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Information professionnelle sur Estradot®:Sandoz Pharmaceuticals AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Estradiolum (ut Estradiolum hemihydricum).
Excipients
Excip. ad praep.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement œstrogénique de substitution lors de symptômes dus à la ménopause naturelle ou chirurgicale.
Prévention ou ralentissement de l'ostéoporose due à la carence œstrogénique chez les femmes ménopausées, exposées à un haut risque de fracture et chez lesquelles un traitement par d'autres médicaments homologués pour la prévention de l'ostéoporose n'entre pas en ligne de compte ou chez les femmes souffrant simultanément de symptômes dus à la carence œstrogénique et qui nécessitent un traitement.
Chez les femmes non hystérectomisées, le traitement œstrogénique de substitution doit toujours être complété par l'administration d'un progestatif.

Posologie/Mode d’emploi

Tant pour la posologie initiale que pour le traitement d'entretien, la dose efficace la plus faible doit toujours être choisie et le traitement doit être aussi court que possible. Un traitement hormonal de substitution par une association œstrogènes/progestatif ne doit être poursuivi que tant que le bénéfice pour la patiente est supérieur aux risques encourus.
Symptômes climatériques
Le traitement doit en principe commencer par la dose efficace minimale. En fonction de la réponse clinique, la posologie peut être ajustée aux besoins individuels de la patiente. En cas de persistance des symptômes de carence œstrogénique au bout de trois mois de traitement, la dose peut être augmentée. En cas d'apparition de symptômes de surdosage (tels qu'une sensation de tension dans les seins, par exemple), la dose doit à nouveau être diminuée.
Prévention de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées
Pour la prévention de l'ostéoporose postménopausique, les 5 dosages d'Estradot peuvent être utilisés (voir tableau ci-dessus). Le traitement doit commencer avec Estradot 50. Une adaptation posologique individuelle peut s'effectuer avec les autres dosages.
Estradot est utilisé en traitement continu. Le patch est renouvelé tous les 3–4 jours (soit 2 fois par semaine). Chez les femmes n'ayant pas subi d'hystérectomie, l'œstrogénothérapie sera complétée par l'administration d'un progestatif. Celle-ci se fera soit pendant les derniers 12–14 jours de chaque cycle de traitement de 4 semaines (continu-séquentiel) ou chaque jour sans interruption (continu-combiné).
Initiation du traitement
Chez les femmes ménopausées ne recevant pour l'instant pas de traitement par œstrogènes/progestatifs, ainsi que chez les femmes sous traitement hormonal de substitution, le traitement par Estradot peut débuter à n'importe quel moment.
Les femmes recevant déjà un traitement par œstrogènes/progestatifs cyclique ou séquentiel doivent arriver au terme du cycle de traitement en cours avant de commencer le traitement par Estradot.
À la fin d'un cycle, des saignements surviennent habituellement. Le premier jour de ces saignements serait le moment idéal pour instaurer le traitement par Estradot.
Oubli ou décollement du patch
Si l'application d'un patch a été oubliée, rattraper l'oubli aussi vite que possible. Le prochain renouvellement doit ensuite s'effectuer à la prochaine date de changement de patch prévu (même si cela a pour conséquence qu'un patch reste en place moins de 3 jours). L'interruption du traitement pourrait augmenter la probabilité de voir réapparaître des saignements intermenstruels et du spotting.
Si le patch se décolle (par exemple en raison d'une activité physique poussée, de la transpiration excessive ou du frottement contre des vêtements moulants), il peut être recollé à un autre endroit.
Un nouveau patch peut être appliqué si nécessaire. Dans ce cas, le prochain renouvellement de patch doit malgré tout être effectué à la date de changement habituelle (même si cela a pour conséquence qu'un patch reste en place moins de 3 jours).
Mode d'administration
Après avoir ouvert le sachet scellé et détaché la feuille de protection, appliquer Estradot immédiatement sur l'abdomen à un endroit où la peau est propre et sèche. La zone cutanée choisie doit être exempte de produits gras ou huileux, ainsi que de lésions ou d'irritations.
Remarque: ne pas appliquer Estradot sur les seins ou à proximité des seins.
Éviter la taille car les habits moulants peuvent détacher le patch.
Une fois appliqué, le patch ne doit pas être exposé au soleil pendant une longue durée.
Bien presser le patch avec le plat de la main pendant une dizaine de secondes, surtout sur le bord du patch, pour assurer un bon contact avec la peau.
Estradot doit être renouvelé tous les 3 à 4 jours, mais sans l'appliquer deux fois de suite au même endroit. Un patch peut par contre être appliqué à nouveau après une semaine ou plus sur une zone cutanée utilisée précédemment.
Recommandations posologiques spéciales
Patientes âgées: aucun ajustement posologique en fonction de l'âge n'est nécessaire.
Enfants/adolescentes: Estradot n'est pas indiqué chez l'enfant et l'adolescente.
Insuffisance rénale: Estradot n'a pas été étudié chez des patientes présentant une insuffisance rénale. Il n'est par conséquent pas possible d'élaborer des recommandations posologiques.
Insuffisance hépatique: Estradot n'a pas été étudié chez des patientes présentant une insuffisance hépatique. Comme tous les produits à base d'œstrogènes, Estradot est contre-indiqué en cas d'insuffisance hépatique grave (Child Pugh C). En cas d'insuffisance hépatique légère à modérée (Child Pugh A et B), une prudence particulière est de rigueur lors du traitement.

Contre-indications

·Cancer du sein avéré, présumé, ou antécédents de cancer du sein,
·néoplasies hormono-dépendantes malignes ou prémalignes avérées, présumées, ou antécédent de néoplasie hormono-dépendante maligne ou prémaligne (par ex. carcinome de l'endomètre),
·hémorragie vaginale non investiguée,
·maladie grave du foie, également comme antécédent, tant que la fonction hépatique n'est pas revenue à la normale,
·événements thromboemboliques veineux avérés ou antécédents (par ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire),
·affection thromboembolique artérielle aiguë ou récente (par ex. accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde),
·présence de facteurs de risque pour les événements thromboemboliques artériels ou veineux (par ex. carence en antithrombine, en protéine S ou C),
·porphyrie,
·grossesse avérée ou supposée,
·allaitement,
·hypersensibilité connue aux œstrogènes ou à l'un des autres composants d'Estradot.

Mises en garde et précautions

Avant tout traitement hormonal de substitution (THS), un examen clinique de l'état général de la patiente ainsi qu'un examen gynécologique approfondi sont indispensables et à répéter au moins une fois par an. Ces examens comprennent un examen général (y compris la mesure de la tension artérielle et, le cas échéant, des analyses de laboratoire pertinentes) et un examen gynécologique (examen mammaire et pelvien, y compris frottis cervical). Les anamnèses personnelle et familiale doivent également être prises en compte. Le rapport bénéfices-risques devra être soigneusement évalué avant chaque traitement et pour chaque patiente individuellement. La dose efficace la plus faible et le temps de traitement le plus court seront toujours retenus.
Prévention de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées
Les préparations du THS ne doivent être utilisées pour la prévention de l'ostéoporose que si d'autres modes de traitement ne sont pas applicables ou si la patiente souffre simultanément de symptômes dus à la ménopause et qui nécessitent un traitement. Dans tous les cas, une évaluation du rapport bénéfices-risques est requise avant l'instauration de tout traitement, puis régulièrement en cours de traitement.
Raisons justifiant l'arrêt immédiat du traitement
Si une contre-indication survient durant le traitement ou si une des situations mentionnées ci-dessous se présente, le THS doit immédiatement être interrompu:
·symptômes ou soupçons d'événements thromboemboliques veineux ou artériels (y compris des thromboses rétiniennes) – cela comprend également:
·la première apparition de céphalées de type migraineux ou l'apparition plus fréquente de fortes céphalées inhabituelles,
·la perte soudaine, partielle ou complète, de l'acuité visuelle,
·des troubles subits de l'audition,
·élévation cliniquement significative de la tension artérielle,
·ictère, hépatite ou détérioration de la fonction hépatique,
·croissance manifeste de myomes,
·augmentation des crises épileptiques,
·grossesse.
Conditions nécessitant une surveillance particulière
La patiente doit être surveillée étroitement si l'une des affections ou situations suivantes se présente ou s'est présentée et/ou s'est aggravée durant une grossesse ou un traitement hormonal antérieur.
Il faut prendre en compte le fait que les affections suivantes peuvent survenir à nouveau ou s'aggraver durant le traitement par Estradot:
·facteurs de risque de tumeurs hormonodépendantes (par ex. cancer du sein survenu chez un parent au premier degré);
·hyperplasie de l'endomètre comme antécédent;
·modifications bénignes des seins;
·léiomyome ou endométriose;
·facteurs de risque de maladies thromboemboliques (voir rubrique «Maladies thromboemboliques» plus bas);
·migraine;
·hypertension;
·diabète sucré;
·troubles du métabolisme des lipides;
·affections hépatiques ou de la vésicule biliaire;
·ictère gestationnel;
·asthme;
·épilepsie;
·lupus érythémateux disséminé;
·otosclérose.
Affections tumorales
Cancer du sein
Des études contrôlées randomisées ainsi que des études épidémiologiques ont montré que le risque de cancer du sein est plus élevé chez les femmes suivant un THS pendant plusieurs années. Le risque est augmenté en particulier si la durée d'utilisation est supérieure à 5 ans. Dans une méta-analyse d'études épidémiologiques, le risque relatif (RR) chez des femmes ayant suivi un THS pendant 5 ans ou plus était de 1,35 (IC à 95% 1,21–1,49). Dans certaines études, une augmentation du risque a également été observée après une durée plus courte de traitement (1 à 4 ans). En général, l'augmentation du risque était plus importante sous un traitement associant œstrogènes et progestatifs que sous une monothérapie par œstrogènes. C'est pourquoi chez toutes les femmes, les seins feront l'objet d'un examen médical avant l'instauration d'un THS et une fois par an en cours de traitement, et d'un auto-examen par la femme elle-même une fois par mois. Il convient d'expliquer aux patientes concernées quelles modifications des seins elles doivent communiquer à leur médecin.
Une mammographie peut également être indiquée en fonction de l'âge et des éventuels facteurs de risque supplémentaires.
Deux grandes méta-analyse d'études épidémiologiques ont montré que le risque de cancer du sein augmentait en fonction de la durée du THS et baissait après l'interruption du THS.
Le délai de retour au risque de base correspondant à l'âge dépend de la durée de l'utilisation antérieure du THS. Pour une durée d'utilisation supérieure à 5 ans, le risque après arrêt du traitement peut être augmenté pendant 10 ans ou plus.
Après une durée de traitement moyenne de 5,6 ans, l'étude «Women's Health Initiative» (WHI) –une étude prospective de grande envergure, contrôlée par placebo et randomisée – a révélé une augmentation des cas de cancer invasif du sein dans le groupe œstrogène/progestatif (THS associé par œstrogènes conjugués et AMP) par rapport au groupe placebo (RR 1,24 [IC 95% 1,02–1,50]). Ce risque n'était par contre pas augmenté dans le groupe suivant une monothérapie (RR 0,77 [IC 95% 0,59–1,01]).
L'étude «Million Women», une étude de cohorte non randomisée, a inclus 1 084 110 femmes. L'âge moyen des femmes au moment de l'inclusion dans l'étude était de 55,9 ans. La moitié des femmes ont reçu avant et/ou au moment de l'inclusion un THS, les autres femmes n'ont jamais suivi de THS. Après une durée d'observation moyenne de 2,6 ou de 4,1 ans, 9364 cas de cancer invasif du sein et 637 cas de décès suite à un cancer du sein ont été enregistrés. Les femmes recevant un THS au moment de l'inclusion dans l'étude ont montré un risque supérieur de morbidité (1,66 [IC 95% 1,58–1,75]) et probablement aussi, mais dans une moindre mesure, un risque supérieur de mortalité due à un cancer du sein (1,22 [IC 95% 1,00–1,48]) par rapport aux femmes n'ayant jamais suivi de THS. Le risque le plus important a été constaté dans le groupe recevant un traitement associé œstrogène/progestatif (2,00 [IC 95% 1,88–2,12]). Dans le cas de la monothérapie œstrogénique, le risque relatif était de 1,30 [IC 95% 1,21–1,40]. Les résultats ont été comparables, qu'il s'agisse des différents œstrogènes et progestatifs, des différents dosages et voies d'administration, ou encore des différents types de traitements continus ou séquentiels. Dans tous les cas de THS, le risque a augmenté avec la durée croissante d'utilisation. Un THS, en particulier un traitement associant œstrogènes et progestatifs, augmente la densité des images mammographiques, ce qui peut dans certains cas affecter la détection radiologique du cancer du sein.
Cancer de l'endomètre
Chez les femmes qui n'ont pas subi d'hystérectomie, le risque de cancer de l'endomètre est plus élevé sous traitement par œstrogènes seuls que chez les femmes non traitées et semble dépendre de la durée du traitement et de la dose des œstrogènes. Le risque le plus élevé semble lié à une utilisation à long terme. Ce risque pourrait rester élevé pendant au moins 10 ans après l'interruption du traitement.
Une diminution de l'incidence d'hyperplasie de l'endomètre, stade précurseur du cancer de l'endomètre, a pu être démontrée lorsqu'un traitement par progestatif en plus d'un traitement par œstrogènes est administré pendant au moins 12 jours par cycle.
Une exposition à la monothérapie œstrogénique peut entraîner des modifications précancéreuses ou cancéreuses dans des foyers endométriosiques résiduels. Chez les patientes ayant subi une hystérectomie en raison d'une endométriose et chez lesquelles des foyers endométriosiques résiduels sont soupçonnés, l'association d'un traitement par œstrogènes à un traitement progestatif doit être envisagée.
Le suivi médical de toutes les femmes sous THS est nécessaire. Des méthodes diagnostiques adéquates (y compris, le cas échéant, une biopsie de l'endomètre) doivent être mises en œuvre en cas d'hémorragies persistantes ou récurrentes, y compris de spotting, afin d'exclure une cause organique ou une éventuelle malignité.
Cancer des ovaires
Plusieurs études épidémiologiques démontrent qu'un traitement hormonal de substitution pourrait être corrélé à un risque plus élevé de développer un cancer épithélial des ovaires. Une augmentation des risques a été identifiée tant dans le cadre d'une monothérapie à base d'œstrogènes que dans le cadre d'un THS combiné. Alors que la plupart des études ont démontré l'augmentation des risques seulement lors d'une administration de longue durée (c'est-à-dire pendant au moins 5 ans), une méta-analyse publiée en 2015 (portant sur 17 études prospectives et 35 études rétrospectives au total) n'a identifié aucune corrélation avec la durée d'administration.
Dans le cadre de l'étude WHI prospective, randomisée et contrôlée par placebo, aucune augmentation des risques significative d'un point de vue statistique n'a été démontrée (HR 1,41; IC 95% 0,75–2,66).
Étant donné que le cancer ovarien est bien plus rare que le cancer du sein, l'augmentation absolue des risques est minime chez les femmes qui suivent ou ont récemment suivi un THS.
Tumeurs hépatiques
À la suite de l'administration d'hormones sexuelles, de rares cas de modifications bénignes du foie, et des cas encore plus rares de modifications malignes entraînant sporadiquement des hémorragies intra-abdominales potentiellement létales ont été observés. En cas de fortes douleurs abdominales, d'une hépatomégalie ou de symptômes d'une hémorragie intra-abdominale, une tumeur hépatique doit être prise en compte dans l'établissement d'un diagnostic différentiel et un traitement approprié doit être instauré.
Affections thromboemboliques
Cardiopathie coronaire et accident vasculaire cérébral
Un THS n'est pas indiqué pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Des études cliniques de grande envergure n'ont démontré aucun effet bénéfique dans la prévention primaire (étude WHI) ou secondaire (étude HERS II) des maladies cardiovasculaires.
L'étude WHI a démontré un risque élevé d'événements cardiovasculaires par rapport au placebo (RR 1,24 [IC 95% 1,00–1,54] augmentation absolue des risques dans 6 cas par 10 000 années-personnes) chez plus de 8000 femmes ménopausées âgées (entre 50 et 79 ans au moment de l'inclusion dans l'étude, âge moyen 63 ans) ayant reçu un THS par voie orale à base d'œstrogènes conjugués d'origine équine (OCE) et d'acétate de médroxyprogestérone (AMP) pendant 5,2 ans en moyenne. Le risque était le plus élevé durant la première année suivant le début du THS, RR 1,81 (IC 95% 1,09–3,01). Le risque a augmenté avec la durée de temps écoulé depuis la ménopause (ménopause depuis < 10 ans, RR 0,89; ménopause depuis 10 à 19 ans, RR 1,22; ménopause ≥20 ans, RR 1,71). De même, dans le cadre de l'étude WHI, le risque cérébrovasculaire sous traitement à base d'œstrogènes et progestatifs combinés était accru (RR 1,31 [IC 95% 1,02–1,68]).
Dans le bras de la monothérapie à base d'œstrogènes d'une des études WHI, les femmes âgées entre 50 et 79 ans ayant subi une hystérectomie ont suivi un traitement à base d'œstrogènes conjugués d'origine équine (0,625 mg par jour) ou par placebo (n = 10 739). La durée d'observation moyenne a été de 6,8 années. Dans le cadre de la monothérapie à base d'œstrogènes, aucun effet significatif n'a été observé sur le risque cardiovasculaire (RR 0,91 [IC 95% 0,75–1,12]). En revanche, le risque d'attaque vasculaire cérébrale était accru (RR 1,39 [IC 95% 1,10–1,77]).
L'étude Heart and Estrogen/Progestin Replacement Study (HERS et HERS II), une étude prospective, contrôlée par placebo et randomisée, a été conduite chez plus de 1300 femmes ménopausées (âge moyen lors de l'inclusion dans l'étude 67 ans, écart-type 7 ans), présentant un antécédent de cardiopathie coronaire et recevant un THS par voie orale à base d'œstrogènes conjugués et d'AMP pendant 4,1 ans en moyenne (HERS), respectivement 2,7 ans en moyenne (HERS II). Aucune réduction du risque cardiovasculaire n'a été constatée. Le risque relatif était de 0,99 (IC 95% 0,84–1,17). Le risque était maximal lors de la première année de THS (RR 1,52 [IC 95% 1,01–2,29]).
Le risque relatif d'un accident vasculaire cérébral est indépendant de l'âge ou du temps écoulé depuis la ménopause. Étant donné que le risque fondamental d'un accident cérébral vasculaire dépend cependant fortement de l'âge, le risque global augmente chez les femmes sous THS au fur et à mesure qu'elles prennent de l'âge.
Bien que l'on ignore encore à ce jour dans quelle mesure les résultats de ces deux études peuvent être extrapolés à une population plus jeune ou à des préparations de THS contenant d'autres principes actifs et/ou administrées par d'autres voies, le médecin doit en tenir compte avant de prescrire un THS. Chez les femmes présentant déjà des facteurs de risque pour l'apparition d'événements cérébro-/cardiovasculaires, un autre type de traitement doit si possible être envisagé.
Il n'existe qu'une quantité limitée de données sur le THS initié à un âge relativement jeune (par exemple avant l'âge de 55 ans). Ces données indiquent que l'augmentation du risque cardiovasculaire sous THS pourrait être plus faible chez les patientes plus jeunes dont la ménopause est récente qu'au sein de la population étudiée (généralement plus âgée) dans le cadre des études mentionnées plus haut. Ceci n'a toutefois pas été constaté pour les événements cérébrovasculaires.
Maladies thromboemboliques veineuses
Un THS est associé à un risque plus élevé de thromboembolies veineuses (TEV), par ex. thromboses veineuses profondes ou embolies pulmonaires. Deux études contrôlées et randomisées (WHI et HERS), ainsi que plusieurs études épidémiologiques ont mis en évidence un risque 2 à 3 fois supérieur chez les femmes suivant un THS que chez celles n'ayant jamais reçu de tel traitement.
L'étude WHI a en outre mis en évidence une incidence plus élevée d'embolies pulmonaires. L'augmentation absolue du risque chez les femmes sous THS combiné s'élevait à 8 cas sur 10 000 années-patientes (15 vs 7) et le risque relatif s'élevait à 2,13 (IC 95% 1,39–3,25).
Le risque plus élevé n'a été observé que chez les femmes sous THS et n'était pas présent chez les femmes qui avaient déjà été traitées précédemment. Le risque semble plus élevé durant les premières années de traitement.
Dans le bras de monothérapie à base d'œstrogènes de l'étude WHI, le risque d'une thromboembolie veineuse était généralement élevé. Le risque relatif d'une thrombose veineuse profonde était de 1,47 [IC 95% 0,87–2,47], celui d'une embolie pulmonaire, de 1,34 [IC 95% 0,70–2,55].
Pour les femmes non traitées, l'incidence des cas de thromboses veineuses profondes sur 5 ans est estimée à environ 3 femmes sur 1000 dans la catégorie d'âge 50–59 ans, et à environ 8 femmes sur 1000 dans la catégorie d'âge 60–69 ans. Chez les femmes en bonne santé suivant un THS pendant 5 ans, l'apparition de TEV est estimée à environ 2 à 6 cas supplémentaires sur 1000 femmes dans la catégorie d'âge 50–59 ans, et à environ 5 à 15 cas supplémentaires sur 1000 femmes dans la catégorie d'âge 60–69 ans.
À l'apparition de symptômes correspondants ou si un événement thromboembolique est soupçonné, l'administration du médicament doit être immédiatement interrompue. Les patientes présentant des facteurs de risque pour l'apparition d'événements thromboemboliques doivent faire l'objet d'un suivi particulier. Chez ces femmes, le rapport entre les risques et les bénéfices doit être évalué avec soin et d'autres traitements doivent si possible être envisagés. Les facteurs de risque de thromboembolies veineuses comprennent une anamnèse personnelle ou familiale traçant les maladies thromboemboliques, la consommation de tabac, l'obésité (IMC > 30 kg/m2), le lupus érythémateux disséminé (LED) ou les affections malignes. Le risque de thromboembolie veineuse augmente également avec l'âge.
Aucun consensus n'existe concernant le rôle possible des varices dans l'évolution d'une thromboembolie veineuse.
Un examen s'impose en cas d'antécédents de fausses couches spontanées répétées, afin d'exclure une prédisposition thrombophile. La confirmation de ce diagnostic signifie pour ces femmes qu'un THS est contre-indiqué.
Chez les femmes présentant une association de facteurs de risque ou un degré plus élevé de sévérité d'un facteur de risque en particulier, il faut tenir compte du fait que le risque peut s'accroître. Dans certaines circonstances, cela peut justifier la contre-indication d'un traitement hormonal de substitution.
Le risque de thromboembolie veineuse peut être passagèrement accru lors d'une immobilisation prolongée, d'interventions chirurgicales lourdes ou après un traumatisme grave. Chez les femmes sous THS, une grande attention doit être prêtée aux mesures de prévention pour empêcher la survenue de thromboembolies veineuses après une intervention chirurgicale. En fonction du type d'intervention et de la durée de l'immobilisation, une interruption provisoire du THS doit être prise en considération. En cas d'intervention élective, cela doit être fait 4 à 6 semaines avant l'intervention. Le traitement ne sera repris que lorsque la patiente aura retrouvé sa totale mobilité.
Chez les patientes qui suivent déjà un traitement par anticoagulants, un THS ne doit être administré qu'après avoir soigneusement évalué le rapport bénéfices-risques.
Démence
Dans la Women's Health Initiative Memory Study (WHIMS), une sous-étude randomisée et contrôlée par placebo de l'étude WHI, 2000 femmes âgées de > 65 ans (âge moyen de 71 ans) ont été traitées par un THS oral combiné (œstrogènes conjugués d'origine équine et AMP) et surveillées pendant 4 ans en moyenne. L'augmentation du risque absolu de survenue d'une démence présumée était de 23 cas pour 10 000 patientes-année (45 vs 22), le risque relatif était de 2,05 (IC 95% 1,21–3,48). Dans la même étude, 1464 femmes hystérectomisées âgées de 65 à 79 ans ont été traitées par monothérapie de CEE et surveillées pendant 5,2 ans en moyenne. Le risque absolu de survenue d'une démence présumée était dans ce groupe de 12 cas supplémentaires pour 10 000 patientes-année (37 vs 25), le risque relatif était de 1,49 (IC 95% 0,83–2,66).
Ces deux sous-études ayant été menées chez des femmes âgées de 65 à 79 ans, on ignore dans quelle mesure ces résultats peuvent être extrapolés à une population plus jeune ou à des préparations pour le THS contenant d'autres principes actifs et/ou administrées par d'autres voies; le médecin doit toutefois tenir compte de ces résultats dans son évaluation du rapport bénéfices-risques du THS.
Autres précautions
Les œstrogènes peuvent provoquer une rétention liquidienne. C'est pourquoi les femmes présentant un trouble des fonctions cardiaque ou rénale feront l'objet d'un suivi particulier.
Il n'existe aucune corrélation avérée entre l'utilisation d'un THS et l'apparition d'une hypertonie significative sur le plan clinique. Bien que des cas d'hypertension artérielle minime ont été rapportés sous THS, les taux de tension artérielle significatifs sur le plan clinique sont rares. En cas d'hypertension artérielle significative sur le plan clinique (mesurée de manière répétée), le traitement doit être interrompu.
Des études cliniques ont démontré l'effet d'un THS sur l'insulinorésistance périphérique et la tolérance au glucose. De manière générale, aucun ajustement du traitement antidiabétique n'est toutefois nécessaire. Chez les personnes diabétiques, le taux de glycémie doit cependant faire l'objet d'un contrôle particulier, surtout au début du traitement.
Les patientes présentant une hypertriglycéridémie préexistante (en particulier si elle est héréditaire) doivent faire l'objet d'un suivi particulier pendant un traitement à base d'œstrogènes, car de rares cas de forte augmentation des triglycérides plasmatiques sous traitement par œstrogènes accompagnée d'un risque élevé de pancréatite ont été observés chez ces patientes.
La fonction hépatique doit être régulièrement contrôlée. En cas de dégradation des paramètres hépatiques, le THS doit être interrompu. En cas d'ictère ou de prurit généralisé, le traitement par Estradot doit immédiatement être arrêté.
Les œstrogènes peuvent augmenter la lithogénicité de la bile. Le risque de développer des affections de la vésicule biliaire (en particulier de lithiase biliaire) a augmenté chez quelques femmes sous traitement par œstrogènes. Les patientes présentant une cholestase ou des calculs biliaires doivent faire l'objet d'un suivi particulier.
Il est impératif que les patientes porteuses d'un prolactinome fassent l'objet d'un suivi médical particulier (y compris l'identification régulière du taux de prolactine), car une augmentation de la taille des prolactinomes sous traitement œstrogénique a été rapportée dans des cas isolés.
Si des saignements vaginaux anormaux surviennent sous traitement par Estradot (spotting, saignements irréguliers, saignements d'une intensité ou de durée inhabituelles, un bilan diagnostique adéquat est indispensable (y compris, le cas échéant, une biopsie de l'endomètre), afin d'exclure toute altération pathologique. Dans de tels cas, le rapport bénéfices-risques doit être évalué à nouveau.
Sous l'influence des œstrogènes, la taille des myomes peut grossir. Si c'est le cas, le THS doit être arrêté.
En cas de récidive d'une endométriose sous un THS, il est recommandé d'arrêter le traitement.
Un apport exogène d'œstrogènes entraîne une élévation des concentrations sériques de la TGB (Thyroxin-binding globulin). Chez les femmes dont la fonction thyroïdienne est normale, cela n'a pas d'importance sur le plan clinique. Des études indiquent que chez les patientes sous traitement de substitution par des hormones thyroïdiennes, l'ajout d'un produit à base d'œstrogènes (tel qu'Estradot) pourrait entraîner un besoin accru en thyroxine. Chez les patientes sous traitement de substitution par des hormones thyroïdiennes, la fonction thyroïdienne doit par conséquent être régulièrement surveillée (détermination de la TSH), en particulier au cours des premiers mois d'un THS.
Chez les femmes souffrant d'un angio-œdème héréditaire, un apport exogène d'œstrogènes peut induire ou aggraver les symptômes de l'angio-œdème.
Selon ce que les patientes ont rapporté, la tolérance locale était bonne chez la plupart des patientes. L'effet indésirable le plus fréquent était l'érythème, alors que d'autres réactions sur la zone d'application (telles que le rash, la desquamation, les papules, le prurit, les vésicules ou les œdèmes) ont rarement été rapportées.
Comme avec toutes les préparations topiques, y compris Estradot, il est possible, dans des cas extrêmement rares, d'observer une sensibilisation de contact à l'un des composants du patch. Dans ce cas de figure, les patientes concernées doivent être averties du risque de grave réaction d'hypersensibilité en cas de contact prolongé avec la substance causale.
Un chloasma peut parfois survenir, en particulier chez les femmes avec un antécédent de chloasma gravidarum. Par conséquent, ces patientes prédisposées ne doivent pas s'exposer au soleil ou autres rayons ultraviolets pendant un THS.
Estradot n'a aucun effet contraceptif.

Interactions

L'estradiol est principalement métabolisé par le CYP3A4.
Les interactions décrites ci-après ont été observées pendant la prise d'hormones sexuelles stéroïdiennes. En cas d'application par voie transdermique, le métabolisme de premier passage est toutefois éludé. C'est la raison pour laquelle les œstrogènes appliqués par voie transdermique sont potentiellement moins sous l'influence des interactions que les hormones administrées par voie orale.
Influence d'autres médicaments sur la pharmacocinétique des hormones sexuelles
Inducteurs enzymatiques:
Le métabolisme des œstrogènes et des progestatifs peut être augmenté par l'utilisation simultanée de substances qui induisent les enzymes microsomiales hépatiques, principalement le CYP 450. Parmi ces substances, on compte par ex. les barbituriques, le bosentan, la carbamazépine, l'efavirenz, le felbamate, le modafinil, la névirapine, l'oxcarbazépine, la phénytoïne, la primidone, la rifabutine, la rifampicine et le topiramate, ainsi que les produits qui contiennent du millepertuis (Hypericum perforatum).
Lorsqu'administrés en même temps que les hormones stéroïdiennes, le ritonavir et le nelfinavir possèdent également des propriétés inductrices, bien qu'ils soient connus pour leur effet fortement inhibiteur.
Un métabolisme accru des œstrogènes peut entraîner une diminution clinique de leur effet ainsi que des changements du profil des hémorragies utérines. L'induction enzymatique maximale est en général observée après 2 ou 3 semaines et peut durer pendant au moins 4 semaines ou plus suite à l'arrêt de ce médicament.
Inhibiteurs enzymatiques:
Les inhibiteurs du CYP3A4 tels que l'itraconazole, le voriconazole, la clarithromycine, l'érythromycine ou le jus de pamplemousse peuvent donc augmenter la concentration plasmatique d'œstrogènes et ainsi conduire à une fréquence plus élevée d'effets indésirables.
Effet des hormones sexuelles sur la pharmacocinétique d'autres médicaments
À l'inverse, les hormones sexuelles peuvent aussi influencer la métabolisation d'autres médicaments. Par conséquent, leurs concentrations plasmatiques peuvent soit augmenter (par ex. la cyclosporine), soit diminuer (par ex. la lamotrigine).
Une étude d'interaction avec la lamotrigine, un antiépileptique, et un contraceptif oral combiné (30 µg éthinylestradiol/ 150 µg lévonorgestrel) a montré une augmentation significative sur le plan clinique de la clairance de la lamotrigine ainsi qu'une diminution significative en conséquence du taux plasmatique de la lamotrigine, lorsque ces médicaments ont été administrés simultanément. Une telle diminution des concentrations plasmatiques peut s'accompagner d'une perte de contrôle des crises. Une adaptation de la dose de lamotrigine peut être nécessaire.
D'autres contraceptifs hormonaux et traitements hormonaux de substitution n'ont pas été étudiés. Il faut toutefois s'attendre à ce que de telles préparations présentent un potentiel d'interaction semblable. Une adaptation du dosage de la lamotrigine peut par conséquent être nécessaire lorsqu'une patiente prenant de la lamotrigine commence un traitement par Estradot, et les concentrations de lamotrigine doivent être surveillées de près au commencement du traitement.
Lors de l'arrêt d'Estradot, les taux de lamotrigine peuvent augmenter à nouveau, si bien que la patiente doit également être surveillée dans cette phase et le dosage de lamotrigine réduit, si nécessaire.
Interactions par mécanisme inconnu
Dans des études cliniques, lors de l'administration concomitante de contraceptifs combinés contenant de l'éthinylestradiol avec une association de certains principes actifs (ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir; glécaprévir/pibrentasvir; sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir) pour traiter les infections par le VHC, une augmentation des ALT significative sur le plan clinique (y compris des cas d'une augmentation de plus de cinq fois la valeur seuil maximale de la zone normale) est survenue significativement plus souvent que chez des patientes qui ont été traitées exclusivement avec des principes actifs antiviraux. En revanche, lors de l'administration d'autres œstrogènes (en particulier l'estradiol et l'estradiol valérate), l'incidence d'un accroissement des transaminases n'était pas plus élevée que chez les patientes sans traitement par œstrogènes. En raison du nombre limité de femmes qui ont pris ces médicaments dont la composition en œstrogènes est différente, l'administration concomitante d'estrogènes et d'une des associations susmentionnées doit toutefois et de manière générale être effectuée avec précaution.

Grossesse, allaitement

Grossesse
Estradot ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Si une grossesse est soupçonnée ou avérée en cours de traitement, il faudra interrompre immédiatement la prise du médicament et consulter un médecin.
L'expérimentation animale fournit des indices de risques pour le fœtus. La plupart des études épidémiologiques réalisées à ce jour ne fournissent toutefois pas d'indices univoques concernant des effets embryotoxiques ou tératogènes en cas d'utilisation par inadvertance d'œstrogènes pendant la grossesse.
Allaitement
Le médicament ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement, car la production de lait peut diminuer, la qualité du lait peut se modifier et de faibles quantités de principe actif peuvent passer dans le lait maternel.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante n'a été effectuée.

Effets indésirables

Les risques les plus élevés pour la sécurité en lien avec l'utilisation d'un THS sont également décrits dans la rubrique «Mise en garde et précautions» (voir la rubrique).
Les effets indésirables sont indiqués ci-après par classes de systèmes d'organes (MedDRA) et fréquence, tels qu'observés dans des études cliniques et/ou pendant la surveillance de l'utilisation d'Estradot suite à sa commercialisation.
Définition des fréquences: «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100 à < 1/10), «occasionnels» (≥1/1000 à < 1/100), «rares» (≥1/10 000 à < 1/1000), «très rares» (< 1/10 000), «Fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Infections et infestations
Occasionnels: candidose génitale.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)
Occasionnels: cancer du sein.
Affections du système immunitaire
Fréquence inconnue: réactions d'hypersensibilité (y compris angiœdème), réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquents: variations du poids.
Affections psychiatriques
Fréquents: dépression.
Occasionnels: modifications de la libido.
Fréquence inconnue: nervosité, labilité affective.
Affections du système nerveux
Fréquents: céphalées, obnubilation, migraine.
Affections vasculaires
Très rares: hausse de la tension artérielle, événements thromboemboliques (par ex. thrombose veineuse profonde, embolie), aggravation d'un état variqueux.
Affections gastro-intestinalesl
Fréquents: flatulences, douleurs abdominales, nausées.
Occasionnels: vomissement.
Fréquence inconnue: diarrhée.
Affections hépatobiliaires
Rares: cholélithiase.
Très rares: troubles asymptomatiques de la fonction hépatique, ictère cholestatique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: alopécie, hirsutisme.
Fréquence inconnue: rash généralisé, prurit généralisé, urticaire, chloasma, dermite de contact, chloasma, érythème noueux, érythème multiforme.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquence inconnue: dorsalgies, douleurs dans les extrémités.
Affections des organes de reproduction et du sein
Très fréquents: sensation de tension dans les seins.
Fréquents: écoulement vaginal, troubles de la menstruation, augmentation du volume des seins.
Occasionnels: léiomyome utérin.
Fréquence inconnue: douleurs dans les seins, dysménorrhée, maladie fibrokystique du sein, sécrétion du mamelon, hyperplasie de l'endomètre.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Très fréquents: réaction sur la zone d'application après le retrait du patch (surtout un érythème).
Fréquents: exanthème sur la zone d'application, prurit sur la zone d'application, œdème sur la zone d'application.
Très rares: troubles réversibles de la pigmentation sur la zone d'application après disparition de l'irritation inflammatoire.
Les autres effets indésirables suivants ont été rapportés en relation avec un THS: néoplasies œstrogéno-dépendantes bénignes ou malignes (par ex. carcinome de l'endomètre), diminution de la tolérance au glucose, démence, chorée, sécheresse oculaire, modification de la composition du liquide lacrymal, infarctus du myocarde, événements cérébrovasculaires, aggravation d'une porphyrie, purpura.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch

Surdosage

En raison du mode d'administration, un surdosage aigu est peu probable. Les symptômes d'un surdosage les plus fréquents lors d'une utilisation clinique sont des sensations de tension dans les seins et/ou des hémorragies vaginales. Une réduction de la posologie doit être envisagée lors de la survenue de tels symptômes. Les effets d'un surdosage sont rapidement réversibles après le retrait du patch.

Propriétés/Effets

Code ATC
G03CA03
Estradot est un patch transdermique plat, transparent, rectangulaire (avec les coins arrondis), destiné à la substitution œstrogénique après la ménopause. La structure spéciale multicouche constituée de différents films de polymères règle la libération continue d'estradiol à partir de la matrice.
Mécanisme d'action
Le 17bêtaestradiol, le principe actif d'Estradot, est chimiquement et biologiquement identique au 17bêtaestradiol endogène humain.
Administré par voie transdermique, il passe directement dans la circulation sanguine. Les concentrations plasmatiques en estradiol atteignent des valeurs semblables à celles observées lors des phases folliculaires précoce et médiane et se maintiennent tout au long de la durée d'application de 3 à 4 jours. Parallèlement, le rapport de concentration plasmatique estradiol/estrone se modifie et passe de 1:5–1:2 à environ 1:1, c'est-à-dire aux valeurs mesurées avant la ménopause chez des femmes présentant une fonction ovarienne normale.
Les œstrogènes, comme toutes les hormones stéroïdiennes, exercent leurs effets métaboliques au niveau intracellulaire. Des récepteurs d'œstrogènes ont été mis en évidence dans divers organes, notamment l'hypothalamus, l'hypophyse, le vagin, l'urètre, l'utérus, le sein et le foie, ainsi que dans les ostéoblastes.
Des premières règles à la ménopause, la majeure partie de l'estradiol est produite par les follicules ovariens. Après la ménopause, les ovaires ne produisent presque plus d'estradiol. Ce manque entraîne chez de nombreuses femmes des symptômes vasomoteurs et thermorégulateurs (bouffées de chaleur), des troubles du sommeil ainsi qu'une atrophie progressive du système urogénital. Une substitution œstrogénique permet de soulager en grande partie ces troubles.
Une conséquence de la carence œstrogénique peut se manifester sous forme d'ostéoporose, pendant ou après la ménopause. Cette perte de masse osseuse suite à la ménopause peut être évitée grâce à une substitution œstrogénique précoce.
En raison du contournement de l'effet de premier passage, des doses d'estradiol plus faibles suffisent à atteindre des concentrations plasmatiques thérapeutiques en cas d'application par voie transdermique, alors que les concentrations plasmatiques d'estrone et de conjugués d'estrone sont plus faibles qu'en cas d'administration orale.
Pharmacodynamique
Efficacité clinique
Sécurité
Indépendamment de la voie d'administration, les doses d'œstrogènes nécessaires au soulagement des troubles de la ménopause et au maintien de la masse osseuse ont pour effet de stimuler fortement la mitose au niveau de l'endomètre et sa prolifération. Administrés en monothérapie, les œstrogènes augmentent l'incidence des hyperplasies de l'endomètre et accroissent le risque de carcinome de l'endomètre. Après un an de monothérapie œstrogénique, une hyperplasie de l'endomètre a été observée jusque dans 57% des biopsies effectuées. C'est pourquoi chez les femmes non hystérectomisées, l'œstrogénothérapie devra toujours être complétée par l'administration d'un progestatif (voir «Posologie/Mode d'emploi»).

Pharmacocinétique

Absorption
Après application unique d'Estradot 25/37,5/50/100 (surfaces de libération: 2,5/3,75/5/10 cm²), des concentrations maximales moyennes d'estradiol (Cmax) d'environ 25 pg/ml (Estradot 25); 35 pg/ml (Estradot 37,5), 50–55 pg/ml (Estradot 50) et 95–105 pg/ml (Estradot 100) ont été mesurées. Après application répétée d'Estradot 50 (50 µg/24 h), les valeurs Cmax/Cmin d'estradiol à l'état stationnaire s'élèvent à respectivement 57 pg/ml et 28 pg/ml et sont comparables aux valeurs observées après application unique, alors que celles du métabolite, l'estrone sont plus faibles (respectivement 42 pg/ml et 31 pg/ml).
En application transdermique, l'estradiol a présenté une pharmacocinétique linéaire.
Distribution
Dans le plasma, l'estradiol se fixe à 52% à l'albumine et à 45–46% aux globulines fixant les hormones sexuelles (SHBG). Seuls 2% sont présents sous forme libre et sont biologiquement actifs.
Métabolisme
Le métabolisme de l'estradiol appliqué par voie transdermique équivaut à celui de l'hormone endogène. L'estradiol est métabolisé en estrone et par un effet de passage, essentiellement hépatique, en estriol. épiestriol et catécholœstrogène, qui finalement sont conjuguées en sulfates et glucuronides. L'hydroxylation de l'estradiol en estrone a essentiellement lieu par les isoformes CYP3A4 et CYP1A2 du cytochrome 450. La clairance plasmatique métabolique se situe entre 650 et 900 l/ (24 h/m²).
Chez l'humain, l'estriol est glucuronisé par l'UGT1A1 et l'UGT2B7.
Les métabolites possèdent eux-mêmes une activité œstrogénique faible, voire nulle.
Élimination
L'estradiol et ses métabolites sont principalement éliminés dans l'urine sous forme d'ester sulfate et d'ester glucuronique, et pour une petite part sous forme d'estradiol libre. Seule une très faible proportion est éliminée par voie fécale et est soumise à une circulation entérohépatique.
La demi-vie d'élimination plasmatique de l'estradiol avoisine 1 heure.
Les concentrations sériques d'estradiol et d'estrone retrouvent leur valeur de départ dans les 24 heures qui suivent le retrait du patch.

Données précliniques

Des examens précliniques menés avec l'estradiol sur la toxicité en administration répétée, la génotoxicité et la carcinogénicité n'ont pas révélé d'indices univoques relatifs à des risques particuliers pour l'être humain. Des études épidémiologiques et l'expérimentation animale ont toutefois mis en évidence un risque accru de carcinogénicité pour l'estradiol.
Chez les animaux testés, l'estradiol a déployé un effet embryolétal dès une faible dose ainsi qu'une réduction dose-dépendante de la fertilité chez les rats. Les études toxicologiques sur la reproduction menées chez le rat, la souris et le lapin n'ont pas révélé d'indice en faveur d'un effet tératogène.
Pour les expériences disponibles chez l'être humain (voir «Grossesse, Allaitement»).

Remarques particulières

Incompatibilités
Rayons ultraviolets (par ex. lumière du soleil)
L'exposition aux ultraviolets entraîne la dégradation de la substance active estradiol. C'est pourquoi les systèmes transdermiques ne doivent pas être exposés à la lumière du soleil. Ils doivent être appliqués sur un endroit de la peau couvert par des vêtements, immédiatement après ouverture de l'emballage scellé.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Les hormones sexuelles peuvent influencer les résultats de certains tests de laboratoire, tels que les paramètres biochimiques du foie, de la thyroïde, de la fonction rénale et surrénale, les taux plasmatiques des protéines (porteuses) et les fractions lipidiques et lipoprotéiques, les paramètres du métabolisme des glucides, ainsi que la coagulation sanguine et la fibrinolyse. Ces modifications évoluent généralement dans les normes correspondantes.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver Estradot au-dessus de 25°C.
Ne pas conserver au réfrigérateur; ne pas congeler.
Les systèmes transdermiques sont présentés en emballages individuels thermoscellés en aluminium laminé. Ils doivent être stockés dans leur emballage intact.
Remarques concernant la manipulation
Estradot doit être entreposé non seulement avant mais après l'usage hors de portée et de vue des enfants. Après utilisation, il faut plier le patch (de sorte que sa surface adhésive adhère à elle-même) pour éviter une éventuelle contamination par les résidus hormonaux.

Numéro d’autorisation

55976 (Swissmedic).

Présentation

Estradot 25
Patch transdermique: 8 et 24. [B]
Estradot 37,5
Patch transdermique: 8 et 24. [B]
Estradot 50
Patch transdermique: 8 et 24. [B]
Estradot 75
Patch transdermique: 8 et 24. [B]
Estradot 100
Patch transdermique: 8 et 24. [B]

Titulaire de l’autorisation

Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz

Mise à jour de l’information

Septembre 2024

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