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Information professionnelle sur Ursochol:Zambon Svizzera SA
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif: Acidum ursodeoxycholicum.
Excipients: Lactosum, Excipiens pro compresso.

Indications/Possibilités d’emploi

Dissolution des calculs biliaires de cholestérol.
Les calculs biliaires ne doivent pas projeter d'ombre sur la radiographie et la vésicule doit être fonctionnelle malgré l'existence de cette (ces) lithiase(s).
Troubles dyspeptiques douloureux, intolérance aux graisses, flatulences d'origine biliaire.
Cirrhose biliaire primitive (stades I-III).
Des études cliniques chez des patients souffrant d'une cirrhose biliaire primitive ont montré une diminution des enzymes du foie et de la bilirubine. D'autre part, les données montrant une amélioration du tableau histologique sont rares et aucune information ne peut être donnée concernant le taux de survie.
Pré- et post-médication lors de lithotripsie.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes
Posologie usuelle
Traitement litholytique
La dose journalière est de 10 mg/kg PC répartie sur 2 prises (matin et soir) avec un peu de liquide. La dose la plus élevée devrait être prise le soir (voir tableau), afin de mieux couvrir les heures de jeûne nocturne, qui représentent une phase critique dans la formation des calculs.

Poids corporel

Dose journalière

Comprimés à 150 mg

Comprimés à 300 mg

matin

soir

matin

soir

60 kg

600 mg

1

3

½


75 kg

750 mg

2

3

1


90 kg

900 mg

2

4

1

2

La durée de traitement nécessaire pour la dissolution des calculs est d'autant plus courte que les calculs sont petits. Il devrait cependant durer au moins 3 à 4 mois, mais pas plus de 2 ans.
La dissolution des calculs devrait être contrôlée tous les six mois par cholécystographie ou ultrason (voir «Mises en garde et précautions»). On recommande de continuer le traitement pendant 3-4 mois après la disparition radiologique des calculs.
En cas de lithotripsie, Ursochol est prescrit pendant 2 semaines avant l'intervention, puis jusqu'à 3 mois après la disparition des fragments de calculs.
Traitement du syndrome dyspeptique douloureux
2 comprimés à 150 mg par jour.
Cirrhose biliaire primitive
2 comprimés à 300 mg par jour.
En présence d'une fibrose cystique avec des altérations hépatiques, une adaptation de la posologie est indiquée, augmentant la dose jusqu'à 20 mg/kg du poids corporel selon le besoin individuel du patient.
Collaboration du patient: même lorsque les symptômes disparaissent rapidement au début du traitement, apportant une amélioration de l'état du patient, celui-ci ne doit ni cesser le traitement, ni réduire la dose prescrite par le médecin.
Pendant le traitement avec Ursochol, il est indiqué de suivre un régime riche en fibres et d'éviter un apport calorique et en cholestérol excessif.
Dosage pour les enfants
En raison du manque d'expérience, l'utilisation de Ursochol chez les enfants n'est pas conseillée.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients; grossesse et allaitement; ulcère gastroduodénal en phase active; affections hépatiques aiguës et chroniques; affections qui interfèrent avec la circulation entéro-hépatique des acides biliaires (résection d'iléum, affections intestinales inflammatoires, maladie de Crohn, colite ulcéreuse et autres maladies de l'intestin grêle, du côlon et du foie, entérostomie, cholestase extrahépatique et intrahépatique; affections hépatiques graves); cholécystite et cholangite aiguës.
Le médicament ne devra pas être prescrit en cas de coliques biliaires répétées, d'inflammation aiguë de la vésicule ou des voies biliaires et en cas de malabsorption des acides biliaires (p.ex. inflammation de l'intestin grêle ou du côlon, maladie de Crohn, etc.).
Calculs biliaires calcifiés radio-opaques;
Occlusion des voies biliaires (occlusion du canal cholédoque ou du canal cystique);
Capacité de contraction limitée de la vésicule biliaire.

Mises en garde et précautions

La dissolution des calculs avec Ursochol sera pratiquée en cas de calculs radio-transparents sans manteau radio-opaque dans une vésicule biliaire fonctionnelle. Les calculs flottants d'un diamètre inférieur à 10 mm offrent les meilleures chances de dissolution.
Ursochol ne doit pas être utilisé lorsque la vésicule biliaire est opaque aux rayons X, en cas de calculs biliaires calcifiés, de perturbation de la capacité de contraction de la vésicule biliaire ou en présence de coliques biliaires fréquentes.
Les paramètres hépatiques AST (SGOT), ALT (SGPT) et γ-GT doivent être contrôlés par le médecin traitant toutes les 4 semaines durant les 3 premiers mois du traitement, ensuite tous les 3 mois. Outre l'identification des répondeurs et des non-répondeurs chez les patients atteints de CBP, cette observation permet également de dépister une décompensation hépatique éventuelle, surtout en cas de CBP à un stade avancé.
Chez les patients atteints de CBP, la symptomatologie clinique peut se détériorer dans de rares cas au début du traitement, p.ex. par une augmentation du prurit. Dans ce cas, la dose d'Ursochol doit être réduite et à nouveau augmentée progressivement par paliers.
Dans les cas de CBP à un stade avancé, le traitement par Ursochol peut entraîner une décompensation hépatique.
Chez les patients traités pour la dissolution des calculs biliaires, il est indiqué de contrôler l'efficacité tous les 6 mois par ultrason ou par radiographie avec produit de contraste.
Chez les patients atteints de cirrhose du foie en phase terminale, une décompensation peut survenir sous traitement avec Ursochol qui est partiellement réversible à l'arrêt du traitement.
Ursochol ne doit être administré, lors de cholestase intrahépatique autre que celle accompagnant la cirrhose biliaire primitive, que dans le cadre d'une étude clinique contrôlée. N'administrer Ursochol à des femmes en âge de concevoir que si elles recourent à des méthodes anticonceptionnelles non hormonales, étant donné que les contraceptifs hormonaux peuvent augmenter le risque de calculs biliaires (voir «Interactions»).
Une grossesse doit être exclue avant l'instauration du traitement.
En cas de diarrhée, la dose doit être réduite. En cas de diarrhée persistante, le traitement sera arrêté.
Étant donné que la préparation contient du lactose, les patients atteints de rares troubles héréditaires comme l'intolérance au galactose, le déficit en lactate de Lapp ou le syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas utiliser ce médicament.

Interactions

La colestyramine, le colestipol et les antiacides à base d'hydroxyde d'aluminium ou de magnésium sont à éviter pendant le traitement avec Ursochol car ces substances captent l'acide ursodésoxycholique, et aucune résorption ne pourra avoir lieu. Si la prise de l'une de ces substances est nécessaire, elle doit avoir lieu au moins 2 heures avant ou après la prise de Ursochol.
L'acide ursodésoxycholique peut influencer la résorption de la cyclosporine au niveau de l'appareil gastro-intestinal. Chez les patients sous traitement par cyclosporine, la concentration sanguine de cyclosporine doit par conséquent être contrôlée par le médecin et, le cas échéant, une adaptation de la dose de cyclosporine doit être réalisée.
Les œstrogènes, les contraceptifs oraux et les hypolipidémiants (tels que le clofibrate) augmentent la sécrétion hépatique de cholestérol qui favorise la formation de calculs de cholestérol. Par conséquent, ces médicaments peuvent contrecarrer la dissolution de calculs biliaires par l'acide ursodésoxycholique.
Dans des cas isolés, Ursochol peut diminuer la résorption de la ciprofloxacine.
Dans une étude clinique menée sur des sujets sains, des doses de 500 mg/jour d'acide ursodésoxycholique et 20 mg/jour de rosuvastatine peuvent entraîner des concentrations plasmatiques de rosuvastatine légèrement accrues. La pertinence clinique de cette interaction est également inconnue pour les autres statines.
Il a été montré que l'acide ursodésoxycholique diminue les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) ainsi que l'aire sous la courbe (AUC) de la nitrendipine, antagoniste calcique, chez les sujets sains. Une surveillance étroite du traitement par l'association de ces deux substances est recommandée. Une augmentation de la dose de nitrendipine pourrait être nécessaire.
De même, une interaction (diminution de l'effet thérapeutique) avec la dapsone a été rapportée. Avec des résultats in vitro, ces observations pourraient suggérer que l'acide ursodésoxycholique induit l'enzyme cytochrome P450 3A, responsable de la dégradation des médicaments. Dans une étude correctement interprétée et portant sur les interactions, aucune induction n'a toutefois été observée avec le budésonide, un substrat connu pour le cytochrome P450 3A.

Grossesse, allaitement

Grossesse
L'acide ursodésoxycholique est contre-indiqué pendant la grossesse (voir «Contre-indications»).
Allaitement
L'utilisation de l'acide ursodésoxycholique est contre-indiquée pendant l'allaitement (voir «Contre-indications»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante n'a été effectuée.

Effets indésirables

Les fréquences suivantes ont été utilisées lors de l'évaluation des effets secondaires: «très fréquent» (≥1/10), «fréquent» (<1/10, ≥1/100), «peu fréquent» (<1/100, ≥1/1000), «rare» (<1/1000, ≥1/10000), «très rare» (<1/10000).
Affections gastro-intestinales:
Fréquent: selles molles, resp. diarrhée (rapports d'études cliniques).
Très rare: troubles épigastriques sévères localisés à droite (lors du traitement de la CBP).
Affections hépatobiliaires:
Très rare: calcification des calculs biliaires. Lors du traitement de la CBP à un stade avancé, une décompensation de la cirrhose du foie a été observée dans de très rares cas, qui a partiellement régressé à l'arrêt du traitement.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané:
Très rare: urticaire.

Surdosage

Des diarrhées peuvent survenir en cas de surdosage. En général, d'autres symptômes d'un surdosage sont improbables, étant donné que l'acide ursodésoxycholique est de moins en moins bien résorbé plus la dose augmente et est par conséquent éliminé en grande partie avec les selles.
Pas de contre-mesures spécifiques nécessaires; les conséquences de la diarrhée doivent être traitées de manière symptomatique avec restauration de l'équilibre hydroélectrolytique.
Informations supplémentaires pour les groupes de patients spécifiques
Le traitement au long cours par des doses élevées d'acide ursodésoxycholique (28-30 mg/kg/jour) chez les patients atteints d'une cholangite sclérosante primitive (off label use) a augmenté la survenue d'événements indésirables sévères.

Propriétés/Effets

Code ATC: A05AA02
L'acide ursodésoxycholique (UDCA) est un acide biliaire tertiaire physiologiquement présent en petites quantités dans la bile humaine.
Les substances les plus importantes pour la formation des calculs biliaires sont le cholestérol et les acides biliaires.
Chez le sujet sain, l'index lithogène est <1: le cholestérol reste en solution dans la bile.
Chez le patient avec une cholélithiase à cholestérol, l'index lithogène est >1: la bile est sursaturée et il se forme des calculs.
L'acide ursodésoxycholique (UDCA) qui a été découvert après l'acide chénodésoxycholique a un effet marqué sur les calculs de cholestérol.
Chimiquement, l'acide ursodésoxycholique (UDCA) diffère de l'acide chénodésoxycholique (CDCA) par la position 7 en bêta de son groupe hydroxyle au lieu d'en alpha.
Pour cette raison, la dégradation en acide lithocholique de l'UDCA est plus faible, ce qui le rend moins toxique. Les effets secondaires observés chez le CDCA, comme la diarrhée ou l'augmentation des transaminases, ne se manifestent pas ou diminuent significativement avec l'UDCA.
En comparaison avec le CDCA, la dose nécessaire pour la dissolution des calculs est plus faible chez l'UDCA.
En normalisant la composition de la bile, l'UDCA agit sur la symptomatologie douloureuse dyspeptique d'origine biliaire ainsi que sur les troubles imputables à un éventuel reflux gastrique d'origine biliaire. La bile enrichie d'UDCA diminue la cytotoxicité des acides biliaires primaires et secondaires. Ces derniers possèdent en effet des propriétés détergentes marquées qui se révèlent cytotoxiques dans les cholestases du foie, les diverses affections hépatiques et le reflux biliaire duodéno-gastrique.

Pharmacocinétique

Absorption
Après l'administration orale, l'UDCA est rapidement résorbé dans l'intestin grêle par un mécanisme de transport passif et entre pour une bonne part, après passage dans le foie, dans le circuit entérohépatique.
Distribution
Les taux sériques maximaux sont atteints après 30-150 minutes. La clairance hépatique au premier passage peut atteindre des valeurs jusqu'à 75% de la dose administrée. Pendant le traitement avec l'UDCA, celui-ci devient la substance principale de la composition des acides biliaires. Sa concentration peut atteindre 60-70% tandis que la concentration de l'acide kétolithocholique, de l'acide cholique et de l'acide désoxycholique diminue et celle de l'acide lithocholique reste stable.
La demi-vie biologique de l'UDCA est de 3,5 à 5,8 jours.
Métabolisme
L'UDCA arrive au foie par la veine porte et y est conjugué en proportion 4:1 avec la glycine et la taurine. Au niveau de l'intestin grêle, l'UDCA conjugué est hydrolysé en majeure partie en UDCA libre, qui est de nouveau résorbé par la circulation entéro-hépatique pour être admis au foie. La partie non résorbée est déshydroxylée par les micro-organismes du gros intestin en acide lithocholique.
Élimination
L'UDCA arrive par la bile dans l'intestin. Il est principalement excrété avec les selles sous forme de métabolites inconnus (50%) et en acide lithocholique (30%). La quantité non métabolisée d'UDCA et celle de l'acide kétolithocholique ne représentent que 5%, respectivement 2-4%, dans les selles.

Données précliniques

Toxicité aiguë
L'expérimentation animale sur la toxicité aiguë n'a pas mis de lésions toxiques en évidence.
Toxicité chronique
Les études sur la toxicité subchronique menées chez le singe ont mis en évidence des effets hépatotoxiques dans le groupe traité par des doses élevées. Ces effets comprenaient également des modifications fonctionnelles (entre autres modifications des enzymes hépatiques) et morphologiques comme prolifération des canaux biliaires, foyers d'inflammation portale et nécroses hépatocellulaires.
Potentiel mutagène et cancérogène
Les expérimentations à long terme chez la souris et le rat n'ont pas mis en évidence un potentiel cancérogène de l'acide ursodéoxycholique. Les tests à disposition effectués avec l'acide ursodéoxycholique ne révèlent aucun signe pertinent parlant pour un effet mutagène.
Toxicité de reproduction
Dans les expérimentations menées chez le rat, des malformations de la queue sont apparues sous acide ursodéoxycholique à la dose de 2000 mg d'acide ursodéoxycholique/kg du poids corporel. Chez le lapin, aucun effet tératogène n'a été observé jusqu'à une dose de 300 mg d'acide ursodéoxycholique/kg du poids corporel. L'acide ursodéoxycholique n'influence pas la fertilité chez le rat et n'entrave pas le développement péri-natal et post-natal des descendants.

Remarques particulières

Stabilité
Le médicament ne peut être utilisé au-delà de la date imprimée sur l'emballage avec «EXP».
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15-25 °C), à l'abri de l'humidité et hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

41874 (Swissmedic).

Présentation

Ursochol comprimés 150 mg: 20 et 100 (B)
Ursochol comprimés 300 mg: 20 et 100 (B)

Titulaire de l’autorisation

Zambon Suisse SA, 6814 Cadempino.

Mise à jour de l’information

Août 2019.

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