CompositionPrincipes actifs
Droperidolum.
Excipients
Acidum lacticum, Aqua ad iniectabilia.
Indications/Possibilités d’emploiTraitement des nausées et vomissements postopératoires (NVPO) chez l’adulte.
Posologie/Mode d’emploiL’administration du dropéridol doit s’effectuer par du personnel médical maîtrisant la réanimation cardio-pulmonaire et sous contrôle permanent des fonctions vitales et de l’ECG. Le monitoring ECG doit être assuré aussi bien avant que pendant et jusqu’à 2–3 h après l’intervention chirurgicale.
Traitement des nausées et vomissements postopératoires:
0,5 mg à 1 mg par voie intraveineuse lente;
si le patient a déjà reçu une dose de dropéridol, il faut observer un délai d’au moins 8 heures jusqu’à la prochaine dose.
Enfants et adolescents
A ce jour, ni l’administration ni la sécurité d’emploi de Droperidol Sintetica n’ont été étudiées chez l’enfant et l’adolescent.
Contre-indicationsDropéridol Sintetica ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients selon la composition.
Le dropéridol est contre-indiqué chez les personnes suivantes:
Patients avec prolongation connue ou suspectée de l’intervalle QT (QTc de plus de 440 msec chez l’homme et de plus de 450 msec chez la femme).
Patients souffrant d’un syndrome du QT long congénital.
Patients présentant une hypersensibilité connue au principe actif dropéridol ou à l’un des excipients selon la composition.
Le dropéridol ne doit servir à traiter des nausées et vomissements postopératoires que lorsque d’autres mesures se sont révélées inefficaces ou insuffisantes.
Droperidol Sintetica ne devrait pas être administrée chez des enfants ou des adolescents.
Mises en garde et précautionsLes fonctions vitales et l’ECG doivent être surveillées en routine.
Le dropéridol ne doit être administré qu’avec la plus grande prudence en raison du risque d’une prolongation de l’intervalle QT:
1. bradycardie cliniquement significative (moins de 50 bpm).
2. troubles du rythme cliniquement significatifs.
3. traitement avec des anti-arythmiques de classe I et de classe III.
4. traitement avec des inhibiteurs non-sélectifs de la monoamine oxydase (IMAO).
5. traitement concomitant avec d’autres médicaments susceptibles de prolonger l’intervalle QT.
6. troubles de l’équilibre électrolytique, notamment l’hypokaliémie et l’hypomagnésiémie.
7. traitement concomitant avec des médicaments susceptibles d’influencer l’équilibre électrolytique (p.ex. diurétiques).
Effets sur la conduction cardiaque
Une prolongation dose-dépendante de l’intervalle QT a été observée au cours des 10 premières minutes après l’administration de dropéridol dans une étude comprenant 40 patients sans affection cardio-vasculaire qui avaient subi une opération extracrânienne de la tête ou du cou. Une prolongation significative de l’intervalle QT de 37, 44 et 59 msec (médian) a été observée avec les trois posologies évaluées de 0,1, 0,175 et 0,25 mg/kg. Dans le cadre de la surveillance PMS des cas de prolongation de l’intervalle QT et de sévères troubles du rythme (p.ex. torsades de pointes, arythmies ventriculaires, arrêt cardiaque et décès) ont été rapportés lors de l’administration de dropéridol. Certains de ces événements sont survenus chez des patients n’ayant présenté aucun facteur de risque à l’anamnèse et ayant reçu le médicament à la posologie recommandée ou même plus faible. Au moins un cas de torsades de pointes non-fatal était confirmé par réexposition.
Sur la base de ces rapports, il est indispensable d’effectuer un ECG à 12 dérivations avant le traitement. Une prolongation éventuelle de l’intervalle QT peut ainsi être diagnostiquée (QTc de plus de 440 msec chez l’homme et de plus de 450 msec chez la femme). En présence d’un intervalle QT prolongé, l’administration de dropéridol devrait être évitée. Chez les patients pour lesquels le bénéfice potentiel de l’administration de dropéridol surpasse le risque d’une arythmie sévère, la surveillance de l’ECG pendant 2 à 3 heures après l’administration est indispensable, afin de déceler à temps la survenue d’une arythmie.
Des perfusions de remplissage vasculaire et d’autres mesures adéquates devraient être tenues à disposition pour traiter une éventuelle hypotension artérielle.
Comme pour tous les médicaments à effet dépresseur sur le SNC, les patients traités au dropéridol devraient faire l’objet d’une surveillance adéquate. Si un traitement aux opiacés était nécessaire, il est recommandé d’en diminuer la dose initiale.
Des cas isolés de syndrome neuroleptique malin après administration de dropéridol ont été rapportés. Il est souvent difficile de différencier en phase postopératoire le syndrome neuroleptique malin et l’hyperthermie maligne. Il convient donc d’envisager un traitement au dantrolène dès que la température, le rythme cardiaque et le CO2 augmentent.
InteractionsAssociations contre-indiquées
Agonistes dopaminergiques
Comme par exemple amantadine, apomorphine, bromocriptine, cabergoline, entacapone, lisuride, pergolide, pramipexole, quinagolide, ropinirole et lévodopa.
Alcool
L’effet sédatif des neuroleptiques est accentué par l’alcool. Le dropéridol peut influencer la capacité de réaction. L’aptitude à une participation active au trafic routier ou à l‘utilisation de machines peut être compromise. L’absorption simultanée de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l’alcool est à éviter. En cas d’administration simultanée de dropéridol, l’alcool constitue un facteur de risque de survenue d’arythmies.
Médicaments pouvant déclencher des torsades de pointes
Antiarythmiques de classe Ia.
Antiarythmiques de classe III.
Certains neuroleptiques comme par exemple phénothiazines (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (halopéridol, pipampérone).
Pimozide.
Antidépresseurs tricycliques.
Autres: bépridil, cisapride, hydrate de chloral, diphémanil, érythromycine, mizolastine, vincamine, halofantrine, moxifloxacine, pentamidine, sparfloxacine.
Inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 et 3A5, susceptibles d’augmenter le taux plasmatique de dropéridol
Antimycosiques: kétoconazole, itraconazole et fluconazole.
Macrolides: érythromycine, clarithromycine ou troléandomycine.
Inhibiteurs des protéases du VIH: délaviridine, indinavir, nelfinavir, Ritonavir, saquinavir.
Cimétidine.
Amiodarone.
Diltiazem.
Médicaments bradicardisants
Antagonistes bradycardisants du calcium: diltiazem, vérapamil.
Bêta-bloquants.
Clonidine.
Guanfacine.
Digitalique.
Antipaludéens
Associations devant faire l’objet d’une attention particulière
Médicaments pouvant causer une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie: diurétiques hypokaliémiants, laxatifs, amphotéricine B, glucocorticoïdes. Il faut corriger une hypokaliémie ou une hypomagnésiémie préexistante avant l’administration de dropéridol. De même, la surveillance des électrolytes, de l’ECG et de l’état clinique doit être assurée.
Associations devant être prises en compte
Antihypertenseurs: effet antihypertenseur et risque d’hypotension artérielle orthostatique (effet additif).
Autres médicaments dépresseurs centraux: antidépresseurs sédatifs, antihistaminiques H1, sédatifs, barbituriques, anxiolytiques, hypnotiques, méthadone.
Autres interactions
Le jus de pamplemousse contient un ou plusieurs composants inhibiteurs de l’isoenzyme CYP3A4 et peut augmenter le taux plasmatique de médicaments métabolisés par CYP3A4.
Grossesse, AllaitementGrossesse
Il n’y a pas d’expérimentation animale suffisante concernant les effets sur la grossesse, le développement embryonnaire, l’évolution foetale et/ou l’évolution postnatale. Le risque potentiel pour l’homme n’est pas connu. Il convient donc de renoncer à l’administration de dropéridol pendant la grossesse.Allaitement
Le dropéridol ne doit pas être administré pendant l’allaitement car les neuroleptiques de type butyrophénone passent dans le lait maternel. Si le traitement est indispensable l’allaitement doit être cessé.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machinesDropéridol a une influence importante sur l’aptitude à la conduite ou l’utilisation de machines.
Les patients ne doivent pas conduire un véhicule ni utiliser des machines dans les 24 h qui suivent l’administration de dropéridol.
Effets indésirablesLes événements indésirables les plus fréquemment rapportés en clinique sont une somnolence et une sédation.
Une hypotension, des arythmies cardiaques, un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) et les symptômes qui lui sont associés ont également été décrits, mais à une fréquence moindre, ainsi que des mouvements anormaux tels que des dyskinésies et une anxiété ou une agitation.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très rares (<1/10’000): dyscrasie.
Affections du système immunitaire
Rares (<1/1000, ≥1/10’000): réaction anaphylactique; oedème angioneurotique; hypersensibilité.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles): syndrome de sécrétion inappropriée de l’hormone antidiurétique.
Affections psychiatriques
Occasionnels (<1/100, ≥1/1000): anxiété; agitation/akathisie.
Rares (<1/1000, ≥1/10’000): états confusionnels; agitation.
Très rares (<1/10’000): dysphorie.
Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles): hallucinations.
Affections du système nerveux
Fréquents (<1/10, ≥1/100): somnolence.
Occasionnels (<1/100, ≥1/1000): dystonie; oculogyrie.
Très rares (<1/10’000): troubles extrapyramidaux; convulsions; tremblements.
Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles): crises épileptiques; maladie de Parkinson; hyperactivité psychomotrice; coma.
Affections cardiaques
Occasionnels (<1/100, ≥1/1000): tachycardie; sensations vertigineuses.
Rares (<1/1000, ≥1/10’000): arythmies cardiaques, y compris arythmies ventriculaires.
Très rares (<1/10’000): arrêt cadiaque.
Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles): torsades de pointes; allongement de l’intervalle QT à l’ECG.
Affections vasculaires
Fréquents (<1/10, ≥1/100): hypotension.
Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles): syncope.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles): bronchospasme; laryngospasme.
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéRares (<1/1000, ≥1/10’000): éruptions cutanées transitoires.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Rares (<1/1000, ≥1/10’000): syndrome malin des neuroleptiques (SMN).
Très rares (<1/10’000): mort subite.
Certains des symptômes possibles d’un SMN ont parfois été rapportés, dont des variations de la température corporelle, une rigidité et une fièvre. Une modification de l’état mental, avec une confusion ou une agitation et une conscience altérée, a été observée. L’instabilité autonome peut se manifester par une tachycardie, une fluctuation de la tension artérielle, une transpiration/salivation excessive et des tremblements. Dans les cas extrêmes, le SMN peut aboutir à un coma ou à des problèmes rénaux et/ou hépatobiliaires.
Une exposition prolongée pour des indications psychiatriques a été associée à des cas isolés d’aménorrhée, de galactorrhée, de gynécomastie, d’hyperprolactinémie et d’oligoménorrhée.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
SurdosageSignes et symptômes
Les symptômes d’un surdosage se manifestent par une majoration de ses effets pharmacologiques et indésirables connus et comprennent une prolongation de l’intervalle QT et de sévères arythmies telles que les torsades de pointes.
Les symptômes d’un surdosage involontaire vont de l’indifférence psychique à un état de sommeil et sont parfois associés à une baisse de la pression artérielle. A plus fortes doses, chez des patients présentant une sensibilité accrue à l’égard du dropéridol, on peut observer des troubles extrapyramidaux, même tardifs, tels que la hypersalivation, des mouvements anormaux et une rigidité musculaire. Des crises épileptiques peuvent aussi survenir en cas de surdosage.
Traitement
En cas de surdosage, une surveillance clinique étroite est nécessaire. Une surveillance de l’ECG (risque de prolongation de l’intervalle QT, arythmies) et une surveillance clinique sont indiquées.
Lors d’une prolongation de l’intervalle QT ou de sérieux troubles du rythme, l’administration de magnésium peut être envisagée en raison de son effet favorable sur les arythmies; il est à administrer selon le schéma posologique suivant:
– injection de 8 mmol en intraveineuse lente, à répéter éventuellement après 10 à 15 minutes,
– suivie éventuellement d’une perfusion i.v. continue de 0,6 à 4,8 mmol/h.
Il n’existe pas d’antidote spécifique. Un traitement de soutien et symptomatique est recommandé. Une chute de tension et un collapsus circulatoire peuvent être combattus par l’administration de perfusions et d’autres mesures adéquates. Les symptômes extrapyramidaux sont à traiter par un anticholinergique.
L’ouverture des voies respiratoires doit être maintenue, la respiration sera assistée si nécessaire.
Le patient est à garder sous observation pendant 24 heures au moins, avec attention particulière concernant la température corporelle et l’apport de liquide.
Propriétés/EffetsCode ATC
N05AD08
Mécanisme d’action
Le dropéridol est un neuroleptique de la famille des butyrophénones. Les neuroleptiques possèdent des propriétés antidopaminergiques comme l’effet antipsychotique lors d’un traitement correspondant, ainsi que les effets secondaires associés (syndrome extrapyramidal, dyskinésie, hyperprolactinémie).
Pharmacodynamique
Les neuroleptiques de la famille des butyrophénones possèdent ces propriétés antidopaminergiques, telles que l’effet antipsychotique et le syndrome extrapyramidal, à un très haut niveau. La molécule présente également des caractéristiques adrénolytiques modérées, cause d’une hypotension orthostatique. Ces diverses propriétés pharmacologiques sont à l’origine des effets indésirables les plus souvent rapportés.
Efficacité clinique
Aucun donne disponible.
PharmacocinétiqueAbsorption
Le dropéridol est une molécule basique et lipophile. Par voie intraveineuse, la baisse de la concentration plasmatique s’effectue en trois phases.
Distribution
Le volume total de distribution (Vdss) est de 1,4 l/kg ± 0,32. La pharmacocinétique est linéaire pour une posologie de 5 à 15 mg i.v. Diverses études documentent une demi-vie d’élimination moyenne de 104 à 132 minutes.
Métabolisme
Le dropéridol est principalement métabolisé par les cytochromes P450 3A4 et 3A5.
Élimination
L’élimination est pour la plus grande part rénale sous forme de métabolites inactifs. La clearance, essentiellement de nature métabolique, est très élevée, soit 900 ml/min.
Cinétique pour certains groupes de patients
Aucun donne disponible.
Données précliniquesMutagénicité
Le test du micronucleus chez le rat femelle n’a pas mis d’effet mutagène en évidence avec des doses orales uniques jusqu’à 160 mg/kg.
Carcinogénicité
Aucune étude du potentiel carcinogène du dropéridol n’a été réalisée.
Toxicité sur la reproduction
Une étude comportant l’administration orale chez le rat (segment I) de 0,63, 2,5 et 10 mg/kg (approximativement 2, 9 et 36 fois la dose maximale i.v./i.m. recommandée chez l’humain) n’a décelé aucune influence négative sur la fertilité du rat, ni chez le mâle ni chez la femelle.
Remarques particulièresIncompatibilités
Barbituriques, fluorouracil, furosémide, allopurinol sodique, céfépime-HCl, nafcilline sodique, leucovorine calcique, méthotrexate de sodium.
Stabilité
Les ampoules de dropéridol 1 mg ne doivent pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Stabilité après ouverture
La préparation ne contient pas de conservateur. Pour des raisons microbiologiques, la préparation prête à l’emploi doit être utilisée immédiatement après ouverture.
Jeter les restes de solution.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver dans l’emballage d’origine, protégé de la lumière et à température ambiante (15-25°C).
Tenir hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation56550 (Swissmedic).
PrésentationDropéridol Sintetica 1 mg/2 ml solution injectableampoules : 10 × 2 ml. (B)
Titulaire de l’autorisationSintetica SA, 6850 Mendrisio.
Mise à jour de l’informationMars 2020
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