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Information professionnelle sur Haldol:Essential Pharma Switzerland GmbH
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PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Halopéridol.
Excipients
Solution injectable: acide lactique, eau pour préparations injectables.
Comprimés à 1 mg: 64,4 mg de lactose monohydraté, amidon de maïs, 10 mg de saccharose, talc, huile de coton hydrogénée (produite à partir de graines de coton génétiquement modifiées).
Comprimés à 10 mg: amidon de maïs, hydrogénophosphate de calcium dihydraté, stéarate de calcium, jaune de quinoléine (E 104).
Gouttes à 2 mg/ml: acide lactique, 1,88 mg de 4-hydroxybenzoate de méthyle (E 218), eau purifiée.

Indications/Possibilités d’emploi

Halopéridol sous formes orales
Patients adultes âgés de 18 ans et plus
•Traitement de la schizophrénie et du trouble schizo-affectif.
•Traitement aigu du délire en cas d'échec des traitements non pharmacologiques.
•Traitement des épisodes maniaques modérés à sévères associés au trouble bipolaire de type I.
•Traitement de l'agitation psychomotrice aiguë associée aux troubles psychotiques ou aux épisodes maniaques du trouble bipolaire de type I.
•Traitement de l'agressivité persistante et des symptômes psychotiques chez les patients présentant une démence d'Alzheimer modérée à sévère ou une démence vasculaire en cas d'échec des traitements non pharmacologiques et lorsqu'il existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou autrui.
•Traitement des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les patients sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques.
•Traitement de la maladie de Huntington légère à modérée en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements. Patients pédiatriques
Traitement:
•De la schizophrénie chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans en cas d'échec ou d'intolérance aux autres traitements pharmacologiques.
•De l'agressivité sévère persistante chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans atteints d'autisme ou de troubles envahissants du développement, en cas d'échec ou d'intolérance aux autres traitements.
•Des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les enfants et les adolescents âgés de 10 à 17 ans sévèrement atteints, après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques.
Halopéridol en injection
Patients adultes âgés de 18 ans et plus
•Contrôle rapide de l'agitation psychomotrice aiguë sévère associée aux troubles psychotiques ou aux épisodes maniaques du trouble bipolaire de type I lorsqu'un traitement oral n'est pas approprié.
•Traitement aigu du délire en cas d'échec des traitements non pharmacologiques.
•Traitement de la maladie de Huntington légère à modérée en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements et lorsqu'un traitement oral n'est pas approprié.
•Seul ou en association, en prévention chez les patients présentant un risque modéré à élevé de nausées et vomissements postopératoires, en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements.
•En association dans le traitement des nausées et vomissements postopératoires en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements.

Posologie/Mode d’emploi

Il est recommandé d'instaurer le traitement à faible dose, laquelle sera ensuite ajustée en fonction de la réponse du patient de façon à définir la dose minimale efficace (voir «Pharmacocinétique»).
Haldol comprimés et gouttes doivent être administrés par voie orale.
Les sillons de sécabilité servent uniquement à casser les comprimés afin d'en faciliter la déglutition et non pas à diviser le comprimé en deux doses équivalentes.
Haldol gouttes peut être mélangé à de l'eau pour en faciliter l'administration, mais ne doit pas être mélangé à un autre liquide. Une fois diluée, la solution doit être prise immédiatement.
Haldol solution injectable doit être administré par voie intramusculaire (voir «Mises en garde et précautions» – «Effets cardiovasculaires»).
Adultes – Halopéridol sous formes orales
Traitement de la schizophrénie et du trouble schizo-affectif
•2 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes. Les patients connaissant un premier épisode schizophrénique répondent généralement à une dose de 2 à 4 mg/jour, tandis que chez les patients ayant présenté des épisodes schizophréniques multiples, des doses allant jusqu'à 10 mg/jour peuvent être nécessaires.
•La dose peut être ajustée tous les 1 à 7 jour(s).
•Chez la majorité des patients, les doses supérieures à 10 mg/jour n'ont pas montré une plus grande efficacité que les doses inférieures et peuvent être associées à une incidence accrue de symptômes extrapyramidaux. Le rapport bénéfice/risque doit être évalué au cas par cas lorsque des doses supérieures à 10 mg sont envisagées.
•La dose maximale est de 20 mg/jour, car, au-delà, les risques en termes de sécurité sont supérieurs au bénéfice clinique apporté par le traitement.
Traitement aigu du délire en cas d'échec des traitements non pharmacologiques
•1 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 à 3 prises distinctes.
•Le traitement doit être instauré à la plus faible dose possible, et la dose doit être ajustée par paliers toutes les 2 à 4 heures si l'agitation persiste, jusqu'à une dose maximale de 10 mg/jour.
Traitement des épisodes maniaques modérés à sévères associés au trouble bipolaire de type I
•2 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.
•La dose peut être ajustée tous les 1 à 3 jour(s).
•Chez la majorité des patients, les doses supérieures à 10 mg/jour n'ont pas montré une plus grande efficacité que les doses inférieures et peuvent être associées à une incidence accrue de symptômes extrapyramidaux. Le rapport bénéfice/risque doit être évalué au cas par cas lorsque des doses supérieures à 10 mg sont envisagées.
•La dose maximale est de 15 mg/jour, car, au-delà, les risques en termes de sécurité sont supérieurs au bénéfice clinique apporté par le traitement.
•La pertinence de la poursuite du traitement par Haldol doit être évaluée rapidement après l'instauration du traitement.
Traitement de l'agitation psychomotrice aiguë associée aux troubles psychotiques ou aux épisodes maniaques du trouble bipolaire de type I
•5 à 10 mg par voie orale, à renouveler au bout de 12 heures si nécessaire, jusqu'à une dose maximale de 20 mg/jour.
•La pertinence de la poursuite du traitement par Haldol doit être évaluée rapidement après l'instauration du traitement.
•Si le patient recevait précédemment de l'halopéridol en injection intramusculaire, le traitement oral par Haldol doit être instauré en appliquant un rapport de conversion de dose initiale de 1:1, et être suivi d'un ajustement de la dose en fonction de la réponse clinique.
Traitement de l'agressivité persistante et des symptômes psychotiques chez les patients présentant une démence d'Alzheimer modérée à sévère ou une démence vasculaire en cas d'échec des traitements non pharmacologiques et lorsqu'il existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou autrui
•0,5 à 5 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.
•La dose peut être ajustée tous les 1 à 3 jour(s).
•La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée après un délai maximal de 6 semaines.
Traitement des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les patients sévèrement atteints, après échec des prises en charges éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques
•0,5 à 6 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.
•La dose peut être ajustée tous les 1 à 7 jour(s).
•La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée tous les 6 à 12 mois.
Traitement de la maladie de Huntington légère à modérée en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres médicaments
•2 à 10 mg/jour par voie orale, en prise unique ou en 2 prises distinctes.
•La dose peut être ajustée tous les 1 à 3 jour(s).
Adultes – Halopéridol en injection
Contrôle rapide de l'agitation psychomotrice aiguë sévère associée aux troubles psychotiques ou aux épisodes maniaques du trouble bipolaire de type I lorsqu'un traitement oral n'est pas approprié
•5 mg par voie intramusculaire.
•Renouvelable toutes les heures jusqu'à ce que les symptômes soient suffisamment contrôlés.
•Chez la majorité des patients, des doses allant jusqu'à 15 mg/jour sont suffisantes. La dose maximale est de 20 mg/jour.
•La pertinence de la poursuite du traitement par Haldol doit être évaluée rapidement après l'instauration du traitement.
•Le traitement par l'halopéridol doit être arrêté dès que la situation clinique le permet et si la poursuite du traitement s'avère nécessaire, un traitement oral par l'halopéridol doit être instauré en appliquant un rapport de conversion de 1:1 et être suivi d'un ajustement de la dose en fonction de la réponse clinique.
Traitement aigu du délire en cas d'échec des traitements non pharmacologiques
•1 à 10 mg par voie intramusculaire.
•Le traitement doit être instauré à la plus faible dose possible, et la dose doit être ajustée par paliers toutes les 2 à 4 heures si l'agitation persiste, jusqu'à une dose maximale de 10 mg/jour.
Traitement de la maladie de Huntington légère à modérée en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements et lorsqu'un traitement oral n'est pas approprié
•2 à 5 mg par voie intramusculaire.
•Renouvelable toutes les heures jusqu'à ce que les symptômes soient suffisamment contrôlés ou jusqu'à une dose maximale de 10 mg/jour.
Seul ou en association, en prévention chez les patients présentant un risque modéré à élevé de nausées et vomissements postopératoires, en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements
•1 à 2 mg par voie intramusculaire, au moment de l'induction de l'anesthésie ou 30 minutes avant la fin de l'anesthésie.
En association dans le traitement des nausées et vomissements postopératoires en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux autres traitements
•1 à 2 mg par voie intramusculaire.
Arrêt du traitement
Un arrêt progressif du traitement est recommandé (voir «Mises en garde et précautions» – «Réponse au traitement et sevrage»).
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Halopéridol sous formes orales
L'influence de l'insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de l'halopéridol n'a pas été évaluée. L'halopéridol étant essentiellement métabolisé dans le foie, il est recommandé de réduire la dose initiale de moitié et d'ajuster la dose par paliers plus petits et plus espacés que chez les patients ne présentant pas d'insuffisance hépatique (voir «Mises en garde et précautions» – «Troubles hépatobiliaires» et «Pharmacocinétique» – «Troubles de la fonction hépatique»).
Halopéridol en injection
L'influence de l'insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de l'halopéridol n'a pas été évaluée. L'halopéridol étant essentiellement métabolisé dans le foie, il est recommandé de réduire la dose initiale de moitié. Des doses supplémentaires pourront être administrées et seront ajustées en fonction de la réponse du patient au traitement (voir «Mises en garde et précautions» – «Troubles hépatobiliaires» et «Pharmacocinétique» – «Troubles de la fonction hépatique»).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
L'influence de l'insuffisance rénale sur la pharmacocinétique de l'halopéridol n'a pas été évaluée. Aucun ajustement de la dose n'est recommandé, néanmoins il est conseillé de procéder avec prudence lors de l'utilisation du traitement chez des patients atteints d'insuffisance rénale. Cependant, en cas d'insuffisance rénale sévère, il peut être nécessaire d'utiliser une dose initiale plus faible et d'ajuster ensuite la dose par paliers plus petits et plus espacés que chez les patients ne présentant pas d'insuffisance rénale (voir «Pharmacocinétique» – «Troubles de la fonction rénale»).
Patients âgés
Halopéridol sous formes orales
Les patients âgés de 65 ans et plus n'ont pas été inclus dans les études cliniques portant sur l'halopéridol administré par voie orale pour le traitement des tics, y compris du syndrome de Gilles de la Tourette.
Pour les patients âgés, les doses initiales suivantes d'halopéridol sont recommandées:
•Traitement de l'agitation, de l'agressivité persistantes et des symptômes psychotiques chez les patients présentant une démence d'Alzheimer modérée à sévère ou une démence vasculaire en cas d'échec des traitements non pharmacologiques et lorsqu'il existe un risque de préjudice pour le patient lui-même ou autrui – 0,5 mg/jour.
•Toutes les autres indications – la moitié de la plus faible dose utilisée chez l'adulte.
La dose d'halopéridol peut être ajustée selon la réponse du patient au traitement.
La dose maximale correspond à la moitié de la dose utilisée chez l'adulte. Des doses supérieures peuvent toutefois être envisagées chez les patients qui ont préalablement toléré des doses supérieures et après réévaluation du rapport bénéfice/risque individuel.
Halopéridol en injection
La dose initiale d'halopéridol recommandée chez les patients âgés correspond à la moitié de la plus faible dose utilisée chez l'adulte.
Des doses supplémentaires pourront être administrées et la dose pourra être ajustée selon la réponse du patient au traitement. La dose maximale correspond à la moitié de la dose utilisée chez l'adulte. Des doses supérieures peuvent toutefois être envisagées chez les patients qui ont préalablement toléré des doses supérieures et après réévaluation du rapport bénéfice/risque individuel.
Enfants et adolescents
Halopéridol sous formes orales
Traitement de la schizophrénie chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans en cas d'échec ou d'intolérance aux autres traitements pharmacologiques
•La dose recommandée est de 0,5 à 3 mg/jour par voie orale à répartir de préférence sur plusieurs prises (2 à 3 prises par jour).
•Il est recommandé d'évaluer le rapport bénéfice/risque au cas par cas lorsqu'une dose supérieure à 3 mg/jour est envisagée.
•La dose maximale recommandée est de 5 mg/jour administrés par voie orale.
•La durée du traitement doit être évaluée au cas par cas.
Traitement de l'agressivité sévère persistante chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans atteints d'autisme ou de troubles envahissants du développement, en cas d'échec ou d'intolérance aux autres traitements
•La dose recommandée est de 0,5 à 3 mg/jour chez les enfants âgés de 6 à 11 ans et de 0,5 à 5 mg/jour chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans, par voie orale à répartir de préférence sur plusieurs prises (2 à 3 prises par jour).
•La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée au bout de 6 semaines.
Traitement des tics, notamment du syndrome de Gilles de la Tourette, chez les enfants et les adolescents âgés de 10 à 17 ans sévèrement atteints, après échec des prises en charges éducatives, psychologiques et des autres traitements pharmacologiques
•La dose recommandée est de 0,5 à 3 mg/jour, par voie orale, à répartir de préférence sur plusieurs prises (2 à 3 prises par jour).
•La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée tous les 6 à 12 mois.
La sécurité et l'efficacité des formes orales d'halopéridol n'ont pas été établies chez les enfants dont l'âge est inférieur à celui défini dans les indications.
Halopéridol en injection
La sécurité et l'efficacité de l'halopéridol en solution injectable n'ont pas été établies chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans. Aucune donnée n'est disponible.
Prise retardée
Halopéridol sous formes orales
En cas d'oubli, les patients doivent prendre la dose suivante à l'heure habituelle et ne doivent pas prendre de dose double.

Contre-indications

•Hypersensibilité connue à l'halopéridol ou à l'un des composants conformément à la composition
•États comateux
•Dépression du système nerveux central due à l'alcool ou à des dépresseurs centraux
•Syndrome parkinsonien
•Démence à corps de Lewy
•Paralysie supranucléaire progressive
•Allongement connu de l'intervalle QTc ou syndrome du QT long congénital
•Infarctus du myocarde aigu récent
•Insuffisance cardiaque décompensée
•Antécédents connus d'arythmies ventriculaires ou de torsades de pointes
•Hypokaliémie non corrigée
•Traitement concomitant par des médicaments allongeant l'intervalle QT (voir «Interactions»)

Mises en garde et précautions

Mortalité
De rares cas de mort subite ont été rapportés chez des patients psychiatriques traités par l'halopéridol (voir «Effets indésirables»).
Chez le patient âgé présentant une psychose associée à une démence et qui est traité par des antipsychotiques, le risque de décès est accru. Une analyse de 17 études contrôlées contre placebo (durée modale de 10 semaines), menée principalement auprès de patients sous antipsychotiques atypiques, a montré que le risque de décès chez les patients traités par le médicament étudié était de 1,6 à 1,7 fois plus élevé que chez les patients sous placebo. Au cours d'une étude contrôlée typique d'une durée de 10 semaines, la mortalité était d'environ 4,5% chez les patients traités par le médicament étudié, tandis qu'elle était d'environ 2,6% dans le groupe sous placebo. Bien que les décès aient eu des causes diverses, la plupart des cas de décès semblaient être dus à des causes cardiovasculaires (par ex. défaillance cardiaque, mort subite) ou à des infections (par ex. pneumonie). Des études observationnelles indiquent que le traitement par des antipsychotiques classiques peut accroître la mortalité de la même manière qu'un traitement par des antipsychotiques atypiques. Il n'est pas encore établi si la mortalité accrue constatée dans les études observationnelles s'explique par la prise de l'antipsychotique ou par certaines caractéristiques du patient.
Effets cardiovasculaires
Outre les cas de mort subite, des allongements de l'intervalle QTc et/ou des arythmies ventriculaires ont été signalés avec l'halopéridol (voir «Contre-indications» et «Effets indésirables»). Le risque de survenue de ces événements semble être plus élevé à forte dose, à forte concentration plasmatique, chez les patients prédisposés ou en cas d'administration par voie parentérale (en particulier intraveineuse).
Haldol solution injectable doit être administré par voie intramusculaire. Cependant, en cas
d'administration par voie intraveineuse, un enregistrement ECG continu est nécessaire pour détecter un allongement de l'intervalle QTc et des arythmies ventriculaires.
La prudence est conseillée chez les patients présentant une bradycardie, une maladie cardiaque, des antécédents familiaux d'allongement du QTc ou des antécédents de consommation importante d'alcool. La prudence est également requise chez les patients susceptibles de présenter des concentrations plasmatiques élevées (voir «Interactions» - «Effet d'autres médicaments sur l'halopéridol»).
Il est recommandé de réaliser un ECG initial avant l'instauration du traitement. La nécessité d'effectuer des ECG de contrôle pendant le traitement pour détecter un allongement de l'intervalle QTc et des arythmies ventriculaires doit être évaluée chez tous les patients, mais un enregistrement ECG continu est recommandé en cas d'administration répétée par voie intramusculaire. Il est recommandé de surveiller l'ECG jusqu'à 6 heures après l'administration d'Haldol solution injectable lorsque le médicament est utilisé pour la prévention ou le traitement des nausées et vomissements postopératoires.
En cas d'allongement du QTc en cours de traitement, il est recommandé de réduire la dose, mais la prise d'halopéridol doit être interrompue si l'intervalle QTc dépasse 500 ms.
Les déséquilibres électrolytiques tels que l'hypokaliémie et l'hypomagnésémie augmentent le risque d'arythmies ventriculaires et doivent donc être corrigés avant de commencer le traitement par l'halopéridol. Par conséquent, un bilan initial des électrolytes, suivi de contrôles réguliers est recommandé.
Des cas de tachycardie et d'hypotension (notamment d'hypotension orthostatique) ont également été signalés (voir «Effets indésirables»). La prudence est recommandée lors de l'administration d'halopéridol chez des patients présentant une hypotension ou une hypotension orthostatique cliniquement manifeste.
Événements vasculaires cérébraux
Dans des études cliniques randomisées, contrôlées contre placebo menées chez des patients atteints de démence, le risque d'événements vasculaires cérébraux au cours de l'utilisation de certains antipsychotiques atypiques était multiplié par 3 environ. Des études observationnelles, menées dans le but de comparer le risque de survenue d'un accident vasculaire cérébral chez des patients de plus de 65 ans, ont montré que le risque d'accident vasculaire cérébral pour ces patients traités par des antipsychotiques était augmenté par rapport aux patients qui n'avaient reçu aucun traitement par de tels médicaments. Le risque accru peut être plus prononcé chez des patients ayant été traités par des antipsychotiques typiques (tels que des butyrophénones, y compris l'halopéridol).
On ignore la nature du mécanisme sous-jacent à ce risque élevé. Il n'est pas à exclure que ce risque soit également élevé pour d'autres groupes de patients.
Chez les patients qui présentent des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral, Haldol doit être utilisé avec prudence, tout en évaluant soigneusement les risques et les bénéfices.
Syndrome malin des neuroleptiques
Tout comme d'autres antipsychotiques, Haldol a été associé au syndrome malin des neuroleptiques, une pathologie pouvant engager le pronostic vital: une réaction idiosyncrasique rare qui se manifeste par de l'hyperthermie, une rigidité musculaire généralisée, des troubles dysautonomiques, des fluctuations de la conscience et une augmentation des concentrations sériques de créatine phosphokinase. L'hyperthermie est souvent un signe précoce de ce syndrome. Il est impératif de suspendre immédiatement le traitement antipsychotique et de mettre en route un traitement de soutien approprié, doublé d'une surveillance attentive du patient.
Dyskinésie tardive
Comme c'est le cas avec tous les antipsychotiques, une dyskinésie tardive peut survenir chez certains patients sous traitement de longue durée ou après arrêt du médicament. Ce syndrome est
principalement caractérisé par des mouvements rythmiques involontaires de la langue, du visage, de la bouche ou des mâchoires. Ces manifestations peuvent être irréversibles chez certains patients. La reprise du traitement, une augmentation de la dose ou encore un changement d'antipsychotique peuvent masquer le syndrome. Le traitement doit être interrompu dès que possible.
Symptômes extrapyramidaux
Comme c'est le cas avec tous les médicaments antipsychotiques, des symptômes extrapyramidaux peuvent survenir (p.ex. tremblements, rigidité, sialorrhée, bradykinésie, akathisie, dystonie aiguë).
Les antiparkinsoniens anticholinergiques ne doivent être prescrits qu'en cas de besoin. Ils ne sauraient l'être à titre préventif de manière routinière. Si un traitement antiparkinsonien concomitant est nécessaire, celui-ci devra être poursuivi le cas échéant après l'arrêt de la prise d'Haldol si son excrétion est plus rapide que celle de l'halopéridol, afin d'exclure l'apparition ou l'aggravation de symptômes extrapyramidaux. Le risque d'augmentation de la pression intra-oculaire doit être pris en compte en cas d'administration concomitante d'Haldol et d'anticholinergiques, antiparkinsoniens compris.
Des posologies même faibles pouvant déclencher chez l'enfant des troubles moteurs, la prudence est de mise chez les enfants jusqu'à l'âge de 12 ans traités par Haldol.
Crises convulsives/convulsions
Haldol peut abaisser le seuil épileptogène. Il est donc recommandé d'être prudent chez les patients épileptiques et dans les situations épileptogènes (par ex. sevrage alcoolique ou encéphalopathie).
Troubles hépatobiliaires
L'halopéridol étant essentiellement métabolisé dans le foie, il est conseillé d'ajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints d'insuffisance hépatique (voir «Posologie/Mode d'emploi» – «Patients présentant des troubles de la fonction hépatique» et «Pharmacocinétique» – «Troubles de la fonction hépatique»). Des cas isolés d'altération des fonctions hépatiques ou d'hépatite, le plus souvent cholestatiques, ont été signalés (voir «Effets indésirables»).
Troubles du système endocrinien
La thyroxine peut favoriser la toxicité de l'halopéridol. Un traitement antipsychotique ne sera donc prescrit qu'avec prudence chez les patients présentant une hyperthyroïdie et devra être associé à un traitement thyréostatique concomitant.
De très rares cas d'hypoglycémie et de syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique ont été rapportés (voir «Effets indésirables»).
Effets sur la prolactine
Parmi les effets hormonaux pouvant être provoqués par les antipsychotiques neuroleptiques, on compte l'hyperprolactinémie, pouvant elle-même entraîner une galactorrhée, une gynécomastie, une oligoménorrhée ou une aménorrhée. Des études non cliniques suggèrent que, chez l'être humain, la croissance cellulaire dans les tumeurs mammaires peut être stimulée par la prolactine. Une association claire avec l'administration d'antipsychotiques n'a cependant pas encore été établie à ce jour par des études cliniques et épidémiologiques. La prudence s'impose donc chez des patients ayant des antécédents dans ce domaine. Haldol doit être utilisé avec prudence chez des patients présentant des antécédents d'hyperprolactinémie et chez ceux atteints d'une tumeur susceptible d'être prolactinodépendante.
Thromboembolie veineuse
Des cas de thromboembolies veineuses (TEV) ont été rapportés en rapport avec l'utilisation d'antipsychotiques. Les patients traités par des antipsychotiques présentant souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tout facteur de risque potentiel de TEV doit être identifié avant et pendant le traitement par Haldol et des mesures préventives doivent être mises en œuvre.
Réponse au traitement et sevrage
Il se peut que les patients schizophrènes répondent avec un certain retard au traitement antipsychotique. De même, après l'arrêt des antipsychotiques, il se peut que les symptômes de la pathologie sous-jacente ne réapparaissent que plusieurs semaines ou mois plus tard. Des symptômes aigus de sevrage (comprenant nausées, vomissements et insomnies) ont été rapportés dans de très rares cas suite à un arrêt brutal d'un antipsychotique à fortes doses. Un arrêt progressif du médicament est conseillé par mesure de précaution.
Autres précautions
Certaines données suggèrent qu'une réduction de l'activité physique est associée à une augmentation du risque thrombotique. Or, les médicaments antipsychotiques, de par leur action sédative, peuvent diminuer l'activité physique des patients. En conséquence, ces derniers seront spécialement interrogés sur les signes d'une thromboembolie veineuse et encouragés à rester physiquement actifs.
Patients atteints de dépression
En cas d'état dépressif prédominant, ne pas administrer Haldol ou un autre antipsychotique en monothérapie, mais y adjoindre des antidépresseurs en présence d'une association de symptômes psychotiques et dépressifs (voir «Interactions»).
Excipients
Les comprimés à 1 mg contiennent du lactose et du saccharose. Les patients présentant une intolérance au fructose/galactose, un déficit total en lactase, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Haldol gouttes contient du 4-hydroxybenzoate de méthyle, lequel peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

Interactions

Effets cardiovasculaires
L'utilisation d'Haldol est contre-indiquée en association avec les médicaments connus pour allonger l'intervalle QTc (voir «Contre-indications»), par exemple:
•les antiarythmiques de classe IA (p.ex. disopyramide*, quinidine*).
•les antiarythmiques de classe III (p.ex. amiodarone, dofétilide*, dronédarone, ibutilide, sotalol).
•certains antidépresseurs (p.ex. citalopram, escitalopram).
•certains antibiotiques (p.ex. azithromycine, clarithromycine, érythromycine, lévofloxacine, moxifloxacine, télithromycine*).
•d'autres antipsychotiques (p.ex. dérivés de la phénothiazine, sertindole, pimozide*, ziprasidone*).
•certains antifongiques (p.ex. pentamidine).
•certains antipaludéens (p.ex. halofantrine*).
•certains médicaments gastro-intestinaux (p.ex. dolasétron*).
•certains médicaments utilisés pour le traitement du cancer (p.ex. torémifène*, vandétanib).
•certains autres médicaments (p.ex. bépridil*, méthadone).
* non autorisé en Suisse.
Cette liste n'est pas exhaustive.
Il est recommandé d'éviter l'utilisation concomitante d'autres antipsychotiques.
La prudence est conseillée lorsque Haldol est utilisé en association avec des médicaments connus pour provoquer un déséquilibre électrolytique (voir «Mises en garde et précautions» – «Effets cardiovasculaires»). Autres interactions
Dans de rares cas, les symptômes suivants ont été décrits au cours de traitement associé au lithium: encéphalopathie, symptômes extrapyramidaux, dyskinésie tardive, syndrome malin des neuroleptiques, symptômes au niveau du tronc cérébral, syndrome aigu du tronc cérébral et coma. Ces symptômes se sont le plus souvent avérés réversibles. En tout cas, il faut interrompre immédiatement le traitement associant Haldol et lithium chez les patients présentant de tels symptômes.
Un antagonisme des effets de la phénindione, un anticoagulant, a été rapporté.
Effet de l'halopéridol sur d'autres médicaments
L'halopéridol peut renforcer l'action d'autres substances à effet central, tels que l'alcool, les hypnotiques, les sédatifs ou les analgésiques puissants (les opioïdes en particulier). L'association d'un antipsychotique à d'autres dépresseurs centraux peut augmenter la sédation et entraîner, parfois, un risque accru de dépression respiratoire. En outre, l'association à la méthyldopa a donné lieu à des effets indésirables centraux et psychiques.
L'halopéridol peut atténuer l'action antiparkinsonienne de la lévodopa et d'autres agonistes de la dopamine.
L'halopéridol peut antagoniser l'effet de l'adrénaline et d'autres sympathomimétiques et inverser les effets antihypertenseurs de substances anti-adrénergiques comme la guanéthidine.
L'halopéridol est un inhibiteur de l'isoenzyme CYP2D6 et peut inhiber la métabolisation des antidépresseurs tricycliques, et augmenter ainsi leur taux plasmatique. Leur toxicité peut s'en trouver augmentée (effets anticholinergiques, toxicité cardiovasculaire, baisse du seuil épileptogène).
Effet d'autres médicaments sur l'halopéridol
Médicaments pouvant augmenter les concentrations plasmatiques de l'halopéridol
La prudence s'impose lors de la prescription d'halopéridol et de médicaments dont on sait qu'ils provoquent un allongement de l'intervalle QTc.
L'halopéridol est métabolisé par plusieurs voies (voir «Pharmacocinétique» – «Métabolisme»). Les principales voies sont la glucuronoconjugaison et la réduction cétonique. Le système enzymatique du cytochrome P450 est également impliqué, en particulier le CYP3A4 et, dans une moindre mesure le CYP2D6. L'inhibition de ces voies de métabolisation par d'autres médicaments ou une activité réduite de l'isoenzyme CYP2D6 (chez les «métaboliseurs lents») peut provoquer l'augmentation de la concentration d'halopéridol. Les effets de l'inhibition du CYP3A4 et de la réduction de l'activité enzymatique du CYP2D6 peuvent être cumulatifs (voir «Pharmacocinétique» – «Métabolisme»). D'après les données limitées et parfois contradictoires qui sont disponibles, l'augmentation moyenne des concentrations plasmatiques de l'halopéridol, lors de l'administration concomitante d'un inhibiteur du CYP3A4 et/ou du CYP2D6, peut être comprise entre 20 et 40% bien que, dans certains cas, des augmentations allant jusqu'à 100% aient été rapportées.
Les médicaments susceptibles de provoquer une augmentation des concentrations plasmatiques de l'halopéridol (d'après l'expérience clinique ou en raison des différents mécanismes d'interaction entre les principes actifs) comprennent par exemple:
•les inhibiteurs du CYP3A4 – alprazolam, itraconazole, kétoconazole et certains autres azolés, néfazodone*, certains virostatiques.
•les inhibiteurs du CYP2D6 – chlorpromazine*, prométhazine*, quinidine*, paroxétine, sertraline, venlafaxine* et certains autres antidépresseurs.
•les inhibiteurs combinés du CYP3A4 et du CYP2D6 – fluoxétine, fluvoxamine ritonavir.
•des médicaments dont le mécanisme est incertain – buspirone*.
* non autorisé en Suisse.
Cette liste n'est pas exhaustive.
L'augmentation des concentrations plasmatiques de l'halopéridol peut entraîner une majoration du risque d'effets indésirables, notamment d'allongement de l'intervalle QTc (voir «Mises en garde et précautions» – «Effets cardiovasculaires»).
Des élévations du QTc ont été observées lorsque l'halopéridol était administré avec les substances inhibitrices du métabolisme comme le kétoconazole (400 mg par jour) ou et la paroxétine (20 mg par jour).
Chez les patients prenant de l'halopéridol en concomitance avec des médicaments de ce type, il est recommandé de surveiller les signes ou symptômes d'une majoration ou d'une prolongation des effets pharmacologiques de l'halopéridol et de réduire la dose d'Haldol si nécessaire.
Le valproate sodique, un inhibiteur connu de la glucuronoconjugaison, n'a aucune influence sur la concentration plasmatique d'halopéridol.
Médicaments pouvant réduire les concentrations plasmatiques de l'halopéridol
L'administration concomitante d'halopéridol et d'inducteurs puissants du CYP3A4 peut entraîner une diminution progressive des concentrations plasmatiques de l'halopéridol au point d'en réduire potentiellement l'efficacité (d'après l'expérience clinique ou en raison des différents mécanismes d'interaction entre les principes actifs), par exemple:
• la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la rifampicine, le millepertuis (Hypericum perforatum).
Cette liste n'est pas exhaustive.
Une induction enzymatique est éventuellement observée au bout de quelques jours de traitement. L'induction enzymatique atteint généralement son niveau maximal en l'espace de 2 semaines environ et persiste ensuite pendant une durée similaire après l'arrêt du traitement par le médicament. En cas de traitement concomitant par des inducteurs des CYP3A4, il est donc recommandé de maintenir les patients sous surveillance et d'augmenter la dose d'Haldol ou d'ajuster les intervalles entre les administrations si nécessaire. Après l'arrêt de l'inducteur du CYP3A4, la concentration de l'halopéridol peut augmenter progressivement et il peut donc être nécessaire de réduire la dose d'Haldol ou d'ajuster les intervalles entre les administrations.

Grossesse, allaitement

Grossesse
Chez l'animal, l'halopéridol a montré un effet tératogène, et, à hautes doses, des effets embryotoxiques (voir «Données précliniques»).
Effets non tératogènes
Les nouveau-nés dont les mères ont pris des antipsychotiques (dont l'halopéridol) pendant le troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque de symptômes extrapyramidaux moteurs et/ou de symptômes de sevrage après la naissance. Ces symptômes chez le nouveau-né peuvent comprendre agitation, augmentation ou diminution inhabituelle du tonus musculaire, tremblements, somnolence, difficultés respiratoires ou problèmes d'alimentation.
Ces complications peuvent avoir un degré de sévérité variable. Dans certains cas, ils ont été autolimitants; dans d'autres cas, les nouveau-nés ont nécessité une surveillance en service de soins intensifs ou une hospitalisation prolongée.
Aucune étude clinique contrôlée n'a été effectuée chez la femme enceinte. Une augmentation significative d'anomalies fœtales n'a toutefois pas été observée lors d'études chez la femme enceinte. Des malformations congénitales sporadiques ont été observées après exposition fœtale à Haldol, le plus souvent lorsque celui-ci était associé à d'autres médicaments. Haldol ne doit donc pas être administré pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue.
Si un arrêt du traitement s'avère nécessaire pendant la grossesse, celui-ci devra, dans la mesure du possible, ne pas être brutal.
Allaitement
L'halopéridol passe dans le lait maternel. De faibles quantités d'halopéridol ont été détectées dans le plasma et l'urine de nouveau-nés allaités par des mères traitées par l'halopéridol. Si l'utilisation d'Haldol est considérée comme indispensable, il convient d'évaluer le bénéfice de l'allaitement par rapport aux risques éventuels.
Fertilité
L'halopéridol augmente le taux de prolactine. L'hyperprolactinémie peut inhiber la GnRH
hypothalamique, entraînant une réduction de la sécrétion de la gonadotrophine par l'hypophyse. Ceci peut inhiber la fonction de reproduction en altérant la stéroïdogenèse gonadique chez les femmes comme chez les hommes. Des études menées chez l'animal ont mis en évidence un effet de l'halopéridol sur la fertilité (voir «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Sédation et réduction des capacités de réaction peuvent s'observer, surtout à hautes doses et en début de traitement. Ces effets sont renforcés par l'alcool. On conseillera donc aux patients de ne pas conduire de véhicule ni d'utiliser de machine pendant le traitement, jusqu'à ce que leurs réactions soient connues.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont présentés dans la section qui suit. Les effets indésirables sont des événements indésirables pour lesquels un lien possible, probable ou certain avec l'utilisation d'halopéridol (ou de décanoate d'halopéridol) est supposé, sur la base d'une évaluation approfondie des informations disponibles au sujet de l'événement indésirable. Comme les études cliniques sont exécutées dans des conditions variées, la fréquence des effets indésirables qui ont été observés au cours d'études cliniques réalisées avec un certain médicament ne peut pas être directement comparée à la fréquence observée au cours d'études cliniques menées avec un autre médicament contenant le même principe actif, et elle ne correspond pas forcément à la fréquence de leur survenue observée en cas d'utilisation clinique après la commercialisation.
Résumé du profil de sécurité
La sécurité d'emploi d'Haldol a été évaluée auprès de 284 patients traités par l'halopéridol dans le cadre de trois études contrôlées contre placebo, ainsi qu'auprès de 1295 patients traités par l'halopéridol dans le cadre de 16 études cliniques contrôlées contre médicament actif et menées en double aveugle. La sécurité d'emploi d'Haldol decanoas a été évaluée auprès de 410 patients qui ont participé à trois études comparatives (une étude comparative portant sur l'halopéridol vs la fluphénazine et deux études comparant la formulation décanoate à la formule orale), à neuf études en ouvert et à une étude de détermination des doses. Sur la base de l'analyse des données regroupées sur la sécurité d'emploi obtenues dans ces études cliniques, les effets médicamenteux indésirables les plus souvent rapportés (incidence en %) étaient: troubles extrapyramidaux (34), insomnie (19), agitation (15), hyperkinésie (13), céphalées (12), troubles psychotiques (9), dépressions (8), prise de poids corporel (8), hypotension orthostatique (7) et somnolence (5).
Liste des effets indésirables
Y compris les effets médicamenteux indésirables mentionnés ci-dessus, les effets médicamenteux indésirables suivants ont été constatés dans des études cliniques sous Haldol et Haldol decanoas et les observations suivantes ont été faites après la mise sur le marché de ces substances. Les données sur la fréquence correspondent à la convention suivante:
Les effets indésirables sont classés par classe d'organes du système MedDRA et par fréquence selon la convention suivante:
Très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rares (≥1/10 000 à <1/1000), très rares (<1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnels: Leucopénie.
Très rares: Eosinophilie, agranulocytose, neutropénie, pancytopénie, thrombocytopénie.
Affections du système immunitaire
Occasionnels: Hypersensibilité.
Très rares: Réactions anaphylactiques.
Affections endocriniennes
Rares: Hyperprolactinémie.
Très rares: Sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très rares: Hypoglycémie.
Affections psychiatriques
Très fréquents: Agitation (15%), insomnie (19%).
Fréquents: Dépressions, troubles psychotiques.
Occasionnels: Etat confusionnel, baisse ou perte de la libido, inquiétude.
Affections du système nerveux
Très fréquents: Troubles extrapyramidaux (34%), hyperkinésie (13%), céphalées (12%). Fréquents: Dyskinésie tardive, crise oculogyre, dystonie, dyskinésie, akathisie, bradykinésie, hypokinésie, tonus musculaire inhabituellement élevé, somnolence, faciès figé, tremblements, obnubilation, vertiges.
Occasionnels: Convulsions, parkinsonisme, akinésie, phénomène de la roue dentée, sédation, contractions musculaires involontaires.
Rares: Troubles moteurs, syndrome malin des neuroleptiques, nystagmus.
Affections oculaires
Fréquents: Troubles de la vision.
Occasionnels: Vision floue.
Affections cardiaques
Occasionnels: Tachycardie.
Très rares: Fibrillation ventriculaire, torsades de pointes, tachycardie ventriculaire, extrasystoles.
Affections vasculaires
Fréquents: Hypotension orthostatique, hypotension artérielle.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: Dyspnée.
Rares: Bronchospasme.
Très rares: Œdème du larynx, laryngospasme.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: Constipation, sécheresse buccale, sialorrhée, nausées, vomissements.
Occasionnels: Manque d'appétit, pyrosis.
Très rares: Iléus paralytique.
Affections hépatobiliaires
Fréquents: Tests hépatiques anormaux.
Occasionnels: Hépatite, ictère.
Très rares: Défaillance hépatique aiguë, cholestase.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: Eruptions cutanées.
Occasionnels: Réactions de photosensibilité, urticaire, prurit, transpiration excessive.
Très rares: Angio-œdème, vascularite leucocytoclasique, dermatite exfoliatrice.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels: Torticolis, rigidité musculaire, crampes musculaires, rigidité musculosquelettique.
Rares: Trismus, secousses musculaires.
Très rares: Rhabdomyolyse.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquents: Rétention d'urine.
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales
Très rares: symptômes extrapyramidaux moteurs et/ou phénomènes de sevrage chez le nouveau-né. Une exposition in utero a été associée à des effets indésirables chez le nouveau-né, tels qu'agitation, augmentation ou diminution inhabituelle du tonus musculaire, tremblements, somnolence, difficultés respiratoires ou problèmes d'alimentation. Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquents: Dysfonctionnement érectile.
Occasionnels: Aménorrhée, dysménorrhée, galactorrhée, troubles mammaires, douleurs mammaires.
Rares: Ménorragie, troubles menstruels, troubles de la fonction sexuelle.
Très rares: Gynécomastie, priapisme.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Occasionnels: Troubles de la marche, hyperthermie, œdèmes.
Très rares: Mort subite, œdème facial, hypothermie.
Investigations
Fréquents: Prise de poids, perte de poids.
Rares: Allongement de l'intervalle QT sur l'ECG.
Description d’effets indésirables spécifiques et informations complémentaires
Syndrome malin des neuroleptiques: Haldol peut provoquer un syndrome malin des neuroleptiques. Cette complication idiosyncrasique rare associe hyperthermie, rigidité musculaire généralisée, troubles dysautonomiques, CPK élevée et confusion. Les signes de dysfonctionnement végétatif tels que tachycardie, pression artérielle instable et transpiration peuvent précéder l'apparition de l'hyperthermie et constituer des signes d'alarme précoces. En cas de survenue d'un syndrome malin des neuroleptiques, interrompre immédiatement le traitement antipsychotique et instaurer un traitement symptomatique adéquat doublé d'une surveillance attentive.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes
Les symptômes d'un surdosage d'halopéridol se manifestent par une exacerbation des effets pharmacologiques et indésirables connus. Les symptômes les plus révélateurs sont: réactions extrapyramidales sévères, hypotension, sédation. Une réaction extrapyramidale se caractérise par une rigidité musculaire ainsi que par des tremblements locaux ou généralisés. Une hypertension artérielle est également possible. Dans les cas extrêmes, le patient peut apparaître comateux, en dépression respiratoire et hypotendu. L'intensité de ces manifestations peut parfois provoquer une condition comparable à un état de choc. Des crises épileptiques peuvent également survenir.
Prendre également en compte le risque d'arythmie ventriculaire (torsades de pointes, par ex.), probablement lié à un allongement de l'intervalle QTc.
Traitement
Il n'existe pas d'antidote spécifique. Le traitement est symptomatique. L'effet thérapeutique du charbon activé en cas de surdosage d'halopéridol par voie orale n'est pas établi. La dialyse ne permettant d'éliminer que de très faibles quantités d'halopéridol, son utilisation n'est pas recommandée pour le traitement d'un surdosage (voir «Pharmacocinétique» – «Troubles de la fonction rénale»). Chez les patients comateux, il faut assurer la perméabilité des voies aériennes par intubation oropharyngienne ou endotrachéale. La respiration artificielle est indiquée en cas de dépression respiratoire. Surveiller en permanence les signes vitaux et l'ECG, jusqu'à ce que ce dernier retourne à la normale. Traiter les arythmies sévères par les moyens antiarythmiques appropriés.
La chute de la pression artérielle et le collapsus peuvent se traiter par l'administration de solutions perfusables, de plasma ou d'albumine concentrée, ainsi que par un vasopresseur comme la dopamine ou la noradrénaline (norépinéphrine). Ne pas utiliser d'adrénaline (épinéphrine), car elle peut provoquer une forte hypotension en présence d'halopéridol.
En cas de réactions extrapyramidales graves, administrer un antiparkinsonien de type anticholinergique par voie parentérale. Il sera ensuite diminué très prudemment pour éviter un rebond des réactions extrapyramidales.

Propriétés/Effets

Code ATC
N05AD01
Mécanisme d'action
L'halopéridol est un antipsychotique de la classe des butyrophénones. L'halopéridol est un puissant antagoniste central des récepteurs dopaminergiques de type 2 qui, aux doses recommandées, exerce une faible activité alpha-1-antiadrénergique et n'a aucune activité antihistaminergique ou anticholinergique.
Pharmacodynamique
L'halopéridol inhibe les idées délirantes et les hallucinations en conséquence directe du blocage de la signalisation dopaminergique au sein de la voie mésolimbique. L'effet de blocage central de la dopamine exerce une activité sur les noyaux gris centraux (faisceaux nigro-striés). L'halopéridol provoque une sédation psychomotrice efficace, ce qui explique son effet positif sur la manie et les autres syndromes d'agitation.
L'action sur les noyaux gris centraux est probablement à l'origine des effets indésirables moteurs extrapyramidaux (dystonie, akathisie et parkinsonisme).
Les effets anti-dopaminergiques de l'halopéridol sur les cellules lactotropes de l'antéhypophyse expliquent l'hyperprolactinémie due à l'inhibition tonique de la sécrétion de prolactine médiée par la dopamine. De plus, l'effet antidopaminergique sur la zone gâchette chémoréceptrice explique son action contre les nausées et les vomissements.
Efficacité clinique
Voir «Pharmacodynamique».

Pharmacocinétique

Absorption
La biodisponibilité moyenne d'Haldol comprimés et d'Haldol gouttes est de 60 à 70%. La concentration plasmatique maximale d'halopéridol est atteinte en 2 à 6 heures après une prise orale. Une forte variabilité interindividuelle des concentrations plasmatiques a été constatée. L'état d'équilibre est atteint en l'espace d'une semaine après l'instauration du traitement.
Après administration intramusculaire, l'halopéridol est entièrement absorbé. Les concentrations plasmatiques maximales de l'halopéridol sont atteintes en l'espace de 20 à 40 minutes.
Distribution
Le taux de liaison moyen de l'halopéridol aux protéines plasmatiques est d'environ 88 à 92% chez l'adulte, avec une forte variabilité interindividuelle. L'halopéridol est rapidement distribué dans les divers tissus et organes, comme le montre son large volume de distribution (moyennes de 8 à 21 l/kg après administration intraveineuse). L'halopéridol traverse facilement la barrière hémato-encéphalique. Il traverse également la barrière placentaire et est excrété dans le lait maternel.
Métabolisme
L'halopéridol est métabolisé principalement dans le foie. Les principales voies métaboliques de l'halopéridol chez l'être humain comprennent la glucuronoconjugaison, la réduction cétonique, la Ndésalkylation oxydative et la formation de métabolites de la pyridine. Les métabolites de l'halopéridol ne sont pas considérés comme contribuant de façon significative à son activité. Les enzymes CYP3A4 et CYP2D6 du cytochrome P450 sont impliquées dans le métabolisme de l'halopéridol. L'inhibition ou l'induction du CYP3A4, ou l'inhibition du CYP2D6 peuvent altérer le métabolisme de l'halopéridol. La réduction de l'activité enzymatique du CYP2D6 peut entraîner une augmentation des concentrations de l'halopéridol.
Élimination
La demi-vie d'élimination terminale de l'halopéridol est en moyenne de 24 heures (intervalle moyen: 15 à 37 heures) après prise orale. La clairance apparente de l'halopéridol après administration extravasculaire est comprise entre 0,9 et 1,5 l/h/kg et est réduite chez les métaboliseurs lents du CYP2D6. La variabilité interindividuelle (coefficient de variation, %) de la clairance de l'halopéridol a été estimée à 44% lors d'une analyse pharmacocinétique de population chez des patients atteints de schizophrénie. Après administration intraveineuse de l'halopéridol, 21% de la dose ont été éliminés dans les selles et 33% dans les urines. Moins de 3% de la dose sont excrétés sous forme inchangée dans les urines.
Linéarité/Non linéarité
Il existe une relation linéaire entre la dose d'halopéridol et les concentrations plasmatiques chez l'adulte.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
L'influence de l'insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de l'halopéridol n'a pas été évaluée. Cependant, l'insuffisance hépatique peut avoir des effets significatifs sur la pharmacocinétique de l'halopéridol dans la mesure où la substance est essentiellement métabolisée dans le foie. Par conséquent, il est conseillé d'ajuster la dose et de procéder avec prudence chez les patients atteints d'insuffisance hépatique (voir «Posologie/Mode d'emploi» – «Patients présentant des troubles de la fonction hépatique» et «Mises en garde et précautions» – «Troubles hépatobiliaires»).
Troubles de la fonction rénale
L'influence de l'insuffisance rénale sur la pharmacocinétique de l'halopéridol n'a pas été évaluée. Moins de 3% de la quantité d'halopéridol administrée étant excrétés sous forme inchangée dans les urines, l'altération de la fonction rénale ne devrait pas affecter son élimination. C'est pourquoi aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients atteints d'insuffisance rénale, mais il est conseillé de procéder avec prudence en présence d'une insuffisance rénale, en particulier en cas d'insuffisance sévère, en raison de la longue demi-vie de l'halopéridol et de son métabolite réduit, ainsi que de l'éventualité d'une accumulation (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Étant donné le volume de distribution important de l'halopéridol et son fort taux de liaison aux protéines plasmatiques, la dialyse ne permet de l'éliminer qu'en très faibles quantités.
Patients âgés
Les concentrations plasmatiques de l'halopéridol ont été plus élevées chez les patients âgés que chez les adultes plus jeunes après administration de la même dose. Les résultats d'études cliniques de taille limitée semblent indiquer une clairance plus faible et une demi-vie d'élimination plus longue de l'halopéridol chez les patients âgés. Les résultats se situent dans les limites de la variabilité observée au niveau de la pharmacocinétique de l'halopéridol. Un ajustement de la dose est recommandé chez les patients âgés (voir «Posologie/Mode d'emploi» – «Patients âgés»).
Enfants et adolescents
Des données limitées concernant les concentrations plasmatiques ont été obtenues lors des études pédiatriques réalisées chez 78 patients présentant diverses pathologies (schizophrénie, trouble psychique, syndrome de Gilles de la Tourette, autisme) traités par des doses orales d'halopéridol allant jusqu'à un maximum de 30 mg/jour. Ces études ont été menées principalement chez des enfants et des adolescents âgés de 2 à 17 ans. Les concentrations plasmatiques mesurées à divers moments et après diverses durées de traitement ont été soit indétectables soit au maximum de 44,3 ng/ml. Comme chez l'adulte, une forte variabilité interindividuelle des concentrations plasmatiques a été constatée. La demi-vie a eu tendance à être plus courte chez l'enfant que chez l'adulte.
Lors de deux études menées chez des enfants traités par l'halopéridol pour des tics et un syndrome de Gilles de la Tourette, une réponse positive a été associée à des concentrations plasmatiques de 1 à 4 ng/ml.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique
Concentrations thérapeutiques
D'après les données d'études cliniques, une réponse thérapeutique est obtenue chez la plupart des patients atteints de schizophrénie aiguë ou chronique à des concentrations plasmatiques de 1 à
10 ng/ml, certains patients ayant éventuellement besoin de concentrations allant jusqu'à 17 ng/ml.
Chez les patients connaissant un premier épisode de schizophrénie, une réponse au traitement peut déjà être obtenue à des concentrations de 0,6 à 3,2 ng/ml, comme estimé d'après la mesure du taux d'occupation des récepteurs D2 et en partant de l'hypothèse qu'un taux d'occupation des récepteurs D2 de 60% à 80% est le plus adapté pour obtenir une réponse au traitement et limiter les symptômes extrapyramidaux.
En raison de la forte variabilité interindividuelle de la pharmacocinétique de l'halopéridol et de la relation concentration-effet, il est recommandé d'ajuster la dose d'halopéridol au cas par cas selon la réponse au traitement du patient et en tenant compte des données indiquant une latence de 5 jours avant obtention de 50% de la réponse maximale au traitement.
Effets cardiovasculaires
Le risque d'allongement de l'intervalle QTc augmente avec la dose et les concentrations plasmatiques de l'halopéridol.

Données précliniques

Pharmacologie de sécurité
Il a été prouvé dans des tests réalisés in vitro que l'halopéridol bloque le canal cardiaque hERG. D'autres études conduites in vivo ont montré que l'administration d'halopéridol par voie intraveineuse à des doses d'environ 0,3 mg/kg (à des Cmax plasmatiques 4 à 8 fois supérieures à la concentration plasmatique thérapeutique maximale de 17 ng/ml dans des études cliniques) provoquait dans quelques modèles animaux un allongement significatif de l'intervalle QTc, sans toutefois entraîner d'arythmies. Dans des études effectuées chez l'animal, des doses intraveineuses d'halopéridol plus élevées, de 1 mg/kg ou plus, ont entraîné un allongement de l'intervalle QTc et/ou des arythmies ventriculaires à des Cmax 22 à 81 fois supérieures à la concentration plasmatique thérapeutique maximale dans des études cliniques.
Toxicité en cas d’administration répétée
Les effets aigus d'ordre toxicologique de l'halopéridol concernent principalement le système nerveux central et le système cardiovasculaire. Des études sur la toxicité chronique chez le rat et le chien n'ont pas mis en évidence d'effets toxiques cliniquement importants.
Génotoxicité
Des tests sur la génotoxicité de l'halopéridol réalisés in vitro et in vivo n'ont pas apporté d'indication pertinente d'un effet mutagène.
Carcinogénicité
Des études sur la carcinogénicité, conduites sur une courte durée (6 à 12 mois) dans différents modèles sur la souris, n'ont pas mis en évidence un potentiel carcinogène. Des études de longue durée (18 à 24 mois) sur un potentiel carcinogène de l'halopéridol n'ont pas donné chez le rat d'indication de cancérogénicité. Toutefois, on a constaté chez la souris femelle une augmentation des tumeurs de la glande mammaire et (seulement dans le cas de doses élevées) de l'hypophyse, ainsi qu'une augmentation du risque global de formation de néoplasies. Le développement de tumeurs mammaires peut être la conséquence de l'élévation des concentrations de prolactine dans le sang. De nombreux antipsychotiques provoquent une hyperprolactinémie également chez l'être humain.
Toxicité sur la reproduction
Il a été constaté que l'administration d'halopéridol chez des rongeurs entraînait une diminution de la fertilité, une tératogénicité limitée, ainsi qu'un effet embryotoxique. Dans un modèle chez les rongeurs, l'administration d'halopéridol a montré des effets à la fois tératogènes, embryo- et fœtotoxiques. Le traitement par l'halopéridol durant la phase péri-/postnatale s'est soldé chez le rat par des modifications du comportement. L'administration d'halopéridol a provoqué des altérations de la fertilité de souris et rats femelles, ainsi que de la fertilité de chiens et de rats mâles.

Remarques particulières

Incompatibilités
Ne pas mélanger les solutions injectables de Haldol avec des solutions alcalines ou tamponnées.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le l’emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Haldol comprimés, gouttes et solution injectable: Conserver à température ambiante (15 à 25 °C).
Haldol gouttes: Ne pas congeler.
Haldol solution injectable: Conserver le récipient dans son carton pour le protéger de la lumière.
Conserver hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Le flacon en plastique d'Haldol 2 mg/ml 1× 30 ml avec compte-gouttes intégré est également pourvu d'une fermeture de sécurité enfants et s'ouvre de la façon suivante: appuyer sur le bouchon en le tournant dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. La manipulation exacte des gouttes est décrite dans l'information destinée aux patients.

Numéro d’autorisation

26891, 26892, 27304 (Swissmedic).

Présentation

Haldol solution injectable 5 mg/ml: 5× 1 ampoule ambrée (B)
Haldol comprimés 1 mg: 50 comprimés (avec sillon de sécabilité en croix) (B)
Haldol comprimés 10 mg: 20 comprimés (avec sillon de sécabilité) (B)
Haldol gouttes 2 mg/ml: 30 ml (flacon en plastique) (B)

Titulaire de l’autorisation

Essential Pharma Switzerland, Zug

Mise à jour de l’information

Novembre 2024

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