CompositionPrincipes actifs: Cisatracurii besilas.
Excipients: Acidum besilicum, aqua ad iniectabile q.s. ad solutionem.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unitéSolution injectable/pour perfusion : Cisatracurium 2 mg/ ml
Nimbex 5 mg/2.5 ml contiennent 6.7 mg de Cisatracurii besilas (correspond à 5 mg de cisatracurium) par 2.5 mL.
Nimbex 20 mg/10 ml contiennent 26.8 mg de Cisatracurii besilas (correspond à 20 mg de cisatracurium) par 10 mL.
Indications/Possibilités d’emploiNimbex s’utilise au cours des interventions chirurgicales, dont la chirurgie cardiaque, de même que dans d’autres interventions et en soins intensifs. Il peut être utilisé en adjuvant de l’anesthésie générale ou de la sédation en unité de soins intensifs pour relâcher la musculature squelettique et faciliter l’intubation trachéale et la ventilation assistée.
Posologie/Mode d’emploiPosologie usuelle lors de l’injection intraveineuse de bolus chez l’adulte
Intubation trachéale:
La dose d’intubation recommandée de Nimbex chez l’adulte est de 0,15 mg/kg administrée en injection rapide de 5 à 10 secondes. Cette dose procure de bonnes à très bonnes conditions d’intubation 120 secondes après l’injection. Des doses plus élevées raccourcissent le délai d’installation. Le tableau suivant résume les données pharmacodynamiques obtenues après injection de Nimbex à des doses de 0,1 à 0,4 mg/kg chez l’adulte sain au cours de l’anesthésie par des opioïdes (p. ex. fentanyl) ou du propofol:
Dose initialede Anesthésie Délai desuppressiond Délai desuppressionm Délai de récupératio
Nimbexmg/kg e 90% de T1*Minutes aximum de T1*Minutes nspontanée de 25%
de T1*Minutes
0,1 opioïde 3,4 4,8 45
0,15 propofol 2,6 3,5 55
0,2 opioïde 2,4 2,9 65
0,4 opioïde 1,5 1,9 91
* Simple twitch ou première composante d’une réponse au train-de-quatre du muscle adducteur du pouce après stimulation électrique supramaximale du nerf cubital.
Une anesthésie par l’enflurane ou l’isoflurane peut prolonger jusqu’à 15% la durée d’action clinique réelle d’une dose initiale de Nimbex.
Dose d’entretien:
Le bloc neuromusculaire peut être prolongé par une dose d’entretien. Une dose de 0,03 mg/kg, administrée pendant une anesthésie par des opioïdes ou du propofol, procure 20 minutes supplémentaires de bloc cliniquement efficace. D’autres doses n’entraînent aucun allongement progressif du bloc.
Récupération spontanée:
Lorsque la récupération spontanée a débuté, sa durée est indépendante de la dose administrée. Pendant une anesthésie par des opioïdes ou du propofol, les délais moyens jusqu’à une récupération de 25 à 75% et de 5 à 95% sont respectivement d’environ 13 minutes et 30 minutes.
Antagonisation:
Le bloc neuromusculaire induit par Nimbex est aisément réversible avec une dose standard d’un anticholinestérasique. Après administration de l’anticholinestérasique à environ 10% de récupération de T1, les délais moyens de récupération de 25 à 75% et jusqu’à récupération clinique complète (T4 :T1 ≥ 0,7) sont respectivement d’environ 4 et 9 minutes.
Posologie usuelle chez le patient pédiatrique de 1 mois à 12 ans
Intubation trachéale:
Comme chez l’adulte, la dose d’intubation recommandée de Nimbex est de 0,15 mg/kg de poids corporel, administrée en injection rapide de 5 à 10 secondes. Cette dose procure de bonnes conditions d’intubation trachéale 120 secondes après l’injection. Les paramètres pharmacodynamiques pour cette dose sont consignés dans les tableaux suivants. Si une efficacité clinique plus courte est nécessaire, les paramètres pharmacodynamiques indiquent qu’une dose de 0,1 mg/kg de poids corporel permet de créer des conditions d’intubation similaires 120 - 150 secondes après l’injection.
Chez les patients pédiatriques âgés de 1 mois à 12 ans, Nimbex a une action clinique plus courte et un profil de récupération spontanée plus rapide que chez l’adulte dans des conditions d’anesthésie similaires. En ce qui concerne les profils pharmacodynamiques, des différences minimes ont été observées entre les groupes d’âge de 1 à 11 mois et de 1 à 12 ans; celles-ci sont réunies dans les tableaux suivants.
Patients pédiatriques âgés de 1 à 11 mois
Dose initialede Anesthésie Délai de suppression Délai desuppressionm Délai de récupératio
Nimbex à injectermg/ à 90%Minutes aximaleMinutes nspontanée de 25%
kg de T1Minutes
0,15 halothane 1,4 2,0 52
0,15 opioïde 1,4 1,9 47
Patients pédiatriques âgés de 1 à 12 ans
Dose initialede Anesthésie Délai desuppressionà Délai de suppression Délai de récupératio
Nimbex à injectermg/ 90%Minutes maximaleMinutes nspontanée de 25%
kg de T1Minutes
0,08 halothane 1,7 2,5 31
0,1 opioïde 1,7 2,8 28
0,15 halothane 2,3 3,0 43
0,15 opioïde 2,6 3,6 38
En raison des données indiquées ci-dessus, une potentialisation du bloc neuromusculaire provoqué par Nimbex allant jusqu’à 20% peut être escomptée sous halothane.
Des données sur l’emploi de Nimbex chez les enfants maintenus sous anesthésie par l’enflurane ou l’isoflurane ne sont pas disponibles; cependant, on peut supposer que ces substances prolongent elles aussi jusqu’à 20% la durée d’action clinique réelle d’une dose de Nimbex.
Dose d’entretien:
Le bloc neuromusculaire peut être prolongé par une dose d’entretien. Pendant une anesthésie par l’halothane, une dose de 0,02 mg/kg procure environ 9 minutes supplémentaires de bloc cliniquement efficace. D’autres doses d’entretien n’entraînent aucun allongement progressif du bloc.
Récupération spontanée:
Dès que la récupération d’un bloc neuromusculaire est en cours, sa vitesse est indépendante de la dose de Nimbex administrée. Pendant une anesthésie par des opioïdes ou de l’halothane, les délais moyens jusqu’à une récupération de 25 à 75% et de 5 à 95% sont respectivement d’environ 11 minutes et 28 minutes.
Antagonisation:
Le bloc neuromusculaire induit par Nimbex peut aisément être antagonisé par une dose standard d’un anticholinestérasique. Après application de la substance antagonisante à environ 13% de récupération de T1, la vitesse de récupération de 25 à 75% et jusqu’à récupération clinique complète (rapport T4:T1 ≥ 0,7) est respectivement d’environ 2 et 5 minutes.
Emploi en perfusion intraveineuse
Posologie chez l’adulte et l’enfant de 1 mois à 12 ans:
L’entretien du bloc neuromusculaire peut être obtenu par perfusion. Un débit initial de perfusion de 3 µg/kg/min (0,18 mg/kg/h) est recommandé pour maintenir 89 à 99% de suppression de T1 après l’apparition des premiers signes de récupération spontanée. Après la stabilisation du bloc neuromusculaire, un débit de perfusion de 1 - 2 µg/kg/min (0,06 à 0,12 mg/kg/h) devrait suffire pour maintenir le bloc neuromusculaire chez la majorité des patients.
Une réduction du débit de perfusion jusqu’à 40% peut s’avérer nécessaire au cours d’une anesthésie par l’isoflurane ou l’enflurane (voir aussi "Interactions" ). Le débit de perfusion dépendra de la concentration de la solution pour perfusion de cisatracurium, du degré du bloc souhaité et du poids du patient. Les directives concernant le débit de perfusion de Nimbex 2 mg/mL non dilué sont consignées dans le tableau suivant.
Débit de perfusion de Nimbex 2 mg/mL
Poids du patient Dosemg/kg/min Débit de perfusion
kg 1,0 1,5 2,0 3,0
20 0,6 0,9 1,2 1,8 mL/h
70 2,1 3,2 4,2 6,3 mL/h
100 3,0 4,5 6,0 9,0 mL/h
Une perfusion continue n’entraîne pas d’augmentation ou de diminution progressives du bloc. Après arrêt de la perfusion de Nimbex, la récupération spontanée intervient à l’instar de celle consécutive à l’injection d’un bolus unique.
Bien que l’on ne dispose pas d’études spécifiques chez des patients pédiatriques de moins de 2 ans, les extrapolations des paramètres pharmacodynamiques relatifs aux doses administrées en bolus suggèrent que les débits de perfusion de Nimbex devraient être comparables.
Posologie chez le nouveau-né de moins de 1 mois:
Aucune recommandation posologique ne peut être formulée pour les nouveau-nés étant donné que l’administration de Nimbex n’a pas été étudiée dans cette population de patients.
Posologie chez le patient âgé:
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire. Chez ces patients, Nimbex présente un profil pharmacodynamique analogue à celui observé chez l’adulte jeune, mais – comme pour d’autres bloquants neuromusculaires – le délai d’installation peut être légèrement plus long.
Posologie chez l’insuffisant rénal:
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez l’insuffisant rénal. Chez ces patients, Nimbex présente un profil pharmacodynamique semblable à celui observé chez le sujet ayant une fonction rénale normale, seul le délai d’installation pourrait être légèrement plus long.
Posologie chez l’insuffisant hépatique:
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez le patient atteint d’insuffisance hépatique terminale. Chez ces patients, Nimbex présente un profil pharmacodynamique analogue à celui observé chez le sujet ayant une fonction hépatique normale. Le délai d’installation pourrait être toutefois légèrement plus court.
Posologie chez le patient adipeux:
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez le patient adipeux (plus de 30% au-dessus du poids idéal), le profil pharmacocinétique et pharmacodynamique de Nimbex étant largement comparable avec celui observé chez le sujet non adipeux.
Posologie chez le patient atteint d’une affection cardiovasculaire:
Nimbex a été administré avec succès pour obtenir un bloc neuromusculaire chez des patients ayant subi une intervention chirurgicale au niveau du cœur. Lorsque Nimbex a été administré en injection de bolus rapide (sur 5 à 10 secondes) à des patients souffrant d’une affection cardiovasculaire grave, il n’a été observé aucun effet cardiovasculaire cliniquement significatif à aucune des doses étudiées (inférieures ou égales à 0,4 mg/kg [8 × DE95]).
Posologie chez le patient en unité de soins intensifs:
Nimbex peut être administré en bolus et/ou en perfusion aux patients adultes traités en unité de soins intensifs.
Un débit de perfusion initial de 3 µg/kg/min (0,18 mg/kg/h) est recommandé chez ces patients. En ce qui concerne la posologie, susceptible d’augmenter ou de diminuer en fonction du temps, il peut y avoir d’importantes variations interindividuelles.
Dans les études cliniques, le débit moyen de perfusion était de 3 µg/kg/min (0,5 à 10,2 µg/kg/min ou 0,03 à 0,6 mg/kg/h).
La vitesse moyenne de récupération spontanée après une perfusion continue (jusqu’à 6 jours) chez ces patients était de 50 minutes environ. Le profil de récupération après une perfusion de Nimbex en unité de soins intensifs est indépendant de la durée de perfusion.
Posologie en cas d’intervention cardiaque en hypothermie:
Des études sur l’emploi de Nimbex lors d’une intervention chirurgicale en hypothermie (25 -28 °C) n’ont pas encore été réalisées. Comme avec d’autres bloquants neuromusculaires, le débit de perfusion requis pour le maintien d’une relaxation adéquate pourrait être significativement réduit dans ces conditions.
Surveillance
Comme avec d’autres bloquants neuromusculaires, il est recommandé de surveiller la fonction neuromusculaire lors de l’emploi de Nimbex afin d’établir la posologie individuelle.
Contre-indicationsNimbex est contre-indiqué chez les patients présentant une hypersensibilité avérée au cisatracurium, à l’atracurium ou à l’acide benzènesulfonique.
Nimbex est contre-indiqué chez le nouveau-né de moins d’un mois car son emploi n’a pas été étudié dans cette population de patients.
Mises en garde et précautionsLe cisatracurium paralyse les muscles respiratoires et les muscles squelettiques, mais n’a pas d’action sur la conscience ou le seuil nociceptif. Nimbex ne doit donc être utilisé que par un anesthésiste ou sous la surveillance de celui-ci, ou par d’autres cliniciens familiarisés avec l’utilisation et l’action des bloquants neuromusculaires. Une intubation, une ventilation et une oxygénation artérielle adéquate doivent être possibles.
La prudence est également de rigueur lors de l’administration du cisatracurium aux patients ayant une hypersensibilité connue à d’autres bloquants neuromusculaires, étant donné qu’un pourcentage élevé (plus de 50%) de sensibilité croisée entre bloquants neuromusculaires a été rapporté (voir "Contre-indications" ).
Le cisatracurium ne possède pas de propriétés vagolytiques ou ganglioplégiques significatives. Par conséquent, Nimbex n’exerce aucune action clinique majeure sur la fréquence cardiaque et n’agit donc pas sur la bradycardie induite par certains anesthésiques ou par la stimulation vagale pendant l’intervention.
Les patients souffrant d’une myasthénie ou d’autres formes de pathologies neuromusculaires ont présenté une sensibilité accrue aux agents non dépolarisants. Il est donc conseillé de ne pas dépasser une dose initiale de 0,02 mg/kg.
Les déséquilibres acido-basiques et/ou électrolytiques sévères peuvent augmenter ou diminuer la sensibilité des patients aux bloquants neuromusculaires.
Aucune étude n’a été effectuée chez les patients présentant des antécédents d’hyperthermie maligne.
Le cisatracurium n’a pas été utilisé chez les patients ayant des brûlures mais, comme avec d’autres bloquants neuromusculaires non dépolarisants, la possibilité d’un besoin accru et d’une durée d’action plus courte doit être envisagée.
Nimbex est une solution hypotonique et, à cause du risque d’hémolyse, ne doit pas être perfusé par la même voie veineuse qu’une transfusion sanguine.
Patient en unité de soins intensifs (ICU):
Des doses élevées de laudanosine, un métabolite du cisatracurium et de l’atracurium, ont provoqué dans les études chez l’animal une hypotension passagère et, chez quelques espèces, des excitations cérébrales.
Du fait d’un débit de perfusion réduit par rapport à l’atracurium, les taux plasmatiques de laudanosine sont environ 1/3 plus faibles après une perfusion de cisatracurium qu’après une perfusion d’atracurium.
Il existe des rapports isolés faisant état de crises convulsives chez des patients en unité de soins intensifs qui avaient reçu de l’atracurium, de même que d’autres substances, pendant plusieurs jours. Ces patients présentaient en général un ou plusieurs états pathologiques prédisposant aux convulsions (p. ex. traumatisme crânien, encéphalopathie hypoxique, œdème cérébral, encéphalite virale, urémie). Cependant, une relation de cause à effet avec la laudanosine ne peut être écartée.
Lors de l’administration chronique (ICU), de rares cas d’allongement du délai de récupération ont été observés.
InteractionsPlusieurs médicaments ont modifié l’intensité et/ou la durée de l’action des bloquants neuromusculaires non dépolarisants, notamment:
Potentialisation de l’effet:
Anesthésiques:
Substances volatiles telles que l’enflurane, I’isoflurane et l’halothane.
Kétamine.
Autres bloquants neuromusculaires non dépolarisants.
Autres médicaments:
Antibiotiques, dont aminoglucosides, polymyxines, spectinomycine, tétracyclines, lincomycine et clindamycine.
Antiarythmiques, dont propranolol, inhibiteurs calciques, lidocaïne, procaïnamide et quinidine.
Diurétiques, dont furosémide et éventuellement thiazidiques, mannitol et acétazolamide.
Sels de magnésium.
Sels de lithium.
Ganglioplégiques: trimétaphane, hexaméthonium.
Il arrive rarement que certaines substances aggravent une myasthénie ou rendent manifeste une myasthénie latente, voire provoquent un syndrome myasthénique. Une sensibilité accrue aux bloquants neuromusculaires non dépolarisants peut en résulter. De tels médicaments englobent divers antibiotiques, bêtabloquants (propranolol, oxprénolol), antiarythmiques (procaïnamide, quinidine), antirhumatismaux (chloroquine, pénicillamine D), trimétaphane, chlorpromazine, stéroïdes, phénytoïne et lithium.
L’administration du suxaméthonium visant à prolonger les effets d’un bloquant neuromusculaire non dépolarisant peut induire un bloc prolongé et complexe, difficile à antagoniser par des anticholinestérasiques.
Diminution de l’effet:
Administration chronique préalable de phénytoïne ou de carbamazépine.
Les anticholinestérasiques tels que le donépézil, utilisés habituellement pour le traitement de la maladie d’Alzheimer, peuvent raccourcir la durée du bloc neuromusculaire induit par le cisatracurium et en diminuer l’intensité.
Sans influence:
L’administration préalable de suxaméthonium n’a aucune influence sur la durée du bloc neuromusculaire obtenu par un bolus de Nimbex ou sur le débit de perfusion.
Grossesse/AllaitementGrossesse
Les études de reproduction effectuées chez l’animal n’ont révélé aucun risque pour le fœtus, mais on ne dispose pas d’études contrôlées chez la femme enceinte. Par conséquent, Nimbex ne doit être administré pendant la grossesse qu’en cas de nécessité absolue.
Allaitement
On ignore si le cisatracurium ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Le cisatracurium ne doit donc pas être administré pendant l’allaitement, sauf en cas de nécessité absolue.
Un risque pour l’enfant allaité ne peut pas être exclu. Par mesure de précaution, l’allaitement doit être interrompu pendant le traitement, et il est recommandé de s’abstenir d’allaiter pendant cinq demi-vies du cisatracurium, c.-à-d. environ 3 heures après la dernière dose de cisatracurium ou après la fin de la perfusion de cisatracurium.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesLe cisatracurium étant toujours utilisé conjointement avec un anesthésique général, il convient de respecter les précautions habituelles après une anesthésie générale en ce qui concerne l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines.
Effets indésirablesLes fréquences des effets indésirables, de très fréquents à occasionnels, ont été établies sur la base des données issues d’études cliniques internes réunies.
Pour la classification des effets indésirables, la convention suivante a été retenue: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), occasionnel (≥ 1/1’000 à < 1/100), rare (≥ 1/10’000 à < 1/1’000), très rare (< 1/10’000).
Données issues d’études cliniques
Troubles cardiaques
Fréquent: bradycardie.
Troubles vasculaires
Fréquent: hypotension.
Occasionnel: rougeurs cutanées.
Dans des cas isolés, une augmentation du pouls et une diminution de la tension artérielle moyenne ont été observées chez les patients pédiatriques.
Les altérations hémodynamiques se situaient entre ± 20% de la valeur initiale et n’ont nécessité aucun traitement; les investigateurs les ont évaluées comme cliniquement non significatives et ne les ont pas attribuées à l’administration de Nimbex.
Organes respiratoires (troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux)
Occasionnel: bronchospasme.
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
Occasionnel: éruption cutanée.
Données post-marketing
Troubles du système immunitaire
Très rare: réactions anaphylactiques, choc anaphylactique.
Après administration de bloquants neuromusculaires, des réactions anaphylactiques de différents degrés de gravité ont été observées. Dans de très rares cas, une réaction anaphylactique sévère a été signalée chez des patients ayant reçu Nimbex conjointement avec un ou plusieurs anesthésiques.
Troubles musculosquelettiques, du tissu conjonctif et des os
Très rare: myopathie, faiblesse musculaire.
Certains rapports font état d’une faiblesse musculaire et/ou d’une myopathie consécutive à une administration prolongée de myorelaxants à des patients gravement malades traités en unité de soins intensifs. La majorité de ces patients recevait en même temps des corticostéroïdes. Ces cas ont été signalés isolément en rapport avec le cisatracurium; une relation de cause à effet n’a pas été démontrée.
Dans de rares cas ont été rapportés des symptômes qui pourraient être attribués à une libération d’histamine; une dose-dépendance n’a cependant pas pu être constatée, même à des doses allant jusqu’à 8 × la DE95. Néanmoins, une relation de cause à effet avec l’administration de Nimbex ne peut être écartée.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageSignes et symptômes
Le principal signe de surdosage attendu de Nimbex est une paralysie musculaire prolongée et ses conséquences.
Traitement
Il est essentiel de maintenir la ventilation pulmonaire et l’oxygénation jusqu’au début de la respiration spontanée. La sédation totale est requise, puisque la vigilance n’est pas modifiée par Nimbex. À l’apparition des premiers signes de récupération spontanée, celle-ci peut être accélérée par l’administration d’anticholinestérasiques.
Propriétés/EffetsCode ATC: M03AC11
Mécanisme d’action:
Le cisatracurium est un myorelaxant non dépolarisant. Il se lie aux récepteurs cholinergiques sur la plaque motrice pour antagoniser l’action de l’acétylcholine. Il en résulte un bloc compétitif de la transmission neuromusculaire. Cet effet est aisément réversible par des anticholinestérasiques tels que la néostigmine ou l’édrophonium.
Pharmacodynamie:
La DE95 (dose requise pour obtenir une suppression de 95% de la réponse du muscle adducteur du pouce à la stimulation du nerf cubital) de cisatracurium est estimée à 0,05 mg/kg de poids corporel au cours d’une anesthésie par des opioïdes (p. ex. fentanyl).
La DE95 de cisatracurium utilisée chez l’enfant pendant une anesthésie par halothane est de 0,04 mg/kg de poids corporel.
PharmacocinétiqueLa pharmacocinétique du cisatracurium, en analyse non compartimentale, est indépendante de la dose (étudiée entre 0,1 et 0,2 mg/kg, c.-à-d. 2 - 4 × DE95).
Le modèle pharmacocinétique confirme ces résultats et les élargit jusqu’à 0,4 mg/kg (8 × DE95).
Distribution
Après l’injection de doses de cisatracurium de 0,1 et 0,2 mg/kg à des patients adultes sains opérés, le volume de distribution à l’état d’équilibre est de 121 à 161 mL/kg.
Métabolisme
Le cisatracurium est métabolisé dans l’organisme au pH et à la température physiologiques par l’élimination de Hofmann (un processus chimique) en laudanosine et en un métabolite, l’acrylate monoquaternaire. Ce processus représente env. 80% de la clairance totale du cisatracurium. La laudanosine est ensuite dégradée en métabolites désméthyl, eux-mêmes étant glucuronoconjugués. L’acrylate monoquaternaire est hydrolysé par des estérases non spécifiques et forme un métabolite, l’alcool monoquaternaire.
Élimination
Chez l’adulte sain dont la fonction rénale est normale, env. 15% de la dose administrée de cisatracurium sont éliminés inchangés dans les urines. La partie restante est excrétée essentiellement sous forme de métabolites conjugués par voie rénale. Par conséquent, l’élimination du cisatracurium est dans une large mesure indépendante des organes, alors que celle de ses métabolites intervient principalement par voie hépatique ou rénale. Les métabolites n’exercent aucune action myorelaxante.
Injection i.v. de bolus
Les paramètres pharmacocinétiques établis après injection de cisatracurium à des doses de 0,1 et 0,2 mg/kg à des patients adultes opérés en bon état général sont résumés dans le tableau ci-dessous:
Paramètre Valeur moyenne
Clairance 4,7 à 5,7 mL/min/kg
Volume de distribution à l’état d’équilibre 121 à 161 mL/kg
Demi-vie d’élimination:
-cisatracurium 22 à 29 minutes
-laudanosine 3 à 3,6 heures
Perfusions
La pharmacocinétique du cisatracurium après une perfusion de Nimbex est identique à celle obtenue après une injection de bolus. La pharmacocinétique a été étudiée chez des patients sains opérés ayant initialement reçu un bolus de 0,1 mg/kg de Nimbex, suivi d’une perfusion pour maintenir 89-99% de suppression de T1. La clairance moyenne du cisatracurium était de 6,9 mL/kg/min, la demi-vie d’élimination de 28 minutes. Le profil de récupération était indépendant de la durée de perfusion et comparable à celui obtenu par une injection de bolus.
Cinétique pour certains groupes de patients
Enfant:
La pharmacocinétique a été étudiée chez 20 enfants sains âgés de 2 à 12 ans ayant reçu du cisatracurium dans le cadre d’une anesthésie par halothane. Chez ces patients, la clairance plasmatique du cisatracurium était plus importante et l’obtention d’un équilibre entre la concentration plasmatique et le bloc neuromusculaire plus rapide que chez les adultes ayant reçu du cisatracurium dans le cadre d’une anesthésie par des opioïdes. Ces résultats correspondent au fait que, chez l’enfant, le cisatracurium présente un délai d’action plus rapide et une durée d’action plus courte.
Patient âgé:
Il n’y a aucune différence cliniquement significative au niveau de la pharmacocinétique du cisatracurium entre le patient âgé et le patient jeune. Dans une étude comparative, la clairance plasmatique était indépendante de l’âge. Des différences mineures au niveau du volume de distribution (+ 17%) et de la demi-vie d’élimination (+ 4 minutes) n’ont pas modifié le profil de récupération.
Insuffisant rénal:
Il n’y a aucune différence cliniquement significative au niveau de la pharmacocinétique du cisatracurium entre le patient souffrant d’une insuffisance rénale terminale et le sujet sain. Dans une étude comparative, aucune différence significative, statistique ou clinique, des paramètres pharmacocinétiques du cisatracurium, n’a pu être mise en évidence. Le profil de récupération demeure inchangé.
Les concentrations en métabolites du cisatracurium sont plus importantes chez les patients présentant une anomalie de la fonction rénale que chez le sujet sain (voir "Mises en garde et précautions" ). Ces métabolites sont cependant dénués d’effet myorelaxant.
Insuffisant hépatique:
Il n’y a aucune différence cliniquement significative au niveau de la pharmacocinétique du cisatracurium entre le patient souffrant d’une insuffisance hépatique terminale et le sujet sain. Dans une étude comparative, réalisée chez des patients au cours d’une transplantation hépatique et chez des sujets sains, seules des différences minimes de volume de distribution (+ 21%) et de clairance (+ 16%) ont été retrouvées; en revanche, il n’y avait aucune différence pour la demi-vie d’élimination. Le profil de récupération était inchangé.
Les concentrations en métabolites du cisatracurium sont plus élevées chez les patients présentant une anomalie de la fonction hépatique que chez les sujets sains (voir "Mises en garde et précautions" ). Ces métabolites sont cependant dénués d’effet myorelaxant.
Patient adipeux:
La pharmacocinétique du cisatracurium chez le patient adipeux (plus de 30% au-dessus du poids idéal) ne diffère pas de celle du sujet ayant un poids normal.
L’obtention de l’équilibre entre la concentration plasmatique et le bloc neuromusculaire a certes été plus lente (de 16%) chez les patients adipeux, mais elle n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur le délai d’action ou le profil de récupération.
Patient en unité de soins intensifs:
La pharmacocinétique du cisatracurium chez des patients en unité de soins intensifs et ayant reçu une perfusion sur une période prolongée est comparable à celle de l’adulte sain opéré ayant reçu une perfusion ou un bolus. La clairance moyenne était de 7,5 mL/kg/min et la demivie d’élimination de 27 minutes. Le profil de récupération était indépendant de la durée de la perfusion.
Les concentrations en métabolites du cisatracurium sont plus élevées chez les patients présentant une anomalie de la fonction rénale et/ou hépatique que chez les sujets sains (voir "Mises en garde et précautions" ). Ces métabolites sont cependant dénués d’effet myorelaxant.
Données précliniquesToxicité de reproduction
Les études effectuées chez le rat ont révélé que le cisatracurium n’a pas d’effet négatif sur le développement fœtal de cette espèce. Toutefois, ces recherches ne sont pas suffisantes pour évaluer le risque potentiel encouru par le fœtus humain car la métabolisation est différente, et l’exposition systémique était faible.
Des études sur la fertilité n’ont pas été réalisées.
Mutagénicité
Le cisatracurium n’a pas été mutagène dans un test bactérien in vitro à des concentrations allant jusqu’à 5’000 µg/plaque.
Dans une étude cytogénétique in vivo réalisée chez le rat, aucune anomalie chromosomique n’a été observée à des doses administrées par voie sous-cutanée allant jusqu’à 4 mg/kg.
Dans un test de mutagénicité effectué in vitro sur des cellules de mammifère, le cisatracurium s’est montré mutagène à des concentrations supérieures ou égales à 40 µg/mL.
La pertinence clinique du résultat positif obtenu dans le test in vitro apparaît discutable pour le cisatracurium qui n’est employé que rarement et/ou sur une courte période.
Cancérogénicité
Des études de cancérogénicité n’ont pas été effectuées.
Remarques particulièresIncompatibilités
Lorsqu’il est dilué avec une solution de Ringer, Nimbex est chimiquement instable.
Nimbex n’étant stable que dans une solution acide, il ne doit pas être mélangé dans la même seringue ou la même aiguille avec des solutions alcalines, p. ex. le thiopental sodique. Il n’est pas compatible avec le kétorolac, le trométamol ou l’émulsion de propofol.
Compatibilités
Il a été montré que Nimbex est compatible avec les médicaments indiqués ci-après couramment utilisés en péri-opératoire, lorsqu’ils sont perfusés en continu à travers une tubulure en Y: chlorhydrate d’alfentanil, dropéridol, citrate de fentanyl, chlorhydrate de midazolam et citrate de sufentanil.
Si d’autres médicaments sont administrés par la même aiguille ou le même cathéter en place, il est recommandé de bien rincer l’aiguille à chaque fois, par exemple avec du NaCl à 0,9%.
Conservation
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention "EXP" sur l’emballage.
Le Nimbex dilué est physiquement et chimiquement stable pendant au moins 24 heures à 5 °C - 25 °C et à des concentrations comprises entre 0,1 et 2 mg/mL, conditionné dans des poches en chlorure de polyvinyle (PVC) ou polypropylène, dans les solutions pour perfusion répertoriées sous "Remarques concernant la manipulation" .
Cependant, puisque le produit ne contient pas de conservateurs, il convient de préparer la solution immédiatement avant son usage, de l’administrer aussitôt que possible et d’éliminer toute solution éventuellement restante.
Remarques particulières concernant le stockage
Nimbex doit être conservé au réfrigérateur (2°- 8 °C) à l’abri de la lumière. Ne pas congeler.
Remarques concernant la manipulation
Nimbex ne contient pas de conservateurs et est donc réservé à l’emploi chez un seul patient.
Conditionné dans des poches en chlorure de polyvinyle (PVC) ou polypropylène, Nimbex peut être dilué dans les solutions pour perfusion suivantes:
solution de NaCl à 0,9%, solution de glucose à 5%, solution de NaCl à 0,18% + solution de glucose à 4%, solution de NaCl à 0,45% + solution de glucose à 2,5%.
Pour les incompatibilités, voir "Remarques particulières" .
Comme pour d’autres médicaments administrés par voie intraveineuse, si une petite veine est retenue en tant que site d’injection, il convient de la rincer après administration de Nimbex avec une solution adéquate (p. ex. NaCl à 0,9%).
Numéro d’autorisation53'677 (Swissmedic).
PrésentationNimbex 2 mg/mL: 5 ampoules de 2,5 mL (B)
Nimbex 2 mg/mL: 5 ampoules de 10 mL (B)
Titulaire de l’autorisationAspen Pharma Schweiz GmbH, Baar
Mise à jour de l’informationFévrier 2022.
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