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Accueil - Information professionnelle sur Lisenia 20 - Changements - 20.01.2016
94 Changements de l'information professionelle Lisenia 20
  • -Excipients: couleur: rouge allura (E129), indigo carmin (E132), excipiens pro compresso obducto.
  • +Excipients: lactosum, Couleur: rouge allura (E129), indigo carmin (E132), excipiens pro compresso obducto.
  • -Contraceptif oral.
  • +Contraception hormonale.
  • +La décision de prescrire Lisenia 20 doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à Lisenia 20 en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
  • -Les comprimés pelliculés doivent être pris dans l'ordre indiqué sur la plaquette, si possible à la même heure de la journée et de préférence avec du liquide. Un comprimé pelliculé par jour est pris pendant 21 jours successifs. Il s'ensuit une pause de 7 jours sans prise de comprimé pelliculé avant de commencer la prochaine plaquette. Il se produit habituellement pendant cette pause une hémorragie de privation qui apparaît normalement 2 à 3 jours après la prise du dernier comprimé pelliculé et peut encore persister alors que la prochaine plaquette est déjà commencée.
  • +Les CHC tels que Lisenia 20 ne devraient être prescrits que par des médecins ayant l'expérience de ces traitements et qui sont en mesure, d'une part, de fournir aux patientes toutes les explications requises sur les avantages et inconvénients de toutes les méthodes contraceptives disponibles et, d'autre part, de procéder à un examen général et gynécologique.
  • +La prescription d'un CHC doit en principe se faire conformément aux dernières recommandations de la Société Suisse de Gynécologie et d'Obstétrique (SSGO).
  • +Les comprimés pelliculés doivent être pris dans l'ordre indiqué sur la plaquette, si possible à la même heure de la journée et de préférence avec du liquide. Un comprimé pelliculé par jour est pris pendant 21 jours successifs. Il s'ensuit une pause de 7 jours sans prise de comprimé pelliculé avant de commencer la prochaine plaquette. Il se produit habituellement pendant cette pause une hémorragie de privation qui apparaît normalement 2 à 3 jours après la prise du dernièr comprimé pelliculé et peut encore persister alors que la prochaine plaquette est déjà commencée.
  • -Femmes n'ayant pas pris de contraceptifs hormonaux le mois précédent
  • -Il faut commencer la prise des comprimés pelliculés le 1er jour du cycle (= 1er jour des règles). Il est aussi possible de commencer du 2e au 5e jour, mais il est alors recommandé d'utiliser d'autres méthodes contraceptives non hormonales (à l'exception de la méthode d'abstinence périodique d'Ogino-Knaus et de la méthode des températures), pendant les 7 premiers jours de la prise lors du 1er cycle.
  • -Remplacement d'un contraceptif oral combiné (COC), d'un anneau vaginal ou d'un patch transdermique par Lisenia 20
  • -La prise de Lisenia 20 se fait de préférence le lendemain de la prise du dernier comprimé pelliculé actif du COC précédent, au plus tard cependant le lendemain du dernier jour de l'intervalle habituel sans comprimé pelliculé ou de la phase placebo.
  • -Lors du remplacement d'un anneau vaginal ou d'un patch transdermique, la prise de Lisenia 20 commence de préférence le jour du retrait ou au plus tard au moment où l'application suivante aurait été prévue.
  • +Femmes n'ayant pas utilisé de contraceptif hormonal le mois précédent
  • +Il faut commencer la prise des comprimés pelliculés le 1er jour du cycle (= 1er jour des règles). Il est aussi possible de commencer du 2e au 5e jour, mais il est alors recommandé d'utiliser d'autres méthodes contraceptives non hormonales (p.ex. des préservatifs, mais pas la méthode d'abstinence périodique d'Ogino-Knaus ou la méthode des températures), pendant les 7 premiers jours de la prise lors du 1er cycle.
  • +Remplacement d'un contraceptif oral combiné (CHC), d'un anneau vaginal ou d'un patch transdermique
  • +La prise de Lisenia 20 se fait de préférence le lendemain de la prise de la dernière comprimée active du CHC précédent, au plus tard cependant le lendemain du dernier jour de l'intervalle habituel sans comprimée ou de la phase placebo. Lors du remplacement d'un anneau vaginal ou d'un patch transdermique, la prise de Lisenia 20 commence de préférence le jour du retrait du dernier anneau ou du dernier patch ou au plus tard au moment où l'application suivante aurait été prévue.
  • -La prise de Lisenia 20 peut être immédiate. Le recours à d'autres méthodes contraceptives est alors inutile.
  • -Après un avortement dans le 2e trimestre de la grossesse ou après un accouchement
  • -Il faut commencer la prise de Lisenia 20 au plus tôt entre le 21e et le 28e jour après un avortement dans le 2e trimestre de la grossesse ou après un accouchement (cf. «Mises en garde et précautions» et «Grossesse/Allaitement»), en raison du risque accru d'affections thromboemboliques pendant cette phase. En cas de début plus tardif, il est recommandé d'utiliser d'autres méthodes contraceptives non hormonales pendant les 7 premiers jours de la prise des comprimés pelliculés. Si des rapports sexuels ont déjà eu lieu entre-temps, il faut exclure une grossesse avant de commencer la prise ou bien attendre les premières règles.
  • +La prise de Lisenia 20 peut être immédiate. Le recours à d'autres méthodes contraceptives supplémentaires est alors inutile.
  • +Après un avortement au 2ème trimestre de grossesse ou un accouchement
  • +La décision quant à la (re)prise d'un CHC tel que Lisenia 20 après un avortement au 2ème trimestre de grossesse ou un accouchement doit tenir compte du risque accru d'accidents thromboemboliques veineux pendant la période puerpérale (jusqu'à 12 semaines après l'accouchement ou l'avortement; cf. «Mises en garde et précautions»).
  • +Dans tous les cas, après un accouchement ou un avortement au 2ème trimestre de grossesse, la prise de Lisenia 20 doit débuter au plus tôt entre le 21ème et le 28ème jour. Si le traitement débute plus tard, il est recommandé d'appliquer des méthodes contraceptives supplémentaires non hormonales durant les 7 premiers jours de la prise. Si des rapports sexuels ont eu lieu entre-temps, il convient d'exclure l'éventualité d'une grossesse ou d'attendre les premières règles avant de débuter le traitement.
  • -Si la patiente s'aperçoit dans un intervalle de 12 heures qu'elle a oublié de prendre un comprimé pelliculé à l'heure habituelle, elle devra prendre celle-ci immédiatement. Les comprimés pelliculés suivants seront à nouveau pris à l'heure habituelle. La protection contraceptive n'est alors pas compromise.
  • +Si la patiente s'aperçoit dans un intervalle de 12 heures qu'elle a oublié de prendre un comprimé pelliculé à l'heure habituelle, elle devra prendre celui-ci immédiatement. Les comprimés pelliculés suivants seront à nouveau pris à l'heure habituelle. La protection contraceptive n'est alors pas compromise.
  • -1 semaine de prise
  • +1ère semaine de prise
  • -En cas de troubles gastro-intestinaux sévères, l'absorption est probablement incomplète et il faut recourir à des méthodes contraceptives supplémentaires.
  • -En cas de vomissements dans les 3 à 4 heures suivant la prise d'un comprimé pelliculé, il se peut que la résorption soit incomplète et il faut envisager l'utilisation d'autres méthodes contraceptives. Dans ce cas, il faut observer les règles de base de la rubrique «Conduite à tenir en cas d'oubli de comprimé(s) pelliculé(s)». Afin que le schéma habituel de prise puisse être conservé, la patiente devra prendre le comprimé pelliculé supplémentaire d'une plaquette de réserve.
  • +En cas de troubles gastro-intestinaux sévères, – quelle que soit leur cause (c.-à-d. aussi en cas de diarrhée d'origine médicamenteuse, etc.) – l'absorption peut être incomplète et des méthodes de contraception supplémentaires doivent être utilisées.
  • +En cas de vomissements dans les 3 à 4 heures suivant la prise d'un comprimé pelliculé, il faut observer les règles de base de la rubrique «Conduite à tenir en cas d'oubli de comprimé(s) pelliculé(s)». Afin que le schéma habituel de prise puisse être conservé, la patiente devra prendre le comprimé pelliculé supplémentaire d'une plaquette de réserve.
  • -Des saignements irréguliers (petites pertes sanglantes ou saignements intermenstruels) peuvent se produire avec tous les COC, en particulier pendant les premiers mois de la prise. En cas de saignements irréguliers, un bilan diagnostique n'est judicieux qu'après une phase d'adaptation d'environ 3 cycles.
  • +Des saignements irréguliers (petites pertes sanglantes ou saignements intermenstruels) peuvent se produire avec tous les CHC, en particulier pendant les premiers mois d'utilisation. En cas de saignements irréguliers, un bilan diagnostique n'est judicieux qu'après une phase d'adaptation d'environ 3 cycles.
  • -L'hémorragie de privation peut ne pas apparaître au cours de la phase d'interruption du traitement. Une grossesse est peu probable si le COC a été pris conformément aux recommandations. Il convient d'exclure une éventuelle grossesse si le COC n'a pas été pris conformément aux recommandations avant la première absence d'une hémorragie de privation ou en cas d'absence d'hémorragie de privation au cours de deux cycles consécutifs.
  • -Emploi chez certains groupes de patientes
  • +L'hémorragie de privation peut ne pas apparaître au cours de la phase d'interruption du traitement. Une grossesse est peu probable si le CHC a été utilisé conformément aux recommandations. Il convient d'exclure une éventuelle grossesse si le CHC n'a pas été utilisé conformément aux recommandations avant la première absence d'une hémorragie de privation ou en cas d'absence d'hémorragie de privation au cours de deux cycles consécutifs.
  • +Instructions spéciales pour la posologie
  • +Enfants et adolescents: Lisenia 20 n'est indiqué qu'après la ménarche. L'efficacité et la sécurité de Lisenia 20 ont été examinées chez des femmes âgées de 18 ans et plus. Chez les adolescentes (si indication), la posologie recommandée est la même que chez les adultes.
  • +Patientes âgées: Lisenia 20 n'est pas recommandé après la ménopause.
  • -Adolescentes: Lisenia 20 n'est indiquée qu'après la ménarche. L'efficacité et la sécurité de Lisenia 20 ont été examinées chez des femmes âgées de 18 ans et plus. Chez les adolescentes (lorsqu'il est indiqué), la posologie recommandée de Lisenia 20 est la même que chez les adultes.
  • -Il ne faut pas prendre de COC dans les circonstances suivantes ou il faut arrêter ceux-ci immédiatement lorsqu'une des situations ou affections suivantes survient pour la première fois pendant la prise:
  • -·Antécédents ou existence d'événements thrombotiques/thromboemboliques artériels ou veineux (p.ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ainsi que antécédents ou existence de stades préliminaires d'une thrombose (p.ex. épisodes ischémiques transitoires, angine de poitrine);
  • -·la présence d'un facteur de risque sévère ou l'association de plusieurs facteurs de risque de thromboses veineuses ou artérielles peut aussi être considérée comme une contre-indication (cf. «Mises en garde et précautions»);
  • -·antécédents de migraine accompagnée de symptômes neurologiques focaux;
  • -·diabète sucré comportant des altérations vasculaires;
  • -·antécédents ou existence d'une pancréatite associée à une hypertriglycéridémie grave;
  • -·antécédents ou existence d'une affection hépatique sévère, tant que la fonction hépatique ne s'est pas normalisée;
  • -·antécédents ou existence de tumeurs hépatiques bénignes ou malignes;
  • -·présence ou suspicion d'affections malignes des organes génitaux ou des seins, lorsque celles-ci sont hormono-dépendantes;
  • -·saignements génitaux inexpliqués;
  • -·suspicion de grossesse ou grossesse confirmée;
  • -·hypersensibilité à l'un des composants de Lisenia 20.
  • +·Présence ou risque de thromboembolie veineuse (TEV))
  • +·thromboembolie veineuse (patiente traitée par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p.ex. thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire)
  • +·facteurs de risque majeurs de thromboembolie veineuse tels qu'une prédisposition connue, héréditaire ou acquise, telle qu'une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S
  • +·présence simultanée de multiples facteurs de risque de thromboembolie veineuse, selon la rubrique «Mises en garde et précautions».
  • +·Présence ou risque de thromboembolie artérielle (TEA)
  • +·thromboembolie artérielle, antécédents de TEA ou prodromes de TEA (p.ex. angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral)
  • +·facteurs de risque majeurs de TEA comme
  • +·diabète avec complications vasculaires
  • +·hypertension artérielle sévère
  • +·dyslipoprotéinémie sévère
  • +·antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux
  • +·prédisposition héréditaire ou acquise à la TEA, telle qu'une hyperhomocystéinémie ou la présence d'anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique)
  • +·présence simultanée de multiples facteurs de risque de TEA, selon la rubrique «Mises en garde et précautions».
  • +·affection hépatique sévère ou antécédent d'affection hépatique sévère, en l'absence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques;
  • +·tumeur hépatique (bénigne ou maligne) ou antécédent de tumeur hépatique;
  • +·existence ou suspicion d'une pathologie maligne dépendante des hormones sexuelles au niveau de l'appareil génital et du sein;
  • +·saignements vaginaux d'origine inconnue;
  • +·grossesse confirmée ou suspicion de grossesse;
  • +·hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients de Lisenia 20.
  • -Le bénéfice de l'utilisation d'un CO doit être mis en balance avec les affections/risques cités ci-dessous – en tenant compte de la gravité de chaque facteur particulier ou de leur association – et doit être discuté avec chaque patiente, avant de décider de l'emploi d'un contraceptif oral (cf. «Contre-indications»).
  • -Il faut informer la patiente qu'en cas d'aggravation ou de première apparition des maladies/risques mentionnés ci-après, elle doit consulter son médecin, qui décidera ensuite de la prise ultérieure du CO.
  • +Le risque de thromboembolie veineuse (TEV) et de thromboembolie artérielle (TEA) est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n'en utilisent pas. Les mises en garde et précautions décrites ci-après doivent être prises en considération avant toute prescription (cf. «Risque de thromboembolie veineuse [TEV]» et «Risque de thromboembolie artérielle [TEA]»). Il est en outre important d'informer la patiente des risques d'accidents thromboemboliques veineux et artériels, des facteurs connus de risques vasculaires et en particulier des symptômes de TEV et de TEA ainsi que des mesures à prendre en présence de ces symptômes et de suspicion de thrombose (cf. «Les symptômes d'une TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Les symptômes d'une TEA»).
  • +Avant de prescrire Lisenia 20, les bénéfices associés à son utilisation doivent être évalués par rapport aux maladies/risques détaillés ci-dessous. Le degré de gravité de chaque facteur individuel ainsi que la présence concomitante de plusieurs facteurs de risque doivent être pris en compte et discutés avec la patiente (cf. également «Contre-indications»). La patiente doit en outre être à lire attentivement la notice d'emballage et à suivre les conseils qui y figurent.
  • -Avant de commencer ou de recommencer la prise d'un CO tel que Lisenia 20, il faut soigneusement recueillir les antécédents personnels et familiaux et procéder à un examen approfondi, général et gynécologique en tenant compte des contre-indications et des mises en garde/précautions, afin de dépister les affections justiciables d'un traitement et les situations à risque et afin d'exclure une grossesse.
  • -Durant l'utilisation, il est recommandé de pratiquer des examens de contrôle périodiques. Les contre-indications (p.ex. un épisode ischémique transitoire) ou les facteurs de risque (p.ex. antécédents familiaux de thromboses veineuses ou artérielles, cf. «Facteurs de risque et complications vasculaires») devront être recherchés de nouveau chaque fois, car ceux-ci peuvent apparaître pour la première fois lors de la prise d'un contraceptif oral.
  • -La fréquence et le type des examens suivants doivent être basés sur des recommandations établies et adaptés à chaque femme individuellement.
  • -Ces examens comprennent généralement la prise de la tension artérielle, l'examen des seins, de l'abdomen et des organes pelviens, ainsi qu'un frottis cervical et les principales constantes biologiques.
  • -Il faut avertir la patiente qu'un CO n'offre aucune protection contre les infections à VIH (SIDA) et d'autres maladies sexuellement transmissibles.
  • -Motifs imposant l'arrêt immédiat
  • +Avant le début ou le renouvellement de l'utilisation d'un CHC tel que Lisenia 20, il est nécessaire de procéder à une anamnèse personnelle et familiale minutieuse ainsi qu'à un examen général et gynécologique approfondi en prenant en compte les «Contre-indications» et les «Mises en garde et précautions» afin de dépister les affections nécessitant un traitement ainsi que les états à risque, et de pouvoir exclure l'éventualité d'une grossesse. Ces examens comprennent généralement une mesure de la tension artérielle, un examen des seins, de l'abdomen et des organes pelviens (avec frottis cytologique du col) et les examens de laboratoire appropriés.
  • +Les examens doivent être répétés à intervalle régulier pendant la durée d'utilisation des CHC. La fréquence et le type d'examen doivent toutefois être déterminés individuellement et se référer aux directives de la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique (SSGO). Les contre-indications (p.ex. accident ischémique transitoire) et les facteurs de risque (p.ex. anamnèse familiale de thrombose veineuse ou artérielle; voir «Facteurs de risque de TEV» et «Facteurs de risque de TEA») peuvent apparaître pour la première fois en cours d'utilisation d'un CHC et doivent dès lors être recherchés lors de chaque contrôle.
  • +Il faut avertir la patiente qu'un CHC n'offre aucune protection contre les infections à VIH (SIDA) et d'autres maladies sexuellement transmissibles.
  • +Motifs imposant l'arrêt immédiat de la prise du médicament
  • +La patiente doit être informée qu'en cas d'apparition de l'une des contre-indications précitées ou de l'une des situations suivantes, il lui faut consulter au plus vite un médecin, qui décidera de la poursuite ou de l'arrêt de l'utilisation du CHC:
  • -·premiers signes des événements thromboemboliques (cf. «Facteurs de risque et complications vasculaires»);
  • -·au moins 4 semaines avant une opération programmée et pendant une immobilisation (p.ex. à la suite d'un accident ou d'une opération);
  • +·dès les premiers signes d'événements thromboemboliques (voir «Symptômes de TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Symptômes de TEA»);
  • +·4 semaines au moins avant une intervention chirurgicale programmée et pendant une immobilisation (p.ex. à la suite d'un accident ou d'une opération);
  • -Facteurs de risque et complications vasculaires
  • -Des études épidémiologiques montrent que les femmes sous contraceptif hormonal combiné (COC) – y compris Lisenia 20 – présentent un risque légèrement plus élevé d'affections thromboemboliques et thrombotiques veineuses ou artérielle, telles que thrombose veineuse profonde des jambes, embolie pulmonaire, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral. Ces affections sont rares.
  • -Une grande étude de cohortes prospective à 3 bras (EURAS) a montré que l'incidence des thromboembolies veineuses (TEV) lors de la prise de COC faiblement dosé en œstrogènes (<0,05 mg d'éthinylestradiol) était de 8 à 10 cas pour 10'000 années-femmes. Les données les plus récentes indiquent que l'incidence des TEV chez les femmes non utilisatrices et non enceintes se situe aux alentours de 4,4 cas pour 10'000 années-femmes, et de 20–30 cas pour 10'000 années-femmes chez les femmes enceintes et en suites de couches.
  • -Thromboembolies veineuses (TEV), qui se traduisent par une thrombose veineuse profonde dans les jambes et/ou une embolie pulmonaire, peuvent survenir pendant l'utilisation de tous les COC.
  • -Le risque de thromboembolie veineuse est le plus significatif au cours de la première année d'application (surtout pendant les 3 premiers mois). Ce risque plus élevé existe aussi bien lors de la première prise d'un COC que lors de la prise répétée de ce COC ou d'un autre (après un intervalle d'au moins 4 semaines ou plus sans pilule).
  • -La TEV a une issue fatale dans 1–2% des cas.
  • -Des cas isolés de thromboses dans d'autres vaisseaux sanguins, comme par ex. les veines ou artères hépatiques, mésentériques, rénales, cérébrales ou rétiniennes, ainsi que des thromboses des sinus veineux ont aussi été observés sous COC. Le lien avec la prise de COC n'est cependant pas prouvé.
  • -Les symptômes d'une thrombose veineuse peuvent être:
  • -·Tuméfaction unilatérale d'une jambe ou le long d'une veine de la jambe;
  • +Risque de thromboembolie veineuse (TEV)
  • +Le risque de TEV est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n'en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible.
  • +La décision d'utiliser le médicament doit être prise uniquement après un entretien approfondi avec la patiente, afin de s'assurer qu'elle comprend:
  • +·Le risque de TEV associé à Lisenia 20.
  • +·Comment ses facteurs de risque personnels préexistants influent sur ce risque?
  • +·Le risque plus élevé de développer une TEV pendant la première année d'utilisation (et en particulier pendant les 3 premiers mois).
  • +·Les données disponibles indiquent que le risque de TEV est accru aussi bien lors de la première utilisation d'un CHC que lors de la réutilisation du même ou d'un autre CHC après une interruption d'au moins 4 semaines ou plus.
  • +·Lisenia 20 est un médicament. En cas d'accident ou d'intervention chirurgicale, la patiente doit informer les médecins traitants qu'elle prend Lisenia 20.
  • +Environ 2 femmes sur 10'000 n'utilisant pas de CHC et qui ne sont pas enceintes développeront une TEV au cours d'une année. Le risque peut toutefois être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque individuels (voir ci-dessous).
  • +A partir des données épidémiologiques, il est possible d'estimer que 5 à 7 femmes sur 10'000 utilisant un CHC contenant du lévonorgestrel développeront une TEV au cours d'une année.
  • +Le nombre de TEV lié à l'utilisation de CHC contenant du lévonorgestrel au cours d'une année est inférieur au nombre attendu de TEV au cours d'une grossesse ou de la période puerpérale.
  • +La TEV peut être fatale dans 1 à 2% des cas.
  • +(image)
  • +Très rarement, chez des utilisatrices de CHC, des cas de thrombose veineuse ont été signalés en dehors des membres (p.ex. thromboses des veines sinusales ou thromboses des veines hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes).
  • +Facteurs de risque de TEV
  • +Le risque de complications thromboemboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d'autres facteurs de risque sont présents, en particulier s'ils sont multiples (voir le tableau ci-dessous). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l'augmentation particulière du risque d'accident thromboembolique veineux en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Lisenia 20 est contre-indiqué chez les femmes présentant simultanément de multiples facteurs de risque qui les exposent globalement à un risque élevé de thrombose veineuse.
  • +Tableau: Facteurs de risque de TEV
  • +Facteur de risque Commentaire
  • +Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²) L'augmentation de l'IMC accroît considérablement le risque.Il est particulièrement important d'en prendre compte si d'autres facteurs de risque sont présents.
  • +Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou la hanche, neurochirurgie ou traumatisme majeur Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l'utilisation du dispositif transdermique/de la comprimé/de l'anneau (au moins quatre semaines à l'avance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin d'éviter une grossesse non désirée.Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si Lisenia 20 n'a pas été interrompu à l'avance.
  • +Antécédents familiaux (chaque thromboembolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans) En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l'utilisation de Lisenia 20.Si une thrombophilie est détectée, l'utilisation de CHC comme Lisenia 20 est contre-indiquée.
  • +Autres affections médicales associées à un risque accru de TEV Lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique), drépanocytose, affections malignes.
  • +Âge En particulier au-delà de 35 ans
  • +
  • +Remarque: l'immobilisation temporaire, y compris les trajets aériens >4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant d'autres facteurs de risque.
  • +Il n'existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans l'apparition ou la progression d'une thrombose veineuse.
  • +Le risque accru de thromboembolie pendant la période puerpérale doit être pris en compte. Certaines données indiquent en effet que le risque peut être encore augmenté jusqu'à 12 semaines après l'accouchement.
  • +Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)
  • +La patiente doit être informée qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, elle doit consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elle utilise Lisenia 20.
  • +·Les symptômes de thrombose veineuse profonde des membres inférieurs peuvent inclure:
  • +·gonflement unilatéral d'une jambe ou le long d'une veine de la jambe;
  • -·sensation de chaleur, rougeur ou coloration de la peau de la jambe concernée.
  • -Les symptômes d'une embolie pulmonaire peuvent être:
  • -·Difficultés respiratoires subite et inexpliquée, respiration rapide ou détresse respiratoire; intolérance à l'effort;
  • -·apparition soudaine d'une toux, éventuellement accompagnée d'expectorations sanglantes;
  • -·violentes douleurs soudaines dans la poitrine, avec ou sans irradiation dans le bras gauche pouvant s'amplifier à la respiration profonde;
  • +·sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
  • +·Les symptômes de l'embolie pulmonaire peuvent inclure
  • +·essouflement subite et inexpliquée, respiration rapide ou détresse respiratoire, intolérance à l'effort;
  • +·toux d'apparition soudaine, éventuellement accompagnée d'expectorations sanglantes;
  • +·douleur aiguë et soudaine dans la poitrine pouvant s'amplifier à la respiration profonde;
  • -Les symptômes d'un accident vasculaire cérébral peuvent être:
  • -·Perte soudaine de sensibilité ou de force au niveau du visage, d'un bras ou d'une jambe, touchant une moitié du corps;
  • +Certains de ces symptômes (p.ex. essoufflement ou toux) ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes d'événements fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p.ex.).
  • +Risque de thromboembolie artérielle (TEA)
  • +Des études épidémiologiques ont montré une association entre l'utilisation de contraceptifs hormonaux et l'augmentation du risque de thromboembolie artérielle (infarctus du myocarde, accident cérébrovasculaire ou accident ischémique transitoire). Avant de décider de prescrire Lisenia 20, la patiente doit être informée de ce risque et, surtout, du fait que des facteurs de risque individuels préexistants sont susceptibles d'aggraver ce risque.
  • +De très rares cas de thromboses dans d'autres vaisseaux sanguins (tels que les artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes) ont été observés chez les utilisatrices.
  • +Facteurs de risque de TEA
  • +Le risque de complications thromboemboliques artérielles ou d'accident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir tableau). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération l'augmentation particulière du risque d'accident thromboembolique artérielle en présence de plusieurs facteurs de risques concomitants, augmentation qui peut être supérieure à la seule somme des risques pris individuellement. Dans ce cas, le risque global de TEA doit être pris en compte. Lisenia 20 est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle.
  • +Tableau: Facteurs de risque de TEA
  • +Facteur de risque Commentaire
  • +Âge En particulier au-delà de 35 ans
  • +Tabagisme Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC comme Lisenia 20. Une méthode de contraception différente doit être fortement conseillée aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer.
  • +Hypertension artérielle
  • +Diabète L'utilisation de CHC est contre-indiquée chez les femmes diabétiques qui présentent déjà des complications vasculaires.
  • +Dyslipoprotéinémie
  • +Valvulopathie cardiaque
  • +Fibrillation auriculaire
  • +Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2) L'augmentation de l'IMC accroît considérablement le risque.Il est particulièrement important d'en tenir compte si d'autres facteurs de risque sont présents.
  • +Antécédents familiaux (thromboembolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans). En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l'utilisation de Lisenia 20.Si l'examen révèle une thrombophilie, l'utilisation de CHC comme Lisenia 20 est contre-indiquée.
  • +Migraine L'accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de l'utilisation de Lisenia 20 (qui peut être le prodrome d'un événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif d'arrêt immédiat de Lisenia 20.
  • +Autres affections médicales associées à un risque accru de TEA. Hyperhomocystéinémie, Lupus érythémateux disséminé, drépanocytose, affections malignes.
  • +
  • +Symptômes de TEA
  • +Les femmes doivent être informées qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elles utilisent Lisenia 20.
  • +·Les symptômes d'un accident cérébrovasculaire peuvent inclure
  • +·perte soudaine de sensibilité ou de force au niveau du visage, d'un bras ou d'une jambe, touchant notamment une moitié du corps;
  • -·tous les maux de tête inhabituels, sévères et persistants, de cause inconnue;
  • +·céphalées soudaines et sévères, ou de durée inhabituelle, de cause inconnue;
  • -Les symptômes d'un infarctus du myocarde peuvent être:
  • -·Douleurs, malaise, sensation de pression, sensation de pesanteur, sensation de serrement ou de tension dans la poitrine, le bras ou derrière le sternum;
  • +·Les symptômes de l'infarctus du myocarde peuvent inclure
  • +·douleurs, malaise, sensation de pression, sensation de pesanteur, sensation de serrement ou de tension dans la poitrine, le bras ou derrière le sternum;
  • -L'occlusion d'un vaisseau peut engendrer d'autres symptômes:
  • -·Douleur soudaine, tuméfaction ou cyanose discrète d'une extrémité;
  • -·syndrome abdominal aigu.
  • -Certains de ces symptômes (p.ex. essoufflement ou toux) ne sont pas spécifiques et peuvent être faussement attribués à des affections fréquentes ou de moindre gravité (p.ex. infections des voies respiratoires).
  • -Le risque de complications thrombotiques/thromboemboliques veineuses ou artérielles ou d'un événement cérébrovasculaire augmente avec:
  • -·L'âge avancé;
  • -·un tabagisme (le risque augmente encore plus avec l'âge et un fort tabagisme; ceci concerne en priorité les complications artérielles). C'est pourquoi il faut conseiller avec insistance aux femmes qui prennent des contraceptifs oraux, de ne pas fumer, surtout si elles ont plus de 35 ans ou si d'autres facteurs de risque artériels coexistent;
  • -·des antécédents familiaux positifs (c.-à-d. des thromboembolies veineuses ou artérielles dans la fratrie ou chez un parent, à un âge jeune). Si une prédisposition héréditaire est suspectée, il faut prendre l'avis d'un spécialiste avant de commencer la prise d'un contraceptif oral;
  • -·une adiposité (Body Mass Index >30 kg/m²);
  • -·des troubles du métabolisme lipidique (dyslipoprotéinémie);
  • -·une hypertension artérielle (cf. «Autres précautions»);
  • -·migraine;
  • -·des maladies valvulaires cardiaques;
  • -·une fibrillation auriculaire;
  • -·une immobilisation prolongée, des grosses opérations, toute opération sur les membres inférieurs ou des accidents graves. Les COC doivent être arrêtés dans ces situations (au moins 4 semaines avant une opération programmée). La prise pourra être recommencée au plus tôt 2 semaines après la récupération complète de la mobilité.
  • -On ignore s'il peut exister un lien entre une maladie variqueuse ou des thrombophlébites superficielles spontanées, et des thromboses veineuses profondes.
  • -Il faut tenir compte du risque thromboembolique accru dans le post-partum (cf. «Posologie/Mode d'emploi»).
  • -Les autres affections associées à des conditions circulatoires défavorables sont:
  • -·Diabète sucré;
  • -·lupus érythémateux disséminé;
  • -·syndrome hémolytique et urémique;
  • -·affections intestinales inflammatoires chroniques (iléite régionale de Crohn ou colite ulcéreuse);
  • -·drépanocytose;
  • -·migraine (une augmentation de la fréquence ou de la gravité des crises pendant la prise de contraceptifs oraux peut être considérée comme un symptôme précoce d'une complication cérébro-vasculaire et est un motif imposant l'arrêt immédiat d'un COC).
  • -En cas de prédisposition héréditaire ou acquise de complications thromboemboliques, il est indiqué le cas échéant de faire un bilan complet de la coagulation. Le bilan hémostatique de dépistage peut comporter le dosage du fibrinogène, de l'homocystéine, de l'antithrombine III, de la protéine C et la protéine S ainsi que les tests de résistance à la protéine C activée (mutation du facteur V-Leiden) et les anticorps anti-phospholipides (comprenant anticoagulant de type lupique et anticorps anticardiolipines).
  • -Lors de l'évaluation du rapport risques/bénéfices concernant les complications vasculaires, il faut tenir compte du fait que le risque de thrombose lié à la coexistence de maladies peut être diminué par le traitement adapté de celles-ci et qu'une grossesse fait courir un risque plus élevé que la prise d'un CO faiblement dosé (<0,05 mg d'EE).
  • -Affections tumorales
  • -Certaines études épidémiologiques indiquent un risque accru de carcinome du col utérin lors d'une prise à long terme de COC. Le principal facteur de risque d'un carcinome du col utérin est l'infection persistante par des papillomavirus humains (PVH). Quelques études épidémiologiques ont révélé que par ailleurs la prise prolongée de COC pouvait contribuer à l'augmentation de ce risque.
  • -Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a montré que le risque relatif (RR) qu'un cancer du sein soit diagnostiqué, est légèrement augmenté chez les femmes qui prennent des COC (RR= 1,24). Cette augmentation du risque diminue d'une manière continue après l'arrêt des COC et n'est plus détectable au bout de 10 ans. Les cancers du sein étant rares avant l'âge de 40 ans, le nombre supplémentaire de cancers du sein diagnostiqués chez les femmes prenant ou ayant pris récemment un COC, est faible par rapport au risque total de cancer du sein. Ces études ne donnent pas d'indications sur un lien de causalité. L'augmentation du risque observée peut être due aussi bien à un dépistage plus précoce chez les utilisatrices de COC qu'aux effets biologiques des COC ou aux deux facteurs. Les cancers du sein ont été, au moment où le diagnostic a été posé, tendanciellement moins évolués chez les femmes ayant pris un COC que chez les femmes n'en ayant jamais pris.
  • +·L'occlusion d'un vaisseau peut engendrer d'autres symptômes
  • +·douleur soudaine, tuméfaction ou cyanose discrète d'une extrémité;
  • +·abdomen aigu.
  • +Suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thromboemboliques
  • +En cas de suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thromboemboliques, un examen de la coagulation sanguine doit être effectué par un spécialiste, qui peut le cas échéant demander une analyse de certains paramètres hémostatiques.
  • +Maladies tumorales
  • +Un risque augmenté de cancer du col de l'utérus a été rapporté lors d'une utilisation au long cours des CHC (>5 ans) dans quelques études épidémiologiques. Néanmoins, ceci est toujours en discussion de façon controversée dans la mesure où ce résultat est influencé par d'autres facteurs, comme une infection par des papillomavirus humains (HPV) (facteur de risque le plus puissant), par la fréquence de la participation au screening du col de l'utérus ou par le comportement sexuel.
  • +Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a montré que le risque relatif (RR) qu'un cancer du sein soit diagnostiqué, est légèrement augmenté chez les femmes qui utilisent des CHC (RR = 1,24). Cette augmentation du risque diminue d'une manière continue après l'arrêt des CHC et n'est plus détectable au bout de 10 ans. Les cancers du sein étant rares avant l'âge de 40 ans, le nombre supplémentaire de cancers du sein diagnostiqués chez les femmes utilisent ou ayant pris récemment un CHC, est faible par rapport au risque total de cancer du sein. Ces études ne donnent pas d'indications sur un lien de causalité. L'augmentation du risque observée peut être due aussi bien à un dépistage plus précoce chez les utilisatrices de CHC qu'aux effets biologiques des CHC ou aux deux facteurs. Les cancers du sein ont été, au moment où le diagnostic a été posé, tendanciellement moins évolués chez les femmes ayant utilisé un CHC que chez les femmes n'en ayant jamais pris.
  • -Les femmes prenant un contraceptif hormonal ne doivent pas être traitées simultanément par des préparations à base de millepertuis (Hypericum) car celui-ci peut compromettre l'action contraceptive. Des saignements intermenstruels et des cas isolés de grossesses non désirées ont été rapportés (cf. «Interactions»).
  • -Chez les femmes présentant une hypertriglycéridémie ou des antécédents familiaux d'hypertriglycéridémie, il y a éventuellement lieu de s'attendre à un risque accru de pancréatite pendant la prise de COC.
  • -Bien que de minimes élévations de la tension artérielle soient relativement souvent rapportées lors de l'utilisation de COC, les hypertensions cliniquement significatives sont rares. Si une hypertension artérielle cliniquement significative (après des mesures répétées) apparaît pendant la prise d'un COC, celui-ci doit être arrêté. Lorsque cela semble indiqué, on peut envisager de recommencer la prise d'un COC quand les valeurs de la tension artérielle se sont normalisées (sous traitement).
  • -Les maladies suivantes peuvent survenir ou s'aggraver à la fois au cours d'une grossesse et pendant l'utilisation d'un COC, mais les données disponibles ne permettent pas d'établir un lien de causalité clair avec l'application d'un COC:
  • -Ictère cholestatique et/ou prurit; cholélithiase; porphyrie; lupus érythémateux disséminé; syndrome hémolytique et urémique; chorea minor; herpes gestationis; surdité secondaire à une otospongiose.
  • -Chez les femmes présentant un œdème de Quincke héréditaire et/ou acquis, la prise d'œstrogènes exogènes peut induire un œdème de Quincke ou potentialiser les symptômes.
  • -Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter l'arrêt du COC jusqu'à la normalisation des paramètres hépatiques.
  • -Les COC doivent être arrêtés en cas de réapparition d'un ictère cholestatique, survenu pour la première fois pendant une grossesse ou lors d'une prise antérieure de stéroïdes sexuels.
  • -Bien que la prise de COC puisse avoir une incidence sur la résistance périphérique à l'insuline et la tolérance au glucose, une modification du schéma thérapeutique ne semble pas nécessaire chez les diabétiques, qui utilisent un COC faiblement dosé (<0,05 mg d'EE). Les femmes souffrant d'un diabète devront toutefois être soigneusement surveillées.
  • -La prise de COC a été associée à la survenue d'une iléite régionale de Crohn et d'une colite ulcéreuse.
  • -Chez les femmes prédisposées, la prise de COC peut occasionnellement provoquer un chloasma (pigmentation du visage) qui s'accentue encore lors d'une exposition solaire intense. Les femmes y étant prédisposées ne devront donc pas s'exposer à un rayonnement UV fort.
  • -Il a été démontré que la prise régulière d'acide folique avant et pendant une grossesse contribue à la réduction des défauts du tube neural (spina bifida, anencéphalie). C'est pourquoi la prise continue de 0,4 mg d'acide folique par jour (p.ex. sous forme de préparations multivitaminiques) en plus d'une alimentation riche en acide folique est recommandée chez toutes les femmes ayant arrêté la contraception hormonale qui désirent/peuvent avoir un enfant.
  • +Les femmes utilisent un contraceptif hormonal ne doivent pas être traitées simultanément par des préparations à base de millepertuis (Hypericum), car celui-ci peut diminuer l'action contraceptive. Des saignements intermenstruels et des cas isolés de grossesses non désirées ont été rapportés (voir aussi «Interactions»).
  • +Chez les femmes atteintes d'hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux d'hypertriglycéridémie, l'utilisation de CHC peut augmenter le risque de pancréatite.
  • +Bien qu'une légère augmentation de la tension artérielle l'utilisation la prise de CHC ait été assez fréquemment rapportée, des valeurs élevées cliniquement significatives sont rares. Si l'utilisation du CHC conduit à une augmentation cliniquement significative de la tension artérielle (confirmée par des mesures répétées), l'utilisation du CHC devra être arrêtée. Dans les cas où l'indication semble justifiée, on pourra envisager la réutilisation d'un CHC, pour autant que la tension artérielle se soit normalisée (sous traitement).
  • +L'utilisation de CHC peut entraîner une diminution de la tolérance au glucose. Les femmes diabétiques et celles ayant une tolérance au glucose réduite doivent donc toutes être attentivement surveillées, particulièrement au cours des premiers mois, lors de l'utilisation d'un CHC. Sauf exception, il n'existe toutefois aucune raison de modifier le traitement antidiabétique.
  • +Des troubles aigus ou chroniques de la fonction hépatique peuvent imposer un arrêt du CHC, jusqu'à ce que les valeurs hépatiques se soient normalisées. La récidive d'un ictère cholestatique apparu pour la première fois pendant une grossesse ou lors d'une utilisation antérieure d'hormones stéroïdiennes sexuelles, doit faire arrêter l'utilisation du CHC.
  • +Les estrogènes peuvent augmenter la lithogénicité de la vésicule biliaire. Des cas de cholélithiase et d'autres affections de la vésicule biliaire (p.ex. cholécystite) ont été rapportés chez des femmes sous contraceptifs hormonaux.
  • +Chez les femmes atteintes d'un angioœdème héréditaire et/ou acquis, des estrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes.
  • +Les affections suivantes peuvent survenir ou être aggravées pendant la grossesse ou l'utilisation d'un CHC, même si les données actuellement disponibles ne permettent pas d'imputer une relation de causalité claire avec l'utilisation d'un CHC: ictère et/ou prurit cholestatique; cholélithiase; porphyrie; lupus érythémateux disséminé; syndrome hémolytique et urémique; chorée mineure; herpes gestationis; surdité due à une otosclérose. L'utilisation de CHC a en outre été associée à des cas de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse.
  • +Chez les femmes prédisposées, l'utilisation de CHC peut occasionnellement provoquer un chloasma, qui est encore renforcé par une exposition intense aux rayons solaires. Les femmes présentant une tendance au chloasma ne devraient donc pas s'exposer à des rayonnements UV importants.
  • +La prise régulière d'acide folique avant et pendant une grossesse contribue à prévenir les défauts de fermeture du tube neural (Spina bifida, anencéphalie). Hormis une alimentation riche en acide folique, une supplémentation continue de 0,4 mg par jour (p.ex. par une préparation polyvitaminée) est dès lors recommandée pour toutes les femmes à l'arrêt de la contraception hormonale s'il y a souhait ou possibilité de grossesse.
  • +Chaque comprimé pelliculé de Lisenia 20 contient 89,4 mg de lactose. Les patientes souffrant d'une intolérance au galactose, maladie héréditaire rare, d'un déficit en lactase de Lapp ou d'une malabsorption du glucose et du galactose, et qui suivent un régime sans lactose, doivent tenir compte de cette quantité.
  • -Des interactions avec d'autres médicaments peuvent entraîner des saignements intermenstruels et/ou compromettre la protection contraceptive. Les interactions suivantes ont été décrites dans la littérature:
  • -Métabolisme hépatique: des interactions peuvent se manifester avec des médicaments inducteurs d'enzymes microsomales (comme p.ex. le CYP3A3), ce qui peut augmenter la clairance des hormones sexuelles (p.ex. la phénytoïne, les barbituriques, la primidone, la carbamazépine, la rifampicine et probablement aussi l'oxcarbazépine, le topiramate, le felbamate, la griséofulvine et les préparations à base de millepertuis [Hypericum]).
  • -L'induction enzymatique max. est en général observée au bout de 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines après l'arrêt de ces médicaments.
  • -De plus, les inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. ritonavir) et les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (p.ex. névirapine) ainsi que l'association des deux peuvent probablement influencer le métabolisme hépatique.
  • -Interférence avec le cycle entérohépatique: certaines études cliniques permettent de supposer que le cycle entérohépatique des œstrogènes diminue lors de la prise simultanée de certains antibiotiques et que la concentration de l'éthinylestradiol peut ainsi être réduite (p.ex. pénicillines (p.ex. ampicillines), tétracyclines).
  • -Il faut enjoindre les femmes qui sont traitées par un des médicaments susmentionnés, d'utiliser temporairement une méthode contraceptive non hormonale ou un autre type de contraception. La méthode barrière doit être poursuivie pendant 7 jours au minimum après la fin du traitement et, dans le cas de médicaments induisant les enzymes microsomales jusqu'à 28 jours après l'interruption du traitement.
  • -Si le traitement médicamenteux associé est poursuivi au-delà de la fin de la plaquette actuelle de COC, il faut alors commencer la prochaine plaquette du COC sans interruption, donc sans respecter l'intervalle habituel sans comprimé pelliculé.
  • -Les femmes qui prennent un contraceptif hormonal, ne doivent pas être traitées simultanément par des préparations à base de millepertuis (Hypericum), car celui-ci peut compromettre l'action contraceptive. Des saignements intermenstruels et des cas isolés de grossesses non désirées ont été rapportés (voir également «Autres précautions»).
  • -Les contraceptifs oraux peuvent inhiber les enzymes hépatiques microsomales ou induire la conjugaison hépatique, principalement la glucuronidation. En conséquence, les concentrations plasmatiques et tissulaires peuvent augmenter (p.ex. cyclosporine) ou diminuer (p.ex. lamotrigine). Les contraceptifs oraux peuvent aussi influencer l'action pharmacologique de substances appartenant aux classes de médicaments suivantes: analgésiques, antidépresseurs, antidiabétiques, antipaludéens, benzodiazépines, β-bloquants, corticostéroïdes, anticoagulants oraux et théophylline.
  • -Important: pour identifier les interactions potentielles, il faut tenir compte de l'information professionnelle des médicaments administrés simultanément.
  • +Afin de connaître les éventuelles interactions, il est recommandé de consulter également l'information professionnelle des médicaments co-administrés.
  • +Influence d'autres substances sur la pharmacocinétique des contraceptifs hormonaux
  • +Inducteurs enzymatiques
  • +Des interactions peuvent survenir entre contraceptifs hormonaux et médicaments induisant les enzymes microsomales, ce qui peut conduire à une augmentation de la clairance des hormones sexuelles, à une diminution de l'effet contraceptif et à des saignements intermenstruels. Ceci vaut par exemple pour les barbituriques, le bosentan, la carbamazépine, le felbamate, le modafinil, l'oxcarbazépine, la phénytoïne, la primidone, la rifabutine, la rifampicine et le topiramate ainsi que pour les médicaments contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).
  • +Une induction enzymatique peut déjà être observée après quelques jours seulement. L'induction enzymatique maximale est en général observée après 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines ou plus après l'arrêt de ces médicaments. Les femmes traitées sur une courte période par un de ces médicaments doivent provisoirement utiliser une méthode de contraception non hormonale en complément au CHC ou choisir une autre méthode contraceptive. Une méthode de contraception mécanique doit être poursuivie pendant toute la prise concomitante des médicaments et encore pendant 28 jours après l'arrêt du traitement. Lorsque la prise concomitante d'un inducteur enzymatique dure au-delà de la fin de l'emballage du CHC, il faut passer immédiatement à l'emballage suivant, donc sauter l'intervalle habituel sans prise de comprimé pelliculé. Dans ce cas, il ne faut pas s'attendre à des règles avant la fin du deuxième emballage. En l'absence de règles pendant l'intervalle sans prise de comprimé pelliculé à la fin du deuxième emballage, il est impératif d'exclure toute grossesse avant de poursuivre avec un nouvel emballage.
  • +En cas de traitement de longue durée avec des médicaments qui entraînent une induction enzymatique hépatique, il convient d'utiliser des méthodes contraceptives non hormonales fiables.
  • +On sait en outre que différents inhibiteurs de la protéase du VIH/VHC et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse peuvent entraîner une baisse ou une augmentation des concentrations plasmatiques en estrogènes et progestatifs. Ces modifications peuvent être cliniquement significatives dans certains cas.
  • +Les inhibiteurs des protéases en particulier, tels que le ritonavir ou le nelfinavir (y compris leurs associations) sont connus comme étant des inhibiteurs puissants du CYP3A4, mais en cas de co-administration avec des hormones stéroïdiennes, ils peuvent entraîner une induction enzymatique et provoquer une baisse des concentrations plasmatiques en estrogènes et progestatifs.
  • +Inhibiteurs enzymatiques
  • +Inhibiteurs forts et modérés du CYP3A comme les les antifongiques azolés (p.ex. itraconazole, voriconazole, fluconazole), les macrolides (clarithromycine, érythromycine), diltiazem, vérapamil et le jus de pamplemousse peuvent augmenter les taux plasmatiques des estrogènes et/ou des progestatifs et entraîner des effets indésirables plus nombreux.
  • +Lorsqu'elles étaient administrées en même temps qu'un contraceptif hormonal combiné contenant 0,035 mg d'éthinylestradiol, des doses d'étoricoxib comprises entre 60 et 120 mg/jour ont entraîné une multiplication des concentrations plasmatiques d'éthinylestradiol par un facteur situé entre 1,4 et 1,6. La pertinence clinique de ces modifications n'est pas connue.
  • +Les inhibiteurs de l'HMG-CoA-réductase atorvastatine et rosuvastatine sont eux aussi susceptibles d'augmenter les concentrations plasmatiques des hormones sexuelles (augmentation d'environ 20 à 30% de l'AUC des composantes œstrogénique et progestative) et, dans certaines circonstances, d'accroître ainsi la survenue des effets indésirables.
  • +Interférence avec le métabolisme entéro-hépatique
  • +En cas de prise simultanée et sur une courte durée (jusqu'à 10 jours) d'antibiotiques qui n'interagissent pas avec le système enzymatique du CYP3A4, aucune interaction pharmacocinétique n'est à prévoir. Il est cependant nécessaire d'avertir la patiente que dans certains cas, la maladie (p.ex. maladie vénérienne) contre laquelle l'antibiotique est utilisé peut nécessiter en complément l'utilisation d'une méthode contraceptive mécanique.
  • +En cas de co-médication de longue durée avec des antibiotiques (p.ex. en cas d'ostéomyélite ou de borréliose), les données d'interaction actuellement disponibles sont insuffisantes. Pour exclure avec certitude toute grossesse, il est dans de tels cas recommandé d'utiliser en complément une méthode contraceptive mécanique pendant la durée de l'antibiothérapie et pendant les 7 jours qui suivent la fin de ce traitement.
  • +En cas d'apparition de diarrhées et/ou de vomissements sous traitement antibiotique, se référer aux indications dans le paragraphe «Comportement lors de troubles gastro-intestinaux» dans la rubrique «Posologie/Mode d'emploi».
  • +Influence des contraceptifs hormonaux sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
  • +Les contraceptifs hormonaux peuvent, par différents mécanismes d'interaction, influer également sur la pharmacocinétique de certains autres médicaments: ils peuvent inhiber les enzymes hépatiques microsomaux ou induire la conjugaison hépatique, en particulier la glucuroconjugaison. Les concentrations plasmatiques ou tissulaires d'autres médicaments peuvent par conséquent être soit augmentées (p.ex. la cyclosporine) soit diminuées (p.ex. la lamotrigine, voir ci-dessous). Par ailleurs, l'effet pharmacologique des groupes médicamenteux suivants peut également être influencé: analgésiques, antidépresseurs, antidiabétiques, antimalariques, certaines benzodiazépines, certains béta-bloquants, corticostéroïdes et anticoagulants oraux. Les modifications des taux plasmatiques résultant de ces interactions ne sont pas toujours cliniquement pertinentes.
  • +In vitro, l'éthinylestradiol a révélé une inhibition des CYP1A1, CYP1A2, CYP2C19, CYP3A4/5 et CYP2C8. Dans des études cliniques, l'utilisation d'un contraceptif hormonal contenant de l'éthinylestradiol a entraîné une augmentation modérée (p.ex. mélatonine et tizanidine) ou légère (p.ex. théophylline) des concentrations plasmatiques de substrats du CYP1A2, ainsi qu'une augmentation uniquement minime ou absente des concentrations plasmatiques de substrats du CYP3A4 (p.ex. midazolam).
  • +Lamotrigine
  • +Une étude sur l'interaction avec la lamotrigine, un antiépileptique, et un contraceptif oral combiné (0,03 mg d'éthinylestradiol/0.15 mg de lévonorgestrel) a montré une hausse significative de la clairance de la lamotrigine et une diminution significative des taux plasmatiques de lamotrigine lorsque ces médicaments sont administrés en même temps. Une telle diminution des concentrations plasmatiques peut s'accompagner d'une réduction du contrôle des crises. On ignore cependant dans quelle mesure ces résultats sont transposables à d'autres contraceptifs combinés contenant un autre composant progestatif et/ou une autre dose d'estrogène. Mais on peut partir du principe que ces préparations présentent un profil d'interactions comparable.
  • +Lorsqu'un traitement par Lisenia 20 est nouvellement instauré chez une patiente prenant de la lamotrigine, une adaptation de la dose de lamotrigine peut donc être nécessaire, et les concentrations de lamotrigine devraient être surveillées étroitement au début du traitement. En l'occurrence, il peut y avoir une hausse significative du taux de lamotrigine (selon les cas jusqu'à un niveau toxique) lors de l'arrêt de la prise du contraceptif hormonal (ainsi dans certains cas pendant la période de 7 jours sans utilisation).
  • -La prise de Lisenia 20 est contre-indiquée au cours de la grossesse. Il convient d'exclure une grossesse avant le début du traitement. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de l'utilisation de Lisenia 20, la prise du médicament doit être arrêtée immédiatement et le médecin consulté.
  • -L'expérimentation animale et humaine a mis en évidence des risques fœtaux. Néanmoins, les vastes études épidémiologiques n'ont démontré ni un risque majoré de malformations chez les enfants dont les mères ont pris un COC avant la grossesse, ni un effet tératogène par suite de la prise involontaire de contraceptifs oraux combinés au début de la grossesse. Mais Lisenia 20 est tout de même contre-indiqué chez les femmes enceintes (voir également «Contre-indications»).
  • -Le médicament ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement car il peut réduire la production de lait et modifier la qualité du lait.
  • -Des méthodes de contraception non hormonales devront si possible être utilisées jusqu'à ce que la mère ait complètement cessé d'allaiter. De faibles quantités de stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent passer dans le lait.
  • +La prise de Lisenia 20 est contre-indiquée pendant la grossesse. Il faut donc exclure toute grossesse avant le début du traitement. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de l'utilisation de Lisenia 20, la prise du médicament doit être arrêtée immédiatement et le médecin consulté.
  • +Des études expérimentales animales suggèrent des risques pour le fœtus (voir aussi «Données précliniques»). La plupart des études épidémiologiques réalisées jusqu'ici n'ont toutefois montré aucun indice en faveur d'un effet embryotoxique ou tératogène lors de l'utilisation accidentelle de CHC pendant la grossesse.
  • +Le médicament ne doit pas être pris pendant l'allaitement, car il peut réduire la production de lait et modifier sa qualité; d'autre part, de faibles concentrations du principe actif peuvent être mesurées dans le lait. Des méthodes de contraception non hormonales devront si possible être utilisées jusqu'à ce que la mère ait complètement cessé d'allaiter.
  • +Concernant le risque d'événements thromboemboliques chez la mère pendant la période puerpérale, voir la rubrique «Mises en garde et précautions».
  • -Aucun effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines n'a été observé.
  • +Aucune étude portant sur l'aptitude à la conduite et à l'utilisation de machines n'a été effectuée.
  • -Les effets indésirables les plus sévères, observés en rapport avec la prise de contraceptifs oraux combinés, sont aussi décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (cf. ci-dessous). Les effets indésirables suivants peuvent survenir lors de la prise de COC.
  • -Système immunitaire
  • +Les effets indésirables les plus graves en rapport avec l'utilisation de CHC sont décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (voir la rubrique). Les effets indésirables sérieux incluent en particulier des thromboembolies artérielles et veineuses.
  • +Les effets indésirables suivants peuvent survenir lors de l'utilisation de CHC. Les fréquences sont définies comme suit: fréquent (≥1/100 à <1/10); occasionnel (≥1/1'000 à <1/100); rare (≥1/10'000 à <1/1'000); fréquence inconnue (la fréquence exacte ne peut être estimée essentiellement sur la base des rapports spontanés issus de la surveillance postcommercialisation).
  • +Infections et infestations
  • +Fréquence inconnue: candidose vulvovaginale.
  • +Affections du système immunitaire
  • -Troubles métaboliques et nutritionnels
  • +Fréquence inconnue: angioœdème.
  • +Troubles du métabolisme et de la nutrition
  • -Occasionnel: rétention liquidienne, œdème, modification de l'appétit.
  • -Rare: perte de poids, modification de la tolérance au glucose.
  • -Troubles psychiatriques
  • +Occasionnel: rétention liquidenne, modification de l'appétit.
  • +Rare: perte de poids.
  • +Affections psychiatriques
  • -Système nerveux
  • +Affections du système nerveux
  • -Très rare: Chorea minor.
  • -Yeux
  • +Affections oculaires
  • -Oreilles et oreille interne
  • -Très rare: surdité secondaire à une otospongiose.
  • -Système cardiovasculaire
  • -Rare: affections thromboemboliques artérielles et veineuses (p.ex. thrombose veineuse, embolie pulmonaire, accident cérébro-vasculaire, infarctus du myocarde), élévation de la tension artérielle.
  • -Troubles gastro-intestinaux
  • +Affections cardiaques/Affections vasculaires
  • +Rare: thromboembolie veineuse (p.ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire), thromboembolie artérielle (p.ex. accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde), élévation de la tension artérielle.
  • +Affections gastro-intestinales
  • -Foie, bile
  • +Affections hépatobiliaires
  • -Peau
  • -Occasionnel: rougeur, urticaire, prurit généralisé.
  • -Rare: chloasma, érythème noduleux, érythème multiforme, apparition, aggravation ou amélioration d'une acné, alopécie.
  • -Système reproducteur et mammaire
  • +Affections de la peau et du tissu sous-cutané
  • +Occasionnel: érythème, urticaire, prurit généralisé.
  • +Rare: chloasma, érythème noduleux, érythème multiforme, apparition, acné, alopécie.
  • +Affections des organes de reproduction et du sein
  • -Rare: écoulements mammaires, sécrétion vaginale et modifications des sécrétions vaginales.
  • -De plus des candidoses, une vaginite ou une cervicite peuvent survenir (aucune indication de la fréquence à ce sujet).
  • -Chez les femmes avec œdème de Quincke héréditaire et/ou acquis la prise d'œstrogènes exogènes peut induire un œdème de Quincke ou aggraver ses symptômes.
  • +Rare: galactorrhée, sécrétion vaginale ou modifications des sécrétions vaginales.
  • +Fréquence inconnue: vaginite, cervicite.
  • +Troubles généraux
  • +Occasionnel: oedème.
  • -Mécanisme d'action et pharmacodynamie
  • -L'action contraceptive de Lisenia 20, comme celle de tous les contraceptifs oraux combinés (COC), repose sur différents facteurs dont les plus importants sont l'inhibition de l'ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l'endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques.
  • -Outre leur action contraceptive, les COC possèdent différentes propriétés favorables qui peuvent influencer le choix de la méthode contraceptive, en tenant compte des éventuels effets défavorables (cf. «Mises en garde et précautions» et «Effets indésirables»). Les cycles deviennent plus réguliers, les règles souvent moins douloureuses et les saignements plus faibles. Ce dernier point peut diminuer la fréquence d'une carence en fer.
  • -En outre, on a constaté un risque moindre de développement de carcinomes de l'endomètre ou des ovaires. Par ailleurs les COC fortement dosés (>0,05 mg d'éthinylestradiol) montrent une incidence plus faible de kystes ovariens, d'infections du petit bassin (Pelvic Inflammatory Disease), d'affections mammaires bénignes et de grossesses ectopiques. Jusqu'à quel point ceci s'applique aussi aux COC faiblement dosés, reste encore à mettre en évidence.
  • +Mécanisme d'action
  • +Comme pour tous les contraceptifs hormonaux combinés (CHC), l'action contraceptive de Lisenia 20 repose sur différents facteurs dont les plus importants sont le blocage de l'ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l'endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques qu'il subit. Enfin, du fait des modifications hormonales induites par le CHC, les cycles deviennent plus réguliers et les saignements moins abondants.
  • +Pour autant qu'ils soient pris correctement, les contraceptifs hormonaux combinés présentent un taux d'échec inférieur à 1% par an.
  • -Après administration orale, le lévonorgestrel est absorbé rapidement et complètement. Les pics sériques sont atteints à 1,3 heures environ après l'administration d'une dose unique (env. 2,3 ng/ml).
  • -La biodisponibilité du lévonorgestrel est quasi totale après la prise orale.
  • +Après administration orale, le lévonorgestrel est absorbé rapidement et complètement. Les pics sériques sont atteints à 1,3 heure environ après l'administration d'une dose unique (env. 2,3 ng/ml). La biodisponibilité du lévonorgestrel est quasi totale après la prise orale.
  • -Le lévonorgestrel se lie à la fois à l'albumine sérique et à la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG). Seuls 1,1% de la concentration sérique totale se retrouvent sous forme de stéroïdes libres, environ 65% sont liés spécifiquement à la SHBG et env. 34% non spécifiquement à l'albumine.
  • -L'augmentation de la concentration de SHBG induite par l'éthinylestradiol modifie le taux de fixation aux protéines sériques du lévonorgestrel ce qui augmente la liaison à la SHBG et diminue la liaison à l'albumine ainsi que la fraction libre.
  • -Le volume de distribution apparent du lévonorgestrel est de l'ordre de 129 l après une administration unique.
  • +Environ 64% du lévonorgestrel sont liés spécifiquement à la SHBG et env. 35% non spécifiquement à l'albumine, seuls 1.1% de la concentration sérique totale se retrouvent sous forme de stéroïdes libres. L'augmentation de la concentration de SHBG induite par l'éthinylestradiol modifie le taux de fixation aux protéines sériques relatifs du lévonorgestrel ce qui augmente la liaison à la SHBG et diminue la liaison à l'albumine ainsi que la fraction libre. Le volume de distribution du lévonorgestrel est d'env. 129 litre.
  • -La biotransformation du lévonorgestrel passe par les voies connues du métabolisme des stéroïdes. La clairance métabolique dans le sérum se situe à environ 1,0 ml/min/kg.
  • +La biotransformation du lévonorgestrel passe par les voies connues du métabolisme des stéroïdes, le CYP3A4 étant le principal enzyme participant à ce métabolisme. Les principaux métabolites plasmatiques sont des formes conjuguées et non conjuguées du 3α, 5β-tétrahydro-lévonorgestrel. La clairance métabolique dans le sérum se situe à environ 1.0 ml/min/kg.
  • -Lors d'une prise quotidienne, les concentrations sériques de lévonorgestrel sont multipliées par trois environ jusqu'à l'état d'équilibre dans la deuxième moitié du cycle d'administration. La pharmacocinétique du lévonorgestrel est influencée par la concentration de SHBG, qui est de 1,5 à 1,6 fois plus élevée lors d'une prise journalière de Lisenia 20. Ceci entraîne une réduction de la clairance à environ 0,7 ml/min/kg et une diminution du volume de distribution à environ 100 l à l'état d'équilibre.
  • +Lors d'une prise quotidienne, les concentrations sériques de lévonorgestrel sont multipliées par trois environ jusqu'à l'état d'équilibre dans la deuxième moitié du cycle d'administration. La pharmacocinétique du lévonorgestrel est influencée par la concentration de SHBG, qui est de 1,5 à 1,6 fois plus élevée lors d'une prise journalière de Lisenia 20. Ceci entraîne une réduction de la clairance à environ 0.7 ml/min/kg et une diminution du volume de distribution à environ 100 l à l'état d'équilibre.
  • -Après administration orale, l'éthinylestradiol est absorbé rapidement et complètement. Les pics sériques d'env. 50 pg/ml sont atteints au bout d'une à deux heures. Au cours de l'absorption et du premier passage hépatique, l'éthinylestradiol est déjà fortement métabolisé, ce qui entraîne une biodisponibilité orale moyenne d'env. 45%, avec une grande variabilité interindividuelle de 20–65%.
  • +Après administration orale, l'éthinylestradiol est absorbé rapidement et complètement. Les pics sériques d'env. 50 pg/ml sont atteints au bout d'une à deux heures. La biodisponibilité absolue est de 45% en moyenne (avec des variations de 20–65%) en raison d'une métabolisation présystémique (effet de premier passage).
  • -L'éthinylestradiol se lie très fortement (env. 98%), mais non spécifiquement, à l'albumine sérique et induit une augmentation de la concentration sérique de SHBG. Le volume de distribution est d'env. 2,8–8,6 l/kg.
  • +L'éthinylestradiol se lie très fortement (env. 98%), mais non spécifiquement, à l'albumine sérique et induit une augmentation de la concentration sérique de SHBG. Le volume de distribution est d'env. 2.8–8.6 l/kg.
  • -Au niveau présystemique, l'éthinylestradiol est métabolisé aussi bien dans la muqueuse de l'intestin grêle que dans le foie. Dans la muqueuse de l'intestin grêle, il est conjugué, dans le foie, il est décomposé par un métabolisme de phase I (principaux métabolites: 2-hydroxyéthinylestradiol et 2-méthoxyéthinylestradiol) et par conjugaison. Les conjugués d'acide glucuronique et de sulfate de l'éthinylestradiol et les métabolites de phase I sont soumis à un cycle entérohépatique. Le cytochrome 3A4 est impliqué dans une large mesure dans le métabolisme.
  • -La clairance est de 2,3–7 ml/min/kg environ.
  • -
  • +Au niveau présystémique, l'éthinylestradiol est métabolisé aussi bien dans la muqueuse de l'intestin grêle que dans le foie. Dans la muqueuse de l'intestin grêle, il est conjugué, dans le foie, il est décomposé par un métabolisme de phase I (principaux métabolites: 2-hydroxyéthinylestradiol et 2-méthoxyéthinylestradiol) et par conjugaison. Le cytochrome 3A4 est impliqué dans une large mesure dans le métabolisme.
  • -Les concentrations sériques d'éthinylestradiol diminuent selon un profil biphasique, avec une demi-vie de 1 heure respectivement de 10–20 heures. L'éthinylestradiol est uniquement éliminé sous forme de ses métabolites par voie biliaire et par voie rénale dans un rapport de 6:4. La demi-vie d'élimination des métabolites est de 24 heures environ.
  • +La clairance est de 2.3–7 ml/min/kg environ. Les concentrations sériques d'éthinylestradiol diminuent selon un profil biphasique, avec une demi-vie de 1 heure respectivement de 10–20 heures. L'éthinylestradiol est uniquement éliminé sous forme des ses métabolites par voie biliaire et par voie rénale dans un rapport de 6:4. Les conjugués d'acide glucuronique et de sulfate de l'éthinylestradiol et les métabolites de phase I sont soumis à un cycle entérohépatique La demi-vie d'élimination des métabolites est de 24 heures environ.
  • -En raison de la variabilité de la demi-vie d'élimination sérique terminale et de la prise quotidienne, l'état d'équilibre est atteint au bout d'une semaine environ.
  • +L'état d'équilibre est atteint au bout d'une semaine environ.
  • -Chez les animaux d'expérience, l'éthinylestradiol a déjà présenté un effet embryolétal à une posologie relativement faible qui est considéré comme spécifique à l'espèce. Des malformations du tractus urogénital et une féminisation des fœtus de sexe masculin ont été observées.
  • +Chez les animaux d'expérience, l'éthinylestradiol a déjà présenté un effet embryolétal à une posologie relativement faible qui est considéré comme spécifique à l'espèce. Des malformations du tractus urogénital et une féminisation des foetus de sexe masculin ont été observées.
  • -Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «Exp.» sur le récipient.
  • +Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
  • -65536 (Swissmedic)
  • +65536 (Swissmedic).
  • -Août 2011.
  • +Octobre 2015.
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