), le métabolite doté de l’effet biologique. Des concentrations plasmatiques maximales d’ENG sont atteintes environ 1,5 heure après l’administration. La biodisponibilité de l’ENG est de 62-81%.
- +Éthinylestradiol (EE)
- +Après administration orale, l’EE est rapidement et complètement absorbé. Des concentrations sériques maximales sont atteintes 1-2 heures après la prise. La biodisponibilité absolue est d’environ 60% en raison d’un métabolisme présystémique (effet de premier passage).
- +Distribution
- +DSG
- +L’ENG est lié aussi bien à l’albumine qu’à la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG). Seulement 2-4% de la concentration sérique totale se trouvent sous forme de stéroïde libre, tandis que 40-70% sont spécifiquement liés à la SHBG, avec une haute affinité. L’éthinylestradiol induit une augmentation de la concentration de SHBG, ce qui modifie la liaison relative aux protéines sériques: le taux de liaison à la SHBG augmente tandis que la fraction liée à l’albumine et la fraction libre diminuent. Le volume (apparent) de distribution de l’ENG est de 1,5 l/kg.
- +EE
- +L’EE est très fortement lié à la sérumalbumine (à hauteur d’environ 98,5%), mais cette liaison n’est pas spécifique. L’EE provoque une augmentation des concentrations sériques de SHBG. Le volume de distribution est d’environ 5 l/kg.
- +Conditions à l’état stationnaire
- +DSG
- +La pharmacocinétique de l’ENG est influencée par les taux de SHBG, qui sont triplés par l’EE. En cas de prise quotidienne, les taux sériques d’ENG sont multipliés par 2 à 3 environ et l’état stationnaire est atteint dans la deuxième moitié du cycle d’administration.
- +EE
- +En raison de la variabilité de la demi-vie terminale, l’état stationnaire des concentrations sériques d’éthinylestradiol est atteint au bout d’environ une semaine.
- +Métabolisme
- +DSG
- +Dans la muqueuse intestinale et lors du premier passage hépatique, le DSG est rapidement et complètement métabolisé en ENG actif, par des réactions d’hydroxylation et de réduction. Il se forme aussi d’autres métabolites, mais ceux-ci sont inactifs; ils se conjuguent à l’acide glucuronique et au sulfate. L’administration concomitante d’éthinylestradiol (EE) ne provoque aucune interaction métabolique.
- +EE
- +L’EE est métabolisé lors de la phase présystémique, aussi bien dans la muqueuse de l’intestin grêle que dans le foie. Il est conjugué dans la muqueuse de l’intestin grêle tandis que dans le foie il est soumis à un métabolisme de phase I (principaux métabolites: 2-hydroxyéthinylestradiol et 2-méthoxyéthinyl-estradiol) et conjugué. Les dérivés glucuroconjugués et sulfoconjugués de l’éthinylestradiol ainsi que les métabolites de phase I sont soumis à un cycle entéro-hépatique. Le cytochrome 3A4 joue un rôle important dans le métabolisme de l’EE.
- +Élimination
- +DSG
- +Les taux sériques d’ENG diminuent selon un processus biphasique, avec une demi-vie terminale d’environ 30 heures. La clairance est de 2 ml/min/kg. Le DSG est éliminé sous la forme de ses métabolites dans les urines et dans la bile, dans une proportion d’environ 6:4.
- +EE
- +Les taux sériques d’EE diminuent selon un processus biphasique avec une demi-vie terminale d’environ 24 heures. La clairance totale est d’environ 5 ml/min/kg.
- +L’EE est totalement métabolisé, ses métabolites sont éliminés dans les urines et dans la bile dans la proportion de 4:6, avec une demi-vie d’environ 24 heures.
- +Cinétique pour certains groupes de patients
- +Troubles de la fonction hépatique/rénale
- +Il n’existe pas de données concernant la pharmacocinétique chez les femmes souffrant d’insuffisance hépatique ou rénale.
- +Données précliniques
- +Les études précliniques menées avec des contraceptifs oraux combinés pour évaluer leur toxicité après administration répétée, leur génotoxicité et leur potentiel cancérogène n’ont montré aucun signe clair de dangers particuliers pour l’être humain lors d’une utilisation correcte des CHC. Il faut cependant considérer que les hormones sexuelles stéroïdiennes peuvent favoriser la croissance de certains tissus et tumeurs hormonodépendants.
- +Chez l’animal, des doses relativement faibles d’éthinylestradiol ont déjà un effet embryolétal, qui est considéré comme spécifique des espèces animales; on a observé des malformations urogénitales et une féminisation des fœtus mâles. Chez l’animal, des substances de type progestatif ont induit un effet embryolétal et, à fortes doses, une virilisation des fœtus femelles. Les études menées chez le rat, la souris et le lapin pour évaluer la toxicité sur la reproduction n’ont montré aucun signe d’effet tératogène. Pour ce qui est des risques chez l’être humain, voir "Grossesse/Allaitement" .
- +Remarques particulières
- +Influence sur les méthodes de diagnostic
- +Les stéroïdes contraceptifs peuvent influer sur les résultats de certains examens biologiques tels que paramètres biochimiques de la fonction hépatique, thyroïdienne, surrénalienne et rénale, taux plasmatiques de protéines (de transport) et fractions de lipides/lipoprotéines, paramètres du métabolisme glucidique, de la coagulation et de la fibrinolyse. En général, ces modifications restent comprises dans la fourchette des valeurs normales.
- +Stabilité
- +Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l’emballage.
- +Remarques particulières concernant le stockage
- +Conserver à température ambiante (15-25°C). Ne pas congeler.
- +Conserver dans l’emballage d’origine, pour protéger le contenu de la lumière et de l’humidité.
- +Conserver hors de portée des enfants.
- +Numéro d’autorisation
- +49781 (Swissmedic)
- +Présentation
- +Comprimés (plaquettes calendrier): 1x21, 3x21, 6x21 (B)
- +Titulaire de l’autorisation
- +Organon GmbH, Lucerne
- +Mise à jour de l’information
- +Mars 2025
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- +OG8276A-HMV4-2023-RCN100003209-CH
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