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Accueil - Information professionnelle sur Itrazol - Changements - 02.02.2026
42 Changements de l'information professionelle Itrazol
  • -Excipients dans la capsule: sphères de sucre 195 mg, hypromellose, stéarate de sorbitan, silice colloïdale hydratée par capsule.
  • -Enveloppe de la capsule: gélatine, oxyde de fer (III) (E 172), dioxyde de titane (E 171).
  • +Excipients dans la capsule: sphères de sucre 195 mg, hypromellose, stéarate de sorbitan, silice colloïdale hydratée par capsule.
  • +Enveloppe de la capsule: gélatine, oxyde de fer (III) (E 172), dioxyde de titane (E 171).
  • +Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité
  • +1 capsule d’Itrazol contient: Itraconazolum 100 mg sous forme de sphères.
  • -Dermatomycoses (Tinea corporis, T. manus, T. cruris, T. pedis)
  • -Onychomycose
  • -Candidoses oro-pharyngées
  • -Pityriasis versicolor lorsqu’un traitement topique n’est pas envisageable ou n’a pas été suffisamment efficace
  • -Candidose vulvovaginale
  • -Mycoses invasives:
  • -Il n’existe que des données limitées sur l’efficacité et la sécurité de l’itraconazole lors des mycoses invasives répertoriées ci-dessous. Cependant, une sensibilité in vitro à l’itraconazole a toutefois pu être mise en évidence pour les agents pathogènes correspondants (voir «Propriétés/Effets»).
  • -·Blastomycose
  • -·Chromomycose
  • -·Histoplasmose extra-méningée
  • -·Paracoccidioïdomycose
  • -·Aspergillose, en cas d’intolérance au traitement standard ou d’inefficacité de ce traitement
  • -·Sporotrichose lympho-cutanée et cutanée
  • -·Les données relatives à l’utilisation de l’itraconazole en cas de sporotrichose extra-cutanée ou disséminée sont extrêmement limitées. Dans le cas d’une utilisation pour cette indication, il convient de se référer aux directives respectives en vigueur des sociétés scientifiques d’infectiologie.
  • +-Dermatomycoses (Tinea corporis, T. manus, T. cruris, T. pedis)
  • +-Onychomycose
  • +-Candidoses oro-pharyngées
  • +-Pityriasis versicolor lorsqu’un traitement topique n’est pas envisageable ou n’a pas été suffisamment efficace
  • +-Candidose vulvovaginale
  • +-Mycoses invasives:
  • +Il n’existe que des données limitées sur l’efficacité et la sécurité de l’itraconazole lors des mycoses invasives répertoriées ci-dessous. Cependant, une sensibilité in vitro à l’itraconazole a toutefois pu être mise en évidence pour les agents pathogènes correspondants (voir "Propriétés/Effets" ).
  • +-Blastomycose
  • +-Chromomycose
  • +-Histoplasmose extra-méningée
  • +-Paracoccidioïdomycose
  • +-Aspergillose, en cas d’intolérance au traitement standard ou d’inefficacité de ce traitement
  • +-Sporotrichose lympho-cutanée et cutanée
  • +-Les données relatives à l’utilisation de l’itraconazole en cas de sporotrichose extra-cutanée ou disséminée sont extrêmement limitées. Dans le cas d’une utilisation pour cette indication, il convient de se référer aux directives respectives en vigueur des sociétés scientifiques d’infectiologie.
  • -Tinea corporis, Tinea cruris: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 2 semaines.
  • -Tinea pedis, Tinea manus: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 4 semaines.
  • +Tinea corporis, Tinea cruris: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 2 semaines.
  • +Tinea pedis, Tinea manus: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 4 semaines.
  • -Thérapie intermittente: 2 capsules 2× par jour pendant 1 semaine, suivies par 3 semaines sans traitement. Pour des infections fongiques des ongles de la main, il est recommandé de prescrire 2 traitements intermittents et pour les infections fongiques des ongles des orteils, 3 traitements intermittents.
  • -Thérapie continue: atteinte des ongles des orteils avec ou sans atteinte des ongles de la main: 2 capsules 1× par jour; durée du traitement: 3 mois.
  • -L’itraconazole est éliminé plus lentement de la peau et de l’ongle que du plasma. C’est pourquoi le résultat clinique et mycologique peut encore s’améliorer après la fin du traitement, et ce, jusqu’à 2 à 4 semaines après la fin du traitement dans les dermatomycoses et jusqu’à 6 à 9 mois après la fin du traitement dans les onychomycoses.
  • -Candidoses oropharyngées: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 2 semaines.
  • -Pityriasis versicolor: 2 capsules 1× par jour. Durée du traitement: 5 à 7 jours.
  • +Thérapie intermittente: 2 capsules 2× par jour pendant 1 semaine, suivies par 3 semaines sans traitement. Pour des infections fongiques des ongles de la main, il est recommandé de prescrire 2 traitements intermittents et pour les infections fongiques des ongles des orteils, 3 traitements intermittents.
  • +Thérapie continue: atteinte des ongles des orteils avec ou sans atteinte des ongles de la main: 2 capsules 1× par jour; durée du traitement: 3 mois.
  • +L’itraconazole est éliminé plus lentement de la peau et de l’ongle que du plasma. C’est pourquoi le résultat clinique et mycologique peut encore s’améliorer après la fin du traitement, et ce, jusqu’à 2 à 4 semaines après la fin du traitement dans les dermatomycoses et jusqu’à 6 à 9 mois après la fin du traitement dans les onychomycoses.
  • +Candidoses oropharyngées: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 2 semaines.
  • +Pityriasis versicolor: 2 capsules 1× par jour. Durée du traitement: 5 à 7 jours.
  • + 
  • +
  • -Le jour de la consultation: 2 capsules après le prochain repas.
  • -Le jour suivant: 2 capsules après le premier repas.
  • +Le jour de la consultation: 2 capsules après le prochain repas.
  • +Le jour suivant: 2 capsules après le premier repas.
  • -Lors du traitement de mycoses invasives, les concentrations plasmatiques d’itraconazole doivent être ≥ 0,5µg/ml.
  • -Blastomycose: de 1 capsule 1× par jour à 2 capsules 2× par jour (matin et soir). Durée du traitement: 6 mois.
  • -Chromomycose: 2 capsules 1× par jour; en cas d’atteinte étendue ou de réponse insuffisante, il est possible d’augmenter la posologie à 2 capsules 2x par jour. Durée du traitement: au moins 6 mois.
  • -Histoplasmose (extra-méningée): de 2 capsules 1× par jour à 2 capsules 2× par jour (matin et soir). Durée du traitement: 8 mois.
  • -Paracoccidioïdomycose: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 6 mois. Il n’existe pas de données sur l’efficacité de cette posologie pour la paracoccidioïdomycose chez les patients atteints du SIDA.
  • -Aspergillose: 2 capsules 1× par jour. En cas de maladie invasive ou disséminée, augmenter la posologie à 2 capsules 2× par jour (matin et soir). Durée du traitement: 2 à 5 mois.
  • -Sporotrichose cutanée et lymphocutanée: 1 à 2 capsules 1× par jour; en cas de réponse insuffisante, il est possible d’augmenter la posologie à 2 capsules 2x par jour. Durée du traitement: jusqu’à 2 à 4 semaines après la guérison des lésions, généralement de 3 à 6 mois.
  • +Lors du traitement de mycoses invasives, les concentrations plasmatiques d’itraconazole doivent être ≥ 0,5µg/ml.
  • +Blastomycose: de 1 capsule 1× par jour à 2 capsules 2× par jour (matin et soir). Durée du traitement: 6 mois.
  • +Chromomycose: 2 capsules 1× par jour; en cas d’atteinte étendue ou de réponse insuffisante, il est possible d’augmenter la posologie à 2 capsules 2x par jour. Durée du traitement: au moins 6 mois.
  • +Histoplasmose (extra-méningée): de 2 capsules 1× par jour à 2 capsules 2× par jour (matin et soir). Durée du traitement: 8 mois.
  • +Paracoccidioïdomycose: 1 capsule 1× par jour. Durée du traitement: 6 mois. Il n’existe pas de données sur l’efficacité de cette posologie pour la paracoccidioïdomycose chez les patients atteints du SIDA.
  • +Aspergillose: 2 capsules 1× par jour. En cas de maladie invasive ou disséminée, augmenter la posologie à 2 capsules 2× par jour (matin et soir). Durée du traitement: 2 à 5 mois.
  • +Sporotrichose cutanée et lymphocutanée: 1 à 2 capsules 1× par jour; en cas de réponse insuffisante, il est possible d’augmenter la posologie à 2 capsules 2x par jour. Durée du traitement: jusqu’à 2 à 4 semaines après la guérison des lésions, généralement de 3 à 6 mois.
  • -On ne dispose que de peu de données concernant la prise d’itraconazole par voie orale chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique. Dans ce groupe de patients, le médicament doit être administré avec prudence (voir «Pharmacocinétique», rubrique «Cinétique pour certains groupes de patients»).
  • +On ne dispose que de peu de données concernant la prise d’itraconazole par voie orale chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique. Dans ce groupe de patients, le médicament doit être administré avec prudence (voir "Pharmacocinétique" , rubrique "Cinétique pour certains groupes de patients" ).
  • -On ne dispose que de peu de données concernant la prise d’itraconazole par voie orale chez les patients souffrant d’insuffisance rénale. Chez certains patients souffrant d’insuffisance rénale, l’exposition à l’itraconazole peut être réduite. Dans ce groupe de patients, le médicament doit être administré avec prudence et un ajustement posologique peut être envisagé si nécessaire ( voi «Pharmacocinétique», rubrique «Cinétique pour certains groupes de patients»).
  • +On ne dispose que de peu de données concernant la prise d’itraconazole par voie orale chez les patients souffrant d’insuffisance rénale. Chez certains patients souffrant d’insuffisance rénale, l’exposition à l’itraconazole peut être réduite. Dans ce groupe de patients, le médicament doit être administré avec prudence et un ajustement posologique peut être envisagé si nécessaire ( voi "Pharmacocinétique" , rubrique "Cinétique pour certains groupes de patients" ).
  • -Comme il existe peu de données cliniques sur l’utilisation de l’itraconazole chez les patients âgés, il est recommandé de n’utiliser Itrazol chez ces patients que si le bénéfice attendu du traitement dépasse les risques possibles (voir «Mises en garde et précautions»).
  • +Comme il existe peu de données cliniques sur l’utilisation de l’itraconazole chez les patients âgés, il est recommandé de n’utiliser Itrazol chez ces patients que si le bénéfice attendu du traitement dépasse les risques possibles (voir "Mises en garde et précautions" ).
  • -L’absorption de l’itraconazole présent dans Itrazol est modifiée lorsque la production d’acidité gastrique est réduite (voir «Mises en garde et précautions», «Interactions» et «Pharmacocinétique» rubrique «Absorption»).
  • -Cela s’applique aussi bien aux patients atteints d’achlorhydrie qu’à l’administration concomitante de médicaments diminuant la sécrétion d’acide gastrique (tels que les antiacides, les antagonistes H2 ou les inhibiteurs de la pompe à protons).
  • -Dans de tels cas, il est conseillé d’administrer l’itraconazole avec une boisson ayant un pH < 3,0 (p. ex. une boisson à base de cola non light). Il faut tenir compte du fait que le pH des produits light à base de cola est plus élevé (c.-à-d. comparable à celui d’autres limonades) et que ces produits conviennent par conséquent moins bien. Toute administration de médicaments neutralisant l’acidité gastrique (p. ex. hydroxyde d’aluminium) doit se faire au moins une heure avant ou au plus tôt 2 heures après la prise d’Itrazol.
  • +L’absorption de l’itraconazole présent dans Itrazol est modifiée lorsque la production d’acidité gastrique est réduite (voir "Mises en garde et précautions" , "Interactions" et "Pharmacocinétique" rubrique "Absorption" ).
  • +Cela s’applique aussi bien aux patients atteints d’achlorhydrie qu’à l’administration concomitante de médicaments diminuant la sécrétion d’acide gastrique (tels que les antiacides, les antagonistes H2 ou les inhibiteurs de la pompe à protons).
  • +Dans de tels cas, il est conseillé d’administrer l’itraconazole avec une boisson ayant un pH < 3,0 (p. ex. une boisson à base de cola non light). Il faut tenir compte du fait que le pH des produits light à base de cola est plus élevé (c.-à-d. comparable à celui d’autres limonades) et que ces produits conviennent par conséquent moins bien. Toute administration de médicaments neutralisant l’acidité gastrique (p. ex. hydroxyde d’aluminium) doit se faire au moins une heure avant ou au plus tôt 2 heures après la prise d’Itrazol.
  • -Itrazol Capsules ne doit pas être utilisé chez les patients montrant des signes de trouble fonctionnel ventriculaire comme la présence ou des antécédents d’insuffisance cardiaque décompensée, sauf lorsque l’on doit traiter des infections engageant le pronostic vital ou d’autres infections graves, lorsque l’on ne peut pas utiliser d’alternatives en même temps (voir «Mises en garde et précautions»).
  • -La co-médication d’Itrazol est contre-indiquée avec de nombreux substrats de l’enzyme CYP3A4 ainsi qu’avec les transporteurs P-gp et BCRP (voir «Interactions»). L’administration concomitante d’itraconazole peut provoquer une élévation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, ce qui peut entraîner un risque accru d’effets indésirables graves (y compris létaux), tels que torsades de pointe (voir aussi «Mises en garde et précautions») ou rhabdomyolyse. Cela s’applique notamment pour:
  • -certains antiarythmiques comme la quinidine, la dronédarone, l’ivabradine et la ranolazine,
  • -certains psychotropes comme la quétiapine, le sertindole, le triazolam ou le midazolam oral,
  • -certains inhibiteurs des canaux calciques comme la lercanidipine ou la félodipine,
  • -le sildénafil et le vardénafil en cas d’hypertension artérielle pulmonaire,
  • -certains inhibiteurs de la HMG-CoA réductase comme la simvastatine,
  • -les alcaloïdes de l’ergot de seigle,
  • -certains inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire comme le ticagrélor,
  • -la méthadone.
  • +-Itrazol Capsules ne doit pas être utilisé chez les patients montrant des signes de trouble fonctionnel ventriculaire comme la présence ou des antécédents d’insuffisance cardiaque décompensée, sauf lorsque l’on doit traiter des infections engageant le pronostic vital ou d’autres infections graves, lorsque l’on ne peut pas utiliser d’alternatives en même temps (voir "Mises en garde et précautions" ).
  • +-La co-médication d’Itrazol est contre-indiquée avec de nombreux substrats de l’enzyme CYP3A4 ainsi qu’avec les transporteurs P-gp et BCRP (voir "Interactions" ). L’administration concomitante d’itraconazole peut provoquer une élévation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, ce qui peut entraîner un risque accru d’effets indésirables graves (y compris létaux), tels que torsades de pointe (voir aussi "Mises en garde et précautions" ) ou rhabdomyolyse. Cela s’applique notamment pour:
  • +certains antiarythmiques comme la quinidine, la dronédarone, l’ivabradine et la ranolazine,
  • +certains psychotropes comme la quétiapine, le sertindole, le triazolam ou le midazolam oral,
  • +certains inhibiteurs des canaux calciques comme la lercanidipine ou la félodipine,
  • +le sildénafil et le vardénafil en cas d’hypertension artérielle pulmonaire,
  • +certains inhibiteurs de la HMG-CoA réductase comme la simvastatine,
  • +les alcaloïdes de l’ergot de seigle,
  • +certains inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire comme le ticagrélor,
  • +la méthadone.
  • -Grossesse (sauf dans des situations mettant la vie de la patiente en danger) (voir «Grossesse, Allaitement» et «Mises en garde et précautions»).
  • -Hypersensibilité connue à l’itraconazole ou à l’un des excipients.
  • +-Grossesse (sauf dans des situations mettant la vie de la patiente en danger) (voir "Grossesse, Allaitement" et "Mises en garde et précautions" ).
  • +-Hypersensibilité connue à l’itraconazole ou à l’un des excipients.
  • -Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de l'itraconazole. Une tératogénicité ou une embryotoxicité humaines ne peuvent pas non plus être exclues (voir «Grossesse/Allaitement» et «Données précliniques»). Chez les femmes en âge de procréer, l’itraconazole ne doit par conséquent être utilisé dans des situations n'engageant pas le pronostic vital qui ne nécessitent pas de débuter immédiatement le traitement, qu'après instauration d'une contraception fiable (c.-à-d. en utilisant au moins une méthode indépendante de l'utilisateur/utilisatrice ou une combinaison de deux méthodes dépendantes de l'utilisateur/utilisatrice). Les mesures contraceptives doivent être utilisées pendant toute la durée du traitement ainsi que jusqu'à 2 mois après la fin du traitement.
  • +Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de l'itraconazole. Une tératogénicité ou une embryotoxicité humaines ne peuvent pas non plus être exclues (voir "Grossesse/Allaitement" et "Données précliniques" ). Chez les femmes en âge de procréer, l’itraconazole ne doit par conséquent être utilisé dans des situations n'engageant pas le pronostic vital qui ne nécessitent pas de débuter immédiatement le traitement, qu'après instauration d'une contraception fiable (c.-à-d. en utilisant au moins une méthode indépendante de l'utilisateur/utilisatrice ou une combinaison de deux méthodes dépendantes de l'utilisateur/utilisatrice). Les mesures contraceptives doivent être utilisées pendant toute la durée du traitement ainsi que jusqu'à 2 mois après la fin du traitement.
  • -Parmi les déclarations spontanées, l’insuffisance cardiaque s’est manifestée plus souvent à une posologie de 400 mg d’itraconazole par jour qu’à des posologies journalières plus basses. Ceci laisse supposer que le risque d’insuffisance cardiaque pourrait croître avec l’augmentation de la dose journalière d’itraconazole.
  • +Parmi les déclarations spontanées, l’insuffisance cardiaque s’est manifestée plus souvent à une posologie de 400 mg d’itraconazole par jour qu’à des posologies journalières plus basses. Ceci laisse supposer que le risque d’insuffisance cardiaque pourrait croître avec l’augmentation de la dose journalière d’itraconazole.
  • -L’administration concomitante d’itraconazole et de médicaments métabolisés par le CYP3A4 connus pour allonger l’intervalle QT, peut entraîner des tachyarythmies ventriculaires potentiellement fatales, y compris des torsades de pointe, une arythmie potentiellement mortelle. Une telle co-médication est par conséquent contre-indiquée.
  • +L’administration concomitante d’itraconazole et de médicaments métabolisés par le CYP3A4 connus pour allonger l’intervalle QT, peut entraîner des tachyarythmies ventriculaires potentiellement fatales, y compris des torsades de pointe, une arythmie potentiellement mortelle. Une telle co-médication est par conséquent contre-indiquée.
  • -De très rares cas de toxicité hépatique grave liés à l’utilisation d’itraconazole ont été notifiés, y compris des cas isolés d’insuffisance hépatique aiguë mortelle. La plupart concernait des patients porteurs d’une affection hépatique préexistante, traités en raison de l’indication d’un traitement systémique, souffrant d’autres affections graves, et/ou recevant d’autres médicaments hépatotoxiques. Quelques patients n’avaient pas de facteurs de risque manifestes d’affection hépatique. Quelques-uns de ces cas ont été observés au cours du premier mois de traitement et quelques autres au cours de la première semaine. Une surveillance de la fonction hépatique doit être envisagée chez les patients recevant Itrazol. Les patients doivent être informés de contacter immédiatement leur médecin en cas de survenue de tous les symptômes qui indiquent une hépatite comme p. ex. une anorexie, des nausées, des vomissements, une fatigue, des douleurs abdominales ou des urines foncées. Chez ces patients, on arrêtera immédiatement le traitement et un bilan des fonctions hépatiques sera réalisé.
  • +De très rares cas de toxicité hépatique grave liés à l’utilisation d’itraconazole ont été notifiés, y compris des cas isolés d’insuffisance hépatique aiguë mortelle. La plupart concernait des patients porteurs d’une affection hépatique préexistante, traités en raison de l’indication d’un traitement systémique, souffrant d’autres affections graves, et/ou recevant d’autres médicaments hépatotoxiques. Quelques patients n’avaient pas de facteurs de risque manifestes d’affection hépatique. Quelques-uns de ces cas ont été observés au cours du premier mois de traitement et quelques autres au cours de la première semaine. Une surveillance de la fonction hépatique doit être envisagée chez les patients recevant Itrazol. Les patients doivent être informés de contacter immédiatement leur médecin en cas de survenue de tous les symptômes qui indiquent une hépatite comme p. ex. une anorexie, des nausées, des vomissements, une fatigue, des douleurs abdominales ou des urines foncées. Chez ces patients, on arrêtera immédiatement le traitement et un bilan des fonctions hépatiques sera réalisé.
  • -On ne dispose que de peu de données relatives à la prise d’itraconazole par voie orale chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique (voir chapitre «Pharmacocinétique», rubrique «Cinétique pour certains groupes de patients»). Chez les patients qui présentent des valeurs élevées des enzymes hépatiques ou des troubles en faveur d’une affection hépatique active ou chez les patients ayant présenté une réaction hépatotoxique consécutive à la prise d’autres médicaments, le traitement par Itrazol est fortement déconseillé, sauf en cas de situation grave ou mettant en danger la vie du patient, dans laquelle le bénéfice attendu est nettement supérieur au risque. Dans de tels cas, une surveillance particulièrement étroite de la fonction hépatique s’impose.
  • +On ne dispose que de peu de données relatives à la prise d’itraconazole par voie orale chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique (voir chapitre "Pharmacocinétique" , rubrique "Cinétique pour certains groupes de patients" ). Chez les patients qui présentent des valeurs élevées des enzymes hépatiques ou des troubles en faveur d’une affection hépatique active ou chez les patients ayant présenté une réaction hépatotoxique consécutive à la prise d’autres médicaments, le traitement par Itrazol est fortement déconseillé, sauf en cas de situation grave ou mettant en danger la vie du patient, dans laquelle le bénéfice attendu est nettement supérieur au risque. Dans de tels cas, une surveillance particulièrement étroite de la fonction hépatique s’impose.
  • -Chez les patients atteints de mucoviscidose, la variabilité de l’exposition à l’itraconazole est augmentée après administration orale et les taux thérapeutiques de principe actif ne sont pas atteints dans tous les cas. Cela est surtout vrai pour les enfants et les adolescents. Itrazol Capsules n’est donc pas approprié pour le traitement des adolescents atteints de mucoviscidose âgés de moins de 16 ans. Chez l’adulte, le passage à un autre traitement antimycosique doit être envisagé si le patient ne répond pas à Itrazol Capsules.
  • +Chez les patients atteints de mucoviscidose, la variabilité de l’exposition à l’itraconazole est augmentée après administration orale et les taux thérapeutiques de principe actif ne sont pas atteints dans tous les cas. Cela est surtout vrai pour les enfants et les adolescents. Itrazol Capsules n’est donc pas approprié pour le traitement des adolescents atteints de mucoviscidose âgés de moins de 16 ans. Chez l’adulte, le passage à un autre traitement antimycosique doit être envisagé si le patient ne répond pas à Itrazol Capsules.
  • -L’absorption de l’itraconazole contenu dans Itrazol est diminuée en cas de réduction de la production d’acide gastrique (achlorhydrie) (voir «Pharmacocinétique»).
  • -L’absorption de l’itraconazole est également diminuée par des médicaments qui réduisent la production d’acide gastrique, tels qu’antiacides, antagonistes H2 ou inhibiteurs de la pompe à protons (voir «Interactions»). La prudence est par conséquent de rigueur lors de la prise concomitante de tels médicaments et de capsules d’itraconazole. De plus, en cas d’achlorhydrie ou de co-médication avec des médicaments diminuant l’acidité gastrique, Itrazol Capsules doit être pris avec une boisson acide (si possible ayant un pH < 3,0).
  • +L’absorption de l’itraconazole contenu dans Itrazol est diminuée en cas de réduction de la production d’acide gastrique (achlorhydrie) (voir "Pharmacocinétique" ).
  • +L’absorption de l’itraconazole est également diminuée par des médicaments qui réduisent la production d’acide gastrique, tels qu’antiacides, antagonistes H2 ou inhibiteurs de la pompe à protons (voir "Interactions" ). La prudence est par conséquent de rigueur lors de la prise concomitante de tels médicaments et de capsules d’itraconazole. De plus, en cas d’achlorhydrie ou de co-médication avec des médicaments diminuant l’acidité gastrique, Itrazol Capsules doit être pris avec une boisson acide (si possible ayant un pH < 3,0).
  • -Interactions potentielles (voir «Interactions»)
  • -L’administration simultanée d’itraconazole et de certains médicaments peut modifier l’efficacité de l’itraconazole et/ou du médicament co-administré et/ou entraîner des effets indésirables potentiellement mortels, voire des morts subites. Les médicaments qui sont contre-indiqués en association avec l’itraconazole ou dont l’utilisation n’est pas recommandée ou doit être réalisée avec prudence sont énumérés dans les rubriques «Contre-indications» et «Interactions».
  • +Interactions potentielles (voir "Interactions" )
  • +L’administration simultanée d’itraconazole et de certains médicaments peut modifier l’efficacité de l’itraconazole et/ou du médicament co-administré et/ou entraîner des effets indésirables potentiellement mortels, voire des morts subites. Les médicaments qui sont contre-indiqués en association avec l’itraconazole ou dont l’utilisation n’est pas recommandée ou doit être réalisée avec prudence sont énumérés dans les rubriques "Contre-indications" et "Interactions" .
  • -En cas de candidose systémique, si l’on suspecte la présence de souches de Candida résistantes au fluconazole, il ne peut être présumé que celles-ci sont sensibles à l’itraconazole, d’où la nécessité de tester leur sensibilité avant le début du traitement par l’itraconazole.
  • -Population pédiatrique
  • -Étant donné que l’on ne dispose que de peu de données cliniques relatives à l’emploi d’Itrazol chez les enfants et les adolescents, l’emploi d’Itrazol n’est pas recommandé dans ce groupe d’âge, sauf si le bénéfice attendu du traitement dépasse les risques possibles.
  • -Patients âgés
  • -Étant donné que l’on ne dispose que de peu de données cliniques relatives à l’emploi d’Itrazol chez les personnes âgées, l’emploi d’Itrazol Capsules chez ces patients n’est recommandé que si le bénéfice attendu du traitement dépasse les risques possibles. Lors de la décision thérapeutique et du choix de la posologie, il faut tenir compte de l’éventualité d’une insuffisance hépatique, rénale ou cardiaque augmentant avec l’âge et tenir compte d’éventuelles co-médications.
  • -Interchangeabilité
  • -Il est déconseillé d’interchanger Itrazol et une solution buvable d’itraconazole, car pour la même dose, l’exposition au médicament est plus importante après administration de la solution buvable qu’après administration des capsules.
  • -Les patients présentant des troubles héréditaires rares tels qu'une intolérance au fructose/galactose, une malabsorption du glucose-galactose ou une insuffisance en sucraseisomaltase ne doivent pas utiliser ce médicament.
  • -Interactions
  • -Interactions pharmacocinétiques
  • -L’itraconazole est un puissant inhibiteur de l’enzyme hépatique CYP3A4 et un inhibiteur de la glycoprotéine P (P-gp) et de la BCRP (Breast Cancer Resistance Protein), qui sont des transporteurs de médicament. L’itraconazole est par ailleurs un substrat du CYP3A4. En raison de ces propriétés, la substance active présente un potentiel d’interaction considérable et il n’est pas possible de nommer ici tous les partenaires d’interaction potentiels. Lors de l’administration concomitante d’autres médicaments, il est recommandé également de s’informer au sujet de leurs voies métaboliques et leurs interactions potentielles, ainsi que des risques éventuels qui en résultent et des éventuels ajustements posologiques nécessaires (ou autres mesures) dans les informations professionnelles correspondantes.
  • -Ceci s’applique en particulier aux patients utilisant de multiples co-médications ainsi qu’à ceux présentant simultanément une altération de la fonction hépatique ou rénale.
  • -Influence de l’itraconazole sur la pharmacocinétique d’autres médicaments
  • -Substrats du CYP3A4, de la glycoprotéine P (P-gp) et/ou de la BCRP (Breast Cancer Resistance Protein)
  • -L’itraconazole et son métabolite principal, l’hydroxyitraconazole, sont de puissants inhibiteurs du CYP3A4. L’itraconazole est par ailleurs un inhibiteur des transporteurs de médicaments que sont la P-gp et la BCRP. Le métabolisme de médicaments métabolisés sous l’implication du CYP3A4 peut donc être considérablement retardé lors de l’administration concomitante avec l’itraconazole. Ainsi, les concentrations plasmatiques de ces substances actives peuvent être augmentées et leurs effets souhaités et indésirables peuvent être renforcés ou prolongés. Les conséquences qui en résultent dépendent de la substance active concernée et de sa marge thérapeutique. L’inhibition des transporteurs susmentionnés peut également entraîner une augmentation correspondante des concentrations plasmatiques.
  • -En particulier, lorsqu’ils sont utilisés en association avec l’itraconazole, les substrats du CYP3A4 ou de la P-gp et/ou de la BCRP, qui ont le potentiel de prolonger la durée de l’intervalle QT, présentent le risque de tachyarythmies ventriculaires, y compris de torsades de pointe. L’utilisation concomitante d’itraconazole avec de tels médicaments peut donc être contre-indiquée (voir aussi «Contre-indications»).
  • -Il convient également de noter que dans le cas de médicaments pour lesquels la substance active, présente sous forme de promédicament, est activée au moyen d’une implication déterminante du CYP3A4, l’administration concomitante d’un inhibiteur enzymatique comme l’itraconazole peut entraîner une diminution cliniquement significative des concentrations plasmatiques de la substance active et par conséquent une efficacité réduite. (Ceci s’applique p. ex. à la carbamazépine.)
  • -Après la fin du traitement, en fonction de la dose et de la durée du traitement, les concentrations plasmatiques d’itraconazole baissent en 7 à 14 jours à un niveau proche de la limite décelable. Par la suite, les concentrations plasmatiques des substrats du CYP3A4 co-administrés diminuent progressivement. Lors de l’administration concomitante de substances avec une fenêtre thérapeutique étroite (telles que la ciclosporine), il convient par conséquent de surveiller leurs concentrations plasmatiques, également après l’arrêt de l’itraconazole, et, si nécessaire, d’ajuster la dose.
  • -Chez des patients atteints de cirrhose hépatique ou chez des patients recevant en plus d’autres inhibiteurs du CYP3A4, la baisse des concentrations plasmatiques peut être encore plus lente. C’est un point dont il faut tenir compte lors de l’instauration d’un traitement par des médicaments dont le métabolisme est influencé par l’itraconazole.
  • -Le tableau figurant ci-dessous présente des exemples de médicaments dont le métabolisme peut être influencé par l’itraconazole. Les recommandations sont définies comme suit (sauf indication contraire explicite):
  • -•«contre-indiqué»: substrats du CYP3A4, de la P-gp et/ou de la BCRP ayant des effets indésirables potentiellement graves et éventuellement irréversibles (tels que torsades de pointe, rhabdomyolyse, etc.). Le médicament ne doit en aucun cas être administré en association avec l’itraconazole (voir «Contre-indications»).
  • -•«non recommandé»: substrats du CYP3A4, de la P-gp et/ou de la BCRP pour lesquels des concentrations plasmatiques augmentées ou diminuées sont associées à un risque significativement accru d’effets indésirables cliniquement significatifs ou pour lesquels une efficacité réduite représente un risque significatif pour le patient. L’utilisation du médicament pendant le traitement par l’itraconazole ou durant les deux premières semaines suivant son arrêt doit être évitée à moins que les avantages ne l’emportent sur les risques potentiellement augmentés. Si l’administration concomitante est inévitable en raison de l’absence d’alternatives ou d’une intolérance aux substances actives alternatives, le patient doit faire l’objet d’une surveillance particulièrement étroite et, si nécessaire, la posologie du médicament administré simultanément doit être ajustée. Pour les substances actives pour lesquelles des concentrations cibles sont définies, il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques.
  • -•«à utiliser avec prudence»: substrats du CYP3A4, de la P-gp et/ou de la BCRP pour lesquels des concentrations plasmatiques augmentées ou diminuées peuvent présenter un risque cliniquement significatif. Si le médicament est utilisé en co-médication avec l’itraconazole, une surveillance étroite est recommandée. Pour les substances actives pour lesquelles des concentrations cibles sont définies, il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques. Si nécessaire, la posologie du médicament administré simultanément doit être ajustée.
  • -La liste n’étant pas exhaustive, il convient, en cas d’administration concomitante d’autres médicaments, de consulter également les informations professionnelles de ces médicaments administrés simultanément.
  • -Il faut s’attendre à des changements comparables de l’exposition pour d’autres substances actives non mentionnées qui sont également métabolisées avec une participation significative du CYP3A4 ou dont la pharmacocinétique implique les transporteurs P-gp et/ou BCRP.
  • -Contre-indiqué Quinidine, dronédarone, alcaloïdes de l’ergot de seigle (tels que dihydroergotamine et méthylergométrine), félodipine, ivabradine, lercanidipine, méthadone, midazolam oral, quétiapine, ranolazine, sertindole, simvastatine, ticagrélor, triazolam, ainsi que sildénafil et vardénafil durant le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP)
  • -Non recommandé De nombreux agents antinéoplasiques (tels que dasatinib, docétaxel, ibrutinib, nilotinib, trabectédine, trastuzumab, vinca-alcaloïdes), certains immunosuppresseurs (évérolimus, sirolimus), apixaban, coumarines, fentanyl, riociguat, rivaroxaban, salmétérol, siméprévir, ainsi que tadalafil durant le traitement de l’HTAP et vardénafil durant le traitement de la dysfonction érectile
  • -À utiliser avec prudence Divers immunosuppresseurs (p. ex. ciclosporine, tacrolimus), certains glucocorticoïdes tels que méthylprednisolone, stéroïdes inhalés tels que budésonide ou fluticasone, de nombreux agents antiviraux, certains agents antinéoplasiques (p. ex. inhibiteurs de la tyrosine kinase, tels que géfitinib, imatinib ou ponatinib), alfentanil, aprépitant, aripiprazole, atorvastatine, dabigatran, digoxine, galantamine, halopéridol, lopéramide, répaglinide, venlafaxine, zopiclone
  • -
  • -Lorsque des combinaisons antivirales (VIH ou VHC) sont utilisées simultanément, il faut noter que l’effet net de l’interaction attendue dépend fortement des propriétés pharmacocinétiques des substances actives contenues (substrats, inducteurs et inhibiteurs enzymatiques).
  • -Dans le cas particulier des médicaments urologiques (p. ex. fésotérodine, solifénacine), le type de recommandation dépend de la présence simultanée éventuelle d’une insuffisance hépatique ou rénale. Pour ces médicaments, il est donc impératif de consulter leurs informations professionnelles.
  • -Pour les médicaments pour lesquels des études d’interaction spécifiques avec l’itraconazole sont disponibles, les résultats sont présentés en détail ci-dessous.
  • -Sauf indication contraire, il s’agit à chaque fois des rapports de la moyenne géométrique ou arithmétique avec un intervalle de confiance à 90 % (IC; dans certains cas, IC à 95 %). Lorsqu’une seule valeur est donnée au lieu d’un IC complet, il s’agit de l’écart-type ou de la limite supérieure de l’IC. Lorsqu’aucun intervalle de confiance n’est disponible pour le rapport, l’intervalle de valeurs observées est indiqué dans la mesure du possible.
  • -Lorsque les rapports de la moyenne géométrique ne sont pas disponibles, les flèches pour les changements prévus sont basées sur les autres informations disponibles. Le rapport a été classé comme suit:
  • -↑: rapport < 2; ↑↑: 2≤ rapport < 5; ↑↑↑: rapport ≥5; ↓: rapport > 0,6; ↓↓: 0,2 < rapport ≤0,6; ↓↓↓: rapport ≤0,2; ↔: pas de modification importante
  • -Médicament administré simultanément Schéma de traitement Paramètre Rapport Test/Référence (IC à 90 % ou à 95 %) Recommandation
  • -Aliskirène Itraconazole p.o. 100 mg 2×/jour ou placebo (jours 1-5) + aliskirène p.o. dose unique de 150 mg (jour 3) Aliskirène Cmax: ↑↑↑ 5,81 (3,09–10,92)b AUC: ↑↑↑ 6,54 (4,36–9,81) Non recommandé
  • -Alprazolam Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-6) + alprazolam p.o. dose unique de 0,8 mg (jour 4) Alprazolam Cmax: ↔ 1,29 AUC: ↑↑ 2,80 (1,60–4,50) À utiliser avec prudence
  • -Aripiprazole Aripiprazole p.o. dose unique de 3 mg; itraconazole p.o. 100 mg 1×/jour (durant 21 jours) + aripiprazole p.o. dose unique de 3 mg (7 jours après le début de l’administration d’itraconazole) Aripiprazole Cmax: ↑ 1,19 (0,19)a AUC: ↑ 1,48 (0,27)a À utiliser avec prudence
  • -Atorvastatine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + atorvastatine p.o. dose unique de 40 mg (jour 4) Acide atorvastatinique Cmax: ↔ 1,20 AUC: ↑↑ 3,3 À utiliser avec prudence
  • -Budésonide Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-5) + budésonide p.i. dose unique de 1 mg (jour 5) Budésonide Cmax: ↑ 1,65 (0,71–3,00)b AUC: ↑↑ 4,21 (1,75–9,80)b À utiliser avec prudence
  • -Quinidine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + quinidine p.o. dose unique de 100 mg (jour 4) Quinidine Cmax: ↑ 1,59 AUC: ↑↑ 2,42 Contre-indiqué
  • -Quinine Quinine p.o. dose unique de 300 mg; itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 1-4) + quinine p.o. dose unique de 300 mg (jour 4) Quinine Cmax: ↔ 1,17 AUC: ↑ 1,96 À utiliser avec prudence
  • -Ciprofloxacine Ciprofloxacine p.o. 500 mg 2×/jour durant 7 jours; itraconazole p.o. 200 mg 2×/jour durant 7 jours; ciprofloxacine p.o. 500 mg 2×/jour + itraconazole p.o. 200 mg 2×/jour durant 7 jours Ciprofloxacine Cmax: ↔ 0,94 AUC: ↔ 1,08 Itraconazole Cmax: ↑ 1,53 AUC: ↑ 1,82 À utiliser avec prudence
  • -Clarithromycine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 1-14); clarithromycine p.o. 500 mg 2×/jour (jours 24-57) + itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 35-48) Itraconazole Cmax: ↑ 1,90 AUC: ↑ 1,92 À utiliser avec prudence
  • -Cobimétinib Cobimétinib p.o. 10 mg dose unique seule et avec itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour durant 14 jours Cobimétinib Cmax: ↑↑ 3,17 (2,68–3,74) AUC: ↑↑↑ 6,72 (5,64–8,02) Non recommandé
  • -Digoxine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-5) + digoxine p.o. dose unique de 0,5 mg (jour 3) Digoxine Cmax: ↑ 1,34 AUC: ↑ 1,68 À utiliser avec prudence
  • -Dexaméthasone Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + dexaméthasone p.o. dose unique de 4,5 mg (jour 4) Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + dexaméthasone i.v. dose unique de 5 mg (jour 4) Dexaméthasone Cmax: ↑ 1,69 (1,15–2,35)b AUC: ↑↑ 3,73 (2,88–4,97)b Dexaméthasone Cmax: ↔ 1,07 (0,80–1,33)b AUC: ↑↑ 3,28 (2,56–4,39)b À utiliser avec prudence
  • -Dompéridone Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-5) + dompéridone p.o. dose unique de 20 mg (jour 5) Dompéridone Cmax: ↑↑ 2,70 (2,28–3,22) AUC: ↑↑ 3,17 (2,55–3,94) Contre-indiqué
  • -Éfavirenz Éfavirenz p.o. 600 mg 1×/jour durant 14 jours (jour 14); éfavirenz p.o. 600 mg 1×/jour + itraconazole p.o. 200 mg 2×/jour durant 14 jours (jour 28) Éfavirenz Cmax: ↔ 0,940 (0,885–0,999) AUC: ↔ 0,979 (0,940–1,019) Non recommandé
  • - Itraconazole p.o. 200 mg 2×/jour durant 14 jours (jour 14); itraconazole 200 mg 2×/jour + éfavirenz p.o. 600 mg 1×/jour durant 14 jours (jour 28) Itraconazole Cmax: ↓ 0,627 (0,491–0,801) AUC: ↓ 0,611 (0,473–0,790) Hydroxyitraconazole Cmax: ↓ 0,646 (0,476–0,876) AUC: ↓ 0,626 (0,455–0,860)
  • -Félodipine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + félodipine p.o. dose unique de 5 mg (jour 4) Félodipine Cmax: ↑↑↑ 7,75 AUC: ↑↑↑ 6,34 Contre-indiqué
  • -Fluticasone Fluticasone p.i. 1 mg 2×/jour durant 14 jours seule (groupe A) ou avec itraconazole (groupe B); au début de l’étude, les patients du groupe B avaient déjà reçu des capsules d’itraconazole de 100 mg 2×/jour à des doses adaptées aux niveaux cibles de taux résiduel de 1000 ng/ml d’hydroxyitraconazole. Fluticasone Crésiduelle: ↑↑ 2,57 À utiliser avec prudence
  • -Géfitinib Géfitinib p.o. dose unique de 250 mg; itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 1-12) + géfitinib p.o. dose unique de 250 mg (jour 4) Géfitinib Cmax: ↑ 1,51 AUC: ↑ 1,78 (1,97)c À utiliser avec prudence
  • - Géfitinib p.o. dose unique de 500 mg; itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 1-12) + géfitinib p.o. dose unique de 500 mg (jour 4) Géfitinib Cmax: ↑ 1,32 AUC: ↑ 1,61 (1,83)c
  • -Lumacaftor/ Ivacaftor Lumacaftor/ivacaftor p.o. 200/250 mg 2×/jour durant 15 jours; lumacaftor/ivacaftor p.o. 200/250 mg 2×/jour + itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour durant 7 jours Lumacaftor Cmax: ↔ 0,9856 (0,9222–1,053) AUC: ↔ 0,9645 (0,9090–1,023) Ivacaftor Cmax: ↑↑ 3,643 (3,185–4,166) AUC: ↑↑ 4,295 (3,784–4,875) Non recommandé
  • -Midazolam Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 1-6) + midazolam p.o. dose unique de 7,5 mg (jour 1 et jour 6) Midazolam Cmax: ↑↑ 2,50 AUC: ↑↑↑ 6,60 Midazolam oral: contre-indiqué Midazolam i.v.: à utiliser avec prudence
  • - Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + midazolam p.o. dose unique de 7,5 mg (jour 4) Midazolam Cmax: ↑↑ 3,40 AUC: ↑↑↑ 10,80
  • -Méthylprednisolone Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + méthylprednisolone dose unique de 16 mg (jour 4) Méthylprednisolone Cmax: ↑ 1,92 (1,61–2,24) AUC: ↑↑ 3,90 (3,19–4,61) À utiliser avec prudence
  • -Névirapine Névirapine p.o. 200 mg 1×/jour durant 7 jours; itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour durant 7 jours; névirapine p.o. 200 mg 1×/jour + itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour durant 7 jours Itraconazole Cmax: ↓ 0,62 AUC: ↓↓ 0,38 Névirapine Cmax: ↔ 1,05 (1,04–1,06) AUC: ↔ 1,05 (1,03–1,07) Non recommandé
  • -Olaparib Olaparib p.o. dose unique de 100 mg (jour 1); itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 5-11) + olaparib p.o. dose unique de 100 mg (jour 9) Olaparib Cmax: ↑ 1,40 (1,30–2,10) AUC: ↑↑ 2,70 (2,40–2,90) Non recommandé
  • -Oxybutynine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + oxybutynine p.o. dose unique de 5 mg (jour 4) Oxybutynine Cmax: ↑ 1,89 AUC: ↑ 1,85 Ndéséthyloxybutynine Cmax: ↔ 1,04 AUC: ↔ 1,09 À utiliser avec prudence
  • -Oxycodone Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-5) + oxycodone p.o. dose unique de 10 mg/kg (jour 4) Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-5) + oxycodone i.v. dose unique de 0,1 mg/kg (jour 4) Oxycodone Cmax: ↑ 1,45 (1,17–1,85)b AUC: ↑↑ 2,44 (1,51–3,38)b Oxycodone AUC: ↑ 1,51 (1,16–1,82)b À utiliser avec prudence
  • -Phénytoïne Itraconazole p.o. dose unique de 200 mg (jour 1); Phénytoïne p.o. 300 mg 1×/jour (jours 8-25) + itraconazole p.o. dose unique de 200 mg (jour 22) Itraconazole Cmax: ↓↓↓ 0,172 AUC: ↓↓↓ 0,0699 Hydroxyitraconazole Cmax: ↓↓↓ 0,155 AUC: ↓↓↓ 0,0506 Non recommandé
  • - Phénytoïne p.o. dose unique de 300 mg (jour 1); Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 8-25) + phénytoïne p.o. dose unique de 300 mg (jour 22) Phénytoïne Cmax: ↔ 1,00 AUC: ↔ 1,10
  • -Répaglinide Itraconazole p.o. 100 mg 2×/jour ou placebo (jours 1-3) + répaglinide p.o. dose unique de 0,25 mg Répaglinide Cmax: ↑ 1,47 (0,96–3,53)b AUC: ↑ 1,41 (1,05–1,93)b À utiliser avec prudence
  • -Rifabutine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour durant 14 jours; rifabutine p.o. 300 mg 1×/jour durant 10 jours puis itraconazole et rifabutine durant 14 jours Itraconazole Cmax: ↓↓ 0,29 AUC: ↓↓ 0,26 Non recommandé
  • -Rifampicine Itraconazole p.o. dose unique de 200 mg (jour 1); rifampicine 600 mg 1×/jour (jours 2-15) + itraconazole p.o. dose unique de 200 mg (jour 15) Itraconazole Concentration: ↓↓↓ typiquement inférieure à la limite de détection durant le traitement combiné AUC: ↓↓↓ 0,12 Non recommandé
  • -Rispéridone Rispéridone p.o. 2 à 8 mg/jour seule (prétraitement pendant > 2 mois) et avec itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour durant 7 jours Rispéridone Cmin à dose normalisée: ↑ 1,82 9-hydroxy-rispéridone Cmin à dose normalisée: ↑ 1,79 À utiliser avec prudence
  • -Simvastatine Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + simvastatine dose unique de 40 mg (jour 4) Simvastatine Cmax: ↑↑↑ 17 AUC: ↑↑↑ 19 Contre-indiqué
  • -Triazolam Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + triazolam p.o. dose unique de 0,25 mg (jour 4) Triazolam Cmax: ↑↑ 3 AUC: ↑↑↑ 27 Contre-indiqué
  • -Vandétanib Vandétanib p.o. dose unique de 300 mg (jour 1); itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour (jours 1-28) + vandétanib p.o. dose unique de 300 mg (jour 4) Vandétanib Cmax: ↔ 0,96 (0,83–1,11) AUC: ↑ 1,09 (1,01–1,18) À utiliser avec prudence
  • -Zopiclone Itraconazole p.o. 200 mg 1×/jour ou placebo (jours 1-4) + zopiclone p.o. dose unique de 7,5 mg (jour 4) Zopiclone Cmax: ↑ 1,3 AUC: ↑ 1,7 À utiliser avec prudence
  • -
  • -a Écart-type à la place de l’intervalle de confiance
  • -b Étendue à la place de l’intervalle de confiance
  • -c Valeur limite supérieure de l’intervalle de confiance
  • -Interactions au niveau de la liaison aux protéines plasmatiques
  • -In vitro, l’itraconazole n’a pas influencé la liaison aux protéines plasmatiques des principes actifs suivants : cimétidine, diazépam, imipramine, indométacine, propranolol, sulfaméthazine, tolbutamide.
  • -Influence d’autres médicaments sur la pharmacocinétique de l’itraconazole
  • -Le métabolisme de l’itraconazole peut être influencé par la co-administration d’inducteurs ou d’inhibiteurs du CYP3A4, ainsi que de médicaments également métabolisés par le CYP3A4. Par conséquent, l’efficacité peut être réduite ou le risque d’effets indésirables augmenté.
  • -Il faut tenir compte du fait que dans le cas de certains médicaments susceptibles d’influencer la pharmacocinétique de l’itraconazole, leur pharmacocinétique peut elle aussi être influencée par l’administration concomitante d’itraconazole. Par conséquent, voir aussi «Influence de l’itraconazole sur la pharmacocinétique d’autres médicaments».
  • -Inducteurs du CYP3A4
  • -Mécanisme d’interaction: accélération du métabolisme de l’itraconazole. Une induction enzymatique peut se poursuivre jusqu’à 4 semaines après l’arrêt de l’inducteur.
  • -Effets cliniques: dans des études cliniques d’interaction, l’administration concomitante d’itraconazole et de puissants inducteurs du CYP3A4 a entraîné une réduction pouvant atteindre 90 % de la biodisponibilité de l’itraconazole et de son métabolite actif, l’hydroxyitraconazole, de sorte que l’efficacité peut être fortement réduite.
  • -Mesures nécessaires: l’administration concomitante d’inducteurs du CYP3A4 et de l’itraconazole à partir de 2 semaines avant et pendant le traitement par l’itraconazole n’est pas recommandée. Si une administration concomitante est inévitable, l’évolution clinique doit faire l’objet d’une surveillance particulièrement étroite pendant la co-médication et il convient de choisir un autre traitement antifongique en cas de signes indiquant un manque d’efficacité. Si un inducteur potentiel du CYP3A4 a été administré au cours des 2 dernières semaines, il est recommandé d’utiliser un autre antifongique qui n’est pas métabolisé par le CYP3A4.
  • -·Exemples de telles substances dont l’administration concomitante avec l’itraconazole n’est pas recommandée: carbamazépine, éfavirenz, isoniazide, lumacaftor / ivacaftor, névirapine, phénobarbital (et aussi éventuellement d’autres barbituriques), phénytoïne, rifabutine et rifampicine, ainsi que des préparations à base de millepertuis (Hypericum perforatum).
  • -Inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4
  • -Mécanisme d’interaction: inhibition du métabolisme de l’itraconazole.
  • -Effets cliniques: la biodisponibilité de l’itraconazole et de son principal métabolite actif peut être augmentée.
  • -Mesures nécessaires: la prudence est de rigueur lors de l’administration concomitante d’inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A4. Les patients chez lesquels Itrazol est utilisé en association avec de puissants inhibiteurs du CYP3A4 doivent être étroitement surveillés à la recherche de symptômes indiquant des effets pharmacologiques renforcés ou prolongés de l’itraconazole; le cas échéant, il convient de réduire la dose d’itraconazole. Il faut éventuellement aussi déterminer les concentrations plasmatiques d’itraconazole.
  • -·Exemples de telles substances actives qui ne doivent être utilisées qu’avec prudence en co-médication avec l’itraconazole:
  • -inhibiteurs puissants du CYP3A4: clarithromycine, cobicistat, ritonavir, darunavir (potentialisé), elvitégravir, idélalisib
  • -inhibiteurs modérés du CYP3A4: érythromycine, ciprofloxacine, diltiazem, vérapamil
  • -Influence sur l’absorption de l’itraconazole
  • -Mécanisme d’interaction: réduction de l’absorption de l’itraconazole en cas de réduction de l’acidité gastrique (voir «Pharmacocinétique»).
  • -Effets cliniques: l’absorption de l’itraconazole peut être réduite par des médicaments diminuant l’acidité gastrique, comme les médicaments neutralisant l’acidité gastrique ou les inhibiteurs de la sécrétion d’acide.
  • -Mesures nécessaires: les médicaments diminuant l’acidité gastrique doivent être utilisés avec prudence en co-médication avec Itrazol Capsules. Si nécessaire, elles doivent être prises avec une boisson acide (voir «Posologie/Mode d’emploi» et «Mises en garde et précautions»).
  • -Exemples: hydroxyde d’aluminium et autres antiacides, ranitidine et autres antagonistes H2, inhibiteurs de la pompe à protons.
  • -Interactions pharmacodynamiques
  • -La prudence est recommandée en cas d’administration concomitante d’itraconazole et d’inhibiteurs des canaux calciques à cause du risque accru d’insuffisance cardiaque. En plus des interactions pharmacocinétiques possibles dans lesquelles l’enzyme métabolisante CYP3A4 est impliquée, les inhibiteurs des canaux calciques peuvent présenter un effet inotrope négatif pouvant renforcer celui de l’itraconazole.
  • -Grossesse, Allaitement
  • -Femmes en âge de procréer
  • -Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène de l'itraconazole. Une tératogénicité ou une embryotoxicité humaines ne peuvent pas non plus être exclues (voir «Données précliniques»). Chez les femmes en âge de procréer, l’itraconazole ne doit par conséquent être utilisé dans des situations n'engageant pas le pronostic vital qui ne nécessitent pas de débuter immédiatement le traitement, qu'après instauration d'une contraception fiable. Cela correspond à l'utilisation d'au moins une méthode contraceptive indépendante de l'utilisateur/utilisatrice ou d'une combinaison de deux méthodes dépendantes de l'utilisateur/utilisatrice. Les mesures contraceptives doivent être utilisées pendant toute la durée du traitement ainsi que jusqu'à 2 mois après la fin du traitement.
  • -Si l'instauration immédiate d'un traitement antifongique systémique est nécessaire et que la patiente n'a pas suivi de contraception fiable auparavant, il convient, dans la mesure du possible, d'accorder la préférence à des principes actifs ayant un faible potentiel tératogène.
  • -Grossesse
  • -Itrazol ne doit pas être pris pendant la grossesse sauf en cas de menace vitale, et de nécessité absolue.
  • -Lors des études sur les animaux, l’itraconazole a traversé le placenta et a été tératogène et embryotoxique (voir «Données précliniques»).
  • -Les données recueillies chez l’humain concernant la prise d’Itrazol pendant la grossesse sont limitées. Des cas d’anomalies congénitales ont été rapportés lors de la surveillance post-marketing. Ces cas incluaient des malformations squelettiques, uro-génitales, cardiovasculaires et ophtalmologiques, tout comme des anomalies chromosomiques et des malformations multiples.
  • -Allaitement
  • -L’itraconazole passe en très petites quantités dans le lait maternel. Le bénéfice attendu d’un traitement par Itrazol doit par conséquent être évalué par rapport aux risques éventuels de l’allaitement. Dans le doute, il ne faut pas allaiter lors de la prise d’Itrazol.
  • -Fertilité
  • -Il n’existe pas d’indice en faveur de l’influence primaire de la prise d’itraconazole sur la fertilité (voir «Données précliniques»).
  • -Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
  • -Aucune étude relative à l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines n’a été effectuée. Des effets indésirables, comme des vertiges, des troubles visuels et auditifs, ont été rapportés pendant le traitement par l’itraconazole. Ces effets indésirables peuvent altérer l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines (voir «Effets indésirables»).
  • -Effets indésirables
  • -Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sous itraconazole dans le cadre d’études cliniques et de la surveillance post-commercialisation étaient les suivants: céphalées, douleurs abdominales et nausées. Les effets indésirables les plus graves étaient: réactions allergiques graves, défaillance cardiaque/insuffisance cardiaque/œdème pulmonaire, pancréatite, toxicité hépatique grave (y compris des cas isolés de défaillance hépatique aiguë mortelle) et réactions cutanées graves.
  • -Les effets indésirables observés dans les études cliniques et dans le cadre de la surveillance post-commercialisation sous traitement par itraconazole sont répertoriés ci-dessous par classes de systèmes d’organes et par fréquence. Le profil de sécurité, mais en particulier la fréquence des différents effets indésirables, ont en partie varié en fonction de la forme galénique (c.-à-d. également en fonction de l’indication). C’est pourquoi après les effets indésirables observés lors de la prise des capsules figurent également les effets rapportés (seulement) avec d’autres formes galéniques.
  • -Définition des catégories de fréquence: très fréquents ≥1/10 ; fréquents ≥1/100, < 1/10 ; occasionnels ≥1/1000, < 1/100; rares ≥1/10 000, < 1/1000 ; très rares < 1/10 000.
  • -Infections et infestations
  • -Occasionnels: infections de voies respiratoires supérieures.
  • -Affections hématologiques et du système lymphatique
  • -Rares: leucopénie.
  • -Affections du système immunitaire
  • -Occasionnels: réactions d’hypersensibilité.
  • -Rares: réactions anaphylactiques, œdème angioneurotique, maladie sérique.
  • -Troubles du métabolisme et de la nutrition
  • -Rares: hypertriglycéridémie.
  • -Affections du système nerveux
  • -Fréquents: céphalées.
  • -Occasionnels: vertiges.
  • -Rares: paresthésie, dysgueusie, hypoesthésie, tremblements.
  • -Affections oculaires
  • -Rares: troubles visuels (y compris diplopie et vision floue).
  • -Affections de l’oreille et du labyrinthe
  • -Rares: acouphènes, perte auditive passagère ou permanente.
  • -Affections cardiaques
  • -Rares: insuffisance cardiaque, allant jusqu’à une défaillance cardiaque dans des cas isolés.
  • -Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
  • -Rares: dyspnée.
  • -Affections gastro-intestinales
  • -Fréquents: nausées, douleurs abdominales.
  • -Occasionnels: dyspepsie, diarrhée, constipation, flatulences, vomissements.
  • -Rares: pancréatite.
  • -Affections hépatobiliaires
  • -Occasionnels: anomalies de la fonction hépatique.
  • -Rares: hyperbilirubinémie, toxicité hépatique grave (y compris défaillance hépatique aiguë mortelle).
  • -Affections de la peau et du tissu sous-cutané
  • -Occasionnels: prurit, exanthème, urticaire.
  • -Rares: alopécie, photosensibilité, dermatite exfoliative, érythème multiforme, nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson, pustulose exanthémateuse généralisée aiguë, vascularite à complexes immuns.
  • -Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
  • -Rares: augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase.
  • -Affections du rein et des voies urinaires
  • -Rares: pollakiurie.
  • -Affections des organes de reproduction et du sein
  • -Occasionnels: troubles menstruels.
  • -Rares: troubles de la fonction érectile.
  • -Troubles généraux et anomalies au site d’administration
  • -Rares: œdèmes.
  • -Les effets indésirables supplémentaires rapportés dans les études cliniques menées avec d’autres formes galéniques de l’itraconazole sont présentés ci-dessous.
  • -Affections hématologiques et du système lymphatique: granulocytopénie, thrombocytopénie.
  • -Affections du système immunitaire: réactions anaphylactoïdes.
  • -Troubles du métabolisme et de la nutrition: hypokaliémie, hyperkaliémie, hypomagnésémie, hyperglycémie.
  • -Affections psychiatriques: états confusionnels.
  • -Affections du système nerveux: somnolence, neuropathie périphérique.
  • -Affections cardiaques/Affections vasculaires: tachycardie, hypertension, hypotension.
  • -Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales: dysphonie, toux, œdème pulmonaire.
  • -Affections hépatobiliaires: ictère, hépatite.
  • -Affections de la peau et du tissu souscutané: hyperhidrose.
  • -Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif: myalgie, arthralgie.
  • -Affections du rein et des voies urinaires: altération de la fonction rénale, incontinence urinaire.
  • -Troubles généraux et anomalies au site d’administration: épuisement, douleurs (p. ex. dans la région thoracique), pyrexie, frissons.
  • -Enfants/Adolescents
  • -Les données relatives à la sécurité de l’itraconazole chez l’enfant sont limitées. En principe, le profil de sécurité correspond à celui de l’adulte, l’incidence des effets indésirables (en particulier les céphalées, les douleurs abdominales, les nausées, les vomissements et la diarrhée) ayant eu tendance à être un peu plus élevée chez les patients pédiatriques que chez les adultes.
  • -L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
  • -Surdosage
  • -En règle générale, les événements indésirables rapportés en cas de surdosage correspondaient aux événements décrits dans la rubrique des «Effets indésirables» (s’y rapporter).
  • -Il n’existe pas d’antidote spécifique et l’itraconazole n’est pas dialysable. En cas de surdosage, des mesures de soutien doivent être prises.
  • -Propriétés/Effets
  • -Code ATC
  • -J02AC02
  • -Mécanisme d’action
  • -L’itraconazole est un antifongique de synthèse du groupe des triazoles. Il est efficace contre les dermatophytes, les levures, Aspergillus spp. et différentes autres espèces de champignons pathogènes.
  • -L’itraconazole n’agit pas sur les zygomycètes (p. ex. Rhizopus spp., Rhizomucor spp., Mucor spp. et Absidia spp.), ni sur Fusarium spp., Scedosporium spp. et Scopulariopsis spp.
  • -L’effet antifongique d’Itrazol est dû à l’inhibition sélective de la biosynthèse de l’ergostérol dans la membrane cellulaire du champignon, ce qui modifie la perméabilité membranaire et entraîne la mort de la cellule fongique.
  • -Activité in vitro de l’itraconazole contre des champignons
  • -La concentration minimale inhibitrice (CMI) a été déterminée par la méthode de dilution. Un substrat nutritif Dixon a été utilisé comme milieu de culture pour Pityrosporum ovale et un bouillon d’infusion cœur/cerveau pour les autres champignons. Les cultures ont été incubées à 25 °C (champignons) et 37 °C (levures) pendant 2 semaines. La CMI (CMI90) correspond à la concentration à laquelle la croissance de ≥90 % des souches testées a été inhibée significativement.
  • -(L’impact de l’activité in vitro quant au succès thérapeutique escompté est très limité)
  • -Sensibilité
  • -Très sensible: CMI90 ≤ 1 µg/ml: ++.
  • -Modérément sensible: CMI90 >1 µg/ml ≤ 10 µg/ml: +.
  • -Résistant: CMI90 > 10 µg/ml: o.
  • -Genre Nombre de souches CMI90 µg/ml Sensibilité
  • -
  • -Epidermophyton floccosum 10 0,01 ++
  • -Microsporum spp. 50 0,1 ++
  • -Trichophyton mentagrophytes 48 1 ++
  • -Trichophyton rubrum 127 0,1 ++
  • -Autres Trichophyton spp. 36 0,1 ++
  • -Candida albicans 1076 1 ++
  • -Candida glabrata 159 0,1 ++
  • -Candida krusei 43 1 ++
  • -Candida tropicalis 68 0,1 ++
  • -Candida parapsilosis 65 1 ++
  • -Autres Candida spp. 62 1 ++
  • -Autres Candida spp. (17 espèces) 1592 1 ++
  • -Malassezia furfur 22 0,1 ++
  • -Blastomyces dermatitidis 3 0,1 ++
  • -Histoplasma capsulatum 1 0,01 ++
  • -Paracoccidioides brasiliensis 5 0,01 ++
  • -Sporothrix schenckii 12 0,1 ++
  • -Chromoblastomycoses (1) 16 0,1 ++
  • -Aspergillus fumigatus 66 1 ++
  • -Aspergillus niger 5 100 o
  • -Autres Aspergillus spp. 16 1 ++
  • -Dematiaceae (2) 14 0,1 ++
  • -Hendersonula toruloidea 3 100 o
  • -Absidia corymbifera 3 1 ++
  • -Pseudo allescheria boydii 4 1 ++
  • -Scopulariopsis brevicaulis 14 >100 o
  • -Trichosporon beigelii 7 1 ++
  • -
  • -(1) Cladosporium carrionii, Fonsecaea spp., Phialophora verrucosa
  • -(2) Exophiala jeanselmei, Cladosporium spp., Phaeoannellomyces werneckii, Piedraia hortae, Bipolaris hawaiiensis
  • -Développement de résistances
  • -On a observé des souches d’Aspergillus fumigatus résistantes à l’itraconazole.
  • -La connaissance des mécanismes et de la formation de résistances aux azolés ainsi que de la propagation des micro-organismes résistants comporte encore de nombreuses lacunes. Une résistance aux azolés semble se développer lentement et résulte souvent de plusieurs mutations génétiques. Des mécanismes tels qu’une surexpression du gène ERG11 codant pour l’enzyme cible 14αdéméthylase ont été décrits. Des mutations ponctuelles du gène ERG11 induisant une diminution de l’affinité de l’enzyme cible et/ou une surexpression du gène transporteur, entraînent un efflux élevé. Une résistance croisée entre les azolés a été observée pour l’espèce Candida spp. Une résistance à un fongicide de la classe des azolés n’implique cependant pas obligatoirement une résistance aux autres fongicides azolés. On a observé des souches d’Aspergillus fumigatus résistantes à l’itraconazole.
  • -Pharmacodynamique
  • -Voir « Mécanisme d’action »
  • -Efficacité clinique
  • -Voir « Mécanisme d’action »
  • -Pharmacocinétique
  • -Absorption
  • -L’itraconazole est résorbé rapidement après la prise d’Itrazol Capsules. La concentration plasmatique maximale est atteinte 2 à 5 heures après la prise. La pharmacocinétique de l’itraconazole n’est pas linéaire.
  • -La biodisponibilité absolue de l’itraconazole est d’environ 55 %. La biodisponibilité orale en cas de prise des capsules est la plus grande immédiatement après un repas complet. La biodisponibilité absolue diminue de moitié en cas de prise à jeun.
  • -Il se produit une accumulation dans le plasma après une prise multiple. Les concentrations à l’état d’équilibre sont atteintes en 15 jours, avec une Cmax (concentration plasmatique maximale) respectivement de 0,5 µg/ml, 1,1 µg/ml et 2,0 µg/ml après prise orale de 100 mg une fois par jour, 200 mg une fois par jour et 200 mg deux fois par jour.
  • -L’absorption des capsules d’itraconazole est diminuée chez les patients dont l’acidité gastrique est réduite, p. ex. les patients traités par des médicaments qui inhibent la sécrétion d’acide gastrique (p. ex. antagonistes H2, inhibiteurs de la pompe à protons) ou les patients souffrant d’achlorhydrie suite à certaines maladies. Chez ces patients, l’absorption de l’itraconazole est améliorée à jeun, quand Itrazol Capsules est pris avec une boisson au pH < 3,0 (p. ex. une boisson à base de cola non light).
  • -Itrazol et les solutions buvables d’itraconazole buvable ne sont pas bioéquivalents.
  • -L’exposition à l’itraconazole est plus faible après administration des capsules qu’après administration de la même dose sous forme de solution buvable.
  • -Distribution
  • -Dans le plasma, l’itraconazole n’est présent sous forme libre qu’à 0,2 %, le reste étant lié aux protéines (essentiellement à l’albumine). L’hydroxyitraconazole, son métabolite principal, est lui aussi lié à 99,6 % aux protéines.
  • -Le volume de distribution moyen de l’itraconazole est de > 700 l, ce qui montre sa distribution abondante dans les tissus.
  • -L’itraconazole a également une affinité marquée pour les lipides. Les concentrations dans les poumons, les reins, le foie, les os, l’estomac, la rate et les muscles étaient deux à trois fois plus élevées que dans le plasma, et la concentration dans les tissus cornés, en particulier la peau, était jusqu’à quatre fois plus élevée que dans le plasma.
  • -Les concentrations dans le LCR sont nettement plus faibles (≤2 ng/ml) que dans le plasma.
  • -L’itraconazole passe en petites quantités dans le lait maternel.
  • -Métabolisme
  • -L’itraconazole est fortement métabolisé par le foie et transformé en un grand nombre de métabolites. Des études in vitro ont montré que le CYP3A4 est l’enzyme la plus importante impliquée dans le métabolisme de l’itraconazole.
  • -Le métabolite principal est l’hydroxyitraconazole, dont l’activité antimycosique in vitro est comparable à celle de l’itraconazole. Le taux plasmatique de l’hydroxy-métabolite est environ deux fois plus élevé que celui de l’itraconazole.
  • -Élimination
  • -L’itraconazole est éliminé en une semaine sous forme de métabolites inactifs à raison d’environ 35 % dans l’urine et à peu près 54 % dans les selles. L’élimination rénale de l’itraconazole et de son métabolite actif hydroxyitraconazole représente moins de 1 % d’une dose intraveineuse. 3 à 18 % de la substance mère sont éliminés dans les fèces sous forme inchangée.
  • -La clairance totale de l’itraconazole après une administration intraveineuse est de 278 ml/min. La clairance de l’itraconazole diminue avec un dosage plus élevé parce que sa métabolisation de l’itraconazole dans le foie est limitée par saturation.
  • -La demi-vie terminale de l’itraconazole varie généralement de 16 à 28 heures après une dose unique et augmente à 34 à 42 heures lors de doses répétées.
  • -Après la fin du traitement, en fonction de la dose et de la durée du traitement, le taux plasmatique d’itraconazole baisse en 7 à 14 jours à un niveau proche de la limite décelable.
  • -Une redistribution de l’itraconazole à partir des tissus cornés est manifestement négligeable, son élimination hors de ces tissus se fait dans le cadre de la régénération épidermique. La concentration dans la peau subsiste pendant 2 à 4 semaines après l’arrêt d’un traitement de quatre semaines. Dans la kératine des ongles de la main et des orteils, dans laquelle l’itraconazole peut être décelé déjà 1 semaine après le début du traitement, la concentration subsiste au moins six mois après la fin d’un traitement de trois mois.
  • -On peut encore déceler des concentrations ayant une efficacité thérapeutique dans le tissu vaginal pendant 3 jours après l’arrêt d’un traitement de 24 heures par 2× 200 mg d’Itrazol.
  • -Cinétique pour certains groupes de patients
  • -Troubles de la fonction hépatique
  • -On ne dispose d’aucune donnée après administration répétée d’itraconazole chez des patients atteints de cirrhose hépatique ou lors d’une administration à long terme dans une telle population.
  • -Une dose unique orale (capsule de 100 mg) a été administrée à 12 patients atteints de cirrhose hépatique et 6 sujets sains. Chez les patients cirrhotiques, la Cmax moyenne de l’itraconazole a été significativement réduite (de 47 %). Chez les patients atteints de cirrhose hépatique, la demi-vie d’élimination terminale moyenne a été plus longue que chez les patients sains (37 heures contre 16). De façon générale, l’exposition (AUC) à l’itraconazole a été comparable chez les patients cirrhotiques et chez les patients sains.
  • -Troubles de la fonction rénale
  • -On ne dispose que de peu de données relatives à la prise d’itraconazole par voie orale chez les patients souffrant d’insuffisance rénale.
  • -Après l’administration d’une dose intraveineuse unique, les valeurs de la demi-vie d’élimination terminale des patients souffrant d’insuffisance rénale légère (ClCr de 50 à 79 ml/min), moyenne (ClCr de 20 à 49 ml/min), et sévère (ClCr < 20 ml/min) ont été comparables aux valeurs trouvées chez les patients en bonne santé (48 heures versus une moyenne de 42 à 49 heures). L’exposition globale (AUC) à l’itraconazole a été diminuée de 30 % à 40 % chez les patients souffrant d’insuffisance rénale moyenne à sévère par rapport aux patients ayant une fonction rénale normale.
  • -On ne dispose d’aucune donnée relative à une utilisation à long terme de l’itraconazole chez des patients souffrant d’une insuffisance rénale.
  • -L’itraconazole n’est pas dialysable.
  • -Une étude menée chez au total n=19 patients souffrant d’insuffisance rénale grave n’a montré aucune influence significative de l’hémodialyse ou de la dialyse péritonéale continue ambulatoire sur la Cmax et l’AUC de l’itraconazole. Globalement, la pharmacocinétique de l’itraconazole montre une grande variabilité interindividuelle chez ces patients.
  • -Enfants et adolescents
  • -La pharmacocinétique de l’itraconazole après administration d’une dose intraveineuse unique de 2,5 mg/kg a été examinée dans le cadre d’une étude pharmacocinétique menée chez n=33 patients pédiatriques âgés de 6 mois à 16 ans. Aucun rapport de dépendance entre l’âge et l’AUC ou la clairance totale de l’itraconazole n’a été observé, mais un faible lien entre l’âge et le volume de distribution, la Cmax et la demi-vie terminale a été mis en évidence. La clairance apparente et le volume de distribution apparent semblaient être en rapport avec le poids corporel.
  • -Les données relatives à l’utilisation d’itraconazole par voie orale chez l’enfant et l’adolescent sont limitées.
  • -Données précliniques
  • -Il n’existe aucun indice de potentiel mutagène de l’itraconazole.
  • -Bien que chez les rats et les souris l’itraconazole ne soit pas un produit cancérigène primaire, chez les rats mâles l’incidence de sarcome des parties molles a été augmentée lors de l’administration au long cours de 25 mg/kg/jour (le triple de la dose maximale recommandée chez l’humain, DMRH). Ceci s’explique avec l’accroissement des réactions inflammatoires chroniques non néoplasiques du tissu conjonctif dues à une augmentation du taux de cholestérol et à un dépôt de cholestérol dans le tissu conjonctif.
  • -Il n’existe pas d’indice en faveur de l’influence primaire de la prise d’itraconazole sur la fertilité de rats mâles ou femelles à une dose allant jusqu’à 40 mg/kg/jour (5 fois la DMRH). Des doses plus élevées (5 à 20 fois la DMRH) d’itraconazole ont entraîné des effets embryotoxiques et tératogènes tant chez la souris que chez le rat. Chez les rats, la tératogénicité a consisté en d’importantes malformations du squelette et chez les souris en des encéphalocèles et des macroglossies.
  • -Chez des souris, l’administration orale répétée de doses (embryotoxiques) d’itraconazole ≥40 mg/kg/jour a entraîné une suppression prononcée de la réponse immunitaire humorale ainsi que de la réponse immunitaire à médiation cellulaire.
  • -Chez de jeunes chiens, une diminution de la minéralisation des os sur l’ensemble du squelette a été observée après une administration prolongée d’itraconazole. Lors de trois études de toxicité sur des rats, l’itraconazole (2,5 fois la DMRH) a induit des défauts osseux avec une réduction d’activité des os plats, raréfaction de la substance compacte des os longs et augmentation de leur fragilité.
  • -Remarques particulières
  • -Stabilité
  • -Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
  • -Remarques particulières concernant le stockage
  • -Ne pas conserver les capsules au-dessus de 25°C. Conserver dans l’emballage d’origine et le protéger de l’humidité.
  • -Conserver hors de portée des enfants.
  • -Numéro d’autorisation
  • -59210 (Swissmedic)
  • -Présentation
  • -Capsules de 100 mg: 4, 15 et 30 (B)
  • -Titulaire de l’autorisation
  • -Bailleul (Suisse) SA, 1203 Genève
  • -Mise à jour de l’information
  • -Janvier 2021
  • +En cas de candidose systémique, si l’on suspecte la présence de souches de Candida résistantes au fluconazole, il ne peut être présumé que celles-ci sont sensibles
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