CompositionPrincipes actifs
Paracétamol, caféine.
Excipients
Comprimé pelliculé:
Amidon prégélatinisé, povidone K25, carbonate de calcium, crospovidone, acide alginique, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline; enrobage: dioxyde de titane (E171), hypromellose, macrogol 400, polysorbate 80, cire de carnauba.
Indications/Possibilités d’emploiTraitement de courte durée des maux de tête d'intensité légère à modérée.
Posologie/Mode d’emploiAdultes (de plus de 40 kg):
La dose quotidienne maximale indiquée ci-dessous ne doit pas être dépassée.
Le poids minimum des patients dès 18 ans doit être respecté.
Afin d'éviter le risque de surdosage, il faut s'assurer que les médicaments pris simultanément ne contiennent pas de paracétamol.
Un surdosage peut entraîner des lésions hépatiques très graves.
La dose efficace la plus faible devrait toujours être utilisée pendant la plus courte durée possible.
Respecter un intervalle de 4 à 6 heures entre chaque prise.
Selon les besoins, prendre 1 à 2 comprimés pelliculés.
La dose quotidienne maximale est de 8 comprimés pelliculés (= 4 g de paracétamol, 520 mg de caféine) sur une période de 24 heures.
Prendre les comprimés pelliculés de Panadol Extra après un repas avec une quantité d'eau suffisante.
Enfants et adolescents de moins de 18 ans
Panadol Extra ne convient pas aux enfants et aux adolescents.
Instructions posologiques particulières:
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Chez les patients ayant une maladie hépatique chronique ou compensée active, en particulier une insuffisance hépatocellulaire légère à modérée, alcoolisme chronique, déficit d'alimentation chronique (faibles réserves de glutathion hépatique) ou déshydratation, la dose quotidienne pour les adultes ne doit pas dépasser 2 g de paracétamol (voir aussi «Mises en garde et précautions»).
Panadol Extra est contre-indiqué chez les patients présentant une insuffisance hépatique grave (voir «Contre-indications»).
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Chez les patients atteints de troubles de la fonction rénale, l'intervalle minimal entre les prises doit être adapté conformément au tableau suivant:
Clairance de la créatinine
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Intervalle posologique
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cl ≥50 ml/min
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4 heures
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cl 30-50 ml/min
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6 heures
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Contre-indications·Hypersensibilité aux principes actifs paracétamol et caféine et substances apparentées (par ex. du propacétamol ou xanthine) ou à l'un des excipients selon la composition
·troubles graves de la fonction hépatique (cirrhose hépatique et ascite)/hépatite aiguë ou maladie hépatique décompensée active
·troubles graves de la fonction rénale (clairance de la créatinine <30 ml/min)
·hyperbilirubinémie constitutionnelle héréditaire (maladie de Gilbert).
Mises en garde et précautionsDans les cas suivants, une consultation médicale est nécessaire avant le début du traitement:
·insuffisance rénale (clairance de la créatinine <50 ml/min, troubles graves de la fonction rénale voir «Contre-indications»)
·insuffisance hépatique légère à modérée
·carence en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (peut entraîner une anémie hémolytique)
·utilisation concomitante de médicaments potentiellement hépatotoxiques ou d'inducteurs d'enzymes hépatiques
·anorexie, boulimie, cachexie, malnutrition chronique, carence alimentaire, septicémie (faibles réserves de glutathion hépatique). Des cas d'insuffisance hépatique/trouble hépatique chez les patients présentant une réserve réduite du glutathion ont été rapportés
·déshydratation, hypovolémie.
Les dosages dépassant la posologie recommandée présentent le risque d'endommager très gravement le foie. Des cas de pancréatite aiguë ont été rapportés, généralement combinées avec une atteinte de la fonction hépatique et une hépatotoxicité.
Les symptômes cliniques d'une lésion hépatique surviennent généralement 1 à 2 jours après un surdosage de paracétamol. Une lésion hépatique maximale s'observe généralement après 3 à 4 jours. Le traitement avec un antidote doit débuter dès que possible (voir «Surdosage»).
Dans de cas très rares, le paracétamol peut entraîner des réactions cutanées graves (tels que le syndrome de Stevens-Johnson (SJS), une nécrolyse épidermique toxique (NET)), qui peuvent entraîner le décès. Les patients doivent être informés des symptômes de réactions cutanées graves, et l'utilisation du médicament doit être interrompue dès la première apparition de réactions cutanées ou d'autres signes d'hypersensibilité.
La prudence est de rigueur en cas de consommation excessive d'alcool. L'alcool peut potentialiser l'hépatotoxicité du paracétamol, en particulier en cas de carence alimentaire concomitante. Dans ces cas, une dose thérapeutique de paracétamol peut déjà provoquer une lésion hépatique.
Il faut attirer l'attention du patient sur le fait qu'il ne doit pas prendre régulièrement des analgésiques de manière prolongée sans prescription médicale. Des douleurs persistantes nécessitent une évaluation médicale.
Il faut également signaler au patient que la prise chronique d'analgésiques peut induire l'apparition de maux de tête, qui peuvent entraîner à leur tour une nouvelle prise et contribuer ainsi à l'entretien des maux de tête (céphalées dues aux analgésiques).
La prise prolongée d'analgésiques, en particulier en cas d'association de plusieurs principes actifs analgésiques, peut provoquer des lésions rénales durables impliquant un risque de défaillance rénale (néphropathie due aux analgésiques).
Chez les patients présentant un statu de déplétion en glutathion, par ex. en cas de septicémie, l'administration du paracétamol peut renforcer le risque d'une acidose métabolique.
Toute consommation excessive de caféine sous forme de café, de thé ou de boissons en canettes, doit être évitée pendant la prise de Panadol Extra.
En raison du potentiel arythmogène de la caféine, une prudence particulière s'impose chez les patients souffrant d'arythmies et/ou de palpitations.
InteractionsParacétamol:
·Les médicaments inducteurs d'enzymes comme le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine, l'hydrazide de l'acide isonicotinique (isoniazide, INH) et la rifampicine aggravent l'hépatotoxicité du paracétamol.
·Alcool (voir «Mises en garde et précautions»).
·Les médicaments qui ralentissent la vidange gastrique (p.ex. propanthéline) diminuent la vitesse d'absorption.
·Les médicaments qui accélèrent la vidange gastrique (p.ex. métoclopramide) augmentent la vitesse d'absorption.
·Chloramphénicol: la demi-vie d'élimination du chloramphénicol est allongée de 5 fois par le paracétamol.
·Chlorzoxazone: l'administration concomitante de paracétamol et de chlorzoxazone majore l'hépatotoxicité des deux substances.
·Zidovudine: le risque d'une neutropénie se trouve renforcé par l'administration concomitante de zidovudine et de paracétamol.
·Salicylamide: le salicylamide allonge la demi-vie d'élimination du paracétamol et accroît la formation de métabolites hépatotoxiques.
·Probénécide: le probénécide inhibe la conjugaison du paracétamol à l'acide glucurionique, d'où une clairance réduite du paracétamol. En cas d'administration concomitante de ces deux produits, la dose de paracétamol doit être diminuée.
·Cholestyramine réduit l'absorption du paracétamol.
·L'effet anticoagulant de la warfarine et d'autres coumarines peut être renforcé en cas d'utilisation quotidienne prolongée de paracétamol et ainsi augmenter le risque de saignements. Des prises occasionnelles n'ont pas d'effet significatif.
Caféine:
·Diminution de l'effet des sédatifs tels que barbituriques, antihistaminiques.
·Diminution de l'excrétion de la théophylline.
·Effet synergique à l'égard des effets tachycardiques p.ex. de sympathomimétiques, thyroxine.
·Augmentation de l'élimination du lithium. La prise concomitante n'est donc pas recommandée.
·Majoration du potentiel de dépendance de substances de type éphédrine.
·Les contraceptifs oraux, la cimétidine et le disulfirame ralentissent le métabolisme de la caféine dans le foie; les barbituriques et le tabac l'accélèrent.
·L'administration simultanée d'inhibiteurs de la gyrase dérivés de l'acide quinoléine carboxylique peut retarder l'élimination de la caféine et de son métabolite paraxanthine.
Grossesse, allaitementPanadol Extra ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. La prudence est de rigueur lors de l'utilisation de Panadol Extra pendant l'allaitement. Le traitement ne doit pas être utilisé sans avis médical pendant la grossesse et l'allaitement.
Grossesse
Paracétamol:
Des études de reproduction chez l'animal n'ont pas mis en évidence de risque foetal, mais on ne dispose pas d'études contrôlées chez les femmes enceintes. Le risque lié à la prise de paracétamol à la dose correcte pendant la grossesse est actuellement considéré comme minime en termes de troubles fonctionnels et de lésions organiques, de malformations et de troubles de l'adaptation.
Caféine:
La caféine à doses élevées a montré, chez l'animal (voir «Données précliniques»), des effets indésirables (comme par ex. des anomalies du squelette, des troubles de la croissance) chez le fœtus; mais il n'existe aucune étude contrôlée chez la femme enceinte.
Des études épidémiologiques relatives à l'influence de la consommation de café sur la grossesse n'ont mis en évidence aucun lien entre la consommation journalière de près de 10 mg/kg de caféine et la fréquence d'anomalies congénitales.
En revanche, des études épidémiologiques indiquent qu'il existe un risque accru d'avortements spontanés pendant la grossesse en rapport avec la consommation d'au moins 200 mg de caféine.
Aucune étude contrôlée avec l'association n'a été menée chez l'animal ou l'être humain.
Allaitement
Le paracétamol et la caféine passent dans le lait maternel et franchissent la barrière placentaire (voir «Pharmacocinétique»). La concentration du paracétamol dans le lait maternel est à peu près équivalente à la concentration momentanée dans le plasma de la mère. Des cas de rashs cutanés chez les nourrissons allaités ont été rapportés. Cependant, il n'y a pas d'indices suggérant un risque pour le nourrisson.
Pendant l'allaitement, la caféine absorbée avec le lait maternel peut affecter le bien-être et le comportement du nourrisson.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesAucune étude correspondante n'a été menée. Des expériences de plusieurs années avec l'association de principes actifs ne montrent, à la dose recommandée, aucun effet négatif sur la capacité de réaction.
Effets indésirablesLes effets indésirables sont rangés par classe de système d'organes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante:
Très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1000, <1/100), rares (≥1/10'000, <1/1000), très rares (<1/10'000).
Classes de systèmes d'organes
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Fréquence
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Affections hématologiques et du système lymphatique
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Thrombopénie de nature allergique (parfois avec formation d'épanchements sanguins et d'hémorragies), leucopénie, agranulocytose, pancytopénie, neutropénie, anémie hémolytique
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Rare
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Affections du système immunitaire
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Anaphylaxie, réactions allergiques telles que l'œdème de Quincke (angio-œdème), dyspnée, bronchospasme, accès de sueur, nausées, chute de la pression artérielle jusqu'au choc.
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Rare
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Une petite partie (5–10%) des patients souffrant d'asthme induit par l'acide acétylsalicylique ou d'autres manifestations d'une intolérance à l'acide acétylsalicylique peuvent réagir de même au paracétamol (asthme dû aux analgésiques).
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Rare
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Affections du système nerveux
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Insomnie, agitation interne, céphalées
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Rare
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Vertiges
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Cas isolés
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Affections cardiaques
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Tachycardie
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Cas isolés
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Affections gastro-intestinales
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Ballonnements, diarrhée, vomissements
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Occasionnel
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Affections hépatobiliaires
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Voir sous «Mises en garde et précautions» et «Surdosage»
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Valeurs de transaminases hépatiques augmentées
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Rare
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané
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Réactions cutanées érythémateuses et urticariennes et rougeurs cutanées
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Occasionnel
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Des cas de réactions cutanées graves tels que la nécrolyse épidermique toxique (NET; syndrome de Lyell) et syndrome de Stevens-Johnson (SJS) ont été rapportés.
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Très rare
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La prise concomitante d'une dose supplémentaire de caféine, p.ex. avec les aliments, peut potentialiser les effets indésirables potentiels de la caféine tels que l'insomnie, l'agitation, l'anxiété, l'irritabilité, les céphalées, les troubles gastro-intestinaux et la tachycardie.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageEn cas de surdosage, une prise en charge médicale immédiate est nécessaire, même en l'absence de symptômes.
En premier lieu, on observe les réactions toxiques du paracétamol. Le traitement doit donc viser à combattre l'intoxication au paracétamol selon sa sévérité.
Paracétamol:
Après la prise orale de 7,5 à 10 g de paracétamol chez l'adulte et de 140 à 200 mg/kg poids corporel chez l'enfant (déjà à faibles dose chez les patients prédisposés, comme p.ex. ceux dont la consommation d'alcool est excessive ou dont la réserve de glutathion est réduite du fait d'une carence alimentaire), des symptômes d'intoxication aiguë des cellules du foie et des tubules rénaux se manifestent sous la forme de nécroses cellulaires menaçant le pronostic vital. Des cas de pancréatite aiguë ont été rapportés, généralement combinées avec une atteinte de la fonction hépatique et une hépatotoxicité.
Des concentrations plasmatiques de >200 µg/ml après 4 h, de >100 µg/ml après 8 h, de >50 µg/ml après 12 h et de >30 µg/ml après 15 h entraînent des lésions hépatiques à issue fatale par coma hépatique. L'hépatotoxicité dépend directement de la concentration plasmatique.
Les premiers signes de symptômes cliniques d'une lésion hépatique surviennent généralement après 1 à 2 jours, atteignant leur maximum en 3 à 4 jours.
Symptômes
1re phase (= 1er jour): Nausées, vomissements, douleurs abdominales, manque d'appétit, sensation générale de malaise, pâleur, transpiration.
2e phase (2e jour): Amélioration subjective, augmentation du volume du foie, taux de transaminases (AST, ALT) et de bilirubine élevés, allongement du temps de thromboplastine, augmentation de la lactate déhydrogénase.
3e phase (3e jour): Taux des transaminases (AST, ALT) fortement augmentés, ictère, hypoglycémie, coma hépatique.
Traitement
Un traitement efficace doit être instauré sans délai dès qu'une intoxication est suspectée. Il comprend les mesures suivantes:
·Lavage gastrique (utile seulement dans les 1 à 2 premières heures), ensuite administration de charbon actif.
·Administration orale de N-acétylcystéine ou de méthionine. Dans les situations dans lesquelles l'administration de l'antidote par voie orale n'est pas réalisable ou difficile (p.ex. en raison de vomissements violents, de troubles de la conscience), celle-ci peut avoir lieu par voie intraveineuse, si possible en l'espace de 8 heures. La N-acétylcystéine peut encore apporter une certaine protection après 16 heures.
·Détermination de la concentration plasmatique de paracétamol (pas plus tôt que 4 heures après l'administration).
Les tests hépatiques doivent être réalisés au début du traitement et répétés toutes les 24 h. Dans la plupart des cas, les transaminases hépatiques se normalisent après 1 à 2 semaines, la fonction hépatique étant entièrement rétablie. Toutefois, dans les cas très grave, une transplantation hépatique peut être nécessaire.
Pour de plus amples informations sur le traitement, vous pouvez contacter Tox Info Suisse.
Caféine:
La survenue de symptômes cliniques significatifs d'un surdosage en caféine en rapport avec la prise de Panadol Extra est, compte tenu des quantités absorbées, associée à une toxicité hépatique sérieuse (provoquée par le paracétamol) (traitement, voir ci-dessus).
Des concentrations plasmatiques à partir de 15–20 µg de caféine/ml environ peuvent entraîner des réactions toxiques.
Symptômes
Douleurs gastriques, vomissements, tachycardie ou arythmie, délire, diurèse, déshydratation et stimulation du SNC (insomnie, agitation, nervosité, tremblements et convulsions).
Traitement
En dehors des mesures pour éviter la résorption (émétiques, lavage), le traitement en cas de surdosage de caféine vise à combattre les symptômes. Les symptômes du système nerveux central et les crises convulsives dus à un excès de caféine, peuvent être traités par des benzodiazépines, une tachycardie supra-ventriculaire par des bêtabloquants.
Propriétés/EffetsCode ATC
N02BE51
Mécanisme d'action
Paracétamol:
Le paracétamol est un analgésique et un antipyrétique agissant aux niveaux central et périphérique. Le mécanisme d'action n'est pas complètement élucidé.
En ce qui concerne l'effet analgésique, il a été démontré que l'inhibition de la synthèse des prostaglandines était plus forte au niveau central que périphérique. L'effet antipyrétique se base sur une inhibition de l'effet des pyrogènes endogènes sur le centre thermorégulateur dans l'hypothalamus. Le paracétamol n'a pas d'effet antiphlogistique marqué et n'influe ni sur l'hémostase, ni sur la muqueuse gastrique.
Caféine
La caféine est un dérivé de la xanthine.
Certains indices suggèrent qu'en association avec le paracétamol, la caféine renforce l'effet analgésique du paracétamol lors de maux de tête. Le mécanisme d'action précis n'est pas encore élucidé.
La caféine induit une constriction des vaisseaux sanguins cérébraux. La caféine agit principalement comme antagoniste des récepteurs de l'adénosine. L'effet inhibiteur de l'adénosine dans le SNC est ainsi diminué.
La caféine elle-même ne possède pas de potentiel analgésique.
Pharmacodynamique
Pas de données supplémentaires.
Efficacité clinique
Pas de données supplémentaires.
PharmacocinétiqueAbsorption
Aussi bien le paracétamol que la caféine sont rapidement et complètement absorbés par voie orale. Après administration de 2 comprimés pelliculés de Panadol Extra, des concentrations plasmatiques maximales d'env. 15,3 µg/ml pour le paracétamol et d'env. 3,55 µg/ml pour la caféine, sont atteintes en moyenne après 60 minutes.
Distribution
La distribution du paracétamol est quasiment uniforme dans la plupart des liquides corporels. Aux posologies thérapeutiques de paracétamol, la liaison aux protéines s'élève à environ 10% alors qu'elle peut atteindre 50% avec des doses supérieures. Le volume de distribution de paracétamol s'élève à environ 1 l/kg.
Le volume de distribution et la liaison aux protéines plasmatiques de la caféine sont de respectivement 0,6 l/kg et <50%. La caféine est distribuée dans tous les liquides corporels. Le paracétamol et la caféine traversent la barrière placentaire et passent dans le lait maternel.
Métabolisme
Le paracétamol est métabolisé principalement dans le foie par conjugaison (métabolisme enzymatique). Après administration orale de 1 g, 50–60% sont éliminés sous forme de glucuronide, 25–35% sous forme de sulfate et jusqu'à 5% sous forme inchangée dans les urines. Des métabolites toxiques tels que le p-aminophénol et la N-acétyl-p-benzoquinonimine sont produits en petites quantités par hydroxylation. Ces métabolites toxiques sont fixés par le glutathion et la cystéine puis éliminés.
La caféine est métabolisée quasi complètement dans le foie par oxydation et déméthylation.
Élimination
L'élimination se produit essentiellement par voie rénale, seules de faibles quantités de paracétamol (2-5%) et de caféine étant retrouvées dans les urines sous forme inchangée. La demi-vie est de 1–3 h pour le paracétamol et d'env. 4 h pour la caféine aux posologies thérapeutiques chez l'adulte. Jusqu'à 98% de la dose de paracétamol administrée sont excrétés en 24 heures avec les urines, et plus de 80% le sont sous forme glucuroconjuguée et sulfoconjuguée.
Cinétique pour certains groupes de patients
Paracétamol:
Troubles de la fonction hépatique:
La demi-vie plasmatique reste pratiquement inchangée chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique légère. Elle est toutefois nettement prolongée chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique grave.
Des études cliniques avec le paracétamol orale, en raison de concentrations plasmatiques accrues de paracétamol et d'une demi-vie d'élimination prolongée chez les patients atteints de maladies hépatiques chroniques, notamment cirrhose hépatique d'origine alcoolique, ont mis en évidence un métabolisme modérément altéré du paracétamol. Toutefois, aucune accumulation significative de paracétamol n'a été observée. La demi-vie plasmatique accrue du paracétamol a été liée à une réduction de la capacité métabolique hépatique. Pour cette raison, le paracétamol doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints de maladie hépatique, la dose quotidienne maximale chez les adultes étant limitée à 2 g. Le paracétamol est contre-indiqué en cas de maladie hépatique active décompensée, notamment d'hépatite due à l'abus d'alcool (en raison de l'induction CYP2E1, qui augmente la formation de métabolites hépatotoxiques du paracétamol).
Troubles de la fonction rénale:
En cas d'insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine 10-30 ml/min), l'élimination du paracétamol est peu ralentie chez les mono-préparations de paracétamol, la demi-vie d'élimination se situant entre 2 et 5,3 heures. La vitesse d'élimination des glucuronides et conjugués sulfates est 3 fois plus lente chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave que chez les personnes saines. Cependant, il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie des mono-préparations de paracétamol dans cette population, les glucuronides et conjugués sulfates n'étant pas toxiques. Il est toutefois recommandé de prolonger l'intervalle minimal entre les administrations conformément aux recommandations de dosage si le paracétamol est utilisé chez des patients atteints d'insuffisance rénale (clairance de la créatinine ≤50 ml/min) (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Panadol Extra (préparation combinée fixe) est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine <30 ml/min).
Pour les patients sous hémodialyse, la durée de demi-vie peut diminuer de 40-50% après la prise de dose thérapeutiques de paracétamol.
Patients âgés:
Chez les personnes âgées, la demi-vie peut être prolongée et s'accompagner d'une diminution de la clairance du médicament. Normalement aucune adaptation de posologie n'est nécessaire pour ce groupe.
Données précliniquesParacétamol
Les doses aiguës très élevées de paracétamol sont hépatotoxiques.
Un potentiel génotoxique a été constaté dans différentes études. Ce potentiel doit toutefois être relativisé car il est dose-dépendant. Etant donné les mécanismes susceptibles de déclencher ces effets, on peut partir du principe qu'aucun effet génotoxique n'apparaît si la dose est inférieure à certaines valeurs limites. Toutefois, si les réserves de glutathion sont réduites, les valeurs-seuil peuvent être plus basses. Les valeurs-seuil à partir desquelles un effet génotoxique a été mis en évidence chez l'animal se situent clairement au niveau des doses toxiques entraînant des lésions hépatiques ou médullaires. De plus, les doses non hépatotoxiques (jusqu'à 300 mg/kg chez le rat et 1000 mg/kg chez la souris) ne sont pas carcinogènes. On peut donc pratiquement exclure tout effet génotoxique ou carcinogène si les doses thérapeutiques sont respectées.
Des études toxicologiques n'ont montré aucun effet sur la reproduction et aucun effet tératogène sur les animaux traités par le paracétamol.
L'administration multiple de doses élevées (hépatotoxiques) de paracétamol a abouti à une atrophie testiculaire chez les souris et les rats. L'administration répétée à des rats mâle de doses très élevées de paracétamol (≥500 mg/kg) a entraîné une fertilité réduite (perte de la libido et de la performance sexuelle ainsi que de la motilité des spermatozoïdes).
Caféine
Les preuves en faveur d'effets cancérogènes de la caféine chez l'homme ou chez l'animal sont insuffisantes, et la substance n'a pas été classée comme cancérigène pour l'homme. La caféine n'était cancérigène ni après administration à long terme par l'eau potable à des doses de 102 mg/kg/jour à des rats mâles, ou de 170 mg/kg/jour à des rats femelles, ni après administration à des doses de 55 mg/kg/jour par l'alimentation à des souris.
Les résultats de certaines études in vitro indiquent qu'à des concentrations élevées la caféine a des effets mutagènes. La substance a également potentialisé l'effet génotoxique de mutagènes connus et a renforcé la formation de micronoyaux chez des souris présentant une carence en folates.
La caféine seule n'a toutefois pas induit d'aberrations chromosomiques dans des cellules de mammifères, et elle n'était pas mutagène à ces concentrations non-cytotoxiques au test HGPRT in vitro, et non clastogène au test des micronoyaux in vivo.
La plupart des preuves indiquent que la caféine n'est pas tératogène pour l'homme, et qu'elle n'a pas d'effets sur la reproduction ou le développement chez l'homme dans la fourchette d'exposition habituelle chez l'homme. L'expérimentation animale a montré qu'après administration de doses de 25 à 250 mg/kg/jour à des animaux, c'est-à-dire des doses qui dépassent largement celles prises par l'homme, la caféine a des effets sur le développement et des effets tératogènes, dont les plus fréquents sont des anomalies des phalanges (y compris l'ectrodactylie), la résorption et la fente palatine.
Remarques particulièresInfluence sur les méthodes de diagnostic
Le paracétamol peut induire des perturbations dans la mesure de la glycémie par la méthode dite à la glucose oxydase. Il peut également être responsable d'une élévation apparente de l'uricémie lorsqu'elle est dosée par la méthode de réduction du phosphotungstate.
La caféine peut perturber la détermination de l'acide urique, de la bilirubine et de l'acide vanylmandélique.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver à température ambiante (15-25°C).
Tenir hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation56279 (Swissmedic).
PrésentationEmballages de 10 comprimés pelliculés (D)
Titulaire de l’autorisationHaleon Schweiz AG, Risch.
Mise à jour de l’informationAvril 2022.
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