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Information professionnelle sur Nicotinell, comprimé à sucer:Haleon Schweiz AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principe actif
Nicotine sous forme de nicotine ditartrate dihydraté.
Excipients
Maltitol (E965) 880 mg/comprimé à sucer, aspartam (E951) 10 mg/comprimé à sucer, dispersion de polyacrylate à 30%, gomme xanthane, carbonate de sodium anhydre, bicarbonate de sodium, stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre, huile essentielle de menthe poivrée, lévomenthol.
Un comprimé à sucer contient 9,82 mg de sodium.

Indications/Possibilités d’emploi

Pour favoriser la désaccoutumance tabagique chez les fumeurs dépendants de la nicotine. Pour réduire le comportement de dépendance et la consommation de cigarettes par la réduction des symptômes de sevrage.

Posologie/Mode d’emploi

Enfants et adolescents
Nicotinell comprimé à sucer est réservé aux adultes à partir de 18 ans.
Chez les adolescents de moins de 18 ans et de plus de 12 ans, le médicament ne doit être utilisé qu'en cas de forte dépendance à la nicotine et uniquement après consultation médicale et sur la base d'une évaluation détaillée du rapport bénéfice-risque (voir également «Contre-indications»).
Le médicament est contre-indiqué chez les enfants de moins de 12 ans. L'expérience est limitée pour ce groupe d'âge.
Adultes
La dose initiale doit être déterminée individuellement sur la base de la dépendance du patient à la nicotine. 8 - 12 Nicotinell comprimés à sucer du dosage approprié par jour sont habituellement suffisants.
Les fumeurs fortement dépendants à la nicotine, c'est-à-dire les personnes qui fument la première cigarette au cours des 20 minutes après le lever et qui fument plus de 20 cigarettes par jour, commencent le traitement avec Nicotinell 2 mg comprimé à sucer; les fumeurs moins dépendants commencent avec Nicotinell 1 mg comprimé à sucer.
Ne pas sucer plus de 15 comprimés par jour. Ne pas utiliser plus d'1 comprimé à sucer par heure.
Mode d'emploi
Lorsque le besoin de fumer se fait sentir, un comprimé à sucer de Nicotinell 1 mg ou 2 mg est à laisser fondre lentement en bouche pendant 30 minutes pour que l'effet soit optimal. Le comprimé à sucer devrait de temps en temps être déplacée d'un côté à l'autre de la bouche jusqu'à ce qu'il soit complètement dissout. Des pauses répétées permettent à la nicotine libérée d'agir sur la muqueuse buccale.
Ne pas croquer ou avaler en entier le comprimé à sucer.
Les utilisateurs ne doivent pas manger ou boire pendant que le comprimé à sucer est en bouche, car cela peut réduire fortement l'effet d'absorption de la nicotine libérée. Les boissons doivent également être évitées immédiatement avant l'utilisation.
Désaccoutumance
La plupart des fumeurs ont besoin de 8 à 12 comprimés à sucer du dosage adéquat par jour. Si nécessaire, il est possible d'aller jusqu'à 15 Nicotinell comprimés à sucer par jour. Cette posologie peut être prise jusqu'à 8 semaines. Au cours des 2 semaines suivantes, le but est de réduire le nombre de comprimés à sucer de moitié, afin d'arriver, après 2 semaines supplémentaires, à un nombre de comprimés à sucer égal à zéro le dernier jour de traitement.
La durée du traitement est individuelle et ne doit pas dépasser 3 mois. Nicotinell comprimé à sucer est destiné à un traitement de soutien lors d'une cure de désaccoutumance tabagique d'une durée limitée, dont le succès dépendra essentiellement de la motivation et de la volonté du fumeur. Un conseil aux fumeurs adapté augmente les chances d'arrêter de fumer avec succès.
Réduction de la consommation de cigarettes
Le nombre de comprimés à sucer nécessaire est généralement inférieur à celui utilisé lors d'une désaccoutumance, la posologie maximale autorisée reste la même.
La durée du traitement recommandée est de 12 mois au maximum.
Les comprimés à sucer sont utilisés uniquement pendant les intervalles sans tabac pour allonger ces intervalles autant que possible et réduire ainsi le plus possible la consommation de cigarettes. Si une réduction de la consommation journalière de cigarettes ne peut pas être atteinte après 6 semaines, un avis médical devrait être demandé.
Une tentative d'abstinence doit être envisagée dès que le fumeur se sent prêt, mais au plus tard 6 mois après le début du traitement. S'il n'est toujours pas possible d'arrêter de fumer 9 mois après le début du traitement, un médecin doit être consulté. Les comprimés à sucer non utilisés doivent être conservés, étant donné que le besoin de fumer peut réapparaître soudainement.
Si, au début, les comprimés sont sucés trop rapidement, il existe un risque d'irritation de la bouche et de la gorge ainsi que de hoquet ou de nausées. En cas de prise prolongée, il existe des risques de lésion des muqueuses buccales.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
En cas d'insuffisance hépatique modérée à grave, Nicotinell comprimé à sucer doit être utilisé avec une précaution particulière, (voir «Mises en gardes et précautions» et Pharmacocinétique»).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
En cas d'insuffisance rénale modérée à grave, Nicotinell comprimé à sucer doit être utilisé avec une précaution particulière, (voir «Mises en gardes et précautions» et Pharmacocinétique»).
Patients âgés
Il n'est pas nécessaire d'ajuster la dose chez les patients âgés.

Contre-indications

La préparation est contre-indiquée chez les enfants de moins de 12 ans.
Grossesse et allaitement.
Hypersensibilité connue au principe actif, la nicotine, ou à l'un des excipients selon la composition.

Mises en garde et précautions

Les fumeurs dépendants immédiatement (<4 semaines) après un infarctus du myocarde, présentant des troubles graves du rythme cardiaque ou une attaque cérébrale récente et qui sont considérés comme hémodynamiquement instables doivent être encouragées à cesser de fumer par des mesures non pharmacologiques (comme les consultations thérapeutiques spécialisées). Si cela ne fonctionne pas, l'utilisation de Nicotinell comprimé à sucer peut être envisagée. Etant donné que les données de sécurité concernant ce groupe de patients sont limitées, l'utilisation ne doit avoir lieu que sous surveillance médicale étroite.
Nicotinell doit être utilisé avec prudence chez les patients avec:
·Maladies cardiovasculaires: les patients avec des maladies cardiovasculaires stables (comme p.ex. l'angine de poitrine stable, infarctus du myocarde ancien, pontage coronarien ou angioplastie, insuffisance cérébrovasculaire, insuffisance cardiaque, hypertension, artériopathie oblitérante), ne peuvent utiliser Nicotinell comprimé à sucer qu'après consultation médicale.
·Diabète sucré: une variation accrue de la glycémie peut survenir pendant la désaccoutumance au tabac avec ou sans substitution nicotinique. Pendant l'utilisation de Nicotinell comprimé à sucer, il est donc important que les diabétiques contrôlent la glycémie plus étroitement que d'habitude.
·Hyperthyroïdie ou phéochromocytome: la nicotine provoque la libération de catécholamines, c'est pourquoi Nicotinell comprimé à sucer doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints d'hyperthyroïdie incontrôlée ou de phéochromocytome.
·Troubles des fonctions rénale et hépatique: en cas d'insuffisance rénale et/ou hépatique modérée à grave, la clairance de la nicotine ou de ses métabolites peut être réduite et le potentiel d'effets indésirables peut ainsi se trouver accru. Le rapport bénéfice-risque d'un traitement par Nicotinell comprimé à sucer doit être examiné attentivement chez ces patients.
·Maladies du tractus gastro-intestinal: chez les personnes atteintes d'œsophagite active, d'inflammations buccales et pharyngiennes, de gastrite, d'ulcères gastriques ou ulcère peptique, un traitement de substitution nicotinique peut entraîner une nette aggravation des symptômes;
·Convulsions: chez les patients qui prennent des anticonvulsifs et les patients ayant des antécédents d'épilepsie, le rapport bénéfice-risque de la nicotine doit être examiné attentivement avant l'utilisation, car des convulsions ont été rapportées en association avec la nicotine.
Il est indispensable que d'autres mesures thérapeutiques aident le patient pendant le traitement pour faciliter la réduction de la consommation de cigarettes ou le sevrage tabagique.
Au début du traitement de désaccoutumance tabagique, le patient doit être incité d'arrêter complètement de fumer. Si le patient continue de fumer sans aucune modération pendant un traitement de désaccoutumance tabagique par Nicotinell comprimé à sucer, il risque de voir apparaître des effets indésirables, dus à des taux sanguins de nicotine plus élevés que ceux obtenus avec un tabagisme usuel.
Information concernant les excipients
Nicotinell contient 10 mg d'aspartam (E951) par comprimé à sucer. L'aspartam est hydrolysé dans le tube gastrodigestif lorsqu'il est ingéré par voie orale. L'un des principaux produits de l'hydrolyse est la phénylalanine. Peut être nocif pour les personnes atteintes de phénylcétonurie (PCU).
Nicotinell contient du maltitol (E965). Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d'intolérance au fructose ne doivent pas prendre ce médicament. Peut avoir un effet laxatif léger. La valeur calorique est de 2,3 kcal/g de maltitol.
Nicotinell contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé à sucer, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Le tabagisme et une désaccoutumance au tabac, accompagnée ou non de substitution nicotinique, peuvent modifier la réaction à des médicaments administrés concomitamment et nécessiter une adaptation du traitement. Ces réactions sont pertinentes, bien qu'aucune interaction directe et cliniquement pertinente entre un traitement de substitution nicotinique et d'autres médicaments ne soit connue.
Substrats du CYP1A2
Il est considéré que le fait de fumer s'accompagne d'une augmentation de l'activité de CYP1A2. Après la désaccoutumance au tabac, une clairance réduite des substrats de cet enzyme peut se produire. Cela peut conduire à une élévation des taux plasmatiques de certains médicaments dont la marge thérapeutique est étroite, par ex. la théophylline, le ropinirol, la tacrine, la clozapine et l'olanzapine.
Caféine
Dans un premier temps, lors de la désaccoutumance au tabac, et en particulier chez les anciens grands fumeurs (>20 cigarettes par jour), une réduction de la clairance de la caféine peut se produire, accompagnée d'une hausse du taux plasmatique de la caféine.
Opioïdes
Fumer peut entraîner une réduction de l'effet antalgique des opioïdes (par ex. dextropropoxyphène, pentazocine). Par conséquent, une désaccoutumance au tabac peut avoir une influence sur l'effet des opioïdes.
Cortisol et catécholamines
Le fait de fumer et la nicotine peuvent augmenter les taux sanguins de cortisol et de catécholamines. Un ajustement de la dose de nifédipine, des agonistes adrénergiques ou des antagonistes adrénergiques peut s'avérer nécessaire.
Bêta-bloquants
Fumer peut entraîner une réduction de l'effet des bêta-bloquants (par ex. propanolol) sur la tension artérielle et la fréquence du pouls. La désaccoutumance au tabac peut donc avoir une influence sur leur effet.
Antagonistes H2
Chez les patients traités par antagonistes H2, un traitement de substitution nicotinique peut entraîner une aggravation de la maladie sous-jacente et ainsi une aggravation des troubles gastro-intestinaux.
Furosémide
Une légère réduction de la clairance du furosémide a été décrite chez les fumeurs, et un traitement de substitution nicotinique peut rendre nécessaire une adaptation de la dose de furosémide.
Insuline
L'augmentation de l'absorption sous-cutanée de l'insuline, qui apparait lors de l'arrêt du tabagisme, peut exiger une réduction de la dose d'insuline.

Grossesse, allaitement

Grossesse
Chez la femme enceinte, il convient de toujours recommander d'arrêter complètement de fumer sans traitement de substitution de la nicotine.
Des répercussions néfastes sur la reproduction et le développement ont été rapportées après une exposition au tabac et à la nicotine au cours de la grossesse.
En cas d'échec d'un arrêt du tabagisme chez les femmes enceintes très dépendantes à la nicotine, une consultation médicale doit avoir lieu; un traitement de substitution nicotinique ne doit être envisagé que sur la base d'une évaluation approfondie du rapport bénéfice-risque par le médecin (voir «Contre-indications»).
Allaitement
La nicotine passe dans le lait maternel dans des quantités qui seraient préjudiciables au nourrisson, même au dosage thérapeutique de Nicotinell comprimé à sucer. Par conséquent, il faut éviter d'utiliser Nicotinell comprimé à sucer durant l'allaitement (voir «Contre-indications»).
Si une substitution de la nicotine est nécessaire pendant l'allaitement, passer le nourrisson au biberon.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Parce que Nicotinell comprimé à sucer peut provoquer des effets indésirables comme des vertiges, des céphalées et des nausées, Nicotinell comprimé à sucer peut avoir une influence sur la capacité de réaction, l'aptitude à la conduite et l'aptitude à utiliser des machines ou des outils. Il faut considérer que des modifications du comportement peuvent apparaître lorsqu'on arrête de fumer.

Effets indésirables

Nicotinell comprimé à sucer peut en principe provoquer les mêmes effets indésirables que ceux observés avec d'autres formes d'application de la nicotine.
La plupart des effets indésirables surviennent principalement durant les premières 3–4 semaines de traitement. Ils sont dus soit à une mauvaise technique de succion, soit à des effets pharmacologiques locaux ou systémiques de la nicotine. Ces derniers sont dose dépendants. Ces effets secondaires peuvent être réduits si une pause d'environ 1 minute est faite en laissant le comprimé à succer en bouche au niveau de la joue, avant la reprise de la succion. Il arrive parfois que le fumeur ait besoin de quelques jours pour apprendre à sucer le comprimé correctement.
Certains symptômes, tels que vertiges, céphalées et insomnie, peuvent également être dus aux symptômes de sevrage apparaissant dans le cadre de la désaccoutumance au tabac. De même, une multiplication d'aphtes peut apparaître après le sevrage tabagique. La causalité reste inexpliquée. Il se peut qu'une dépendance à la nicotine persiste.
Les effets indésirables sont classés par classe d'organes du système MedDRA et par fréquence selon la convention suivante:
Très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100, <1/10); occasionnels (≥1/1000, <1/100); rares (≥1/10'000, <1/1000); très rares (<1/10'000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire
Rare: réactions allergiques (par ex. angio-oedème).
Très rare: réaction anaphylactique.
Affections du système central nerveux
Très fréquent (12%): céphalée.
Fréquent: vertiges.
Rare: tremblements.
Affections cardiaques
Occasionnel: palpitations cardiaques, tachycardie.
Très rare: arrythmie.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent: pharyngite, toux, douleur dans la gorge ou la région du larynx.
Rare: dyspnée.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent (28%): troubles gastro-intestinaux, hoquet, nausée.
Fréquent: vomissements, dyspepsie, douleurs abdominales, diarrhée, sécheresse buccale, constipation, flatulence, stomatites, troubles buccaux.
Rare: dysphagie, éructations, salivation accrue, formation de cloques au niveau de la muqueuse buccale.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnel: érythème, urticaire.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquent (12%): inflammations de la bouche ou de la gorge, douleurs dans la musculature de la mâchoire.
Occasionnel: paresthésies.
Rare ou très rare: asthénie, fatigue, malaise, symptômes grippaux.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes
De faibles quantités de nicotine sont déjà dangereuses pour les enfants et peuvent entraîner de graves symptômes d'intoxication, pouvant être mortels.
Un surdosage peut survenir lorsque plusieurs comprimés sont sucés en même temps ou à intervalles trop rapprochés, si le patient présente une tolérance très faible à la nicotine avant le traitement ou lorsque d'autres formes de nicotine sont utilisées en même temps (par ex. lorsque le tabagisme continue). Les suites d'un surdosage sont souvent minimisées par l'apparition rapide de nausées et de vomissements, symptômes connus pour accompagner une prise excessive de nicotine.
Les symptômes de surdosage sont similaires à ceux d'une intoxication aiguë à la nicotine et peuvent inclure per ex.: nausées, salivation, douleurs abdominales, vomissement, diarrhée, troubles auditifs et visuels, céphalées, tremblements, tachycardie, troubles du rythme cardiaque, accès de sueur, hypothermie, vertiges, confusion, pâleur et faiblesse prononcée. Dans les cas extrêmes: chute de la pression artérielle, pouls faible et irrégulier, dyspnée, insuffisance respiratoire, évanouissement, collapsus circulatoire, crampes et crampes terminales.
Traitement
Arrêt immédiat de tout apport de nicotine et traitement symptomatique ainsi que surveillance des fonctions vitales.
La suite du traitement doit respecter l'indication clinique ou la recommandation du centre d'information toxicologique.

Propriétés/Effets

Code ATC
N07BA01
Mécanisme d'action
Diminution des symptômes de sevrage apparaissant chez les fumeurs nicotino-dépendants.
Pharmacodynamie
La nicotine, le composant du tabac qui crée la dépendance, est un alcaloïde doté d'une forte activité biologique et possédant des propriétés sympathomimétiques et cholinergiques. Cliniquement, ses activités se traduisent, entre autres, par une augmentation de la fréquence cardiaque, une élévation de la pression artérielle, une stimulation centrale et une augmentation de la motilité gastro-intestinale.
Efficacité clinique
Nicotinell comprimé à sucer est utilisé comme traitement de substitution dans la désaccoutumance au tabac et pour réduire la consommation de cigarettes. Il atténue les symptômes de sevrage apparaissant chez les fumeurs nicotino-dépendants après l'arrêt du tabagisme, améliorant ainsi leurs chances d'aboutir à une abstinence durable. Une substitution «médicamenteuse» de nicotine pendant les premières semaines ou mois de désaccoutumance, diminue les symptômes de privation et double approximativement les chances de devenir non-fumeur.
Les atteintes à la santé dues à la présence de goudron et de monoxyde de carbone dans la fumée des cigarettes sont évitées.
Nicotinell comprimé à sucer représente une alternative aux autres formes d'administration de Nicotinell.

Pharmacocinétique

Absorption
Lors de l'emploi de Nicotinell 1 mg ou 2 mg comprimé à sucer, de la nicotine est libérée régulièrement dans la bouche et est rapidement absorbée par la muqueuse buccale. Une partie est avalée avec la salive et atteint l'estomac et les intestins, où la majeure partie de la nicotine est inactivée (effet de premier passage, métabolites inactifs).
Après administration unique de Nicotinell 1 mg comprimé à sucer, la concentration plasmatique maximale se monte à env. 3 ng/ml; après des emplois répétés (steady state) de Nicotinell 1 mg comprimé à sucer, elle s'est montée en moyenne à 10,4 ng/ml.
Après administration unique de Nicotinell 2 mg comprimé à sucer, la concentration plasmatique maximale se monte à env. 4,8 ng/ml; après des emplois répétés (steady state) de Nicotinell 2 mg comprimé à sucer, elle s'est montée en moyenne à 22,5 ng/ml.
La voie d'absorption principale de la nicotine contenue dans le comprimé à sucer passe directement par la muqueuse buccale. La biodisponibilité systémique de la nicotine avalée est moindre en raison de l'élimination de premier passage. C'est pourquoi les concentrations de nicotine élevées et rapidement atteintes observées lors de la consommation de tabac ne se retrouvent que rarement lors d'un traitement de substitution tabagique. Les concentrations sanguines thérapeutiques de nicotine, soit la concentration à laquelle les symptômes de sevrage sont diminués, sont fonction de la dépendance individuelle du patient à la nicotine.
Distribution
Le volume de distribution de la nicotine après administration intraveineuse se monte à 2-3 l/kg. La liaison de la nicotine aux protéines plasmatiques est inférieure à 5%. C'est pourquoi aucune influence significative sur la cinétique de la nicotine n'est à craindre lorsque la liaison de la nicotine change, que ce soit suite à une association médicamenteuse ou à une altération des protéines plasmatiques résultant d'une maladie.
La nicotine passe la barrière hémato-encéphalique, traverse le placenta et passe dans le lait maternel.
Métabolisme
La nicotine est métabolisée essentiellement dans le foie. Une métabolisation a également lieu dans les poumons et les reins. Plus de 20 métabolites de la nicotine différents ont été identifiés, tous vraisemblablement moins actifs que la substance mère. Le métabolite principal retrouvé dans le plasma, la cotinine, est éliminé avec une demi-vie de 15 à 20 heures et atteint des concentrations dix fois supérieures à celles de la nicotine.
Elimination
La demi-vie de la nicotine est de 2 heures environ. La clairance plasmatique est de 1,2 l/min. En général, 10% de la nicotine sont excrétés sous forme inchangée par les reins. Toutefois, cette excrétion peut augmenter jusqu'à 30% lorsque la diurèse est importante ou lorsque l'acidité de l'urine atteint un pH inférieur à 5. Seule une petite proportion de cotinine (15% de la dose) est éliminée sous forme inchangée par les reins. La cotinine subit une métabolisation additionnelle qui la transforme en substances polaires hydrophiles. Elle est essentiellement retrouvée dans l'urine sous forme hydroxylée (45% de la dose).
L'élimination des métabolites est principalement rénale.
Aucune différence pharmacocinétique n'existe entre les femmes et les hommes.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
La clairance de la nicotine reste inchangée chez les patients atteints de cirrhose hépatique et d'insuffisance hépatique légère (Child-score de 5), alors qu'elle diminue lors d'une insuffisance hépatique modérée (Child-score de 7).
Troubles de la fonction rénale
Une altération de la clairance aussi bien de la nicotine que de ses métabolites est à prévoir lors d'insuffisance rénale grave. Des taux plasmatiques de nicotine plus élevés ont été observés chez les patients fumeurs atteints d'insuffisance rénale.
Patients âgés
Chez les patients âgés, une légère diminution de la clairance totale de la nicotine a été mise en évidence, ne justifiant toutefois aucune adaptation posologique.

Données précliniques

Il n'existe aucune donnée préclinique concernant la sécurité de Nicotinell comprimé à sucer. La toxicité de la nicotine comme composant du tabac est toutefois bien documentée. Les symptômes typiques d'intoxication aiguë sont un pouls plus faible et irrégulier, une dépression respiratoire et des crampes généralisées.
Les études de toxicité sur la reproduction menées avec la nicotine chez diverses espèces animales ont montré un retard de la croissance non spécifique chez le fœtus. Chez le rat, des indices parlant pour des effets diminuant la fertilité, un allongement de la phase de gestation et des troubles du comportement chez les jeunes animaux ont été observés. Chez la souris, des anomalies du squelette des membres ont été constatées sur la descendance à des doses très hautes. La nicotine traverse le placenta et passe dans le lait maternel.
Il n'y a aucune preuve nette de propriétés génotoxiques ou mutagènes de la nicotine. La cancérogénicité avérée de la fumée du tabac repose principalement sur les substances issues de la combustion du tabac. Aucune de ces substances n'est présente dans Nicotinell comprimé à sucer.

Remarques particulières

Mises en garde particulières concernant les enfants
Même de petites quantités de nicotine sont dangereuses pour les enfants et peuvent entraîner des graves symptômes d'intoxication, éventuellement avec une issue fatale.
C'est pourquoi Nicotinell comprimé à sucer doit toujours être conservé et éliminé hors de la portée des enfants.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15–25°C).
Tenir hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

55533 (Swissmedic).

Présentation

Nicotinell Mint 1 mg comprimé à sucer: 36, 96 et 204. (D)
Nicotinell Mint 2 mg comprimé à sucer: 36, 96 et 204. (D)

Titulaire de l’autorisation

Haleon Schweiz AG, Risch

Mise à jour de l’information

Février 2024

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