CompositionPrincipes actifs
Morphini sulfas pentahydricus.
Excipients
Natrii chloridum, Acidum hydrochloridum, Aqua ad iniectabilia q.s. ad solutionem.
Morphin Sulfate Sintetica sol perf 1 mg/ml poche-PP × 100 ml contient 354 mg de sodium.
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 10 mg/ml flacamp 1 ml contient 3,15 mg de sodium.
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 50 mg/ml flacamp 4 ml contient 7,88 mg de sodium.
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 50 mg/ml flacamp 10 ml contient 19,7 mg de sodium.
Indications/Possibilités d’emploiDouleurs intenses à très intenses, aiguës et chroniques. En cas d'effet insuffisant avec des analgésiques non-opiacés et/ou des opiacés faibles.
Posologie/Mode d’emploiPeut être administré par voie sous-cutanée, intramusculaire ou intraveineuse.
L'administration peut être par injections intermittentes ou en perfusions intermittentes ou continues, adaptées selon le degré d'analgésie requis individuellement.
Les doses ci-dessous sont exprimées en mg de morphine sulfate pentahydrate:
Adultes
Douleur aiguë
i.v.: 2,5 mg toutes les 5 minutes jusqu'au contrôle de la douleur. Administration par injection lente.
Perfusion continue: dose de charge de 5 à 15 mg durant 30 minutes, ensuite 2,5 à 5 mg toutes les heures.
Analgésie contrôlée par pompe: 1,0 à 1,5 mg à intervalles de 5 à 15 minutes.
i.m.: 5 à 15 mg toutes les 2 à 4 heures.
Douleur chronique
i.v./i.m.: 10 à 100 mg toutes les 2 à 4 heures.
Perfusion continue: 5 à 200 mg par heure.
Prémédication en chirurgie
5 à 15 mg i.m. au moins une heure avant le début de l'intervention chirurgicale.
5 à 10 mg i.v. moins d'une heure avant le début de l'intervention chirurgicale.
Sédation avec analgésie simultanée
1,25 mg à 10 mg sous forme de bolus i.v. ou par heure, au moyen d'une perfusion continue.
Enfants et adolescents
Intramusculaire ou souscutanée: 0,05–0,2 mg/kg de poids corporel; ne pas dépasser la dose unitaire de 15 mg.
Intraveineuse: Uniquement lorsqu'une entrée en action spécialement rapide est nécessaire.
0,05–0,1 mg/kg de poids corporel (une dilution avec une solution de chlorure de sodium isotonique ou avec une solution de glucose à 5% est recommandée).
Perfusion continue: Dose initiale 0,01–0,03 mg/kg de poids corporel par heure.
Ne pas dépasser une dose journalière de 0,5–1 mg/kg de poids corporel.
Chez le nouveau-né, la vitesse de perfusion de 0,015–0,02 mg/kg de poids corporel par heure ne sera généralement pas dépassée, car l'élimination du médicament pourrait être plus lente. En outre, les nouveau-nés peuvent être plus sensibles à un effet éventuel sur le système nerveux central.
Objectifs thérapeutiques et interruption du traitement
Avant le début du traitement par Morphin Sulfate Sintetica, une stratégie thérapeutique incluant la durée et les objectifs du traitement doit être convenue avec le patient conformément aux lignes directrices relatives au traitement de la douleur. Pendant le traitement, le médecin et le patient doivent entretenir un contact régulier afin d'évaluer la nécessité de poursuivre le traitement, d'envisager l’arrêt du médicament et éventuellement d'adapter la posologie. Si un patient n'a plus besoin du traitement par Morphin Sulfate Sintetica, il est conseillé de réduire progressivement la dose afin d'éviter des symptômes de sevrage (voir rubrique « Mises en garde et précautions » ). En cas de contrôle insuffisant de la douleur, il convient d'envisager la possibilité d'une accoutumance (tolérance) ou d'une progression de la maladie sous-jacente (voir rubrique « Mises en garde et précautions »).
Contre-indicationsInsuffisance respiratoire, iléus paralytique, syndrome abdominal aigu d'étiologie inconnue, insuffisance hépatique ou rénale sévère, traumatisme crânien et hypertension intracrânienne, hypersensibilité à la morphine.
Mises en garde et précautionsDépendance médicamenteuse et potentiel d'abus
L'utilisation répétée d'opioïdes peut entraîner le développement d'une tolérance et d'une dépendance physique et/ou psychique. On peut observer l'apparition d'une dépendance iatrogène après l'utilisation d'opioïdes. Comme d'autres opioïdes, Morphin Sulfate Sintetica peut faire l'objet d'abus et il convient de surveiller les signes d'abus et de dépendance chez tous les patients recevant des opioïdes. Les patients présentant un risque accru d'abus d'opioïdes peuvent cependant être adéquatement traités par des opioïdes, mais doivent faire l'objet d'une surveillance complémentaire pour détecter les signes de mésusage, d'abus ou de dépendance. L'utilisation répétée de Morphin Sulfate Sintetica peut induire un trouble de l'usage d'opioïdes (TUO). L'abus ou le mésusage intentionnel de Morphin Sulfate Sintetica peut conduire à un surdosage et/ou au décès. Le risque de développer un TUO est accru chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou frères et soeurs) de troubles de l'usage de substances (y compris l'alcool), chez les fumeurs ou chez les patients présentant d'autres affections psychiques (p. ex. dépression majeure, troubles anxieux et troubles de la personnalité) dans l'anamnèse. Il convient de surveiller les signes d'un comportement addictif (drug-seeking behaviour) (p. ex. demandes prématurées de renouvellement d'ordonnance). Cela inclut le contrôle de l'utilisation concomitante d'opioïdes et de médicaments psychoactifs (comme les benzodiazépines). Pour les patients présentant des signes et symptômes de troubles de l'usage d'opioïdes, la consultation d'un spécialiste des addictions doit être envisagée.
Dépression respiratoire
Comme pour tous les opioïdes, l'utilisation de Morphin Sulfate Sintetica comporte un risque de dépression respiratoire cliniquement significative. Si elle n'est pas détectée et traitée immédiatement, une dépression respiratoire peut conduire à un arrêt respiratoire et au décès. En fonction de l'état clinique du patient, le traitement d'une dépression respiratoire peut inclure une surveillance étroite, des mesures de soutien et l'administration d'antagonistes des opioïdes. Une dépression respiratoire grave, engageant le pronostic vital ou d'issue fatale peut survenir à tout moment du traitement, mais le risque est maximal au début du traitement et après une augmentation posologique.
Lors de l'administration de doses élevées de morphine, la respiration et la pression artérielle doivent être surveillées. Chez les patients âgés, la clearance de la morphine diminue et la demi-vie plasmatique augmente.
La prudence est de mise lors d'insuffisance hépatique ou rénale, d'hypotension artérielle, colique biliaire, intoxication alcoolique aiguë, ainsi que chez les patients épileptiques.
Dans les cas de myxoedème, d'hypertrophie de la prostate, d'état de choc, de dépression respiratoire, d'hypotension due à une hypovolémie, de pathologies des voies biliaires, de pancréatite, de maladies intestinales inflammatoires, chez les personnes âgées et les patients dépendants des opiacés, les opiacés ne peuvent être administrés qu'avec une très grande prudence et uniquement sur indication majeure.
Durant un traitement aux inhibiteurs de la MAO ou en l'espace de deux semaines après l'arrêt d'un tel traitement, la morphine ne peut être utilisée qu'avec une extrême prudence.
Syndrome thoracique aigu (STA) chez /es patients atteints de drépanocytose
Une surveillance étroite des symptòmes du STA est indiquée, le STA pouvant être associé à l'utilisation de morphine chez les patients atteints de drépanocytose et traités par morphine lors d'une crise vaso-occlusive.
Troubles respiratoires liés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil. L'utilisation d’opioïdes majore le risque d'ACS de façon dose-dépendante. Chez les patients souffrant d'ACS, une réduction de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.
Utilisation concomitante de substances ayant un effet dépresseur sur le système nerveux central
L'utilisation concomitante d'opioïdes et de benzodiazépines ou d'autres substances ayant un effet dépresseur sur le système nerveux central (SNC) peut entraîner une sédation importante, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. Étant donné ces risques, il ne faut administrer de manière concomitante des opioïdes et des benzodiazépines ou d'autres médicaments ayant un effet dépresseur sur le SNC que chez les patients pour lesquels aucune autre option de traitement n'est envisageable. Si l'on décide de prescrire Morphin Sulfate Sintetica en même temps que des benzodiazépines ou d'autres médicaments ayant un effet dépresseur sur le SNC, il convient d'opter pour la posologie minimale efficace et la plus courte durée possible de traitements concomitants. Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter les signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation (voir rubrique « lnteractions »).
Exposition accidentelle
Les patients et les aidants doivent être avertis que Morphin Sulfate Sintetica contient un principe actif dans une concentration qui peut être fatale, notamment pour les enfants. Il convient donc de les inviter à conserver toutes les unités de dose hors de portée des enfants et à éliminer correctement toute unité entamée ou non utilisée.
Syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né
L'utilisation prolongée de Morphin Sulfate Sintetica pendant la grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né qui peut engager le pronostic vital s'il n'est pas détecté et traité en temps opportun. Le traitement doit être mené selon les protocoles mis en place par les spécialistes de néonatologie. S'il est nécessaire d'utiliser des opioïdes chez une femme enceinte pendant une période prolongée, il convient d'informer la patiente du risque de syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né et de s'assurer que le traitement adapté est disponible, le cas échéant.
Hyperalgésie
L'hyperalgésie induite par les opioïdes survient lorsqu'un analgésique à base d'opioïdes entraîne paradoxalement une augmentation des douleurs ou de la sensibilité à la douleur. Cet état se distingue du développement d'une tolérance, qui nécessite l'administration de doses supérieures d'opioïdes pour maintenir un certain effet. Les symptômes de l'hyperalgésie induite par les opioïdes incluent notamment une augmentation des douleurs en cas d'élévation de la dose d'opioïdes, une diminution des douleurs en cas de réduction de la dose d'opioïdes ou des douleurs en cas de stimuli normalement non douloureux (allodynie). En cas de suspicion d'hyperalgésie induite par les opioïdes, il convient d'envisager de réduire la dose d'opioïdes ou de faire une rotation d'opioïdes.
lnsuffisance surrénale
Les opioïdes peuvent provoquer une insuffisance surrénale réversible nécessitant une surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes d'une insuffisance surrénale peuvent notamment inclure des nausées, des vomissements, une perte d'appétit, de la fatigue, une faiblesse, des vertiges ou une pression artérielle basse.
Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine
L'utilisation à long terme d'opioïdes peut être associée à une diminution des taux d'hormones sexuelles et à une augmentation du taux de prolactine. Les symptômes incluent une baisse de la libido, une impuissance ou une aménorrhée.
Réactions indésirables cutanées graves
Une pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), pouvant mettre la vie du patient en danger ou lui être fatale, a été rapportée dans le cadre de traitements à base de morphine. La plupart de ces réactions sont survenues au cours des 10 premiers jours de traitement. Les patients doivent être informés au sujet des signes et symptômes de la PEAG et consulter un médecin s’ils présentent de tels symptômes.
Si des signes ou symptômes évoquant l’une de ces réactions cutanées apparaissent, la morphine doit être arrêtée et un traitement de substitution doit être envisagé.
Spasme du sphincter d’Oddi/pancréatite
Les opioïdes peuvent provoquer un dysfonctionnement et un spasme du sphincter d’Oddi, ce qui augmente la pression intrabiliaire et le risque de symptômes des voies biliaires et de pancréatite.
Traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale :
Une réduction de l’efficacité du traitement par inhibiteur P2Y12 a été observée, dès le premier jour de traitement concomitant par inhibiteur P2Y12 et morphine (voir rubrique « Interactions »).
Morphin Sulfate Sintetica sol perf 1 mg/ml poche-PP × 100 ml contient 354.45 mg de sodium, ce qui équivaut à 17.72% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 10 mg/ml flacamp 1 ml contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 50 mg/ml flacamp 4 ml contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 50 mg/ml flacamp 10 ml contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
InteractionsL'utilisation concomitante d'autres médicaments ayant un effet sur le SNC, p. ex. d'autres opioïdes, les sédatifs comme les benzodiazépines ou les hypnotiques, les anesthésiques généraux, la phénothiazine, les tranquillisants, les myorelaxants, les antihistaminiques avec effet sédatif, les gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline) et l'alcool, peut avoir des effets dépresseurs additifs qui peuvent conduire à une dépression respiratoire, une hypotension, une sédation importante ou un coma, et méme parfois être d'issue fatale (voir rubrique « Mises en garde et précautions »).
Sédatifs comme /es benzodiazépines et /es médicaments apparentés
L'utilisation concomitante d'opiacés et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de sédation, de détresse respiratoire, de coma et de décès en raison de l'effet cumulatif dépresseur du SNC.
Tant la dose que la durée de l'utilisation concomitante doivent etre limitées (voir la rubrique « Mises en garde et précautions » ).
Rifampicine
Les concentrations plasmatiques de morphine peuvent etre réduites par la rifampicine. Il convient de surveiller l'effet analgésique de la morphine et d'ajuster les doses de morphine pendant et après le traitement par la rifampicine.
Les médicaments à effet anticholinergique (par exemple psychopharmaca, antihistaminiques, antiémétiques, anti-parkinsoniens) peuvent renforcer les effets secondaires anticholinergiques des opiacés (par ex. constipation, sécheresse buccale ou troubles de la miction).
Une inhibition de la dégradation morphinique par la cimétidine et d'autres médicaments qui chargent le métabolisme du foie peut entraîner des concentrations plasmatiques plus élevées de morphine.
Les effets des myorelaxants peuvent être renforcés par la morphine.
Un syndrome sérotoninergique peut survenir en cas d'administration concomitante d'opioïdes avec des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) ou des principes actifs sérotoninergiques comme les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques. Parmi les symptômes d'un syndrome sérotoninergique figurent les modifications de l'état de conscience, l'instabilité du système nerveux autonome, les anomalies neuromusculaires et/ou les symptômes gastro-intestinaux.
Chez les patients traités par des IMAO pendant les derniers 14 jours précédant l'administration d'un opiacé, des accidents compromettant le pronostic vital ont été observés sous l'effet de la péthidine au niveau du système nerveux central, de la fonction respiratoire et de l'appareil cardio-vasculaire. Cette interaction ne peut être écartée pour la morphine.
Inhibiteurs du P2Y12 par voie orale
Une exposition retardée et réduite au traitement antiplaquettaire par inhibiteur du P2Y12 par voie orale a été observée chez des patients atteints du syndrome coronarien aigu traités par morphine. Cette interaction peut être liée à une diminution de la motilité gastro-intestinale et s’applique aux autres opioïdes. Même si les conséquences cliniques ne sont pas connues, les données indiquent une réduction potentielle de l’efficacité des inhibiteurs de P2Y12 chez les patients co-traités avec la morphine et inhibiteur de P2Y12 (voir rubrique « Mises en garde et précautions »). Chez les patients atteints du syndrome coronarien aigu, chez qui la morphine ne peut être retirée et pour lesquels une inhibition rapide de P2Y12 est jugée cruciale, l'utilisation d'un inhibiteur de P2Y12 par voie parentérale peut être envisagée.
Grossesse, AllaitementGrossesse
Morphin Sulfate Sintetica ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Il existe des indices sûrs de risques pour le foetus humain et pour le nouveau-né.
L'utilisation prolongée de Morphin Sulfate Sintetica pendant la grossesse peut entraîner un syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né qui peut engager le pronostic vital s'il n'est pas détecté et traité en temps opportun. Le traitement doit être mené selon les protocoles mis en place par les spécialistes de néonatologie. S'il est nécessaire d'utiliser des opioïdes chez une femme enceinte pendant une période prolongée, il convient d'informer la patiente du risque de syndrome de sevrage des opioïdes chez le nouveau-né et de s'assurer que le traitement adapté est disponible, le cas échéant (voir également rubrique « Mises en garde et précautions »).
Les nouveau-nés, dont les mères ont été traitées avec des analgésiques opiacés pendant la grossesse, doivent etre surveillés sur les signes de syndrome de sevrage néonatal (syndrome d'abstinence).
Suite au traitement de la mère, le nouveau-né peut présenter une dépression respiratoire ainsi que des symptômes de privation.
Allaitement
La morphine passe dans le lait maternel. Il est absolument contre-indiqué d'allaiter; par ailleurs on ne dispose pas d'expérience sur les effets du traitement chez le nourrisson.
Fertilité
Il ressort des études effectuées chez l'animai que la morphine peut réduire la fertilité (voir la rubrique « Données précliniques »).
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesMorphin Sulfate Sintetica a une influence importante sur l’aptitude à la conduite ou l’utilisation de machines.
La morphine peut diminuer l'attention et les réflexes de telle sorte qu'elle peut porter préjudice à la capacité de participer activement à la circulation ou à la conduite de machines.
C'est notamment le cas au début du traitement, ou lors de l'augmentation de la dose ou du changement de préparations ainsi que lors de la prise simultanée d'alcool ou de tranquillisants.
Effets indésirablesTumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)
Chez les patients présentant un phéochromocytome, la morphine peut provoquer une crise hypertensive via la libération d'histamine endogène et la libération de catécholamines qui s'ensuit.
Affections du système immunitaire
Des réactions d'hypersensibilité de type urticaire, prurit, exanthème ou œdème, ont été occasionnellement observées. Des réactions anaphylactiques relevant d'une libération d'histamine, risquent d'apparaître et de déclencher, rarement et en cas de prédisposition, une crise d'asthme.
Affections endocriniennes
Stimulation de la libération de prolactine.
La morphine peut entraîner une hyperglycémie.
Syndrome de sécrétion d'ADH inadéquate (SIADH). En raison d'une élimination réduite, le syndrome est associé à une hyponatrémie (un contrôle des électrolytes peut s'avérer nécessaire).
Affections psychiatriques
La morphine entraîne divers effets secondaires psychiques, d'intensité et de nature variables, selon l'individu. Changements de l'humeur (le plus souvent euphorie, parfois dysphorie), dépression, modifications du degré d'activation (le plus souvent diminué, parfois augmenté), insomnies et modifications des performances cognitives et sensorielles telles que troubles de la perception, hallucinations et états d'excitation s'observent fréquemment. Le recours à la morphine peut entraîner une euphorie et un développement de la dépendance. La suppression de la substance ou d'un autre agoniste des opiacés après une administration répétée déclenche un syndrome de sevrage typique.
Fréquence inconnue: dépendance, angoisse.
Affections du système nerveux
En fonction de la dose administrée, la morphine entraîne une dépression respiratoire et une sédation d'intensité variable, allant d'une légère fatigue jusqu'à l'obnubilation. Une sédation est prévisible notamment lors d'application systémique.
Une céphalée, des vertiges et des sueurs peuvent occasionnellement apparaître. A haute dose, des convulsions cérébrales peuvent très rarement apparaître.
Fréquence inconnue: allodynie, hyperalgésie, hyperhidrose, syndrome d'apnées du sommeil.
Affections oculaires
Occasionnellement peuvent survenir des troubles de la vue, une diplopie et un nystagmus. Le myosis est un effet concomitant typique.
Affections cardiaques
A de rares occasions, sont apparues une bradycardie et une baisse aussi bien qu'une élévation de la fréquence cardiaque, significatives sur le plan clinique. Des palpitations et une asthénie générale allant jusqu'à la défaillance ou l'insuffisance cardiaque ont été signalés.
Affections vasculaires
A de rares occasions, sont apparues une baisse aussi bien qu'une élévation de la tension artérielle, significatives sur le plan clinique. Des rougeurs faciales ont été signalés.
Augmentation de la pression intracrânienne, qu'il convient de traiter dans un premier temps.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence inconnue: dépression respiratoire dose-dépendante, syndrome d'apnée centrale du sommeil.
Occasionnellement, des bronchospasmes et laryngospasmes ont été observés.
Chez les patients traités en médecine intensive, des oedèmes pulmonaires d'origine non cardiaque ont été occasionnellement observés.
Affections gastro-intestinales
Des nausées et une sécheresse buccale peuvent apparaître en fonction de la dose. Des vomissements (particulièrement au début du traitement), une inappétence et des modifications gustatives ont parfois été observés. En administration de longue durée, la constipation constitue un effet concomitant typique – dans des cas isolés pouvant aller jusqu'à l'occlusion intestinale.
Aux doses habituelles nausées et vomissements sont, en règle générale, transitoires et leur persistance doit faire rechercher une cause associée. Tous ces effets, notamment la constipation, sont prévisibles et doivent donc être anticipés afin d'optimiser le traitement. Ils peuvent nécessiter une thérapeutique correctrice.
En cas d'administration chronique, la constipation ne régresse pas spontanément et doit être prise en charge.
Occasionnellement, des coliques ont été observés.
Fréquence inconnue: pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Fréquence inconnue: spasme du sphincter d’Oddi.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquence inconnue: pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)
Affections musculo-squelettiques
Spasmes musculaires. Raideur musculaire après des doses élevées.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnellement, des troubles de la miction comme dysurie et rétention urinaire, principalement en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale on été observés.
Affections lors de la grossesse
Lorsque la morphine est administrée avant ou durant l'accouchement, cela peut provoquer une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
Affections des organes de reproduction
Il se produit souvent une diminution de la libido ou une baisse de la puissance sexuelle.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Des frissons ont été signalés.
Après une injection intraveineuse, des douleurs et des enflures (rouges) le long de la veine intéressée peuvent apparaître.
Fréquence inconnue: syndrome de sevrage (syndrome d'abstinence).
Dépendance médicamenteuse et syndrome de sevrage (syndrome d'abstinence)
L'utilisation d'analgésiques opiacés peut etre associée au développement d'une dépendance ou d'une tolérance physique et/ou psychique. L'arret brutal de l'administration d'opiacés ou l'administration d'antagonistes opiacés peut déclencher un syndrome d'abstinence. Dans certains cas, ce syndrome peut également survenir entre deux doses.
Les symptòmes physiques du syndrome de sevrage comprennent des courbatures, des tremblements,- le syndrome des jambes sans repos, des diarrhées, des coliques abdominales, des nausées, des symptòmes grippaux, une tachycardie et une mydriase. Les symptòmes psychiques incluent entre autres une humeur dysphorique, une angoisse et une irritabilité. Un « état de manque » est souvent présent en cas de pharmacodépendance. Pour les recommandations thérapeutiques, voir la rubrique « Mises en garde et précautions ».L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageSignes et symptômes
Symptômes: dépression respiratoire, myosis, hypotension, hypothermie, jusqu'au coma. Le décès peut survenir des suites d’une insuffisance respiratoire.
Pneumonie d'aspiration.
Des cas de leucoencéphalopathie toxique ont été observés en cas de surdosage d'opioïdes.
Traitement
Il est essentiel de dégager les voies respiratoires, d'assister et de contrôler la respiration.
En fonction de la gravité du surdosage: administration intraveineuse de 0,4–2 mg de chlorhydrate de naloxone (enfants: 0,01 mg/kg de poids corporel). Répéter si nécessaire l'administration 2–3× en respectant chaque fois un intervalle de 2–3 minutes (voir l'information médicale correspondante), ou bien administrer une perfusion de 2 mg de chlorhydrate de naloxone dans 500 ml de NaCl 0,9% ou de Glucose 5% (0,004 mg de chlorhydrate de naloxone/ml). La vitesse de perfusion doit être réglée en fonction de l'injection bolus et adaptée à la réaction du patient.
La durée d'action du naloxone est relativement courte (demi-vie plasmatique: t½ de naloxone = 60–90 minutes, t½ de morphine = 2–4 heures). Par conséquent, l'administration de naloxone exige une surveillance plus prolongée du patient (respiration, entre autres), et des doses répétées de naloxone peuvent s'avérer nécessaires.
La naloxone ne devrait pas être administrée en l'absence d'une dépression respiratoire ou de troubles circulatoires cliniquement significatifs. La naloxone doit être utilisée avec précaution chez les personnes présentant une éventuelle dépendance physique à la morphine. La levée brutale ou complète des effets d'opioïdes peut conduire à un syndrome aigu de privation.
Propriétés/EffetsCode ATC
N02AA01
Mécanisme d’action
Le principe actif morphine est un agoniste des récepteurs opiacés doté d'une très forte affinité pour les récepteurs de type µ et d'une affinité plus faible pour les récepteurs de type κ.
Pharmacodynamique
En stimulant les récepteurs situés dans le SNC et dans divers organes périphériques, la morphine déploie son effet supraspinal (µ) et spinal (κ) analgésique objectif et subjectif.
Efficacité clinique
Données manquantes.
PharmacocinétiqueAbsorption
Après administration par voie i.m. ou i.v. la biodisponibilité est pratiquement totale.
L'effet analgésique maximal est atteint 20 minutes après injection i.v., 30–60 minutes après administration par voie i.m. et 45–90 minutes après injection s.c.
Distribution
Le volume de distribution de la morphine s'élève à 3–4 l/kg. La liaison aux protéines plasmatiques est de l'ordre de 35%.
Métabolisme
Lors de sa métabolisation dans le foie, la morphine est transformée principalement en morphine-3-glucuronide (non analgésique). Dans une moindre mesure, d'autres métabolites se forment en morphine-6-glucuronide (agissant plus fortement et plus longtemps que la morphine) et en normorphine.
Élimination
La demi-vie plasmatique de morphine est de 2–4 heures et la clearance plasmatique totale de 15–30 ml/min/kg. La morphine est excrétée par la bile, puis sécrétée dans le tractus intestinal, où les conjugués sont hydrolysés et la morphine libre réabsorbée (cycle entéro-hépatique). L'excrétion finale se fait, outre par la bile (7–10% dans les fèces), par les reins.
Cinétique pour certains groupes de patients
On sait que le métabolisme de la morphine peut être ralenti chez les patients âgés, ce qui entraîne des concentrations maximales plus élevées et des demi-vies plus longues.
Chez les patients insuffisants rénaux, des concentrations élevées de morphine-6-glucuronide ont été rapportées dans des cas isolés, qui peuvent être à l'origine d'états comateux.
Données précliniquesConcernant la mutagénicité, des résultats clairement positifs sont disponibles; ils indiquent que la morphine a une action clastogène et qu'elle déploie aussi cet effet sur les cellules germinales. Sur la base des résultats de plusieurs tests de mutagénicité, la morphine est à considérer comme une substance mutagène; un tel effet doit aussi être supposé chez l'homme.
Il n'existe pas d'études animales à long terme concernant le potentiel cancérogène de la morphine.
Toxicité sur la reproduction
Chez les rats males, une diminution de la fertilité et des dommages chromosomiques dans les gamètes ont été signalés.
Remarques particulièresIncompatibilités
Le chlorhydrate de morphine est sensible aux variations du pH et montre des précipitations en milieu alcalin. La substance est incompatible avec : aminophylline, barbituriques (sels Na), phénytorne, acyclovir (-Na), fluorouracil, furosémide, héparinate de sodium (avec des solutions de morphine d'une
concentration supérieure à 5 mg/ml), chlorhydrate de péthidine, chlorhydrate de prométhazine, tétracyclines.Ce médicament ne peut être mélangé qu'aux médicaments mentionnés sous «Remarques concernant la manipulation».
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Stabilité après ouverture
Après l’ouverture utiliser immédiatement. Jeter les restes de solutionRemarques particulières concernant le stockage
Conserver dans l’emballage d’origine, protégé de la lumière et à température ambiante (15-25°C). Tenir hors de portée des enfants.
Remarques concernant la manipulation
Les flacons-ampoules de Morphin Sulfate Sintetica peuvent être dilués dans du NaCl 0,9%.
Numéro d’autorisation56400, 56401 (Swissmedic).
PrésentationMorphin Sulfate Sintetica sol perf 1 mg/ml poche-PP 1, 10 × 100 ml. (A)
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 10 mg/ml flacamp 1 ml. (A)
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 50 mg/ml flacamp 4 ml. (A)
Morphin Sulfate Sintetica sol inj 50 mg/ml flacamp 10 ml. (A)
Titulaire de l’autorisationSintetica SA, 6850 Mendrisio.
Mise à jour de l’informationFévrier 2024
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