| 36 Changements de l'information professionelle Pabal |
-Principe actif: carbétocine.
-Excipients: acide de succinique, mannitol, hydroxide de sodium pour ajustement du pH, antiox. : L-méthionine 1 mg, eau pour préparations injectables.
-Forme galénique et quantité de principe actif par unité
-Solution injectable à 100 µg/ml pour application i.v.
-Indications/possibilités d’emploi
-Prévention de l’atonie utérine après une césarienne sous anesthésie épidurale ou spinale, en injection unique.
-Posologie/mode d’emploi
-Mode d’administration
-Injecter 1 ml de Pabal contenant 100 µg de carbétocine par voie intraveineuse, sous surveillance médicale et en milieu hospitalier.
- +Principe actif: carbétocine
- +Excipients: acide succinique, mannitol, hydroxyde de sodium pour ajustement du pH, antiox.: L-méthionine 1 mg, eau pour préparations injectables.
- +
- +Indications/Possibilités d’emploi
- +Prévention des hémorragies de la délivrance dues à une atonie utérine du post-partum.
- +Posologie/Mode d’emploi
- +Pabal doit être administrée uniquement après la naissance de l’enfant et le plus tôt possible après l'accouchement, de préférence avant l'expulsion du placenta.
-Une dose unique de Pabal est injectée lentement en 1 minute immédiatement après une naissance par césarienne, de préférence avant d’extraire le placenta. Il ne faut pas donner une seconde dose de Pabal.
-Enfants et adolescents: Chez l'enfant et l'adolescent, l'administration et la sécurité de la solution injectable Pabal n'a pas été examiné à ce jour.
- +Une césarienne sous anesthésie épidurale ou spinale : 100 µg de carbétocine i.v.
- +Accouchement par voie vaginale: 100 µg de carbétocine i.v; alternativement, 100 µg peuvent aussi être administrés par voie i.m.
- +Mode d’administration
- +En cas d’administration intraveineuse, Pabal doit être injectée lentement, pendant 1 minute sous surveillance médicale appropriée.
- +Pabal n’est destinée qu’à une injection unique. Aucune dose supplémentaire de Pabal ne doit être administrée.
- +Instructions posologiques particulières
- +Enfants et adolescentes
- +Seules des données limitées concernant la sécurité et l’efficacité de la carbétocine chez les adolescentes après les premières règles sont disponibles (voir «Propriétés/Effets»). Si cela est indiqué, la même dose que chez les adultes peut être administrée chez les adolescentes à partir de 15 ans, sous surveillance appropriée.
- +Une administration de Pabal à des adolescentes de moins de 15 ans, c’est-à -dire avec une puberté incomplète, n’est pas recommandée en raison de l’absence de données correspondantes.
- +Il n’existe pas d’indication chez les enfants avant la puberté.
- +Patientes âgées
- +Il n’existe pas d’indication chez les femmes après la ménopause.
- +Patientes présentant des troubles de la fonction hépatique ou rénale
- +Aucune étude de la pharmacocinétique de la carbétocine n’a été réalisée chez les patientes présentant une insuffisante hépatique ou rénale. En conséquence, Pabal ne doit pas être utilisée chez ces populations (voir «Contre-indications»).
-·Grossesse et contractions avant la naissance de l’enfant.
-·Ne doit pas être utilisé pour déclencher artificiellement le travail.
-·Hypersensibilité à la carbétocine ou à l’ocytocine ou à l’un des autres excipients.
-·Affections rénales ou hépatiques.
-·Pré-éclampsie ou éclampsie.
-·Maladies cardiovasculaires sévères.
-·Epilepsie.
- +·Administration pendant la grossesse et le travail précédant la naissance de l'enfant;
- +·Pour l’induction ou le renforcement du travail;
- +·Affections cardio-vasculaires graves;
- +·Épilepsie;
- +·Insuffisance rénale ou hépatique;
- +·Hypersensibilité à la carbétocine ou à l’ocytocine ou à l’un des constituants du produit.
-Pabal doit être administré uniquement en milieu hospitalier (maternité), par du personnel qualifié et expérimenté.
-Pabal ne doit pas être administré avant la naissance de l’enfant, car son effet utérotonique persiste plusieurs heures après une injection unique en bolus. On note une grande différence à ce niveau avec l’ocytocine, dont l’effet utérotonique diminue rapidement après l’arrêt de la perfusion.
-Si les saignements utérins persistent après l’administration de Pabal, il faut en rechercher l’origine. Ils peuvent être dus à des résidus placentaires, à un curetage incomplet, à une lésion utérine peropératoire ou à des troubles de l’hémostase.
-Pabal est destiné à une administration unique. L’injection doit être appliquée lentement en 1 minute. En cas de persistance d’une hypotonie ou d’une atonie utérine avec les saignements massifs qui en découlent, il faut envisager l’instauration d’un traitement complémentaire par l’ocytocine et/ou l’ergotamine. Il n’existe pas de données sur l’utilisation de doses supplémentaires de carbétocine, ni sur l’utilisation de la carbétocine en cas d’atonie utérine persistante après administration d’ocytocine.
-Les études chez l’animal ont montré que Pabal avait un effet antidiurétique (activité vasopressive: <0,025 U.I./flacon). De ce fait, la survenue d’une hyponatrémie ne peut pas être exclue, en particulier chez des patientes qui ont été abondamment perfusées. L’identification de signes précurseurs tels qu’obnubilation, apathie et céphalées permet de prévenir des convulsions, voire un coma.
-Par principe, il faut utiliser Pabal avec prudence en cas de migraine, d’asthme et de maladies cardiovasculaires ou dans toute autre situation dans laquelle une augmentation rapide de la quantité de liquide extracellulaire peut mettre en danger un organisme déjà surchargé. Dans ces cas, le médecin doit évaluer soigneusement le rapport bénéfice/risque avant de prescrire Pabal.
-Aucune étude chez des patientes présentant un diabète gestationnel n’a été effectuée.
-L’efficacité de la carbétocine n’a pas été étudiée après accouchement par voie basse (voie vaginale).
- +Pabal doit être administrée uniquement dans des maternités disposant d’un personnel expérimenté et qualifié.
- +Pabal ne doit pas être utilisée avant l’accouchement, étant donné que l’activité utérotonique persiste pendant plusieurs heures.
- +Si les saignements utérins persistent après l'administration de Pabal, une recherche étiologique doit être effectuée. Les causes possibles comprennent des résidus placentaires, des lésions périnéales, vaginales ou cervicales, une expulsion incomplète ou des traitements opératoires de l’utérus dans le cas d’une césarienne, ainsi que des troubles de la coagulation sanguine.
- +Pabal n’est destinée qu’à une administration unique. En cas d’administration intraveineuse, l’injection doit être effectuée lentement pendant 1 minute. En cas de persistance d’une hypotonie ou d’une atonie utérine avec les saignements excessifs qui en découlent, l’instauration d’un traitement complémentaire par un autre utérotonique peut être envisagée.
- +Il n'existe pas de données sur l'administration de doses supplémentaires de carbétocine, ni sur l'utilisation de la carbétocine en cas d'atonie utérine persistante après administration d'ocytocine.
- +Le risque d’une intoxication à l’eau avec hyponatrémie ne peut être exclu, en particulier chez les patientes recevant également des apports importants par voie intraveineuse. Les études chez l’animal ont montré que la carbétocine avait un effet antidiurétique (activité vasopressive: <0,025 U.I./flacon). Les signes précurseurs d’une intoxication à l’eau ou d’une hyponatrémie, tels que somnolence, apathie et céphalées doivent être surveillés, afin d’éviter des complications telles que convulsions ou coma.
- +Chez les patientes souffrant de migraine, d'asthme ou de maladies cardiovasculaires, ou dans toute situation où une surcharge rapide en liquide extracellulaire peut être dangereuse pour un organisme déjà surchargé en liquides, la carbétocine ne doit être utilisée qu’après évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque et sous surveillance étroite.
- +En cas d’injection intraveineuse rapide d’ocytocine à des doses de plusieurs U.I. en bolus, des cas d’allongement asymptomatique transitoire de l’intervalle QT ont été observés. On ne sait pas si ces changements ont un rapport de causalité avec le traitement par ocytocine, ou s’ils ont été provoqués par des médicaments administrés simultanément. Aucune donnée relative à un possible mécanisme pathophysiologique n’est disponible. La survenue de ces allongements de QT ne peut être non plus exclue sous carbétocine. La carbétocine ne doit être administrée qu’avec une prudence particulière aux patientes présentant un «syndrome QT long» connu, ou d’autres facteurs de risque d’un allongement de QT (tels que par ex., administration concomitante de médicaments connus pour présenter un risque d’allongement de QT).
- +Aucune donnée n’est disponible sur l’utilisation de la carbétocine chez les patientes présentant une éclampsie manifeste. La prudence est donc particulièrement de mise en cas d’éclampsie et de pré-éclampsie et les patientes doivent faire l’objet d’une surveillance étroite.
- +Seules des données limitées sont disponibles sur l’utilisation de la carbétocine chez les patientes souffrant de diabète gestationnel.
-Dans les études cliniques, Pabal a été administré en même temps que des analgésiques, des spasmolytiques et des médicaments nécessaires à l’anesthésie épidurale ou spinale. Aucune interaction n’a été mise en évidence. Aucune étude testant spécifiquement les interactions n’a été effectuée.
-La carbétocine étant structurellement apparentée à l’ocytocine, on ne peut exclure des interactions du type de celles qui sont rapportées pour l’ocytocine. Une hypertension sévère a été observée lorsque l’ocytocine a été administrée 3 à 4 heures après l’administration prophylactique d’un vasoconstricteur au cours d’une anesthésie caudale.
-L’ocytocine et la carbétocine peuvent renforcer l’effet hypertensif des alcaloïdes de l’ergot (comme la méthylergométrine) quand elles sont données simultanément. Il existe un danger d’effet cumulé lors de l’administration de méthylergométrine ou d’ocytocine après celle de carbétocine.
-Il a été démontré que les prostaglandines renforcent l’effet de l’ocytocine. Il faut donc s’attendre à ce que ce soit également le cas avec la carbétocine. C’est pourquoi il ne faut pas administrer simultanément des prostaglandines et de la carbétocine. Au cas où ces substances sont malgré tout utilisées en même temps, la patiente doit être étroitement surveillée.
-Les anesthésiques volatils tels que l’halothane ou le cyclopropane peuvent potentialiser l’effet hypotenseur et ainsi diminuer l’effet de la carbétocine sur l’utérus. Lors de l’administration simultanée d’ocytocine, des arythmies ont été constatées.
-Grossesse, allaitement
- +Aucune étude d’interaction avec la carbétocine n’a été effectuée.
- +Si la méthylergométrine ou l’ocytocine sont administrées après la carbétocine, il existe un risque d’effet cumulé.
- +Dans les études cliniques, la carbétocine a été administrée en même temps que des analgésiques, des antibiotiques, des médicaments antirétroviraux, des spasmolytiques et des médicaments nécessaires à l’anesthésie péridurale ou spinale. Aucune interaction n’a été mise en évidence.
- +Les interactions décrites ci-après ont été observées sous ocytocine. La carbétocine étant structurellement apparentée à l’ocytocine, elles ne peuvent pas non plus être exclues avec la carbétocine.
- +Les prostaglandines potentialisent l’effet de l’ocytocine. De ce fait, les prostaglandines ne doivent pas être administrées en même temps que Pabal. En cas d’administration concomitante de ses médicaments, une surveillance stricte de la patiente devra être effectuée.
- +Les anesthésiques volatils tels que l’halothane peuvent potentialiser l’effet hypotenseur et ainsi diminuer l’effet de la carbétocine sur l’utérus. Lors de l’administration simultanée de ces anesthésiques avec l’ocytocine, des arythmies ont en outre été rapportées.
- +Des cas d’hypertension sévère ont été observés lorsque l’ocytocine a été administrée 3 à 4 heures après l’administration prophylactique d’un vasoconstricteur au cours d’une anesthésie caudale.
- +La carbétocine peut renforcer l’effet hypertenseur des alcaloïdes de l’ergot comme la méthylergométrine.
- +Grossesse, Allaitement
-Pabal est contre-indiqué pour déclencher artificiellement le travail au cours de la grossesse (voir Contre-indications).
- +Pabal est contre-indiquée au cours de la grossesse, y compris pour déclencher le travail.
-Chez les femmes qui allaitent, on a retrouvé de faibles quantités de carbétocine dans le lait maternel (voir Pharmacocinétique). Il est probable que les petites quantités de carbétocine qui passent dans le colostrum ou dans le lait maternel après une injection unique de Pabal et qui sont ingérées par le nouveau-né soient dégradées dans le tractus digestif.
- +Chez les femmes qui allaitent, on a retrouvé de faibles quantités de carbétocine dans le lait maternel (voir «Pharmacocinétique»). Il est probable que les petites quantités de carbétocine qui passent dans le colostrum ou dans le lait maternel après une injection unique de Pabal et qui sont ingérées par le nouveau-né soient dégradées par les enzymes de l'intestin et n’aient donc probablement aucune incidence cliniquement significative chez l’enfant allaité.
-Aucune étude sur de possibles répercussions sur la capacité de réaction, sur l’aptitude à conduire et sur la capacité d’utiliser des machines n’a été effectuée.
- +Aucune étude relative à l’influence sur la capacité de réaction, sur l’aptitude à la conduite et sur la capacité d’utiliser des machines n’a été effectuée. La carbétocine peut toutefois provoquer des effets indésirables susceptibles d’altérer l’aptitude à la conduite.
-Les effets indésirables observés au cours des études cliniques avec Pabal étaient comparables en fréquence et en sévérité à ceux observés lors de l’administration d’ocytocine après une césarienne sous anesthésie spinale ou épidurale.
-Très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10).
-Troubles de la circulation sanguine et lymphatique
-Fréquents: anémie.
-Troubles gastro-intestinaux
-Très fréquents: nausées, douleurs abdominales.
-Fréquents: vomissements, goût métallique dans la bouche.
-Troubles généraux et accidents liés au site d’injection
-Très fréquents: sensation de chaleur.
-Fréquents: douleurs, frissons.
-Troubles musculosquelettiques, du tissu conjonctif et des os
-Fréquents: mal de dos.
-Troubles du système nerveux
-Très fréquents: céphalées, tremblements.
- +Les données suivantes s’appuient essentiellement sur des études cliniques au cours desquelles la carbétocine a été utilisée dans le cadre d’une césarienne. Un profil de sécurité comparable est cependant à attendre lors de l’utilisation après un accouchement par voie vaginale. Les effets indésirables observés au cours des études cliniques avec la carbétocine après accouchement par voie basse ou césarienne étaient par ailleurs comparables, en termes de fréquence et de sévérité, à ceux observés lors de l’administration d’ocytocine.
- +Les effets indésirables observés au cours des essais cliniques en cas de césarienne et/ou issus des rapports de pharmacovigilance, relatifs à l’utilisation de la carbétocine sont indiqués ci-après par système d’organes (MedDRA) et fréquence. Les fréquences sont définies comme suit: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1000, <1/100), fréquence indéterminée (principalement sur la base des déclarations spontanées issues de la pharmacovigilance, la fréquence exacte ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
- +Affections hématologiques et du système lymphatique
- +Fréquent: anémie.
- +Affections du système immunitaire
- +Fréquence indéterminée: réactions d’hypersensibilité (y compris réactions anaphylactiques).
- +Affections du système nerveux
- +Très fréquents: céphalées (16%), tremblements (11%).
-Organes respiratoires (troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux)
-Fréquents: douleurs thoraciques, dyspnée.
-Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
-Très fréquents: prurit.
-Troubles vasculaires
-Très fréquents: hypotension, bouffées de chaleur (rougeur du visage).
-Dans les essais cliniques, des cas isolés de tachycardie et d’accès de transpiration ont été rapportés.
- +Affections cardiaques
- +Occasionnels: tachycardie.
- +Affections vasculaires
- +Très fréquents: bouffées de chaleur (27%), hypotension (11%).
- +Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
- +Fréquents: dyspnée.
- +Affections gastro-intestinales
- +Très fréquents: douleurs abdominales (41%), nausées (37%).
- +Fréquents: vomissements, goût métallique
- +Affections cutanées et des tissus sous-cutanés
- +Très fréquents: prurit (30%).
- +Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
- +Fréquents: douleurs dorsales.
- +Troubles généraux et anomalies au site d’administration
- +Très fréquents: sensation de chaleur (20%).
- +Fréquents: accès de transpiration, douleurs, frissons, douleurs thoraciques.
- +Les réactions possibles au site d’application n’ont pas été étudiées de manière spécifique. Notamment en cas d’administration i.m., il faut compter avec la possibilité d’irritations locales, comme avec les autres médicaments.
- +L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
-Un surdosage de Pabal peut provoquer une hypertonicité utérine dont l’étiologie peut être une hypersensibilité à la carbétocine.
-L’hyperstimulation de l’utérus par des contractions fortes (hypertoniques) ou prolongées (tétaniques) suite à un surdosage d’ocytocine peut conduire à une rupture utérine ou à des hémorragies du post-partum.
-Un surdosage d’ocytocine peut, dans les cas sévères, conduire à une hyponatrémie et à une intoxication hydrique, en particulier lors d’une ingestion liquidienne excessive simultanée. Du fait de son analogie avec l’ocytocine, on ne peut exclure un effet semblable pour la carbétocine.
-Lors d’un surdosage de Pabal, il faut introduire un traitement symptomatique et des mesures de soutien. En cas de signes ou de symptômes de surdosage, la mère devrait recevoir un apport d’oxygène. En cas d’intoxication hydrique, il est important de restreindre les apports liquidiens, de stimuler la diurèse, de corriger les déséquilibres électrolytiques et de traiter les éventuelles convulsions.
- +Un surdosage d’utérotoniques tels que la carbétocine peut provoquer une hyperactivité utérine. Les symptômes d’un surdosage indiqués ci-après, comme ils ont été observés sous ocytocine, sont également à prévoir sous carbétocine.
- +En cas d’utilisation de carbétocine avant la naissance de l’enfant (voir «Contre-indications»), il peut se produire une hyperstimulation avec des contractions fortes (hypertonie) ou prolongées (tétanie), avec un risque de rupture utérine ou de forte hémorragie du post-partum.
- +Dans les cas graves, un surdosage avec ocytocine peut provoquer une hyponatrémie et un syndrome d'intoxication à l'eau, en particulier en cas d’apport excessif et concomitant de liquide.
- +En cas de surdosage, il convient d’instituer un traitement symptomatique et de soutien. Lors de la survenue de signes de surdosage, une oxygénothérapie doit être mise en place. En cas d'intoxication à l'eau, il est essentiel de diminuer les apports hydriques, de majorer la diurèse, de corriger les déséquilibres électrolytiques et de traiter les éventuelles convulsions.
-De même que l’ocytocine, la carbétocine se lie sélectivement aux récepteurs ocytociques de la musculature lisse de l’utérus, stimule les contractions rythmiques de l’utérus, augmente la fréquence des contractions déjà présentes et élève le tonus de la musculature utérine.
-La carbétocine peut intensifier la fréquence et la puissance des contractions utérines spontanées du post-partum. Dans les 2 minutes qui suivent l’administration de carbétocine, les contractions utérines débutent rapidement avec une première contraction puissante.
-Une seule injection intraveineuse de 100 µg de Pabal après la naissance est suffisante pour induire des contractions utérines efficaces et éviter ainsi une atonie utérine et des hémorragies massives. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus avec une perfusion d’ocytocine sur plusieurs heures.
- +De même que l’ocytocine, la carbétocine se lie sélectivement aux récepteurs ocytociques de la musculature lisse de l’utérus, élève le tonus de la musculature utérine, stimule les contractions rythmiques de l’utérus et augmente la fréquence des contractions déjà présentes.
- +La carbétocine peut intensifier la fréquence et la puissance des contractions utérines spontanées du post-partum. Dans les 2 minutes qui suivent l’administration intraveineuse ou intramusculaire de carbétocine, les contractions utérines débutent rapidement avec une première contraction puissante.
- +Une seule injection intraveineuse ou intramusculaire de 100 µg de Pabal après la naissance est suffisante pour induire des contractions utérines efficaces, permettant ainsi de réduire le risque d’atonie utérine et d’hémorragies massives.
- +Efficacité clinique
- +Prévention des hémorragies utérines dues à une atonie utérine du post-partum après accouchement par césarienne
- +L’efficacité de la carbétocine comparativement à l’ocytocine a été évaluée dans le cadre d’une étude randomisée, en double aveugle portant sur n = 659 patientes. Des femmes enceintes en bonne santé, accouchant par césarienne programmée sous anesthésie péridurale ont été incluses. Elles ont reçu soit 100 µg de carbétocine en injection intraveineuse en bolus, soit 25 U.I d’ocytocine en perfusion sur 8 heures. Le critère principal d’évaluation était la proportion de patientes nécessitant une administration supplémentaire d’ocytocine. Celle-ci a été requise chez 5 % des patientes du groupe carbétocine, contre 10% dans le groupe ocytocine (p = 0,031).
- +Prévention des hémorragies utérines dues à une atonie utérine du post-partum après un accouchement par voie basse
- +L’efficacité de la carbétocine comparativement à l’ocytocine a été évaluée dans le cadre d’une étude randomisée, en double aveugle portant sur n = 29'654 patientes, qui a pu inclure, outre des femmes enceintes en bonne santé, des patientes avec diabète (gestationnel) ou prééclampsie, ainsi que des patientes présentant une insuffisance hépatique ou rénale d’intensité légère ou modérée. Ont été également incluses des patientes présentant des facteurs de risque d’atonie utérine (comme des hémorragies du post-partum à l’anamnèse, une macrosomie ou l’utilisation d’utérotoniques pour l’induction ou le renforcement du travail). Les patientes ont reçu soit 100 µg de carbétocine, soit 10 U.I. d’ocytocine, administrées en une dose intramusculaire unique. Les critères principaux d’évaluation étaient 1) la proportion de patientes présentant une perte sanguine ≥ 500 ml ou ayant recours à des utérotoniques supplémentaires; 2) la proportion de patientes présentant une perte sanguine ≥ 1000 ml.
- +La non-infériorité de la carbétocine par rapport à l’ocytocine a été démontrée pour le premier des deux co-critères principaux d’évaluation. La proportion de patientes présentant une perte de sang ≥ 500 ml et/ou utilisant des utérotoniques supplémentaires a été de 14,37% sous carbétocine, de 14,29% sous ocytocine (risque relatif [RR] 1,01; IC à 95 %: 0,96-1,06). En revanche, pour le deuxième des deux co-critères d’évaluation principaux, le critère préalablement défini de la non-infériorité n’a pas été atteint. Des hémorragies ≥ 1000 ml ont été observées chez 1,52% des patientes traitées par carbétocine et 1,44% de celles traitées par ocytocine (RR 1,05; IC à 95% 0,88-1,27).
- +Population pédiatrique
- +Dans l’étude pivot après accouchement par voie basse, 151 adolescentes âgées de 12 à 18 ans ont reçu la carbétocine à la posologie recommandée de 100 μg; 162 adolescentes ont été traitées avec de l’ocytocine. Dans ce groupe d’âge, la part de patientes ayant des hémorragies ≥ 500 ml et/ou utilisant des utérotoniques supplémentaires (premier co-critère principal d’évaluation) a été de 18,67% sous carbétocine et de 15,43% sous ocytocine.
-Après injection intraveineuse, la carbétocine présente une élimination biphasique avec une pharmacocinétique linéaire pour des doses de 400 à 800 µg. La demi-vie d’élimination terminale est d’environ 40 minutes. La clairance rénale de la substance non métabolisée est basse; <1% de la dose injectée est éliminée sous forme inchangée par les reins.
-Chez 5 mères allaitantes en bonne santé, la carbétocine a été détectée dans le plasma après 15 minutes et a atteint un pic de concentration à 1035 ± 218 pg/ml en 60 minutes. Dans le lait maternel, la concentration maximale a été mesurée après 120 minutes et était 56 fois plus faible que la concentration plasmatique.
- +La pharmacocinétique de la carbétocine a été étudiée chez des femmes en bonne santé non enceintes.
- +Absorption
- +Après injection intraveineuse de 100 µg de carbétocine, la concentration maximale moyenne était de 7232 pg/ml.
- +Après injection intramusculaire d’une dose de 100 µg, les concentrations maximales ont été atteintes après 30 minutes. La biodisponibilité est de 77%.
- +Distribution
- +Le volume moyen de distribution au pseudo-équilibre (Vd) est de 22 L.
- +Après administration intramusculaire de 70 µg de carbétocine à 5 mères allaitantes, la carbétocine a pu être détectée dans le lait maternel. Dans le lait maternel, la concentration maximale moyenne était <20 pg/ml, et était ainsi 56 fois plus faible que la concentration plasmatique maximale moyenne mesurée après 120 min.
- +Métabolisme
- +Comme les protéines endogènes, la carbétocine est dégradée principalement dans les reins par les peptidases. Les métabolites ont été retrouvés uniquement dans l’urine, non dans le plasma.
- +Élimination
- +Après injection intraveineuse, la carbétocine présente une élimination biphasique. La demi-vie d’élimination terminale médiane était de 33 minutes après injection intraveineuse, de 55 minutes après administration intramusculaire. <1% seulement de la dose injectée est excrété sous forme inchangée par les reins.
- +Cinétique pour certains groupes de patients
- +La pharmacocinétique de la carbétocine n’a pas été étudiée chez les patients pédiatriques et gériatriques, ni chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale.
-Une étude de toxicité sur la reproduction chez le rat, avec des injections quotidiennes depuis la mise bas jusqu’au 21e jour de lactation, a mis en évidence une prise pondérale réduite chez les jeunes animaux. Il n’existe aucune donnée sur d’autres effets toxiques. L’indication n’a pas justifié d’étude sur la fertilité et sur la toxicité embryonnaire.
- +Une étude pré- et postnatale modifiée et préliminaire chez le rat, avec des injections quotidiennes depuis la mise bas jusqu’au 21e jour de lactation, a uniquement mis en évidence une réduction du gain pondéral chez les jeunes animaux, dans tous les groupes par rapport au groupe témoin. L’indication n’a pas justifié d’étude sur la fertilité et sur la toxicité embryonnaire.
-En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d’autres médicaments.
-Stabilité après ouverture de récipient
- +Aucune étude de compatibilité n’ayant été effectuée, ce médicament ne doit pas être mélangé à d’autres médicaments.
- +Stabilité après ouverture
-Uniquement destiné à une administration intraveineuse. N’utiliser que des solutions claires et sans particules en suspension.
-Conservation
-Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date de péremption figurant sur le récipient après la mention «Exp».
-Remarques concernant le stockage
-Conserver hors de la portée des enfants.
-Conserver à l’abri de la lumière, dans l’emballage d’origine. Ne pas conserver au-dessus de 30°C. Ne pas congeler.
- +Uniquement destiné à une administration intraveineuse et intramusculaire. N’utiliser que des solutions claires et sans particules en suspension.
- +Stabilité
- +Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «Exp» sur l’emballage.
- +Remarques particulières concernant le stockage
- +Conserver hors de portée des enfants.
- +Ne pas conserver au-dessus de 30°C.
- +Ne pas congeler.
- +Conserver le récipient dans son emballage d’origine pour le protéger de la lumière.
-Présentation
- +Présentations
-Février 2016
- +Février 2020
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